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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-06-11T02:25:53+02:00</dc:date>
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   <title>"Les Mauvais Bergers" Une brillante manière de revisiter un long fleuve intranquille</title>
   <pubDate>Mon, 29 Sep 2025 18:48:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Une grève ouvrière est lancée par Jean Roule, leader anarchiste, et Madeleine Thirieux, dont la mère vient de mourir d'épuisement au travail. Tous deux décident de s'insurger contre les inégalités sociales, le patronat, la pression économique, alors qu'une brume épaisse se faufile entre les maisons, celle des fumées de l'usine qui monte au rythme des cris incessants du métal battu. Sous cette brume, ouvriers et ouvrières, grévistes, mais aussi patrons et bourgeois vont affronter leur propre justice. La tendresse d'un amour naissant survivra-t-elle au pouvoir oppresseur ? Les tentatives de conciliation du fils du patron, Robert Hargand, apporteront-elles une solution ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91411805-64260894.jpg?v=1759165500" alt=""Les Mauvais Bergers" Une brillante manière de revisiter un long fleuve intranquille" title=""Les Mauvais Bergers" Une brillante manière de revisiter un long fleuve intranquille" />
     </div>
     <div>
      Saluons avant toute chose ces initiatives créatrices de compagnies ou de metteurs en scène comme Olivier Charruau et la présente Compagnie Scène Écarlate qui permettent au public de (re)découvrir certaines œuvres anciennes remises au goût du jour, surtout lorsque ces dernières sont aussi remarquablement magnifiées… Cela n'est pas monnaie courante, cela dit, sauf pour certaines œuvres qui reviennent régulièrement au sommet de l'affiche, mais dont on cherche souvent à connaître les vraies raisons de ces récurrences. &quot;Les Mauvais Bergers&quot; n'en font pas partie et ceci est sans doute regrettable. Mais la Cie Scène Écarlate l'a fait, et ce, de la plus belle manière !       <br />
              <br />
       Le pari est gagné avec cette adaptation particulièrement réussie de la tragédie prolétarienne d'Octave Mirbeau mise en scène par Olivier Charruau. Il s'agit d'un texte très engagé abordant les motifs de la grève, de l'exploitation industrielle, la souffrance ouvrière, les maladresses des dirigeants et la responsabilité collective. Ceci n'a-t-il pas curieusement &quot;un air du temps&quot; aux lendemains des 10 et 18 septembre 2025 ou encore d'une certaine grève des gilets jaunes plus lointaine ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91411805-64260895.jpg?v=1759165559" alt=""Les Mauvais Bergers" Une brillante manière de revisiter un long fleuve intranquille" title=""Les Mauvais Bergers" Une brillante manière de revisiter un long fleuve intranquille" />
     </div>
     <div>
      Sur le petit plateau du Théâtre Montmartre-Galabru, ce mardi 23 septembre, une comédienne attend patiemment que les derniers spectateurs s'installent… chuchotant aux oreilles d'un partenaire. On retourne en coulisses, on réapparaît, comme si quelque chose se tramait, comme si une urgence latente tapie quelque part ne demandait qu'à surgir ! Ou un grand malheur. Puis une voix, douce, presque inaudible par moments, se fait entendre, trop peut-être. Est-ce un signe ? C'est celle de Madeleine, une jeune femme couturière, sans aucune histoire, interprétée sobrement, mais efficacement, par Sandrine Carlosse, personnage très fatigué et inquiété de l'état de sa mère agonisante.       <br />
              <br />
       Puis le tout s'enchaîne avec élégance et grande fluidité, sans que nous voyions le temps passer, agrémenté de chants harmonieusement interprétés par la plupart des comédiennes et comédiens. Le chant n'a-t-il pas toujours une place essentielle dans les manifs ? Saluons, à ce titre, la première interprétation de Mô, chanteuse, auteure, compositrice, qui donne le ton d'un bien joli spectacle, tout en épure et brillance notoires, ainsi que celle de la fin du spectacle, intense et juste capitale que nous vous laisserons découvrir.       <br />
              <br />
       La scène du Montmartre-Galabru n'est pas bien grande et nous nous interrogions sur la manière dont une telle tragédie en cinq actes allait bien pouvoir y être transposée. Mais c'était sans compter sur le savoir-faire et le talent de cette compagnie.       <br />
              <br />
       Avec &quot;Les Mauvais Bergers&quot;, c'est pari gagné et nos interrogations légitimes, quant à l'adaptation de cette pièce complexe d'Octave Mirbeau, ont été vite balayées. Certes, ce ne sont pas Sarah Bernhardt ni Sacha Guitry qui arpentent le plateau du Montmartre-Galabru et nous ne sommes pas au Théâtre de la Renaissance, en 1897. C'est autre chose, à n'en point douter, et c'est très bien ainsi, d'autant qu'il est très nettement mis en avant, dans cette émouvante adaptation, que le bon berger anarchiste Octave Mirbeau fustige savamment les mauvais bergers, et ce, grâce au jeu sincère de l'ensemble des six comédiens et comédiennes dont on sent la fougue dramaturgique bien incarnée, et grâce aussi à une scénographie taillée au cordeau.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91411805-64260926.jpg?v=1759165593" alt=""Les Mauvais Bergers" Une brillante manière de revisiter un long fleuve intranquille" title=""Les Mauvais Bergers" Une brillante manière de revisiter un long fleuve intranquille" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Nos propositions sont raisonnables et justes. À vous de voir si vous préférez la guerre…&quot;</span> Cela résonne à nos oreilles contemporaines, encore une fois, et la mise en scène aux changements de décors à vue, efficaces et remarquablement orchestrés, y participent largement. L'ambiance très physique de la souffrance ouvrière, présente dans la tragédie de Mirbeau, est particulièrement bien mise en avant, tant dans les intentions des artistes que dans la scénographie sobre, mais efficace.       <br />
              <br />
       Saluons cette présence particulièrement physique et virevoltante du jeu centré et déployé d'Arthur Liné interprétant Jean Roule, cet ouvrier militant et activiste se sentant le devoir de libérer les ouvriers de leurs misérables conditions. Avec cette adaptation, nous ne savons pas dans quelle époque nous sommes et, là aussi, c'est très bien comme ça !       <br />
              <br />
       En cette rentrée sociale rocambolesque et mouvementée qui est la nôtre, &quot;Les Mauvais Bergers&quot;, adaptée par Olivier Charruau, et la force de l'acte théâtral nous permettent de saluer aussi des initiatives citoyennes comme celle des &quot;Gueux&quot; d'Alexandre Jardin autour des ZFE qui revendique à juste titre bien plus d'initiatives démocratiques et populaires, de référendum, et de réappropriations citoyennes visant une nécessaire réhabilitation de la souveraineté populaire. Utopie ? Jean Roule l'a payé de sa vie ! Ne le payons pas des nôtres !       <br />
              <br />
       Les &quot;Gueux&quot; d'Alexandre Jardin, l'écrivain anarchiste Octave Mirbeau via Jean et Madeleine, Olivier Charruau et Scène Écarlate, le Théâtre Montmarte-Galabru l'ont fait aussi. Gageons que nous devrions toutes et tous en faire de même.       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Les Mauvais Bergers"</b></div>
     <div>
      Texte : Octave Mirbeau.       <br />
       Mise en scène : Olivier Charruau.       <br />
       Avec : Sandrine Carlosse, Olivier Charruau, Nicolas Lefebvre, Arthur Liné, Mô et Gil Seravel.       <br />
       Compagnie Scène Écarlate.       <br />
       Tout public à partir de 12 ans       <br />
       Durée : 85 minutes.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 16 septembre au 18 novembre 2025.</span>       <br />
       Mardi à 19 h 30. Relâche le mardi 7 octobre.       <br />
       Théâtre Montmartre-Galabru, 4, rue de l'Armée d'Orient Paris 18e.       <br />
       Téléphone : 01 42 23 15 85.       <br />
       <a class="link" href="https://www.billetreduc.com/spectacle/les-mauvais-bergers-382793" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://theatregalabru.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatregalabru.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/91411805-64260894.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Les-Mauvais-Bergers-Une-brillante-maniere-de-revisiter-un-long-fleuve-intranquille_a4365.html</link>
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   <title>Avignon OFF 2025 >> "Faire Commune ?"</title>
   <pubDate>Fri, 06 Jun 2025 16:56:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Annonce</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[À l'affiche]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Entrez dans le grand cabaret de l'Histoire et laissez-vous conter 150 ans de mouvement ouvrier et de progrès sociaux en France, avec humour et en musique !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89089596-63054755.jpg?v=1749222081" alt="Avignon OFF 2025 >> "Faire Commune ?"" title="Avignon OFF 2025 >> "Faire Commune ?"" />
     </div>
     <div>
      En mettant à l'honneur des héros de l'ombre ayant véritablement existé, &quot;Faire Commune ?&quot; nous raconte La Commune de Paris, le Front populaire, le Conseil National de la Résistance et la grande grève des mineurs de 1963, mais aussi et surtout l'engagement citoyen et la solidarité.       <br />
              <br />
       La compagnie MégaloCheap défend un théâtre ludique et exigeant, à la croisée de l'éducation populaire et du théâtre musical.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Un voyage passionnant, inédit et musical (...) La compagnie joue à merveille ce spectacle qui résume 150 d'histoire sociale&quot;</span>, <b>Gérald Rossi - L'Humanité.</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Servie par un quintette de comédiens talentueux, la pièce d'une revigorante vitalité célèbre de belle façon la solidarité et l'engagement. Le spectacle est une réussite…&quot;,</span> <b>Agnès Santi - La Terrasse.</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Cette réjouissante comédie presque musicale n'a rien d'un métingue politique : on est ému. On rit. On est bien au théâtre (...) Un vrai coup de cœur !&quot;,</span> <b>Jean-Pierre Martinez - Libre Théâtre.</b>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89089596-63054763.jpg?v=1749222111" alt="Avignon OFF 2025 >> "Faire Commune ?"" title="Avignon OFF 2025 >> "Faire Commune ?"" />
     </div>
     <div>
      <b>&quot;Faire Commune ?&quot;</b>       <br />
       Théâtre citoyen.       <br />
       Texte et mise en scène : Garance Guierre.       <br />
       Texte et mise en musique : Leonor Stirman.       <br />
       Avec : Kim Aubert, Denis Ardant, Benjamin Candotti-Besson, Garance Guierre et Leonor Stirman.       <br />
       À partir de 10 ans.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       Un spectacle de la Cie MégaloCheap, co-production Bourse du Travail de Malakoff, avec le soutien de la ville de Malakoff, Vallée Sud Grand Paris, Art Tutti, la Fnac.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.compagniemegalocheap.fr/" target="_blank">&gt;&gt; compagniemegalocheap.fr</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.youtube.com/watch?v=ejE9KjnTsPo" target="_blank">&gt;&gt; Teaser du spectacle</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.youtube.com/watch?v=FlSGE8o5ilo" target="_blank">&gt;&gt; Goguette de Parade 2023</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.youtube.com/watch?v=usBiF0S4vIs" target="_blank">&gt;&gt; Interview de spectateurs à la sortie du spectacle</a>       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 au 26 juillet 2025.</span>       <br />
       Tous les jours à 13 h. Relâche le mercredi.       <br />
       Théâtre de l'Arrache-Coeur, 13-15, rue du 58° Régiment d'Infanterie, Avignon.        <br />
       Réservations : 09 85 09 97 42 (à partir du 3 juillet).       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('contact@arrachecoeur.fr')" >contact@arrachecoeur.fr</a>       <br />
       <a class="link" href="https://arrachecoeur.soticket.net/agenda/809-faire-commune" target="_blank">Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.arrachecoeur.fr/programmationoff25" target="_blank">&gt;&gt; arrachecoeur.fr</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89089596-63054770.jpg?v=1749222133" alt="Avignon OFF 2025 >> "Faire Commune ?"" title="Avignon OFF 2025 >> "Faire Commune ?"" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/89089596-63054755.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Avignon-OFF-2025-Faire-Commune_a4245.html</link>
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   <title>"Grand ReporTERRE #11 : Radio Lapin, Histoires de luttes" Une radio pirate éphémère qui révèle les luttes environnementales et l'omerta qui leur est faite</title>
   <pubDate>Fri, 23 May 2025 11:07:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Voici la 11ᵉ édition de GrandreporTERRE, série de spectacles performances qui parcourent les thématiques fortes de l'actualité en donnant les manettes des projets à un binôme formé d'un journaliste et d'un ou plusieurs artistes. Leurs regards croisés sur ce qui agite nos sociétés parviennent ainsi, après une petite semaine de répétition, à créer ces spectacles impromptus qui sont sortis du four à peine forgé, encore brûlants, souvent incendiaires, toujours percutants.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88743793-62812722.jpg?v=1747991578" alt=""Grand ReporTERRE #11 : Radio Lapin, Histoires de luttes" Une radio pirate éphémère qui révèle les luttes environnementales et l'omerta qui leur est faite" title=""Grand ReporTERRE #11 : Radio Lapin, Histoires de luttes" Une radio pirate éphémère qui révèle les luttes environnementales et l'omerta qui leur est faite" />
     </div>
     <div>
      Radio Lapin s'inscrit totalement dans ce concept. Le sujet de la fournée : l'Histoire des luttes, celles qui soulèvent les résistances populaires que nos sociétés connaissent depuis quelques générations, en particulier celles qui concernent l'écologie, mais pas que. Aux manettes, Antoine Chao, journaliste-reporter radio spécialisé depuis quelques années dans les luttes environnementales pour France Inter, et Alice Vannier et Sacha Ribeiro pour la mise en scène et le jeu.       <br />
              <br />
       La scène représente principalement le studio d'émission d'une radio. Ce sera la Radio Lapin. Titre trouvé en référence à une phrase de Daniel Mermet en évoquant le travail de Howard Zinn : <span style="font-style:italic">&quot;Tant que les lapins n'auront pas d'historiens, l'histoire sera racontée par des chasseurs.&quot;</span> Une évocation surenchérie par l'évocation d'une chanson de Chantal Goya qui reviendra régulièrement dans la mise en scène : <span style="font-style:italic">&quot;Ce matin, un lapin a tué un chasseur, c'était un lapin qui avait un fusil…&quot;</span> Le ton est donné et l'émission de radio peut commencer avec des reportages, des enregistrements et interviews qui relatent tous des événements de luttes sociales qui ont eu lieu depuis plus d'un demi-siècle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88743793-62812725.jpg?v=1747991627" alt=""Grand ReporTERRE #11 : Radio Lapin, Histoires de luttes" Une radio pirate éphémère qui révèle les luttes environnementales et l'omerta qui leur est faite" title=""Grand ReporTERRE #11 : Radio Lapin, Histoires de luttes" Une radio pirate éphémère qui révèle les luttes environnementales et l'omerta qui leur est faite" />
     </div>
     <div>
      Les trois interprètes font ainsi revivre ces luttes, qu'elles soient contemporaines contre les méga-bassines, les déforestations, Notre-Dame des Landes, les pollutions environnementales, mais aussi anciennes, celles des années soixante-dix et quatre-vingt, plus rapidement évoquées. C'est le ton dynamique et d'un joli bordelisme d'une radio pirate qui ordonne le spectacle. Toutes sortes de luttes sont ainsi catapultées soit par la narration, le jeu ou l'insertion d'enregistrements qui proviennent de la collection pléthorique d'Antoine Chao, reporter de longue date pour Radio France dans l'émission &quot;Là-bas si j'y suis&quot; et &quot;Comme un bruit qui court&quot;, puis &quot;C'est bientôt demain&quot;. Une dernière émission que France Inter vient de déprogrammer.       <br />
               <br />
       C'est aussi là, un sujet, et peut-être l'une des principales leçons qu'apporte ce spectacle : l'espèce d'acharnement que les luttes sociales pour l'environnement subissent de la part des pouvoirs, qu'ils soient nationaux ou locaux. Car l'impression globale qui ressort de ces différentes interventions donne bien le ton du bras de fer engagé entre les défenseurs du bien commun qu'est la planète contre les puissants qui veulent l'accaparer en le dégradant.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88743793-62812729.jpg?v=1747991651" alt=""Grand ReporTERRE #11 : Radio Lapin, Histoires de luttes" Une radio pirate éphémère qui révèle les luttes environnementales et l'omerta qui leur est faite" title=""Grand ReporTERRE #11 : Radio Lapin, Histoires de luttes" Une radio pirate éphémère qui révèle les luttes environnementales et l'omerta qui leur est faite" />
     </div>
     <div>
      Pour aller plus loin dans cette idée, il sera aussi question de mettre en lumière ces forces qui s'opposent aux luttes sociales : celles de l'extrême droite qui récupère le symbole féministe fort de Jeanne d'Arc et qui détourne (via Marion Maréchal Le Pen) les pensées d'Antonio Gramsci, philosophe communiste italien emprisonné 11 ans pour ses idées. On y apprend aussi les manœuvres de défiguration de l'histoire organisées par le parc du Puy du Fou, mais aussi par le subventionnement à hauteur de 500 000 euros par la Région Auvergne-Rhône-Alpes sous la direction de Laurent Wauquiez, qui a par ailleurs supprimé cinq millions d'euros aux structures culturelles, d'un spectacle sur l'histoire de France revisitée ou bien plutôt revisitée : &quot;Raconte-moi la France&quot;.       <br />
               <br />
       Bref, ce qui marque et trouble le plus au sortir de ce déferlement d'actions, c'est bien l'organisation silencieuse qui, en face des luttes environnementales ou autres, agit pour circonvenir le plus étroitement possible ces actions et finalement les empêcher.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>       <br />
              <br />
       Vu au Théâtre du Point, Lyon, le 5 mai 2025.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Grand ReporTERRE #11 : Radio Lapin, Histoires de luttes"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88743793-62812741.jpg?v=1747991673" alt=""Grand ReporTERRE #11 : Radio Lapin, Histoires de luttes" Une radio pirate éphémère qui révèle les luttes environnementales et l'omerta qui leur est faite" title=""Grand ReporTERRE #11 : Radio Lapin, Histoires de luttes" Une radio pirate éphémère qui révèle les luttes environnementales et l'omerta qui leur est faite" />
     </div>
     <div>
      Conception et mise en scène de l'actualité : Alice Vannier et Sacha Ribeiro avec le journaliste Antoine Chao.       <br />
       Avec : Antoine Chao, Sacha Ribeiro, Alice Vannier.       <br />
       Collaboration artistique : Angélique Clairand.       <br />
       Scénographie : Benjamin Hautin.       <br />
       Régie lumière : Quentin Chambeaud.       <br />
       Régie générale et son : Marine Iger.       <br />
       Collaboration technique : Thierry Pertière, Christophe Reboul.       <br />
       Production Théâtre du Point du Jour, Lyon.       <br />
       À partir de 14 ans.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       16 juillet 2025 : Festival Contre-courant, CCAS La Barthelasse, Avignon (84).       <br />
       Du 3 au 4 novembre 2025 : Théâtre des Célestins (en coréalisation avec le Théâtre du Point du Jour), Lyon (69).       <br />
       Du 10 au 14 novembre 2025 : Théâtre de la Cité Internationale, Paris.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/88743793-62812722.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Grand-ReporTERRE-11-Radio-Lapin-Histoires-de-luttes-Une-radio-pirate-ephemere-qui-revele-les-luttes-environnementales_a4223.html</link>
  </item>

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   <title>Dans "Looking for Jaurès", Patrick Bonnel tricote une bannière d'espoir entre l'icône d'un socialisme du bonheur et nos errances dans un monde sans idéaux</title>
   <pubDate>Thu, 13 Feb 2025 09:48:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Cela commence comme une pièce réaliste à la Pinter. Un personnage qui descend à l'aide d'une torche dans une cave, entortillé dans une couverture sans âme, qui se couche en grognant vaguement et qui se met à rêver. Et comme dans certains films de Chaplin, le rêve apparaît à nos yeux, projeté sur le mur inégal de la cave. Gros plan sur un flic qui fait le brief à son équipe pour alpaguer le dangereux Machin qui doit débarquer dans tel aéroport à telle heure.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82203745-59038237.jpg?v=1711725086" alt="Dans "Looking for Jaurès", Patrick Bonnel tricote une bannière d'espoir entre l'icône d'un socialisme du bonheur et nos errances dans un monde sans idéaux" title="Dans "Looking for Jaurès", Patrick Bonnel tricote une bannière d'espoir entre l'icône d'un socialisme du bonheur et nos errances dans un monde sans idéaux" />
     </div>
     <div>
      Mais ce n'est pas un rêve, non, mais plutôt un cauchemar. Le cauchemar d'un comédien en train de jouer la scène d'un film de gangster et qui, tout à coup, bafouille, perd son texte, demande à ce qu'on la refasse, se voit soupçonné de ne plus être capable d'apprendre un texte. L'âge… La vieillesse… Le cauchemar…       <br />
               <br />
       Mais on finit par s'en réveiller d'un cauchemar quand ça devient trop flippant. C'est comme ça que le rêve disparaît et que l'homme se lève et commence à fulminer tout seul. Alors, tu arpentes ta cave, vieux comédien. Pas si vieux d'ailleurs, mais un brin dégarni et avec un terreau de culture gigantesque en toi : Racine, Shakespeare, Corneille, des pièces entières dans cette mémoire, des textes à frémir de tous les sens, à tomber, à s'envoler, tu les as là, dans ta mémoire, alors un petit passage stupide et sans intérêt d'un dialogue de polar qui t'échappe, qu'est-ce que ça peut faire, hein ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82203745-59038238.jpg?v=1711725277" alt="Dans "Looking for Jaurès", Patrick Bonnel tricote une bannière d'espoir entre l'icône d'un socialisme du bonheur et nos errances dans un monde sans idéaux" title="Dans "Looking for Jaurès", Patrick Bonnel tricote une bannière d'espoir entre l'icône d'un socialisme du bonheur et nos errances dans un monde sans idéaux" />
     </div>
     <div>
      Je m'excuse soudain de tutoyer ce personnage de comédien que je ne connais pas, ce n'est pas lui faire offense, mais c'est venu comme ça. Un peu comme ce qui lui arrive sur scène au bout de quelques minutes. Ce moment où Jaurès commence à lui parler quand le comédien finit de vilipender les tortueuses injustices de la vie d'artiste et ses casse-tête administratifs. Pour ma défense, je dirais que Jaurès non plus ne connaît pas ce personnage et, pourtant, il commence à lui parler avec son accent de rocaille du Sud-Ouest et un beau timbre de voix grave, bien que lui ne le tutoie pas.       <br />
              <br />
       Jaurès, c'est qui ? Un des fondateurs de la SFIO, un homme de gauche dans toute la noblesse qu'une telle dénomination peut contenir, un farouche adversaire de la guerre de 14-18 qui fut assassiné quelques jours avant le début de celle-ci. Ce ne sont que quelques lignes des faits marquants d'une vie qui fut une lente évolution et d'un orateur impressionnant, capable d'improviser un discours dont les mots coulaient comme d'une source de sincérité, de conviction. Bien que de Droite Opportuniste lorsqu'il devient député, dans le même clan que Jules Ferry aux basses opinions en faveur du colonialisme entre autres, il deviendra, à force de voir de ses propres yeux les conditions de la vie ouvrière, notamment dans le nord, il deviendra vite un adversaire dangereux pour le capitalisme et sa clique de bienfaiteurs de la misère humaine.       <br />
              <br />
       Le dialogue se poursuit ainsi entre le comédien et l'émanation de Jaurès. Ce dernier, lassé sans doute d'être classé aux archives du Panthéon comme antiquité poussiéreuse, pousse ce cher comédien en colère à l'incarner et propager quelques-uns de ses discours historiques. Il le coache en quelque sorte. Le critique un peu. C'est une joute complice, car tous les deux tombent bien d'accord sur l'état détérioré des ambitions politiques du monde dans lequel nous vivons et de la victoire quasi-totale du Grand Capital et des Grandes Religions. Soupir.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82203745-59038239.jpg?v=1711725663" alt="Dans "Looking for Jaurès", Patrick Bonnel tricote une bannière d'espoir entre l'icône d'un socialisme du bonheur et nos errances dans un monde sans idéaux" title="Dans "Looking for Jaurès", Patrick Bonnel tricote une bannière d'espoir entre l'icône d'un socialisme du bonheur et nos errances dans un monde sans idéaux" />
     </div>
     <div>
      Ce sont avec des voltiges intérieures, du cœur, de l'esprit et de l'art que Patrick Bonnel parvient à habiter ces deux personnages éloignés de plus d'un siècle. Les discours, les pensées de Jaurès l'aident beaucoup à enjamber ce temps, car ce dont il était question alors, il en est hélas toujours question aujourd'hui et de façon tout aussi tragique. Pourtant, il ne s'agit pas ici, ni pour Jaurès, ni pour Bonnel de donner des leçons, mais de lancer des nuages d'espoirs par-dessus les discours sans rêves qui enterrent notre époque sous les cendres de la peur. Et c'est beaucoup de magie, beaucoup de cris ravalés, beaucoup de l'art du comédien qui font que le récit palpite comme un cœur ardent, amoureux d'une humanité toujours en peine d'elle-même, et qui fait de ce seul en scène un moment de source de vie bénéfique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Looking for Jaurès"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82203745-59038240.jpg?v=1723819172" alt="Dans "Looking for Jaurès", Patrick Bonnel tricote une bannière d'espoir entre l'icône d'un socialisme du bonheur et nos errances dans un monde sans idéaux" title="Dans "Looking for Jaurès", Patrick Bonnel tricote une bannière d'espoir entre l'icône d'un socialisme du bonheur et nos errances dans un monde sans idéaux" />
     </div>
     <div>
      Texte : Marie Sauvaneix et Patrick Bonnel.       <br />
       Mise en scène : Marie Sauvaneix.       <br />
       Avec : Patrick Bonnel.       <br />
       Création Musicale : David Venitucci.       <br />
       Lumières : Philippe Lagrue.       <br />
       Son : Nicolas Delbart.       <br />
       Cie DLM Productions.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
       À partir de 12 ans.       <br />
              <br />
       Du 18 septembre 2024 au 30 janvier 2025.       <br />
       Mercredi et jeudi à 19 h. Relâches : 25 décembre et 1ᵉʳ janvier.       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 4 février au 1ᵉʳ avril 2025.</span>       <br />
       Mardi à 19 h. Supplémentaires : vendredi 7 et samedi 8 mars à 19 h.       <br />
       Théâtre Essaïon, Paris 4ᵉ, 01 42 78 46 42.       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('essaionreservations@gmail.com')" >essaionreservations@gmail.com</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.essaion-theatre.com/" target="_blank">&gt;&gt; essaion-theatre.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/82203745-59038240.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Dans-Looking-for-Jaures--Patrick-Bonnel-tricote-une-banniere-d-espoir-entre-l-icone-d-un-socialisme-du-bonheur-et-nos_a4026.html</link>
  </item>

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   <title>D'un siècle à l'autre, d'une grève à l'autre, comme un éternel recommencement de la lutte des plus faibles contre les nantis : "Lefty !"</title>
   <pubDate>Tue, 15 Oct 2024 15:43:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   "Lefty !" nous plonge directement dans les années trente. Les suites de la crise de 1929 sont là. Roosevelt vient d'être élu, il annonce le New Deal qui va relancer l'économie américaine mise à terre. En attendant, beaucoup de secteurs d'activité souffrent et plus particulièrement les classes sociales basses : ouvriers, dockers, chauffeurs, tout le prolétariat subit les effets de cette récession gigantesque.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83512781-59774888.jpg?v=1729001730" alt="D'un siècle à l'autre, d'une grève à l'autre, comme un éternel recommencement de la lutte des plus faibles contre les nantis : "Lefty !"" title="D'un siècle à l'autre, d'une grève à l'autre, comme un éternel recommencement de la lutte des plus faibles contre les nantis : "Lefty !"" />
     </div>
     <div>
      Après Minneapolis, Détroit, Memphis, les grandes villes américaines sont secouées par des grèves des corporations ouvrières. À New-York, ce sont les chauffeurs de taxis qui peinent à gagner de quoi vivre. C'est dans ce contexte de grogne sociale que la pièce débute. Sur scène, une réunion syndicale se met en place. On y attend deux intervenants, on est prêt à décider de la grève, de relever la tête.       <br />
              <br />
       Ébullition des cœurs et des langues. Les échanges fusent sur scène. Chacun des personnages porte avec lui sa souffrance, ses fins de mois agonisantes, son ventre vide et sa colère. C'est ainsi que l'adaptation de la pièce originale, inspirée par des faits réels, &quot;Waiting for Lefty&quot;, faite par Natascha Rudolf, nous plonge directement au cœur du conflit social d'il y a un siècle, de l'autre côté de l'Atlantique. Habits de l'époque, phrasé de l'époque, on parle dollars et cents, Bronx et surtout syndicat, car toutes les grosses corporations américaines obligent l'adhésion de tous leurs membres. On connaît leurs puissances.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83512781-59774938.jpg?v=1729001765" alt="D'un siècle à l'autre, d'une grève à l'autre, comme un éternel recommencement de la lutte des plus faibles contre les nantis : "Lefty !"" title="D'un siècle à l'autre, d'une grève à l'autre, comme un éternel recommencement de la lutte des plus faibles contre les nantis : "Lefty !"" />
     </div>
     <div>
      C'est une révolte dans la résistance qui se joue. Une révolte qui s'affranchit de la direction du syndicat, menée par un leader nommé Lefty. Révolte contre la précarité du métier et révolte contre la direction du syndicat qui ne veut pas d'une grève. Pour illustrer cette misère, le texte de Natascha Rudolf alterne les épisodes de débats enflammés et de témoignages de cette misère sociale qui dévaste les familles populaires jusqu'à pousser leurs enfants dans la malnutrition, la maladie, jusqu'à les jeter à la rue faute de pouvoir régler leurs loyers. Pendant ce temps, on attend Lefty pour qu'il s'oppose au patron du syndicat corrompu.       <br />
              <br />
       Mais la belle idée de ce spectacle vient de sa mise en perspective temporelle, avec la volonté de mettre en jeu tous les révoltés de notre histoire. D'un côté, Prométhée, qui a trop aimé les humains, se rebelle contre Zeus en lui volant le feu qu'il offre à l'humanité, quitte à subir sa vengeance infernale. D'un autre côté, soudain, l'irruption du présent dans cette réunion syndicale d'hier donnant le frisson autant aux personnages du plateau qu'aux spectateurs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83512781-59774941.jpg?v=1729001897" alt="D'un siècle à l'autre, d'une grève à l'autre, comme un éternel recommencement de la lutte des plus faibles contre les nantis : "Lefty !"" title="D'un siècle à l'autre, d'une grève à l'autre, comme un éternel recommencement de la lutte des plus faibles contre les nantis : "Lefty !"" />
     </div>
     <div>
      Le dialogue alors s'élargit considérablement et les mains et les espoirs se tendent par-delà les générations entre les luttes contre la pauvreté et les combats pour le partage des valeurs créées.       <br />
              <br />
       Natascha Rudolf fait ainsi intervenir, au fil des représentations, des personnalités réelles qu'elle nomme des témoins de la société civile. Trois personnalités entrent ainsi dans chaque spectacle, porteuses de leurs luttes particulières et de leurs personnalités propres, jouant alors leurs propres rôles, et l'on assiste comme au télescopage de la fiction avec le réel. Et cela fonctionne à merveille.       <br />
              <br />
       Au conflit des chauffeurs de taxis des années trente s'ajoute celui des chauffeurs Uber avec le surgissement de celui qui créa, il y a peu, le premier syndicat des chauffeurs de VTC, puis celui des personnels hospitaliers et ainsi de suite. Jusqu'à ce que se dévoile cette chaîne de solidarité depuis Prométhée jusqu'à nos jours entre ceux qui réussissent, à leurs propres périls, à fendre plus juste la société et le travail.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83512781-59774944.jpg?v=1729001794" alt="D'un siècle à l'autre, d'une grève à l'autre, comme un éternel recommencement de la lutte des plus faibles contre les nantis : "Lefty !"" title="D'un siècle à l'autre, d'une grève à l'autre, comme un éternel recommencement de la lutte des plus faibles contre les nantis : "Lefty !"" />
     </div>
     <div>
      Un spectacle militant, intelligent, qui rend hommage aux combats sociaux et apporte un souffle énergique et sensible à tous ceux qui ont envie que la société se bonifie et rende justice à tous.       <br />
              <br />
       Pourtant, jusqu'au bout il faudra attendre Lefty, comme plus tard d'autres va-nu-pieds attendront longtemps Godot. Ce qui n'empêche pas de vivre.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>       <br />
              <br />
       <b>A été représenté au Théâtre Berthelot, Montreuil, les vendredi 4 et samedi 5 octobre 2024.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Lefty !"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83512781-59775002.jpg?v=1729002107" alt="D'un siècle à l'autre, d'une grève à l'autre, comme un éternel recommencement de la lutte des plus faibles contre les nantis : "Lefty !"" title="D'un siècle à l'autre, d'une grève à l'autre, comme un éternel recommencement de la lutte des plus faibles contre les nantis : "Lefty !"" />
     </div>
     <div>
      Traduction, enquête, écriture : Natascha Rudolf.       <br />
       Mise en scène : Natascha Rudolf.       <br />
       Collaboration artistique : Laurent Cibien.       <br />
       Avec (7 à 8 comédiennes et coédiens en alternance) : Axel Belin, Daniel Blanchard, Benjamin Candotti-Besson, Laurent Cibien, Benoit Hamelin, Diana Hardes, Jean-François Perrier, Natascha Rudolf et Camille Thomas        <br />
       Témoins de la société civile (3 à 5 en alternance) : Marina Alexandre-Audaire, Brahim Ben Ali, Thomas Gille, Myriam Hormi, Malika Janjar, Rachid Laddi, Malo Leyrat, Maryse Salou.       <br />
       Scénographie : Michel Jacquelin.       <br />
       Lumière et son : Léandre Garcia Lamolla et Mikaël Kandelman.       <br />
       Par la Cie Ligne 9 Théâtre.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
       À partir de 12 ans.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       4 et 5 décembre 2024 :Théâtre des Îlets - CDN, Montluçon (03).       <br />
       11 au 15 décembre 2024 : MC93 - Maison de la Culture de Seine-Saint-Denis, Bobigny (93).       <br />
       30 et 31 janvier 2025 : Centre Culturel Robert Desnos - Scène Nationale de l'Essonne, Ris-Orangis (91).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/83512781-59774888.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/D-un-siecle-a-l-autre-d-une-greve-a-l-autre-comme-un-eternel-recommencement-de-la-lutte-des-plus-faibles-contre-les_a4061.html</link>
  </item>

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