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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-07-12T17:35:21+02:00</dc:date>
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   <title>"One Song" La vie en boucle… Comme le saphir sur un vinyle rayé, actrices et acteurs creusent le même sillon</title>
   <pubDate>Mon, 08 Apr 2024 17:11:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   En 2022, pour la 76e édition du Festival d'Avignon, l'artiste flamande Miet Warlop a été invitée à joindre sa contribution à l'écriture de l'"Histoire(s) du Théâtre". De ce projet collectif est né "One Song", quatrième volet d'un cycle monumental explorant les arcanes du théâtre… Sous l'œil d'un métronome battant obstinément la mesure d'un temps endiablé, la chanson-titre est clamée jusqu'à épuisement par les gladiateurs présents dans l'arène. Sous les commentaires débridés de leur guide-speakerine haut perchée (dans les gradins), leur performance autant artistique que sportive métaphorise le mantra de toute création : la répétition à haute fréquence jusqu'à extinction… des feux de la rampe.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79389460-57505446.jpg?v=1712590716" alt=""One Song" La vie en boucle… Comme le saphir sur un vinyle rayé, actrices et acteurs creusent le même sillon" title=""One Song" La vie en boucle… Comme le saphir sur un vinyle rayé, actrices et acteurs creusent le même sillon" />
     </div>
     <div>
      Sur le plateau inondé d'une lumière crue, des instruments de musique attendent que cinq sportifs en short et maillot veuillent bien s'en emparer. Après s'être soumis au rituel de l'échauffement, de manière furieuse jusqu'à s'effondrer, ils feront rugir les batteries en se jetant sur les percussions, s'éreinteront en jouant du violon en équilibre sur une poutre, se jetteront dans un corps à corps exalté avec la contrebasse, ou encore entonneront &quot;la chanson&quot; en courant à grandes foulées sur un tapis roulant devenu fou. Collectif des musiciens sportifs déchaînés trouvant son écho dans celui des supporters des tribunes, arborant les écharpes, les exhortations, les sifflets des aficionados des stades. Le tout pimenté des déambulations incessantes d'une pom-pom girl masculine aux chorégraphies toniques.       <br />
              <br />
       Lorsque l'on aura ajouté à ce panoramique que la speakerine de l'événement sportif-musical (ou musical-sportif, à votre &quot;agrès&quot;) n'est autre que l'artiste performeuse toute d'orange vêtue, crachouillant ou riant à se tordre au micro en commentant à gorge égosillée &quot;la rencontre&quot;, on aura à peu près tout dit du dispositif. Et puis… euh rien d'autre, ou pas grand-chose… Ah si… de l'eau tombant des cintres, moment rafraîchissant pour souligner que même face à l'adversité des éléments naturels, rien ne peut entamer l'extraordinaire énergie (effectivement sur-réelle !) des membres de ce collectif, solidaires comme pas un.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79389460-57505448.jpg?v=1712590795" alt=""One Song" La vie en boucle… Comme le saphir sur un vinyle rayé, actrices et acteurs creusent le même sillon" title=""One Song" La vie en boucle… Comme le saphir sur un vinyle rayé, actrices et acteurs creusent le même sillon" />
     </div>
     <div>
      Une longue heure durant, une éternité à l'échelle d'un spectateur non irradié par la débâcle d'énergie &quot;ciné-tique&quot;, se répéteront sans faillir les mêmes motifs : engagement absolu et épuisement total des corps, musique paroxystique justifiant les bouchons d'oreille distribués généreusement à l'entrée, chanson répétitive entonnée à tue-tête, etc. Un cycle… recyclé à l'envi, une compulsion de répétition du même pouvant être dupliqué à l'infini.       <br />
              <br />
       Certes, les (bonnes) intentions sont ici &quot;criantes&quot;… En transposant dans une arène sportive les oscillations qui traversent toute création - et la sienne tout particulièrement -, l'artiste performeuse met en abyme l'importance du collectif, de l'entraide, de la répétition inlassable d'efforts démentiels à déployer sans relâche pour aboutir à une forme artistique jamais close, restant toujours à questionner même lorsqu'elle prend la forme d'une boucle apparemment parfaite. Cependant, l'énergie circulaire… tourne ici cruellement en rond. Face à cette chorégraphie musicale et sportive, un autre marathon emblématique se rappelle à nous, modifiant le titre de cet article : <span style="font-style:italic">&quot;On achève bien… les disciples inconditionnels du théâtre&quot;.</span>       <br />
              <br />
       <b>Vu le mercredi 27 mars dans la Grande salle Vitez du TnBA de Bordeaux.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"One Song"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79389460-57505460.jpg?v=1712590839" alt=""One Song" La vie en boucle… Comme le saphir sur un vinyle rayé, actrices et acteurs creusent le même sillon" title=""One Song" La vie en boucle… Comme le saphir sur un vinyle rayé, actrices et acteurs creusent le même sillon" />
     </div>
     <div>
      Texte : Miet Warlop, avec le conseil artistique de Jeroen Olyslaegers.       <br />
       Traduction du texte : Erik Borgman.       <br />
       Conception, mise en scène et scénographie : Miet Warlop.       <br />
       Avec : Simon Beeckaert, Elisabeth Klinck, Willem Lenaerts, Milan Schudel, Melvin Slabbinck, Joppe Tanghe, Karin Tanghe, Wietse Tanghe, Sid Djamel Besseghir, Rint Dens †, Judith Engelen, Marius Lefever, Flora Van Canneyt.       <br />
       Musique : Maarten Van Cauwenberghe.       <br />
       Création sonore : Bart Van Hoydonck, Raf Willems.       <br />
       Création Costume : Carol Piron &amp; Filles à Papa.       <br />
       Création Lumière : Dennis Diels.       <br />
       Dramaturgie : Giacomo Bisordi.       <br />
       Assistant à la dramaturgie : Kaatje De Geest.       <br />
       Réalisation accessoires et costumes : Ateliers NTGent.       <br />
       Régie générale, lumière et plateau : Jean-Luc Malavasi.       <br />
       Direction technique et régie générale, Oliver Houttekiet.       <br />
       Régie technique : Flup Beys, Dietrich Lerooij, Gilles Roosen, Bart Van Hoydonck, Raf Willems, Laurent Ysebaert, Pieter Kinoli.       <br />
       Production NTGent et Miet Warlop/Irene Wool vzw.       <br />
       Durée 1 h.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79389460-57506058.jpg?v=1712594331" alt=""One Song" La vie en boucle… Comme le saphir sur un vinyle rayé, actrices et acteurs creusent le même sillon" title=""One Song" La vie en boucle… Comme le saphir sur un vinyle rayé, actrices et acteurs creusent le même sillon" />
     </div>
     <div>
      <b>Tournée</b>       <br />
       5 et 6 avril 2024 : Palais des Beaux-Arts de Charleroi, Charleroi (Belgique).       <br />
       4 mai 2024 : Concertgebouw Brugge, Bruges (Belgique).       <br />
       11 et 12 mai 2024 : Stadsschouwburg De Harmonie, Leeuwarden (Pays-Bas).       <br />
       21 et 22 mai 2024 : Cankarjev Dom, Ljubljana (Slovénie).       <br />
       28, 29, 31 mai, 1 et 2 juin 2024 : Teatro Bellini, Naples (Italie).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/79389460-57505446.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/One-Song-La-vie-en-boucle-Comme-le-saphir-sur-un-vinyle-raye-actrices-et-acteurs-creusent-le-meme-sillon_a3872.html</link>
  </item>

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   <title>•In 2022• "One Song" Beaucoup de bruit pour (presque) rien…</title>
   <pubDate>Sat, 16 Jul 2022 07:35:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2022]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Après Angelica Liddell l'an dernier et son flamboyant "Liebestod" où l'artiste madrilène éclairait les origines de son théâtre en convoquant sur une musique de Wagner la figure d'un toréro andalou révolutionnaire, l'artiste flamande Miet Warlop, invitée de la 76e édition, s'y essaye. Poursuivant l'écriture de l'"Histoire(s) du Théâtre" afin d'y ajouter un quatrième volet, le sien, elle présente une forme relevant plus d'un projet de recherche à ses débuts que d'un "spectacle" à (re)présenter dans le cadre du cahier des charges du IN     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66085802-47025233.jpg?v=1657951312" alt="•In 2022• "One Song" Beaucoup de bruit pour (presque) rien…" title="•In 2022• "One Song" Beaucoup de bruit pour (presque) rien…" />
     </div>
     <div>
      Sur le plateau inondé d'une lumière crue, des instruments de musique attendent que cinq sportifs en tenue veuillent bien s'en emparer, après échauffement de rigueur. De manière furieuse, jusqu'à ce qu'épuisement s'ensuive, en short et maillot ils feront rugir les batteries en se jetant sur les percussions, s'éreinteront sur une poutre jouant en équilibre du violon, ou encore hurleront la même chanson en boucle tout en courant à grandes foulées sur un tapis roulant. Le collectif de ces sportifs musiciens trouvant son écho dans celui de cinq supporters massés sur des gradins et arborant fièrement la panoplie, les exhortations, les sifflets, desdits aficionados sportifs. Le tout agrémenté des soubresauts sautillants d'une pom-pom girl masculine peu avare de ses efforts &quot;spectaculaires&quot;.       <br />
              <br />
       Lorsque l'on aura ajouté que le speaker de l'événement &quot;sportif musical&quot; (ou &quot;musical sportif&quot;, à votre &quot;agrès&quot;) n'est autre que l'artiste performeuse toute de rouge vêtue, crachouillant ou riant à se tordre au micro en commentant la rencontre, on aura à peu près tout dit du dispositif. Et puis… Rien d'autre, ou pas grand-chose… Ah si… de l'eau tombant des cintres, moment rafraîchissant (il fait chaud à Avignon) pour souligner au stabilo que même face à l'adversité des éléments naturels, rien ne peut entamer l'extraordinaire énergie du collectif.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66085802-47025234.jpg?v=1657951368" alt="•In 2022• "One Song" Beaucoup de bruit pour (presque) rien…" title="•In 2022• "One Song" Beaucoup de bruit pour (presque) rien…" />
     </div>
     <div>
      Une longue heure durant, une éternité à l'échelle du spectateur laissé pour compte, se répéteront en boucle les mêmes motifs - engagement absolu et épuisement total des corps, musique paroxystique justifiant les bouchons d'oreille distribués généreusement à l'entrée, chanson répétée en boucle, etc.). Un cycle répétitif du même identique à lui-même, du même pouvant être dupliqué à l'infini.       <br />
              <br />
       Certes, les intentions sont ici (très, beaucoup trop) &quot;criantes&quot;… En transposant dans une arène sportive les mouvements qui traversent toute création - et la sienne n'y échappe pas - l'artiste performeuse met en abyme l'importance du collectif, de l'entraide, de la répétition inlassable d'efforts acharnés pour aboutir à une forme artistique restant toujours à questionner. Cependant, l'énergie circulaire… tourne cruellement en rond, manquant la cible de la catégorie &quot;Indiscipline&quot;. Face à l'histoire de ses abîmes, un autre marathon de danse (saisissant, lui) surgit pour pouvoir proposer un autre titre à cet article : <span style="font-style:italic">&quot;On achève bien les théâtreux indisciplinés&quot;…</span>       <br />
              <br />
       <b>Vu le mercredi 13 juillet dans la Cour du lycée Saint Joseph à Avignon.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"One Song"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66085802-47025240.jpg?v=1657951419" alt="•In 2022• "One Song" Beaucoup de bruit pour (presque) rien…" title="•In 2022• "One Song" Beaucoup de bruit pour (presque) rien…" />
     </div>
     <div>
      Texte : Miet Warlop avec le conseil artistique de Jeroen Olyslaegers.       <br />
       Conception, mise en scène et scénographie : Miet Warlop.       <br />
       Avec : Simon Beeckaert, Kris Auman, Elisabeth Klinck, Willem Lenaerts, Milan Schudel, Melvin Slabbinck, Joppe Tanghe, Karin Tanghe, Wietse Tanghe.       <br />
       Avec la participation de : Imran Alam, Stanislas Bruynseels, Judith Engelen, Flora Van Canneyt.       <br />
       Musique : Maarten Van Cauwenberghe.       <br />
       Dramaturgie : Giacomo Bisordi.       <br />
       Assistante à la dramaturgie : Kaatje De Geest.       <br />
       Lumière : Dennis Diels.       <br />
       Son : Bart Van Hoydonck.       <br />
       Costumes : Carol Piron.       <br />
       Production : NTGent &amp; Miet Warlop, Irene Wool vzw.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon In 2022•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 8 au 14 juillet.</span>       <br />
       Tous les jours à 22 h, relâche le dimanche.       <br />
       Cour du lycée Saint-Joseph, 62, rue des Lices, Avignon.       <br />
       <a class="link" href="https://festival-avignon.com/" target="_blank">&gt;&gt; festival-avignon.com</a>       <br />
       Réservations : 04 90 14 14 14.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       Du 20 au 21 septembre 2022 : Actoral,  Marseille (13).       <br />
       Du 28 au 29 septembre 2022 : TANDEM - Scène nationale Arras-Douai, Douai (59).       <br />
       Du 1er au 7 octobre 2022 : NTGent, Gand (Belgique).       <br />
       Du 25 au 28 octobre 2022 : Berlin – Hebbel am Ufer Theater, Berlin (Allemagne).       <br />
       10 novembre 2022 : – Rotterdamse Schouwburg, Rotterdam (Pays-Bas).        <br />
       18 novembre 2022 : CC Leietheater,  Deinze (Belgique).       <br />
       26 novembre 2022 : Cultuurcentrum Strombeek Grimbergen,  Strombeek (Belgique).       <br />
       Du 1er au 2 février 2023 : La Comédie de Valence, Valence (26).        <br />
       Du 6 au 7 mars 2023 : Internationaal Theater Amsterdam,  Amsterdam (Pays-Bas).       <br />
       22 mars 2023 : Cultuurhuis De Warande, Turnhout (Belgique).       <br />
       Du 24 au 25 mars 2023 : deSingel, Anvers (Belgique).       <br />
       Du 28 au 31 mars 2023 : Théâtre Dijon Bourgogne, Dijon (21).       <br />
       Du 6 au 7 avril 2023 : Teatre Lliur, Barcelone (Espagne).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66085802-47025244.jpg?v=1657951532" alt="•In 2022• "One Song" Beaucoup de bruit pour (presque) rien…" title="•In 2022• "One Song" Beaucoup de bruit pour (presque) rien…" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/66085802-47025233.jpg</photo:imgsrc>
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   <title>"Coquelicot" Prisca Demarez Un tourbillon de vie en jupe de tulle rouge</title>
   <pubDate>Tue, 05 Jul 2022 16:26:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Isabelle Lauriou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Trib'Une]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Alors que Peter Brook prenait son envol ce samedi 2 juillet, laissant au théâtre un espace définitivement vide, je prenais place au Théâtre de la Contrescarpe en soirée pour assister à un spectacle avec en tête d'affiche Prisa Demarez. Quand son attaché presse - un super mec ! (on ne remercie pas assez les attachés de presse) Passionné - m'a envoyé les infos, j'ai dit : oui ! Sans hésiter.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65856418-46905321.jpg?v=1657032737" alt=""Coquelicot" Prisca Demarez Un tourbillon de vie en jupe de tulle rouge" title=""Coquelicot" Prisca Demarez Un tourbillon de vie en jupe de tulle rouge" />
     </div>
     <div>
      Prisca Demarez, je me souvenais d'elle dans le rôle de la méchante reine dans la comédie musicale &quot;Blanche Neige&quot; qui se jouait à Bobino. J'avais embarqué mon fils, alors âgé de 6 ans, et il s'était ennuyé, sauf devant les sept nains qui étaient <span style="font-style:italic">&quot;vachement marrants&quot;</span> et parce que la reine faisait <span style="font-style:italic">&quot;un petit peu peur de temps en temps&quot;</span>. La Reine, majuscule et magistrale Prisca. Sans elle, le show n'aurait donc pas été le même. La voix, le corps et l'énergie qu'elle déployait sur scène étaient époustouflantes ! Quelques heures plus tard, grâce au réseau social, j'ai envoyé un message très court à l'artiste pour la féliciter de m'avoir tenu sur le siège de Bobino jusqu'au bout. Saluant sa performance.       <br />
              <br />
       La revoir, seule cette fois, car entre &quot;Blanche neige&quot; et &quot;Coquelicot&quot;, il s'en est passé des shows ! De &quot;Cats&quot; à &quot;Avenue Q&quot; en passant par l'excellent &quot;Cabaret&quot;, elle en a joué des spectacles de haut niveau. Mais elle n'était pas en solo. Là, oui ! Presque, car un excellent claviste accompagne sa voix divine.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65856418-46905323.jpg?v=1657032865" alt=""Coquelicot" Prisca Demarez Un tourbillon de vie en jupe de tulle rouge" title=""Coquelicot" Prisca Demarez Un tourbillon de vie en jupe de tulle rouge" />
     </div>
     <div>
      Prisca est bien là ! Elle donne, elle joue, elle chante et partage ce bonheur palpable d'être sur une scène et d'y être bien. Si bien, qu'elle pourrait même <span style="font-style:italic">&quot;mourir sur scène&quot;</span>. Dans &quot;Coquelicot&quot;, elle se livre, c'est elle, l'artiste. Elle raconte au public, un bout de son parcours, les idées reçues sur son métier, les incompréhensions des uns et des autres, les siens, ses proches comme souvent, malheureusement. Faire plaisir pour ne pas trahir, accepter de s'éloigner, loin, très loin, de son désir. Tel a été le destin de Prisca Demarez. Puis, soudain, le désir devient plus fort et agir c'est sauver sa peau, <span style="font-style:italic">&quot;être ce qu'on est, vivre ce qu'on veut&quot;</span> pour ne pas sombrer piano piano…       <br />
              <br />
       Elle a travaillé dur mais, toujours, elle a été passionnée. Cela se sent, se ressent tant elle offre aux spectateurs le bonheur de jouer, d'être là, si vivante, si débordante d'envie, si belle et surtout sensationnelle. Car, des espaces vides qu'elle a rencontrés sur son chemin, l'artiste a pris une place à chaque recoin d'une scène pour incarner, chanter et danser. Voilà toute la beauté de son &quot;Coquelicot&quot; : <span style="font-style:italic">&quot;petit pavot sauvage à fleur rouge vif&quot;</span>. Vêtue d'une jupe en tulle rouge, elle tourbillonne de vie autour de son récit ponctué de chansons sans jamais déborder. Juste ce qu'il faut pour émouvoir, le dernier morceau, en particulier.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65856418-46905332.jpg?v=1657032898" alt=""Coquelicot" Prisca Demarez Un tourbillon de vie en jupe de tulle rouge" title=""Coquelicot" Prisca Demarez Un tourbillon de vie en jupe de tulle rouge" />
     </div>
     <div>
      Prisca Demarez, il faut aller la voir, mieux, aller l'entendre et écouter. L'entendre et profiter.       <br />
              <br />
       Peter Brook s'en est allé, triste nouvelle pour le monde du spectacle vivant, alors quoi de plus rassurant de voir que l'espace continue d'être occupé par des artistes brillants qui, avec pour seuls complices : la musique, le chant, le corps, leur voix et sans autre décor, ne partagent que la beauté de leur immense talent.       <br />
              <br />
       Ainsi va la vie, ainsi est Prisca Demarez et son solo que je vous recommande chaudement cet été.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Coquelicot"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65856418-46905335.jpg?v=1657032931" alt=""Coquelicot" Prisca Demarez Un tourbillon de vie en jupe de tulle rouge" title=""Coquelicot" Prisca Demarez Un tourbillon de vie en jupe de tulle rouge" />
     </div>
     <div>
      One woman show musical.       <br />
       Texte : Prisca Demarez.       <br />
       Mise en scène : Franck Vincent.       <br />
       Avec : Prisca Demarez.       <br />
       Piano : Stan Cramer ou Shay Alon.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 19 juin au 10 août 2022.</span>       <br />
       3, 16, 22, 23 et 27 juillet à 19 h ; 2 juillet, 3 et 10 août à 21 h.       <br />
       Théâtre de la Contrescarpe, Paris 5e, 01 42 01 81 88.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredelacontrescarpe.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatredelacontrescarpe.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/65856418-46905321.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Coquelicot-Prisca-Demarez-Un-tourbillon-de-vie-en-jupe-de-tulle-rouge_a3327.html</link>
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   <title>"Un monsieur qui n'aime pas les monologues" Comment jouer avec les mots pour révéler l'absurde du monde ordinaire</title>
   <pubDate>Sat, 20 Nov 2021 17:19:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Quand le jeune Georges Feydeau aiguisait sa plume en commettant ses "Monologues" dans ce XIXe siècle finissant où les bourgeois - desquels il faisait partie - prêtaient le flanc à sa verve caustique, il ne pouvait se douter qu'au début du troisième millénaire, d'autres à sa suite seraient tentés de les "réinterpréter". Il suffirait pourtant d'actualiser quelques noms (propres… au sarcasme), en les remplaçant par ceux alors en vogue, et le tour serait "joué", tant la vérité humaine est de nature à perdurer.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/60413579-44219753.jpg?v=1637426791" alt=""Un monsieur qui n'aime pas les monologues" Comment jouer avec les mots pour révéler l'absurde du monde ordinaire" title=""Un monsieur qui n'aime pas les monologues" Comment jouer avec les mots pour révéler l'absurde du monde ordinaire" />
     </div>
     <div>
      Michel Allemandou l'a pressenti pour, avec envie, fougue et (im)pertinence, projeter sur l'avant-scène de &quot;La Lucarne&quot; ces vignettes décapantes regroupées sous le titre de l'une d'elles faisant figure d'antiphrase : &quot;Un monsieur qui n'aime pas les monologues&quot;. Dans un stand-up aux allures aussi échevelées que leur interprète, l'acteur metteur en scène parcourt au pas de charge une foultitude de situations, toutes différentes… et à la fois semblables, leur point d'ancrage étant le personnage narrateur hautement satisfait de lui-même. Ainsi, nourri d'une logorrhée articulée à une douce folie, le comédien débite avec la foi du charbonnier ses élucubrations, mixant des énormités de raisonnement à une logique irréfutable.       <br />
              <br />
       Que ce soit l'homme au mal de dents compromettant un mariage mirifique, l'économe riche de se priver de tout et enseignant à son neveu désargenté cette vertu bénéfique, le monologue de l'épouse parlant &quot;inconsciemment&quot; dans son sommeil, le futur député à la pêche de ses électeurs, le théâtre détruit par ceux qui le font, la revue inénarrable d'actualités et la supercherie manifeste de Christophe Colomb, la célébrité tenant à un nom célèbre, l'élixir de jeunesse à base d'organes pilés, le crime parfait d'un innocent par une nuit de lune… et le monsieur qui n'aime pas les monologues, tout est bâti autour des métamorphoses du même.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/60413579-44219756.jpg?v=1637426822" alt=""Un monsieur qui n'aime pas les monologues" Comment jouer avec les mots pour révéler l'absurde du monde ordinaire" title=""Un monsieur qui n'aime pas les monologues" Comment jouer avec les mots pour révéler l'absurde du monde ordinaire" />
     </div>
     <div>
      Le nouveau philosophe, imbu de ses monstrations à retourner la tête, déploie tous les registres des mimiques de circonstance. Qu'il soit coiffé d'un chapeau, d'une perruque ou tête nue, qu'il enfile ou non ses gants blancs, il est la réincarnation des Bouvard et Pécuchet contemporains en visite chez des cousins de Bordeaux. Rien ne résiste à sa faconde assurée, ni les attendus communs, ni les communes pensées resucées, tant la pensée mise en commun lui semble un lieu commun qu'il dynamite sans commune mesure. Lui seul sait et dit le monde. Amen.       <br />
              <br />
       Ça rit, ça grince, ça fuse… Rien ne semble pouvoir endiguer le flux de ces mots &quot;renversants&quot; tant et si bien que, cul par-dessus tête, ils prennent vie pour délivrer un sens insensé qui décape toutes les représentations raisonnables. Comme si la logique du syllogisme était convoquée en coulisses pour pousser la raison raisonnante aux confins de ses tensions internes afin de faire exploser au grand jour le ridicule de certitudes partagées communément.       <br />
              <br />
       Et ce jusqu'à la chute, point d'orgue ironique de la performance, se présentant comme une mise en abyme des autres monologues : &quot;Un monsieur qui n'aime pas les monologues&quot; fait descendre dans la salle le comédien, assis au premier rang des spectateurs, pour vilipender celui qui une heure durant nous a abreuvé de ses soliloques tordus.       <br />
              <br />
       Même si parfois, et ce, dans le droit fil de l'époque où il a été écrit, le texte de Georges Feydeau - &quot;remastérisé&quot; pour y substituer le nom de personnalités politiques en vue - n'échappe pas à quelques facilités propres à plaire à moindre coût, le fond du propos reste de grande actualité tant il touche à l'essentiel : l'absurde de la condition humaine et de ses représentants… dont nous sommes. Quant à son interprétation, précipitant calembours et coupures de rythmes, elle est au-dessus de tout soupçon raisonnable tant le rôle endossé par le comédien semble ici avoir été taillé à ses mesures, démesurées à l'envi.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Un monsieur qui n'aime pas les monologues"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/60413579-44219759.jpg?v=1637426846" alt=""Un monsieur qui n'aime pas les monologues" Comment jouer avec les mots pour révéler l'absurde du monde ordinaire" title=""Un monsieur qui n'aime pas les monologues" Comment jouer avec les mots pour révéler l'absurde du monde ordinaire" />
     </div>
     <div>
      D'après &quot;Les Monologues&quot; de Georges Feydeau.       <br />
       Création originale du Gai saVoir !!! théâtre.       <br />
       Conception et mise en scène : Michel Allemandou.       <br />
       Avec : Michel Allemandou.       <br />
       Lumières et espace sonore : Lucas Baruche et Lucas Fortune.       <br />
       Regards extérieurs : Clovis Lepage et Christophe Caley.       <br />
       Durée 1 h.       <br />
              <br />
       <b>Vu le vendredi 5 novembre à 20 h au Théâtre La Lucarne à Bordeaux.</b>       <br />
       A été représenté dans ce lieu du 4 au 7 novembre 2021.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/60413579-44219753.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Un-monsieur-qui-n-aime-pas-les-monologues-Comment-jouer-avec-les-mots-pour-reveler-l-absurde-du-monde-ordinaire_a3105.html</link>
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