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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
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   <title>Une leçon in vivo, un authentique thriller civique… ravivant les mythologies françaises</title>
   <pubDate>Wed, 11 Nov 2015 18:16:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Août 1788, octobre 1789. De la révocation de Necker à l'abandon de Versailles comme siège du gouvernement par Louis XVI. De la monarchie absolue à la monarchie parlementaire… Joël Pommerat, dans "Ça ira (1) Fin de Louis", a choisi de représenter au plus près les événements qui ébranlèrent le monde dans une langue et une gestuelle contemporaines.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8507002-13378364.jpg?v=1447264056" alt="Une leçon in vivo, un authentique thriller civique… ravivant les mythologies françaises" title="Une leçon in vivo, un authentique thriller civique… ravivant les mythologies françaises" />
     </div>
     <div>
      Les dialogues s'appuient sur une chronologie scrupuleuse de faits et de gestes tirés de témoignages directs ou de travaux d'historiens. Si le contenu des paroles est authentique dans la lettre ou l'esprit, hors la famille royale, les personnages célèbres ou controversés sont invisibles.       <br />
              <br />
       Ainsi montrée dans un vertigineux choc spatio-temporel, l'histoire devient contemporaine, et le jeu politique pouvant apparaître comme désespérément immuable, elle se trouve empreinte d'un humour d'autant plus dévastateur qu'il est discret. Les dialogues reflétant très précisément le point de vue de chaque personnage, si des ridicules sont constatés, il faut savoir s'en prendre au personnage lui-même, pas au metteur en scène, ni aux acteurs.       <br />
              <br />
       La scène est un point focal de la représentation du pouvoir, de la présidence de l'assemblée, du conseil du roi à Versailles, de la révolte à Paris, et la salle est transformée en un hémicycle parlementaire. L'un interpelle l'autre, tous s'interrompent, se somment de se taire. Au risque de la rixe, les débats de la gauche à la droite sont chauds. Le roi tâtonne, l'assemblée s'enlise. Le spectacle oscille ainsi d'un point de vue à un autre opposé et le sens circule.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8507002-13378451.jpg?v=1447264780" alt="Une leçon in vivo, un authentique thriller civique… ravivant les mythologies françaises" title="Une leçon in vivo, un authentique thriller civique… ravivant les mythologies françaises" />
     </div>
     <div>
      Plongé dans le huis clos et le brouhaha de l'assemblée du tiers état, animé par la passion et soumise au jeu des rumeurs et des pressions exercées par le pouvoir, le spectateur vit en direct la mue douloureuse des États généraux en Assemblée nationale constituante. Il discerne les lignes de force qui deviennent clivages et lignes de fracture ; et appréhende la complexité de la mise en œuvre d'une idée simple : augmenter les recettes fiscales et modifier l'assiette de recouvrement de l'impôt.       <br />
              <br />
       L'histoire pourrait être conte de fée. Il suffirait que chacun contribue selon son revenu quel que soit son rang, quel que soit son état... Et d'ailleurs une déclaration des droits de l'homme et du citoyen, une constitution écrite donnent la loi commune permettant à chacun de trouver une justification au recours à l'impôt pour satisfaire les intérêts collectifs.       <br />
              <br />
       Dans le dispositif mis en place, confronté au point de vue d'une noblesse extrémiste opposée à toute évolution et une frange extrémiste résolument opposée à tout pouvoir central, le spectateur traverse les phases d'euphories et de craintes. Il éprouve l'écart entre la pulsion et la raison. Il est amené au point critique où chacun devient citoyen et doit se faire une opinion.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8507002-13378503.jpg?v=1447265017" alt="Une leçon in vivo, un authentique thriller civique… ravivant les mythologies françaises" title="Une leçon in vivo, un authentique thriller civique… ravivant les mythologies françaises" />
     </div>
     <div>
      Il est séduit par les différentes manières de conquête de la parole et par la richesse des débats : ceux-ci posant la question de la représentativité, de l'intérêt collectif et de la compétence des acteurs politiques.       <br />
              <br />
       Il voit en direct la montée de l'impuissance de la monarchie absolue et la montée des impatiences porteuses de violences. Le spectateur comprend la nécessité de dépasser la conscience de caste et pour atteindre celle de la Nation. Intérêt général contre intérêt particulier. Le risque hégémonique d'une majorité. Le rôle des minorités qu'il faut savoir ne pas exclure.       <br />
              <br />
       Il observe l'usure de la représentation officielle ainsi que la solitude du dernier monarque qui, bien que porté par une assemblée quasiment unanime, doit apprendre un nouveau métier : celui d'arbitre et non plus de décideur selon son bon vouloir. Louis face à son destin.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8507002-13378514.jpg?v=1447265365" alt="Une leçon in vivo, un authentique thriller civique… ravivant les mythologies françaises" title="Une leçon in vivo, un authentique thriller civique… ravivant les mythologies françaises" />
     </div>
     <div>
      Parce qu'il connaît la suite, l'année 1790 (la fête de la fédération), 1792 (la mort du roi), le spectateur découvre comment se noue la tragédie. Comment un vieux monde se déchire, comment le nouveau apparaît dans la douleur de l'accouchement. Il repère le piège dans l'enchaînement des événements, les prédictions autoréalisatrices, les rumeurs mortifères, les égoïsmes suicidaires, la violence des rancœurs et les désirs de vengeance.       <br />
              <br />
       Joël Pommerat, dans une véritable leçon in vivo, par un authentique thriller civique, ravive les mythologies françaises. Toute ressemblance avec des personnes ou des événements existantes ou ayant existé n'étant évidemment pas fortuite, il fait désirer par le rire et la conscience, la possibilité d'un nouveau conte qui exorciserait le passé et ferait toucher du doigt un presque rien, un pas grand-chose rendu public et commun à tous qui ferait le bonheur de tous. Le théâtre comme res publica. Une forme d'évidence qui recueille une ovation debout de la part du public.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">L'administration des journaux officiels seraient bien inspirée de republier pour le grand public le journal des débats du quatorze juillet et du quatre août 1789.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Ça ira (1) Fin de Louis"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8507002-13378557.jpg?v=1447265471" alt="Une leçon in vivo, un authentique thriller civique… ravivant les mythologies françaises" title="Une leçon in vivo, un authentique thriller civique… ravivant les mythologies françaises" />
     </div>
     <div>
      Une création théâtrale de Joël Pommerat.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Lucia Trotta.       <br />
       Avec : Saadia Bentaïeb, Agnès Berthon, Yannick Choirat, Éric Feldman, Philippe Frécon, Yvain Juillard, Anthony Moreau, Ruth Olaizola, Gérard Potier, Anne Rotger, David Sighicelli, Maxime Tshibangu, Simon Verjans, Bogdan Zamfir.       <br />
       Scénographie et lumières : Éric Soyer.       <br />
       Costumes et recherches visuelles : Isabelle Deffin.       <br />
       Son : François Leymarie, Grégoire Leymarie.       <br />
       Dramaturgie : Marion Boudier.       <br />
       Collaboration artistique : Marie Piemontese, Philippe Carbonneaux.       <br />
       Conseiller historique : Guillaume Mazeau.       <br />
       Direction technique : Emmanuel Abate.       <br />
       Construction des décors : Thomas Ramon, Artom et les ateliers de Nanterre-Amandiers.       <br />
       Durée : 4 h 20 (pauses comprises).       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 4 au 29 novembre 2015.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 19 h 30, dimanche à 15 h 30.       <br />
       Nanterre-Amandiers CDN, Grande Salle, Nanterre (92), 01 46 14 70 00.       <br />
       <a class="link" href="http://www.nanterre-amandiers.com/#home" target="_blank">&gt;&gt; nanterre-amandiers.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8507002-13378565.jpg?v=1447265503" alt="Une leçon in vivo, un authentique thriller civique… ravivant les mythologies françaises" title="Une leçon in vivo, un authentique thriller civique… ravivant les mythologies françaises" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>"Le Mariage de Figaro" par les Nomadesques... Le choix du burlesque pour dépeindre le grotesque des cuistres !</title>
   <pubDate>Sun, 15 Feb 2015 19:15:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Reprise S'ils œuvrent avec excellence dans l’univers des spectacles Jeune Public*, les Nomadesques savent aussi nous régaler avec quelques classiques "revisités". Après le très western "Beaucoup de bruit pour rien" de Shakespeare en 2010, les voici de retour sur la scène du Ranelagh avec un très coloré "Mariage de Figaro" de Beaumarchais à la tonicité revigorante.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7470358-11513265.jpg?v=1424026029" alt=""Le Mariage de Figaro" par les Nomadesques... Le choix du burlesque pour dépeindre le grotesque des cuistres !" title=""Le Mariage de Figaro" par les Nomadesques... Le choix du burlesque pour dépeindre le grotesque des cuistres !" />
     </div>
     <div>
      La fin de l'Ancien Régime est proche quand Pierre Augustin Caron de Beaumarchais écrit en 1784 &quot;Le Mariage de Figaro&quot;. Après la Révolution de 1789 (et l'abolition des privilèges dans la nuit du 4 août), plus rien ne sera comme avant. Beaumarchais l'avait bien pressenti et Marivaux avant lui. Le théâtre ici aussi, sous ses aspects de farce, marque au fer rouge la disparition d'un monde, celui des privilèges et du système monarchique où des relents de féodalité subsistaient encore.       <br />
              <br />
       Marivaux rêve et écrit l'utopie d'une inversion des classes dans &quot;L'île des esclaves&quot; en 1725 où le valet prenait la place du maître et le maître se retrouvait à la merci du valet. Mais l'absence du savoir brise l'utopie. Beaumarchais ne tombe pas dans le piège et, hardie anticonformiste, aventurier et libertin, fait de son valet Figaro un contestataire cultivé maîtrisant le langage et donc à même de s'opposer au comte Almaviva, son maître... Duel à fleurets mouchetés pour qu'un beau épouse sa belle sans que vilaine noblesse y exerce droit de cuissage et pour qu'amoureuse mais vengeresse comtesse punisse mari volage.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7470358-11513362.jpg?v=1424026498" alt=""Le Mariage de Figaro" par les Nomadesques... Le choix du burlesque pour dépeindre le grotesque des cuistres !" title=""Le Mariage de Figaro" par les Nomadesques... Le choix du burlesque pour dépeindre le grotesque des cuistres !" />
     </div>
     <div>
      Les actions du personnage que crée Beaumarchais, dans ses revendications de liberté et d'oppositions à des actes féodaux, sont prémonitoires de la force que prendra la parole et le savoir cinq plus tard. Et de ça, les Nomadesques ont pris le parti d'en rire et d'appliquer une cadence effrénée à un texte qui sublime le contraste entre la comédie quasi vaudevillesque et le drame  social où s'affrontent deux classes dont l'une finira sur l'échafaud sous peu.       <br />
              <br />
       La mis en scène de Vincent Caire, comme d'habitude, a la précision d'un horloger, mécanique parfaitement huilée et rouages tout en fluidité. Les évènements se succèdent sans répit, séquencés par des virgules musicales... ponctuant gags, mimiques grimaçantes ou ruptures de situations.       <br />
              <br />
       L'ensemble de la troupe embrassent avec générosité les successions de scènes sur un rythme endiablé et les répliques fusent, ne laissant aucun répit aux spectateurs emportés sur le tapis volant des quêtes amoureuses. Costumes colorés et décors surannés - mais ô combien astucieux dans leur capacité à se transformer - appuient le côté burlesque et clinquant de ce monde à l'agonie que nous offre Beaumarchais en &quot;une folle journée&quot;...       <br />
              <br />
       Les comédiens (Auguste Bruneau ou Vincent Caire, Franck Cadoux, Damien Coden, Élodie Colin, Gaël Colin, Cédric Miele et Karine Tabet) manient la langue du XVIIIe avec dextérité, aisance et jubilation. Leur enthousiasme, cette énergie déployée à interpréter leurs rôles sont réjouissants pour le spectateur. Le parti pris des Nomadesques est celui d'un spectacle gai et intelligent, d'une comédie sans retenue, sans complexe mais sans excès non plus... Le choix du burlesque pour dépeindre le grotesque de cuistres nobliaux !       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Actuellement à l'affiche de l'Alhambra Paris, &quot;Le loup est revenu&quot; d'après Geoffroy de Pennart et &quot;Le chat botté&quot; d'après Charles Perrault, adaptations de Karine Tabet, mise en scène de Vincent Caire, avec les comédiens de la compagnie.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Mariage de Figaro ou la folle journée"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7470358-11513376.jpg?v=1424026813" alt=""Le Mariage de Figaro" par les Nomadesques... Le choix du burlesque pour dépeindre le grotesque des cuistres !" title=""Le Mariage de Figaro" par les Nomadesques... Le choix du burlesque pour dépeindre le grotesque des cuistres !" />
     </div>
     <div>
      Texte : Beaumarchais.       <br />
       Mise en scène : Vincent Caire, assisté de Gaël Colin.       <br />
       Avec : Auguste Bruneau ou Vincent Caire, Franck Cadoux, Damien Coden, Élodie Colin, Gaël Colin, Cédric Miele et Karine Tabet.       <br />
       Lumières : Lou-Anne Lapierre.       <br />
       Costumes : Corinne Rossi.       <br />
       Décor : Nicolas Cassonnet et Caroline Rossignol.       <br />
       Cie Les Nomadesques.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       Du 23 janvier au 19 avril 2015.       <br />
       Du mercredi au samedi à 19 h, dimanche à 15 h.       <br />
       Relâches exceptionnelles les 13 mars et 8 avril.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Représentations scolaires exceptionnelles :        <br />
       Le 20 mars à 10 h 30, les 22 et 23 mars 2017 à 14 h.</span>       <br />
       Théâtre Le Ranelagh, Paris 16e, 01 42 88 64 44.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-ranelagh.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-ranelagh.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">7 mars 2017 à 14 h 30</span> : représentation scolaire, Espace Nino Ferrer, Dammarie-les-Lys (77).       <br />
       <span class="fluo_jaune">10 mars 2017 à 20 h 30</span> : Espace Nino Ferrer à Dammarie-les-Lys (77).       <br />
       <span class="fluo_jaune">17 mars 2017 à 20 h 30</span> : Théâtre et Cinéma, Fontenay-le-Fleury (78).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Mariage-de-Figaro-par-les-Nomadesques-Le-choix-du-burlesque-pour-depeindre-le-grotesque-des-cuistres-_a1287.html</link>
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