<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <channel>
  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-09-27T12:20:12+02:00</dc:date>
  <geo:lat>48.6710424</geo:lat>
  <geo:long>2.3340589</geo:long>
  <atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/xml/atom.xml" type="text/xml" />
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-98094156</guid>
   <title>"Hystory" Quand l'adolescence laisse d'impalpables cicatrices à l'âme</title>
   <pubDate>Mon, 21 Sep 2026 07:42:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Les autrices et auteurs nordiques nous donnent souvent des regards implacables sur les sociétés, les communautés et les humains en général. Dans cette pièce, l'autrice islandaise Kristín Eiríksdóttir ne déroge pas à cette habitude. Elle va même plus loin. Ses mots, ses personnages et la construction de son texte sont emplis de colère, de cruauté et d'une noirceur presque sans un rayon de tendresse. Oui, l'adolescence est ici un cauchemar dont on ne se réveille pas.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/98094156-68305450.jpg?v=1789915944" alt=""Hystory" Quand l'adolescence laisse d'impalpables cicatrices à l'âme" title=""Hystory" Quand l'adolescence laisse d'impalpables cicatrices à l'âme" />
     </div>
     <div>
      Vingt ans après, comme le dernier tome de &quot;Trois Mousquetaires&quot; de Dumas, c'est vingt ans après s'être perdues de vue que les trois amies se retrouvent invitées chez l'une d'elles, Dagny. Leur amitié d'enfance s'est éteinte peu après leur quinzaine, s'est dissoute, a été oubliée. Et les retrouvailles ne sont pas des retrouvailles d'héroïnes, mais ressemblent à quelque chose de tendu, avec les caractères de chacune qui semblent crier bien fort son existence.       <br />
               <br />
       Trois caractères si différents qu'on a peine à les imaginer, copines d'enfance. Dagny, chez qui se passe la soirée, autoritaire, tranchante et maniaque de la propreté, et ses deux invitées qui déboulent, l'une alcoolique style destroy à deux doigts de se retrouver SDF, l'autre, mère de deux enfants – ils sont très très gentils, dit-elle, entre un trou de mémoire et une absence dus sans doute à un excès de Lexomil. Quant à Dagny qui les a réunies ce soir-là dans son joli appartement à crédit pour nettoyer leur mémoire, elle est, elle aussi, comme une naufragée accrochée à son appartement à crédit comme à une bouée de sauvetage.       <br />
               <br />
       Peu à peu, bribe à bribe, verre après verre, l'histoire de ces trois anciennes adolescentes va finir par être révélée, entre invectives, sautes d'humeur et provocations les unes envers les autres.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/98094156-68305459.jpg?v=1789915969" alt=""Hystory" Quand l'adolescence laisse d'impalpables cicatrices à l'âme" title=""Hystory" Quand l'adolescence laisse d'impalpables cicatrices à l'âme" />
     </div>
     <div>
      Le texte de Kristín Eiríksdóttir fait surgir des lambeaux de mémoire comme un effiloché de viande se détache de la masse, à coup de fourchette, de cette viande fibreuse, plat de côte ou le paleron, qui se libère mot après mots du corps et de la mémoire des trois amies, comme si trop de chair, de dérives, de fuites en avant avait peu à peu recouvert le dernier souvenir de leur adolescence. Des scènes courtes qui suivent la chronologie réelle de la soirée, entrecoupées d'ellipses, de style très cinématographique, où chacune des amies partage avec le public un moment clef de sa vie. C'est une écriture très libre, fulgurante et visuelle qui percute en permanence.       <br />
               <br />
       Dans cette histoire de femmes, de relations mères/filles âpres et violentes, les hommes sont quasiment absents : pères disparus, démissionnaires ou bellâtre vide de tout sentiment. Il y a aussi les autres adolescentes, les camarades du collège, celles qui dévident leurs calomnies jusqu'au harcèlement, celles qui cloisonnent les invitations aux soirées pour créer des groupes de parias dans les classes. Les trois adolescentes seront de celles-là. Isolées.       <br />
               <br />
       La pièce est construite comme une série de visions qui dévoilent les psychologies des personnages sans avoir recours, et c'est un bien, à des interprétations de causes à effets. Même si, dans leur enfance, les mères violentes et humiliantes, les mères aux charges mentales trop lourdes pour entourer les filles de chaleur humaine et les pères absents sont des blessures que les trois personnages portent chacune au fond d'elles-mêmes, jamais le texte de l'autrice islandaise n'en fait un déroulement psychologique. Les faits seuls s'additionnent, mais ne résument pas ces êtres complexes qui se débattent sans le savoir contre des démons qu'elles ne connaissent pas.       <br />
               <br />
       L'histoire est sans concession, mais elle est portée par trois comédiennes dont l'investissement et l'énergie donnent à celle-ci un rythme et une soif de vivre qui reste intacte. Les corps, les voix et le jeu sont en total liberté dans un décor symbolique qui délimite sur le plateau l'espace de l'appartement : frontière rigide qui les enferme comme dans un ring de boxe où le combat pour mettre au propre la mémoire commune se déroule. Quelques incursions de projections photographiques des trois personnages ensemble comme des amies inséparables donnent poétiquement à voir ce que cette relation aurait pu être sans le drame qui a mis un terme, vingt plus tôt, à ce trio.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Hystory"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/98094156-68305462.jpg?v=1789916008" alt=""Hystory" Quand l'adolescence laisse d'impalpables cicatrices à l'âme" title=""Hystory" Quand l'adolescence laisse d'impalpables cicatrices à l'âme" />
     </div>
     <div>
      Texte : Kristín Eiríksdóttir       <br />
       Traduction de l‘islandais : Raka Asgeirsdottir et Claire Béchet.       <br />
       Mise en scène : Andréa El Azan et Raka Àsgeirsdòttir       <br />
       Avec : Alice Gozlan, Andréa El Azan, Caroline Marcos.       <br />
       Création musicale : Étienne Glénat.       <br />
       Création Lumières : Noémie Rade.       <br />
       Photos et vidéos Christian Helgi Beaussier.       <br />
       Production : Compagnie Asgeir.       <br />
       À partir de 15 ans.       <br />
       Durée : 1 h 05.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 17 septembre au 10 octobre2026.</span>       <br />
       17, 19, 24 et 26 septembre à 20 h, 1er octobre à 21 h, 3 octobre à 20 h, 8 et 9 octobre à 21 h et 10 Octobre à 20 h.       <br />
       Théâtre de la Reine Blanche, 2 bis, passage Ruelle, Paris 18ᵉ.       <br />
       Téléphone : 01 40 05 06 96.       <br />
       <a class="link" href="https://indiv.themisweb.fr/0564/fChoixSeanceWidget.aspx?idstructure=0564&amp;EventId=545&amp;request=QcE+w0WHSuAkSQcRYa88s8uxfI7h/xpckqJzMGdBy3UrVqkELUuyfZtsvZuAGV4r" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.reineblanche.com/" target="_blank">&gt;&gt; reineblanche.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/98094156-68305450.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Hystory-Quand-l-adolescence-laisse-d-impalpables-cicatrices-a-l-ame_a4662.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-70470340</guid>
   <title>Fuir loin du présent avec la pièce suédoise de Rasmus Lindberg, "Dan Då Dan Dog"</title>
   <pubDate>Tue, 31 Jan 2023 07:07:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Programmée lors des Rencontres d'Hiver qui ont eu lieu du 24 au 29 janvier 23, cette pièce est la première mise en scène que Pascale Daniel-Lacombe réalise en tant que directrice du CDN de Poitiers. Un CDN unique en son genre puisqu'il ne possède pas de lieu propre mais doit proposer ses actions et ses spectacles dans diverses structures de la ville et de la région. C'est pourquoi cette création a été proposée au Centre d'Animation de Beaulieu en périphérie de la ville.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70470340-49145812.jpg?v=1675104512" alt="Fuir loin du présent avec la pièce suédoise de Rasmus Lindberg, "Dan Då Dan Dog"" title="Fuir loin du présent avec la pièce suédoise de Rasmus Lindberg, "Dan Då Dan Dog"" />
     </div>
     <div>
      Même si le titre original a été conservé dans la langue native de l'auteur, le suédois, rassurez-vous, toute la pièce est jouée en français (traduction de Marianne Ségol-Samoy et Karin Serres, Éditions Espaces 34). Mais l'ambiance des pays nordiques est pourtant bien présente. Une nostalgie, un fatalisme qui se veut optimiste et surtout une temporalité différente se dégage de ce texte qui se déroule dans une petite communauté et se base sur un tout petit fait divers pour nous parler du présent.       <br />
               <br />
       Une communauté où tout le monde se côtoie à défaut de se connaître. Il y a les vieux, les jeunes, les représentants de l'institution censés se préoccuper des citoyens : un pasteur, un médecin, un employé des pompes funèbres. À croire que l'auteur a décidé de nous montrer un panel représentatif d'une communauté classique. Et en effet, tous personnages sont absolument ordinaires. Les vieux s'ennuient, sont nostalgiques et sont atteints de maladies définitives, les jeunes s'ennuient, s'aiment, se trompent et rêvent d'un avenir ailleurs, les autres fonctionnent en fonction de leurs fonctions. Ce qui fait l'originalité de cette pièce, c'est la construction faite de brèves scénettes qui s'entrecroisent dans un espace indéterminé, mais surtout l'agitation vaine et impuissante qui habite tous les protagonistes.       <br />
              <br />
       Il y a bien un fil conducteur, une histoire, un fait divers qui relie ces personnages. Une balle perdue destinée à se débarrasser d'un rival finit par tuer un chien. L'auteur Rasmus Lindberg, encore méconnu en France, construit sa pièce sans révéler d'ordre chronologique mais, au contraire, en faisant des zooms successifs sur différents lieux et sur les personnages qui seront tous concernés à un titre ou à une autre par ce fait divers. Mais, encore une fois, la force du propos ne se situe pas vraiment dans cette histoire même si la sensation d'un puzzle en désordre qui en ressort donne une juste image du fond de cette pièce.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70470340-49145824.jpg?v=1675104550" alt="Fuir loin du présent avec la pièce suédoise de Rasmus Lindberg, "Dan Då Dan Dog"" title="Fuir loin du présent avec la pièce suédoise de Rasmus Lindberg, "Dan Då Dan Dog"" />
     </div>
     <div>
      Dans cette communauté règne surtout un sens absolu de l'individualisme. Chacun n'est préoccupé que de lui-même, de ses propres soucis. Et dans cet univers ainsi segmenté, c'est alors le fait de vivre au présent qui semble totalement impossible. Toutes les rencontres, toutes les interactions aboutissent soit à une absence d'empathie et de compassion, soit à une méprise. Comme si tous ces gens n'étaient capables que d'être ailleurs que dans le présent, dans leurs pensées, dans leurs propres histoires. Il apparaît même tout au long de la pièce un personnage étrange, une femme, qui semble assister à tout, un personnage qui se révèle ne pas avoir de place dans la pièce, elle aussi, ailleurs qu'ici.       <br />
               <br />
       La mise en scène de Pascale Daniel-Lacombe a trouvé une manière ingénieuse de rebondir d'un lieu à un autre en inventant un système de grand plateau (un peu comme un plateau de jeu de société, de jeu de rôles) sur lequel les différents éléments scéniques avancent ou reculent guidés dans des rails. Un dispositif surmonté d'un pont coulissant qui lui aussi s'avance ou recule et permet de jouer d'autres scènes, nocturnes. Tout cela ajoute un côté ludique et décalé par rapport à la réalité. La pièce apparaît finalement uniquement comme un jeu, un escape game sans issue et les personnages qui la composent… désespérément tragique ou comique au vu de leurs difficultés à vivre face à la fatalité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Dan Då Dan Dog (Le jour où le jour est mort)"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70470340-49145828.jpg?v=1675104585" alt="Fuir loin du présent avec la pièce suédoise de Rasmus Lindberg, "Dan Då Dan Dog"" title="Fuir loin du présent avec la pièce suédoise de Rasmus Lindberg, "Dan Då Dan Dog"" />
     </div>
     <div>
      Texte : Rasmus Lindberg, Éditions Espaces 34.       <br />
       Adaptation d'après &quot;Le mardi ou Morty est mort&quot;.       <br />
       Traduction : Marianne Ségol-Samoy et Karin Serres.       <br />
       Mise en scène : Pascale Daniel-Lacombe.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Juliet Darremont-Marsaud.       <br />
       Dramaturgie : Marianne Ségol-Samoy.       <br />
       Avec : Mathilde Viseux, Elsa Moulineau, Mathilde Panis, Étienne Kimes, Ludovic Shoendoerffer, Jean-Baptiste Szezot, Étienne Bories.        <br />
       Scénographie : Philippe Casaban, Éric Charbeau, Pascale Daniel-Lacombe.       <br />
       Création lumière : Thierry Fratissier, assisté de Manon Vergotte.       <br />
       Création sonore : Clément-Marie Mathieu.       <br />
       Composition musicale : Pascal Gaigne.       <br />
       Soutien chorégraphique : Compagnie Ex Nihilo, Jean-Antoine Bigot, Anne Le Batard.       <br />
       Création Costumes : Béatrice Ferron.       <br />
       Fabrication décor : Les ateliers du Théâtre de l'Union - Limoges.       <br />
       Équipe de création accessoires scénographiques : Jérémie Hazael-Massieux, Clément-Marie Mathieu, Annie Onchalo, Laurent Boulé, Laurent Patard, Karlito Bouet-Levandoski, Étienne Kime.       <br />
       Tout public à partir de 12 ans.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       <b>A été représenté les 25 et 26 janvier 2023, au Centre d'Animation de Beaulieu, dans le cadre des Rencontres d'hiver proposées par Le Méta - CDN Poitiers Nouvelle-Aquitaine.</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       Du 6 au 9 mars 2024 : Théâtre de L'Union - CDN, Limoges (87).       <br />
       Du 13 au 16 mars 2024 : Le Préau - CDN, Vire (14).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/70470340-49145812.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Fuir-loin-du-present-avec-la-piece-suedoise-de-Rasmus-Lindberg-Dan-Da-Dan-Dog_a3500.html</link>
  </item>

 </channel>
</rss>
