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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-03-09T10:09:50+01:00</dc:date>
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   <title>"Exploits Mortels" expose et explose sur le mode BD un univers familial déjanté et pourtant si proche de la réalité</title>
   <pubDate>Tue, 11 Feb 2025 13:39:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   François Rancillac est au théâtre ce que les chefs d'orchestres sont à la musique classique. Face à une partition textuelle complexe, il parvient grâce à son expérience, sa sensibilité et son talent de metteur en scène et de directeur d'actrices et d'acteurs à donner le concert, la représentation qui fera briller autant le compositeur que les interprètes du livret… comme on dit dans le musical. La faute à son attachement à parts égales pour les auteurs et pour les interprètes.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/86396219-61463741.jpg?v=1739282156" alt=""Exploits Mortels" expose et explose sur le mode BD un univers familial déjanté et pourtant si proche de la réalité" title=""Exploits Mortels" expose et explose sur le mode BD un univers familial déjanté et pourtant si proche de la réalité" />
     </div>
     <div>
      C'est encore le cas avec &quot;Exploits Mortels&quot; qui porte si mal son titre, car aucun exploit véritable ne vient traverser cette histoire. Encore que… Il est vrai que pour Josefine, la soirée d'anniversaire de sa mère est de celles qui comptent puisque ça sera sa dernière soirée. Fin du suspense. L'héroïne décède dès le début du spectacle, fauchée par une voiture à la sortie du restaurant grec où se déroule la fête.       <br />
              <br />
       Alors la construction du puzzle imaginé par Rasmus Linberg se met en place, pièce par pièce, témoignage après témoignage, devant ce bureau de l'officier de police qui prend les dépositions de chaque participant à cette soirée d'anniversaire. Des pièces de puzzle qui dépassent très vite le temps de cette soirée d'où Josefine s'est enfuie en courant dans un état si vif qu'elle ne vit pas la voiture qui fonçait sur elle dans la nuit. Une fête d'anniversaire qui remue le passé. Fête de famille. Et quelle famille !       <br />
              <br />
       L'auteur suédois s'amuse à tendre et détendre les différents liens familiaux qui unissent ce qu'on appelle une cellule familiale, qui porte si bien ce nom puisque l'on retrouve des cellules dans toutes les prisons du monde. Outre la fille, Josefine, en rupture émotionnelle avec sa mère, il y a le frère dans une continuelle attente de réussite, sa copine superficielle, le père détaché de tout, blasé, la vieille tante atteinte d'un insupportable optimisme rasant, et Maman. Maman et sa carrière débordante, suractive, sur-stressée, sur-ambitieuse et surtout insatisfaite perpétuelle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/86396219-61463746.jpg?v=1739282192" alt=""Exploits Mortels" expose et explose sur le mode BD un univers familial déjanté et pourtant si proche de la réalité" title=""Exploits Mortels" expose et explose sur le mode BD un univers familial déjanté et pourtant si proche de la réalité" />
     </div>
     <div>
      Cette mère est comme le tronc de l'arbre familial qui donne la sève à chaque membre, chaque branche, mais elle est aussi celle qui a fini par inoculer du poison de la déception dans les vies de toute la famille. Mais ce soir, Josefine a décidé de parler, de sortir tout ce qu'elle a sur le cœur, de jeter un grand coup de pied dans la fourmilière et de s'en libérer une bonne fois pour toutes, de commencer sa vraie vie… croit-elle. Elle est venue pour cette raison dans ce restaurant à cette soirée, uniquement pour cela.       <br />
              <br />
       Ce sont deux comédiennes qui vont interpréter l'ensemble des personnages. Léna Bokobza-Brunet et Christine Guênon, toutes deux d'une habileté impressionnante pour passer de l'un à l'autre, rôle d'un simple changement d'attitude, d'un maintien différent, d'une manière de proférer les mots personnalisée. Chacune, dans son style de jeu, a réussi à trouver une harmonie, une complémentarité rare. Bref, c'est un duo mortel.       <br />
              <br />
       Le décor, qui est modulable à la manière des puzzles en bois découpé pour les bébés, leur permet de faire évoluer la salle de restaurant, de sortir une table du sol ou d'extraire une porte pour la transformer en toilettes. Avec elles, Florian d'Arbaud joue le personnage de l'officier de police qui reçoit les dépositions et intervient par moment en régisseur son, avec des bruitages et des enregistrements qui renforcent le côté BD du décor créé par Raymond Sarti, peint en noir et blanc, à larges traits.       <br />
              <br />
       La mise en scène de François Rancillac réussit à rendre visible et le plus souvent risible le texte de Rasmus Linberg qui fait se télescoper les différents dialogues, les multiples et rapides apparitions des personnages. Ses deux comédiennes parviennent à insuffler un rythme intense à leurs rôles. Elles y ajoutent une sorte de distance qui donne des espaces dans lesquels le rire et la drôlerie peuvent s'engouffrer. Une mécanique redoutable qui transforme un drame en vision corrosive et burlesque et présente la famille comme un assemblage terrible de frustrations, de contagions et de crises perpétuelles, dans une belle bonne humeur.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>       <br />
              <br />
       Vu au Collège H. Barbusse, Bagneux (92).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Exploits Mortels"</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/86396219-61463747.jpg?v=1739282256" alt=""Exploits Mortels" expose et explose sur le mode BD un univers familial déjanté et pourtant si proche de la réalité" title=""Exploits Mortels" expose et explose sur le mode BD un univers familial déjanté et pourtant si proche de la réalité" />
     </div>
     <div>
      Texte : Rasmus Linberg.       <br />
       Traduit du suédois par Marianne Ségol-Samoy.       <br />
       Mise en scène : François Rancillac.       <br />
       Avec : Léna Bokobza-Brunet, Christine Guênon et Florian d'Arbaud       <br />
       Scénographie : Raymond Sarti.       <br />
       Conception son, régie générale et son : Florian d'Arbaud.       <br />
       Chansons composées par Bernard Cavanna.       <br />
       Construction décor : Lycée professionnel Jules Verne - DTMS - machine constructeur (Sartrouville).       <br />
       À partir de 13 ans.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       Mercredi 19 février 2025 : MJC Montchapet, Dijon (21).       <br />
       Du 8 au 10 avril 2025 : Maison des Arts du Léman - Scène Conventionnée, Thonon-les-Bains (74).       <br />
       Mardi 8 avril 2025 : Théâtre du Casino, Évian-les-Bains (74).       <br />
       Mercredi 9 avril 2025 : Salle du stade, Perrignier (74).       <br />
       Jeudi 10 avril 2025 : Maison des Jeunes et de la Culture, Douvaine (74).       <br />
       Du 14 au 18 avril 2025 : en itinérance avec le Théâtre de L'Union - CDN, Limoges (87).       <br />
       Du 20 au 22 mai 2025 : Collège Marie Curie, avec le Théâtre du Garde-Chasse, Les Lilas (93).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Exploits-Mortels-expose-et-explose-sur-le-mode-BD-un-univers-familial-dejante-et-pourtant-si-proche-de-la-realite_a4150.html</link>
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   <title>"Radium Girls, Beautés Mortelles" Immersion dans l'univers des enlumineuses de montres et d'horloges !</title>
   <pubDate>Wed, 21 Dec 2022 07:36:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Isabelle Lauriou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Trib'Une]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   "Vous ne pouvez pas imaginer un monde meilleur sans y améliorer les individus", Marie Curie. Alors que le monde tremblait devant la finale de football, des rayons lumineux accueillaient des spectateurs courageux, ce dimanche 18 décembre, dans un lieu atypique du XXe de Paname. Courageux car, en effet, il pleuvait, décembre est un faux allié et la France était en train de frissonner, l'ambiance était étrange, vue du tramway.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69692806-48698043.jpg?v=1671556303" alt=""Radium Girls, Beautés Mortelles" Immersion dans l'univers des enlumineuses de montres et d'horloges !" title=""Radium Girls, Beautés Mortelles" Immersion dans l'univers des enlumineuses de montres et d'horloges !" />
     </div>
     <div>
      Étrangeté ! C'est le mot. Accompagnée d'un trio de choc, c'est devant du théâtre immersif que nos regards à tous se sont posés. Aucun regret !       <br />
              <br />
       Nous voilà donc catapultés en 1920, les Radium Girls - titre de cet hallucinant spectacle - sont des ouvrières chargées de peindre des horloges et des montres pour les rendre phosphorescentes. Elles sont bavardes, joyeuses et le théâtre immersif permet d'assister à toute cette liesse puisque le spectateur se retrouve au plus près des artistes. Ces ouvrières ont du bagout, elles sont belles, contentes de travailler et tout semble aller… Les hommes se positionnent en maestro, ils observent, décident et ne veulent que le &quot;bien&quot; à ces ouvrières motivées, aimables et surtout rentables. Évidemment !       <br />
              <br />
       Tout est presque beau. Oui, le décor incroyable, comme ces pièces mises à disposition du public dans lesquelles on déambule pour ne rien perdre du fil. Les costumes sont parfaits, les acteurs prennent un plaisir non dissimulé à nous entraîner dans leur histoire et, malgré le frais de ce &quot;dédale&quot; - là où se déroule le spectacle -, nous sommes connectés. Pas de portable, mais une bougie à pile pour nous éclairer.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69692806-48698052.jpg?v=1671556334" alt=""Radium Girls, Beautés Mortelles" Immersion dans l'univers des enlumineuses de montres et d'horloges !" title=""Radium Girls, Beautés Mortelles" Immersion dans l'univers des enlumineuses de montres et d'horloges !" />
     </div>
     <div>
      Tout va bien… Les ouvrières dansent sur leur table, le vin coule et le travail afflue.       <br />
              <br />
       Jusqu'à ce que d'étonnants symptômes s'invitent sur le plan de travail de ces ouvrières acharnées, mais pas complètement déconnectées. Le radium, oui, mais pas à n'importe quel prix ! Et c'est là que ce spectacle prend tout son sens et, surtout, son envol ! Ces femmes qui luttent se battent pour faire entendre leurs voix ! C'est beau, c'est esthétique et émouvant. La lutte des femmes pour combattre ce rendement qui rend malade. Bravo mesdames !       <br />
              <br />
       Je ne vais pas vous raconter la fin de l'histoire parce qu'il faut aller les voir. Aller approcher cette troupe de comédiens absolument épatante du début à la fin.       <br />
              <br />
       Le théâtre immersif, quand le quatrième mur n'existe plus, est un risque. Le risque est de perdre le spectateur. Mais là, jamais. Peu importe que vous soyez tentés d'ouvrir une porte où rien ne se passe, vous reviendrez toujours sur vos pas premiers. Les acteurs sont là pour vous l'assurer. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69692806-48698057.jpg?v=1671556365" alt=""Radium Girls, Beautés Mortelles" Immersion dans l'univers des enlumineuses de montres et d'horloges !" title=""Radium Girls, Beautés Mortelles" Immersion dans l'univers des enlumineuses de montres et d'horloges !" />
     </div>
     <div>
      Cette histoire est incroyable comme ces femmes qui mènent un combat avec toute leur hargne. Il faut y aller ! Ce spectacle est réussi comme toute invention réfléchie. L'avantage, ici, est que vous ne perdrez pas la vie, au contraire, vous sortirez, sourires aux lèvres devant ce duel &quot;ouvrières contre patronat&quot; hautement mené par des femmes engagées, motivées et admirables à souhait.       <br />
              <br />
       Je ne peux que le conseiller. Se battre pour mieux vivre est un rayon inestimable pour la santé !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Radium Girls, Beautés Mortelles"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69692806-48698072.jpg?v=1671556468" alt=""Radium Girls, Beautés Mortelles" Immersion dans l'univers des enlumineuses de montres et d'horloges !" title=""Radium Girls, Beautés Mortelles" Immersion dans l'univers des enlumineuses de montres et d'horloges !" />
     </div>
     <div>
      Théâtre immersif.       <br />
       Par la Compagnie du Reflet.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 1er au 23 décembre 2022.</span>       <br />
       Tous les jours à 19 h 30 et 21 h 30.       <br />
       Le Dédale, 41 rue Saint-Blaise, Paris 20e, 06 70 26 15 44.       <br />
       <a class="link" href="https://www.unlockdreamsfactory.fr/radium-girls" target="_blank">&gt;&gt; unlockdreamsfactory.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/69692806-48698043.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Radium-Girls-Beautes-Mortelles-Immersion-dans-l-univers-des-enlumineuses-de-montres-et-d-horloges-_a3478.html</link>
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   <title>"Amphitryon" par Stéphanie Tesson, un équilibre entre la justesse baroque et la sensibilité contemporaine</title>
   <pubDate>Thu, 28 Sep 2017 16:33:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Si l'on en croit Jean-Baptiste Poquelin alias Molière, Jupiter en divin farceur "sait dorer la pilule". Dans "Amphitryon", le roi des dieux joue les coucous et s'amuse à faire cocu le maître de maison, Amphitryon, noble et vaillant mortel qui se fera offrir une descendance de divin bâtard. Jupiter regrette toutefois qu'il lui faille apparaître sous les traits du mari pour être aimé.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17358630-21869195.jpg?v=1506609389" alt=""Amphitryon" par Stéphanie Tesson, un équilibre entre la justesse baroque et la sensibilité contemporaine" title=""Amphitryon" par Stéphanie Tesson, un équilibre entre la justesse baroque et la sensibilité contemporaine" />
     </div>
     <div>
      L'insolence de la proposition est extrême*, et Molière fait preuve d'une virtuosité sans pareille. Écrit en vers, le texte type fortement ses personnages. Ceux-ci, tout en faisant preuve d'une maîtrise parfaite de l'élocution, sont pris au piège d'une intrigue particulièrement retorse et complexe, parce que tous ses éléments sont dédoublés.        <br />
              <br />
       Sosie le valet a son sosie en la personne de Mercure, Amphitryon a le sien en la personne de Jupiter. De duos en duos, de quiproquos en quiproquos, les situations se reproduisent comme autant de variations de la même farce.       <br />
              <br />
       La pièce fait la part belle aux duettistes. Le langage de cour maîtrisé et alambiqué rencontre l'écho du langage familier et spontané, en usage au sein des couples, au sein des ménages. À la noblesse de l'un s'oppose la couardise ou la franchise de l'autre. Face à la posture de l'un s'oppose l'agilité de mouvement de l'autre. Les mots sont pris en charge par les situations et réciproquement. Les écarts se creusent. Les effets comiques se propagent. Dans la succession des mésaventures, le maître de maison se voit maltraité par son valet et le roi des dieux traité comme un mari ordinaire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17358630-21869223.jpg?v=1506609420" alt=""Amphitryon" par Stéphanie Tesson, un équilibre entre la justesse baroque et la sensibilité contemporaine" title=""Amphitryon" par Stéphanie Tesson, un équilibre entre la justesse baroque et la sensibilité contemporaine" />
     </div>
     <div>
      Le rôle titre va d'étonnements en stupéfactions et le spectateur n'a pas d'autre échappatoire que d'être complice et de se mettre à rire librement. Il y a dans &quot;Amphitryon&quot;, dans ce geste hardi du théâtre de farce, une forme de perfection qui, par les moyens de sa théâtralité, démontre avec force le mensonge des apparences. Et symétriquement et subtilement témoigne combien la justesse, la noblesse de ton, de sentiment et de manière appartiennent en propre à l'art du comédien.       <br />
              <br />
       Stéphanie Tesson qui met en scène restitue l'œuvre dans une esthétique de tréteau et trouve un équilibre entre la justesse baroque et la sensibilité contemporaine. Nicolas Vaude qui joue Sosie a la vélocité, la souplesse d'un Arlequin. Il est un digne successeur de Molière qui créa le rôle. Et Jean-Paul Bordes qui joue Amphitryon a la belle voix grave, posée, digne, ainsi que la contenance qui sied pour accompagner la désintégration du personnage.       <br />
              <br />
       La troupe qui entoure ce duo est complice et joyeuse.       <br />
              <br />
       Le spectateur applaudit des deux mains.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">*À l'époque, le marquis de Montespan a très peu apprécié l'aventure de la marquise avec Louis XIV. Et le faisait savoir.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Amphitryon"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17358630-21869268.jpg?v=1506609634" alt=""Amphitryon" par Stéphanie Tesson, un équilibre entre la justesse baroque et la sensibilité contemporaine" title=""Amphitryon" par Stéphanie Tesson, un équilibre entre la justesse baroque et la sensibilité contemporaine" />
     </div>
     <div>
      Texte : Molière.       <br />
       Mise en scène : Stéphanie Tesson, assistée d'Antony Cochin.       <br />
       Avec : Jean-Paul Bordes, Benjamin Boyer, Antony Cochin en alternance avec Yannis Baraban, Odile Cohen, Mathias Maréchal, Guillaume Marquet en alternance avec Laurent Collard, Christelle Reboul, Nicolas Vaude.       <br />
       Costumes : Corinne Rossi.       <br />
       Peintures des costumes et des toiles : Marguerite Danguy des Déserts.       <br />
       Lumières : Florent Barnaud.       <br />
       Maquillages et perruques : Anne Caramagnol, assistée de Stéphanie Rossi.       <br />
       Production Phénomène et Cie.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 12 septembre au 31 décembre 2017.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 21 h, dimanche à 15 h.       <br />
       Relâches exceptionnelles les 6, 7, 12, 14, 19 octobre ; 9, 16, 25 novembre et 9 décembre.       <br />
       Théâtre de Poche-Montparnasse, Paris 6e, 01 45 44 50 21.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatredepoche-montparnasse.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredepoche-montparnasse.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
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   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/17358630-21869195.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Amphitryon-par-Stephanie-Tesson-un-equilibre-entre-la-justesse-baroque-et-la-sensibilite-contemporaine_a1928.html</link>
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