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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-08-11T15:53:48+02:00</dc:date>
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   <title>Festival Trente-Trente "Oratorio Vigilant Animal", triptyque d'un noir incandescent</title>
   <pubDate>Tue, 15 Jun 2021 12:12:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Renouant avec l'origine de l'Oratorio consacré à la Passion du Christ (évènements précédant et accompagnant la mort de Jésus), Gianni-Grégory Fornet pervertit à l'envi la résonance religieuse du terme pour l'inscrire dans l'univers profane des Hommes. Ici, trois figures masculines (incarnées par des performeuses déliées de tout tabou), scandaleusement humaines dans les passions qui les habitent, sont en prise avec leurs émotions dévorantes. Sur fond musical résonnant en contrepoint et projection de vidéos offrant profondeur de champ, elles brûlent littéralement, consumées par leurs émotions dont la passion amoureuse reste maîtresse.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57107441-42370207.jpg?v=1623753285" alt="Festival Trente-Trente "Oratorio Vigilant Animal", triptyque d'un noir incandescent" title="Festival Trente-Trente "Oratorio Vigilant Animal", triptyque d'un noir incandescent" />
     </div>
     <div>
      On peut mourir d'aimer lorsque &quot;la bourgeoise absolue, savante et perverse&quot; vous tient dans ses rets avant de vous en chasser - &quot;garde-moi pour toi&quot;, disait Claire Michel à Jay, le petit truand marseillais en mal de vivre -, mais tout autant lorsque l'animalité instinctive vous abandonne pour vous laisser comme une outre vide de sensations… Sans pulsion de vie chevillée au corps que reste-t-il de l'humain ? Quelle &quot;vigilance animale&quot; nous faut-il entretenir comme un précieux feu sacré pour ne pas choir comme Gary, l'écrivain en perte d'inspiration ?       <br />
              <br />
       Fruit d'une longue gestation - le premier opus a vu le jour en 2015, lors d'une précédente édition mémorable de Trente Trente, complété en 2017 par le second au Centquatre et à La Loge (à Paris) -, l'Opus 3 vient cette année à La Manufacture CDCN clore le processus de création en remettant en perspective les deux premiers volets. De cette intégrale réunissant les trois opus, puissante, organique et solaire dans sa noirceur même, irradiant le plateau nu habité par ces créatures en quête d'absolu dans un monde se dérobant à eux, on ne sort pas indemne.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57107441-42370228.jpg?v=1623753343" alt="Festival Trente-Trente "Oratorio Vigilant Animal", triptyque d'un noir incandescent" title="Festival Trente-Trente "Oratorio Vigilant Animal", triptyque d'un noir incandescent" />
     </div>
     <div>
      Submergé par la musique enveloppante, les propos proférés et les corps en tension, on est happé par le parcours de Jay à la solde d'un malfrat qui, pour quelques milliers d'euros, incendie les voitures (afin d'effacer toutes empreintes sur la scène de crime) de ceux à qui il vient de loger froidement une balle dans la tête. Mais lorsqu'il rencontre Claire Michel, son existence bascule, méconnaissant le risque de fréquenter une telle femme, il s'abandonne à corps perdu. Dévoré par elle, devenu un nœud de sensations à vif, il en vient à enfourner à pleine bouche les cheveux de sa maîtresse (sic). Pulsion irrépressible d'incorporer l'objet du désir pour tenter contre toute raison de lui survivre…       <br />
              <br />
       Quant à Pal, son viatique à lui pour tenter de remplir la vie qui s'est retirée de sa banlieue à mourir sur place, c'est de baiser dans ces lieux porteurs de désolation avec Mélanie, une fille superbe, propre à le consoler du vide abyssal qui l'engloutit. Seul le plaisir pouvait le guérir de l'amertume d'une existence dépourvue de &quot;sens&quot;. Bloqué dans sa vie, privé d'horizons d'attentes, il ressent le besoin impérieux d'exister en elle… avant qu'elle ne risque de s'évanouir, le laissant exsangue…       <br />
              <br />
       Et pour en terminer et rebattre les cartes de ce triptyque où Éros et Thanatos se défient sur fond d'existences coincées entre les murs de cités grises, c'est le portrait de Gary, l'écrivain en panne, crevant à petit feu de sentir la vie se retirer de lui. Alors, il &quot;inventera&quot; sa propre stratégie de survie pour sortir la tête de l'eau où il se noie à coup sûr. Réapparaîtront alors Jay et Pal, investis d'un statut nouveau remettant en perspective la lecture des deux premiers volets et le remettant, lui, en je(u).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57107441-42370237.jpg?v=1623753369" alt="Festival Trente-Trente "Oratorio Vigilant Animal", triptyque d'un noir incandescent" title="Festival Trente-Trente "Oratorio Vigilant Animal", triptyque d'un noir incandescent" />
     </div>
     <div>
      Conçu comme un opéra flamboyant, &quot;Oratorio Vigilant Animal&quot; vaut par sa puissance organique qui déferle à micro ouvert. La musique en live délivrée par l'alto d'Élodie Robine et la guitare de Grégory Buzinet distillant du blues primitif envoûtant, auxquels s'ajoute la basse électrique de Suzanne Péchenard électrisant l'atmosphère, ainsi que les vidéos-paysages de João Garcia, fournissent le cadre du jeu des performeuses. Portant au point d'incandescence la violence de ces hommes à qui la vie fait violence, elles crèvent le plateau de leur présence iconoclaste.       <br />
              <br />
       Que ce soit la charismatique Rébecca Chaillon dont le corps en soi est doué d'une puissance irradiante, l'implosive Audrey Saffré, ou encore la sulfureuse Karelle Prugnaud enchaînant notamment une série de jetés au sol époustouflante, toutes incarnent à fleur de peau la poésie noire de Gianni-Grégory Fornet.       <br />
              <br />
       Le soleil noir de la mélancolie des Chants de Maldoror trouve ici un écho contemporain dans ce moment de théâtre à la beauté convulsive.       <br />
              <br />
       <b>Création du triptyque le mardi 8 juin 2021 (18 h, 18 h 45, 19 h 45)  à La Manufacture CDCN de Nouvelle Aquitaine, Bordeaux La Rochelle, à Bordeaux (33), dans le cadre de la saison chaude du Festival de la forme courte Trente-Trente (8 juin - 3 juillet 2021).</b>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.trentetrente.com/" target="_blank">&gt;&gt; trentetrente.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Oratorio Vigilant Animal", Opus 1, 2 et 3 final</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57107441-42370254.jpg?v=1623753416" alt="Festival Trente-Trente "Oratorio Vigilant Animal", triptyque d'un noir incandescent" title="Festival Trente-Trente "Oratorio Vigilant Animal", triptyque d'un noir incandescent" />
     </div>
     <div>
      Texte et conception, Gianni-Grégory Fornet.       <br />
       Performance et jeu : Rébecca Chaillon, Audrey Saffré et Karelle Prugnaud.       <br />
       Avec la participation à l'image d'Annie Melza Tiburce.       <br />
       Musique originale : Élodie Robine, Suzanne Péchenard et Grégory Vouillat-Buzinet.       <br />
       Films : João Garcia.       <br />
       Son : François Gueurce.       <br />
       Éclairage et technique : Suzanne Péchenart.       <br />
       Costumes : Annie Melza Tiburce.       <br />
       Développement de projet : Catherine Siriphoum/Filigrane Fabrik.       <br />
       Par Dromosphère.       <br />
       Opus 1 : 35 minutes.       <br />
       Opus 2 : 35 minutes.       <br />
       Opus 3 : 40 minutes .       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       Novembre 2021 : Théâtre La Gare Mondiale, dans le cadre du Festival TrafiK, Bergerac (24).       <br />
       5 mars 2022 à 20 h : Théâtre L'Horizon, La Rochelle (17).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/57107441-42370207.jpg</photo:imgsrc>
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   <title>Le triomphe punk de la Mort à Aix-en-Provence</title>
   <pubDate>Mon, 11 Jul 2016 08:03:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Lyrique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Pour cette 68e édition du Festival lyrique d'Aix-en-Provence, un oratorio rare, "Le Triomphe du Temps et de la Désillusion", conclut le cycle Haendel initié en 2014. Avec une distribution talentueuse et le Concert d'Astrée d'Emmanuelle Haïm, l'oratorio édifiant d'un compositeur de vingt-deux ans se mue grâce au metteur en scène Krzysztof Warlikowski en un tableau acide et punk du mal de vivre.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9826053-15881848.jpg?v=1468217781" alt="Le triomphe punk de la Mort à Aix-en-Provence" title="Le triomphe punk de la Mort à Aix-en-Provence" />
     </div>
     <div>
      &quot;Il Trionfo del Tempo e del Disinganno&quot; est le premier oratorio <span style="font-style:italic">(1)</span> composé par Georg Friedrich Haendel, peu après son arrivée à Rome en 1707, sur un livret du cardinal Benedetto Pamphili. Mettant en scène le débat de quatre personnages allégoriques, Beauté et Plaisir d'un côté et de l'autre Temps et Désillusion <span style="font-style:italic">(2)</span>, le message est clair : Beauté doit abandonner le Plaisir et choisir le cloître afin de retrouver Dieu dans la pénitence (en attendant le Salut) puisque &quot;la terre est malade&quot; <span style="font-style:italic">(3)</span> des passions humaines.       <br />
              <br />
       Une révélation ou &quot;désillusion&quot; qui pose question à Krzysztof Warlikowski et au spectateur du XXIe siècle. Comment subvertir ce message idéologique à visée édifiante (dans la Rome de la Contre-Réforme où l'opéra n'a plus droit de cité depuis 1681) que le metteur en scène polonais juge &quot;scandaleux&quot; voire &quot;dangereux&quot; ? Comment transformer cette psychomachie un peu ennuyeuse en un théâtre radical, érotique et mélancolique, au plus près de nos préoccupations ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9826053-15881872.jpg?v=1468217822" alt="Le triomphe punk de la Mort à Aix-en-Provence" title="Le triomphe punk de la Mort à Aix-en-Provence" />
     </div>
     <div>
      Krzysztof Warlikowski trouve la bonne formule dans une proposition à la fois ultra contemporaine (avec l'usage de la vidéo, les références aux mythes modernes punk et rock façon Amy Winehouse ou Kurt Cobain <span style="font-style:italic">(4)</span>) et universelle dans sa façon de déplacer le point de vue moral : ce sera un débat entre Éros et Thanatos, une méditation sur le temps assassin et l'impossibilité de renoncer aux fêtes de la jeunesse, splendides et barbares, amères et condamnées - sous l'emprise de drogues en tout genre. Warlikowski fait le choix d'une vanité théâtralisée à l'esthétique inspirée de l'univers d'un Larry Clark, d'une danse macabre que ne renierait pas Gus Van Sant, période &quot;Drugstore Cowboy&quot;.       <br />
              <br />
       Beauté danse en boîte avec son petit ami pendant l'ouverture allègre de l'oratorio. Ils avalent des cachets (acides, amphétamines ?) et lui (l'impressionnant Pablo Pillaud-Vivien) s'effondre. Il ne survit pas à cette nuit de plaisir et de défonce. La fête est bien finie, son fantôme viendra hanter Beauté, inconsolable. Prise dans l'étau de ses démons contradictoires, la belle Beauté (Sabine Devieilhe tout simplement sublime) choisira la mort - plutôt que le renoncement et la sagesse que conseillent Temps et Désillusion.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9826053-15881873.jpg?v=1468217852" alt="Le triomphe punk de la Mort à Aix-en-Provence" title="Le triomphe punk de la Mort à Aix-en-Provence" />
     </div>
     <div>
      Avec sa scénographie superbe, l'aggiornamento passionnant que ce théâtre destroy, réjouissant et triste propose enrichit donc infiniment cette œuvre de jeunesse sous influence italienne du compositeur allemand. Ses airs virtuoses <span style="font-style:italic">(5)</span>, sa partition inventive, son mélange de gaieté et de lyrisme sont magnifiquement servis par un quatuor de chanteurs au top : Sabine Devieilhe (on l'a dit) tragique et fragile, à la vocalité idéale, le Plaisir troublant et sexy de Franco Fagioli, la Désillusion ambiguë de Sara Mingardo et le Temps royal du ténor Michael Spyres - sans oublier le triomphe du Concert d'Astrée, dirigé par Emmanuelle Haïm.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">(1) Oratorio pour quatre solistes, sans chœur.        <br />
       (2) Ou fin de l'illusion, révélation, vérité, sens du mot italien &quot;disinganno&quot;.       <br />
       (3) Chante Beauté dans la deuxième partie.        <br />
       (4) Warlikowski, quant à lui, a évoqué Sarah Kane, la dramaturge suicidée à vingt-huit ans dans ses notes d'intention.        <br />
       (5) Haendel en recyclera quelques-uns dans ses opéras futurs, tel le magnifique &quot;Lascia le spine, cogli la rosa&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9826053-15881879.jpg?v=1468218073" alt="Le triomphe punk de la Mort à Aix-en-Provence" title="Le triomphe punk de la Mort à Aix-en-Provence" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">12 et 14 juillet 2016 à 22 h.</span>       <br />
              <br />
       Enregistrement disponible sur la chaîne Culturebox.       <br />
              <br />
       Théâtre de l'Archevêché.       <br />
       26 rue Gaston de Saporta, Aix-en-Provence (13).       <br />
       Tel : 08 20 922 923.       <br />
              <br />
       <b>Festival d'Aix-en-Provence</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 30 juin au 20 juillet 2016.</span>       <br />
       <a class="link" href="http://festival-aix.com/fr" target="_blank">&gt;&gt; festival-aix.com</a>       <br />
              <br />
       <b>&quot;Il Trionfo del Tempo e del Disinganno&quot; (1707).</b>       <br />
       Oratorio en deux parties.       <br />
       Musique de Georg Friedrich Haendel (1685-1759).       <br />
       Livret du cardinal Pamphili.       <br />
       En italien surtitré en français et anglais.        <br />
       Durée : 2 h 45 avec entracte.       <br />
              <br />
       Emmanuelle Haïm, direction musicale.       <br />
       Krzysztof Warlikowski, mise en scène.       <br />
       Malgorzata Szcesniak, décors et costumes.       <br />
       Christian Longchamp, dramaturge.       <br />
       Felice Ross, lumières.       <br />
       Claude Bardouil, chorégraphie.       <br />
       Denis Guéguin, vidéo.       <br />
              <br />
       Sabine Devieilhe, Bellezza.       <br />
       Franco Fagioli, Piacere.       <br />
       Sara Mingardo, Disinganno.       <br />
       Michael Spyres, Tempo.       <br />
              <br />
       Le Concert d'Astrée.        <br />
       Benoît Hartoin, orgue.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/9826053-15881848.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-triomphe-punk-de-la-Mort-a-Aix-en-Provence_a1652.html</link>
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   <title>"Le Dernier Évangile" de Thierry Escaich à Notre-Dame de Paris</title>
   <pubDate>Mon, 29 Jun 2015 08:45:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Concerts]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le 30 juin 2015 le compositeur Thierry Escaich donnera son oratorio "Le Dernier Évangile" à Notre-Dame de Paris dans une version pour deux orgues. Il tiendra lui-même le grand orgue de la cathédrale.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7960999-12377440.jpg?v=1435562266" alt=""Le Dernier Évangile" de Thierry Escaich à Notre-Dame de Paris" title=""Le Dernier Évangile" de Thierry Escaich à Notre-Dame de Paris" />
     </div>
     <div>
      Alors qu'il vient d'être officiellement installé au sein de l'Académie des beaux-arts en tant que membre de la section de composition, son opéra &quot;Claude&quot; créé en 2013 à l'Opéra de Lyon vient de sortir en DVD. Rencontre avec une figure majeure de la scène musicale contemporaine.        <br />
              <br />
       <b>Christine Ducq pour La Revue du Spectacle - Vous donnez votre oratorio le 30 juin avec l'organiste Yves Castagnet. Il ne s'agit pas de la version composée en 1999 ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Thierry Escaich -</b> Je l'ai écrit en 1999 mais cette pièce a été créée en 2000 ou 2001 pour les commémorations des deux mille ans du Christianisme dans une version pour orgue, orchestre et chœur. J'avais aussi écrit une transcription pour deux orgues, dont un pour chœur. C'est la version retenue pour le concert du 30 juin.       <br />
              <br />
       <b>Est-ce un oratorio pour un double chœur mixte ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Thierry Escaich -</b> Oui. C'est une division que j'apprécie beaucoup. Chaque chœur a une partie différente. L'un a une partition poétique avec un texte en français, l'autre chante en latin d'après des textes anciens – bibliques et prophétiques. Entre les deux, il y a des repons voire des superpositions. Je tiens beaucoup à deux sources sonores.       <br />
              <br />
       <b>Je vous ai trouvé avec vos étudiants du conservatoire de Paris en plein cours (en classe d'improvisation NDLR). Cette activité d'enseignement nourrit-elle votre travail de compositeur ou êtes-vous plutôt intéressé par l'idée de transmission ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Thierry Escaich -</b> Les deux. J'ai toujours aimé enseigner le piano, l'harmonie, l'orgue. Dans mes cours d'improvisation je vais glaner des idées qui vont inspirer le compositeur et vice-versa. Il n'est pas d'arrêt dans ma vie entre les moments où je viens au conservatoire et les autres. Je ne cesse jamais d'être compositeur.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7960999-12377594.jpg?v=1435574852" alt=""Le Dernier Évangile" de Thierry Escaich à Notre-Dame de Paris" title=""Le Dernier Évangile" de Thierry Escaich à Notre-Dame de Paris" />
     </div>
     <div>
      <b>Vos activités de compositeur et d'improvisateur se nourrissent-elles mutuellement ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Thierry Escaich -</b> Oui. Il y a bien une liaison constante entre tous ces domaines de mon existence. J'ai la chance de composer à tout moment, de pouvoir me retirer en moi-même pour réfléchir à mon travail où que je sois même dans le métro ! [Il rit]. Ensuite, il suffit que prenne mon papier à musique pour commencer à écrire. C'est vrai que je me livre à de nombreuses activités, les concerts, les cours, l'écriture qui gouverne ma vie. J'ai choisi cette vie-là pour pouvoir m'exprimer sur tous les plans. C'est vital pour moi.        <br />
              <br />
       <b>Vous avez écrit un opéra magnifique en collaboration avec Robert Badinter au livret. C'est &quot;Claude&quot; qui vient de sortir en DVD. En avez-vous un autre sur votre bureau ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Thierry Escaich -</b> Oui. Je n'ai pas encore le sujet. Nous sommes en train d'y travailler avec le directeur de l'Opéra de Lyon [Serge Dorny NDLR] qui m'en a passé commande pour la saison 2018-2019.       <br />
              <br />
       <b>Vous avez trouvé votre librettiste ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Thierry Escaich -</b> Pas encore. Nous en sommes au stade de la réflexion et explorons plusieurs pistes avec Serge Dorny. Mais ce projet aboutira à coup sûr.        <br />
              <br />
       <b>Vous avez écrit pour quasiment tous les instruments et pour des effectifs très variés. Qu'est-ce qui vous tenterait encore ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Thierry Escaich -</b> Il reste quelques instruments pour lesquels je n'ai pas encore écrit. La guitare par exemple ou des instruments en solistes comme la flûte. Ce que j'aimerais faire.        <br />
       Je pense aussi explorer différemment des formations pour lesquelles j'ai déjà composé comme le trio pour violon, violoncelle et piano. Si j'en compose un deuxième, il sera complètement différent. Il est des pans entiers de la musique que j'aimerais arpenter. Une seconde collaboration avec le ballet se dessine. J'ai aimé travailler avec Benjamin Millepied à New York, il y a quatre ou cinq ans (&quot;The Lost Dancer&quot; pour le New York City Ballet en 2010 Ndlr). J'aime le mélange danse-vidéo - cette voie m'intéresse énormément.       <br />
              <br />
       <b>Vous aimez les chemins de traverse - accompagner des films, écrire des chansons. Tous les langages vous intéressent ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Thierry Escaich -</b> Beaucoup ! Quand j'accompagne des films muets - non soumis à un impératif commercial donc - je peux exactement faire du Escaich. Un concertiste dialogue avec un cinéaste qui n'est plus et sa musique participe de l'interprétation qu'on peut faire du film. Les Murnau, les Fritz Lang m'intéressent mais j'aimerais aussi composer pour des films actuels. J'aime le cinéma.       <br />
              <br />
       Les chansons, quant à elles, sont le fruit de rencontres amicales, celle de Jean Guidoni notamment. Beaucoup de mes collègues mais aussi mes aînés tels Auric, Cosma ont écrit des chansons et des symphonies. Je m'inscris là dans une lignée de compositeurs qui ont participé à la vie de la cité.        <br />
              <br />
       <b>Vous êtes titulaire du grand orgue de Saint-Etienne-du-Mont à Paris. De quelle nature est votre mission ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Thierry Escaich -</b> Nous sommes deux titulaires en poste une semaine sur deux. Je partage le poste avec Vincent Varnier. C'est vrai que j'ai tendance à être un peu moins présent désormais mais je m'efforce de jouer souvent un week-end complet c'est-à-dire pour quatre offices.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7960999-12379763.jpg?v=1435580022" alt=""Le Dernier Évangile" de Thierry Escaich à Notre-Dame de Paris" title=""Le Dernier Évangile" de Thierry Escaich à Notre-Dame de Paris" />
     </div>
     <div>
      <b>Est-ce la foi qui inspire votre vie ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Thierry Escaich -</b> C'est une vraie relation avec le sacré, avec l'idée de transcendance. J'ai toujours été animé par cette recherche sans laquelle je n'aurai pas passé autant de temps dans les églises depuis que j'ai sept ans ! Cette recherche nourrit mon œuvre même si celle-ci ne se réduit pas au sacré. Certaines pour orgue ne sont pas forcément sacrées. Mais je fais partie de ces compositeurs qui ont réinvesti depuis quelques années le domaine de la musique sacrée - qui avait été délaissé dans les années soixante. Nous sommes quelques-uns à nous y intéresser à nouveau tel Philippe Hersant par exemple.       <br />
              <br />
       <b>Où vous situez-vous dans le paysage de la musique contemporaine ? Cela vous énerve-t-il qu'on qualifie votre musique de tonale ou néo-tonale ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Thierry Escaich -</b> Non, cela ne me dérange pas. Entre compositeurs - quand nous parlons de ceux du passé - nous discutons tendances. Balzac n'appartient pas à la même écurie que Hugo mais quand nous parlons de ces deux-là nous savons qu'ils ont du talent. Quand nous parlons de Brahms et de Wagner nous savons qu'ils n'appartiennent pas à la même famille. Mais, au bout du compte, nous avons de l'estime pour les deux.       <br />
              <br />
       C'est normal qu'on veuille me situer dans tel ou tel mouvement mais il ne faut pas que cela devienne une obsession - comme cela l'a été un moment. Celui-ci est tonal, celui-là est atonal - cela ne suffit pas à expliquer une œuvre. Ma musique est essentiellement tonale mais elle est bien plus que cela. Si vous les écoutez, mes œuvres utilisent un champ assez large et la tonalité est là comme une sorte d'assise - assez forte. Je ne suis pas néo-tonal mais tonal puisque la musique tonale n'a jamais disparu que je sache. Chostakovitch pourrait être mon grand-père car il a vécu jusque dans les années soixante-dix ! J'ai enchaîné. La musique de ceux qui ont prétendu la remplacer n'a pas forcément pris date. Certains engagés dans d'autres recherches sont revenus à une écriture tonale ou modale. C'est vraiment la musique qui s‘écrit maintenant.       <br />
              <br />
       Mais j'ai ma propre vision et ma façon particulière d'utiliser polytonalité et polymodalité. J'ai construit progressivement mon style en cherchant des couleurs spécifiques d'accords. Ce qui compte c'est que le langage soit original, qu'il apporte une intensité, un éclairage qui soit différent de ceux qui l'ont précédé. J'hérite d'un matériau que je transforme et quelqu'un d'autre s'en emparera un jour. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7960999-12379815.jpg?v=1435580513" alt=""Le Dernier Évangile" de Thierry Escaich à Notre-Dame de Paris" title=""Le Dernier Évangile" de Thierry Escaich à Notre-Dame de Paris" />
     </div>
     <div>
      <b>Qui sont vos grands ancêtres ? On cite souvent Messiaen et Dutilleux.</b>       <br />
              <br />
       <b>Thierry Escaich -</b> Ligeti aussi, ne serait-ce que parce qu'il fait un lien avec Béla Bartok, un compositeur qui m'a énormément inspiré. Je m'inscris naturellement dans la lignée des compositeurs français. Messiaen et Dutilleux viennent aussi de Dukas, Tournemire, Franck et du plain-chant grégorien.        <br />
              <br />
       <b>Qu'avez-vous emprunté à Bartok ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Thierry Escaich -</b> D'abord la rythmique très forte, intense, travaillée et aussi sa construction extrême - encore beethovénienne. Et la façon de mettre au point un système d'écriture, une grammaire personnelle faite de beaucoup d'éléments différents - la tonalité, la modalité, le sérialisme, le dodécaphonisme par moment et les emprunts à la musique populaire. Avec tout cela il a réussi à créer un style unique et très reconnaissable. C'est un exemple pour beaucoup et notamment pour moi.        <br />
              <br />
       <b>Le 10 juin vous serez installé à votre fauteuil au sein de l'Académie des beaux-arts. Cette reconnaissance vous importe-t-elle ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Thierry Escaich -</b> Je suis heureux d'y avoir été élu en 2013. Je fréquente là-bas depuis deux ans déjà des artistes fantastiques venus de tous les horizons. A l'Académie se nouent des liaisons entre les arts, des rencontres et cela me plaît énormément. Vous échangez avec des cinéastes, des sculpteurs, des photographes, des peintres. Nous discutons de nos travaux respectifs dans une sorte de bouillonnement créatif. Ce n'est donc pas une question de reconnaissance - que je trouve dans l'existence de mes propres œuvres. Mais je suis heureux d'être parmi eux - dialoguer régulièrement avec quarante artistes de ce niveau c'est rare !       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Interview réalisée le 2 juin 2015.</span>       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Concert à Notre-Dame de Paris le 30 juin 2015 à 20 h 30.</span>       <br />
              <br />
       <b>&quot;Le Dernier Evangile&quot; (1999).</b>       <br />
       Version pour deux orgues.       <br />
       Musique : Thierry Escaich.       <br />
              <br />
       Maîtrise Notre-Dame de Paris.       <br />
       Yves Castagnet, orgue de chœur.       <br />
       Thierry Escaich, grand orgue.       <br />
       Henri Chalet, direction.        <br />
              <br />
       <b>● DVD &quot;Claude&quot; (2013).</b>       <br />
       Opéra en un prologue, seize scènes, deux interscènes et un épilogue.       <br />
       Musique : Thierry Escaich.       <br />
       Livret : Robert Badinter d'après &quot;Claude Gueux&quot; de Victor Hugo.       <br />
       Enregistré en avril 2013 à l'Opéra national de Lyon.       <br />
       Label : Bel Air classique.       <br />
       Distribution : Harmonia Mundi.       <br />
       Sortie : 21 avril 2015.       <br />
       Durée : 123 minutes (avec bonus).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/7960999-12377440.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Dernier-Evangile-de-Thierry-Escaich-a-Notre-Dame-de-Paris_a1381.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>"Et le coq chanta…", c'est Bach à l'Athénée</title>
   <pubDate>Thu, 04 Dec 2014 22:24:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Lyrique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La Compagnie Manque Pas d'Airs est de retour. Son nouveau spectacle "Et le coq chanta…", inspiré des "Passions" de Jean-Sébastien Bach, s'arrête pour cinq dates au Théâtre de l'Athénée* dès le 11 décembre 2014, avant de partir en tournée sur les routes de France.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7238775-11116000.jpg?v=1417728906" alt=""Et le coq chanta…", c'est Bach à l'Athénée" title=""Et le coq chanta…", c'est Bach à l'Athénée" />
     </div>
     <div>
      Nous connaissons la Compagnie Manque Pas d'Airs et son passionnant travail en faveur de l'art lyrique pour tous depuis 2007, et sa production de &quot;Orphée et Eurydice&quot; de Gluck - dans laquelle se fit connaître une certaine Julie Fuchs. En résidence à la Villa Mais d'Ici à Aubervilliers (93), la compagnie poursuit sa quête obstinée d'autres chemins pour l'exploration des grandes œuvres du répertoire. Nouvelle étape en 2011-2012, la scénographe et metteur en scène Alexandra Lacroix rencontre le jeune ténor François Rougier autour du &quot;Mondo della Luna&quot; de Haydn. Un nouveau projet prend forme : donner à voir et à entendre autrement les oratorios de Jean-Sébastien Bach sur la Passion du Christ.        <br />
              <br />
       De ces &quot;Passions&quot;, deux nous sont parvenues intégralement. Il s'agit des fameuses &quot;Passions&quot; selon Saint-Jean et Saint-Matthieu. De la &quot;Passion selon Saint-Marc&quot;, créée en 1731, ne nous est parvenu que le livret de Picander (car la partition est perdue). Quant à une éventuelle &quot;Passion selon Saint-Luc&quot;, elle fut probablement composée mais est aujourd'hui totalement disparue - si on en croit le spécialiste de Bach, Gilles Cantagrel. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7238775-11116001.jpg?v=1417728945" alt=""Et le coq chanta…", c'est Bach à l'Athénée" title=""Et le coq chanta…", c'est Bach à l'Athénée" />
     </div>
     <div>
      Que nous propose donc la Compagnie Manque Pas d'Airs ? Sortir de la forme traditionnelle de l'oratorio (et de sa solennité pour ce qui est du concert) pour mieux restituer le caractère théâtral des &quot;Passions&quot; de Bach, ces véritables drames liturgiques. Treize interprètes qui sont chanteurs, comédiens et danseurs vont composer une famille d'aujourd'hui, rejouant à partir des représentations artistiques de la Cène les motifs de la trahison, du règlement de comptes et des déchirements dans une communauté qui vit ses dernières heures.        <br />
              <br />
       Dans une tentative pluridisciplinaire qui ambitionne de nous faire entendre un autre Bach plus incarné, plus actuel, les artistes entendent faire dialoguer le texte, la musique, l'espace et les corps. À la direction musicale : Christophe Grapperon. Chef associé de Laurence Equilbey pour le chœur Accentus, il dirigera une partition composée à partir d'un découpage inédit dans l'œuvre de Bach. En ce qui concerne les &quot;Passions&quot; perdues, ce sont les textes de Marc et Luc qui seront donnés à entendre en allemand et en français. Quatre points de vue pour quatre évangélistes sur un même drame, la trahison du Christ, voilà qui devrait scéniquement faire entrer en résonance spiritualité et chair, et nous interpeller.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">*Le spectacle a été créé le 12 novembre à Meudon.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7238775-11116015.jpg?v=1417728995" alt=""Et le coq chanta…", c'est Bach à l'Athénée" title=""Et le coq chanta…", c'est Bach à l'Athénée" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Spectacle les 11, 13, 14, 16 et 17 décembre 2014 à 20 h.</span>       <br />
              <br />
       Théâtre de l'Athénée-Louis Jouvet, 01 53 05 19 19.       <br />
       7 rue Boudreau 75009.       <br />
       <a class="link" href="http://www.athenee-theatre.com/" target="_blank">&gt;&gt; athenee-theatre.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       19 décembre 2014 : Théâtre de Chelles (77).       <br />
       20 mars 2015 : Centre des Bords de Marne, Perreux-sur-Marne (94).       <br />
       26 mars 2015 : Salle Gramont du Conservatoire de Puteaux, Puteaux (92).       <br />
       28 mars 2015 : L'Orange Bleue, Eaubonne (95).       <br />
       2 avril 2015 : La Coursive Scène nationale, La Rochelle (17).       <br />
       4 avril 2015 : Théâtre, Fontainebleau (77).       <br />
              <br />
       <b>&quot;Et le Coq chanta…&quot;</b>       <br />
       Théâtre musical en trois tableaux.       <br />
       Musique : J. S. Bach.       <br />
       Livret en français et en allemand.       <br />
       Durée : 1 h 50.       <br />
              <br />
       Conception et adaptation : Alexandra Lacroix et François Rougier.       <br />
       Mise en scène : Alexandra Lacroix.       <br />
       Direction musicale : Christophe Grapperon.       <br />
       Scénographie : A. Lacroix, Mathieu Lorry-Dupuy.       <br />
       Lumières : Anne Vaglio.       <br />
       Costumes : Céline Perrigon.        <br />
       Travail corporel : Francesca Bonato, Nicolas Hubert, Natalia Jaime Cortez, Sylvain Riéjou.        <br />
              <br />
       Morgane Bucher, soprano.       <br />
       Théophile Alexandre, alto.       <br />
       François Rougier, ténor.       <br />
       Mathieu Dubroca, baryton.       <br />
       Mathieu Lécroart, baryton-basse.       <br />
       Julie Dumas, comédienne.       <br />
       Simon Pitaqaj, comédien.       <br />
       Sharman Plesner, premier violon.       <br />
       Ion Olaberria, hautbois.       <br />
       Patrick Oliva, violon, alto.       <br />
       Alice Coquart, violoncelle.       <br />
       Camille Delaforge, clavecin, orgue.       <br />
       François Leyrit, contrebasse.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/7238775-11116000.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Et-le-coq-chanta--c-est-Bach-a-l-Athenee_a1244.html</link>
  </item>

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