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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-07-05T16:01:27+02:00</dc:date>
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   <title>•Off 2026• "Ce que le ventre dit" Langue de feu contre langue de bois… Celle de Lisette Lombé et Marc Nammour, un duo de choc à découvrir d'urgence</title>
   <pubDate>Thu, 18 Jun 2026 12:42:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2026]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Elle est slameuse, il est rappeur... Leur union artistique s'est construite sur leur passion commune pour la poésie, se concrétisant par une écriture rageuse, mais exigeante, limpide et au phrasé envoûtant. Tous deux se rejoignent dans l'urgence de dire et d'agir, de dénoncer et de lutter avec pour cibles le sexisme, les discriminations, le racisme, l'exil, l'ignorance, les luttes ouvrières... Avec pour socle leur histoire, leurs questionnements, mais aussi leurs espérances, leurs mots sont des leviers d'émancipation et une revendication à l'amour, l'espoir et la vie.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97028258-67613566.jpg?v=1781781234" alt="•Off 2026• "Ce que le ventre dit" Langue de feu contre langue de bois… Celle de Lisette Lombé et Marc Nammour, un duo de choc à découvrir d'urgence" title="•Off 2026• "Ce que le ventre dit" Langue de feu contre langue de bois… Celle de Lisette Lombé et Marc Nammour, un duo de choc à découvrir d'urgence" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Le ventre sait mieux que la tête, il ne triche pas, ne ment pas. Il crie famine, se tord face aux injustices, accueille les papillons (…)&quot;</span>       <br />
       Pas de meilleur extrait du spectacle que celui-ci pour définir <b>&quot;Ce que le ventre dit&quot;</b>, la création de Lisette Lombé et Marc Nammour. Elle est slameuse, a la double nationalité belge et congolaise, et elle est une artiste pluridisciplinaire très active en Belgique. Militante féministe et &quot;afroféministe&quot;, elle est cofondatrice de L-SLAM, un collectif de poétesses, multiculturel et intergénérationnel. Sa vocation reste l'émancipation des femmes partout dans le monde.       <br />
              <br />
       Marc Nammour est rappeur, franco-libanais, membre du groupe La Canaille. Reconnu pour ses performances alliant hip-hop underground et chanson à texte, il occupe une place singulière dans le rap français. Son dernier projet, &quot;Projet crachés&quot; (janvier 2026), a été réalisé avec le chanteur Loïc Antoine. Par ailleurs, grand amateur des textes d’Aimé Césaire, performeur reconnu, il dresse, en usant d'une écriture ciselée et remarquablement séquencée, le portrait d’une société malade et épingle férocement l’injustice et la bêtise. Son association avec Lisette Lombé est, tout au long du spectacle, d'une insolente évidence.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97028258-67613567.jpg?v=1781781396" alt="•Off 2026• "Ce que le ventre dit" Langue de feu contre langue de bois… Celle de Lisette Lombé et Marc Nammour, un duo de choc à découvrir d'urgence" title="•Off 2026• "Ce que le ventre dit" Langue de feu contre langue de bois… Celle de Lisette Lombé et Marc Nammour, un duo de choc à découvrir d'urgence" />
     </div>
     <div>
      Tous les deux se sont rencontrés il y a un an. De cette rencontre est né un duo inédit où leurs langues se mêlent pour raconter féminisme, masculinité, virilité, amitié, famille, exil, lutte et résistance : <span style="font-style:italic">&quot;Ma langue, c'est langue de feu contre langue de bois&quot;</span>. Le moins que l’on puisse dire, c’est que Lisette et Marc en ont dans le ventre. Qu'elle slame ou qu'il rappe, les mots jaillissent de leurs tripes pour claquer haut et fort. Dans cette création à deux, il et elle racontent, tour à tour ou ensemble, leur histoire, leurs colères, leurs deuils, leurs questionnements, leurs renoncements, leurs espérances aussi. La qualité de l'écriture est bluffante, la langue est belle, poétique, généreuse et enflammée, parfois brûlante suivant les sujets abordés.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Danse ma fille, danse… et tourne le démon en dérision.&quot;</span>       <br />
       Leurs textes évoquent sans détours les relations toxiques, le masculinisme renaissant, la quête de l'émancipation des femmes toujours à venir, le couple, l’amitié, la sexualité, l’égalité, le racisme, le métissage, le transfert de classe, l'esclavage, l’exil, l’ignorance, l’indignation, la résistance, la quête de sens, la soif de vivre, la joie. Jouée en live (Jérôme Boivin aux claviers et machines), la musique électronique de Marc Nammour alterne rythmiques précises et samples triturés, donnant encore plus de corps à leurs deux voix. Ensemble, Lisette et Marc délivrent un féminisme affirmé : <span style="font-style:italic">&quot;J'étais comme les autres, marquée au fer rouge de la domination&quot; ; &quot;Encore un keuf sur qui sa meuf n'a pas pu compter. Comme les autres&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Et pour finir cette étonnante performance, à ne surtout pas louper au Théâtre des Doms à Avignon, Marc Nammour scande une version enflammée, explosive et enthousiaste, du slogan &quot;Siamo tutti Antifasciti&quot;… reprise d'une seule voix et avec énergie par la salle… comme un hymne !       <br />
       &quot;Ce que le ventre dit&quot; est une barre d'énergie pure, une ode vive et tonique, pleine d’espoir en des temps qui en manquent, une fusion artistique et un feu musical à mettre dans toutes les oreilles.       <br />
       <b>◙ Gil Chauveau</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Ce que le ventre dit"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97028258-67613569.jpg?v=1781781553" alt="•Off 2026• "Ce que le ventre dit" Langue de feu contre langue de bois… Celle de Lisette Lombé et Marc Nammour, un duo de choc à découvrir d'urgence" title="•Off 2026• "Ce que le ventre dit" Langue de feu contre langue de bois… Celle de Lisette Lombé et Marc Nammour, un duo de choc à découvrir d'urgence" />
     </div>
     <div>
      Musique et Poésie urbaine.       <br />
       Texte et voix : Lisette Lombé.       <br />
       Musique, texte et voix : Marc Nammour.       <br />
       Claviers et machines : Jérôme Boivin.       <br />
       Régie son : Olivier Bergeret.       <br />
       Création lumière : Grégoire Pineau.       <br />
       Production déléguée : La Canaille-Emmanuelle Sagnier.       <br />
       À partir de 15 ans.       <br />
       Durée : 60 minutes.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2026•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 4 au 25 juillet 2026.</span>       <br />
       Tous les jours à 22 h 15. Relâche le mercredi.       <br />
       Théâtre des Doms, 1 bis, rue des Escaliers Sainte-Anne, Avignon.       <br />
       Réservation : 04 90 14 07 99.       <br />
       La billetterie pour les spectacles du Off 2026 ouvrira le 15 juin à 12 h.       <br />
       <a class="link" href="https://billetteriedoms-festivaloff.mapado.com/event/749396-ce-que-le-ventre-dit-lisette-lombe-et-marc-nammour" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://lesdoms.eu/spectacle/ce-que-le-ventre-dit/" target="_blank">>> lesdoms.eu</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Tournée</b>       <br />
       1ᵉʳ octobre 2026 : Maison de la Poésie, Namur (Belgique).       <br />
       6 octobre 2026 : Le Grand R, La Roche-sur-Yon (85).       <br />
       25 novembre 2026 : Salle Europe, Colmar (68).       <br />
       2 décembre 2026 : Chabada, Angers (49).       <br />
       3 décembre 2026 : Théâtre, Châtillon (92).       <br />
       5 décembre 2026 : Service Culturel, Coulaines (72).       <br />
       21 janvier 2027 : Festival Le Goût des Autres, Le Havre (76)       <br />
       22 mai 2027 : Malraux Scène Nationale, Chambéry (73).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/97028258-67613566.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2026-Ce-que-le-ventre-dit-Langue-de-feu-contre-langue-de-bois-Celle-de-Lisette-Lombe-et-Marc-Nammour-un-duo-de_a4589.html</link>
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   <title>Festival Raffut, première édition... Entre concerts littéraires, performances musicales, sieste poétique, une partition innovante pour le slam et le rap</title>
   <pubDate>Thu, 04 Jun 2026 12:42:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Festivals]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Fin avril, la Machinerie (Scène conventionnée d'intérêt national - Art et Création, Écriture urbaine et contemporaine) de Vénissieux organisait son premier Raffut. Ce temps fort novateur fut notamment marqué par le duo (créé pour l'occasion) constitué de la slameuse Lisette Lombé et le rappeur Marc Nammour pour une performance intitulée "Ce que le ventre dit". En préambule, une cinquantaine de spectatrices et spectateurs, installés(es) dans des transats et équipés(es) de casques, étaient invités(es) à vivre une expérience d’écoute immersive de "Poésie couchée #1" imaginée par le chanteur et comédien Xavier Machault, ici accompagné par la clarinettiste Hélène Duret.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96843419-67504919.jpg?v=1780571076" alt="Festival Raffut, première édition... Entre concerts littéraires, performances musicales, sieste poétique, une partition innovante pour le slam et le rap" title="Festival Raffut, première édition... Entre concerts littéraires, performances musicales, sieste poétique, une partition innovante pour le slam et le rap" />
     </div>
     <div>
      Tout d'abord, qu'est-ce que La Machinerie ? Dirigée depuis septembre 2024 par Duniému Bourobou, la Scène nationale de Vénissieux associe, dans un projet commun, deux lieux : le Théâtre de Vénissieux et la salle de concert &quot;Bizarre!&quot;. L'assemblage singulier de ces équipements offre différents espaces (de la scène de théâtre au studio d'enregistrement en passant par trois salles de répétition et un studio de danse) où les écritures urbaines et contemporaines et les cultures hip-hop occupent une place centrale. En matière de représentations, sont mises à disposition une salle de spectacle de 500 places assises (au Théâtre) et une salle de concert de 390 places debout (à Bizarre!).       <br />
              <br />
       À travers la diversité de ses actions, La Machinerie présente une nouvelle façon de découvrir et de rencontrer les univers artistiques des musiques et des expressions chorégraphiques actuelles. À travers des ateliers, des stages, des visites, des débats, des pratiques partagées – et des spectacles ou performances, bien sûr –, la population de Vénissieux et de toute l'agglomération lyonnaise peut assister, entrer dans la création et/ou y participer par les différentes portes de la pratique. Autre point fort, deux programmes d'accompagnement des artistes sont proposés : Plan B et Draft. Le premier est dédié aux artistes rap et musiques urbaines afin de soutenir le développement de leurs projets. Le second est à destination des compagnies de danse hip-hop émergentes pour les accompagner dans la concrétisation de leurs créations chorégraphiques.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96843419-67507656.jpg?v=1780584550" alt="Festival Raffut, première édition... Entre concerts littéraires, performances musicales, sieste poétique, une partition innovante pour le slam et le rap" title="Festival Raffut, première édition... Entre concerts littéraires, performances musicales, sieste poétique, une partition innovante pour le slam et le rap" />
     </div>
     <div>
      La Machinerie aspire donc à être une maison dans laquelle chacun se sent chez soi, un lieu où toute la diversité des voix peut se dire et se faire entendre ; et où spectateurs, habitants et artistes s’inventent un récit commun. Et Raffut dans tout ça ? Une nouvelle manière d'affirmer sa singularité en prouvant que peut imaginer un espace, un point de rassemblement où coexistent, s'expriment toutes les formes de poésies, du slam au rap, du concert poétique à la performance, des paroles scandées à celles murmurées, de l'expression littéraire à celle plus engagée, plus militante… C'est ainsi qu'est née la première édition du festival Raffut. Trois jours, à la croisée du théâtre, de la musique et de la parole, pour amplifier les voix des poètes d'aujourd'hui, faire résonner les mots aux rythmes de la musique.       <br />
              <br />
       Entre le 23 et le 25 avril dernier, le public a vu passer sur scène Adama Diop, Diatty Diallo, Lisette Lombé, Marc Nammour, Hartigan, Xavier Machault, Laura Tirandaz, Collectif Les Palpitantes, etc. Notre présence le premier jour du festival nous a permis de découvrir une performance poétique, &quot;Poésie couchée #1&quot;, et un concert littéraire, &quot;Ce que le ventre dit&quot;.       <br />
              <br />
       Allongés(es) sur des transats disposés en cercle ovale, casque sur les oreilles, cinquante spectatrices et spectateurs s'apprêtent à vivre une expérience d'écoute immersive, entre concert et lecture habitée. Aux commandes, le chanteur et comédien Xavier Machault. Pour ce premier opus de <b>&quot;Poésie couchée sur Musique en Transat&quot;</b>, celui-ci a invité la clarinettiste Hélène Duret à explorer une forme musicale et poétique singulière. (À noter qu'un numéro 2 sera créé en juillet).       <br />
              <br />
       Entre voix profonde tonique et improvisation musicale voyageuse, tous deux dopées par des effets sonores &quot;envoûtants&quot; – d'où l'utilité des casques, en plus de leur propriété à générer un univers sonore &quot;fermé&quot; –, leur dialogue invite à écouter autrement les textes choisis par Xavier Machault dont le thème est &quot;poèmes de chevet&quot;, représentant les influences majeures de son écriture et de sa façon de regarder le monde. Immergé ainsi dans un univers onirique, nous nous laissons emporter par les murmures, par la charge poétique des écrits de Christophe Tarkos, Laura Vazquez, Gaston Miron, Cécile Coulon, Louise Labé, Charles Pennequin, Jacques Prévert, Grisélidis Réal ou encore Pierre Barouh. Une forme réussie de sieste tout en vers, proses et notes sauvages. Repos et enrichissement intellectuel garantis !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96843419-67507713.jpg?v=1780584610" alt="Festival Raffut, première édition... Entre concerts littéraires, performances musicales, sieste poétique, une partition innovante pour le slam et le rap" title="Festival Raffut, première édition... Entre concerts littéraires, performances musicales, sieste poétique, une partition innovante pour le slam et le rap" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Le ventre sait mieux que la tête, il ne triche pas, ne ment pas. Il crie famine, se tord face aux injustices, accueille les papillons (…)&quot;</span>       <br />
       Pas de meilleur extrait du spectacle que celui-ci pour définir <b>&quot;Ce que le ventre dit&quot;</b>, la création de Lisette Lombé et Marc Nammour. Elle est slameuse, a la double nationalité belge et congolaise, et elle est une artiste pluridisciplinaire très active en Belgique. Militante féministe et &quot;afroféministe&quot;, elle est cofondatrice de L-SLAM, un collectif de poétesses, multiculturel et intergénérationnel. Sa vocation reste l'émancipation des femmes partout dans le monde.       <br />
              <br />
       Marc Nammour est rappeur, franco-libanais, membre du groupe La Canaille. Reconnu pour ses performances alliant hip-hop underground et chanson à texte, il occupe une place singulière dans le rap français. Son dernier projet, &quot;Projet crachés&quot; (janvier 2026), a été réalisé avec le chanteur Loïc Antoine. Par ailleurs, grand amateur des textes d’Aimé Césaire, performeur reconnu, il dresse, en usant d'une écriture ciselée et remarquablement séquencée, le portrait d’une société malade et épingle férocement l’injustice et la bêtise. Son association avec Lisette Lombé est, tout au long du spectacle, d'une insolente évidence.       <br />
              <br />
       Tous les deux se sont rencontrés il y a un an. De cette rencontre est né un duo inédit où leurs langues se mêlent pour raconter féminisme, masculinité, virilité, amitié, famille, exil, lutte et résistance : <span style="font-style:italic">&quot;Ma langue, c'est langue de feu contre langue de bois&quot;</span>. Le moins que l’on puisse dire, c’est que Lisette et Marc en ont dans le ventre. Qu'elle slame ou qu'il rappe, les mots jaillissent de leurs tripes pour claquer haut et fort. Dans cette création à deux, il et elle racontent, tour à tour ou ensemble, leur histoire, leurs colères, leurs deuils, leurs questionnements, leurs renoncements, leurs espérances aussi. La qualité de l'écriture est bluffante, la langue est belle, poétique, généreuse et enflammée, parfois brûlante suivant les sujets abordés.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Danse ma fille, danse… et tourne le démon en dérision.&quot;</span>       <br />
       Leurs textes évoquent sans détours les relations toxiques, le masculinisme renaissant, la quête de l'émancipation des femmes toujours à venir, le couple, l’amitié, la sexualité, l’égalité, le racisme, le métissage, le transfert de classe, l'esclavage, l’exil, l’ignorance, l’indignation, la résistance, la quête de sens, la soif de vivre, la joie. Jouée en live (Jérôme Boivin aux claviers et machines), la musique électronique de Marc Nammour alterne rythmiques précises et samples triturés, donnant encore plus de corps à leurs deux voix. Ensemble, Lisette et Marc délivrent un féminisme affirmé : <span style="font-style:italic">&quot;J'étais comme les autres, marquée au fer rouge de la domination&quot; ; &quot;Encore un keuf sur qui sa meuf n'a pas pu compter. Comme les autres&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Et pour finir cette étonnante performance, à ne surtout pas louper au Théâtre des Doms à Avignon, Marc Nammour scande une version enflammée, explosive et enthousiaste, du slogan &quot;Siamo tutti Antifasciti&quot;… reprise d'une seule voix et avec énergie par la salle… comme un hymne !       <br />
       &quot;Ce que le ventre dit&quot; est une barre d'énergie pure, une ode vive et tonique, pleine d’espoir en des temps qui en manquent, une fusion artistique et un feu musical à mettre dans toutes les oreilles.       <br />
       <b>◙ Gil Chauveau</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Fesival Raffut 1ʳᵉ édition</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96843419-67508182.jpg?v=1780592189" alt="Festival Raffut, première édition... Entre concerts littéraires, performances musicales, sieste poétique, une partition innovante pour le slam et le rap" title="Festival Raffut, première édition... Entre concerts littéraires, performances musicales, sieste poétique, une partition innovante pour le slam et le rap" />
     </div>
     <div>
      <b>A eu lieu du 23 au 25 avril 2026.</b>       <br />
       La Machinerie à Vénissieux (69)       <br />
       Théâtre, Maison du Peuple, 8, boulevard Laurent Gérin.       <br />
       Bizarre!, 9, rue Louis Jouvet (accès concerts) et 68, boulevard Joliot Curie (accès jour).       <br />
       Téléphone : 04 72 90 86 68.       <br />
       <a class="link" href="https://www.lamachinerie-venissieux.fr/" target="_blank">>> lamachinerie-venissieux.fr</a>       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Poésie couchée #2"</strong></span>       <br />
       Idée originale et voix : Xavier Machault.       <br />
       Musique sur scène : Mélanie Loisel (contrebassiste) (pour les dates ci-dessous).       <br />
       Création et régie son : Johan Caballé.       <br />
       Création et régie lumière : Manue Joubier.       <br />
       Dramaturgie et conseil artistique : Émilie Le Roux.       <br />
       Compagnie Le Grille Pain.       <br />
       À partir de 11 ans.       <br />
       Durée : 45 minutes.       <br />
       <a class="link" href="https://legrillepain.org/spectacles/poesie-couchee/" target="_blank">>> legrillepain.org</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">4 juillet 2026 :</span> Château de Caramagne, Chambéry (73).       <br />
       5 juillet 2026 : Jazz à Vienne (complet), Vienne (38).       <br />
              <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Ce que le ventre dit"</strong></span>       <br />
       Musique et Poésie urbaine.       <br />
       Texte et voix : Lisette Lombé.       <br />
       Musique, texte et voix : Marc Nammour.       <br />
       Claviers et machines : Jérôme Boivin.       <br />
       Régie son : Olivier Bergeret.       <br />
       Création lumière : Grégoire Pineau.       <br />
       Production déléguée : La Canaille-Emmanuelle Sagnier.       <br />
       À partir de 15 ans.       <br />
       Durée : 60 minutes.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2026•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 4 au 25 juillet 2026.</span>       <br />
       Tous les jours à 22 h 15. Relâche le mercredi.       <br />
       Théâtre des Doms, 1 bis, rue des Escaliers Sainte-Anne, Avignon.       <br />
       Réservation : 04 90 14 07 99.       <br />
       La billetterie pour les spectacles du Off 2026 ouvrira le 15 juin à 12 h.       <br />
       <a class="link" href="https://billetteriedoms-festivaloff.mapado.com/" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://lesdoms.eu/spectacle/ce-que-le-ventre-dit/" target="_blank">>> lesdoms.eu</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/96843419-67504919.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Festival-Raffut-premiere-edition-Entre-concerts-litteraires-performances-musicales-sieste-poetique-une-partition_a4575.html</link>
  </item>

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   <title>"Le Pain dur" Dans les éblouissantes ténèbres des passions violentes</title>
   <pubDate>Tue, 15 Feb 2022 06:11:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Une tension perceptible dès les premières secondes envahit la scène. Une jeune femme enfoncée dans une redingote rouge feu, dont le col remonte jusqu'à son menton, braque une arme sur une autre jeune femme en train d'allumer les bougies d'un grand chandelier. Feu, contre-feu. Mais cette tension n'est pas vraiment causée par cette arme, cette menace, ce danger. Cette intensité naît ailleurs.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/62345752-45216635.jpg?v=1644863565" alt=""Le Pain dur" Dans les éblouissantes ténèbres des passions violentes" title=""Le Pain dur" Dans les éblouissantes ténèbres des passions violentes" />
     </div>
     <div>
      Elle surgit du corps des deux comédiennes. Elle grossit tout au long de l'affrontement. Elle change de forme au fur et à mesure des dialogues. Elle se creuse, s'aplatit comme une vague reflue avant de se gonfler et menace de déferler à nouveau, emportant tout, par la violence, le désir, la menace. Ainsi, les deux comédiennes parviennent à donner chair aux mots de Claudel.       <br />
               <br />
       Dans cette pièce, l'auteur extrait du monde qu'il observe cinq personnages qu'il semble vouloir disséquer, analyser au plus profond non pas de leur être, mais de leurs manques, de leurs défaites, leurs détresses. Homme de foi torturé, Claudel crée des êtres emprisonnés dans l'existence, car ils ne croient plus ou n'ont jamais cru dans autre chose que la réalité de la vie terrestre. Ils n'ont pas la foi. Ils n'ont que la survie dans l'existence. Le bien et le mal ne se situent pas pour eux au niveau moral, il est concret. Il faut trouver sa place dans ce monde, survivre, et pour cela inventer un nouveau &quot;Dieu&quot; capable de tout : l'argent.  Les rapports entre tous les personnages de la pièce comportent une dette, un gage, une échéance.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/62345752-45216636.jpg?v=1644863599" alt=""Le Pain dur" Dans les éblouissantes ténèbres des passions violentes" title=""Le Pain dur" Dans les éblouissantes ténèbres des passions violentes" />
     </div>
     <div>
      C'est pourtant une famille. Un père, ancien révolutionnaire devenu bourgeois, un fils, ancien militaire devenu colon dans une Algérie annexée, une future belle-fille, ancienne infirmière de guerre devenue révoltée pour son pays d'origine, la Pologne, et une possible belle-mère, ancienne pianiste juive devenue la maîtresse de la maison et du père ; et puis le père de cette dernière, vieux juif stéréotypé qui n'apparaît qu'à la fin pour sceller un dernier pacte sous l'auspice du dieu argent par un mariage de raison.       <br />
              <br />
       Chaque personnage n'est pourtant pas qu'un être de calcul, bien au contraire. Chacun d'eux est porteur d'un rêve, plus important que tout, plus important que la vie. Ce sont ces rêves qui nous les rendent sensibles. Chacun à leur manière est empêché par un des autres. Chacun à sa manière est aussi porté par un des autres. Hormis ces dettes d'argent qui fondent la trame de la pièce, ce sont ces rêves mis en danger par la situation actuelle qui vont provoquer le drame ou le miracle.       <br />
              <br />
       L'amour n'existe pas. Sinon dans un souvenir. Mais les désirs, tous les désirs, ceux-là sont tout-puissants. Les deux jeunes femmes sont objets de ces désirs de possession, de destruction ou de pureté. Mais elles sont aussi, sous la plume de Claudel, de grandes tireuses des ficelles qui les relient aux hommes. Quelque chose d'un peu chrétien dans les mauvais sens du terme qui les fait  porteuses du sacrifice, du sacerdoce, mais pas seulement. Ces deux personnages sont aussi, l'une porteuse d'un idéal politique, retourner forger la révolte en Pologne, l'autre d'une volonté de trouver sa place dans une société fermée aux Juifs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/62345752-45216648.jpg?v=1644863631" alt=""Le Pain dur" Dans les éblouissantes ténèbres des passions violentes" title=""Le Pain dur" Dans les éblouissantes ténèbres des passions violentes" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;N'est-ce pas qu'il est bon d'être sans aucune perspective ?        <br />
       Ah, si la vie était longue,        <br />
       cela vaudrait la peine d'être heureux. Mais elle est courte et il y a moyen de la rendre plus courte encore.&quot;</span> Extrait Acte III scène 2.       <br />
              <br />
       Dans sa mise en scène, Salomé Broussky n'a négligé aucun détail, aucun mot de ce texte puissant ni aucune intention contenue en sous-texte. Elle a réussi à donner une simplicité, presque une familiarité à cette riche écriture, poétique, une simplicité qui évite complètement le danger de la déclamation. Dans un décor suffisamment simple, fait d'éléments nécessaires à l'imaginaire, elle a privilégié le jeu de ses comédiennes et de ses comédiens dans une tension émotionnelle bien maîtrisée par la distance du cynisme que Claudel instille sans cesse. Quasiment chaque scène de cette pièce est une confrontation entre deux personnages. Brûlante. Des scènes qui mêlent les corps dans des prises passionnelles extrêmement puissantes.        <br />
              <br />
       Je suis obligé de remercier en particulier Marilou Aussilloux pour son interprétation qui jongle avec la dureté, la passion, la jeunesse et laisse le sensible se dégager de son personnage comme l'appel d'air d'un noyé qui revient à la surface, avec une émotion toujours très tendue, bien contenue et Sarah Jane Sauvegrain, d'une incroyable fluidité, comme ces flammes qu'elle allume au début du spectacle, distante, elle aussi, mais tellement présente et vraie que l'on ne sait ce qu'elle va être la seconde d'après.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Pain dur"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/62345752-45216654.jpg?v=1644863672" alt=""Le Pain dur" Dans les éblouissantes ténèbres des passions violentes" title=""Le Pain dur" Dans les éblouissantes ténèbres des passions violentes" />
     </div>
     <div>
      Texte : Paul Claudel.       <br />
       Mise en scène, décor et costumes : Salomé Broussky.       <br />
       Avec : Marilou Aussilloux, Daniel Martin, Sarah Jane Sauvegrain, Fabian Wolfrom, Étienne Galharague.       <br />
       Lumière : Rémi Prin.       <br />
       Conception et construction crucifix : Thierry Grand.       <br />
       Production La Grande Ourse       <br />
       À partir de 15 ans.       <br />
       Durée : 1 h 40.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 2 au 26 février 2022.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 21 h.       <br />
       Théâtre Les Déchargeurs - nouvelle scène théâtrale et musicale, Salle Vicky Messica, Paris 1er, 01 42 36 00 02.       <br />
       <a class="link" href="https://www.lesdechargeurs.fr/" target="_blank">&gt;&gt; lesdechargeurs.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Pain-dur-Dans-les-eblouissantes-tenebres-des-passions-violentes_a3177.html</link>
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