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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-09-08T21:40:15+02:00</dc:date>
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   <title>"L'éloge des araignées" Louise Bourgeois et son double… ou le passé recomposé</title>
   <pubDate>Tue, 07 Jun 2022 07:58:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Une très vieille dame et une très jeune fille se rencontrent "accidentellement" dans l'atelier de l'artiste. La première, Louise, est en panne de création et la seconde, Julie, porte le chagrin d'une mère absente. Entre ces deux êtres vulnérables de par leur âge, le grand et le petit, va se (dé)nouer une complicité sans concessions voguant au gré d'un passé revisité. Au cœur de ce voyage immobile, les deux marionnettes et les trois comédiens, unis comme les doigts de la main, accompagnent leur quête d'une infinie délicatesse.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65175815-46563009.jpg?v=1654532562" alt=""L'éloge des araignées" Louise Bourgeois et son double… ou le passé recomposé" title=""L'éloge des araignées" Louise Bourgeois et son double… ou le passé recomposé" />
     </div>
     <div>
      Ce fut comme une apparition… Celle du pantin de Louise Bourgeois tenu en mains par les deux comédiennes et le comédien. Trouant le silence, la marionnette saisissante de vérité scrute la salle, interloquée par ce qu'elle découvre… un public où les enfants se taillent la part belle. Quand elle ouvre grand la bouche, la stupeur dépassée, c'est pour prononcer des mots sans appel - <span style="font-style:italic">&quot;Qui sont ces gens ? Désolée, je n'aime pas les enfants…&quot;</span> -  qui semblent laisser les trois artistes déconcertés par la rébellion de leur créature. Refusant alors leur assistance, elle les congédie… jusqu'à s'apercevoir que, une comédienne partant avec son bras articulé, elle a - évidemment - besoin de leur aide.       <br />
              <br />
       Cette entrée en matière réjouissante, et ô combien significative du tempérament peu facile de l'artiste, ouvre la &quot;voix&quot; aux souvenirs enfouis… Enfant &quot;manquée&quot; (ses parents désiraient un fils), il n'est pas trop étonnant, qu'à son corps défendant, elle commence par rejeter à son tour la fille de son assistant de vie, un modèle réduit d'elle-même, insupportable ! Mais très vite, le pantin espiègle de Julie va devenir sa meilleure alliée sur le chemin des découvertes à rebours. Pelotes de laine et fils tendus apparaissent pour ce qu'ils sont : les traces erratiques d'une enfance passée dans le giron d'une mère tisserande, restaurant des tapisseries d'art.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65175815-46563015.jpg?v=1654532611" alt=""L'éloge des araignées" Louise Bourgeois et son double… ou le passé recomposé" title=""L'éloge des araignées" Louise Bourgeois et son double… ou le passé recomposé" />
     </div>
     <div>
      L'univers personnel de l'artiste se dévoile en faisant irruption sous forme du ballet de trois araignées tissant elles aussi leurs toiles dans la nuit du plateau. Une nuit rappelant celle où son père aimé malgré tout (il imposait une relation extra-conjugale sous leur toit) lui contait des histoires. Ambiguïté d'une relation au père, objet autant d'attirances (elle voulait le séduire comme lui séduisait les femmes) que de rejets violents (<span style="font-style:italic">&quot;Mon père cassait des assiettes et c'est moi qui me sentait cabossée&quot;</span>), tissant un fil ténu pour relier entre elles ses œuvres &quot;déchirées&quot; par ce conflit sans issue. Ambiguïté d'une relation à la mère, femme intelligente et protectrice certes, mais aussi captatrice, l'ayant enserrée dans la toile a priori bienveillante qu'elle tissait autour d'elle. En nommant sa monumentale araignée &quot;Maman&quot;, elle célébrera sa génitrice tout en coupant le fil aliénant.       <br />
              <br />
       Mais sur le plateau, rien n'est dit qui pourrait effrayer… Tout n'est que poésie en actes, propositions ludiques à s'emparer comme un test de Rorschard disant &quot;la vérité&quot; du regardeur. Ainsi l'adorable Julie ne verra que désordre - là où l'artiste revendiquera l'œuvre de sa vie - et s'exclamera : <span style="font-style:italic">&quot;Votre mère était une araignée ? Et votre famille, des immeubles !&quot;</span>, découvrant les yeux écarquillés les constructions de l'évasion new-yorkaise. Ainsi se dit la vérité du monde au travers des regards qui le découvrent.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65175815-46563021.jpg?v=1654532656" alt=""L'éloge des araignées" Louise Bourgeois et son double… ou le passé recomposé" title=""L'éloge des araignées" Louise Bourgeois et son double… ou le passé recomposé" />
     </div>
     <div>
      Ainsi de l'épisode de la figurine humaine sculptée par le père dans une peau d'orange, veillant à ce que l'entrejambe soit placé à l'endroit exact de la tige de manière à ce que, lors de l'épluchure, jaillisse une protubérance exhibée fièrement devant les invités, hilares. Si l'on peut avec eux rire de la surprise de ce geste (ré)créatif, l'on imagine dans le même temps la gêne, voire l'humiliation ressentie par la petite fille, à jamais blessée psychiquement par cette plaisanterie d'un goût relatif la rejetant sine die dans la sous-catégorie de &quot;la femme privée de phallus&quot;, elle qui aurait dû selon les vœux parentaux naître garçon.       <br />
              <br />
       De tribulation en tribulation, on suivra l'itinéraire onirique des deux complices, étayant mutuellement leur solitude dans un esprit railleur n'excluant pas une gravité latente. Évocation amusée des personnages de mie de pain qu'elle décapitait à l'envi, recherche tragi-comique d'un corps mis à mal par des tiraillements internes définitivement insolubles dans l'eau froide de la rivière coulant sous le pont, elle désormais trop vieille pour en franchir le parapet comme lui fait remarquer malicieusement la petite fille.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65175815-46563027.jpg?v=1654532709" alt=""L'éloge des araignées" Louise Bourgeois et son double… ou le passé recomposé" title=""L'éloge des araignées" Louise Bourgeois et son double… ou le passé recomposé" />
     </div>
     <div>
      Fragmenter, rassembler, réparer, tel apparaît le sésame d'une démarche artistique puisant son inspiration dans les plis d'une existence vécue sous le signe du trouble. Détruire, dit-elle, avec énergie pour reconstruire avec frénésie une œuvre trouvant place désormais dans les plus grands musées du monde. Ainsi, la petite fille, sourire en banane, sera-t-elle exhortée à piétiner de ses petits pieds rageurs les éclats d'assiettes brisées par le père. De même &quot;la Femme-Maison&quot; (œuvre symbolique du dilemme vécu entre enfermement et protection familiale) fera-t-elle une apparition remarquée avec sa fumée s'échappant de la cheminée.       <br />
              <br />
       Ainsi la toile de l'araignée salvatrice, réparant avec &quot;père-sévérance&quot; la personne de Louise Bourgeois au fur et à mesure de la menace de sa destruction fantasmée, offre-t-elle la métaphore maternelle d'une résilience vécue in vivo grâce à l'entremise de deux pétulantes marionnettes - humaines, plus qu'humaines - manipulées de mains de maître. Un très beau moment de théâtre, recomposant avec humour le passé d'une grande &quot;dame artiste&quot; pour le faire &quot;entendre&quot; toutes générations confondues.       <br />
              <br />
       <b>Vu le mardi 31 mai 2022 au TnBA, Salle Vauthier, à Bordeaux. Les représentations se sont déroulées du 31 mai au 4 juin 2022.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"L'éloge des araignées"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65175815-46565195.jpg?v=1654541229" alt=""L'éloge des araignées" Louise Bourgeois et son double… ou le passé recomposé" title=""L'éloge des araignées" Louise Bourgeois et son double… ou le passé recomposé" />
     </div>
     <div>
      Texte : Mike Kenny.       <br />
       Traduction : Séverine Magois.       <br />
       Mise en scène : Simon Delattre, assisté de Yann Richard.       <br />
       Avec : Maloue Fourdrinier, Simon Moers, Sarah Vermande.       <br />
       Dramaturgie : Yann Richard.       <br />
       Scénographie : Tiphaine Monroty, assistée de Morgane Bullet.       <br />
       Création marionnettes : Anaïs Chapuis.       <br />
       Lumière et régie générale : Jean-Christophe Planchenault.       <br />
       Construction décor : Marc Vavasseur.       <br />
       Assistante scénographe et régisseuse : Morgane Bullet.       <br />
       Théâtre-marionnette à partir de 8 ans.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
       Production Rodéo Théâtre.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       19 octobre 2022 : L'Agora - Scène nationale de l'Essonne, Évry-Courcouronnes (91).       <br />
       8 novembre 2022 : La Criée - Théâtre national, Marseille (7e).       <br />
       10 novembre 2022 : Théâtre Gérard Philipe CDN, Saint-Denis (93).       <br />
       16 mars 2023 : Théâtre de la Coupe d'Or, Rochefort (17).       <br />
       17 mars 2023 : Le Gallia, Rochefort (17).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/65175815-46563009.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/L-eloge-des-araignees-Louise-Bourgeois-et-son-double-ou-le-passe-recompose_a3271.html</link>
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   <title>"Grand Reporterre #5" Faut-il séparer l'homme de l'artiste ?</title>
   <pubDate>Thu, 27 Jan 2022 18:28:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Voilà la cinquième étape de ce concept inventé par les deux directeurs du Théâtre du Point du Jour de Lyon, Angélique Clairand et Éric Massé. L'idée phare de ces créations éphémères est l'envie de ne pas attendre les chroniques, les rétrospectives, ni l'oubli, mais de battre le fer de l'actualité tant qu'il est chaud et prendre, le temps d'une représentation, un moment pour poser les faits, les questions, pour évaluer les conséquences de ces faits. Choses que la soif de vitesse du monde moderne bannit de ses colonnes qui n'existent quasiment plus. Bref : parvenir à poser le problème, le poser, bien comme il faut, en connivence avec un public questionnant.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61918817-45022088.jpg?v=1643305869" alt=""Grand Reporterre #5" Faut-il séparer l'homme de l'artiste ?" title=""Grand Reporterre #5" Faut-il séparer l'homme de l'artiste ?" />
     </div>
     <div>
      Pour le principe ? Il s'agit d'inviter une ou un journaliste et une ou un metteur en scène à embrasser un sujet médiatique, mais surtout une question sociale contemporaine. Ils n'ont qu'une semaine pour créer un spectacle qui ne se jouera que quelques représentations. Un challenge qui, pour ce &quot;Grand Reporterre #5&quot;, repose sur une question : faut-il séparer l'homme de l'artiste ?       <br />
               <br />
       On sait la pertinence de cette interrogation donnée par le mouvement Metoo, Metoo Théâtre et surtout l'embrasement de la cérémonie des Césars autour de Roman Polanski. Effectivement, l'affaire Polanski est comme une traînée de poudre que vont suivre Giulia Foïs et Étienne Gaudillère, les deux concepteurs du spectacle, comme un fil rouge brûlant. Mais cette affaire n'est pas la seule à être mise à la question et à peser d'un côté de la balance : les figures de Wajdi Mouawad et de la manière dont il a défendu la présence de Cantat sur sa mise en scène, celles de Woody Allen, de Michael Jackson, de Verlaine, de Gauguin… la liste est longue de ces artistes dont les vies sont notoirement tâchées d'ombres dissimulant pédophilie, agression, viol.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61918817-45022255.jpg?v=1643306162" alt=""Grand Reporterre #5" Faut-il séparer l'homme de l'artiste ?" title=""Grand Reporterre #5" Faut-il séparer l'homme de l'artiste ?" />
     </div>
     <div>
      Mais faut-il jeter l'œuvre avec l'homme, car il n'est question ici que du prédateur masculin ? Et peut-on garder l'une tout en condamnant leur auteur ? Dilemme complexe que va tenter d'éclairer cette performance en tentant de ne pas fournir une réponse catégorique, mais en argumentant le pour et le contre. Ceci n'est pas un procès, mais une interrogation en profondeur que les deux créateurs du spectacle ont construite comme un dialogue illustré par de courtes scènes jouées.       <br />
              <br />
       Quelques arguments au passage : faut-il que ces artistes qui, comme Verlaine, comme Cantat, qui ont payé leurs forfaits à la société, reprennent une vie normale ? Contrairement à ceux qui ont échappé à la justice ? Que faire des œuvres des pédophiles et autres criminels ? Et surtout cette habile pensée au sujet des droits d'auteur : l'artiste et l'homme ont le même compte en banque…       <br />
              <br />
       Giulia Foïs, journaliste et productrice sur France Inter, en charge de l'émission &quot;Pas son genre&quot;, est fortement interpellée par ce sujet, elle qui a écrit &quot;Je suis une sur deux&quot; où est révélé le viol qu'elle a subi dans sa jeunesse. Elle est sur scène installée comme dans son bureau à la Maison de la Radio. Le metteur en scène, Étienne Gaudillère, lui aussi au plateau, recrée ainsi la situation des rencontres qu'ils eurent pour concevoir ce spectacle. Ce dialogue entre elle, riche de toutes les références, de tous les chiffres concernant les violences faites aux femmes, aux enfants, et lui, comme découvreur de l'ampleur du problème, un peu naïf, sera le fil conducteur de la pièce. Et sa prise de conscience de l'ampleur du problème, la progression de la représentation.       <br />
               <br />
       Ce sera aussi le cas de la plupart des spectateurs, un peu étourdis par une telle avalanche d'informations, mais surtout par une telle prolifération d'œuvres aux auteurs suspects. Quant à répondre à la question initiale, la balance pèse lourd vers le oui, mais &quot;que faire de ces œuvres&quot; demeure une question ouverte.       <br />
              <br />
       <b>Vu au Théâtre du Point du jour, Lyon, lors de la création qui s'est déroulée du 20 au 23 janvier 2022.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Grand Reporterre #5 : Faut-il séparer l'homme de l'artiste ?"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61918817-45022386.jpg?v=1643307015" alt=""Grand Reporterre #5" Faut-il séparer l'homme de l'artiste ?" title=""Grand Reporterre #5" Faut-il séparer l'homme de l'artiste ?" />
     </div>
     <div>
      Conception et mise en pièce de l'actualité : Étienne Gaudillère et Giulia Foïs.       <br />
       Jeu : Jean-Philippe Salério et Marion Aeschlimann.       <br />
       Lumières, vidéo, son : Romain de Lagarde.       <br />
       Scénographie : Étienne Gaudillère, Romain de Lagarde, Claire Rolland.       <br />
       Régie : Sandrine Sitter.       <br />
       Collaboration artistique : Angélique Clairand et Éric Massé.       <br />
       Collaboration technique : Quentin Chambeaud, Bertrand Fayolle, Thierry Pertière.       <br />
       Production Théâtre du Point du Jour • Compagnie des Lumas.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.pointdujourtheatre.fr/" target="_blank">&gt;&gt; pointdujourtheatre.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       14 avril 2022 : Villefranche-sur-Saône (69).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61918817-45022388.jpg?v=1643307065" alt=""Grand Reporterre #5" Faut-il séparer l'homme de l'artiste ?" title=""Grand Reporterre #5" Faut-il séparer l'homme de l'artiste ?" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/61918817-45022088.jpg</photo:imgsrc>
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   <title>Festival Mondial des Théâtres de Marionnettes… Juste le rêve d'une ombre</title>
   <pubDate>Wed, 02 Oct 2019 13:50:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   À Charleville-Mézières où il a plu des plumes d'anges grâce à la compagnie Gratte Ciel (1), les marionnettistes, qu'ils soient porteurs d'une tradition comme la compagnie Picaresk, qu'ils soient humbles comme ces Américains du sud avec leurs livres maquettes ou leur théâtre d'ombres pour un spectateur, ou bien qu'ils caressent des projets scéniques comme La Licorne ou Les Anges au Plafond parmi les plus ambitieux du théâtre contemporain, démontrent leur inventivité et leur sens de la création.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/37841830-33281655.jpg?v=1570018298" alt="Festival Mondial des Théâtres de Marionnettes… Juste le rêve d'une ombre" title="Festival Mondial des Théâtres de Marionnettes… Juste le rêve d'une ombre" />
     </div>
     <div>
      Ainsi, dans &quot;Le rêve d'une ombre&quot; <span style="font-style:italic">(2)</span>, la compagnie La main d'œuvres ausculte, commente et concrétise un rêve. Celui du porteur d'ombre, du rêveur qui voit son ombre devenir une réalité douée d'une conscience . Une ombre… ce matériau à bien des égards fantasque dès qu'il se détache de la personne et vit sa vie d'ombre.       <br />
              <br />
       Dès que la pénombre s'installe dans la salle, dès que le narrateur apparaît, qui sait disparaitre quand il le faut et être présent quand cela est nécessaire, le spectateur est envouté. Il entend les mots, posés, pesés. Il voit les objets, écoute, écarquille les yeux. Le dispositif scénique est rigoureux, cohérent, l'enchaînement des jeux fluide. Une manière d'attention est accordée au mouvement et à son silence.       <br />
              <br />
       Il y a la table et ses accessoires, la maquette de maison éclatée et sa manipulatrice, ses projections vidéo. Il y a les portants de vêtements, et son acrobate à la perche. Il y a les images projetées et fondues, la création musicale et les pendrillons mouvants. Par le jeu, les accessoires si concrets sont amenés à leur pouvoir d'évocation, au seuil de leur métamorphose.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/37841830-33281665.jpg?v=1570018318" alt="Festival Mondial des Théâtres de Marionnettes… Juste le rêve d'une ombre" title="Festival Mondial des Théâtres de Marionnettes… Juste le rêve d'une ombre" />
     </div>
     <div>
      Marionnette ou pantin ou double de gloire. Il y a de l'un à l'autre, entre ces éléments, comme un mouvement, une respiration qui amplifie les effets et déréalise. Comme en un rêve, le spectateur se trouve au bord d'une indécision des sens, d'une interrogation, d'un doute sur la réalité même du monde.       <br />
              <br />
       Sur scène, il y a une pénombre et une ombre, comme en &quot;Un palais à quatre heures du matin&quot; (3). Tout est montré, tout est allusif. Tout est à la fois théâtral et marionnettique, le spectacle déroule un conte, élabore un mythe. Celui de la caverne avec sa dimension fantasmatique et ironique. Le spectateur surpris émerveillé reconnaît l'évanescence du temps qui passe et le masque de l'illusion.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">(1) Le spectacle d'ouverture &quot;Place des Anges&quot;, par la Cie Gratte Ciel, a eu lieu le 21 septembre à 22 h, place Ducale.       <br />
       (2) &quot;Le rêve d'une ombre&quot;, par la Cie La main d'œuvres, a été joué les 21 et 22 septembre.       <br />
       (3) Le spectacle, de manière invisible, rend hommage à Alberto Giacometti, à &quot;L'étrange histoire de Peter Schlemihl&quot; d'Adelbert von Chamisso et aux contes de E.T.A. Hoffman.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le rêve d'une ombre"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/37841830-33281674.jpg?v=1570018347" alt="Festival Mondial des Théâtres de Marionnettes… Juste le rêve d'une ombre" title="Festival Mondial des Théâtres de Marionnettes… Juste le rêve d'une ombre" />
     </div>
     <div>
      Ombres humaines et marionnettes.       <br />
       Libre interprétation de &quot;L'ombre&quot; d'Hans Christian Andersen       <br />
       Texte : Achille Sauloup.       <br />
       Écriture scénique et jeu : Katerini Antonakaki, Sébastien Dault et Achille Sauloup.       <br />
       Images : Katerini Antonakaki et Olivier Guillemain.       <br />
       Musique : Ilias Sauloup.       <br />
       Lumière : Gwennaëlle Krier.       <br />
       Régie son : Christine Moreau.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
       À partir de 15 ans.       <br />
       Par la Cie La main d'œuvres.       <br />
       <a class="link" href="https://www.lamaindoeuvres.com/project/le-reve-dune-ombre/" target="_blank">&gt;&gt; lamaindoeuvres.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée 2019/2020</b>       <br />
       8 et 9 novembre 2019 : marioNEttes - Festival international, Théâtre du Concert, Neuchâtel (Suisse).       <br />
       14 janvier 2020 : Le Safran - Scène conventionnée, Amiens (80).       <br />
       Du 23 janvier au 25 janvier 2020 : Grande Scène, TJP - CDN, Strasbourg (67).       <br />
       1er Février 2020 : Festival Imaginale, Théâtre JES, Stuttgart (Allemagne).       <br />
       Du 21 au 30 avril 2020 : Le Mouffetard - Théâtre des arts de la marionnette, Paris (75).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/37841830-33281655.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Festival-Mondial-des-Theatres-de-Marionnettes-Juste-le-reve-d-une-ombre_a2557.html</link>
  </item>

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   <title>Roukiata Ouedraogo intègre avec une facilité déconcertante les facettes de l'art du comédien et du clown</title>
   <pubDate>Fri, 08 Feb 2019 07:30:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Humour]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Roukiata Ouedraogo présente son spectacle "Je demande la route". Difficile de ne pas lui répondre que la route est droite et belle en saluant tout le talent dont elle fait preuve sur scène.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/30503581-29097846.jpg?v=1549561768" alt="Roukiata Ouedraogo intègre avec une facilité déconcertante les facettes de l'art du comédien et du clown" title="Roukiata Ouedraogo intègre avec une facilité déconcertante les facettes de l'art du comédien et du clown" />
     </div>
     <div>
      Roukiata Ouedraogo est pour ainsi dire une princesse qui, ayant découvert le secret des griots et leur art de raconter, donne corps et parole à tous les personnages qui ont marqué sa vie. Elle fait ainsi cadeau de l'humour africain et le fait savoir dans la joie de jouer.       <br />
              <br />
       Allant bien au-delà d'un soliloque moqueur ou sarcastique, Roukiata fait œuvre picaresque. En faisant vivre toutes ses ombres, en partant du village, quittant son enfance, sa famille : partant à la conquête du monde. Le public l'accompagne dans le rire.        <br />
              <br />
       Les récitations ânonnées à l'école communale, les conseils du grand frère, son arrivée en France, son grand-père ancien de la guerre, sa hantise du froid, son premier appart au dernier étage avec vue sur les chéneaux. De la bureaucrate de l'état civil aux femmes du salon de coiffure à Château-rouge, des métiers de gardienne d'enfants à celui de comédienne, tout fait conte, conte moderne, conte initiatique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/30503581-29097870.jpg?v=1549561808" alt="Roukiata Ouedraogo intègre avec une facilité déconcertante les facettes de l'art du comédien et du clown" title="Roukiata Ouedraogo intègre avec une facilité déconcertante les facettes de l'art du comédien et du clown" />
     </div>
     <div>
      Partant d'une humble servante, presque à la lueur d'une chandelle, la comédienne occupe la scène en souplesse et détermination, intègre avec une facilité déconcertante les facettes de l'art du comédien et du clown, consciente de ses effets et la première amusée de l'effet produit sur le public et sa propre apparence.       <br />
              <br />
       Le récit et le corps s'unissent pour faire sens. Sous le récit haut en couleur, la gravité affleure. Tous ces états d'âme que concrétisent les images d'Épinal sur les noirs… Roukiata les retourne, les pousse jusqu'à imiter Michel Leeb imitant un noir imitant Michel Leeb. Ou offrir dans la fulgurance de son surgissement le fantôme exubérant de Joséphine Becker dansant à &quot;la revue nègre&quot;.       <br />
              <br />
       Il y a dans tout cela comme un art de la métamorphose. La comédienne peut bien s'offrir, pour un instant seulement, quelques tics du &quot;seul en scène&quot; contemporain, et céder à ce besoin d'arpentage de l'avant-scène : cela fait partie du jeu.       <br />
              <br />
       Le spectateur ébloui se souvient du sourire complice et amusé, le mouvement de la révérence fière et discrète. La Grâce.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Je demande la route"</b></div>
     <div>
      Texte et mise en scène : Stéphane Eliard et Roukiata Ouedraogo.       <br />
       Avec : Roukiata Ouedraogo.       <br />
       Collaboration artistique : Ali Bougheraba.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 30 janvier au 24 avril 2019.</span>       <br />
       Mercredi à 21 h.       <br />
       Théâtre de l'Œuvre, Paris 9e, 01 44 53 88 88.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredeloeuvre.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredeloeuvre.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       8 février 2019 : Senas (13).       <br />
       2 mars 2019 : Cornillon (13).       <br />
       8 mars2019 : Sainte-Geneviève-des-Bois (91).       <br />
       15 mars 2019 : Villeneuve Saint-Georges (94).       <br />
       25 mai 2019 : Palaiseau (91).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/30503581-29097846.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Roukiata-Ouedraogo-integre-avec-une-facilite-deconcertante-les-facettes-de-l-art-du-comedien-et-du-clown_a2340.html</link>
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   <title>La Mousson d'été... Venez voir s'écrire le théâtre !</title>
   <pubDate>Thu, 21 Aug 2014 10:10:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Festivals]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Il y a des auteurs de théâtre ! Et même des traducteurs, des interprètes et des éditeurs ! La Mousson d'été (avec les Rencontres de la Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon) est de ces événements qui font mentir les blasés fatigués qui assènent l'antienne crispante sur la disparition des auteurs. Elle ne résiste pourtant pas à la force de la réalité. À Pont-à-Mousson comme ailleurs.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6916854-10574873.jpg?v=1408609520" alt="La Mousson d'été... Venez voir s'écrire le théâtre !" title="La Mousson d'été... Venez voir s'écrire le théâtre !" />
     </div>
     <div>
      Il est vrai qu'il faut quitter le carreau germanopratin et se déplacer en France pour les découvrir...       <br />
       Car il faut le dire, la décentralisation a réussi et la culture est bien un levier économique des territoires.       <br />
              <br />
       Et à Pont-à-Mousson, la Mousson d'été fête son vingtième anniversaire dans l'assurance de l'efficacité de sa formule. Voulue par Michel Didym, lorrain d'origine et passionné d'écriture dramaturgique, qui mit en scène en son temps Llamas, Koltès Minyana,Vinaver... ce dernier prouva qu'il savait faire confiance aux hommes (et aux femmes) pour créer. Ce qu'a bien compris l'Union Européenne qui soutient la dramaturgie contemporaine et dont la Mousson d'été à Pont-à-Mousson est un temps fort de son action.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6916854-10574874.jpg?v=1408609923" alt="La Mousson d'été... Venez voir s'écrire le théâtre !" title="La Mousson d'été... Venez voir s'écrire le théâtre !" />
     </div>
     <div>
      Au sein de l'Abbaye des Prémontrés, si belle en dépit des blessures de la dernière guerre, se rencontrent des auteurs de France et d'Europe, et des apprentis, des comédiens, des traducteurs. Ils phosphorent, font connaissance d’œuvres et, dans une joute, les présentent à un public curieux, qu'il soit simple mussipontain, étudiant ou professionnel. Les ateliers d'écriture de Pont-à-Mousson sont à la fois festival et séminaire, ouvert sur le monde et la ville. Premières présentations, premières chances. Cette étonnante université d'été et banc d'essai est pour les participants une véritable cure d'amitié et de créativité.       <br />
              <br />
       Au résultat, depuis 1995, la moisson de textes et d'auteurs est impressionnante. On ne peut les citer tous. La Mousson d'été alimente les programmations théâtrales d'un flux régulier et discret, fait l'objet d'une première édition pour le &quot;spectateur lecteur&quot; curieux de l'évolution du monde théâtral dont la mousson d'été est l'un des plus beaux reflets.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>20e édition de la Mousson d'été</b></div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 22 au 28 août 2014.</span>       <br />
       Abbaye des Prémontrés, Pont-à-Mousson (54), 03 83 81 20 22.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.meec.org/IMG/pdf/mousson_d_ete_2014-programme-BAT.pdf" target="_blank">&gt;&gt; Programme complet</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/6916854-10574873.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/La-Mousson-d-ete-Venez-voir-s-ecrire-le-theatre-_a1182.html</link>
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