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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
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  <language>fr</language>
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   <title>"Rentrée 42 - Bienvenue les enfants" Le Théâtre au service de la mémoire et d'un humanisme sans faille</title>
   <pubDate>Fri, 20 Sep 2024 12:01:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Jeudi 1ᵉʳ octobre 1942. Quatre institutrices de l'école élémentaire de filles "Victor Hugo" du XIᵉ arrondissement de Paris se retrouvent pour préparer leur rentrée. Le lendemain, il n'y a que 17 élèves sur les 109 officiellement inscrites ! Pour quelles raisons ? Comment réagir ? Que faire ? Leur métier d'enseignantes va en être bouleversé, et de là, va naître une incroyable habileté à résister.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82922975-59426715.jpg?v=1726828128" alt=""Rentrée 42 - Bienvenue les enfants" Le Théâtre au service de la mémoire et d'un humanisme sans faille" title=""Rentrée 42 - Bienvenue les enfants" Le Théâtre au service de la mémoire et d'un humanisme sans faille" />
     </div>
     <div>
      Dès l'ouverture du rideau, nous sommes projetés en 1942 grâce au décor hyper-réaliste d'une salle de classe, fort habilement concocté par Caroline Mexme. Il est fort probable que les souvenirs de certains spectateurs et certaines spectatrices resurgiront aussitôt, et qu'un puissant flashback olfactif submerge leurs cerveaux : odeurs de crayon à papier, de colle Cléopâtre, du plastique neuf des protège-cahier, de l'encre des stylos-plume, ou encore du bois des pupitres.       <br />
              <br />
       Ce spectacle, à nos yeux, ce n'est pas juste du théâtre. C'est du théâtre juste. Celui que d'aucuns récrieront en lui préférant celui plus avant-gardiste. Et c'est leur choix tout à fait légitime.       <br />
       Pierre-Olivier Scotto, ancien du Français et Chevalier des Arts et Lettres, a coécrit &quot;Rentrée 42&quot; avec Xavier Lemaire, dont la passion du théâtre et du spectacle vivant est chevillée au corps depuis sa plus tendre enfance.       <br />
              <br />
       Bien leur en a pris, car l'écriture du texte est juste et sensible, mêlant avec harmonie différents registres. Ces deux complices n'en sont pas à leur première expérience, parce qu'ils ont également écrit &quot;Là-bas, de l'autre côté de l'eau&quot; sur le thème de la guerre d'Algérie.       <br />
              <br />
       Dans les deux cas, il s'agit de sauvegarder la mémoire, celle qui nous construit et qui, à aucun moment, ne doit défaillir. Ici, il s'agit de faire entendre le silence de ces 109 fillettes qui ne sont pas, ce jour de 1942, dans la cour de récréation, attendant de rentrer dans leur classe respective, mais aussi de tous ces autres enfants et adultes emportés vers les camps de concentration.       <br />
              <br />
       Anne Richard, dans le rôle de Gisèle Leblanc, la directrice d'école, est tout à fait crédible. Connue davantage dans son rôle de juge dans la série de France 2, &quot;Boulevard du Palais&quot;, on ne pourrait lui conseiller de monter encore davantage sur les planches.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82922975-59426776.jpg?v=1726828168" alt=""Rentrée 42 - Bienvenue les enfants" Le Théâtre au service de la mémoire et d'un humanisme sans faille" title=""Rentrée 42 - Bienvenue les enfants" Le Théâtre au service de la mémoire et d'un humanisme sans faille" />
     </div>
     <div>
      À ses côtés, trois autres comédiennes virevoltent fort justement, chacune campée dans un profil et une psychologie bien distincts, accordant à cette pièce, à bien y regarder, un ancrage aussi très contemporain : Émilie Chevillon dans le rôle de Monique Ricou, inscrite au parti communiste et qui, chaque année, participe au Printemps des Poètes avec les &quot;Pompières Poétesses&quot;. La douce Fanny Lucet qui, dans son interprétation de Suzy Courcelle vénérant la politique du Maréchal Pétain, est sensible de justesse dans sa découverte de la grande institution &quot;Éducation Nationale&quot;. Sans oublier Isabelle Andréani, nommée aux &quot;Molières 2019&quot; dans la catégorie &quot; Meilleur seul en scène&quot;, une femme française des années quarante qui fait ce qu'elle peut face à la situation, si véridique dans son jeu.       <br />
              <br />
       Ne laissons pas la gent masculine en coulisses : Dominique Thomas campe un concierge attachant, lui qui a perdu son bras à Verdun et qui, vêtu de sa blouse grise et de son béret, rappellera à beaucoup bien des souvenirs d'école.       <br />
              <br />
       Représentant les autorités et l'Institution, Michel Laliberté, bien serré dans son gilet de flanelle, ne fera pas le paon devant ces quatre femmes bien décidées à résister. Il est pourtant l'inspecteur d'Académie… Et alors !       <br />
              <br />
       Merci aux deux auteurs d'avoir accordé à la troisième partie de leur pièce cette dimension féminine particulière, ainsi que leur intention non dissimulée de nous faire entendre le rôle essentiel, primordial, majeur de l'École, et plus particulièrement de l'Éducation Nationale ! Elle qui, de nos jours, comme en cette rentrée 1942, vacille aussi…       <br />
              <br />
       Après l'insouciance évoquée dans la première partie, la stupeur dans la deuxième, vient le temps de la résistance de la troisième partie. Résister ! Pour ne pas sombrer.       <br />
              <br />
       &quot;Rentrée 42 - Bienvenue les enfants&quot; est une pièce nécessaire, un microcosme de la Grande Histoire où quatre héroïnes revêtent, à leur manière, des figures fort contemporaines. L'humour n'y est pas absent, mais a, peut-être, fait place, à certains moments, à une émotion que nous aurions aimée voir davantage apparaître dans certaines situations.       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Rentrée 42 - Bienvenue les enfants"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82922975-59426786.jpg?v=1726828194" alt=""Rentrée 42 - Bienvenue les enfants" Le Théâtre au service de la mémoire et d'un humanisme sans faille" title=""Rentrée 42 - Bienvenue les enfants" Le Théâtre au service de la mémoire et d'un humanisme sans faille" />
     </div>
     <div>
      Texte : Pierre-Olivier Scotto et Xavier Lemaire.       <br />
       Mise en scène : Xavier Lemaire.       <br />
       Avec : Anne Richard, Isabelle Andréani, Émilie Chevrillon, Fanny Lucet, Dominique Thomas, Michel Laliberté.       <br />
       Décors : Caroline Mexme.       <br />
       Lumières : Didier Brun.       <br />
       Musique : Philippe Bozo.       <br />
       Costumes : Christine Viliers.       <br />
       Durée 1 h 40.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Ce spectacle a été programmé aux Festivals Off d'Avignon 2023 et 2024, et a reçu la Palme du Meilleur spectacle 2023. Il est éligible aux Molières 2024.</span>       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 21 septembre 2024 au 5 janvier 2025.</span>       <br />
       Mercredi et vendredi à 19 h, jeudi et samedi à 21 h, dimanche à 17 h.       <br />
       Théâtre Comédie Bastille, Paris 11e,  01 48 07 52 07.       <br />
       <a class="link" href="https://comedie-bastille-billetterie.tickandlive.com/" target="_blank">&gt;&gt; comedie-bastille.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>•In 2022• "En Transit" Les bégaiements (ir)résistibles de l'Histoire</title>
   <pubDate>Tue, 19 Jul 2022 07:31:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2022]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   2018, le dramaturge iranien Amir Reza Koohestani est retenu dans l'espace Schengen de l'aéroport de Munich, plaque tournante entre le Moyen Orient et les Amériques. Pour cause de visa expiré de quelques jours, son escale devra se prolonger… Son projet de porter au plateau le roman d'Anna Seghers, "Transit", traitant de la situation de migrants de 1943 parqués à Marseille, en attente eux aussi du précieux sésame pour l'Amérique, prend alors forme. La similitude entre ces deux situations l'amène, dans un fondu enchainé "théâtral", à les traiter en écho, les personnages traversant les frontières spatio-temporelles pour dialoguer entre eux.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66132586-47046624.jpg?v=1658167360" alt="•In 2022• "En Transit" Les bégaiements (ir)résistibles de l'Histoire" title="•In 2022• "En Transit" Les bégaiements (ir)résistibles de l'Histoire" />
     </div>
     <div>
      Ainsi, le personnage incarnant l'auteur - joué par une actrice, comme d'ailleurs tous les autres personnages masculins - rencontrera la &quot;femme aux deux chiens&quot; vivant les affres de voir, dans les années d'occupation, son visa suspendu à la santé des deux cabots qu'elle s'est engagée à transporter outre-Atlantique, en échange de la précieuse lettre de recommandation promise par les propriétaires canins. Situation ubuesque qui serait franchement risible si l'enjeu n'en était pas dramatique… De même, une avocate bénévole dispensera indifféremment ses conseils aux passagers coincés de nos jours dans les zones de transit - rebaptisées pudiquement &quot;salles d'attente&quot; - et aux personnes fuyant sous l'occupation les persécutions nazies.       <br />
              <br />
       Le dispositif scénique - une salle de transit impersonnelle, sans âme, verre et métal d'un univers High-Tech glacial, surveillée en permanence par des caméras de sécurité - projette sur grand écran les visages des protagonistes où l'on lit l'incompréhension qui les gagne. Si on ajoute que les parlers - farsi, français, anglais, portugais, brésilien - des différents intervenants sont respectés à la lettre et traduits dans un surtitrage simultané, on aura idée… du maelström qui en résulte. En effet, si la complexité de ce qui se joue et rejoue, dans ces lieux de brassage multiculturel où la vie de chacun est tout entière contenue dans un papier officiel, s'exprime au travers de la confusion assourdissante recréée, la complexité du dispositif perd bien souvent - et inutilement - le spectateur…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66132586-47046625.jpg?v=1658167411" alt="•In 2022• "En Transit" Les bégaiements (ir)résistibles de l'Histoire" title="•In 2022• "En Transit" Les bégaiements (ir)résistibles de l'Histoire" />
     </div>
     <div>
      Entre la cacophonie voulue des langues babéliennes, l'explosion du cadre spatio-temporel confondant à l'envi deux époques et deux lieux, en miroir l'un de l'autre pour rendre palpable la répétition du même, et l'identité non genrée des personnages joués par des actrices représentant certes des trajectoires universelles, il y a là matière à se sentir… un peu perdu.       <br />
              <br />
       Dommage ce chaos systémique, car l'idée de faire dialoguer à distance deux situations poussant leurs rhizomes dans le même sens d'une Histoire cyclique avait de quoi séduire… En effet, si &quot;l'Histoire ne repasse pas les plats&quot; (cf. Céline), elle a une fâcheuse propension à bégayer les mêmes fléaux… comme celui de &quot;l'accueil&quot; des réfugiés parqués dans des zones de non-droit, leur sort suspendu au bon vouloir d'une administration sans état d'âme.       <br />
              <br />
       <b>Vu le jeudi 14 juillet au Gymnase du lycée Mistral, Avignon.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"En Transit"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66132586-47046627.jpg?v=1658167467" alt="•In 2022• "En Transit" Les bégaiements (ir)résistibles de l'Histoire" title="•In 2022• "En Transit" Les bégaiements (ir)résistibles de l'Histoire" />
     </div>
     <div>
      D'après Anna Seghers.       <br />
       Création 2022. Téhéran - Genève.       <br />
       Spectacle Multilingue (Français, Anglais, Farsi, Portugais Brésilien) surtitré en français et en anglais.       <br />
       Traduction en français et en anglais pour le surtitrage : Massoumeh Lahidji.       <br />
       Texte : Amir Reza Koohestani, Keyvan Sarreshteh, librement adapté du roman &quot;Transit&quot; d'Anna Seghers.       <br />
       Traduction de Jeanne Stern publié aux éditions Autrement, 2018.       <br />
       Adaptation : Amir Reza Koohestani, Massoumeh Lahidji, Keyvan Sarreshteh.       <br />
       Mise en scène : Amir Reza Koohestani.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Isabela De Moraes Evangelista.       <br />
       Avec : Danae Dario, Agathe Lecomte, Khazar Masoumi, Mahin Sadri.       <br />
       Scénographie, lumière : Éric Soyer.       <br />
       Vidéo : Phillip Hohenwarter.       <br />
       Musique, composition : Benjamin Vicq.       <br />
       Costumes : Marie Artamonoff.       <br />
       Durée 1 h 20.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66132586-47046628.jpg?v=1658168270" alt="•In 2022• "En Transit" Les bégaiements (ir)résistibles de l'Histoire" title="•In 2022• "En Transit" Les bégaiements (ir)résistibles de l'Histoire" />
     </div>
     <div>
      <b>•Avignon In 2022•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 14 juillet.</span>       <br />
       Tous les jours à 18 h, relâche le samedi.       <br />
       Gymnase du lycée Mistral, 20, boulevard Raspail, Avignon.       <br />
       <a class="link" href="https://festival-avignon.com/" target="_blank">&gt;&gt; festival-avignon.com</a>       <br />
       Réservations : 04 90 14 14 14.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>        <br />
       Du 5 novembre au 1er décembre 2022 : Odéon-Théâtre de l'Europe, Paris.       <br />
       Du 25 au 27 janvier 2023 : Le Maillon, Strasbourg (67)       <br />
       Du 2 au 5 février 2023 : Teatro Metastasio di Prato, Prato (Italie).       <br />
       Du 7 au 10 mars 2023 : TNB, Rennes (35).       <br />
       Du 15 au 16 mars 2023 : CDN Orléans/Centre-Val de Loire, Orléans (45).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66132586-47046732.jpg?v=1658168332" alt="•In 2022• "En Transit" Les bégaiements (ir)résistibles de l'Histoire" title="•In 2022• "En Transit" Les bégaiements (ir)résistibles de l'Histoire" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/66132586-47046624.jpg</photo:imgsrc>
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   <title>•In 2022• "Milk" Tableau de femmes au visage tragique, une affaire d'État…</title>
   <pubDate>Sun, 17 Jul 2022 11:55:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2022]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Sur un sol de dalles grises, des femmes vêtues de combinaisons anciennes émergent de la nuit du plateau. Elles portent dans leurs bras des mannequins inertes et leur visage semble refléter la gravité de celles dont on assassine les enfants. Lentement, pas à pas, elles s'avancent vers le front de scène, le bercement se fait de plus en plus rapide et les bruits associés, plus haletants. Pour un peu, on se croirait dans un tableau de Rembrandt ou encore du Caravage tant un clair-obscur nimbe cette étrange procession.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66105192-47032746.jpg?v=1658054641" alt="•In 2022• "Milk" Tableau de femmes au visage tragique, une affaire d'État…" title="•In 2022• "Milk" Tableau de femmes au visage tragique, une affaire d'État…" />
     </div>
     <div>
      Après son sidérant &quot;Musée&quot; présenté l'an dernier où Bashar Murkus nous immergeait dans une scène de crime odieux (le meurtre de 49 enfants dans un musée israélien) pour assister avec lui aux tout autant odieuses dernières heures du terroriste condamné à mort, le metteur en scène palestinien d'Haïfa (directeur artistique du Théâtre Khashabi, politiquement et économiquement indépendant) revient avec force. Si la mort est toujours la pierre angulaire du propos, celle-ci est abordée ici sous l'angle chorégraphique, excluant toutes paroles. Par l'incroyable impact de ces corps souffrants, animés d'une énergie sourde et éclairés picturalement, la détresse nous est rendue physiquement palpable.       <br />
              <br />
       Le chœur silencieux de femmes, échappé de la nuit des temps pour venir faire effraction dans notre présent, tressaute, pousse quelques ahanements désarticulés comme les mannequins que ces femmes sans âge laissent choir à leurs pieds. Leurs mamelles, désormais privées de leur fonction nourricière, laissent couler leur lait - inutile - qui échoue sur la face livide de celluloïds à taille humaine, jusqu'à disparaître un temps en coulisses, portant à la main la brassière de leurs mamelons désertés par la vie. Ainsi s'enchaîneront des tableaux troublants, projetant poétiquement - politiquement - l'enfer vécu.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66105192-47032747.jpg?v=1658054694" alt="•In 2022• "Milk" Tableau de femmes au visage tragique, une affaire d'État…" title="•In 2022• "Milk" Tableau de femmes au visage tragique, une affaire d'État…" />
     </div>
     <div>
      Leur désir d'amour maternel est si grand qu'elles en viennent à embrasser la matière inerte, à lisser les cheveux absents, le visage sans expression qu'elles gratifient - réflexe ancestral - d'attendrissantes chatouilles. Sur une musique venue des profondeurs, sous l'effet du manque, elles hallucinent leurs enfants morts pour combler en elles le vide abyssal de leur disparition. Et, soudain, dans ce paysage de désolation brute, surgit une femme au ventre rond porteur d'une espérance inouïe…       <br />
              <br />
       Chants d'oiseaux, bouquets de fleurs, musiques douces, la vie est là qui semble de nouveau frémir… Un enfant adulte est annoncé. L'humain enfant, venu des limbes où il séjournait, apparu pour tenter de sauver une humanité abîmée par sa folie guerrière. Miracle humain aussitôt célébré par les seaux de lait des femmes l'aspergeant frénétiquement... Mais ainsi en va-t-il du sacrifice féminin, en enfantant, la vie est parfois ravie aux mères porteuses d'espérance. Et comme si les hallucinations rédemptrices se diluaient dans les miasmes présents, une à une, les femmes se retirent, laissant désemparé &quot;l'enfant homme&quot; qu'elles finiront (très beau tableau christique) par porter à l'horizontale, après avoir lavé de lait ses blessures sanguinolentes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66105192-47032855.jpg?v=1658054730" alt="•In 2022• "Milk" Tableau de femmes au visage tragique, une affaire d'État…" title="•In 2022• "Milk" Tableau de femmes au visage tragique, une affaire d'État…" />
     </div>
     <div>
      Ces Mères Courage, privées des fruits de leur ventre, n'auront de cesse de soulever avec énergie les plaques du sol d'Haïfa pour, tel Sisyphe et son rocher, tenter de réaménager la terre d'Haîfa appropriée par les Israéliens. Travail colossal qui les amènera à gravir unies le sommet de leur Terre volée, dans un impressionnant tableau où, alignées, elles nous feront front, silencieusement. Mais les happy-ends n'existant que dans les (mauvais) contes pour enfants, la chute - tout aussi saisissante - leur réservera un tout autre destin.       <br />
              <br />
       Sous l'effet de chorégraphies picturales, de lumières et musiques envoûtantes et d'interprétations portées par des actrices &quot;hors norme&quot;, le spectacle &quot;prend vie&quot;. Ainsi, au-delà du tragique de la situation vécue, est délivré un sentiment de plénitude, celle que seule la grâce (païenne) tutoyée procure… Il n'y a pas mieux que la beauté d'une écriture corporelle sculpturale pour exprimer l'indicible de la mort d'un enfant.       <br />
              <br />
       <b>Vu le jeudi 14 juillet à L'autre Scène du Grand Avignon-Vedène, Vedène.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Milk  مِلْك"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66105192-47032860.jpg?v=1658054771" alt="•In 2022• "Milk" Tableau de femmes au visage tragique, une affaire d'État…" title="•In 2022• "Milk" Tableau de femmes au visage tragique, une affaire d'État…" />
     </div>
     <div>
      Création 2022, spectacle Indiscipline.       <br />
       Conception et mise en scène : Bashar Murkus.       <br />
       Assistant à la mise en scène : Abed Al Jubeh.       <br />
       Avec : Firielle Al Jubeh, Eddie Dow, Samera Kadry, Shaden Kanboura, Salwa Nakkara, Reem Talhami, Samaa Wakim.       <br />
       Dramaturgie : Khulood Basel.       <br />
       Musique : Raymond Haddad.       <br />
       Scénographie et costumes : Majdala Khoury.       <br />
       Lumière : Muaz Al Jubeh.       <br />
       Accessoires : Khaled Muhtaseb.       <br />
       Production : Khashabi Theatre (Haïfa), Khulood Basel 2022.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon In 2022•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 10 au 16 juillet.</span>       <br />
       Tous les jours à 15 h, relâche le mercredi.       <br />
       L'Autre Scène du Grand Avignon - Vedène, avenue Pierre de Coubertin, Vedène.       <br />
       <a class="link" href="https://festival-avignon.com/" target="_blank">&gt;&gt; festival-avignon.com</a>       <br />
       Réservations : 04 90 14 14 14.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66105192-47032865.jpg?v=1658054814" alt="•In 2022• "Milk" Tableau de femmes au visage tragique, une affaire d'État…" title="•In 2022• "Milk" Tableau de femmes au visage tragique, une affaire d'État…" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/66105192-47032746.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/In-2022-Milk-Tableau-de-femmes-au-visage-tragique-une-affaire-d-Etat_a3350.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-65228935</guid>
   <title>•Off 2022• "Je vous écris dans le noir" Tragédie d'une femme libre, moderne… en quête de l'impossible amour</title>
   <pubDate>Wed, 08 Jun 2022 12:22:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2022]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Même quand elle est emportée dans les vents de l'amour, Pauline Dubuisson n'échappe pas à son destin… Un destin aux accents de tragédie grecque, comme une filiation à la malédiction des Atrides… Adolescente charnelle et donc collabo "involontaire" durant l'occupation, tondue et violée à 15 ans, meurtrière passionnelle à 24 ans, son passé finira toujours par la rattraper. Entre souhaits d'indépendance, de liberté et désirs de sincérité, de volonté d'aveux voués à l'amour… elle perdra tout espoir de vivre une passion amoureuse "normale" et se suicidera à 36 ans.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65228935-46586884.jpg?v=1620653911" alt="•Off 2022• "Je vous écris dans le noir" Tragédie d'une femme libre, moderne… en quête de l'impossible amour" title="•Off 2022• "Je vous écris dans le noir" Tragédie d'une femme libre, moderne… en quête de l'impossible amour" />
     </div>
     <div>
      Sensuelle et solaire Essaouira (appelée alors Mogador)… en fond sonore, une entêtante mélopée. En second plan, des voix de femmes parlant en arabe. Pauline est devenue Andrée (son deuxième prénom). Elle est interne dans cet hôpital marocain où elle est arrivée en 1962. Elle rencontre Jean Lafourcade, un ingénieur pétrolier de six ans plus jeune qui souhaite l'épouser. À nouveau l'amour. Mais le souvenir de Félix, qu'elle a tué, est toujours là. Flash-back : Dunkerque, Seconde Guerre mondiale. Apprentissage des plaisirs de la vie et du sexe avec un médecin-chef allemand.       <br />
              <br />
       Elle dira la vérité à Félix sur son passé : son statut de femme &quot;tondue&quot; à la libération et violée. Rupture suivie ensuite de fausses retrouvailles… Ils couchent ensemble, font l'amour mais, le lendemain matin, celui-ci la traite comme une prostituée. Elle le tue en tirant au hasard… ou pas. En prison, elle s'évadera par la lecture. Libérée au bout de six ans pour bonne conduite. C'est après la sortie du film d'Henri-Georges Clouzot, &quot;La Vérité&quot; avec Brigitte Bardot (1960), qu'elle fuira en 1962 à Essaouira. Séquence finale, le destin tragique déroule son dénouement… elle donne à Jean ses cahiers où sont contenus les drames de sa vie… Rupture, nouvel abandon… elle se suicide le 22 septembre 1963 à 36 ans.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65228935-46586885.jpg?v=1620653943" alt="•Off 2022• "Je vous écris dans le noir" Tragédie d'une femme libre, moderne… en quête de l'impossible amour" title="•Off 2022• "Je vous écris dans le noir" Tragédie d'une femme libre, moderne… en quête de l'impossible amour" />
     </div>
     <div>
      Jean-Luc Seigle fait preuve dans son roman d'une extraordinaire empathie pour son personnage meurtri par la vie, qui se révèle complexe mais en même temps étonnamment lumineux, dégageant une réelle force de vivre, de combattre, même si souvent le désespoir finit par l'emporter.       <br />
              <br />
       L'adaptation d'Évelyne Loew apporte en complément un questionnement judicieux, pertinent sur l'appréciation de ce type d'affaire, de &quot;fait-divers&quot;, dont la perception, compte tenu de l'évolution des mœurs notamment, n'est plus la même aujourd'hui, éloignée de la violence verbale, de l'humiliation, du mépris qu'a vécu Pauline Dubuisson dans les années cinquante et soixante… et pose la question de la condition des femmes, interroge sur les violences, les viols, les souffrances subis par une femme tout au long de sa vie, aussi courte soit-elle.       <br />
              <br />
       Il s'agit d'une confession, de confidences séquencées temporellement, avec des flash-back, douloureux, de brusques ruptures, qui contraste avec les séquences plus légères - ou, du moins, le paraissent-elles - marqués par les moments de balancement dans un &quot;drap siège&quot; suspendu, dans la chaude et charnelle Essaouira. Le tout est rythmé, temporisé par la musique (composition originale de Philippe Mion), par les silences maîtrisés. Les chants et mélodies marquent, situent aussi les lieux, tout comme la lumière qui, en fonction de son intensité, de ses couleurs, crée les différents univers, ambiances… leur donnant la part de dramatisation nécessaire à l'instant dédié.       <br />
              <br />
       La narration choisie et portée par Sylvie Van Cleven est comme une rivière, parfois ayant la fougue d'un torrent de montagne, parfois le calme d'un fleuve laissant - du moins, pourrait-on l'espérer - couler l'eau sous les ponts. Mais ici le ruisseau originel donne naissance à un incroyable destin aux flux tumultueux, celui d'une femme insaisissable, complexe, qui se bat pour vivre, exister au cœur de l'occupation – elle a quinze ans en 1942 – puis pour aimer et être aimée, être aussi peut-être une femme libre à une époque où le féminisme &quot;moderne&quot; n'en est encore qu'à ses prémices.       <br />
              <br />
       La comédienne, intensément présente, parcourant le plateau au gré ses humeurs et de ses fulgurances émotionnelles, offre aux spectateurs une réelle densité de jeu, une gestique à la fois subtile et expressive, réglée au cordeau, ayant parfois une élégance chorégraphique. L'interprétation est sensible, riche en gammes émotionnelles, en expressions narratives, jouant une partition où la musicalité se révèle en de subtiles notes alternant violence, colère, douceur et sentiment amoureux. Un grand et vrai moment de théâtre à découvrir… Ciselé par une comédienne remarquable et habitée !       <br />
              <br />
       Vu au Théâtre de l'Opprimé dans le cadre d'une représentation réservée aux professionnels(les) en mai 2021.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Je vous écris dans le noir"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65228935-46586886.jpg?v=1654684904" alt="•Off 2022• "Je vous écris dans le noir" Tragédie d'une femme libre, moderne… en quête de l'impossible amour" title="•Off 2022• "Je vous écris dans le noir" Tragédie d'une femme libre, moderne… en quête de l'impossible amour" />
     </div>
     <div>
      D'après le roman de Jean-Luc Seigle, aux Éditions Flammarion.       <br />
       Adaptation : Évelyne Loew.       <br />
       Mise en scène : Gilles Nicolas, Sylvie Van Cleven.       <br />
       Collaboration à la mise en scène : Pablo Dubott.       <br />
       Avec : Sylvie Van Cleven.       <br />
       Composition musicale : Philippe Mion.       <br />
       Scénographie, lumière : Lucie Joliot.       <br />
       Durée : 1 heure.       <br />
       Production Les Sincères.       <br />
       Coproduction Actions Scènes Contemporaines.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2022•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 29 Juillet 2022.</span>       <br />
       Tous les jours à 20 h 05, relâche le mercredi.       <br />
       Présence Pasteur, 13, rue du Pont Trouca, Avignon.       <br />
       Réservations : +33 (0)4 32 74 18 54 - +33 (0)7 89 21 79 44.       <br />
       <a class="link" href="https://presence-pasteur.fr/" target="_blank">&gt;&gt; presence-pasteur.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/65228935-46586886.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2022-Je-vous-ecris-dans-le-noir-Tragedie-d-une-femme-libre-moderne-en-quete-de-l-impossible-amour_a3275.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>"Je vous écris dans le noir" Tragédie d'une femme libre, moderne… en quête de l'impossible amour</title>
   <pubDate>Tue, 25 Jan 2022 15:45:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Même quand elle est emportée dans les vents de l'amour, Pauline Dubuisson n'échappe pas à son destin… Un destin aux accents de tragédie grecque, comme une filiation à la malédiction des Atrides… Adolescente charnelle et donc collabo "involontaire" durant l'occupation, tondue et violée à 15 ans, meurtrière passionnelle à 24 ans, son passé finira toujours par la rattraper. Entre souhaits d'indépendance, de liberté et désirs de sincérité, de volonté d'aveux voués à l'amour… elle perdra tout espoir de vivre une passion amoureuse "normale" et se suicidera à 36 ans.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61868313-44996103.jpg?v=1620653911" alt=""Je vous écris dans le noir" Tragédie d'une femme libre, moderne… en quête de l'impossible amour" title=""Je vous écris dans le noir" Tragédie d'une femme libre, moderne… en quête de l'impossible amour" />
     </div>
     <div>
      Sensuelle et solaire Essaouira (appelée alors Mogador)… en fond sonore, une entêtante mélopée. En second plan, des voix de femmes parlant en arabe. Pauline est devenue Andrée (son deuxième prénom). Elle est interne dans cet hôpital marocain où elle est arrivée en 1962. Elle rencontre Jean Lafourcade, un ingénieur pétrolier de six ans plus jeune qui souhaite l'épouser. À nouveau l'amour. Mais le souvenir de Félix, qu'elle a tué, est toujours là. Flash-back : Dunkerque, Seconde Guerre mondiale. Apprentissage des plaisirs de la vie et du sexe avec un médecin-chef allemand.       <br />
              <br />
       Elle dira la vérité à Félix sur son passé : son statut de femme &quot;tondue&quot; à la libération et violée. Rupture suivie ensuite de fausses retrouvailles… Ils couchent ensemble, font l'amour mais, le lendemain matin, celui-ci la traite comme une prostituée. Elle le tue en tirant au hasard… ou pas. En prison, elle s'évadera par la lecture. Libérée au bout de six ans pour bonne conduite. C'est après la sortie du film d'Henri-Georges Clouzot, &quot;La Vérité&quot; avec Brigitte Bardot (1960), qu'elle fuira en 1962 à Essaouira. Séquence finale, le destin tragique déroule son dénouement… elle donne à Jean ses cahiers où sont contenus les drames de sa vie… Rupture, nouvel abandon… elle se suicide le 22 septembre 1963 à 36 ans.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61868313-44996104.jpg?v=1620653943" alt=""Je vous écris dans le noir" Tragédie d'une femme libre, moderne… en quête de l'impossible amour" title=""Je vous écris dans le noir" Tragédie d'une femme libre, moderne… en quête de l'impossible amour" />
     </div>
     <div>
      Jean-Luc Seigle fait preuve dans son roman d'une extraordinaire empathie pour son personnage meurtri par la vie, qui se révèle complexe mais en même temps étonnamment lumineux, dégageant une réelle force de vivre, de combattre, même si souvent le désespoir finit par l'emporter.       <br />
              <br />
       L'adaptation d'Évelyne Loew apporte en complément un questionnement judicieux, pertinent sur l'appréciation de ce type d'affaire, de &quot;fait-divers&quot;, dont la perception, compte tenu de l'évolution des mœurs notamment, n'est plus la même aujourd'hui, éloignée de la violence verbale, de l'humiliation, du mépris qu'a vécu Pauline Dubuisson dans les années cinquante et soixante… et pose la question de la condition des femmes, interroge sur les violences, les viols, les souffrances subis par une femme tout au long de sa vie, aussi courte soit-elle.       <br />
              <br />
       Il s'agit d'une confession, de confidences séquencées temporellement, avec des flash-back, douloureux, de brusques ruptures, qui contraste avec les séquences plus légères - ou, du moins, le paraissent-elles - marqués par les moments de balancement dans un &quot;drap siège&quot; suspendu, dans la chaude et charnelle Essaouira. Le tout est rythmé, temporisé par la musique (composition originale de Philippe Mion), par les silences maîtrisés. Les chants et mélodies marquent, situent aussi les lieux, tout comme la lumière qui, en fonction de son intensité, de ses couleurs, crée les différents univers, ambiances… leur donnant la part de dramatisation nécessaire à l'instant dédié.       <br />
              <br />
       La narration choisie et portée par Sylvie Van Cleven est comme une rivière, parfois ayant la fougue d'un torrent de montagne, parfois le calme d'un fleuve laissant - du moins, pourrait-on l'espérer - couler l'eau sous les ponts. Mais ici le ruisseau originel donne naissance à un incroyable destin aux flux tumultueux, celui d'une femme insaisissable, complexe, qui se bat pour vivre, exister au cœur de l'occupation – elle a quinze ans en 1942 – puis pour aimer et être aimée, être aussi peut-être une femme libre à une époque où le féminisme &quot;moderne&quot; n'en est encore qu'à ses prémices.       <br />
              <br />
       La comédienne, intensément présente, parcourant le plateau au gré ses humeurs et de ses fulgurances émotionnelles, offre aux spectateurs une réelle densité de jeu, une gestique à la fois subtile et expressive, réglée au cordeau, ayant parfois une élégance chorégraphique. L'interprétation est sensible, riche en gammes émotionnelles, en expressions narratives, jouant une partition où la musicalité se révèle en de subtiles notes alternant violence, colère, douceur et sentiment amoureux. Un grand et vrai moment de théâtre à découvrir… Ciselé par une comédienne remarquable et habitée !       <br />
              <br />
       Vu au Théâtre de l'Opprimé dans le cadre d'une représentation réservée aux professionnels(les) en mai 2021.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Je vous écris dans le noir"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61868313-44996105.jpg?v=1620653981" alt=""Je vous écris dans le noir" Tragédie d'une femme libre, moderne… en quête de l'impossible amour" title=""Je vous écris dans le noir" Tragédie d'une femme libre, moderne… en quête de l'impossible amour" />
     </div>
     <div>
      D'après le roman de Jean-Luc Seigle, aux Éditions Flammarion.       <br />
       Adaptation : Évelyne Loew.       <br />
       Mise en scène : Gilles Nicolas, Sylvie Van Cleven.       <br />
       Collaboration à la mise en scène : Pablo Dubott.       <br />
       Avec : Sylvie Van Cleven.       <br />
       Composition musicale : Philippe Mion.       <br />
       Scénographie, lumière : Lucie Joliot.       <br />
       Durée : 1 heure.       <br />
       Production Les Sincères.       <br />
       Coproduction Actions Scènes Contemporaines.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 2 au 6 février 2022.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 20 h 30, dimanche à 17 h.       <br />
       Théâtre de l'Opprimé, Paris 12e, 01 43 45 81 20.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatredelopprime.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredelopprime.com</a>       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">17 février 2022 à 20 h 30.</span>       <br />
       Théâtre El Duende, 23 rue Hoche, Ivry sur Seine (94), 01 46 71 52 29.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-elduende.com/elduende/accueil" target="_blank">&gt;&gt; theatre-elduende.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Festival OFF d'Avignon 2022.</b>       <br />
       Du 7 au 29 juillet 2022.       <br />
       Présence Pasteur à 20 h 05.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/61868313-44996103.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Je-vous-ecris-dans-le-noir-Tragedie-d-une-femme-libre-moderne-en-quete-de-l-impossible-amour_a3156.html</link>
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