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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-03-10T20:16:41+01:00</dc:date>
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   <title>"La Cantatrice chauve"… Une merveilleuse et brève histoire du temps*</title>
   <pubDate>Fri, 25 Aug 2017 10:03:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Ludivine Picot</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   En réponse à la Seconde Guerre mondiale, un nouveau courant littéraire émerge : celui de l'absurde. Des dramaturges, tels Ionesco et Beckett pour ne citer que les plus connus, s'interrogent sur le non-sens de la vie qui conduit inéluctablement à la mort. "La Cantatrice chauve" est la première pièce se réclamant de ce genre. Ionesco la définit même comme une "anti-pièce", c'est de l'"antithéâtre".     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/16725017-21415968.jpg?v=1503648961" alt=""La Cantatrice chauve"… Une merveilleuse et brève histoire du temps*" title=""La Cantatrice chauve"… Une merveilleuse et brève histoire du temps*" />
     </div>
     <div>
      Une pièce où le &quot;a&quot; privatif prime. Une trame atemporelle. Le décor est constitué de rideaux d'horloges indiquant toutes un horaire différent. Les Smith affirment qu'ils n'ont pas l'heure. On ne sait pas à quel moment de la journée se déroulent les faits, ni combien de temps il s'écoule. L'action défile, s'arrête, s'accélère, décélère, se rembobine, se répète, se multiplie… Le temps se distord, se crée, se rompt, se réinvente.       <br />
              <br />
       Des personnages sans visage, qui sont interchangeables. Les hommes parlent d'une voix de femme, les femmes d'une voix d'homme. Le couple des Smith devient le couple des Martin et le couple des Martin devient le couple des Smith. La famille de Bobby Watson se compose uniquement d'individus portant le même nom de Bobby Watson.       <br />
              <br />
       Des dialogues sans logique, sans contenu, sans échange. Ce n'est plus du langage, c'est de la langue dans la forme la plus pure qui soit. C'est une association de mots, une suite de syllabes, de sonorités, un assemblage d'images... Le concret laisse place à l'abstrait. Le sens n'a plus sa place. L'esthétique le remplace.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/16725017-21416075.jpg?v=1503649037" alt=""La Cantatrice chauve"… Une merveilleuse et brève histoire du temps*" title=""La Cantatrice chauve"… Une merveilleuse et brève histoire du temps*" />
     </div>
     <div>
      Les corps sont sobres et élégants, vêtus de noir. Les visages clownesques, fardés de blanc et les pommettes roses, allusion aux farceurs de cirques. Car c'est exactement ça : une énorme farce, une farce qui se joue des conventions sociales. Ionesco ridiculise les codes de la société. Il caricature la bourgeoisie anglaise, les conversations insipides et inutiles où la banalité devient conformité…       <br />
              <br />
       Et la force du dramaturge est d'avoir déguisé son drame en comédie. Les artistes lui rendent honneur en invoquant le comique tout en sauvegardant l'aspect tragique. Sophie Le Garles, dans le rôle de la bonne, vous envoûte tout autant qu'elle vous émeut lorsqu'elle récite le feu. Vous ne pouvez détourner le regard de ses yeux qui s'emplissent de larmes. Les comédiens possèdent tous une vraie force de jeu, un pouvoir magnétisant qui vous tient pendant toute la durée du spectacle.       <br />
              <br />
       Une fois celui-ci achevé, vous ne pouvez qu'ovationner l'incroyable travail de mise en scène. Que vous ayez aimé ou non, vous ne pouvez pas nier la qualité de la prestation. Avec une synchronisation parfaite, les comédiens sont à l'écoute les uns des autres et à l'écoute d'eux-mêmes. Ils  débitent les répliques à un rythme effréné mais tout en restant tout le temps parfaitement cohérent… dans la limite du possible en tenant compte du texte.       <br />
              <br />
       La seule critique que l'on peut émettre est peut-être cette sensation de longueur que l'on perçoit vers la fin. Enfin… même dans cet éventuel reproche, l'adaptation reste dans le thème : celui de la perception du temps. Un spectacle de théâtre où le terme d'acteur est trop réducteur ; nous voyons évoluer des performeurs. La performance s'apparente à une danse. Les membres de la compagnie Ubu Pop Corp' sont tour à tour comédiens, instruments, chanteurs, danseurs, conteurs… Un bonheur.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Référence à Stephen Hawking, physicien théoricien et cosmologiste britannique, et son livre &quot;Une brève histoire du temps&quot; (A Brief History of Time).</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La Cantatrice chauve"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/16725017-21416102.jpg?v=1503649100" alt=""La Cantatrice chauve"… Une merveilleuse et brève histoire du temps*" title=""La Cantatrice chauve"… Une merveilleuse et brève histoire du temps*" />
     </div>
     <div>
      Texte : Eugène Ionesco.       <br />
       Mise en scène : Judith Andrès.       <br />
       Avec : Judith Andrès, Brice Borg, Sophie Le Garles, Sara Lo Voi, Luca Teodori et Célian D'Auvigny en alternance avec Martin Van Eeckhoudt.       <br />
       Compagnie Ubu Pop Corp'.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 11 juillet au 15 septembre 2017.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 19 h 15 (relâche les 12, 15 et 16 août).       <br />
       Théâtre de Belleville, Paris 11e, 01 48 06 72 34.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatredebelleville.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredebelleville.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/16725017-21415968.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/La-Cantatrice-chauve-Une-merveilleuse-et-breve-histoire-du-temps_a1899.html</link>
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   <title>Questionnement et délire à deux... entre humour et non-sens</title>
   <pubDate>Tue, 15 Jul 2014 10:14:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   À quoi tu penses ? Le questionnement est récurrent avec des réponses données sous le prisme de l’humour, de la dérision et de la légèreté. Comme une partie de ping-pong qui se joue face à un mur, Étienne Coquereau plonge dans ses pensées pour en extraire toute une force et un délire.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6811977-10409234.jpg?v=1405412804" alt="Questionnement et délire à deux... entre humour et non-sens" title="Questionnement et délire à deux... entre humour et non-sens" />
     </div>
     <div>
      Vue sur une baignoire, disposée en milieu de scène, remplie de mousse. Un homme (Étienne Coquereau) est à l’intérieur et lit un livre. À ses pieds, un canard en bois est disposé sur le rebord de la baignoire. La mousse recouvre le corps de l’homme. Est-il à poil ? Peut-être. En tout cas, ses pensées, qui défilent de façon presque machinale et automatique, le sont et nous sommes témoins de leur énumération.       <br />
              <br />
       Nous sommes à la rencontre de mots dits, marqués du sceau de la raison, avec celles enfouies, qui nous envahissent parfois sans que nous les commandions, et qui sont marqués par une bribe d’inconscient et d’associations d’idées.       <br />
              <br />
       Une voix radiophonique débute la fable. Dans la baignoire, une troisième jambe apparaît. Elle sort de la mousse comme un étendard sexuello-comique. C’est celle d’une femme (Isabelle Cagnat) qui sera source continuelle de questionnement à l’homme. Un questionnement lancinant avec toujours la même question : à quoi tu penses ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6811977-10409235.jpg?v=1405412869" alt="Questionnement et délire à deux... entre humour et non-sens" title="Questionnement et délire à deux... entre humour et non-sens" />
     </div>
     <div>
      À quoi pense-t-il cet homme ? À quoi pensons-nous ? Le débat ne se veut pas philosophique et encore moins sérieux. Il fait juste état de nos pensées qui ponctuent nos façons de voir et d’être à l’abri de tout regard. Questionnements que nous avons en solitaire, sans qu’une oreille attentive n’y prête attention. Questionnements qui échappent à notre raison raisonnante et qui peuvent apparaître au cours d’un laisser-aller existentiel entre folie et déraison, fatigue et gaité, désespoir et solitude, vraie et fausse lucidité.         <br />
              <br />
       Et c’est un déferlement de pensées aussi incongrues les unes que les autres. Les réponses défilent, sans queue ni tête, décalées, marrantes pour certaines, absurdes pour d’autres faisant une césure, voulue, dans la cohérence de ces pensées jetées à la volée. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6811977-10409262.jpg?v=1405412910" alt="Questionnement et délire à deux... entre humour et non-sens" title="Questionnement et délire à deux... entre humour et non-sens" />
     </div>
     <div>
      Le texte est marqué du sceau d’un &quot;Je-dis-ce-qui-me-passe-par-la-tête&quot;. Le jeu d’Étienne Coquereau est naturel, fait de truculence et de véracité. Ses répliques sont dites avec hauteur, panache, dérision et humour. Son jeu est ponctué de différentes cassures dans la voix et dans le débit. C’est presque du non-sens. Le questionnement joué par Isabelle Cagnat est dit de façon continuelle, récurrente, comme le battement régulier d’une horloge.       <br />
              <br />
       Les réponses donnent un écho aux non-sens qui ponctuent parfois nos pensées quand elles s’égarent dans un sentiment de solitude ou de joie. Des pensées parfois farfelues, vides ou pleines. Les réponses sont mêlées d‘humour, de réflexions aussi évidentes que désopilantes. C’est un parti pris humoristique qui fait de la pièce un beau morceau d’incohérence, une belle dose de &quot;connerie&quot;, terme que nous employons pour désigner une légèreté d’esprit mêlée de non-sens. Dans les réponses qui sont faites, il n’y a pas de trame, pas d’histoires racontées, juste un entrelacement de plusieurs idées, incongrues pour certaines, évidentes de simplicité pour d’autres.        <br />
              <br />
       Ce pudding d’élocution et de bouts d’histoires peut laisser pantois, dubitatif ou faire rire. C’est selon. Mais qu’importe, cela interpelle en renversant le sacro-saint principe théâtral de raconter une histoire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Les amnésiques n’ont rien vécu d’inoubliable"</b></div>
     <div>
      Texte : Hervé Letellier.       <br />
       Mise en scène : Frédéric Cherbœuf.       <br />
       Avec : Isabelle Cagnat et Étienne Coquereau.       <br />
       Création Lumières/Décor : Raphaël Dupeyrot.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
               <br />
       <span class="fluo_jaune">Jusqu’au 30 août 2014.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h.       <br />
       Théâtre Le Lucernaire, Paris 6e, 01 45 44 57 34.       <br />
       <a class="link" href="http://www.lucernaire.fr" target="_blank">&gt;&gt; lucernaire.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
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