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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-07-19T17:43:33+02:00</dc:date>
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   <title>Festival au Village : Joies de vivre et Désirs de théâtre (2)</title>
   <pubDate>Wed, 19 Jul 2017 08:31:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Festivals]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   C'était à Brioux-sur-Boutonne, un festival à la campagne qui s'est déroulé du 7 au 15 juillet. La Revue du Spectacle était présente et a pu voir, entendre... l'âme d'un village vibrer et entendre battre le cœur d'une amicale bande de passionnés.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/15843708-20924622.jpg?v=1500446191" alt="Festival au Village : Joies de vivre et Désirs de théâtre (2)" title="Festival au Village : Joies de vivre et Désirs de théâtre (2)" />
     </div>
     <div>
      Dans une grange aménagée.        <br />
       Michel Arbatz qui, dans &quot;Desnos et merveilles&quot;, avec l'appui de sa guitare et la simplicité d'un chanteur raconteur, conte la vie d'un poète à l'âme d'enfant et au destin tragique. Entre textes et images, ce spectacle est plus qu'un émouvant hommage, c'est une transmission, une (re)découverte.       <br />
              <br />
       Dans un jardin privé.        <br />
       &quot;La Fresque &amp; La Poème&quot; (Cie Bal). Dans ce spectacle, Jeanne Mordoj montre une maîtrise de son corps qui la conduit aux marges du butô et du kathakali. À l'extrême de la performance. Dessinant, le dos collé à un mur lisse et blanc et les yeux fermés, les contours de son corps, ses mouvements, ses contorsions. Les traces laissées sont de véritables œuvres d'&quot;anthropométries&quot; au féminin.       <br />
              <br />
       Puis, comme projetée, Jeanne Mordoj avance sur un podium comme mue par une puissance supérieure. Animée, contrainte par une capacité à produire en permanence des œufs comme d'autres, dans le conte de Perrault &quot;les fées&quot;, des perles ou des couleuvres.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/15843708-20924653.jpg?v=1500446609" alt="Festival au Village : Joies de vivre et Désirs de théâtre (2)" title="Festival au Village : Joies de vivre et Désirs de théâtre (2)" />
     </div>
     <div>
      C'est une vision dynamique du corps féminin que Jeanne Mordoj, dans un juste retour des choses, affirme comme une évidence. Le droit accordé à l'Art de présenter un corps grotesque et inquiétant qui, dans sa puissance, est à égalité des masques et des rituels primitifs.       <br />
              <br />
       Dans la même cour        <br />
       Le lendemain, &quot;Le Quatuor les Trilles&quot; (Guillaume Fontanarosa), dont les cordes ont l'agilité diabolique, présente une œuvre d'Allessandro Annunziata qui pousse à leurs limites du silence les crissements et glissements de l'archet. Puis il joue avec le sens du rythme du jeune Mozart, avant de rendre un hommage romantique à la nuit qui est tombée en interprétant une œuvre de Mendelsohn. Elle-même dédiée à Beethoven.       <br />
              <br />
       Lors d'un entre-deux, au cours duquel les instrumentistes accordent leurs violons et le violoncelle, la cloche de l'église voisine donnait un &quot;La&quot; facétieux accompagnant pour un instant amical l'harmonie du lieu. Le morceau de Piazzola qui suit est concis et clair. Un &quot;calo&quot; tzigane clôt la soirée. Le public conquis montre son enthousiasme.       <br />
              <br />
       Dans un verger        <br />
       Un lâcher de clowns. Des élèves comédiens de l'école d'Évry Courcouronnes, au pied d'un pommier, foulant l'herbe, se révèlent frères humains en liberté à la découverte des sens. À la recherche &quot;de&quot; sens. À la fois étranges et inquiétants, quelquefois violents, découvrant le jeu, &quot;se&quot; découvrant. Soudés, complices. Le public est d'abord surpris, puis adore.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/15843708-20924772.jpg?v=1500447699" alt="Festival au Village : Joies de vivre et Désirs de théâtre (2)" title="Festival au Village : Joies de vivre et Désirs de théâtre (2)" />
     </div>
     <div>
      Dans une pâture       <br />
       Au flanc d'un coteau en lisière de bois avec l'appui de quinze comédiens du Théâtre de l'Unité, Jacques Livchine met en scène &quot;Oncle Vania&quot; d'Anton Tchekhov. Le dispositif est élargi à l'extrême de l'horizon et du champ visuel, entre bergerie et clôture. Les comédiens du théâtre de l'unité jouent dans un respect absolu du texte. À ce point même que ses vérités apparaissent comme autant d'anachronismes nécessaires à la comédie (au rire et à la scène). Ce que certains ont du mal à croire.       <br />
              <br />
       Et de manière spectaculaire et silencieuse la troupe apporte une réponse simple à la querelle savante sur la nature du théâtre entre réalisme et symbolisme qui oppose Stanislavki et Meyerhold ; et que Tchékhov place au centre de son œuvre comme un défi.       <br />
              <br />
       Dans cette mise en scène et en ce lieu, avec une très grande économie de moyens, la pâture avec ses meules de paille, devient progressivement, au fur et à mesure de la progression de l'ombre, alors que le regard se porte sur les mouvements réguliers des hommes et des animaux (qui semblent suivre comme autant de sentiers invisibles et familiers), un tableau. De Poussin. Et au lever de lune, qui déchire les nuages alors que se dissipe un banc de brume, un Kaspar David Friedrich.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/15843708-20924843.jpg?v=1500448190" alt="Festival au Village : Joies de vivre et Désirs de théâtre (2)" title="Festival au Village : Joies de vivre et Désirs de théâtre (2)" />
     </div>
     <div>
      Cette version d'Oncle Vania, avec ses rares projecteurs et ses braseros, est un pied-de-nez à tous les scénographes et éclairagistes. Et pour tous les spectateurs un moment inoubliable. Quand la nature devient paysage, il n'y a plus de réalisme, ni de symbolisme. Il suffit que des hommes la regardent pour qu'elle soit porteuse de merveilleux et de malice.       <br />
              <br />
       Assurément, l'arbre vénérable choisi comme point fixe du dispositif par Jacques Livchine restera dans la mémoire du village comme étant l'arbre de l'unité, celui qui offre de l'ombre à Vania. À tous les Vania… dont certains habitent Brioux-sur-Boutonne.       <br />
              <br />
       <b>29e Festival au Village - Brioux-sur-Boutonne (Deux-Sèvres)</b>       <br />
       A eu lieu du 7 au 15 juillet 2017.       <br />
       <a class="link" href="http://festivalauvillage.free.fr/" target="_blank">&gt;&gt; Site du festival, programmation et photos.</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/15843708-20924622.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Festival-au-Village-Joies-de-vivre-et-Desirs-de-theatre-2_a1874.html</link>
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   <title>Festival au Village : Joies de vivre et Désirs de théâtre (1)</title>
   <pubDate>Sun, 16 Jul 2017 19:09:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Festivals]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Brioux-sur-Boutonne est un village des Deux-Sèvres qui vit bientôt depuis trente ans l'aventure d'un festival de théâtre incroyable. Organisé par le village lui-même. Et cultivant pour lui-même les joies de vivre et les désirs de théâtre. Durant une semaine folle.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/15759339-20886096.jpg?v=1500225221" alt="Festival au Village : Joies de vivre et Désirs de théâtre (1)" title="Festival au Village : Joies de vivre et Désirs de théâtre (1)" />
     </div>
     <div>
      Il y a Marie, Julie, Maryline, Fanny, Yolande… Mais aussi Romain, Christian, Gilles, les Jean-Michel, Jean-Louis, Pascal et tous les autres… Ils sont plus de cent cinquante bénévoles directement actifs dans la mise en œuvre.       <br />
              <br />
       Et puis il y a encore les autres qui s'associent, comme Cathy et Jean Pierre, trop occupés par leur ferme mais qui prêtent un enclos à moutons pour une représentation d'&quot;Oncle Vania&quot; et verront malgré tout au moins entre un et cinq spectacles.       <br />
              <br />
       Tous sont ouverts à la qualité la plus pointue, accueillant avec chaleur quiconque partage le même sens de la vie, de l'accueil et de la découverte. Le festival n'est qu'un point d'orgue et, pour obtenir ce résultat, ils œuvrent, en gens de labeur, et de manière toute démocratique toute une année. La longue et intense semaine de juillet n'est que la récompense d'une longue préparation à laquelle chacun participe, voit ses compétences être intégrées à l'ouvrage collectif : le prochain festival.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/15759339-20886130.jpg?v=1500225399" alt="Festival au Village : Joies de vivre et Désirs de théâtre (1)" title="Festival au Village : Joies de vivre et Désirs de théâtre (1)" />
     </div>
     <div>
      Pour ce miracle de création, il faut un régisseur, un animateur ayant compris le sens du projet et ayant une manière de faire. Jean-Pierre Bodin est cet animateur qui sait harmoniser. Quant à Christophe Frèrebeau, qui est à l'origine de l'origine, c'est un médecin qui, comme dans toutes les pièces de Tchekhov, veille au grain. Il est de ces médecins qui savent que les causes de bien des maux proviennent de la solitude et de la langueur des jours. Qu'il est possible par le sens du tact et de la gaîté d'en découvrir la poésie et les comédies cachées.       <br />
              <br />
       De ces médecins qui savent qu'à défaut d'être thérapeutique le rire est thérapique. Comme avant lui son confrère François Rabelais et tous les autres médecins dissimulés dans l'histoire des Arts.       <br />
              <br />
       Jean-Pierre Bodin et Christophe Frèrebeau s'entendent d'autant plus comme larrons que Jean-Louis Hourdin ajoute son grain de sel.       <br />
              <br />
       La gentillesse à Brioux est extrême. Et dans une grande sagesse, toute l'équipe veille à ce que le festival ne grandisse pas trop pour ne pas céder à l'ubris, pour éviter de perdre les liens qui se nouent. C'est que, sans cet effort collectif, sans les résidences qui les mettent au contact des artistes, la population n'aurait plus accès au service public du théâtre et n'aurait pas forcément de visiteurs venant de loin.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/15759339-20886152.jpg?v=1500225630" alt="Festival au Village : Joies de vivre et Désirs de théâtre (1)" title="Festival au Village : Joies de vivre et Désirs de théâtre (1)" />
     </div>
     <div>
      Tout est gradué dans la simplicité. La buvette pour le public, la cantine pour les équipes techniques et les comédiens, les chapiteaux, les ateliers de lecture, la librairie, les spectacles pour enfants, le théâtre, la musique, les petites formes, les spectacles de troupe.       <br />
              <br />
       Les artistes trouvent dans ce contact avec des &quot;personnes&quot;, matière à partage et enrichissement artistique. C'est dans un jeu de dons et de contre-dons, par le jeu de la spontanéité et du hasard objectif (cher aux surréalistes) que se nourrissent les imaginaires des uns et des autres.       <br />
              <br />
       À Brioux, un savoir-faire s'est peu à peu installé et a généré une forme de patrimoine immatériel commun. D'une certaine manière les notions de bénévolat et de bienveillance sont dépassées. Dans la gouvernance de ce festival, il faudrait peut-être parler de bénévolence.       <br />
              <br />
       C'est probablement pour cela qu'au fil des ans, la programmation de Brioux est devenue exceptionnelle avec des spectacles dignes des circuits internationaux. Paris, New York, Berlin, Avignon, Brioux…       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.larevueduspectacle.fr/Festival-au-Village-Joies-de-vivre-et-Desirs-de-theatre-2_a1874.html">Festival au Village : Joies de vivre et Désirs de théâtre (2).</a>       <br />
              <br />
       <b>29e Festival au Village - Brioux-sur-Boutonne (Deux-Sèvres)</b>       <br />
       A eu lieu du 7 au 15 juillet 2017.       <br />
       <a class="link" href="http://festivalauvillage.free.fr/" target="_blank">&gt;&gt; Site du festival, programmation et photos.</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/15759339-20886096.jpg</photo:imgsrc>
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   <title>"Espia a una mujer…", une pièce contemporaine… comme un Tchekhov d'après</title>
   <pubDate>Mon, 07 Nov 2016 08:23:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le titre de la pièce est en espagnol car l'auteur Daniel Veronese est argentin mais le spectacle, en français, mis en scène par Guy Delamotte, raconte une histoire d'origine russe. Celle d'un écrivain célèbre et souffreteux qui, accompagné de sa belle et bien plus jeune épouse, retourne dans sa maison d'une province reculée et malsaine.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10534422-17306925.jpg?v=1478503776" alt=""Espia a una mujer…", une pièce contemporaine… comme un Tchekhov d'après" title=""Espia a una mujer…", une pièce contemporaine… comme un Tchekhov d'après" />
     </div>
     <div>
      Patagonie, Sibérie… Chacun connaît ces &quot;finistères&quot; d'isolement et d'oublis où les hommes sont condamnés. Il suffit de l'arrivée du propriétaire pour que soit soulevée la poussière des jours, remises à vif les souffrances ensevelies, les blessures du corps et de l'âme. L'irruption du monde extérieur est telle qu'elle provoque une onde de choc qui rouvre la perspective d'un monde sans avenir.       <br />
              <br />
       Les caractères s'affrontent. Le médecin ami de la famille, au diagnostic imparable, n'échappe pas à l'ambiance. Ne pouvant cacher son impuissance, il ne peut, pour relancer la vitalité, que proposer, en fait de thérapie, qu'un peu de morphine et une théâtralité compassionnelle. Partager l'euphorie de l'alcool à la tablée ou réapprendre les gestes simples de la vie par le biais d'un sadisme généreux ou d' un masochisme rieur.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10534422-17306941.jpg?v=1478503823" alt=""Espia a una mujer…", une pièce contemporaine… comme un Tchekhov d'après" title=""Espia a una mujer…", une pièce contemporaine… comme un Tchekhov d'après" />
     </div>
     <div>
      La pièce reprend la trame d'&quot;Oncle Vania&quot; de Tchekhov mais, là où le russe livre les symptômes du mal qui ronge et gonfle comme un bubon silencieux sous la vie quotidienne, Daniel Veronese choisit une voie explicite et accentue la confrontation des personnages en concentrant le récit.        <br />
       Dans la mise en scène de Guy Delamotte, le jeu est immédiatement physique, visuel. Les caractères montent vite à l'assaut des uns des autres partagés entre désirs et dépressions, euphorie et abattement.       <br />
              <br />
       Point n'est besoin de connaître &quot;Oncle Vania&quot; ou &quot;Les Bonnes&quot; de Genet que l'auteur insère dans le texte. &quot;Espia a una mujer que se mata&quot; est une pièce contemporaine : comme un Tchekhov d'après.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Espia a una mujer que se mata"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10534422-17306942.jpg?v=1478503854" alt=""Espia a una mujer…", une pièce contemporaine… comme un Tchekhov d'après" title=""Espia a una mujer…", une pièce contemporaine… comme un Tchekhov d'après" />
     </div>
     <div>
      Texte : Daniel Veronese, d'après &quot;Oncle Vania&quot; de Tchekhov.       <br />
       Traductrice : Françoise Thanas.       <br />
       Mise en scène : Guy Delamotte.       <br />
       Avec : Martine Bertrand, Véro Dahuron, Marion Lubat, François Frapier, Alain D’Haeyer, David Jeanne-Comello, Philippe Mercier.       <br />
       Décor : Jean Haas.       <br />
       Costumes : Cidalia Da Costa.       <br />
       Lumières 	Fabrice Fontal.       <br />
       Son : Jean-Noël Françoise.       <br />
       Maquillage : Catherine Saint-Sever.       <br />
       Régie générale/plateau : Valentin Pasquet.       <br />
        Production : Le Panta-Théâtre.       <br />
       Durée : 1 h 35.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 24 octobre au 23 novembre 2016.</span>       <br />
       Du lundi au mercredi à 20 h 30.       <br />
       Théâtre de l’Épée de Bois, Salle en Pierre, Paris 12e, 01 48 08 39 74.       <br />
       <a class="link" href="http://www.epeedebois.com/" target="_blank">&gt;&gt; epeedebois.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/10534422-17306925.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Espia-a-una-mujer--une-piece-contemporaine-comme-un-Tchekhov-d-apres_a1700.html</link>
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   <title>Entre rire et désespoir... Éric Lacascade rend concret un théâtre de l’inexprimé</title>
   <pubDate>Wed, 12 Mar 2014 18:35:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans "Oncle Vania", présenté actuellement au Théâtre de la Ville, Éric Lacascade mêle deux œuvres de Tchekhov : "Oncle Vania" et "L'homme des bois"*. Ces "scènes de la vie de campagne en quatre actes" donnent à voir des joies simples, des gaités exubérantes et le poids de la solitude.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6407332-9665684.jpg?v=1394646021" alt="Entre rire et désespoir... Éric Lacascade rend concret un théâtre de l’inexprimé" title="Entre rire et désespoir... Éric Lacascade rend concret un théâtre de l’inexprimé" />
     </div>
     <div>
      Il est question des retrouvailles familières. Du projet de vente de la maison de famille. De l’abandon de ce projet. Et de la dispersion des membres de la famille. Il est question d’un entre-deux, entre l'arrivée et le départ, entre l’été et l’hiver, d’un entre soi (membres de la famille et familiers), entre le dire et le silence, entre le rire et le drame, avant l’orage, après l’orage. C’est le chemin invisible qui mène de la joie au désenchantement.       <br />
              <br />
       Ce qui est. Ce qui aurait pu être. Ce qui ne sera plus. Ainsi Vania aurait pu être écrivain… S’il ne s’était voué à l’entretien du domaine de son beau-frère, célèbre à la ville et qui pontifie. Sa nièce Sonia, qui n’est pas assez jolie mais si intelligente, vive, pleine de gaité, aurait pu être l’épouse du médecin Astrov tellement plein de talents.       <br />
              <br />
       Celui-ci, humaniste qui comprend si bien l’homme et la nature, qui mesure son impuissance et celle de sa pharmacopée à la quantité de vodka ingérée, sait bien que les maux du corps sont les maux de l’âme et de la misère. Il ne sera jamais célèbre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6407332-9665685.jpg?v=1394646021" alt="Entre rire et désespoir... Éric Lacascade rend concret un théâtre de l’inexprimé" title="Entre rire et désespoir... Éric Lacascade rend concret un théâtre de l’inexprimé" />
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      Et l’écrivain célèbre ne sera jamais un homme d’honneur ; et son épouse ne sera jamais femme heureuse. Etc. Etc… &quot;Oncle Vania&quot; aurait pu être un conte russe cruel, aurait pu être un roman.       <br />
              <br />
       Tchekhov manie l’antiphrase et la litote. Le récit est chaotique et, dans le désordre apparent, se noue une épopée des petits riens du quotidien, qui favorise pour chacun un jeu de la malice, de la feinte. Le texte est celui d’une théâtralité de la parole contredite par une réalité que tout le monde craint et fuit sans le savoir. Il appartient au grand théâtre.       <br />
              <br />
       Éric Lacascade, qui aime le travail de troupe, n’ignore jamais la présence du spectateur et l’exigence du protagoniste, conduit le spectateur au drame et à la tragédie par les moyens les plus simples du théâtre et fait sens. À l’instar de la boule à facettes qui signe de toute fête et dont les reflets caressent les crânes des spectateurs, les comédiens multiplient les reflets des caractères. Ils savent amplifier scéniquement toutes les micro-actions, trouver les gestes qui contredisent les dires des personnages, font entrer en vibration l’invisible qui relie les personnages. Font des ricochets. C’est d’autant plus efficace que le plaisir de jouer et la rigueur du jeu donnent à chaque comédien sa part de lumière et sa part de complicité.       <br />
              <br />
       Ils trouvent ensemble le rythme qui, de relais de jeux en relais de jeux, tissent le fil discontinu du récit. Ils obtiennent des chatoiements de comédie et des effets de tournoiement, des exubérances de gaité, des figements d’effroi.       <br />
              <br />
       Chaque personnage est le centre de son monde avant de s’effondrer avec, comme seul repère, le personnage du médecin qui note tout ce qui fait symptôme de cette compagnie et qui est lui-même un soleil déclinant menacé par l’alcool.
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6407332-9665688.jpg?v=1394646185" alt="Entre rire et désespoir... Éric Lacascade rend concret un théâtre de l’inexprimé" title="Entre rire et désespoir... Éric Lacascade rend concret un théâtre de l’inexprimé" />
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      Dans &quot;Oncle Vania&quot;, Éric Lacascade rend concret un théâtre de l’inexprimé, celui de l’accélération du vieillissement. Entre rire et désespoir. Entre l’éphémère et le toujours pareil, les pulsions font irruption, déchirent les faux semblants. Et ce qui a l’allure d’une farce pour le regard extérieur se meut en tragédie pour celui qui entre en intimité. La comédie humaine. La naissance de la vie, la naissance de la mort.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">*Dans &quot;L'homme des bois&quot;, Tchekhov se montre un écologue visionnaire sur les problèmes de déforestation et de ressources en eau des territoires surexploités par l’homme. Le rapprochement des deux textes rééquilibre les rapports entre gens de la ville et gens de la campagne, et renforce dans la version présentée le caractère du personnage du médecin.</span>
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     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Oncle Vania"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6407332-9665691.jpg?v=1394646229" alt="Entre rire et désespoir... Éric Lacascade rend concret un théâtre de l’inexprimé" title="Entre rire et désespoir... Éric Lacascade rend concret un théâtre de l’inexprimé" />
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      D’après &quot;Oncle Vania&quot; et &quot;L’Homme des bois&quot; d’Anton Tchekhov.       <br />
       Adaptation et mise en scène : Éric Lacascade.       <br />
       D’après la traduction d’André Markowicz et Françoise Morvan, publiée aux éditions Babel Actes-Sud.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Noémie Rosenblatt.       <br />
       Collaboratrice artistique : Daria Lippi, Éric Didry.       <br />
       Scénographie : Emmanuel Clolus.       <br />
       Avec : Jérôme Bidaux, Jean Boissery, Arnaud Chéron, Arnaud Churin (du 5 au 16/03) ou Philippe Frécon (du 18 au 22/03), Alain d’Haeyer, Stéphane E. Jais, Ambre Kahan, Millaray Lobos Garcia, Jean-Baptiste Malartre, Maud Rayer, Laure Werckmann.       <br />
       Lumières : Philippe Berthomé.       <br />
       Costumes : Marguerite Bordat.       <br />
       Son : Marc Bretonnière.       <br />
       Musiques originales : Alain d'Haeyer.       <br />
       Durée : 2 h 45.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 au 22 mars 2014.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h 30, dimanche à 15 h.       <br />
       Théâtre de la Ville, Paris 4e, 01 42 74 22 77.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatredelaville-paris.com/index" target="_blank">&gt;&gt; theatredelaville-paris.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Tournée</b>       <br />
       26 au 29 mars 2014 : TNBA, Bordeaux.       <br />
       2 au 4 avril 2014 : Quartz, Brest.       <br />
       9 au 18 avril 2014 : Théâtre du Nord, Lille.       <br />
       6 et 7 mai 2014 : l'Hippodrome, Douai.       <br />
       14 au 16 mai 2014 : Maison de la Culture, Bourges.
     </div>
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Entre-rire-et-desespoir-Eric-Lacascade-rend-concret-un-theatre-de-l-inexprime_a1080.html</link>
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