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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
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   <title>"Trois petits cochons" Un conte contemporain pour raconter nos frayeurs modernes et la difficulté de les porter sereinement sur scène</title>
   <pubDate>Wed, 15 Jan 2025 18:59:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Trois petits cochons et un grand méchant loup… Trois petits cochons s'en vont pour construire leur maison, comme un voyage vers l'émancipation, vers le stade d'adulte, nécessitant d'affronter ses peurs intimes, celles-ci étant représentées par le loup… De ce conte pour enfants, Marion Pellissier nous donne une version à destination des grands où les terreurs convoquées sont plus de l'ordre du doute, de la solitude, de l'incertitude lors de nos choix fondamentaux… Ainsi, la fable prend une nouvelle dimension entre nos frayeurs archaïques et celles liées à la complexité de nos vies actuelles.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85586221-60984586.jpg?v=1736965587" alt=""Trois petits cochons" Un conte contemporain pour raconter nos frayeurs modernes et la difficulté de les porter sereinement sur scène" title=""Trois petits cochons" Un conte contemporain pour raconter nos frayeurs modernes et la difficulté de les porter sereinement sur scène" />
     </div>
     <div>
      À la mort de leur mère, Andréa Cochon, les enfants quittent le foyer familial et partent bâtir leur propre maison. La fille aînée héritera des peurs de ses parents et se protégera sans cesse d’une menace invisible. Son frère cadet et sa sœur benjamine vont se rapprocher, partager les joies de leur nouvelle vie. Mais quand la menace arrivera, quand le loup apparaîtra – où le danger qu'il représente –, il faudra se préparer à l'affronter. Est ainsi évoqué ici l'effroi des personnages et des acteurs face au doute et à la terreur, à ce qui nous unit et ce qui nous met face à notre solitude, à notre rapport à la monstruosité… Car les monstres courent toujours !       <br />
              <br />
       Ce spectacle n'est pas destiné au jeune public. <span style="font-style:italic">&quot;L'enfance se retrouve dans le jeu ludique de l'acteur et dans la part plus sombre du conte, comme dans la mythologie qui fait émerger de grandes figures dramatiques ravivant des sentiments archaïques ou, du moins, universels. Dans le conte, chacun peut s’identifier à n’importe quel personnage, même au plus dangereux. La lecture subjective ouvre une large fenêtre artistique. Le conte devient ici un outil pour tisser deux trajectoires.&quot;</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85586221-60984587.jpg?v=1736965621" alt=""Trois petits cochons" Un conte contemporain pour raconter nos frayeurs modernes et la difficulté de les porter sereinement sur scène" title=""Trois petits cochons" Un conte contemporain pour raconter nos frayeurs modernes et la difficulté de les porter sereinement sur scène" />
     </div>
     <div>
      Répétition, vidéo de contrôle, manipulations techniques en coulisses, mise en avant des &quot;techniciens&quot;, etc., différentes formes de jeux, variétés de choix scéniques et scénographiques, tous se mélangent, allant du théâtre dans le théâtre au théâtre docu, en passant par le décryptage d'un plateau de tournage. Et les genres narratifs varient, divers codes de jeux alimentent les interventions/interprétations des comédiennes et comédiens leur permettant, selon les enjeux dramaturgiques, de donner leur point de vue sur le conte populaire, base d'inspiration, et de questionner, de façon active ou pas, notre rapport au récit.       <br />
              <br />
       Séquence crise/règlement de compte/psychodrame entre le metteur en scène et les artistes. L'impression est donnée, à plusieurs moments, d'assister à un spectacle ayant pour thème une pièce en construction – une forme avant-gardiste, nouvelle, de &quot;work in progress&quot; – où s'insèrent parfois des délires burlesques. Se déroule alors sous nos yeux un subtil enchevêtrement de réalité et de fiction. Cela a pour conséquence des propositions variées, toujours différentes et inattendues, avec l'apport de projections vidéo offrant des perspectives surprenantes, décalées.       <br />
              <br />
       Dans sa proposition, Marion Pellissier joue la distanciation, nous narre l'histoire d'une mise en scène, d'un théâtre en déliquescence. On assiste à l'utilisation des ressorts du théâtre de boulevard ou vaudeville avec rires en fond sonore, de la tension procurée par le thriller, des frayeurs provoquées par le film d'horreur… Pour ces dernières, remarquable séquence où le &quot;tueur&quot; poursuit les trois enfants Cochon, courant derrière leur voiture… ou le final, superbement et drolatiquement gore, avec le loup assassin finissant en pâté, exposé sur un grand plateau… et dévoré ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85586221-60984617.jpg?v=1736965737" alt=""Trois petits cochons" Un conte contemporain pour raconter nos frayeurs modernes et la difficulté de les porter sereinement sur scène" title=""Trois petits cochons" Un conte contemporain pour raconter nos frayeurs modernes et la difficulté de les porter sereinement sur scène" />
     </div>
     <div>
      Ainsi, en plus d'explorer le lien qu’une fratrie établit face au mal, au danger, et d'étudier les relations entre acteurs, techniciens, leurs conflits, leur tendresse, leurs difficultés dans la pièce, leur solitude et leur émotion face à l’expérience scénique et à leur vie d’artistes, cette adaptation des &quot;Trois petits cochons&quot; explore les affres de la création, en la disséquant minutieusement, à chaque étape d'élaboration.       <br />
              <br />
       Et il n'est pas peu dire que comédiennes et comédiens s'en donnent à cœur joie pour construire et déconstruire, tisser et démailler ce récit dans lequel se trouvent mêlés les codes du théâtre, du cinéma et de la littérature, jetant une passerelle vibrante entre réel et imaginaire… entre l'art et la vie, tout simplement.       <br />
       <b>◙ Gil Chauveau</b>       <br />
              <br />
       <b>Vu au Théâtre Joliette, Marseille, en novembre 2024.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Trois petits cochons - Les monstres courent toujours"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85586221-60984624.jpg?v=1736965714" alt=""Trois petits cochons" Un conte contemporain pour raconter nos frayeurs modernes et la difficulté de les porter sereinement sur scène" title=""Trois petits cochons" Un conte contemporain pour raconter nos frayeurs modernes et la difficulté de les porter sereinement sur scène" />
     </div>
     <div>
      Texte : Marion Pellissier.       <br />
       Mise en scène : Marion Pellissier.       <br />
       Avec : Yasmine Berthoin, Charlotte Daquet, Julien Derivaz, Steven Fafournoux, Morgan Lloyd Sicard, Sabine Moindrot.       <br />
       Musique et son : Thibault Lamy.       <br />
       Lumière : Jason Razoux.       <br />
       Vidéo : Nicolas Comte.       <br />
       Costumes : Julien Derivaz et Sabine Moindrot.       <br />
       Scénographie : Marion Pellissier et Gabriel Burnod.       <br />
       Construction-déco : Gabriel Burnod, Jean Bastien Savet, Denis Collas et Claire Bochet.       <br />
       Compagnie La Raffinerie.       <br />
       À partir de 15 ans.       <br />
       Durée : 2 h 10.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">15 au 17 janvier 2025 :</span> Théâtre Jean Vilar, Grande scène, Montpellier (34).       <br />
       21 au 23 janvier 2025 : Théâtre Sorano, Toulouse (31).       <br />
       3 et 4 février 2025 : Théâtre de Châtillon, Châtillon (92).       <br />
       7 au 9 février 2025 : Le Centquatre, Paris 19e.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/85586221-60984586.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Trois-petits-cochons-Un-conte-contemporain-pour-raconter-nos-frayeurs-modernes-et-la-difficulte-de-les-porter_a4126.html</link>
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   <title>"Britannicus Tragic Circus" Une tragédie revisitée d'où surgit monstres et monstruosités d'une inquiétante modernité</title>
   <pubDate>Wed, 27 Nov 2024 16:59:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans une forme de narration chamarrée, joyeusement déjantée et tonitruante, les Épis Noirs nous offrent un Britannicus revisité en une tragédie féroce et jubilatoire fondée sur l'art des saltimbanques, circassiens et autres bateleurs. De cette création aux accents désespérément tragiques sont révélés monstres et monstruosités. Et si l'âme romaine voulut par Racine est préservée, se fait jour néanmoins l'imparable modernité des propos nous rappelant qu'un hideux serpent sommeille toujours en chacun de nous, que notre face obscure est toujours prompte à faire œuvre dans certains moments de notre vie.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84538067-60361142.jpg?v=1657975965" alt=""Britannicus Tragic Circus" Une tragédie revisitée d'où surgit monstres et monstruosités d'une inquiétante modernité" title=""Britannicus Tragic Circus" Une tragédie revisitée d'où surgit monstres et monstruosités d'une inquiétante modernité" />
     </div>
     <div>
      Les tragiques rouages de cette mécanique implacable et féroce – qui font passer nos héros de la lumière à la noirceur et de vie à trépas pour l'inconsistant frère de Néron, ci-devant Britannicus, à l'innocence amoureuse – sont, comme chacun sait, un vol qualifié d'amante, d'ignominieuses trahisons assumées nourrissant moult complots et poisons, un inceste consommé, un emprisonnement avec cage à l'ancienne, un harcèlement minutieux et d'une moderne lourdeur… et autres cruelles réjouissances, initialement à la sauce romaine, mais ici transformés en un consommé riche et bariolé, burlesque et impertinent, grâce à la mise en scène audacieuse et inventive de Pierre Lericq et le jeu énergique, voire impétueux des comédiennes et comédiens de ce théâtre ambulant sous la férule despotique de Monsieur Loyal.       <br />
              <br />
       Chaque scène déterminante de la pièce est exprimée et construite comme un numéro de cirque, de dressage, sous l'emprise tyrannique de Monsieur Loyal – dresseur de fauves ? Qui sait ! –, ce dernier assénant un tonitruant &quot;Admirez le dressage !&quot;, fier et satisfait, à la foule spectatrice et repris à l'envi à chaque séquence. Celui-ci, fouet en main, toujours prêt à bondir, rappelle aux protagonistes qui est le patron, orchestrant cette tragédie revisitée en cirque et fête foraine et, en adresse au public, jetant de temps en temps un bouquet imagé de commentaires moqueurs ou d'injonctions acérées, comme une expression existentialiste, un besoin d'affirmation du chef, harangue provocatrice du forain attirant le client.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84538067-60361143.jpg?v=1657976209" alt=""Britannicus Tragic Circus" Une tragédie revisitée d'où surgit monstres et monstruosités d'une inquiétante modernité" title=""Britannicus Tragic Circus" Une tragédie revisitée d'où surgit monstres et monstruosités d'une inquiétante modernité" />
     </div>
     <div>
      Premier numéro annoncé : &quot;L'innocence, entre le divin et le néant&quot;. Sur la piste poussiéreuse, paraissent Britannicus et la douce, innocente, Junie, inéluctables amants contrariés. Puis tout s'enchaîne rapidement, l'une des grandes réussites de la mise en scène étant d'insuffler un rythme endiablé à la succession des différentes situations dramatiques, porté par dix chansons (compositions originales de Pierre Lericq) qui illustrent avec efficacité et pertinence la tragédie ainsi déroulée en une partition rock and roll, coloré et enthousiaste.       <br />
              <br />
       Suivent le discours d'Agrippine, les remarques des serviteurs de Néron, Narcisse et Albin, prônant pour l'un l'honnêteté, pour l'autre la tyrannie, le message du messager - &quot;le mariage est compromis&quot; -, le coup de foudre de Néron pour la compagne de Britannicus et Junie kidnappée par le despote, envoyée aux enfers. Ici sont le crime contre la vertu, la ruse et la dissimulation contre la sincérité, le pouvoir par la force, sans la justice, dans l'abjection et dans la honte.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84538067-60361144.jpg?v=1657976539" alt=""Britannicus Tragic Circus" Une tragédie revisitée d'où surgit monstres et monstruosités d'une inquiétante modernité" title=""Britannicus Tragic Circus" Une tragédie revisitée d'où surgit monstres et monstruosités d'une inquiétante modernité" />
     </div>
     <div>
      Agrippine annonce à Britannicus que Néron lui a piqué sa douce amante. Pendant ce temps, Néron met en place son chantage, poussant la belle innocente à l'aimer sinon il tue Britannicus. La tragédie se joue, inexorablement, et, au passage, l'inceste s'affirme entre Agrippine, toujours aussi branchée sur sa libido, et Néron. Elle : &quot;aujourd'hui, tu n'as pas fait l'amour à ta mère&quot; et lui rappelle que c'est elle qui l'a mis sur le trône. Puis vient, les retrouvailles de Britannicus et Junie, tous deux ignorant que déjà le complot se trame et que la mort frappera bientôt à sa porte.       <br />
              <br />
       Chaque seconde est inattendue et la mise en scène laisse une impression permanente d'imprévue, riche de surprises. Il en est de même pour l'interprétation des personnages, chaque comédienne et comédien donnant une énergie, une densité tragique à chaque protagoniste, tout en y imprimant un &quot;cachet&quot; burlesque, parfois clownesque du meilleur effet.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84538067-60361145.jpg?v=1658041854" alt=""Britannicus Tragic Circus" Une tragédie revisitée d'où surgit monstres et monstruosités d'une inquiétante modernité" title=""Britannicus Tragic Circus" Une tragédie revisitée d'où surgit monstres et monstruosités d'une inquiétante modernité" />
     </div>
     <div>
      Cette histoire est avant tout l'histoire de Néron, le &quot;monstre naissant&quot; et, sous des dehors de tragédie foraine, empreinte d'humour décalé et un rien trash dans la force de l'expression musicale notamment, il est donné <span style="font-style:italic">&quot;à voir et à entendre le monstre qui est en chacun de nous que nous enfermons dans notre cage thoracique et notre for intérieur à coup d'éducation et de culture&quot;.</span>       <br />
       <b>◙ Gil Chauveau</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Britannicus Tragic Circus"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84538067-60361146.jpg?v=1658041898" alt=""Britannicus Tragic Circus" Une tragédie revisitée d'où surgit monstres et monstruosités d'une inquiétante modernité" title=""Britannicus Tragic Circus" Une tragédie revisitée d'où surgit monstres et monstruosités d'une inquiétante modernité" />
     </div>
     <div>
      Texte et musique originale : Pierre Lericq.       <br />
       Mise en scène : Pierre Lericq.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Bérangère Magnani.       <br />
       Avec : Jules Fabre, Pierre Lericq, Gilles Nicolas, Marie Reache, Juliette de Ribaucourt et Tchavdar.       <br />
       Scénographie : Yves Kuperberg.       <br />
       Lumière : François Alapetite.       <br />
       Costumes : Chantal Hocdé Del Pappas.       <br />
       Production Atelier Théâtre Actuel, Louis D'or production et Arts et Spectacles production       <br />
       À partir de 12 ans.       <br />
       Par les Épis Noirs.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 27 novembre 2024 au 9 février 2025.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 21 h, dimanche à 18 h.       <br />
       Relâche : 25 décembre 2024, 1ᵉʳ, 17 et 18 janvier 2025.       <br />
       Le Lucernaire, Théâtre Rouge, Paris 6ᵉ, 01 45 44 57 34.        <br />
       <a class="link" href="https://www.lucernaire.fr/" target="_blank">&gt;&gt; lucernaire.fr</a>       <br />
              <br />
       Rencontre avec l’équipe artistique le vendredi 13 décembre à l’issue de la représentation.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84538067-60361147.jpg?v=1658041926" alt=""Britannicus Tragic Circus" Une tragédie revisitée d'où surgit monstres et monstruosités d'une inquiétante modernité" title=""Britannicus Tragic Circus" Une tragédie revisitée d'où surgit monstres et monstruosités d'une inquiétante modernité" />
     </div>
     <div>
      <b>Tournée</b>       <br />
       17 et 18 janvier 2025 : Thonon-les-Bains (74).       <br />
       6 mars 2025 : Issoudun (36).       <br />
       23 mars 2025 : Le Malherbois (45).       <br />
       29 mars 2025 : Fresnes (94).       <br />
       2 avril 2025 : Saint-Malo (35).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/84538067-60361142.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Britannicus-Tragic-Circus-Une-tragedie-revisitee-d-ou-surgit-monstres-et-monstruosites-d-une-inquietante-modernite_a4090.html</link>
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   <title>"Pour que l'année soit bonne et la terre fertile" Un nouvel ovni théâtral collectif, hybride, à la portée tout en subtilité</title>
   <pubDate>Tue, 26 Nov 2024 08:13:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Au début, il y a la photographie d'un "costume" de Karine Marques Ferreira, costumière-plasticienne, découverte par hasard à l'occasion d'une Fashion Week : un grand monstre énigmatique et imposant, tout en poils et longue chevelure.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84514895-60346881.jpg?v=1732549108" alt=""Pour que l'année soit bonne et la terre fertile" Un nouvel ovni théâtral collectif, hybride, à la portée tout en subtilité" title=""Pour que l'année soit bonne et la terre fertile" Un nouvel ovni théâtral collectif, hybride, à la portée tout en subtilité" />
     </div>
     <div>
      Et puis, l'histoire s'écrit petit à petit autour de cette silhouette, sous la plume virevoltante d'un groupe de cinq amis(es) qui se connaissent depuis dix ans, le Collectif Mind the Gap, créatrices et créateurs toujours complices, même quand les doutes et les épreuves surgissent.       <br />
              <br />
       &quot;Pour que l'année soit bonne et la terre fertile&quot; voit le jour non sans bon nombre de questionnements créatifs comme celui des <span style="font-style:italic">&quot;limites tangibles des brosses à cheveux ou de la manière potentielle d'évoquer la nature sur un plateau de théâtre tout en se rendant compte que la nature n'existe pas sur un plateau de théâtre, et peut-être même tout court, en fait !&quot;</span>       <br />
              <br />
       Il en est ainsi, parfois, voire très souvent, de l'acte créatif en gestation. Il est là, bien présent, presque obsédant, avec ses interrogations, ses doutes, ses rebondissements, ses espoirs, et son éternelle question : quel sera le résultat ? Non sans, malgré tout, conserver chevillée au corps la joie d'y croire, et de partager une expérience. Qu'on soit seul.e ou à plusieurs.       <br />
              <br />
       De toute évidence, le Collectif Mind the Gap, constitué de cinq artistes qui se sont rencontrés sur les bancs du Conservatoire d'Orléans, a dû passer cette fois-ci par de nombreux méandres aux allures &quot;Maxi-monstrueuses&quot; et il est fort probable que les Dolipranes et autres aspirines ont dû être nécessaires pour ces cinq compères et leurs complices de plateau.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84514895-60346883.jpg?v=1732549131" alt=""Pour que l'année soit bonne et la terre fertile" Un nouvel ovni théâtral collectif, hybride, à la portée tout en subtilité" title=""Pour que l'année soit bonne et la terre fertile" Un nouvel ovni théâtral collectif, hybride, à la portée tout en subtilité" />
     </div>
     <div>
      Ce Collectif n'en est pourtant pas à ses débuts. &quot;Tonnerre (dans un ciel sans nuages)&quot;, en 2015, s'est produit à Tours et y a reçu les honneurs du Wet, Festival dédié aux compagnies émergentes. Le Festival Impatiences, en 2022, l'a accueilli aussi avec &quot;J'aurais mieux fait d'utiliser une hache&quot;, une déconstruction théâtrale et ludique des films d'épouvante.       <br />
              <br />
       Ici, dans ce nouveau spectacle au titre encore une fois énigmatique, les cinq artistes compères excellent d'emblée dans leur rôle respectif. Mais le spectacle a-t-il réellement démarré ? Ils s'adressent au public de manière tragique et déstabilisante en annonçant que la représentation ne peut pas avoir lieu ! Le jeu des deux comédiens et des trois comédiennes est exceptionnel de vérité ! On y croit ! On s'apprête à quitter la salle. Certains spectateurs en sont à deux doigts. On évoque plusieurs raisons. On sourit à l'évocation de celles-ci (punaises de lit dans la salle, mort subite d'un partenaire, accident). Effet miroir ? Théâtre dans le théâtre ?       <br />
              <br />
       Puis l'évocation de la découverte du monstre poilu est abordée de manière bien huilée et fluide, laissant toujours les spectatrices et les spectateurs dans le doute le plus total. Le coup de cœur pour ce costume improbable a bien eu lieu, à telle enseigne que quatre autres ont été réalisés.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;C'est l'histoire d'un groupe qui voulait se transformer pour changer sa vision du monde (...), qui voulait se connecter au Vivant, mais qui doit le faire avec des perruques en fibres synthétiques achetées en Chine. C'est l'histoire d'un projet chevelu et ébouriffé aux créatures qui ont pris le dessus sur leurs créateurs et qui les ont fait suffoquer. C'est l'histoire d'un groupe qui voulait faire le show, mais qui a eu trop chaud&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Cette idée de départ, à la dramaturgie sensible et subtile, est ingénieuse et évoque plus largement la notion du vivre-ensemble avec tout ce que cela implique. Et si les monstres poilus dans lesquels les artistes avaient pour projet de cacher pour en extraire un message clair et limpide, n'étaient en vérité qu'une remarquable leçon d'humanité ?       <br />
              <br />
       &quot;Pour que l'année soit bonne et la terre fertile, s'interroge sur notre place sur la planète Terre, propre sur elle, bien présente depuis des millénaires, visible, trop visible peut-être, et se questionne sur &quot;le reste&quot;, les autres sans visage, ceux qui interpellent par leurs différences, ceux qui sont peut-être là, quelque part dans l'Univers, ceux que nous ne connaissons pas pour la simple raison qu'on ne sait pas ce qu'ils ressentent ni ce qu'ils veulent.       <br />
       Sur la nécessité urgente du regard écologique aussi.       <br />
              <br />
       Les longues lianes de laine qui sortent des vêtements de certains comédiens sont un peu comme des fils d'Ariane qui nous permettront, un jour, de sortir du labyrinthe dans lequel l'espèce humaine s'est emmêlée elle-même. Les monstres, sur scène, sont esthétiquement beaux. Beaux comme le processus créatif, sans lequel l'humanité n'est rien.       <br />
              <br />
       On a juste envie de monter sur scène, de nous blottir dans la forêt de leur duvet poilu, de nous dissimuler dans leurs franges envahissantes, et de danser avec eux. Pas pour disparaître, non ! Mais pour tenter de mieux nous comprendre. Entrer dans la grotte broussailleuse de Platon et réfléchir. À l'image de Thomas, Julia, Anthony, Coline et Solenn.       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>       <br />
              <br />
       Vu le mercredi 20 novembre 2024 au Théâtre de Vanves (92).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Pour que l'année soit bonne et la terre fertile"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84514895-60346888.jpg?v=1732549164" alt=""Pour que l'année soit bonne et la terre fertile" Un nouvel ovni théâtral collectif, hybride, à la portée tout en subtilité" title=""Pour que l'année soit bonne et la terre fertile" Un nouvel ovni théâtral collectif, hybride, à la portée tout en subtilité" />
     </div>
     <div>
      Mise en scène : Solenn Louër, Julia De Reyke, Anthony Lozano, Coline Pilet, Thomas Cabel.       <br />
       Avec : Solenn Louër, Julia De Reyke, Anthony Lozano, Coline Pilet, Thomas Cabel.       <br />
       Dramaturgie : Léa Tarral.       <br />
       Scénographie : Clémence Delille.       <br />
       Création son : Estelle Lambert.       <br />
       Création lumières : Théo Tisseuil.       <br />
       Regard chorégraphique : Flora Pilet.       <br />
       Créatrice costumes : Karine Marquès Ferreira.       <br />
       Couturières costumes : Clara Signoud, Flore Chrétien, Melody Desbrueres, Solenn Louër.       <br />
       Régie générale : Paul Cabel.       <br />
       Par le Collectif Mind the Gap.       <br />
       À partir de 10 ans.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       Ce spectacle s'est joué au CDN de Tours les 7 et 9 novembre 2024 et au Théâtre de Vanves (92) les 19 et 20 novembre 2024.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 26 novembre au 6 décembre 2024.</span>       <br />
       Du lundi au vendredi à 20 h, samedi à 18 h.       <br />
       Théâtre 13 - Bibliothèque, Paris 13ᵉ, 01 45 88 62 22.       <br />
       <a class="link" href="https://theatre13.com/" target="_blank">&gt;&gt; https://theatre13.com/</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       10 décembre 2024 : Halle aux Grains - Scène nationale, Blois (41).       <br />
       Du 14 au 17 janvier 2025 : Centre Dramatique National, Orléans (45).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/84514895-60346881.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Pour-que-l-annee-soit-bonne-et-la-terre-fertile-Un-nouvel-ovni-theatral-collectif-hybride-a-la-portee-tout-en_a4089.html</link>
  </item>

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   <title>"La Divine"… Quand même ! Sarah Bernhardt, "l'impératrice" et éternellement grande comédienne</title>
   <pubDate>Fri, 07 Jun 2024 10:39:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Isabelle Lauriou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Trib'Une]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Il faut de l'expérience pour incarner sur scène, celle que Cocteau a baptisée : "le monstre sacré" du théâtre : Sarah Bernhardt. À une comédienne débutante qui lui avait été imposée, elle lui a adressé ceci alors que cette jeune actrice lui expliquait qu'elle n'avait pas le trac : "ça viendra, avec le talent". Il faut une sacrée confiance en soi pour balancer cela. Sarah Bernhardt n'avait peur de rien mais craignait la concurrence et ses mots pouvaient être d'une grande violence.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80805168-58271977.jpg?v=1717750944" alt=""La Divine"… Quand même ! Sarah Bernhardt, "l'impératrice" et éternellement grande comédienne" title=""La Divine"… Quand même ! Sarah Bernhardt, "l'impératrice" et éternellement grande comédienne" />
     </div>
     <div>
      Cependant, il est difficile de ne pas s'attacher à ce destin hors du commun. À celle qui a parcouru le monde entier et peut se glorifier d'avoir été applaudie triomphalement, avec son tempérament dramatique et sa diction emphatique, sur les cinq continents.       <br />
              <br />
       Du caractère, c'est le moins que l'on puisse dire et elle est presque née avec. Petite, c'était une enfant colérique, têtue et affirmée qui, du haut de ses neuf ans, a dit : <span style="font-style:italic">&quot;je ferai toute ma vie ce que je veux faire&quot;.</span> Têtue, bornée et assurée, elle ne fera pas toujours l'unanimité.       <br />
              <br />
       Les années passent, le Conservatoire, la Comédie-Française, puis, une gifle plus tard, adressée à une actrice, elle quitte l'institution. Ce tempérament volcanique lui vaudra aussi de jouer dans des pièces peu reluisantes, dont les succès sont minimes, mais elle joue, elle vit la scène et ne semble guère passionnée par autre chose que le &quot;théâââââtre&quot;, les mots, les vers, les personnages. Tout cela finira par séduire un public de plus en plus grand, sans oublier sa grande idylle artistique avec Edmond Rostand qui lui offrira des rôles emblématiques.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80805168-58271988.jpg?v=1717750994" alt=""La Divine"… Quand même ! Sarah Bernhardt, "l'impératrice" et éternellement grande comédienne" title=""La Divine"… Quand même ! Sarah Bernhardt, "l'impératrice" et éternellement grande comédienne" />
     </div>
     <div>
      Amputée de la jambe droite, à 70 ans, après un accident, elle continuera de jouer, assise. Si ce n'est pas de la folie, cela ! Sacrée Sarah, quelle forte femme qui aura &quot;quand même&quot; pris un peu de temps pour devenir maman.       <br />
              <br />
       Pierrette Dupoyet, que de nombreux spectateurs venus ce dimanche au théâtre de la Contrescarpe connaissent et suivent depuis des années, pour ne pas dire, des décennies, est réputée pour ne jamais s'arrêter. Elle fêtera son 41ᵉ Avignon cet été. Passionnée, elle crée, se met en scène, écrit et joue partout où son cœur la porte et semble vouloir encore la porter, pour le plaisir des spectateurs venus en nombre l'applaudir.       <br />
              <br />
       Cela n'est donc pas surprenant qu'elle incarne aussi bien une autre grande dame du théâtre. Pierrette Dupoyet est extra, douce, émouvante et terriblement captivante. Seule, en lumière, face à son miroir, elle vient conter une sacrée histoire. La Divine Sarah Bernhardt renaît et avec elle, tous les souvenirs d'une grande star du théâtre français.       <br />
              <br />
       Ce spectacle est beau et permet à celles et ceux qui ne connaissent pas ce grand nom du &quot;drama&quot; de la découvrir et aux autres, comme moi, qui l'admirent, de prendre beaucoup de plaisir à la voir revivre et grâce à Pierrette Dupoyet, ne jamais l'oublier.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Sarah Bernhardt"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80805168-58271991.jpg?v=1717751027" alt=""La Divine"… Quand même ! Sarah Bernhardt, "l'impératrice" et éternellement grande comédienne" title=""La Divine"… Quand même ! Sarah Bernhardt, "l'impératrice" et éternellement grande comédienne" />
     </div>
     <div>
      Texte : Pierrette Dupoyet.       <br />
       Interprète : Pierrette Dupoyet.       <br />
       Mise en scène : Pierrette Dupoyet.       <br />
       Costumes : Annick Lebedyk.       <br />
       Création bande son : Jean-Marie Bourdat.       <br />
       Accompagnement musical : René Aubry, Armand Amar, Henri Torgue et Serge Houppen, Nicolas Peigney, Lorena Mc Kennit, Hugues Le Bars.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       Dimanche 25 août 2024 : Festival Forêt des Livres, Château de Chanceaux, Chanceaux-près-Loches (37).       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 29 Juin au 21 Juillet 2024,</span> Pierrette Dupoyet sera à nouveau au Festival Off d'Avignon avec :       <br />
       &quot;Louis Braille, au-delà des yeux clos&quot; à 11 h 30 au Théâtre Buffon.       <br />
       &quot;Les parias chez Victor Hugo&quot; à 16 h 15 au Théâtre Luna.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/80805168-58271977.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/La-Divine-Quand-meme--Sarah-Bernhardt-l-imperatrice-et-eternellement-grande-comedienne_a3932.html</link>
  </item>

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   <title>"The Rocky Horror Show" Comédie musicale culte et débridée !</title>
   <pubDate>Fri, 08 Mar 2024 15:57:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Paroles &amp; Musique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Comédie musicale des années soixante-dix, devenue culte grâce à son adaptation cinématographique, "The Rocky Horror Show" nous plonge dans le monde des séries B d'épouvante par le biais de l'humour avec ses monstres d'horreur et une approche de la sexualité débridée.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78799880-57157811.jpg?v=1709911765" alt=""The Rocky Horror Show" Comédie musicale culte et débridée !" title=""The Rocky Horror Show" Comédie musicale culte et débridée !" />
     </div>
     <div>
      Le rideau se lève sur un grand espace luisant baigné de lumières où se détachent une voiture et un château en fond de scène. L'histoire débute avec Janet Weiss (Haley Flaherty) et Brad Majors (Richard Meek), tous les deux étudiants, qui roulent dans une forêt. Après une crevaison, ils sonnent à la porte de ce château, tout en ignorant qu'il est hanté, afin d'avoir de l'aide.       <br />
              <br />
       &quot;The Rocky Horror Show&quot; est une célèbre comédie musicale, créée par Richard O'Brien en 1973, et rendant hommage aux séries B d'épouvante. Son adaptation cinématographique en 1975 est devenue culte au fil du temps. Même encore aujourd'hui, près de 40 ans après sa première projection, elle est programmée dans des salles de cinéma à travers le monde.       <br />
              <br />
       C'est un spectacle rayonnant d'énergie avec, pour chacun des interprètes, un jeu très physique et ample. Seuls Janet et Brad sont dans un rapport au corps et à l'autre mesurés, même si leur gestuelle reste très marquée autant au tronc, aux membres supérieurs qu'au visage. Les émotions sont aussi bien jouées que mimées avec des expressions ressemblant à des émoticônes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78799880-57157813.jpg?v=1709911831" alt=""The Rocky Horror Show" Comédie musicale culte et débridée !" title=""The Rocky Horror Show" Comédie musicale culte et débridée !" />
     </div>
     <div>
      Les voix sont utilisées autant pour leur puissance sonore dans les scènes de jeu que pour leur lyrisme dans les chants. Celles-ci sont aigües, parfois graves, souvent caricaturées ajoutant ainsi un timbre étrange d'épouvante au spectacle.       <br />
              <br />
       Le corps est, lui aussi, mis à forte contribution. Il est pour chaque protagoniste, à l'exception de Janet et Brad, un marqueur de présence afin de délimiter un espace d'expressivité où s'engage toute leur puissance physique et vocale. Tout est affaire de rapport de force. Pour nos deux étudiants, cette expressivité est plus statique. Ils sont très théâtraux dans leurs expressions faciales, avec un tonus bien moindre que pour leurs partenaires, dans les coups de menton. Ils incarnent en effet l'amour avec son côté tendre, naïf, poussé aux extrêmes, comme deux grands enfants qui, avec leurs yeux égarés, ne se rendent pas compte où ils sont tombés, assurant le comique de situation.       <br />
              <br />
       Tout est caricatural. On n'en attendait pas moins puisque chaque protagoniste n'est en rien une image fidèle du quidam de la rue. Ce qui est intéressant à voir est, pour Brad et Janet, un rapport homme-femme des plus datés, l'époque de création s'y prêtant ; et une vision de l'amour très romantique, même si Janet se défait de son béguin pour Brad en tombant amoureuse de Rocky (Ben Westhead).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78799880-57157846.jpg?v=1709911863" alt=""The Rocky Horror Show" Comédie musicale culte et débridée !" title=""The Rocky Horror Show" Comédie musicale culte et débridée !" />
     </div>
     <div>
      La comédie musicale nous plonge dans une Amérique des plus blanches, oubliant ses origines, avec Brad, sympathique, propre sur lui, bien coiffé et bien habillé et qui essaie d'incarner une virilité qui le dépasse quand le monstre d'épouvante, Franck N'Furter (Stephen Webb), l'habite de son côté fortement en y ajoutant une sexualité débridée et en revendiquant une transsexualité assumée. Le sexe est appréhendé dans un aspect comique, tous les éléments et caractères étant vus au travers de ce filtre.       <br />
              <br />
       Soit monstre lugubre, soit transsexuel, soit amoureux transi de romantisme, nos personnages n'ont rien de commun et se découpent en quatre champs psychologiques qui recouvrent respectivement une libido insatiable incarnée par Franck N'Furter, la résignation avec Janet et Brad de bout en bout des situations jusqu'à évoluer dans le giron de nos monstres en s'intégrant à eux, le surmoi avec le Dr Scott (Joe Allen) dans son aspect moral et professoral, et le narcissisme avec Rocky. Création laborantine, celui-ci représente la beauté et les muscles, sans la force et le courage dont il ne montre aucun attribut. L'intelligence ne s'est pas arrêtée non plus chez notre personnage, victime d'une course au narcissisme dans ses travers.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78799880-57157849.jpg?v=1709911892" alt=""The Rocky Horror Show" Comédie musicale culte et débridée !" title=""The Rocky Horror Show" Comédie musicale culte et débridée !" />
     </div>
     <div>
      Grand soin est apporté aux chants, à la mise en scène, aux décors, mais la danse reste l'enfant pauvre du spectacle. Les chorégraphies s'enchaînent au gré des scènes, laissant la vedette aux chansons, avec toutefois un jeu de claquettes effectué par Columbia (Darcy Finden) qui permet une rupture de jeu intéressante. La création n'a pas pris une ride et le comique est une planche de salut où les excès des années soixante-dix sont mis en lumière.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"The Rocky Horror Show"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78799880-57157960.jpg?v=1709912615" alt=""The Rocky Horror Show" Comédie musicale culte et débridée !" title=""The Rocky Horror Show" Comédie musicale culte et débridée !" />
     </div>
     <div>
      En version originale anglaise surtitré en français.       <br />
       Auteur et compositeur : Richard O'Brien.       <br />
       Metteur en scène : Christopher Luscombe.       <br />
       Avec : Haley Flaherty, Stephen Webb, Richard Meek, Darcy Finden, Kristian Lavercombe, Suzie McAdam, Ben Westhead, Fionán O'Carroll, Stefania Du Toit, Ryan Carter Wilson, Tyla Dee Nurden, Alex Morgan, Joe Allen, Reece Budin, Beth Woodcook.       <br />
       Directeur : Christopher Luscombe.       <br />
       Directeur d'orchestre : Andy Barnwell.       <br />
       Scénographe : Hugh Durrant.       <br />
       Concepteur lumières : Nick Richings.       <br />
       Concepteur sonore : Gareth Owen.       <br />
       Concepteur sonore adjoint : Russell Godwin.       <br />
       Costumes : Sue Blane.       <br />
       Chorégraphe : Nathan M Wright.       <br />
       Arrangements musicaux : Richard Hartley.       <br />
       Superviseur musicaux : Greg Arrowsmith.       <br />
       Directeur musical : Charlie Ingles.       <br />
       Concepteur adjoint de costumes : Christopher Porter.       <br />
       Superviseur, perruques et maquillage : Darren Ware.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78799880-57157966.jpg?v=1709912667" alt=""The Rocky Horror Show" Comédie musicale culte et débridée !" title=""The Rocky Horror Show" Comédie musicale culte et débridée !" />
     </div>
     <div>
      Responsable de production : Simon Gooding &amp; Matt Jones For Gjpm       <br />
       Directeur général : Jeffrey Brady       <br />
       Chorégraphe associé et directeur résident : Andrew Ahern.       <br />
       Durée : 2 h avec entracte.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 27 février au 21 avril 2024.</span>       <br />
       Du mardi au vendredi à 20 h 30, samedi à 16 h et 20 h 30, dimanche à 16 h.       <br />
       Lido 2, Paris 8e, 01 53 33 45 50.       <br />
       <a class="link" href="https://lido2paris.com/fr/" target="_blank">&gt;&gt; lido2paris.com/fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/78799880-57157813.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/The-Rocky-Horror-Show-Comedie-musicale-culte-et-debridee-_a3835.html</link>
  </item>

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