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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-09-10T03:04:56+02:00</dc:date>
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   <title>"Mothers, A Song for Wartime" Les voix chantées plus fortes que le bruit des chars…</title>
   <pubDate>Fri, 27 Sep 2024 11:55:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   On voudrait tellement y croire… Et à entendre résonner les voix de ces ukrainiennes, biélorusses et polonaises, unies par la même détermination combative, on est gagnés par leur émotion… qui devient nôtre. En effet, comment pouvoir résister à ces chants véhiculant, sur des musiques traditionnelles, tant la beauté innocente du monde que l'effroi provoqué aujourd'hui par les viols promus au rang d'arme de guerre ? Résister c'est exister. Et si sombre est le propos, il est éclairé par la fabuleuse énergie de ces "guérillères ordinaires" ne cédant devant rien.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83079134-59531855.jpg?v=1720861963" alt=""Mothers, A Song for Wartime" Les voix chantées plus fortes que le bruit des chars…" title=""Mothers, A Song for Wartime" Les voix chantées plus fortes que le bruit des chars…" />
     </div>
     <div>
      Tout commence par un rêve ayant traversé les temps… Un rêve doux, celui porté par un chant apaisant pour temps de guerre. Un rêve naïf – mais essentiel – mettant en scène un petit oiseau apportant, avec la venue du printemps, l'espoir. Faisant corps entre elles, propulsant à leur tête une petite fille pétillante de vie faisant figure de proue, elles avancent et reculent au rythme d'une vague pérenne qu'aucune force, fût-elle armée, ne pourra arrêter. Mais les vagues, même les plus tranquilles d'entre elles, ont aussi pour effet d'effacer les traces inscrites dans le sable. Le flux et le reflux de la mémoire humaine ne fonctionnent pas autrement, ils effacent toutes traces d'horreurs &quot;impensables&quot;. Ainsi en est-il de l'amnésie, symptôme post-traumatique des temps guerriers.       <br />
              <br />
       &quot;Sur la paix&quot;, projeté sur la façade monumentale du Palais, ouvre le temps du partage, celui du chant de beignets traditionnels, celui des douceurs à déguster en toute fraternité, en dansant, s'embrassant. &quot;Sur la violence&quot;, lui succède apportant dans les plis de ses paroles la souffrance d'une enfant implorant sa mère de la sauver. Un cri déchirant, avec en contrepoint une berceuse enfantine contrastant avec l'extrême violence vécue. &quot;Sur le viol&quot; intensifie encore l'horreur en rappelant que le viol concerne essentiellement les femmes, mais aussi les hommes, n'épargnant aucun âge. De un à quatre-vingt-cinq ans, comme le révèlent les consultations gratuites mises en place pour recueillir la parole des victimes de la soldatesque russe, ayant banalisé la pratique du viol pour démultiplier la souffrance en l'étendant à la vie entière de la victime. Les chorégraphies désarticulées et vindicatives du chœur des femmes &quot;parlent&quot; alors autant de la douleur qui les submerge que de leur colère de combattantes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83079134-59531856.jpg?v=1720862011" alt=""Mothers, A Song for Wartime" Les voix chantées plus fortes que le bruit des chars…" title=""Mothers, A Song for Wartime" Les voix chantées plus fortes que le bruit des chars…" />
     </div>
     <div>
      Et l'Europe dans tout ça ? Scandale qu'elle soit si éloignée de l'Ukraine. Déclaration d'amour proclamée par le chœur, <span style="font-style:italic">&quot;l'amour est plus fort que la mort&quot;</span>. Et la révolte plus importante que la passivité face au malheur, <span style="font-style:italic">&quot;Le rôle des pleureuses sur des os ne nous suffit plus. Notre chant ne s'arrêtera pas&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Viendra l'heure des &quot;Mothers monologues&quot;, chacune énonçant son prénom et la ville d'Ukraine qu'elle a dû fuir, Kyiv, Soumy, Irpin, Kharkiv… Elle fera part ensuite de ses goûts ordinaires, de ce qui la constitue comme être de désirs, un sujet pleinement vivant que les atrocités guerrières n'ont pas réussi à détruire… Même si elles savent, ces femmes, que la guerre survivra en elles à la paix.       <br />
              <br />
       Moments sensibles portés par ces chants chorégraphiés à la force expressive amplifiée par la solennité des lieux. Moments partagés avec les spectateurs faisant communauté avec ces héroïnes ordinaires n'ayant rien rabattu de leurs aspirations… Et même si, l'émotion (réelle) ressentie dans ce haut lieu de La Cour d'Honneur résonnant des bruits et fureurs de représentations mythiques se dissipera (peut-être pas, allez savoir…) au premier mistral venu, cette forme chorale est de nature à réveiller notre assoupissement chronique… pour hisser notre légitime indignation à la hauteur de l'énergie déployée par ces guérillères exemplaires.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       <b>Vu le mercredi 10 juillet 2024 dans la Cour d'honneur du Palais des papes, Avignon.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Mothers, A Song for Wartime"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83079134-59531857.jpg?v=1720862046" alt=""Mothers, A Song for Wartime" Les voix chantées plus fortes que le bruit des chars…" title=""Mothers, A Song for Wartime" Les voix chantées plus fortes que le bruit des chars…" />
     </div>
     <div>
      Conception et mise en scène : Marta Górnicka.       <br />
       Assistantes à la mise en scène : Maria Wierzbicka, Bazhena Shamovich.       <br />
       Avec : Liza Kozlova, Palina Dabravoĺskaja, Svitlana Onischak, Kateryna Taran, Svitlana Berestovska, Vidana Blonska, Sasha Cherkas, Yuliia Ridna, Natalia Mazur, Aleksandra Sroka, Katarzyna Jaźnicka, Bohdana Zazhytska, Anastasiia Kulinich, Hanna Mykhailova, Katerina Aleinikova, Elena Zui-Voitekhovskaya, Kamila Michalska, Maria Robaszkiewicz, Polina Shkliar, Ewa Konstanciak, Volha Kalakoltsava.       <br />
       Livret : Marta Górnicka et ensemble (ukrainiens, biélorusses, polonais).       <br />
       Musique : Marta Górnicka.       <br />
       Dramaturgie : Olga Byrska, Maria Jasińska.       <br />
       Scénographie : Robert Rumas.       <br />
       Assistante à la chorégraphie : Maria Bijak.       <br />
       Chorégraphie : Evelin Facchini.       <br />
       Lumière : Artur Sienicki.       <br />
       Vidéo : Michał Jankowski.       <br />
       Costumes : Joanna Załęska.       <br />
       Collaboration musicale : Wojciech Frycz.       <br />
       Coaching vocal : Joanna Piech-Sławecka.       <br />
       Conseil d'ethnomusicologie urkainienne : Anna Ohrimchuk.       <br />
       Conseil sur les jeux d'enfants ukrainiens : Venera Ibragimova.       <br />
       Traduction pour le livret : Cecile Bocianowski (français), Aleksandra Paszkowska (anglais).       <br />
       Traduction pour le surtitrage : Cécile Bocianowski (français), Aleksandra Paszkowska (anglais).       <br />
       Durée : 1 h.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83079134-59531858.jpg?v=1720862072" alt=""Mothers, A Song for Wartime" Les voix chantées plus fortes que le bruit des chars…" title=""Mothers, A Song for Wartime" Les voix chantées plus fortes que le bruit des chars…" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 15 au 19 octobre 2024.</span>       <br />
       Du mardi au vendredi à 20 h 30, samedi à 19 h 30.       <br />
       Théâtre du Rond-Point, Salle Renaud-Barrault, Paris 8ᵉ, 01 44 95 98 00.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredurondpoint.fr/index.htm" target="_blank">&gt;&gt; theatredurondpoint.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       24 et 25 octobre 2024 : Festival Contre-Sens, TNP, Villeurbanne (69).       <br />
       2 novembre 2024 : Maxim Gorki Theater, Berlin (Allemagne).       <br />
       7 novembre 2024 : Euro-scene Leipzig Theatre Festival, Leipzig (Allemagne).       <br />
       18 novembre 2024 : The National Festival of Directing Art Interpretations, Katowice (Pologne).       <br />
       30 novembre et 1ᵉʳ décembre 2024 : Théâtre Powszechny, Varsovie (Pologne).       <br />
       6, 7 et 12 décembre 2024 : Festival International Divine Comedy, Cracovie (Pologne).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83079134-59531859.jpg?v=1720863590" alt=""Mothers, A Song for Wartime" Les voix chantées plus fortes que le bruit des chars…" title=""Mothers, A Song for Wartime" Les voix chantées plus fortes que le bruit des chars…" />
     </div>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Mothers-A-Song-for-Wartime-Les-voix-chantees-plus-fortes-que-le-bruit-des-chars_a4051.html</link>
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   <title>•In 2024• "Mothers, A Song for Wartime" Les voix chantées plus fortes que le bruit des chars…</title>
   <pubDate>Sat, 13 Jul 2024 10:40:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2024]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   On voudrait tellement y croire… Et à entendre résonner dans la fastueuse Cour du Palais des papes les voix de ces ukrainiennes, biélorusses et polonaises, unies par la même détermination combative, on est gagnés par leur émotion… qui devient nôtre. En effet, comment pouvoir résister à ces chants véhiculant, sur des musiques traditionnelles, tant la beauté innocente du monde que l'effroi provoqué aujourd'hui par les viols promus au rang d'arme de guerre ? Résister c'est exister. Et si sombre est le propos, il est éclairé par la fabuleuse énergie de ces "guérillères ordinaires" ne cédant devant rien.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81531983-58715109.jpg?v=1720861963" alt="•In 2024• "Mothers, A Song for Wartime" Les voix chantées plus fortes que le bruit des chars…" title="•In 2024• "Mothers, A Song for Wartime" Les voix chantées plus fortes que le bruit des chars…" />
     </div>
     <div>
      Tout commence par un rêve ayant traversé les temps… Un rêve doux, celui porté par un chant apaisant pour temps de guerre. Un rêve naïf – mais essentiel – mettant en scène un petit oiseau apportant, avec la venue du printemps, l'espoir. Faisant corps entre elles, propulsant à leur tête une petite fille pétillante de vie faisant figure de proue, elles avancent et reculent au rythme d'une vague pérenne qu'aucune force, fût-elle armée, ne pourra arrêter. Mais les vagues, même les plus tranquilles d'entre elles, ont aussi pour effet d'effacer les traces inscrites dans le sable. Le flux et le reflux de la mémoire humaine ne fonctionnent pas autrement, ils effacent toutes traces d'horreurs &quot;impensables&quot;. Ainsi en est-il de l'amnésie, symptôme post-traumatique des temps guerriers.       <br />
              <br />
       &quot;Sur la paix&quot;, projeté sur la façade monumentale du Palais, ouvre le temps du partage, celui du chant de beignets traditionnels, celui des douceurs à déguster en toute fraternité, en dansant, s'embrassant. &quot;Sur la violence&quot;, lui succède apportant dans les plis de ses paroles la souffrance d'une enfant implorant sa mère de la sauver. Un cri déchirant, avec en contrepoint une berceuse enfantine contrastant avec l'extrême violence vécue. &quot;Sur le viol&quot; intensifie encore l'horreur en rappelant que le viol concerne essentiellement les femmes, mais aussi les hommes, n'épargnant aucun âge. De un à quatre-vingt-cinq ans, comme le révèlent les consultations gratuites mises en place pour recueillir la parole des victimes de la soldatesque russe, ayant banalisé la pratique du viol pour démultiplier la souffrance en l'étendant à la vie entière de la victime. Les chorégraphies désarticulées et vindicatives du chœur des femmes &quot;parlent&quot; alors autant de la douleur qui les submerge que de leur colère de combattantes.
     </div>
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     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81531983-58715114.jpg?v=1720862011" alt="•In 2024• "Mothers, A Song for Wartime" Les voix chantées plus fortes que le bruit des chars…" title="•In 2024• "Mothers, A Song for Wartime" Les voix chantées plus fortes que le bruit des chars…" />
     </div>
     <div>
      Et l'Europe dans tout ça ? Scandale qu'elle soit si éloignée de l'Ukraine. Déclaration d'amour proclamée par le chœur, <span style="font-style:italic">&quot;l'amour est plus fort que la mort&quot;</span>. Et la révolte plus importante que la passivité face au malheur, <span style="font-style:italic">&quot;Le rôle des pleureuses sur des os ne nous suffit plus. Notre chant ne s'arrêtera pas&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Viendra l'heure des &quot;Mothers monologues&quot;, chacune énonçant son prénom et la ville d'Ukraine qu'elle a dû fuir, Kyiv, Soumy, Irpin, Kharkiv… Elle fera part ensuite de ses goûts ordinaires, de ce qui la constitue comme être de désirs, un sujet pleinement vivant que les atrocités guerrières n'ont pas réussi à détruire… Même si elles savent, ces femmes, que la guerre survivra en elles à la paix.       <br />
              <br />
       Moments sensibles portés par ces chants chorégraphiés à la force expressive amplifiée par la solennité des lieux. Moments partagés avec les spectateurs faisant communauté avec ces héroïnes ordinaires n'ayant rien rabattu de leurs aspirations… Et même si, l'émotion (réelle) ressentie dans ce haut lieu de La Cour d'Honneur résonnant des bruits et fureurs de représentations mythiques se dissipera (peut-être pas, allez savoir…) au premier mistral venu, cette forme chorale est de nature à réveiller notre assoupissement chronique… pour hisser notre légitime indignation à la hauteur de l'énergie déployée par ces guérillères exemplaires.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       <b>Vu le mercredi 10 juillet 2024 dans la Cour d'honneur du Palais des papes, Avignon.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Mothers, A Song for Wartime"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81531983-58715132.jpg?v=1720862046" alt="•In 2024• "Mothers, A Song for Wartime" Les voix chantées plus fortes que le bruit des chars…" title="•In 2024• "Mothers, A Song for Wartime" Les voix chantées plus fortes que le bruit des chars…" />
     </div>
     <div>
      &quot;Mothers, A Song for Wartime&quot;       <br />
       Pologne - Création 2023.       <br />
       Conception et mise en scène : Marta Górnicka.       <br />
       Assistantes à la mise en scène : Maria Wierzbicka, Bazhena Shamovich.       <br />
       Avec : Katerina Aleinikova, Svitlana Berestovska, Sasha Cherkas, Palina Dabravolskaja, Katarzyna Jaźnicka, Volha Kalakoltsava, Ewa Konstanciak, Liza Kozlova, Anastasiia Kulinich, Natalia Mazur, Kamila Michalska, Hanna Mykhailova, Valeriia Obodianska, Svitlana Onischak, Yuliia Ridna, Maria Robaszkiewicz, Polina Shkliar, Aleksandra Sroka, Mariia Tabachuk, Kateryna Taran, Bohdana Zazhytska, Elena Zui-Voitekhovskaya.       <br />
       Libretto : Marta Górnicka &amp; Ensemble.       <br />
       Musique : Marta Górnicka.       <br />
       Dramaturgie : Olga Byrska, Maria Jasińska.       <br />
       Scénographie : Robert Rumas.       <br />
       Assistante à la chorégraphie : Maria Bijak.       <br />
       Chorégraphie : Evelin Facchini.       <br />
       Lumière : Artur Sienicki.       <br />
       Vidéo : Michał Jankowski.       <br />
       Costumes : Joanna Załęska.       <br />
       Collaboration musicale : Wojciech Frycz.       <br />
       Coaching vocal : Joanna Piech-Sławecka.       <br />
       Conseil d'ethnomusicologie urkainienne : Anna Ohrimchuk.       <br />
       Conseil sur les jeux d'enfants ukrainiens : Venera Ibragimova.       <br />
       Traduction pour le libretto : Cecile Bocianowski (français), Aleksandra Paszkowska (anglais).       <br />
       Régie plateau : Bazhena Shamovich.       <br />
       Régie surtitre : Zofia Szymanowska.       <br />
       Traduction pour le surtitrage : Cécile Bocianowski (français), Aleksandra Paszkowska (anglais).       <br />
       Durée : 1 h.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81531983-58715133.jpg?v=1720862072" alt="•In 2024• "Mothers, A Song for Wartime" Les voix chantées plus fortes que le bruit des chars…" title="•In 2024• "Mothers, A Song for Wartime" Les voix chantées plus fortes que le bruit des chars…" />
     </div>
     <div>
      <b>•Avignon In 2024•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">A été joué du 9 au 11 juillet 2024.</span>       <br />
       Représenté à 22 h.       <br />
       Cour d'honneur du Palais des papes, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 90 14 14 14, tous les jours de 10 h à 19 h.       <br />
       <a class="link" href="https://festival-avignon.com" target="_blank">&gt;&gt; festival-avignon.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       15 et 16 août 2024 : Zürcher Theater Spektakel, Zurich (Suisse).       <br />
       29 et 30 août 2024 : La Comédie, Genève (Suisse).       <br />
       1er septembre 2024 : Maxim Gorki Theater, Berlin (Allemagne).       <br />
       5 et 6 octobre 2024 : Teatr Powszechny, Varsovie (Pologne).       <br />
       Du 9 au 11 octobre 2024 : TnBA, Bordeaux (33).       <br />
       Du 15 au 19 octobre 2024 : Théâtre du Rond-Point, Paris.       <br />
       24 et 25 octobre 2024 : Festival Sens Interdits, Lyon (69).       <br />
       2 novembre 2024 : Maxim Gorki Theater, Berlin (Allemagne).       <br />
       7 novembre 2024 : Euro-scene Leipzig Theatre Festival, Leipzig (Allemagne).       <br />
       18 novembre 2024 : The National Festival of Directing Art Interpretations, Katowice (Pologne).       <br />
       Du 30 novembre au 1er décembre 2024 : Teatr Powszechny, Varsovie (Pologne).       <br />
       Du 6 au 12 décembre 2024 : International Divine Comedy Theatre Festival, Cracovie (Pologne).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81531983-58715260.jpg?v=1720863590" alt="•In 2024• "Mothers, A Song for Wartime" Les voix chantées plus fortes que le bruit des chars…" title="•In 2024• "Mothers, A Song for Wartime" Les voix chantées plus fortes que le bruit des chars…" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
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   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/81531983-58715109.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/In-2024-Mothers-A-Song-for-Wartime-Les-voix-chantees-plus-fortes-que-le-bruit-des-chars_a4002.html</link>
  </item>

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   <title>"Para" Mort psychique d'un commis voyageur belge</title>
   <pubDate>Wed, 27 Nov 2019 06:05:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
   Après son inclassable interprétation d'un missionnaire congolais - "Mission", accueilli au TnBA en janvier 2015 -, Bruno Vanden Broecke se glisse dans la peau d'un para-commando belge ayant réalisé une opération de maintien de la paix en Somalie, entre décembre 92 et fin 93. Une mission de quatre longs mois, celle-ci ayant marqué à vie ceux qui, partis avec des objectifs idéalistes, ont été confrontés tant à la vérité de la guerre qu'à leur propre vérité. Une expérience immersive, théâtrale et humaine, dont le spectateur non plus ne sort pas indemne.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/40061595-34212958.jpg?v=1574784004" alt=""Para" Mort psychique d'un commis voyageur belge" title=""Para" Mort psychique d'un commis voyageur belge" />
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      David Van Reybrouck et Raven Ruël - auteur et metteur en scène de la trilogie africaine incluant &quot;L'Âme des termites&quot; - forment avec le charismatique acteur un trio de choc propre à déconstruire toutes les antiennes sur les sujets brûlants touchant à la politique coloniale. Après le (faux-vrai) témoignage d'un missionnaire catholique faisant part de la violence exercée par sa religion au Congo, ce sont les a priori des actions de maintien de la paix dans la corne de l'Afrique qui sont passés ici au tamis de l'Histoire…       <br />
              <br />
       … Ou plus exactement de la petite histoire, puisque c'est au travers de l'expérience sensible d'un ancien (faux-vrai) parachutiste belge - naguère brillamment sélectionné pour épauler l'ONU dans son objectif de pacification de la Somalie mise à feu et à sang par des guerres claniques - que se dévoilera l'envers de la médaille. Loin des propos policés et rassurants distillés par les autorités officielles (on pense immanquablement au &quot;Cul de Judas&quot; d'António Lobo Antunes racontant, lui, l'intervention portugaise en Angola), c'est l'effroi des exactions liées à toute situation de guerre libérant les instincts (in)humains. Et ce, sans que l'ONU au nom de laquelle l'opération est menée, n'y voie à redire.
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/40061595-34213175.jpg?v=1574786813" alt=""Para" Mort psychique d'un commis voyageur belge" title=""Para" Mort psychique d'un commis voyageur belge" />
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      Solidement campé sur ses deux jambes écartées, le colosse au crâne rasé va exposer son parcours. Plus vrai que nature, le para prend soin de situer le théâtre des opérations, montrant sur une image projetée ce petit pays de l'est de l'Afrique, coincé entre d'autres plus grands, ravagés eux aussi par des conflits ethniques et la famine récurrente. Suivra l'étape du recrutement et de la formation de l'élite - dont il fait partie - ayant l'honneur d'avoir été choisi pour, sous les couleurs de la Belgique, son pays, servir la noble cause de la paix.       <br />
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       <span style="font-style:italic">&quot;On te brise complètement, on te démolit, on te lave le cerveau. Parce que, dans un tonneau vide, on peut tout enfourner&quot;</span>, dixit l'ex-sergent Nico Staelens, aujourd'hui professeur d'éducation physique à l'Athénée Royal de Bruxelles. Et, effectivement, ce qu'il raconte de son instruction militaire, le conférencier-para, peut se synthétiser en trois mots : humiliation morale, épuisement physique, obéissance aveugle. Tout ça bien sûr au nom des meilleures intentions : rendre opérationnelles les troupes d'élite du Peace keeping (maintien de la paix)… pouvant être aussi éventuellement celles du Peace enforcement (imposition de la paix, c'est-à-dire <span style="font-style:italic">&quot;tirer pour faire arrêter les autres de tirer&quot;</span>).       <br />
              <br />
       L'ambiance virile dans l'UNIMOG (camion surarmé servant à patrouiller), les boyaux retournés lors des premiers sauts, les bons mots des gradés à l'égard des recrues arabes &quot;enculeur de chameau, bougnoule, macaque&quot;, et la misère endémique du &quot;pays d'accueil&quot;. Derrière les barbelés, les provocations récurrentes des jeunes Somaliens sans éducation…       <br />
              <br />
       Alors quand la presse s'indigne de la photo montrant deux soldats suspendre un enfant comme un méchoui au-dessus d'un barbecue, c'est de &quot;bonne guerre&quot;, c'était juste pour lui faire peur… Et puis ces jeunes-là, ils se droguent au qat… Quant aux fillettes de douze ans, c'est leur père qui les livre aux soldats en mal de faveurs, tout ça pour une canette de coca…       <br />
              <br />
       Bien sûr, comme dans toute opération de maintien de la paix, il y a des &quot;accidents&quot;. Une balle qui ricoche et une mère de quatre enfants mourant bêtement, des photos de paras qui s'amusent à pisser sur les gens… Mais ceci ne doit pas faire oublier qu'au lieu de manger le riz qu'on leur donne, &quot;ils&quot; le vendent pour s'acheter du qat ! Sans parler des armes qu'&quot;ils&quot; planquent ! Et puis, n'a-t-on pas pacifié la ville, rouvert les écoles et les échoppes ?
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/40061595-34214144.jpg?v=1574787223" alt=""Para" Mort psychique d'un commis voyageur belge" title=""Para" Mort psychique d'un commis voyageur belge" />
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      Bien sûr, il y a aussi ce crâne déterré et érigé en mascotte, cigarette plantée entre ses chicots pourris. Il y a cette fillette à la jambe brûlée par une grenade au phosphore. Ce terroriste au pied déchiqueté sur lequel je (sic) verse du tabasco pour qu'il sente bien son pied avant qu'on l'ampute… Mais les paras, morts pour rien, qui ont sauté sur une mine, que dira-t-on à leurs enfants ? Salle allumée, il explose. Ce à quoi il a affaire chaque jour depuis 25 ans, emmuré dans le mutisme et le désert qui s'ensuivit, ce sont ces scènes obsédantes, la culpabilité mordant sa conscience. Mais nous, &quot;cultureux&quot; (sic), le cul calé dans nos fauteuils, nous à la bonne conscience intacte, qui est-on ce soir pour le juger ?       <br />
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       La force de ce vrai-faux témoignage, porté par un homme-acteur authentique et puissant - au point de laisser penser qu'il a été ce para - est de susciter une empathie ouvrant sur le (non)sens. En le suivant dans son itinéraire, de son engagement idéaliste, à son &quot;retour sur images&quot;, détruit, il dévoile que &quot;les bonnes intentions&quot; affichées par un état souverain peuvent conduire à &quot;une sale affaire&quot;, collective et personnelle. Éprouver au travers d'une fiction l'ambiguïté de vérités pas bonnes à dire, insupportables, c'est là la vérité du Théâtre.
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     <div><b>"Para"</b></div>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/40061595-34214165.jpg?v=1574787260" alt=""Para" Mort psychique d'un commis voyageur belge" title=""Para" Mort psychique d'un commis voyageur belge" />
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      Texte : David Van Reybrouck (édité par Actes Sud-Papiers, 2018).       <br />
       Mise en scène : Raven Ruëll.       <br />
       Avec : Bruno Vanden Broecke (Prix Louis d'Or avec &quot;Para&quot; en 2018).       <br />
       Scénographie : Leo de Nijs.       <br />
       Décor : KVS Atelier.       <br />
       Lumière : Johan Vonk.       <br />
       Son : Dimitri Joly.       <br />
       Costumes : Heidi Ehrhart.       <br />
       Directeur production : Lieven Symaeys, production KVS.       <br />
       Durée : environ 2 h.       <br />
              <br />
       <b>A été représenté duu 19 au 23 novembre au TnBA, Bordeaux (33).</b>       <br />
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       <b>Tournée 2020</b>       <br />
       11 janvier 2020 : Leidse Schouwburg, Leiden (Pays-Bas).        <br />
       16 au 18 janvier 2020 : NTGent, Gent (Belgique).       <br />
       21 janvier 2020 : Het Nationale Theater, Den Haag (Pays-Bas).       <br />
       23 janvier 2020 : Centre culturel de l'Arrondissement de Huy, Huy (Belgique).       <br />
       14 au 16 avril 2020 : KVS BOL, Bruxelles (Belgique).
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   </description>
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Para-Mort-psychique-d-un-commis-voyageur-belge_a2610.html</link>
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