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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-09-11T10:02:21+02:00</dc:date>
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   <title>Jérémy Rollando "Zef". Un vent d'ouest, doux et agréable, alliant fougue et délicatesse, souffle sur nos sillons musicaux</title>
   <pubDate>Wed, 14 Jan 2026 06:51:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[CédéDévédé]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le zéphyr souffle dans les voiles… léger, parfois frais, parfois tiède, quelques fois osant des envolées fougueuses… De ses bouffées sonores, il ne cesse d'inspirer l'imaginaire musical du talentueux Jérémy Rollando. Inspirations maritimes et éoliennes, pour des mélodies aériennes qui fleurent bon les influences harmoniques jazz, flamenco, arabes ou latines qui sillonnent l'Azur de l'Atlantique à la Méditerranée.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93681702-65433203.jpg?v=1768328892" alt="Jérémy Rollando "Zef". Un vent d'ouest, doux et agréable, alliant fougue et délicatesse, souffle sur nos sillons musicaux" title="Jérémy Rollando "Zef". Un vent d'ouest, doux et agréable, alliant fougue et délicatesse, souffle sur nos sillons musicaux" />
     </div>
     <div>
      Le guitariste de jazz (mais pas que) Jérémy Rollando a révélé &quot;Zef&quot;, son deuxième album, à l'occasion de sa sortie digitale le 9 janvier 2026. Celui sortira en CD le 6 février 2026. La veille, il se produira sur la scène du Café de la Danse (Paris, 11ᵉ) lors d'un concert de lancement exceptionnel. Celui-ci, originaire de la région toulousaine, est tombé dans le chaudron de la musique dès le plus jeune âge… nourri dès l'enfance par un riche héritage musical.       <br />
              <br />
       Ayant pour père le percussionniste Pascal Rollando – maître du cajón péruvien qu'il pratique depuis plus de trente ans –, il grandit au contact d'artistes comme Bernardo Sandoval, Serge Lopez, Renaud Garcia Fons (contrebassiste jazz spécialiste de la contrebasse à cinq cordes) ou Kiko Ruiz (guitariste), figures emblématiques des musiques du monde et du flamenco. Très tôt attiré par la guitare et affirmant rapidement de l'intérêt pour le jazz, le flamenco, la musique classique et les musiques de films, Jérémy va développer un univers personnel, alliant fougue et délicatesse, avec un jeu clair, limpide, précis, recherchant la pureté dans les sonorités harmoniques et proposant toujours des compositions aux couleurs variées, basant son langage sur la curiosité et l'ouverture au monde.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93681702-65433204.jpg?v=1768329426" alt="Jérémy Rollando "Zef". Un vent d'ouest, doux et agréable, alliant fougue et délicatesse, souffle sur nos sillons musicaux" title="Jérémy Rollando "Zef". Un vent d'ouest, doux et agréable, alliant fougue et délicatesse, souffle sur nos sillons musicaux" />
     </div>
     <div>
      Artiste curieux et généreux, il multiplie les collaborations et enregistrements aux côtés d'Agnès Jaoui, Francis Cabrel, Jean-Pierre Mader &amp; Richard Seff, Naima Chemoul, Sylvain Cazalbou Alsina, ou encore au sein du label Baboo Music (Aurélie Cabrel, Esthen Dehut). Il intervient également comme arrangeur et guitariste sur de nombreux projets mêlant chanson, jazz, musiques latines ou traditionnelles.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Ce deuxième album marque une étape de maturation artistique, mais aussi un véritable projet de structuration professionnelle. Il s'inscrit dans la continuité de mon travail avec mon équipage – Pascal Rollando, Jean-Luc Amestoy, Emmanuel Forster –, tout en s'ouvrant à de nouveaux univers, avec la participation de précieux invité(e)s : Bernardo Sandoval, Serge Lopez, Cuarteto Tafi, Pablo Fagundes, Guillaume Lopez, et le quatuor à cordes Les Impromptueuses&quot;,</span> indique Jérémy Rollando.       <br />
              <br />
       Aujourd'hui, avec &quot;Zef&quot;, Jérémy vogue vers le grand large et, porté par le souffle du vent, nous offre onze compositions qui constituent une odyssée instrumentale d'une grande richesse, empreinte de liberté, bénéficiant d'arrangements fouillés et bien détaillés… et d'une réalisation studio pure et lumineuse. Ainsi, dans la lignée d'artistes tels que Renaud Garcia-Fons, Louis Winsberg (guitariste de Sixun) ou Vicente Amigo (référence de la guitare flamenca contemporaine), Jérémy Rollando cultive un jeu de guitare à la fois lyrique et incandescent, où le jazz dialogue avec le flamenco, la musique classique et les musiques du monde.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93681702-65433311.jpg?v=1768329503" alt="Jérémy Rollando "Zef". Un vent d'ouest, doux et agréable, alliant fougue et délicatesse, souffle sur nos sillons musicaux" title="Jérémy Rollando "Zef". Un vent d'ouest, doux et agréable, alliant fougue et délicatesse, souffle sur nos sillons musicaux" />
     </div>
     <div>
      De nombreuses compositions dans cet opus définissent ce jeu particulier et la qualité des arrangements. Dès &quot;Premier souffle&quot;, titre ouvrant l'album, la respiration est prise avec un phrasé d'une grande précision qu'accompagne avec délicatesse l'accordéon de Jean-Luc Amestoy. Instrument qui, haletant, introduit &quot;Ben Armor&quot;, morceau suivant qui porte une forme de fougue &quot;guitaristique&quot; andalouse du fils… et du père aux percussions.       <br />
              <br />
       &quot;Tafi&quot;, troisième de la playlist, offre une complexité généreuse, au carrefour d'instruments méditerranéens (oud et bouzouki) et de vagues vocales aériennes. Le phrasé mélodique du &quot;Désert bleu&quot; nous emporte avec son chaloupé très oriental, avec des percussions qui assurent le groove et un développement pianistique un rien jazzy. Ça tourne, comme plusieurs autres titres, &quot;du feu de dieu&quot; ! À noter l'esprit espiègle (définition encore à inventer concernant le domaine musical !), joyeux, festif de &quot;Tio Sergio&quot;.       <br />
              <br />
       Artiste invité, Serge Lopez, guitariste flamenco virtuose, dans un jeu plein de flamboyance, donne ici tout son sens à cette &quot;hommage. Le son de la guitare est limpide. Cette pureté nous permet d'apprécier tout le spectre sonore, basse, médium et aigu. L'orchestration, très précise, aérée, laisse entendre avec une grande netteté chaque instrument.       <br />
              <br />
       C'est à un véritable voyage musical que nous convie Jérémy Rollando, avec plein d'étapes qui nourrissent notre curiosité et notre appétit musical. La réalisation est vraiment remarquable et ravit nos oreilles par la clarté et la pureté des enregistrements. L'espace est habité par tous les instruments et, pour ceux qui possèdent encore un équipement Hifi avec des enceintes dignes de ce nom, le plaisir est absolu et on ne se lasse pas de le renouveler.       <br />
       <b>◙ Gil Chauveau</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93681702-65433360.jpg?v=1768330173" alt="Jérémy Rollando "Zef". Un vent d'ouest, doux et agréable, alliant fougue et délicatesse, souffle sur nos sillons musicaux" title="Jérémy Rollando "Zef". Un vent d'ouest, doux et agréable, alliant fougue et délicatesse, souffle sur nos sillons musicaux" />
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     <div>
      <b>● Jérémy Rollando &quot;Zef&quot;.</b>       <br />
       Label : Label Montgolfière.       <br />
       Distribution : InOuïe Distribution.       <br />
       Sortie digitale : 9 janvier 2026.       <br />
       Sortie CD : 6 février 2026       <br />
       Couverture CD : © Jérémy Averbuj.       <br />
              <br />
       Jérémy Rollando : guitares, composition, arrangements, réalisation, direction artistique ;       <br />
       Pascal Rollando : percussions, prises de son, réalisation ;       <br />
       Jean-Luc Amestoy : piano, accordéon ;        <br />
       Emmanuel Forster : contrebasse.       <br />
              <br />
       <b>Invités :</b>       <br />
       Bernardo Sandoval : voix ; Gabriel Sandoval : auteur du texte &quot;La Victoria&quot; ; Serge Lopez : guitares ; Élsa Lopez, Luce Lopez, Victoria : voix sur &quot;Tio Sergio&quot; ; Estelle Besingrand, Camille Antona, Édith Feytel : Trio cordes sur &quot;Tabarly&quot; et &quot;Zef&quot; ; Guillaume Lopez : flûtes et voix sur &quot;Désert Bleu&quot; et &quot;Tabarly&quot; ; Léo (voix), Ludo (bouzouki), Mateito (oud) et Fred du Cuarteto Tafi : tous les quatre sur &quot;Tafi&quot; ; José Montealegre, Victoria, Famille Lopez : voix sur &quot;Premier Souffle&quot; ; Pablo Fagundes : harmonica sur &quot;Dernière Balade ?&quot; ; Chœurs d'ami(e)s sur &quot;L'Amandier&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93681702-65433366.jpg?v=1768330254" alt="Jérémy Rollando "Zef". Un vent d'ouest, doux et agréable, alliant fougue et délicatesse, souffle sur nos sillons musicaux" title="Jérémy Rollando "Zef". Un vent d'ouest, doux et agréable, alliant fougue et délicatesse, souffle sur nos sillons musicaux" />
     </div>
     <div>
      <b>Concert de sortie d'album :</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">5 février 2026 à 19 h 30.</span>       <br />
       Café de la Danse, 5, passage Louis-Philippe, Paris 11ᵉ.       <br />
       <a class="link" href="https://billetterie.seetickets.fr/jeremy-rollando-release-party-zef-concert-cafe-de-la-danse-paris-05-fevrier-2026-css5-lecafedeladanse-pg101-ri11431537.html" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.cafedeladanse.com/" target="_blank">&gt;&gt; cafedeladanse.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Jeremy-Rollando-Zef-Un-vent-d-ouest-doux-et-agreable-alliant-fougue-et-delicatesse-souffle-sur-nos-sillons-musicaux_a4451.html</link>
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   <title>•Off 2025• "L'Alchimiste" Un voyage à la découverte de l'âme du monde dans une forme de quête poétique et philosophique</title>
   <pubDate>Tue, 20 May 2025 13:02:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2025]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans une création théâtrale du célèbre roman de Paulo Coelho, le metteur en scène comédien Benjamin Bouzy réussit à créer, dans une simple mais belle scénographie, un voyage autant intérieur qu'extérieur de Santiago, en quête de sa vérité, qui découvre le monde avec ses secrets, ses trésors et ses surprises.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88674539-62775743.jpg?v=1649785141" alt="•Off 2025• "L'Alchimiste" Un voyage à la découverte de l'âme du monde dans une forme de quête poétique et philosophique" title="•Off 2025• "L'Alchimiste" Un voyage à la découverte de l'âme du monde dans une forme de quête poétique et philosophique" />
     </div>
     <div>
      C'est le mariage d'un conte philosophique, celui de &quot;L'Alchimiste&quot; (&quot;O Alquimista&quot;, 1988) de Paulo Coelho et du théâtre, mis en scène par Benjamin Bouzy. À la recherche de sa légende personnelle, pour reprendre les termes de l'auteur brésilien, avec son langage du cœur, ses signes et à la découverte de l'âme du monde, le berger andalou Santiago (Benjamin Bouzy) nous mène du Maroc vers les pyramides d'Égypte en passant par le Sahara. C'est un véritable concentré de poésie et d'actions.       <br />
              <br />
       La voix claire, sans tension durant toute la représentation, Santiago porte avec lui le &quot;mektoub&quot;, à savoir &quot;ce qui est écrit&quot; comme un parfum de fatalité plein d'espoir. Bien avant qu'il réalise ce que c'est réellement, il l'habite avec quiétude et parfois inquiétude dans les multiples événements qu'il vit. Sa voix, durant ceux-ci, fait l'écho d'une certaine fragilité à la fois poétique et naïve.       <br />
              <br />
       L'histoire est racontée au fil de l'eau par deux conteurs, Myriam Anbare et Fabien Floris, qui jouent aussi, à eux deux, tous les autres rôles. Seul Benjamin Bouzy reste dans son personnage. Cette découpe entre conte et actions, récit et situations donnent à la pièce une double dimension avec la parole et l'écrit, le théâtre et le roman. Les actions s'enchaînent dans des tableaux avec, pour chacun, leur décor et leur ambiance. Nous sommes ainsi projetés dans un ailleurs situé dans plusieurs lieux avec un récit qui se décline sous différentes conjugaisons.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88674539-62775744.jpg?v=1649785181" alt="•Off 2025• "L'Alchimiste" Un voyage à la découverte de l'âme du monde dans une forme de quête poétique et philosophique" title="•Off 2025• "L'Alchimiste" Un voyage à la découverte de l'âme du monde dans une forme de quête poétique et philosophique" />
     </div>
     <div>
      C'est un présent qui s'attache au futur pour se nourrir d'un passé, celui d'un retour à soi-même afin que le protagoniste principal puisse découvrir sa propre légende personnelle. Ce sont également des émotions, des sentiments qui s'entrelacent, s'entremêlent dans une kyrielle de figures. Les voix, les accents, les regards, les attitudes, tout est différence. Le même et l'identique ne sont pas conviés car bousculés autant par les lieux que par les personnages. C'est à chaque fois différent même si une atmosphère chaleureuse, colorée et vive, venue de ces ailleurs ensoleillés, respire dans chaque tableau.       <br />
              <br />
       Ce voyage, autant intérieur qu'extérieur, du berger andalou est la trame de cette création théâtrale, en miroir à celle du roman. Les paysages, sous la chaleur autant orientale que Maghrébine, sont très bien restitués dans leurs atmosphères. La scène, aussi petite soit-elle, devient l'endroit de rencontres et de découvertes, parfois improbables. Elle devient le lieu d'une transformation toujours multiple avec peu d'éléments pour en faire des mondes variés. Les décors sont très bien imaginés avec ses parfums colorés et odorants. Il y a la senteur d'un feu où sont retirées des pierres chaudes et d'or, des signes portés par deux pierres, blanche et noire, un voile qui se lève pour s'abaisser à plusieurs reprises afin de planter de nouveaux décors ou pour faire disparaître l'Alchimiste.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88674539-62775745.jpg?v=1649785208" alt="•Off 2025• "L'Alchimiste" Un voyage à la découverte de l'âme du monde dans une forme de quête poétique et philosophique" title="•Off 2025• "L'Alchimiste" Un voyage à la découverte de l'âme du monde dans une forme de quête poétique et philosophique" />
     </div>
     <div>
      Tout est léger, aérien avec peu de moyens, mais très bien réussi. Quelques caisses de bois font office de tables, de rangements avec des verres de cocktail parfois. Il y a toutefois une faute de goût scénographique lorsque trois draps, en forme de triangles plats de même dimension, représentent les pyramides de Gizeh. Le manque d'inspiration a commis un petit crime en s'évitant de faire preuve d'ingéniosité cette fois-ci, surtout pour une des sept merveilles du monde antique avec la pyramide de Khéops.       <br />
              <br />
       Myriam Anbare incarne de multiples rôles. Celle d'une Anglaise, d'une conteuse, d'une femme habillée de son long châle dans le désert, semblant prise d'amour, d'une cliente volubile et nerveuse dans un salon de thé, d'une voleuse ou d'une gardienne droite et stricte plantée devant la tente de l'Alchimiste (Fabien Floris). Elle scintille, comme un arc-en-ciel, de différentes couleurs. Tendre, hilare, amoureuse, son jeu oscille entre différents états alimentés par un large spectre émotionnel.       <br />
              <br />
       De même, Fabien Floris incarne également différents rôles dans une tension continuelle et dans un rapport frontal et physique. Du marchand ou de l'Alchimiste, par exemple, son jeu est tout aussi nerveux même si les attitudes et le volume de voix ne sont pas les mêmes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88674539-62775746.jpg?v=1649785237" alt="•Off 2025• "L'Alchimiste" Un voyage à la découverte de l'âme du monde dans une forme de quête poétique et philosophique" title="•Off 2025• "L'Alchimiste" Un voyage à la découverte de l'âme du monde dans une forme de quête poétique et philosophique" />
     </div>
     <div>
      Cette dichotomie entre les deux artistes dessine une frontière entre le réel et l'imaginaire, comme si les caractères joués par Fabien Floris bousculaient la poésie ou la quiétude de certains autres, joués par Myriam Anbare. Pour citer Camus (1913-1960), <span style="font-style:italic">&quot;Il n'y a pas de soleil sans ombre&quot;</span> comme il n'y a pas de rêve sans réalité, ou de quête vers sa légende personnelle sans songes et embûches. Cet entrecroisement mêle ainsi drame et amour, accident et espoir, impasse et escapade au travers des corps et des voix des uns et des autres.       <br />
              <br />
       Quand les deux comédiens deviennent narrateurs chacun à tour de rôle, c'est un regard extérieur qui s'exprime. Leurs voix deviennent claires, dépouillées de toute tension. La narration est élément de stabilité et de calme comme une veille, un repos ou une lucidité. Avec le jeune berger, à la découverte du monde et de lui-même, ce sont trois types d'incarnation qui s'entrecroisent et se fondent, donnant au spectacle des couleurs aussi vives que variées où la monotonie et l'ennui ne peuvent trouver d'accueil dans cette création.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"L'Alchimiste"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88674539-62775747.jpg?v=1649785266" alt="•Off 2025• "L'Alchimiste" Un voyage à la découverte de l'âme du monde dans une forme de quête poétique et philosophique" title="•Off 2025• "L'Alchimiste" Un voyage à la découverte de l'âme du monde dans une forme de quête poétique et philosophique" />
     </div>
     <div>
      Texte : Paulo Coelho.       <br />
       Traduction : Joana Cartocci.       <br />
       Mise en scène : Benjamin Bouzy.       <br />
       Avec : Roxanne Bennett ou Myriam Anbare, Guillaume Reitz ou Benjamin Bouzy, Fabien Floris ou Kevin Poli.       <br />
       Costumes/scénographie : Cécilia Galli.       <br />
       Visuel : Matthieu Lionnard.       <br />
       Lumières : Cyrille Coe.       <br />
       Production Cie Les Vagabonds.       <br />
       Dès 10 ans       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2025•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 4 au 26 juillet 2025.</span>       <br />
       Tous les jours à 14 h 30. Relâche le mercredi.       <br />
       Théâtre La Condition des Soies, Salle Carrée, 13, rue de la Croix, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 90 22 48 43.       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('encompagniedesvagabonds@gmail.com')" >encompagniedesvagabonds@gmail.com</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.conditiondessoies.com/" target="_blank">>> conditiondessoies.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88674539-62775748.jpg?v=1649786654" alt="•Off 2025• "L'Alchimiste" Un voyage à la découverte de l'âme du monde dans une forme de quête poétique et philosophique" title="•Off 2025• "L'Alchimiste" Un voyage à la découverte de l'âme du monde dans une forme de quête poétique et philosophique" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/88674539-62775743.jpg</photo:imgsrc>
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   <title>"L'Alchimiste" Un bien joli voyage théâtral !</title>
   <pubDate>Tue, 06 Sep 2022 12:07:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans une création théâtrale du célèbre roman de Paulo Coelho, le metteur en scène comédien Benjamin Bouzy réussit à créer, dans une simple mais belle scénographie, un voyage autant intérieur qu'extérieur de Santiago, en quête de sa vérité, qui découvre le monde avec ses secrets, ses trésors et ses surprises.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/67178257-47562502.jpg?v=1649785141" alt=""L'Alchimiste" Un bien joli voyage théâtral !" title=""L'Alchimiste" Un bien joli voyage théâtral !" />
     </div>
     <div>
      C'est le mariage d'un conte philosophique, celui de &quot;L'Alchimiste&quot; (&quot;O Alquimista&quot;, 1988) de Paulo Coelho et du théâtre, mis en scène par Benjamin Bouzy. À la recherche de sa légende personnelle, pour reprendre les termes de l'auteur brésilien, avec son langage du cœur, ses signes et à la découverte de l'âme du monde, le berger andalou Santiago (Benjamin Bouzy) nous mène du Maroc vers les pyramides d'Égypte en passant par le Sahara. C'est un véritable concentré de poésie et d'actions.       <br />
              <br />
       La voix claire, sans tension durant toute la représentation, Santiago porte avec lui le &quot;mektoub&quot;, à savoir &quot;ce qui est écrit&quot; comme un parfum de fatalité plein d'espoir. Bien avant qu'il réalise ce que c'est réellement, il l'habite avec quiétude et parfois inquiétude dans les multiples événements qu'il vit. Sa voix, durant ceux-ci, fait l'écho d'une certaine fragilité à la fois poétique et naïve.       <br />
              <br />
       L'histoire est racontée au fil de l'eau par deux conteurs, Myriam Anbare et Fabien Floris, qui jouent aussi, à eux deux, tous les autres rôles. Seul Benjamin Bouzy reste dans son personnage. Cette découpe entre conte et actions, récit et situations donnent à la pièce une double dimension avec la parole et l'écrit, le théâtre et le roman. Les actions s'enchaînent dans des tableaux avec, pour chacun, leur décor et leur ambiance. Nous sommes ainsi projetés dans un ailleurs situé dans plusieurs lieux avec un récit qui se décline sous différentes conjugaisons.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/67178257-47562503.jpg?v=1649785181" alt=""L'Alchimiste" Un bien joli voyage théâtral !" title=""L'Alchimiste" Un bien joli voyage théâtral !" />
     </div>
     <div>
      C'est un présent qui s'attache au futur pour se nourrir d'un passé, celui d'un retour à soi-même afin que le protagoniste principal puisse découvrir sa propre légende personnelle. Ce sont également des émotions, des sentiments qui s'entrelacent, s'entremêlent dans une kyrielle de figures. Les voix, les accents, les regards, les attitudes, tout est différence. Le même et l'identique ne sont pas conviés car bousculés autant par les lieux que par les personnages. C'est à chaque fois différent même si une atmosphère chaleureuse, colorée et vive, venue de ces ailleurs ensoleillés, respire dans chaque tableau.       <br />
              <br />
       Ce voyage, autant intérieur qu'extérieur, du berger andalou est la trame de cette création théâtrale, en miroir à celle du roman. Les paysages, sous la chaleur autant orientale que Maghrébine, sont très bien restitués dans leurs atmosphères. La scène, aussi petite soit-elle, devient l'endroit de rencontres et de découvertes, parfois improbables. Elle devient le lieu d'une transformation toujours multiple avec peu d'éléments pour en faire des mondes variés. Les décors sont très bien imaginés avec ses parfums colorés et odorants. Il y a la senteur d'un feu où sont retirées des pierres chaudes et d'or, des signes portés par deux pierres, blanche et noire, un voile qui se lève pour s'abaisser à plusieurs reprises afin de planter de nouveaux décors ou pour faire disparaître l'Alchimiste.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/67178257-47562504.jpg?v=1649785208" alt=""L'Alchimiste" Un bien joli voyage théâtral !" title=""L'Alchimiste" Un bien joli voyage théâtral !" />
     </div>
     <div>
      Tout est léger, aérien avec peu de moyens, mais très bien réussi. Quelques caisses de bois font office de tables, de rangements avec des verres de cocktail parfois. Il y a toutefois une faute de goût scénographique lorsque trois draps, en forme de triangles plats de même dimension, représentent les pyramides de Gizeh. Le manque d'inspiration a commis un petit crime en s'évitant de faire preuve d'ingéniosité cette fois-ci, surtout pour une des sept merveilles du monde antique avec la pyramide de Khéops.       <br />
              <br />
       Myriam Anbare incarne de multiples rôles. Celle d'une Anglaise, d'une conteuse, d'une femme habillée de son long châle dans le désert, semblant prise d'amour, d'une cliente volubile et nerveuse dans un salon de thé, d'une voleuse ou d'une gardienne droite et stricte plantée devant la tente de l'Alchimiste (Fabien Floris). Elle scintille, comme un arc-en-ciel, de différentes couleurs. Tendre, hilare, amoureuse, son jeu oscille entre différents états alimentés par un large spectre émotionnel.       <br />
              <br />
       De même, Fabien Floris incarne également différents rôles dans une tension continuelle et dans un rapport frontal et physique. Du marchand ou de l'Alchimiste, par exemple, son jeu est tout aussi nerveux même si les attitudes et le volume de voix ne sont pas les mêmes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/67178257-47562505.jpg?v=1649785237" alt=""L'Alchimiste" Un bien joli voyage théâtral !" title=""L'Alchimiste" Un bien joli voyage théâtral !" />
     </div>
     <div>
      Cette dichotomie entre les deux artistes dessine une frontière entre le réel et l'imaginaire, comme si les caractères joués par Fabien Floris bousculaient la poésie ou la quiétude de certains autres, joués par Myriam Anbare. Pour citer Camus (1913-1960), <span style="font-style:italic">&quot;Il n'y a pas de soleil sans ombre&quot;</span> comme il n'y a pas de rêve sans réalité, ou de quête vers sa légende personnelle sans songes et embûches. Cet entrecroisement mêle ainsi drame et amour, accident et espoir, impasse et escapade au travers des corps et des voix des uns et des autres.       <br />
              <br />
       Quand les deux comédiens deviennent narrateurs chacun à tour de rôle, c'est un regard extérieur qui s'exprime. Leurs voix deviennent claires, dépouillées de toute tension. La narration est élément de stabilité et de calme comme une veille, un repos ou une lucidité. Avec le jeune berger, à la découverte du monde et de lui-même, ce sont trois types d'incarnation qui s'entrecroisent et se fondent, donnant au spectacle des couleurs aussi vives que variées où la monotonie et l'ennui ne peuvent trouver d'accueil dans cette création.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"L'Alchimiste"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/67178257-47562506.jpg?v=1649785266" alt=""L'Alchimiste" Un bien joli voyage théâtral !" title=""L'Alchimiste" Un bien joli voyage théâtral !" />
     </div>
     <div>
      Texte : Paulo Coelho.       <br />
       Traduction : Joana Cartocci.       <br />
       Mise en scène : Benjamin Bouzy.       <br />
       Avec : Roxanne Bennett ou Myriam Anbare, Guillaume Reitz ou Benjamin Bouzy, Fabien Floris ou Kevin Poli.       <br />
       Costumes/scénographie : Cécilia Galli.       <br />
       Visuel : Matthieu Lionnard.       <br />
       Lumières : Cyrille Coe.       <br />
       Production Cie Les Vagabonds.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
       <a class="link" href="https://cielesvagabonds.com/" target="_blank">&gt;&gt; cielesvagabonds.com</a>       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 24 août au 9 octobre 2022.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 19 h, dimanche à 15 h 30.       <br />
       Rencontre avec l'équipe artistique le 30 septembre à l'issue de la représentation.       <br />
       Théâtre Le Lucernaire, Paris 6e, 01 45 44 57 34.       <br />
       <a class="link" href="http://www.lucernaire.fr/" target="_blank">&gt;&gt; lucernaire.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/67178257-47562507.jpg?v=1649786654" alt=""L'Alchimiste" Un bien joli voyage théâtral !" title=""L'Alchimiste" Un bien joli voyage théâtral !" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/67178257-47562502.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/L-Alchimiste-Un-bien-joli-voyage-theatral-_a3383.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-63732453</guid>
   <title>"L'Alchimiste" Un bien joli voyage théâtral !</title>
   <pubDate>Wed, 13 Apr 2022 07:17:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans une création théâtrale du célèbre roman de Paulo Coelho, le metteur en scène comédien Benjamin Bouzy réussit à créer, dans une simple mais belle scénographie, un voyage autant intérieur qu'extérieur de Santiago, en quête de sa vérité, qui découvre le monde avec ses secrets, ses trésors et ses surprises.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63732453-45882597.jpg?v=1649785141" alt=""L'Alchimiste" Un bien joli voyage théâtral !" title=""L'Alchimiste" Un bien joli voyage théâtral !" />
     </div>
     <div>
      C'est le mariage d'un conte philosophique, celui de &quot;L'Alchimiste&quot; (&quot;O Alquimista&quot;, 1988) de Paulo Coelho et du théâtre, mis en scène par Benjamin Bouzy. À la recherche de sa légende personnelle, pour reprendre les termes de l'auteur brésilien, avec son langage du cœur, ses signes et à la découverte de l'âme du monde, le berger andalou Santiago (Benjamin Bouzy) nous mène du Maroc vers les pyramides d'Égypte en passant par le Sahara. C'est un véritable concentré de poésie et d'actions.       <br />
              <br />
       La voix claire, sans tension durant toute la représentation, Santiago porte avec lui le &quot;mektoub&quot;, à savoir &quot;ce qui est écrit&quot; comme un parfum de fatalité plein d'espoir. Bien avant qu'il réalise ce que c'est réellement, il l'habite avec quiétude et parfois inquiétude dans les multiples événements qu'il vit. Sa voix, durant ceux-ci, fait l'écho d'une certaine fragilité à la fois poétique et naïve.       <br />
              <br />
       L'histoire est racontée au fil de l'eau par deux conteurs, Myriam Anbare et Fabien Floris, qui jouent aussi, à eux deux, tous les autres rôles. Seul Benjamin Bouzy reste dans son personnage. Cette découpe entre conte et actions, récit et situations donnent à la pièce une double dimension avec la parole et l'écrit, le théâtre et le roman. Les actions s'enchaînent dans des tableaux avec, pour chacun, leur décor et leur ambiance. Nous sommes ainsi projetés dans un ailleurs situé dans plusieurs lieux avec un récit qui se décline sous différentes conjugaisons.
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63732453-45882608.jpg?v=1649785181" alt=""L'Alchimiste" Un bien joli voyage théâtral !" title=""L'Alchimiste" Un bien joli voyage théâtral !" />
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      C'est un présent qui s'attache au futur pour se nourrir d'un passé, celui d'un retour à soi-même afin que le protagoniste principal puisse découvrir sa propre légende personnelle. Ce sont également des émotions, des sentiments qui s'entrelacent, s'entremêlent dans une kyrielle de figures. Les voix, les accents, les regards, les attitudes, tout est différence. Le même et l'identique ne sont pas conviés car bousculés autant par les lieux que par les personnages. C'est à chaque fois différent même si une atmosphère chaleureuse, colorée et vive, venue de ces ailleurs ensoleillés, respire dans chaque tableau.       <br />
              <br />
       Ce voyage, autant intérieur qu'extérieur, du berger andalou est la trame de cette création théâtrale, en miroir à celle du roman. Les paysages, sous la chaleur autant orientale que Maghrébine, sont très bien restitués dans leurs atmosphères. La scène, aussi petite soit-elle, devient l'endroit de rencontres et de découvertes, parfois improbables. Elle devient le lieu d'une transformation toujours multiple avec peu d'éléments pour en faire des mondes variés. Les décors sont très bien imaginés avec ses parfums colorés et odorants. Il y a la senteur d'un feu où sont retirées des pierres chaudes et d'or, des signes portés par deux pierres, blanche et noire, un voile qui se lève pour s'abaisser à plusieurs reprises afin de planter de nouveaux décors ou pour faire disparaître l'Alchimiste.
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      Tout est léger, aérien avec peu de moyens, mais très bien réussi. Quelques caisses de bois font office de tables, de rangements avec des verres de cocktail parfois. Il y a toutefois une faute de goût scénographique lorsque trois draps, en forme de triangles plats de même dimension, représentent les pyramides de Gizeh. Le manque d'inspiration a commis un petit crime en s'évitant de faire preuve d'ingéniosité cette fois-ci, surtout pour une des sept merveilles du monde antique avec la pyramide de Khéops.       <br />
              <br />
       Myriam Anbare incarne de multiples rôles. Celle d'une Anglaise, d'une conteuse, d'une femme habillée de son long châle dans le désert, semblant prise d'amour, d'une cliente volubile et nerveuse dans un salon de thé, d'une voleuse ou d'une gardienne droite et stricte plantée devant la tente de l'Alchimiste (Fabien Floris). Elle scintille, comme un arc-en-ciel, de différentes couleurs. Tendre, hilare, amoureuse, son jeu oscille entre différents états alimentés par un large spectre émotionnel.       <br />
              <br />
       De même, Fabien Floris incarne également différents rôles dans une tension continuelle et dans un rapport frontal et physique. Du marchand ou de l'Alchimiste, par exemple, son jeu est tout aussi nerveux même si les attitudes et le volume de voix ne sont pas les mêmes.
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      Cette dichotomie entre les deux artistes dessine une frontière entre le réel et l'imaginaire, comme si les caractères joués par Fabien Floris bousculaient la poésie ou la quiétude de certains autres, joués par Myriam Anbare. Pour citer Camus (1913-1960), <span style="font-style:italic">&quot;Il n'y a pas de soleil sans ombre&quot;</span> comme il n'y a pas de rêve sans réalité, ou de quête vers sa légende personnelle sans songes et embûches. Cet entrecroisement mêle ainsi drame et amour, accident et espoir, impasse et escapade au travers des corps et des voix des uns et des autres.       <br />
              <br />
       Quand les deux comédiens deviennent narrateurs chacun à tour de rôle, c'est un regard extérieur qui s'exprime. Leurs voix deviennent claires, dépouillées de toute tension. La narration est élément de stabilité et de calme comme une veille, un repos ou une lucidité. Avec le jeune berger, à la découverte du monde et de lui-même, ce sont trois types d'incarnation qui s'entrecroisent et se fondent, donnant au spectacle des couleurs aussi vives que variées où la monotonie et l'ennui ne peuvent trouver d'accueil dans cette création.
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     <div><b>"L'Alchimiste"</b></div>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63732453-45882620.jpg?v=1649785266" alt=""L'Alchimiste" Un bien joli voyage théâtral !" title=""L'Alchimiste" Un bien joli voyage théâtral !" />
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      Texte : Paulo Coelho.       <br />
       Traduction : Joana Cartocci.       <br />
       Mise en scène : Benjamin Bouzy.       <br />
       Avec : Roxanne Bennett, Myriam Anbare, Guillaume Reitz, Benjamin Bouzy, Fabien Floris, Kevin Poli.       <br />
       Costumes/scénographie : Cécilia Galli.       <br />
       Visuel : Matthieu Lionnard.       <br />
       Lumières : Cyrille Coe.       <br />
       Production Cie Les Vagabonds.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
       <a class="link" href="https://cielesvagabonds.com/" target="_blank">&gt;&gt; cielesvagabonds.com</a>       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 16 mars au 1er mai 2022.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 19 h, dimanche à 15 h 30.       <br />
       Théâtre Le Lucernaire, Paris 6e, 01 45 44 57 34.       <br />
       <a class="link" href="http://www.lucernaire.fr/" target="_blank">&gt;&gt; lucernaire.fr</a>
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  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-32500219</guid>
   <title>"The Hidden Force"… Comme une force de la déraison</title>
   <pubDate>Tue, 09 Apr 2019 08:11:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Ivo Van Hove reprend l'œuvre de Louis Couperus, écrite après une visite effectuée dans les Indes orientales néerlandaise (actuelle Indonésie) en 1900, dans une mise en scène qui allie vision politique et théâtrale portée par la musique et quelques chorégraphies.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/32500219-30282994.jpg?v=1554791431" alt=""The Hidden Force"… Comme une force de la déraison" title=""The Hidden Force"… Comme une force de la déraison" />
     </div>
     <div>
      La lumière éclaire une scénographie imposante avec son parquet de bois ocre. Une dissymétrie, que l'on retrouve dans les relations entre personnages, porte celle-ci. Sa petite table côté jardin, presque esseulée et son endroit silencieux. Son rayon d'instruments à percussion et à cordes côté cour et au centre, une pluie qui tombe par intermittence symbolisant à la fois un intérieur et un extérieur autant géographique que psychologique. Tout se joue et tout est exposé dans ce pré carré. Les décisions, les comportements, les colères, les conflits et les infidélités au centre. Côté jardin, les entrées, côté cour, les sorties.       <br />
               <br />
       Une musique, avec des percussions et un piano, suit scène à scène, pas à pas, une histoire avec ses protagonistes au travers de leurs rapports autant domestiques que politiques. L'un est le reflet de l'autre.       <br />
              <br />
       On se dénude, on s'approche à s'accrocher, dans le cas d'un fils à sa mère. L'inceste est présent, non nommé même si les rumeurs vont bon train et ne laisse aucun doute, ou si peu, pour le spectateur. Le fils est possessif avec sa mère jusqu'à l'agressivité. Cette dernière a abandonné son mari, Otto van Oudjick, dans son rôle de gouverneur d'Indes orientales néerlandaises (actuelle Indonésie) pour aller voler vers des amours interdites avec l'amoureux de sa fille. Le propos est aussi politique sur le rôle des colonies et de leur effondrement… que Louis Couperus (1863-1923) avait anticipé au tournant du XXe siècle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/32500219-30283007.jpg?v=1554791464" alt=""The Hidden Force"… Comme une force de la déraison" title=""The Hidden Force"… Comme une force de la déraison" />
     </div>
     <div>
      Tout se lie derrière la mise à l'index d'une famille incarnant l'autorité coloniale, avec l'ordre qui est frappé du désordre, et ce, dans son propre giron familial et intime. Aussi aveugle aux drames domestiques, qui se jouent à tous ses étages, qu'aux coutumes locales. Chaque personnage a son lot de névroses. Le réel rattrape la réalité jusqu'au sang qui coule dans la douche. Jusqu'à cette pierre qui tape aux carreaux de leur fenêtre ou une violence externe qui ensanglante la fille.       <br />
              <br />
       La maison est frappée dans son symbole. À l'image de la mère, dans ses travers névrotiques, qui n'assume ni son rôle maternel ni celui d'épouse. À l'image du père aussi qui a perdu l'autorité sur son fils, l'amour et la fidélité de sa femme, le pouvoir qu'il lui échappe et ne tient que par la domination qu'il exerce sur sa fille qui le fuit. Le temple n'a plus de totem.       <br />
              <br />
       C'est superbe de douleur, de ruptures, de soumission. Il n'y a pas d'amour. Tout n'est qu'infidélité et désordre, magnifié par un ordre colonial qui vit ses derniers instants. La maison brûle, les propriétaires le savent mais restent. Les sentiments sont exacerbés sans être caricaturaux. Le plateau est caisse de résonance d'un intime qui se fait extime. Les ressorts de la passion incestueuse et morbide, d'un désordre politique et domestique s'étalent.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/32500219-30283012.jpg?v=1554791496" alt=""The Hidden Force"… Comme une force de la déraison" title=""The Hidden Force"… Comme une force de la déraison" />
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      On rompt brutalement, on s'aime de façon expéditive mais on se consume à petit feu. L'amour est sans écho. Il fait figure de fugitif. C'est le symbole vivant d'une décrépitude qui n'est qu'assujettissement. Le maître d'un bref instant est esclave dans un autre mais long, beaucoup plus long. Tout échoue. C'est le transgressif qui s'étreint dans ses soubresauts.       <br />
              <br />
       Le chant est une pause à la pièce, presque un air de quiétude dans ce tumulte. Des chorégraphies viennent aussi casser à dessein le rythme en y apportant soit du recueillement, soit de l'énergie combative. Les personnages sont à la fois proches et lointains dans leur distance scénique, reflet de leurs rapports, âcres, violents, possessifs. Les relations sont mêlées. Rien n'est clair ou plutôt tout est chargé. Ce sont des relations de &quot;couple&quot;. Les dialogues sont souvent à deux avec une troisième personne, physiquement ou &quot;moralement&quot; présente, et qui fausse l'équilibre. La passion, la colère et le désespoir s'y mêlent.       <br />
              <br />
       Les voix portent au loin. On s'interpelle, on se supplie. Et il y a ce temps fort avec ce cri, au moment d'une supplication, qui perce le silence assourdissant de l'ordre sous une pluie tombante. Superbe. La mise en scène est forte dans le rendu des émotions, par le biais des voix, et Ivo van Hove rend un hommage, ô combien mérité, à Louis Couperus, l'un des plus grands auteurs néerlandais, dont il estime qu'il reste très actuel et injustement méconnu.
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     <div><b>"The Hidden Force"</b></div>
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      Texte : Louis Couperus.       <br />
       Mise en scène : Ivo van Hove.       <br />
       Assistant à la mise en scène : Gilles Groot.       <br />
       Avec : Bart Bijnens (Si-Oudijck), Mingus Dagelet (Addy de Luce), Jip van Den Dool (Théo van Oudijck), Barry Emond (Soenario, Régent van Ngadjiwa), Eva Heijnen (Doddy van Oudijck), Halina Reijn (Léonie van Oudijck), Maria Kraakman (Eva Eldersma), Chris Nietvelt (De Raden-Ajou Pangeran), Massimo Pesik (serviteur), Dewi Reijs (Oerip), Michael Schnörr (serviteur), Gijs Scholten van Aschat (Otto van Oudijck), Leon Voorberg (Frans van Helderen).       <br />
       Adaptation, dramaturgie : Peter Van Kraaij.       <br />
       Scénographie, lumières : Jan Versweyveld.       <br />
       Musique : Harry De Wit.       <br />
       Chorégraphie : Koen Augustijnen.       <br />
       Costumes : An D'Huys.       <br />
       Internationaal Theater Amsterdam.       <br />
       Durée : 2 h.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 4 au 11 avril 2019.</span>       <br />
       Dans le cadre de la programmation hors les murs du Théâtre de la Ville.       <br />
       Tous les jours à 20 h, relâche le 7 et 8 avril.       <br />
       Grande Halle Paris Villette, Paris 19e, 01 40 03 75 75.       <br />
       <a class="link" href="https://lavillette.com/programmation/1" target="_blank">&gt;&gt; lavillette.com</a>       <br />
       
     </div>
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   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/The-Hidden-Force-Comme-une-force-de-la-deraison_a2377.html</link>
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