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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-06-18T04:30:54+02:00</dc:date>
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   <title>Bon anniversaire au Festival Pablo Casals de Prades !</title>
   <pubDate>Tue, 28 Jul 2015 15:15:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Concerts]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Pour sa 65e édition, le Festival Pablo Casals, la plus inspirante des manifestations musicales en Catalogne, se déroulera du 26 juillet au 13 août 2014 avec une programmation riche et éclectique. Pas moins d'une quarantaine de manifestations et plus de trente concerts donnés par des musiciens de vingt-cinq nationalités différentes sont proposés dans une dizaine de sites d'exception des Pyrénées-Orientales pour ces "Notes croisées", thème de cette édition.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8073079-12580923.jpg?v=1438066218" alt="Bon anniversaire au Festival Pablo Casals de Prades !" title="Bon anniversaire au Festival Pablo Casals de Prades !" />
     </div>
     <div>
      Voici quatre (très) bonnes raisons de faire un beau voyage :       <br />
       Le festival est créé en 1950 par les disciples du légendaire violoncelliste catalan Pablo Casals à Prades, ce petit bourg somptueusement écrasé de soleil à la frontière des deux Catalogne. Pau Casals (un Catalan &quot;espagnol&quot;) y vit depuis 1939 et choisit d'y inviter ses amis musiciens du monde entier pour fêter le bicentenaire Jean Sébastien Bach, qu'il a si admirablement servi dans sa première carrière avant la guerre civile.       <br />
              <br />
       Alors que la catastrophe de l'exil et l'horreur du régime franquiste l'ont fait jurer de ne plus jouer en public et qu'il ne quitte plus cette petite cité du Roussillon, la première édition du Festival Bach (qui deviendra le Festival Pablo Casals) lui offre une seconde naissance. Il rejoue en public pour la première fois onze ans après son arrivée à Prades. Cet événement lui ouvre à 74 ans une seconde carrière triomphale. Arpenter les charmantes ruelles de Prades, c'est sentir partout la présence du virtuose qui était aussi donc cet incomparable humaniste engagé activement dans l'aide aux réfugiés espagnols.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8073079-12583431.jpg?v=1438087808" alt="Bon anniversaire au Festival Pablo Casals de Prades !" title="Bon anniversaire au Festival Pablo Casals de Prades !" />
     </div>
     <div>
      Deuxièmement, organisé sans discontinuer (sauf deux fois) depuis 1950, le Festival Pablo Casals n'a cessé d'enrichir son offre pour les festivaliers : des concerts l'après-midi et le soir, des films, des conférences, des master class, des visites de monuments, des rencontres avec les artistes, des randonnées-concerts à Prades et ses environs, dans les paysages grandioses de la vallée du Conflent et des montagnes couronnées par le Mont Canigou.       <br />
              <br />
       Troisièmement car les sites fabuleux ne manquent pas dans la région. Autant de bonnes raisons pour les organisateurs menés par le directeur artistique et clarinettiste Michel Lethiec d'ancrer manifestations et concerts dans des lieux exceptionnels : la sublime abbaye Saint-Michel de Cuxa, les prieurés romans de Marcevol et de Serrabone, le Casino de Vernet-les-Bains, les superbes petites églises avoisinantes, enfin les Grottes des Grandes Canalettes - entre autres Musée du Céret. Les plus courageux des mélomanes sont invités à grimper les rudes pentes du pays catalan pour aller applaudir des interprètes non moins courageux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8073079-12583487.jpg?v=1438088740" alt="Bon anniversaire au Festival Pablo Casals de Prades !" title="Bon anniversaire au Festival Pablo Casals de Prades !" />
     </div>
     <div>
      Quatrième et dernière raison... Des musiciens du monde entier continuent de répondre présent pour honorer les mânes du vieux héros Pau Casals. Cette année, les mezzos Charlotte Hellekant, Ahlima Mhamdi, la soprano Armelle Khourdoian côtoieront les meilleurs chambristes tels Pierre Amoyal, Bruno Pasquier, Arto Noras, François Salque, André Cazalet, Patrick Gallois, pour ne citer que quelqu'uns des fidèles de Michel Lethiec. Parmi les nombreux nouveaux ou fidèles du festival, on appréciera le Fine Arts Quartet, le Shanghai Quartet, l'Orchestre Sinfonietta Cracovia et le Trio Chausson.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8073079-12583607.jpg?v=1438089112" alt="Bon anniversaire au Festival Pablo Casals de Prades !" title="Bon anniversaire au Festival Pablo Casals de Prades !" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 26 juillet au 13 août 2014.</span>       <br />
       <b>Festival Pablo Casals de Prades,</b>        <br />
       33, rue de l'Hospice 66502 Prades cedex.       <br />
       Tél. : 04 68 96 33 07.       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('contact@prades-festival-casals.com')" >contact@prades-festival-casals.com</a>       <br />
       Programme complet : <a class="link" href="http://www.prades-festival-casals.com" target="_blank">&gt;&gt; prades-festival-casals.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/8073079-12580923.jpg</photo:imgsrc>
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   <title>Le Festival de Prades nous invite à Paris</title>
   <pubDate>Tue, 03 Mar 2015 13:59:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Concerts]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le Festival de Prades s'exporte hors les murs loin de son bel écrin (au pied du Mont Canigou) tous les ans depuis 1983. Les 20 et 21 mars, nous retrouverons les interprètes invités du clarinettiste et directeur du Festival Michel Lethiec pour deux concerts au Théâtre des Champs-Élysées à Paris. Manière de patienter avant de rejoindre notre festival de musique de chambre préféré dès le 26 juillet dans le village de Pablo Casals.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7526398-11610720.jpg?v=1425399241" alt="Le Festival de Prades nous invite à Paris" title="Le Festival de Prades nous invite à Paris" />
     </div>
     <div>
      Les mélomanes du TCE ont déjà eu la chance le 5 février de retrouver les invités de la saison passée du Festival Pablo Casals de Prades, avec le fameux Quatuor Talich pour un concert autour de Mozart. D'autres éminents chambristes prennent le relais dans cette même salle avec un programme classique, romantique et post romantique, les 20 et 21 mars. Certains sont des habitués de longue date du festival d'été à Prades comme le violoncelliste Arto Noras, le contrebassiste Jurek Dybal et le corniste André Cazalet, sans oublier Michel Lethiec bien sûr, leur hôte. Ce sera de surcroît l'occasion de découvrir de nouveaux artistes le jeune violoniste Fumiaki Miura et la mezzo-soprano Allison Cook.       <br />
              <br />
       Vendredi 20 mars, vous pourrez apprécier le Quintette à deux altos de Michaël Haydn (frère de Joseph et ami du jeune Mozart), le Sextuor pour piano et cordes opus 110 de Félix Mendelssohn - une œuvre de jeunesse de 1824 déjà impressionnante de maîtrise - et l'Octuor pour cordes et vents D. 803 de Franz Schubert, œuvre de commande et vraie symphonie <span style="font-style:italic">da camera</span>. Des œuvres qui méritent le détour défendues aussi par Boris Brovstyn au violon, les altistes Vladimir Mendelssohn, Hartmut Rohde, Giorgio Mandolesi au basson et au piano Itamar Golan. On le voit, Prades est chaque année la capitale du monde chambriste !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7526398-11610726.jpg?v=1425399459" alt="Le Festival de Prades nous invite à Paris" title="Le Festival de Prades nous invite à Paris" />
     </div>
     <div>
      Le samedi 21 mars, on voyagera de Vienne à Hambourg avec le poème symphonique &quot;Till l'Espiègle&quot; opus 28 (transcrit ici pour cinq instruments) de Richard Strauss écrit en 1895. Et un bonheur nous sera réservé : redécouvrir une œuvre de jeunesse de Gustav Mahler. Son Quatuor pour piano et cordes écrit au conservatoire en 1876 et oublié ne fut redécouvert par sa veuve qu'en 1960 - la célèbre Alma Schindler. C'est la seule pièce instrumentale de musique de chambre du compositeur. Suivra un superbe cycle de chants, les Lieder eines fahrenden Gesellen (&quot;Chants d'un Compagnon errant&quot;) composés entre 1886 et 1896 par Mahler. Enfin le Quintette avec piano opus 34 de Johannes Brahms clôturera le concert. L‘été s'invite à Paris en avance !       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Concerts les 20 et 21 mars 2015 à 20 h.</span>       <br />
              <br />
       Théâtre des Champs-Elysées, 01 49 52 50 50.       <br />
       15 avenue Montaigne 75008.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.theatrechampselysees.fr" target="_blank">&gt;&gt; theatrechampselysees.fr </a>        <br />
       <a class="link" href="http://www.prades-festival-casals.com" target="_blank">&gt;&gt; prades-festival-casals.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Festival-de-Prades-nous-invite-a-Paris_a1300.html</link>
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   <title>Sol Gabetta, une prière flamboyante</title>
   <pubDate>Tue, 06 Jan 2015 06:21:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[CédéDévédé]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Sol Gabetta, violoncelliste franco-argentine, sortait en octobre dernier "Prayer", un CD consacré à un répertoire inspiré par l'âme juive. Nous avons souhaité la rencontrer à l'orée d'une nouvelle année qui devrait la faire mieux connaître auprès du grand public français.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7324701-11269707.jpg?v=1420522115" alt="Sol Gabetta, une prière flamboyante" title="Sol Gabetta, une prière flamboyante" />
     </div>
     <div>
      Le contact est facile avec Sol Gabetta, une jeune violoncelliste dont la carrière internationale est déjà riche et qu'on connaît encore trop peu en France. Passionnée, lumineuse (elle est à juste titre prénommée &quot;Sol&quot;), rieuse, elle nous a étonnés par le choix des pièces qui figurent sur son dernier enregistrement, &quot;Prayer&quot; : une longue méditation inspirée, nourrie de psaumes mis en musique par Ernest Bloch et de pièces de &quot;From Jewish Life&quot;, et par quatre des mélodies de Dimitri Chostakovitch extraites de ses &quot;Poésies populaires juives&quot; opus 79.        <br />
              <br />
       Son interprétation intense et émouvante de ce programme magnifié par le son unique de son Gadagnini de 1759 nous a donné l'envie d'en savoir un peu plus sur celle qui a pu jouer sur la plupart des grandes scènes depuis l'obtention de son prix (le &quot;Credit Suisse Young Artist Award&quot;) et qui a fondé en 2006 son propre festival en Suisse avec son frère, le violoniste Andres Gabetta (1). Une tournée et un concert à la Philharmonie de Paris en mars 2015 devraient contribuer à la faire adopter définitivement par le public.       <br />
              <br />
       <b>Christine Ducq pour La Revue du Spectacle : Pourquoi avoir choisi le violoncelle ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Sol Gabetta -</b> Je n'ai pas commencé par le violoncelle. J'ai eu beaucoup de chance : ma mère a découvert en Argentine où nous vivions un jardin d'enfants musical et m'y a inscrite. Tous les enfants chantaient quotidiennement dans un chœur, dansaient, marquaient le rythme. Une expérience primordiale pour mon rapport à la musique. Cela nous a tous incroyablement libérés, corps et esprit. Puis est venu le violoncelle qui m'a permis d'exploiter ce trésor. Dans cet enseignement, l'amour porté aux enfants se mariait à l'amour de la musique et cela de façon pas du tout théorique. Même si j'ai eu droit moi aussi à la méthode Suzuki à deux ans et demi ! (rires). Du coup, être sur scène est pour moi très facile, un vrai plaisir ! Les tournées et les hôtels, c'est plus difficile.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7324701-11269720.jpg?v=1420523638" alt="Sol Gabetta, une prière flamboyante" title="Sol Gabetta, une prière flamboyante" />
     </div>
     <div>
      <b>Vous n'avez jamais le trac ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Sol Gabetta -</b> Le trac fait partie de ma vie car il faut jouer devant deux mille personnes ! Il y a une tension, une attente du public mais j'ai un trac positif. Il faut savoir le canaliser pour garder le piment, l'énergie.       <br />
              <br />
       <b>Vous êtes vous-même pédagogue...</b>       <br />
              <br />
       <b>Sol Gabetta -</b> Oui, j'enseigne à Bâle où je vis désormais. C'est très intéressant. On vit la musique autrement dans une perspective différente. Il faut trouver sans arrêt des solutions pour transmettre son amour, sa vision aux autres et qu'ils découvrent la leur.        <br />
              <br />
       <b>On dit que vous parlez six langues.</b>       <br />
              <br />
       <b>Sol Gabetta -</b> Oui. J'adore les langues. Cela m'amuse. Elles nous ouvrent des fenêtres sur d'autres cultures. Les gens vous répondent autrement si vous parlez leur langue. On communique vraiment.       <br />
              <br />
       <b>Votre répertoire est plutôt vaste. Comment passe-t-on de la joie vénitienne d'un Vivaldi (2) à ce programme quasi métaphysique constitué d'une musique hautement spirituelle dans &quot;Prayer&quot; ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Sol Gabetta -</b> Pour le monde musical, le marché, je passe d'un répertoire à un autre. Mais dans ma vie, ce n'est pas du tout cela. Je joue Ernest Bloch et sa prière depuis longtemps (en bis en concert par exemple, NDLR). Ce CD est le résultat d'un projet ancien qui a grandi en même temps que moi.        <br />
              <br />
       <b>Vous êtes à la croisée de plusieurs cultures. Vos parents sont franco-russes et vous avez vécu en Argentine, en Allemagne, maintenant en Suisse. Cette situation explique-t-elle le choix du répertoire de &quot;Prayer&quot; consacré à la culture musicale juive fondamentalement liée à la diaspora ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Sol Gabetta -</b> J'ai aussi vécu dix ans en France ! (rires). Cet enregistrement présente une forte unité par son inspiration. Beaucoup de compositeurs ont été impressionnés, touchés par la culture et l'histoire juives. Le cycle des &quot;Poésies&quot; de Chostakovitch est merveilleux, quoique peu connu. Nombreux sont ceux qui comme lui ont puisé dans le folklore et les thèmes de la musique juive.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>La démarche des deux compositeurs Ernest Bloch et Dimitri Chostakovitch est très différente. Pour Bloch il s'agit d'une vraie recréation du folklore klezmer et des chants liturgiques.</b>       <br />
              <br />
       <b>Sol Gabetta - </b>Bloch nous raconte une histoire. Très touché par l'histoire du peuple juif, il a écrit une musique d'une telle profondeur, d'une telle clarté ! Avec lui et sa sonorité juste, on est presque au théâtre, on peut voir de véritables personnages. Pour Chostakovitch, on est d'abord dans un arrangement. Il a composé ses &quot;Poésies&quot; pour la voix à l‘origine. Le violoncelle est proche de la voix mais n'est pas tout à fait identique. Cela n'a pas toujours été facile de trouver l'octave juste dans la transcription. Avec ses &quot;Poésies&quot;, Chostakovitch ne raconte pas comme Bloch des histoires de la vie juive mais il ouvre des portes sur cette culture.        <br />
              <br />
       <b>C'était aussi pour lui l'occasion de soutenir ses amis compositeurs juifs persécutés par Staline en 1948 ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Sol Gabetta -</b> Oui. Pour ma génération, c'est très difficile de s'imaginer les massacres, les souffrances du passé. Ayant vécu en Allemagne, j'ai pu en ressentir les traces mais pas les imaginer. C'est terrible. Jouer cette musique c'est comme tenter de ne rien oublier, de refuser d'oublier. Et de présenter cela au public. Grâce à la musique, je peux rappeler cette histoire douloureuse et, en jouant sur mon violoncelle, ce répertoire écrit en partie pour lui.        <br />
              <br />
       <b>Vous vous retrouvez dans cette méditation de Bloch sur le sens de la vie ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Sol Gabetta -</b> De par mon histoire familiale pas simple - ma sœur aînée est autiste -, j'ai été très tôt responsable et j'ai aussi très tôt été conduite à croire en une force supérieure, spirituelle.        <br />
       Cette musique est vraiment une île pour moi. Quand je la joue, je suis moins confrontée à la construction habituelle d'une partition : rationalisme, technique, émotion. Je pense au but, à la ligne et le chemin se crée. Je sais où je vais et je suis libre. Davantage qu'avec d'autres répertoires.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Votre programme se termine par un hommage à Pablo Casals avec &quot;Le Chant des Oiseaux&quot;. Est-ce votre violoncelliste préféré ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Sol Gabetta -</b> Franchement je n'ai pas de préférence pour tel ou tel celliste. Je me situe davantage par rapport à des répertoires. Il y en a quelques-uns à qui j'aime prendre des idées, des couleurs, même si je cherche mes propres couleurs ! (rires). Tel ou tel interprète : quelle histoire nous raconte-t-il avec sa musique sur son époque ? Pablo Casals a appartenu à une époque particulière. Il a fait découvrir les Suites de Bach au grand public pour la première fois. C'est toute une histoire du violoncelle qui s'est écrite avec lui. De nos jours, Rostropovitch, c'est pareil ! Il a joué devant le mur de Berlin. Tous deux ont été exilés politiques. Ce sont des expériences que nous ne connaissons pas.        <br />
       Il faut savoir ce qu'on veut apporter à l'histoire de son instrument, en avoir une idée claire. Je ne sais pas quelle histoire va marquer ma génération.       <br />
              <br />
       <b>Vous entamez bientôt une tournée en Europe et en France avec le pianiste Bertrand Chamayou...</b>       <br />
              <br />
       <b>Sol Gabetta - </b>Oui, nous sommes amis depuis très longtemps. Nous faisions du vélo ensemble quand nous étions adolescents ! C'est comme s'il faisait partie de ma famille. C'est une amitié forte et très belle. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Notes :</b>       <br />
       <span style="font-style:italic">(1) Le Festival Solsberg se tient tous les étés en juin à Olsberg, près de Bâle, avec une dizaine de concerts.        <br />
       (2) &quot;Il Progetto Vivaldi&quot; : projet discographique de Sol Gabetta en cours, composé de plusieurs enregistrements et édité déjà en trois albums chez Sony.</span>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Interview réalisée le 3 décembre 2014.</span>       <br />
              <br />
       <b>● Sol Gabetta &quot;Prayer&quot;. </b>       <br />
       Production : Sony Classical.        <br />
       Distribution : Sony Music.        <br />
       Sortie : 17 octobre 2014.        <br />
              <br />
       Sol Gabetta, violoncelle.       <br />
       Amsterdam Sinfonietta.       <br />
       Candida Thomson, direction.       <br />
       Orchestre National de Lyon.       <br />
       Leonard Slatkin, direction.       <br />
       Cello Ensemble Amsterdam Sinfonietta.       <br />
              <br />
       <b>Quelques dates de la tournée avec Bertrand Chamayou.</b>       <br />
       14 février 2015 à Avignon.       <br />
       26 février 2015 à Toulouse.       <br />
              <br />
       <b>Avec l'Orchestre Philharmonique de Munich.</b>       <br />
       9 mars 2015 à la Philharmonie de Paris.        <br />
       Direction : Valery Gergiev.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Festival Pablo Casals de Prades, l'univers de la Musique de chambre</title>
   <pubDate>Sat, 19 Jul 2014 15:44:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Concerts]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Pour sa 62e édition, le Festival Pablo Casals, la plus inspirante des manifestations musicales en Catalogne, se déroulera du 26 juillet au 13 août 2014 avec une programmation riche et éclectique. Pas moins d'une quarantaine de manifestations et plus de trente concerts sont proposés dans une dizaine de sites d'exception des Pyrénées Orientales.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6828182-10434411.jpg?v=1405778956" alt="Festival Pablo Casals de Prades, l'univers de la Musique de chambre" title="Festival Pablo Casals de Prades, l'univers de la Musique de chambre" />
     </div>
     <div>
      Voici six (très) bonnes raisons de faire un beau voyage :       <br />
       Le festival est créé en 1950 par les disciples du légendaire violoncelliste catalan Pablo Casals à Prades, ce petit bourg somptueusement écrasé de soleil à la frontière des deux Catalogne. Pau Casals (un catalan &quot;espagnol&quot;) y vit depuis 1939 et choisit d'y inviter ses amis musiciens du monde entier pour fêter le bicentenaire Jean Sébastien Bach, qu'il a si admirablement servi dans sa première carrière avant la guerre civile. Alors que la catastrophe de l'exil et l'horreur du régime franquiste l'ont fait jurer de ne plus jouer en public et qu'il ne quitte plus cette petite cité du Roussillon, la première édition du Festival Bach (qui deviendra le Festival Pablo Casals) lui offre une seconde naissance. Il rejoue en public pour la première fois onze ans après son arrivée à Prades. Cet événement lui ouvre à 74 ans une seconde carrière triomphale. Arpenter les charmantes ruelles de Prades, c'est sentir partout la présence du virtuose qui était aussi donc cet incomparable humaniste engagé activement dans l'aide aux réfugiés espagnols.       <br />
              <br />
       Organisé sans discontinuer (sauf deux fois) depuis 1950, le Festival Pablo Casals n'a cessé d'enrichir son offre pour les festivaliers : des concerts l'après-midi et le soir, des films, des conférences, des master-classes, des visites de monuments (cette année le Musée Pablo Casals de El Vendrell par exemple), des rencontres avec les artistes, des randonnées-concerts à Prades et ses environs dans les paysages grandioses de la vallée du Conflent et des montagnes couronnées par le Mont Canigou.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6828182-10434412.jpg?v=1405780141" alt="Festival Pablo Casals de Prades, l'univers de la Musique de chambre" title="Festival Pablo Casals de Prades, l'univers de la Musique de chambre" />
     </div>
     <div>
      Car les sites fabuleux ne manquent pas dans la région. Autant de bonnes raisons pour les organisateurs, menés par le directeur artistique du festival Michel Lethiec, d'ancrer manifestations et concerts qui dans la sublime abbaye Saint-Michel de Cuxa, qui dans les prieurés romans de Marcevol et de Serrabone, qui au Casino de Vernet-les-Bains, qui dans les superbes petites églises avoisinantes, qui enfin dans les Grottes des Grandes Canalettes - entre autres. Les plus courageux des mélomanes sont invités à grimper les rudes pentes du pays catalan pour aller applaudir des interprètes non moins courageux : émotions spéciales garanties !       <br />
              <br />
       Des musiciens du monde entier continuent de répondre présent pour honorer les mânes du vieux héros Pau Casals. Cette année le très respecté Quatuor Talich, un des meilleurs au monde, vient y fêter ses cinquante ans d'existence. En huit concerts, la formation venue de Prague - &quot;Cette riche, gigantesque épopée de l'architecture&quot;, selon Rilke – fera entendre un son unique forgé aux rives de la Moldau, incarnation de la grande tradition musicale tchèque portée par Jan Talich Jr, à la suite de son père, avec Roman Potocka, Vladimir Bukac et Petr Pause. On y entendra aussi le viennois Artis Quartet, des interprètes impeccables comme l'alto Nobuko Imaï, le clarinettiste Isaac Rodriguez, les violonistes Federico Agostini et Mihaela Martin, le guitariste Dimitri Illarionov, le violoncelliste Arto Noras sans oublier les Français Olivier Charlier, Patrick Gallois, Philippe Muller ou encore Bruno Pasquier - pour ne citer que ces quelques grands noms (parmi beaucoup d'autres) de la musique de chambre présents à Prades cette année. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Un Concours international de composition créé en 2005 est ouvert aux jeunes génies nés en 1975 (pour cette année). Si vous répondez aux critères et vous vous sentez assez inspiré pour écrire une partition pour trois à six instruments d'une quinzaine de minutes, ne boudez pas votre plaisir. Si vous êtes le lauréat 2014-2015, votre œuvre sera créée pour la 63e édition du festival. Si vous êtes un apprenti soliste, le festival vous accueille au sein de son académie, l'occasion de rencontrer le compositeur Krysztof Penderecki.       <br />
              <br />
       Enfin, last but not least, le programme choisi pour cette 62e édition est des plus alléchants, centré autour du thème des &quot;Musiciens sans frontières&quot; - avec des événements consacrés à Bach, Mozart, Beethoven, Schubert et Mahler. Des commémorations des deux guerres mondiales, autour de compositeurs et d'œuvres remarquables des années 1913 à 1945, alterneront avec la découverte de jeunes compositeurs et interprètes, dans un vaste répertoire de Rousseau (et son duo pour clarinettes et hautbois) à Smetana, du klezmer à Kaija Saariaho, de Chostakovitch à Berg - et plus encore dans &quot;la plus grande nation du monde&quot;, la Catalogne selon Pablo Casals.        <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 26 juillet au 13 août 2014. </span>       <br />
       <b>Festival Pablo Casals de Prades.</b>       <br />
       33, rue de l'Hospice, Prades (66), 04 68 96 33 07.       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('contact@prades-festival-casals.com')" >contact@prades-festival-casals.com</a>       <br />
              <br />
       Programme complet :       <br />
       <a class="link" href="http://prades-festival-casals.com/vos-concerts-programmation-2014/" target="_blank">&gt;&gt; prades-festival-casals.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Festival-Pablo-Casals-de-Prades-l-univers-de-la-Musique-de-chambre_a1169.html</link>
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   <title>Festival de Prades : À l'Est... des nouveaux !</title>
   <pubDate>Wed, 22 Aug 2012 09:31:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Concerts]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le Festival de Prades - et son directeur artistique le clarinettiste Michel Lethiec - place au cœur de ses engagements la volonté de faire découvrir les talents de demain. Le public a donc eu l’opportunité d’applaudir des personnalités de la scène émergente internationale. La Revue du Spectacle a choisi trois interprètes dont on fait ici le pari - à vrai dire peu risqué - qu’ils seront les grands noms de demain.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4633628-6935360.jpg?v=1345621133" alt="Festival de Prades : À l'Est... des nouveaux !" title="Festival de Prades : À l'Est... des nouveaux !" />
     </div>
     <div>
      Une femme et deux hommes : une estonienne, deux russes, tous trentenaires, dont la réputation en France devrait s’installer forcément. Irina Zahharenkova est pianiste et claveciniste. Boris Andrianov est violoncelliste, Dimitri Illarionov guitariste classique. Ils mènent des carrières de solistes et sont déjà régulièrement invités par des orchestres &quot;worldwide&quot;, de l’Oural à l’Europe, du Japon à la Suisse en passant par Israël. Seule la France - à l’exception des Festivals - brille par son absence d’imagination programmatique (Pour l’instant. Cependant Boris Andrianov a joué avec l’Orchestre national de France, et Irina Zahharenkova sous la direction de Patrick Gallois).        <br />
              <br />
       Leurs points communs ? Ils sont lauréats de prestigieux concours internationaux - par exemple Boris Andrianov a gagné le Concours Rostropovitch - et diplômés de Conservatoires réputés : Le Conservatoire Tchaïkovski de Moscou (pour notre duo russe) ou ceux de Talinn et de Helsinki pour Irina. Cette dernière vit désormais en Finlande et a notablement remporté le premier prix du Concours Jean-Sébastien Bach de Leipzig. Dimitri Illarionov a remporté trois prix (dont le premier) au Concours (espagnol) Franscico Tárrega - premier russe depuis plus de quarante ans à réussir cette gageure !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4633628-6935361.jpg?v=1345621133" alt="Festival de Prades : À l'Est... des nouveaux !" title="Festival de Prades : À l'Est... des nouveaux !" />
     </div>
     <div>
      Ils sont impressionnants techniquement, très investis car pleins d’un juvénile enthousiasme malgré leur – déjà longue – carrière internationale. C’est sans surprise qu’ils ont électrisé le public de Prades.        <br />
              <br />
       Irina Zahharenkova joue du pianoforte (une espèce d’ancêtre du piano mais pas tout à fait), du piano (instrument aux cordes frappées) et du clavecin (aux cordes pincées). Excusez du peu. Elle est la digne héritière d’une Wanda Landowska par son jeu expressif, par son vaste répertoire (en gros de Scarlatti à Ligeti) et une technique époustouflante ! Le 8 août, dans la petite église de Molitg, elle a recréé &quot;Melopa&quot;, une œuvre pour clavecin du jeune compositeur tchèque Krystof Maratka. Une pièce qui nécessite une réelle virtuosité. Vous auriez admiré cette lutte de la main droite et de la gauche sur les deux claviers, dans un vrai &quot;galop frénétique&quot;. Et quelques jours plus tard, dans un programme Manuel de Falla et Maurice Ohana, elle a prouvé que le feu catalan brûlait dans son cœur slave. Elle qui paraît si timide quand elle ne joue pas. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4633628-6935362.jpg?v=1345621133" alt="Festival de Prades : À l'Est... des nouveaux !" title="Festival de Prades : À l'Est... des nouveaux !" />
     </div>
     <div>
      Du tempérament, nos musiciens russes en ont aussi à revendre. Admirés pour leur virtuosité technique (différente bien sûr, selon leur instrument), le violoncelliste et le guitariste classique partagent une sensibilité, une musicalité remarquées et un son dense. Leur parfaite entente - un duo formé il y a dix ans - a éclaté à Prades tant dans le répertoire espagnol (Ô le souvenir vif de cette transcription des &quot;Sept chansons populaires espagnoles&quot; de Falla dans l’Abbaye Saint-Michel de Cuxa, faisant revivre l’âme flamenca et le &quot;cante jondo&quot; andalou) que dans celui de la terre slave avec une &quot;Suite moldave traditionnelle&quot;, enchantant le public, un autre jour. Sans oublier le concert des deux solistes à Saint-Michel du Canigou (donné au bout d’une petite randonnée d’une heure !), ensuite applaudis par des spectateurs leur faisant une haie d’honneur ! Leurs prestations solo ne décevant évidemment pas.        <br />
              <br />
       Après Auvers-sur-Oise et Prades, les producteurs français seraient bien avisés de les inviter sur d’autres scènes pour les faire connaître. L’appel est lancé !       <br />
              <br />
       <b>En attendant, nous vous conseillons :</b>       <br />
       ● Le CD que Irina Zahharenkova a gravé en 2012 (les &quot;Sonates&quot; de Domenico Scarlatti). A noter également qu'elle va enregistrer en 2013 de la musique française (Chopin, Ravel, Debussy, etc.).       <br />
       ● Le CD &quot;Classical Duo&quot; avec Boris Andrianov et Dimitri Illarionov chez Delos (Bach, Schubert, Falla, etc.).       <br />
              <br />
       <b>Prochains concerts :</b>       <br />
       ● Pour Dimitri Illarionov, un concert le 29 août 2012 au Festival Rheingau Sommer (Allemagne).       <br />
       ● Pour Boris Andrianov, des concerts en septembre en Autriche et en octobre aux USA.       <br />
       ● Pour les trois artistes, des prestations sont prévues l’an prochain aux Festivals d’Auvers-sur-Oise, de Bourges, de Prades, etc.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
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