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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-07-15T05:46:21+02:00</dc:date>
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   <title>"Notre cher auteur" Quand les labyrinthes de la création théâtrale, entre tensions et illusions, font écho de façon bien fine à ceux du quotidien et des rapports humains</title>
   <pubDate>Wed, 15 Apr 2026 20:56:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Serge est à la recherche d'une pièce à mettre en scène et à jouer avec Mathilde, dont il est follement amoureux. Il retrouve par hasard Anton, un vieil ami dramaturge renommé, mais réticent, toutefois, à l'épauler suite à plusieurs expériences malheureuses. Pourtant, Anton finit par accepter de lui confier sa dernière pièce intitulée "Feuilles d'automne", à la seule condition que Serge ne change rien à la pièce. Mais c'est sans compter sur Mathilde qui a une tout autre version des choses…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96064322-67021516.jpg?v=1776279737" alt=""Notre cher auteur" Quand les labyrinthes de la création théâtrale, entre tensions et illusions, font écho de façon bien fine à ceux du quotidien et des rapports humains" title=""Notre cher auteur" Quand les labyrinthes de la création théâtrale, entre tensions et illusions, font écho de façon bien fine à ceux du quotidien et des rapports humains" />
     </div>
     <div>
      C'est un véritable moment de comédie truculent, intelligent et ô combien vivant que cette pièce d'Ana-Maria Bamberger, qui se joue à la Scène Parisienne jusqu'au 28 avril. Que c'est jouissif d'y assister. Le public n'en perd pas une miette tant l'énergie des trois comédiens et de la comédienne est incomparable.       <br />
              <br />
       Même celle d'Anton, s'il en est, interprété par François Legrand, énergique à sa manière derrière sa rigidité et ses élans presque tragiques. Le comédien campe avec brio et de façon finement dosée un personnage crédible coincé dans ses frustrations d'auteur et à travers lequel, sans doute, d'aucunes et d'aucuns se reconnaîtront aussi à différents niveaux. N'est-il pas nécessaire, par moments, de savoir lâcher du lest et se débarrasser de ses chaînes pour que la geste créatrice opère au mieux ?       <br />
              <br />
       À bien y regarder, c'est aussi de cela dont parle Ana-Maria Bamberger derrière la simple comédie déjantée et un brin candide. Célèbre dramaturge francophone d'origine roumaine, Ana-Maria Bamberger a auparavant étudié la médecine et travaillé dans la recherche médicale aux États-Unis et en Allemagne. Très active à l'international, la dramaturge a déjà de nombreuses pièces à son actif, largement acclamées par la critique et récompensées par de nombreux prix.       <br />
              <br />
       &quot;Notre cher auteur&quot; est une pièce qui s'inscrit dans un cycle centré sur le personnage d'Anton, commencé avec &quot;Le Paradoxe du désir&quot; en 2024, poursuivi avec &quot;Carpe Diem&quot; en 2025, et autour duquel Ana-Maria Bamberger précise que c'est <span style="font-style:italic">&quot;le ressort de l'imagination et de la réalité qui en est la toile de fond&quot;</span>. Sa réflexion est fine, à bien y regarder, sur les tensions entre identité intime et cadres sociaux contraignants, avec une attention particulière portée aux dynamiques de mémoire et de transmission. &quot;Notre cher auteur&quot; dépasse largement le simple cadre de l'écriture comique, et c'est sans doute cela qui confère à cette création un élan jubilatoire virevoltant.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96064322-67021517.jpg?v=1776279772" alt=""Notre cher auteur" Quand les labyrinthes de la création théâtrale, entre tensions et illusions, font écho de façon bien fine à ceux du quotidien et des rapports humains" title=""Notre cher auteur" Quand les labyrinthes de la création théâtrale, entre tensions et illusions, font écho de façon bien fine à ceux du quotidien et des rapports humains" />
     </div>
     <div>
      Mais ce succès est sans compter, aussi et surtout, sur l'énergique comédienne qu'est Marie-Hélène Lentini, véritablement époustouflante dans son interprétation de Mathilde. Pour peu que la pratique des planches ne nous soit pas totalement inconnue, même à petite et modeste échelle, il est impossible de ne pas être admiratif face à la maîtrise de sa geste théâtrale.       <br />
              <br />
       Figure emblématique du monde de l'improvisation théâtrale, elle a consacré une grande partie de sa vie à la promotion et au développement de l'improvisation en France, cette pratique scénique difficile, fondée sur la spontanéité et dans laquelle les choses se génèrent dans l'instant grâce aux interactions entre les comédiens et parfois le public. Une très grande école théâtrale. Au risque de nous répéter, le jeu de Marie-Hélène Lentini est ici comme organique, d'une incarnation hautement habitée révélant une totale vérité intérieure. Les deux autres comédiens, Jean-Philippe Azéma et François Nambot, ne sont pas en reste quant à leur énergie communicative respective, largement portée par la vivacité sans failles de la comédienne.       <br />
              <br />
       La mise en scène de Jean-Philippe Azéma, basée notamment sur un écran en fond de plateau qui diffuse des illustrations enfantines à l'effigie des personnages, crée un élan humoristique indéniable. Cela dit, cette dernière détourne peut-être un peu trop les réelles intentions dramaturgiques de l'auteure, lesquelles restent néanmoins portées positivement par un décor chaleureux, un rythme soutenu et une mise en scène fluide et efficace.       <br />
              <br />
       &quot;Notre cher auteur&quot; est une comédie, certes, mais bien souvent se cache, dans les intentions d'écriture du genre en question, autre chose que les simples intentions de base.       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Notre Cher auteur"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96064322-67021525.jpg?v=1776280533" alt=""Notre cher auteur" Quand les labyrinthes de la création théâtrale, entre tensions et illusions, font écho de façon bien fine à ceux du quotidien et des rapports humains" title=""Notre cher auteur" Quand les labyrinthes de la création théâtrale, entre tensions et illusions, font écho de façon bien fine à ceux du quotidien et des rapports humains" />
     </div>
     <div>
      Texte : Ana-Maria Bamberger.       <br />
       Metteur en scène : Jean-Philippe Azéma.       <br />
       Avec : Marie-Hélène Lentini, Jean-Philippe Azéma, François Legrand, François Nambot.       <br />
       Production : Magus Théâtre Productions et Mes Potes et Moi.       <br />
       Tout public.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 20 janvier au 28 avril 2026.</span>       <br />
       Mardi à 19 h 30.       <br />
       La Scène parisienne, Salle 2, 34, rue Richer, Paris 9ᵉ.       <br />
       Téléphone : 01 42 46 03 63.       <br />
       <a class="link" href="https://billetterie.lasceneparisienne.com/events/3623" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.lasceneparisienne.com/" target="_blank">&gt;&gt; lasceneparisienne.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>"Mon Trésor" Tout est possible quand l'amour est là, franc et solide</title>
   <pubDate>Fri, 06 Feb 2026 09:07:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   C'est le souvenir d'une enfance algérienne, entre 1962 et 1975, qui se poursuit en France jusqu'à l'âge adulte, bercée par une relation mère-fils tendre et poignante. C'est, en filigrane, une évocation de l'exil émaillée de références historiques où le personnel rejoint l'universel.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94140330-65660046.jpg?v=1770365390" alt=""Mon Trésor" Tout est possible quand l'amour est là, franc et solide" title=""Mon Trésor" Tout est possible quand l'amour est là, franc et solide" />
     </div>
     <div>
      Dès les premiers instants de la pièce, l'émotion est palpable grâce, en grande partie, aux lumières ocre et chaleureuses de Denis Schlepp et à la musique orientale de Fabien Martin. Trois élégants panneaux brillent de mille feux et côtoient de grands voiles projetant immédiatement le public vers l'Algérie et l'incontournable Constantine.       <br />
              <br />
       Puis, au fil du spectacle, les lumières se ternissent passablement autour de l'évocation de la guerre d'Algérie, du FLN, du communisme, mais ne tardent cependant pas à se rallumer rapidement via des clins d'œil à Albert Camus ou encore à l'éducation judéo-musulmane joyeusement chatoyante.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Comme tu pleures, comme tu ris… C'était ça l'Algérie. Une anisette, mon trésor !        <br />
       Et puis on est partis un peu comme des souris. Adieu parfums d'orangers, senteurs d'oliviers.       <br />
       L'Algérie, c'est fini. À nous Villeurbanne, le béton et la France&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94140330-65660055.jpg?v=1770365518" alt=""Mon Trésor" Tout est possible quand l'amour est là, franc et solide" title=""Mon Trésor" Tout est possible quand l'amour est là, franc et solide" />
     </div>
     <div>
      Il y a quelque chose de Roger Hanin et d'Enrico Macias chez Marc Samuel qui, dès les premiers instants de la pièce, captive le public par sa présence bien ancrée sur les planches. Plus tard, il se révélera tantôt narrateur, tantôt personnage, en ne perdant rien de son jeu juste et authentique. Sur le plateau épuré de décors superflus, il virevolte sobrement et élégamment en établissant une relation de confiance immédiate avec le public, en émaillant son jeu de tendresse et d'humanité émouvantes.       <br />
              <br />
       Très vite, à ses côtés, apparaît une bien jolie silhouette. Celle de la comédienne Magali Bonfils, chanteuse et directrice musicale aussi, que l'on retrouvera cet été au festival d'Avignon dans &quot;La Plume et l'épée&quot;, ainsi que dans la reprise de &quot;Caruso&quot; aux côtés de Roberto Alagna.       <br />
              <br />
       Ici, c'est une mère chaleureuse et protectrice qu'elle incarne avec justesse. Une mère que l'on aimerait toutes et tous avoir ancrée dans la réalité et empêchant l'effondrement de son enfant. Tenace et concrète dans son jeu, Magali Bonfils séduit le public en habitant véritablement ce rôle de mère, sans démonstration ni ostentation, mais en la rendant largement crédible.       <br />
              <br />
       Les deux partenaires pétillent de mille feux dès leurs premiers échanges, entre tendresse, poésie et humour libérateur. En parvenant à ne pas seulement &quot;se montrer ensemble&quot;, Marc Samuel, dans le rôle du fils, et Magali Bonfils dans celui de la mère, font exister un lien sincère fait d'écoute et de confiance mutuelle auréolées d'un amour sans failles.       <br />
              <br />
       La petite salle intimiste de la Scène Parisienne renforce particulièrement cet angle tout particulier, et octroie à ce récit autobiographique des échos universels fort émouvants.       <br />
              <br />
       Incontestablement touché par le jeu des deux comédiens complices, il est probable que le spectateur pourrait être encore plus sensible à des évocations moins linéaires du point de vue dramaturgique, ce qui apporterait à cette bien jolie pièce encore plus de saveur.       <br />
              <br />
       D'une sincérité incontestable, l'écriture reste par moments trop proche du simple témoignage personnel et peine à s'émanciper d'un simple registre narratif pour accéder à des moments d'émotions plus palpables encore, notamment lors des évocations historiques.       <br />
              <br />
       Mais &quot;Mon Trésor&quot;, actuellement à l'affiche de la Scène Parisienne, a l'énorme mérite de mettre l'amour filial au sommet de l'affiche, cet amour maternel qui a fondé l'existence même de l'auteur et d'aucuns d'aucunes pourraient être jaloux(ses)…       <br />
              <br />
       Le tout est auréolé avec rigueur par la mise en scène de Raphaëlle Cambray, également comédienne, laquelle a décroché l'an dernier le Molière de la comédienne dans un second rôle pour la pièce de Jean-Philippe Daguerre, &quot;Du charbon dans les veines&quot;.       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Mon Trésor"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94140330-65660146.jpg?v=1770366159" alt=""Mon Trésor" Tout est possible quand l'amour est là, franc et solide" title=""Mon Trésor" Tout est possible quand l'amour est là, franc et solide" />
     </div>
     <div>
      Texte : Marc Samuel en co-écriture avec Raphaëlle Cambray.       <br />
       Mise en scène : Raphaëlle Cambray.       <br />
       Avec : Magali Bonfils et Marc Samuel.       <br />
       Scénographie : Pauline Gallot.       <br />
       Bande son : Fabien Martin.       <br />
       Lumières : Denis Schlepp.       <br />
       Costumes : Agnès Falque.       <br />
       Compagnie Samich-Michèle Loho.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 12 janvier au 1er avril 2026.</span>       <br />
       Lundi à 19h 30 et mercredi à 21 h.       <br />
       La Scène Parisienne, Salle 2, 34, rue Richer, Paris 4e.       <br />
       Téléphone : 01 42 46 03 63.       <br />
       <a class="link" href="https://billetterie.lasceneparisienne.com/events/3731" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.lasceneparisienne.com/" target="_blank">&gt;&gt; lasceneparisienne.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/94140330-65660046.jpg</photo:imgsrc>
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   <title>La Scène Parisienne… "La force de l'eau"</title>
   <pubDate>Wed, 20 Nov 2024 06:30:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Isabelle Lauriou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Trib'Une]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Pour faire suite au précédent papier – je suis très inspirée quand il est question de parler de la survie du spectacle –, je souhaite donc vous présenter Renato Ribeiro, directeur de production et programmateur artistique de la Scène Parisienne. Ce lieu, proche des Folies Bergères, regroupe quatre salles de spectacle. Ce théâtre, connu pendant un moment sous le nom des Enfants du Paradis et de la Divine Comédie, a donc changé de direction à la programmation et c'est une bonne nouvelle. La directrice, rencontrée il y a quelques jours, semble ravie de ce changement et de la renaissance qui va, sans aucun doute, opérer.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84375380-60262244.jpg?v=1732043461" alt="La Scène Parisienne… "La force de l'eau"" title="La Scène Parisienne… "La force de l'eau"" />
     </div>
     <div>
      Renato Ribeiro est un homme délicieusement engagé, droit dans ses bottes et passionné. Il a des idées plein la tête et, quand je l'écoute, je pense que non seulement il y croit, mais qu'il va mettre tous ses talents en place pour redonner à ce théâtre une identification soignée, possiblement parfois risquée, mais sans mettre à mal celles et ceux qui souhaitent y être programmés.       <br />
              <br />
       Renato Ribeiro est aussi comédien et metteur en scène. Beaucoup de casquettes, toujours bien tenues et portées. Le théâtre &quot;La Comedia&quot;, c'était lui déjà. Ses multiples casquettes se sont même dédoublées, de la régie au décor, de la logistique à l'administratif. Il sait faire avec le savoir-être, en complément.       <br />
              <br />
       Chacune de ces quatre salles sera démarquée. La grande dédiée au music-hall, 315 places. Celle de 150 places au théâtre, ainsi que celle de 120, mais en y ajoutant une touche d'émergence, laisser la chance à des compagnies moins bien loties, mais néanmoins professionnelles aux créations originales, et la plus petite, 60 places, pour des solos, qu'ils soient comiques ou musicaux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84375380-60262251.jpg?v=1732043507" alt="La Scène Parisienne… "La force de l'eau"" title="La Scène Parisienne… "La force de l'eau"" />
     </div>
     <div>
      C'est un immense lieu qu'il faut évidemment faire vivre et rentabiliser, mais là où Renato Ribeiro redonne de l'espoir, c'est qu'il a pleinement conscience de la réalité économique des compagnies. Il y aura des locations, mais les tarifs sont corrects aux vues des équipements, du confort et de la géographie parfaite. Il y a aussi de la co-réalisation, avec ce que cela implique de &quot;minimum garantie&quot; et partage de recettes, puis des spectacles coproduits.       <br />
              <br />
       La salle de 60 places est belle, parfaitement équipée, et l'acoustique est nickel. Le public ne risque pas de repartir avec une otite ou autre bronchite… à trop mal respirer. Vous savez, comme dans certains lieux parisiens affreusement chers, entretenus au lance-pierre, où le public est parfois mal accueilli et surtout mal assis. Tous, nous le savons, mais tous nous avons besoin de nous montrer, de jouer et d'espérer. Les propriétaires de ces lieux décrépis et honteux font mal au métier.       <br />
              <br />
       Alors, l'espoir ouvre une porte à Renato Ribeiro, professionnel respectueux et respecté, avec qui il est très instructif et savoureux d'échanger autour de la création et de sa survie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84375380-60262253.jpg?v=1732043530" alt="La Scène Parisienne… "La force de l'eau"" title="La Scène Parisienne… "La force de l'eau"" />
     </div>
     <div>
      Renato Ribeiro est d'origine portugaise, en français son nom signifie &quot;La force de l'eau&quot;, autant dire que la subtilité qui émane de cet artiste engagé est une force qui, en effet, devrait couler à flots d'ici à quelque temps quand La Scène Parisienne sera le lieu où il fait bon d'être programmé.       <br />
       <b>◙ Isabelle Lauriou</b>       <br />
              <br />
       <b>La Scène Parisienne</b>       <br />
       34, rue Richer, Paris 9e.       <br />
       Téléphone : 01 42 46 03 63.       <br />
       <a class="link" href="https://www.lasceneparisienne.com" target="_blank">&gt;&gt; lasceneparisienne.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/84375380-60262244.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/La-Scene-Parisienne-La-force-de-l-eau_a4086.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Le spectacle vivant avec un grand V</title>
   <pubDate>Mon, 18 Nov 2024 16:45:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Isabelle Lauriou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Trib'Une]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   À quelques jours d'intervalle, je me retrouve à découvrir trois lieux, repris par des artistes tout terrain. À la fois, autrice ou auteur, metteure ou metteur en scène et comédienne ou comédien. Ça donne presque de l'espoir sur l'avenir. Parce qu'actuellement les notes d'espoir sont à l'image de la météo : grise, pluvieuse et humide. Dérèglement climatique, grondement du ciel, tsunami de prédateurs sexuels, mauvaises énergies, que sais-je ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84342097-60240842.jpg?v=1731946258" alt="Le spectacle vivant avec un grand V" title="Le spectacle vivant avec un grand V" />
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      Le monde tourne mal, c'est une vérité et, sans allumer la télévision, les mauvaises nouvelles inondent les postes, même difficile d'éviter, au moment d'une pause réconfort &quot;petit crème&quot; au comptoir de certains cafés. Le linge est mouillé et a du mal à sécher, les visages sont fermés et désormais courbés devant les écrans. Les tympans abîmés de ne trouver le silence qu'au moment du coucher, et tant de dommages collatéraux dont j'ignore vraiment l'origine.       <br />
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       Post-covid ? Surconso ? Contexte sous &quot;lexo&quot; ? Qu'il soit économique, social, culturel ou politique, le monde ne se croise plus vraiment. Le monde marche moins ensemble et dans des directions complètement différentes. Le nez dans le dernier iPhone, à privilégier la dernière série Netflix que l'être humain qui cherche sa rue, parce que perdu ou tout simplement étranger. Ne surtout pas parler ni échanger. La peur ? L'agression, le danger. Belle réussite des médias qui ont su parfaitement surfer sur l'éclatement du fait divers à échelle interplanétaire. Omettant de revenir sur des faits bien plus marquants qui font la &quot;Une&quot; seulement quand il n'y a plus grand-chose à se mettre sous la dent.       <br />
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       Dans tout ce chaos, la parole aux auteurs, aux poètes, aux créateurs a permis du beau. Du souffle, de la respiration. De siècles en siècles, l'expression du vivant par celles et ceux qui en avaient le talent, a donné de magnifiques proses, de sublimes vers, des chansons dont on se souviendra encore longtemps, des citations encore utilisées pour briller en société et autres courants artistiques qui tapissent l'intérieur des monuments.
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84342097-60240850.jpg?v=1731946283" alt="Le spectacle vivant avec un grand V" title="Le spectacle vivant avec un grand V" />
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      Le spectacle vivant, qui regroupe tous les arts de la scène, du théâtre à la danse, du cirque à la chanson, de la musique à la peinture, etc., permet cela. Se retrouver le temps d'un divertissement, qu'il soit comique, tragique ou tout simplement dans l'air du temps. Jouer, performer, donner du sens à un texte, à une composition, à une chorégraphie, un tableau et avoir envie d'en parler. Attendre un peu avant de regagner son toit, sa famille ou sa solitude. Autre fléau de notre siècle soi-disant hyper communicant.       <br />
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       Le spectacle vivant fédère. Le spectacle vivant anime la réflexion, provoque des sensations, réveille des esprits bornés à BFM TV et même des ados, sous overdose de réseaux sociaux.       <br />
       Le spectacle vivant se balade dans tous les recoins d'un pays, il vient secouer le quotidien, promettre une belle soirée, guérir d'une mauvaise journée et soigner un public qui a économisé pour s'offrir ce moment suspendu dans cet océan de déconvenues.       <br />
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       Ces trois lieux, que sont le Théâtre du Chariot, Le Local et la Scène Parisienne, sont dirigés par des artistes. Ces artistes polyvalents sont désireux d'ouvrir leurs portes à toutes celles et ceux dont la curiosité dépassera une pensée trop souvent déversée par nos politiques. Cette croyance qui consiste à considérer les &quot;acteurs de la culture&quot; comme des privilégiés (il y en a, c'est vrai, mais beaucoup plus au cinéma, l'économie n'étant pas du tout comparable). &quot;Ces intermittents&quot; qui, du travail, ne connaissent pas grand-chose puisqu'ils sont assistés par des alloc' et placardent leur mur virtuel d'images de rêve.       <br />
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       Certes, il y a dans ce monde de la culture tout un système à revoir, à commencer par la nomination de ministres dignes de ce nom. Une personnalité qui entendra bien que nous n'avons pas envie de nous taire ni de voir jouer nos spectacles dans des pseudo-salles ressemblant plus à des caves et dirigées par des garagistes, considérant la vente d'une bagnole plus utile qu'un spectacle. En saignant les compagnies de théâtre et de danse, en sous-payant des musiciens afin d'assouvir, eux, leur passion du voyage tout compris, usant et abusant des notes de frais entre avion, train et taxi !
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84342097-60240867.jpg?v=1731946322" alt="Le spectacle vivant avec un grand V" title="Le spectacle vivant avec un grand V" />
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      Le spectacle vivant a besoin d'être soutenu, car l'expression artistique, quelle qu'elle soit, permet l'échange, mais surtout le réconfort dans un monde qui part dans tous les sens.       <br />
       Le spectacle vivant ne porte pas atteinte à la sûreté de l'État.       <br />
       Le spectacle vivant ne commet pas de crime ni de délit.       <br />
       Le spectacle vivant se doit de conserver son affiche et ne pas être relégué à de la dangerosité, parce que résistent encore des artistes engagés.       <br />
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       Merci à l'équipe du Chariot, du Local et de la Scène Parisienne d'apporter encore l'espoir que le monde peut encore changer. Allez découvrir leurs spectacles, les prises de risque et l'accueil fort sympathique.       <br />
       <b>◙ Isabelle Lauriou</b>       <br />
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       <a class="link" href="https://www.theatreduchariot.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatreduchariot.fr</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.le-local.net/contact.html" target="_blank">&gt;&gt; le-local.net</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.lasceneparisienne.com" target="_blank">&gt;&gt; lasceneparisienne.com</a>
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-spectacle-vivant-avec-un-grand-V_a4084.html</link>
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