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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-10-07T06:29:58+02:00</dc:date>
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   <title>Place aux Jeunes ! L’Orchestre Français des Jeunes fête ses trente ans !</title>
   <pubDate>Wed, 24 Oct 2012 02:08:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Concerts]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le 28 octobre 2012, l’Orchestre Français des Jeunes se lance dans une folle journée avec pas moins de trois concerts pour ses trente ans d’existence. C’est le moment où jamais de découvrir la fine fleur des musiciens d’orchestre de demain !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4845659-7244302.jpg?v=1351124447" alt="Place aux Jeunes ! L’Orchestre Français des Jeunes fête ses trente ans !" title="Place aux Jeunes ! L’Orchestre Français des Jeunes fête ses trente ans !" />
     </div>
     <div>
      Créée par le Ministère de la Culture en 1982, cette formation a pour vocation d’accueillir et de former les interprètes issus des conservatoires, afin qu’ils deviennent les grands musiciens d’orchestre de demain. En trente ans, plus de deux mille jeunes ont ainsi fait leurs classes sous la baguette des meilleurs chefs : Emmanuel Krivine, Sylvain Cambreling, Marek Janowski, Paul Agnew, entre autres.        <br />
              <br />
       L’orchestre dispense aux jeunes instrumentistes une excellente formation sur le travail en pupitre pour deux ou trois années, et leur donne aussi l’occasion de jouer dans des salles prestigieuses en tournée internationale. Une expérience précieuse pour de futurs musiciens des grands orchestres hexagonaux. Jean-Claude Casadesus, l’impeccable directeur de l’Orchestre National de Lille, a conduit l’Orchestre Français des Jeunes en 2005 - pour trois ans. Il se souvient qu’il a souhaité &quot;leur transmettre l’amour de la musique, de l’orchestre&quot;.       <br />
              <br />
       C’est avec la fougue de la jeunesse que l’Orchestre, avec son actuel directeur musical Dennis Russel Davies, va jouer salle Pleyel ce dimanche 28 octobre la 10e Symphonie de Philip Glass, le fameux compositeur américain. Une commande que l’Orchestre français des Jeunes a créée en août dernier au Grand Théâtre de Provence où il est en résidence depuis 2007. Une belle journée en perspective qui verra les anciens de l’OFJ rejoindre leurs cadets pour le plus grand plaisir du public !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4845659-7244303.jpg?v=1351124438" alt="Place aux Jeunes ! L’Orchestre Français des Jeunes fête ses trente ans !" title="Place aux Jeunes ! L’Orchestre Français des Jeunes fête ses trente ans !" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Trois concerts dimanche 28 octobre 2012, dans trois lieux à Paris :</span>       <br />
       <b>● &quot;Concerts tôts, Concerts tea&quot; pour des musiques du cinéma muet.</b>       <br />
       Orchestre Français des Jeunes.       <br />
       11 h au Théâtre du Châtelet, 01 40 28 28 40.       <br />
       <a class="link" href="http://www.chatelet-theatre.com" target="_blank">&gt;&gt; chatelet-theatre.com</a>       <br />
              <br />
       <b>● &quot;Voyage sur les scènes baroques européennes&quot;.</b>       <br />
       Orchestre Français des Jeunes baroque.       <br />
       Paul Agnew, direction.       <br />
       16 h au Théâtre des Bouffes du Nord, 01 46 07 34 50.       <br />
       <a class="link" href="http://www.bouffesdunord.com" target="_blank">&gt;&gt; bouffesdunord.com</a>       <br />
              <br />
       <b>● &quot;Symphonie concertante pour violon, violoncelle, hautbois et basson&quot; de Joseph Haydn.</b>       <br />
       &quot;Valse&quot; de Maurice Ravel.       <br />
       &quot;Suite&quot; du &quot;Chevalier à la Rose&quot; de Richard Strauss.       <br />
       &quot;10e Symphonie&quot; de Philip Glass.       <br />
       Orchestre Français des Jeunes.       <br />
       Jacques-Yves Rousseau, violon à l’Orchestre national de Lyon.       <br />
       David Delacroix, violoncelle à l’Orchestre symphonique de Bâle.       <br />
       Nora Cismondi, hautbois à l’Orchestre national de France.       <br />
       Arthur Menrath, basson à l’Orchestre philharmonique de Monte Carlo.       <br />
       Dennis Russel Davies, direction.       <br />
       20 h à la Salle Pleyel, 01 42 56 13 13.       <br />
       <a class="link" href="http://www.sallepleyel.fr" target="_blank">&gt;&gt; sallepleyel.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/4845659-7244302.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Place-aux-Jeunes--L-Orchestre-Francais-des-Jeunes-fete-ses-trente-ans-_a761.html</link>
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   <title>Discours d'Aurélie Filippetti prononcé à l'occasion du lancement de la mission Culture-acte 2</title>
   <pubDate>Thu, 27 Sep 2012 16:34:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Coulisses &amp; Cie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le lancement de la mission de concertation sur les contenus numériques et la politique culturelle à l'air du numérique - Culture-acte 2 - a été l'occasion pour la ministre de la culture et de la communication d'en rappeler les trois objectifs principaux et sa volonté d'en faire, d'ici mars 2013, un vaste chantier d'auditions et de concertation le plus large possible, notamment grâce à la création d'un blog* destiné à recueillir les commentaires, les avis et les idées de chacun.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4762877-7120193.jpg?v=1348757160" alt="Discours d'Aurélie Filippetti prononcé à l'occasion du lancement de la mission Culture-acte 2" title="Discours d'Aurélie Filippetti prononcé à l'occasion du lancement de la mission Culture-acte 2" />
     </div>
     <div>
      Un moment important : le lancement de la 2e étape d’une mission elle-même essentielle. Un moment d’échanges.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Pierre Lescure reviendra sur le travail déjà accompli avant d’évoquer le calendrier à venir.</span>       <br />
              <br />
       Moment important, car moment d’échanges : il est temps en effet pour l’ensemble des acteurs d’entrer dans une phase de concertation, une phase de dialogue, après tant de confrontations stériles et de conflits idéologiques.       <br />
              <br />
       Ce moment, je l’ai voulu public, ouvert et multiforme : les débats ne seront pas à huis-clos ; ils ne seront ni parisiens ni exclusivement franco-français, car c’est partout en France que se joue la révolution numérique et parce que nous pouvons nous enrichir d’expériences menées ailleurs.       <br />
              <br />
       Mais je voulais d’abord revenir sur l’enjeu historique que constitue la démarche entreprise par le gouvernement.       <br />
              <br />
       L’intitulé n’est pas anodin : &quot;culture.acte2&quot;. Il s’agit bien d’avoir une approche transversale, qui touche à tous les secteurs artistiques, tous impactés par les innovations numériques - le livre, la musique, le cinéma, l’audiovisuel, la presse, la photo, etc. - ; et une approche qui prend en compte les rapports qui existent entre les créateurs, les industries culturelles et créatives et les internautes. Il s’agit de refonder les instruments de notre politique culturelle.       <br />
              <br />
       On mesure l’importance historique de ce moment à l’énoncé des instruments dont la France s’est doté au cœur des années quatre-vingts, sous la présidence de François Mitterrand, et qui ont permis de créer un système cohérent favorisant la création, la production, la distribution, la diffusion des œuvres littéraires, cinématographiques, audiovisuelles. Le prix unique du livre, le fonds de soutien au cinéma, les obligations des chaînes de télévision, la chronologie des médias… ont permis à notre pays de conserver et de développer une offre culturelle riche, variée, accessible. Il faut aujourd’hui réécrire cet édifice.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4762877-7120197.jpg?v=1348757160" alt="Discours d'Aurélie Filippetti prononcé à l'occasion du lancement de la mission Culture-acte 2" title="Discours d'Aurélie Filippetti prononcé à l'occasion du lancement de la mission Culture-acte 2" />
     </div>
     <div>
      Le Président de la République a donc appelé de ses vœux le lancement de cette concertation, visant à construire &quot;l’acte II de l’exception culturelle&quot;. L’enjeu est majeur. Il est au cœur de la démarche que j’ai engagée pour le ministère de la culture et de la communication. Et à laquelle contribuent les ministères concernés par le développement du numérique.       <br />
              <br />
       Les questions que Pierre Lescure devra aborder et traiter sont toutes techniques. Elles sont en même temps éminemment stratégiques et forment l’armature d’une politique cohérente. Je voudrais évoquer trois objectifs, qui sont pour moi d’égale importance et qui illustrent des enjeux larges, que j’ai mis à l’horizon de chacune des actions que je veux entreprendre au ministère : celui de la création - qui est celui de l’attention portée aux créateurs ; celui de l’économie - qui passe par la régulation des flux financiers associés à la création ; celui des publics bien sûr - qui rejoint la question déterminante du développement de l’offre légale.       <br />
              <br />
       La création à l’heure numérique revient d’abord à faire le constat d’une &quot;culture digitale&quot; particulièrement développée, d’un art numérique qui irrigue progressivement toutes les disciplines culturelles, à l’art en réseau. Il faudra donc commencer par saluer la richesse nouvelle qu’apporte le numérique et considérer les formes inédites, par exemple collective ou éphémère, que prend la création aujourd’hui. Mais la création à l’heure numérique revient aussi à rappeler que la lutte contre le téléchargement illégal reste un objectif fondamental, qu’il faut enfin aborder non pas en termes de conflit, d’opposition entre les artistes et leurs publics, mais dans une approche collective d’intérêt commun. La mission devra produire des conclusions sur les termes d’une lutte efficace contre les pratiques illégales, établie avec nos partenaires européens et qui tienne compte des attentes et pratiques sociales.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4762877-7120222.jpg?v=1348757160" alt="Discours d'Aurélie Filippetti prononcé à l'occasion du lancement de la mission Culture-acte 2" title="Discours d'Aurélie Filippetti prononcé à l'occasion du lancement de la mission Culture-acte 2" />
     </div>
     <div>
      2e objectif : la perception économique de l’exception culturelle. L’innovation culturelle est un facteur de croissance et un gisement d’emplois. Mais il faut construire un équilibre sain entre l’ensemble des acteurs qui constituent la &quot;chaîne de valeurs&quot; qui se déploie. Les auteurs et les artistes-interprètes sont évidemment les premiers acteurs de cette chaîne : leur rémunération doit être garantie et justement garantie là où la révolution numérique fragilise ce qui est aujourd’hui le maillon faible sur le plan économique. Il faut trouver, comme on a su le faire dans les années quatre-vingts, les mécanismes qui garantiront un équilibre meilleur et éviteront la concentration progressive de la valeur créée par les échanges numériques au bout de la chaîne, du côté des opérateurs les plus puissants. Ces opérateurs devront contribuer au financement de la création. Pierre Lescure pourra s’appuyer à ce titre sur la mission d’expertise lancée par le gouvernement sur la fiscalité numérique, et confiée à Nicolas Colin et Pierre Collin ; il pourra aussi exploiter les résultats de la mission de Jacques Toubon sur le terrain de l’Union européenne et visant à harmoniser la fiscalité sur les produits culturels.       <br />
              <br />
       Et le 3e objectif - essentiel, qui justifie toute mon action au ministère -, c’est la prise en compte des attentes des publics et de notre souci constant d’offrir un accès au plus grand nombre. De ce point de vue, le développement de l’offre légale est fondamental. Je sais que de nombreux acteurs ont développé une offre déjà importante. Mais je constate avec vous qu’une culture économiquement malsaine de la gratuité des œuvres, favorisée par certaines plateformes d’offres en ligne, s’est aussi fortement développée. Elle doit être combattue. Mais elle le sera d’abord, j’en suis convaincue, par une politique cohérente et attirante de développement d’une offre culturelle légale. Ce qui suppose de faire des propositions sur le financement de la numérisation, sur l’adaptation de l’offre à la demande, sur les mécanismes de financement de la création, sur les modalités de gestion des droits…       <br />
              <br />
       Vaste chantier, donc ! Que nous lançons ici. Que nous déploierons sur tous les territoires, car l’exception culturelle se joue au plan régional, au plan local, dans nos communes. Que je porte déjà au plan européen, avec Laurent Fabius et Bernard Cazeneuve car des questions y sont d’ores et déjà posées, et avec quelle force, sur le prix unique du livre numérique, sur le régime des aides au cinéma, sur la fiscalité des biens culturels… Cet acte II est vital : il est la voie de notre diversité et de notre dynamisme créatif.       <br />
              <br />
       C’est pourquoi je suis heureuse d’avoir confié cette mission à un homme de culture, à un homme qui, par son expérience diverse, saura entendre tous les points de vue, à un homme qui a toujours su faire preuve de créativité pour relever les défis de la modernité. Pierre Lescure et son équipe ouvriront dès demain cette phase attendue d’auditions et de concertation. Je le laisse vous présenter le travail déjà accompli et la manière dont va se dérouler cette nouvelle étape.       <br />
       Je vous remercie.       <br />
       <b>Aurélie Filippetti.</b>       <br />
              <br />
       <b>*Sur ce blog, chacun peut réagir, faire des suggestions, échanger et partager ses analyses et points de vue autour des sujets abordés par la mission pour alimenter les réflexions de celle-ci :</b>       <br />
       <a class="link" href="http://www.culture-acte2-participer.fr" target="_blank">&gt;&gt; culture-acte2-participer.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>À noter également qu'un site Internet présente les travaux de la mission, les membres la composant et les modalités de fonctionnement :</b>       <br />
       <a class="link" href="http://www.culture-acte2.fr" target="_blank">&gt;&gt; culture-acte2.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/4762877-7120193.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Discours-d-Aurelie-Filippetti-prononce-a-l-occasion-du-lancement-de-la-mission-Culture-acte-2_a733.html</link>
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   <title>Discours d'Aurélie Filippetti prononcé à l'occasion de la rencontre avec les professionnels à Aurillac</title>
   <pubDate>Fri, 24 Aug 2012 15:29:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Coulisses &amp; Cie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   À l'occasion de sa visite, jeudi 23 août, au Festival international des arts de la rue d'Aurillac, Aurélie Filippetti, ministre de la Culture et de la Communication, a rencontré les professionnels des arts de la rue et a prononcé un discours, mettant notamment en avant la transmission par l'expérience et l'échange proposés par le FAI AR (formation artistique et itinérante des arts de la rue) ; et les futurs chantiers de travail à développer et à poursuivre durant sa mandature.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4644502-6951287.jpg?v=1345994546" alt="Discours d'Aurélie Filippetti prononcé à l'occasion de la rencontre avec les professionnels à Aurillac" title="Discours d'Aurélie Filippetti prononcé à l'occasion de la rencontre avec les professionnels à Aurillac" />
     </div>
     <div>
      Chers amis et acteurs, nombreux, des arts de la rue.       <br />
       C’est pour moi un vrai plaisir de me trouver ici, à l’occasion de la 27e édition du festival d’Aurillac qui illustre chaque année, (bientôt 30 ans), la force et la créativité des arts de la rue.       <br />
              <br />
       Ce n’est sans doute pas un hasard si j’ai commencé mon tour des festivals de cet été 2012 à Sotteville-lès-Rouen et que je le termine ici, à Aurillac.       <br />
              <br />
       Le développement des arts de la rue illustre en effet le rôle moteur que peut jouer la création en France et ceci dans des villes et des régions nourries d’une politique portée par des élus et des collectivités en partenariat avec l’État et construite sur le long terme. À nous de conforter cette action en poursuivant la structuration du secteur mais aussi en réfléchissant au rôle que vous pouvez jouer, encore davantage, car vous avez la particularité importante d’interroger notre société par votre capacité de faire irruption par l’art dans l’espace public.       <br />
              <br />
       La plate forme de réflexion lancée cette année par le Festival d’Aurillac et Hors Les Murs, pour trois ans, &quot;Objectif 2032&quot;, dont la première séance se tient en ouverture de ce festival, aborde ces défis dans la perspective des vingt prochaines années. Bel enjeu !       <br />
              <br />
       Je souhaite à ce titre rendre hommage au travail accompli par Jean-Marie Songy et toute l’équipe du Festival d’Aurillac et de l’association Éclat. Un festival qui sert de modèle et de référence au plan international et qui est résolument centré sur la création ; qui est aussi le point de convergence de nombreuses compagnies avec un Off organisé, une action qui se démultiplie tout au long de l’année avec Le Parapluie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4644502-6951332.jpg?v=1345994547" alt="Discours d'Aurélie Filippetti prononcé à l'occasion de la rencontre avec les professionnels à Aurillac" title="Discours d'Aurélie Filippetti prononcé à l'occasion de la rencontre avec les professionnels à Aurillac" />
     </div>
     <div>
      J’en profite également pour saluer l’arrivée de Julien Rosemberg à la direction de Hors Les Murs.       <br />
              <br />
       J’ai une attention particulière aux questions que vous soulevez car ce sont celles de la place de l’artiste dans la cité, ce sont des questions que vous avez défrichées, à la fois en précurseurs et en experts d’un espace, que beaucoup d’autres artistes et opérateurs ont depuis investi.       <br />
       J’avais signé le manifeste &quot;L’Art est public&quot; alors que j’étais députée, et en campagne, parce qu’il est à la fois un texte politique, qui prend de la hauteur et place la réflexion que nous devons avoir à ce qui me semble le bon niveau d’analyse, un texte refondateur et de rassemblement.       <br />
              <br />
       Aujourd’hui en tant que Ministre je n’en renie rien mais il faut voir mieux comment rendre possible. Ce travail doit être mené avec les professionnels, avec les directions compétentes du ministère et les DRAC, mais aussi avec les autres départements ministériels et bien entendu avec l’ensemble des collectivités territoriales.       <br />
              <br />
       Il est essentiel que la relation qu’établissent les artistes à l’espace public, aux territoires, aux habitants, aux institutions (et vice-versa) puisse se construire dans un rapport inventif, solidaire, décloisonné et non replié sur lui-même, un rapport partenarial évidemment. Qu’il puisse garantir la qualification artistique dans le respect et le développement de la diversité, de l’ouverture des esthétiques et des modes d’appropriation, adaptés aux territoires urbains comme ruraux.       <br />
              <br />
       Je prends un exemple du travail transversal que nous pouvons mener avec mes collègues du gouvernement. Je souhaite proposer à Manuel Valls d’ouvrir un chantier de réflexions entre nos équipes respectives qui associera les professionnels et les collectivités et qui permettra d’avancer sur la question centrale de la place des artistes dans l’espace public, question qui concerne aussi bien la réglementation générale, les dispositifs de coordination régionale et la place physique qui peut leur être accordée au niveau local.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4644502-6951348.jpg?v=1345994547" alt="Discours d'Aurélie Filippetti prononcé à l'occasion de la rencontre avec les professionnels à Aurillac" title="Discours d'Aurélie Filippetti prononcé à l'occasion de la rencontre avec les professionnels à Aurillac" />
     </div>
     <div>
      J’ajoute évidemment l’enjeu de la transmission car c’est notre ambition de placer au cœur de notre action l’accès de tous à la création et de construire une véritable politique pour la formation artistique, dès le plus jeune âge bien entendu mais aussi tout au long de la vie. Vous le savez, nous conduisons ce projet en collaboration étroite avec mes collègues Vincent Peillon et Valérie Fourneyron mais ils touchent aussi à l’économie sociale et solidaire, à la Ville, à l’aménagement urbain, à la santé…       <br />
              <br />
       Depuis une vingtaine d’années, la politique de l’État pour les arts de la rue a été concentrée sur la reconnaissance et la structuration professionnelle du secteur.       <br />
              <br />
       Des avancées ont été accomplies : un dispositif d’aides pour la formation, les écritures, la création et la diffusion, le réseau labellisé des CNAR, un soutien accru aux festivals majeurs, portant haut la singularité de ces arts sur le plan international. Nous devons les poursuivre.       <br />
              <br />
       Il s’agit notamment de compléter le réseau des Centres Nationaux des Arts de la Rue (CNAR). C’est ainsi par exemple que sont étudiées actuellement les conditions de labellisation du Boulon au Vieux Condé dans le Nord tandis que <span style="font-style:italic">deux dossiers sont en instances d’arbitrage en Rhône Alpes : les Ateliers Frappaz à Villeurbanne et l’Apsoar à Annonay.</span>       <br />
              <br />
       Il s’agit aussi de repenser les dispositifs d’accompagnement spécifiques pour la création : les aides attribuées par la commission nationale et au niveau des DRAC, pour mieux accompagner les équipes artistiques, toute discipline confondues.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4644502-6951401.jpg?v=1345994547" alt="Discours d'Aurélie Filippetti prononcé à l'occasion de la rencontre avec les professionnels à Aurillac" title="Discours d'Aurélie Filippetti prononcé à l'occasion de la rencontre avec les professionnels à Aurillac" />
     </div>
     <div>
      Enfin, il faut conforter la transmission des savoirs, en faisant avancer la reconnaissance de la formation, et par les croisements avec d’autres établissements d’enseignements supérieurs dans les domaines du spectacle vivant, comme de l’architecture, des beaux arts ou des écoles du paysage.       <br />
              <br />
       La FAI AR (formation artistique et itinérante des arts de la rue) inventée par Michel Crespin est à cet égard une initiative originale de transmission par l’expérience et l’échange qui verra bientôt son cursus reconnu au niveau Master par l'Université et entrera ainsi dans le processus de Bologne.       <br />
              <br />
       Au-delà de ces efforts, qui expriment la volonté de continuité de l’État, d’autres pistes doivent être explorées.       <br />
              <br />
       Pour poursuivre et conforter notre action, il m’apparaît en effet souhaitable de poser de nouveaux jalons très concrets.       <br />
              <br />
       Les arts de la rue sont au carrefour d’enjeux multiples qui traversent d’autres expressions disciplinaires. L’organisation actuelle des services du ministère de la Culture et de la Communication permet difficilement d’appréhender cette multiplicité d’approches. Nous l’avons dit, l’État doit jouer son rôle pour que les initiatives d’action artistiques puissent prendre corps dans l’espace public de façon construite et pour le développement des territoires.       <br />
              <br />
       L’opportunité de la création d’un Conseil National des Arts et de la Culture dans l'Espace Public (CNACEP) a été évoquée et souhaitée par plusieurs d’entre vous. Elle exprime la nécessité, que je partage, d’un groupe de travail entre le Ministère, et d’autres composantes de l’État, les professionnels des arts de la rue et de la Ville et les collectivités, qui soit à la fois instance de réflexion et de propositions, pour promouvoir l’art dans l’espace public et favoriser une mise en relation des habitants à l’art.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4644502-6951414.jpg?v=1345994548" alt="Discours d'Aurélie Filippetti prononcé à l'occasion de la rencontre avec les professionnels à Aurillac" title="Discours d'Aurélie Filippetti prononcé à l'occasion de la rencontre avec les professionnels à Aurillac" />
     </div>
     <div>
      Je demanderai au nouveau Directeur Général de la Création artistique d’engager dès son arrivée les modalités de ce travail transversal et la mise en place de cette instance avec les services concernés.       <br />
              <br />
       Cette plate-forme nous permettra d’engager d’ores et déjà ces actions, en cohérence tant avec les objectifs que j’ai déjà eu l’occasion de citer qu’avec les demandes exprimées par les professionnels. Il devrait nous permettre de positionner d’emblée ces thématiques sur un ensemble d’interlocuteurs élargi tout en restant piloté au sein du Ministère.       <br />
              <br />
       Je vois ainsi plusieurs chantiers de travail :       <br />
       ● Le renforcement de la présence artistique au cœur des territoires : notamment en considérant mieux les lieux de fabrication (outre les CNAR) afin de mettre en place des schémas concertés entre artistes et responsables politique <span style="font-style:italic">(sur l’exemple des SOLIMA - dispositifs pour les musiques actuelles)</span>.       <br />
              <br />
       ● La question des aides aux compagnies en introduisant une aide aux résidences itinérantes sur les territoires et à l’international.       <br />
              <br />
       ● Comment favoriser les processus de participation des habitants, d’initiation et d’enseignement, par la pratique, la connivence,       <br />
       l’expérimentation.       <br />
              <br />
       ● Fondamentalement comment créer du lien, de la proximité, autour de l’acte artistique :       <br />
       - en incitant à la concertation et à la coopération entre acteurs de la ville,       <br />
       - en favorisant les démarches qui proposent une ré-appropriation du patrimoine commun,       <br />
       - en faisant évoluer les dispositifs de commande publique et en élargissant la réflexion aux programmes d’urbanisme <span style="font-style:italic">(à l’exemple d’Estuaire et du Voyage à Nantes).</span>       <br />
              <br />
       Vous le voyez, dès lors qu’il s’agit de remettre du sens à notre action, le travail ne manque pas et, si la volonté collective y est, il n’y a plus qu’à s’y mettre.       <br />
       <b>Aurélie Filippetti.</b>       <br />
              <br />
       Propos recueillis par
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/4644502-6951287.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Discours-d-Aurelie-Filippetti-prononce-a-l-occasion-de-la-rencontre-avec-les-professionnels-a-Aurillac_a705.html</link>
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   <title>Péril sur les Molières, premier babil pour les P'tits Molières</title>
   <pubDate>Mon, 05 Dec 2011 00:08:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   À l'heure où 29 directeurs de théâtres privés parisiens "déclarent" la cérémonie des Molières "obsolète", les P'tits Molières font leurs premiers gazouillis sous le slogan : "Parce que dans les petites salles, il y a aussi de grands spectacles".     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3509297-5055005.jpg?v=1323521153" alt="Péril sur les Molières, premier babil pour les P'tits Molières" title="Péril sur les Molières, premier babil pour les P'tits Molières" />
     </div>
     <div>
      Mais tout d'abord, rappel des faits... Premier acte :       <br />
       En début de semaine dernière, les plus importants théâtres privés parisiens (dont le Théâtre Marigny, le Théâtre Édouard VII, le Théâtre Saint-Martin...) envoient une lettre à l'Association des Molières, à France 2 et au ministère de la Culture où ils déclarent <span style="font-style:italic">&quot;qu'ils ne présenteront pas leurs spectacles dans le catalogue 2012 des Molières et déclineront toute proposition de concourir à la prochaine édition&quot;</span>.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Nous ne voulons plus nous sentir la caution d’une manifestation qui n’est plus la nôtre&quot;</span>, ajoutent les signataires. <span style="font-style:italic">&quot;Nous assistons aujourd’hui à ce paradoxe qu’un événement censé promouvoir le théâtre perd peu à peu de son attractivité auprès des téléspectateurs et du public et dessert presque la cause qu’il est censé servir.&quot;</span> Néanmoins, ceux-ci disent avoir pour unique motivation, en remplacement de la cérémonie actuelle, la réalisation d'une nouvelle soirée qui serait <span style="font-style:italic">&quot;un évènement culturel, moderne et festif, capable de donner ou de redonner aux téléspectateurs le goût, l'envie, la curiosité de venir au théâtre, sans se cantonner dans le registre des remises de prix et des discours convenus&quot;</span>.       <br />
              <br />
       Il est évident que, sans la participation de ces théâtres* représentatifs des &quot;grandes scènes&quot; parisiennes, les Molières - déjà au plus mal - ne valent plus tripette... Affaire à suivre donc !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Deuxième acte :</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3509297-5055008.jpg?v=1323142748" alt="Péril sur les Molières, premier babil pour les P'tits Molières" title="Péril sur les Molières, premier babil pour les P'tits Molières" />
     </div>
     <div>
      Pendant ce temps, une nouvelle association naît et nous fait part de ses premiers balbutiements. Ce sont les &quot;Les P'tits Molières&quot;, créée par des professionnels du spectacle vivant, qui se donne pour mission d’organiser la cérémonie des P'tits Molières, celle-ci ayant pour but de soutenir les petits théâtres parisiens dont la jauge est inférieur ou égale à 100 places.       <br />
              <br />
       L'association &quot;Les P'tits Molières&quot; se compose d'un conseil qui sera charger de rendre les spectacles se produisant dans les Théâtres affiliés éligibles dans les différentes catégories (définies à la création de cette association et listées ci-dessous) et d'un jury composé de comédiens, metteurs en scène, décorateurs, traducteurs, régisseurs, journalistes, étudiants, spectateurs, etc., qui sera en charge de voter pour nominer les différents spectacles et artistes. Les catégories sont : Meilleur spectacle tout public, Meilleur spectacle jeune public, Meilleur seul(e) en scène, Meilleur spectacle musical, Meilleur scénographie (décor, costumes, lumières), Meilleur adaptateur, Meilleur auteur, Meilleur mise en scène, Meilleur comédien dans un 1er rôle, Meilleur comédien dans un 2e rôle, Meilleur comédienne dans un 1er rôle, Meilleur comédienne dans un 2e rôle, Meilleur visuel, Meilleur théâtre, P'tit Molière d’honneur et Prix du public.       <br />
              <br />
       Jusque-là, rien de bien nouveau sous le manteau d'Arlequin ! Il est bien évident que le but des P’tits Molières n’est pas de concurrencer la cérémonie des Molières destinée aux grandes salles - qui est bien partie pour disparaître de toute façon - , mais bien de pouvoir fédérer les petites salles autour d’un événement ; de sensibiliser public, médias et professionnels du spectacle sur la qualité de programmation des petites salles parisiennes. Il faut noter également que <span style="font-style:italic">&quot;les théâtres choisis pour être affiliés à l’association ne seront en aucune sorte des loueurs de scènes. Ils contribuent tous à la richesse, la diversité et la qualité du paysage culturel parisien&quot;</span>.       <br />
              <br />
       La cérémonie de remise des prix devrait se tenir au mois de novembre de chaque année. Cette cérémonie se voudra à l’image des petites salles parisiennes : dynamique, innovante, rythmée et festive. Elle devra mettre à l’honneur les spectacles, les compagnies et les théâtres affiliés à l’association &quot;Les P'tits Molières&quot; par la remise des récompenses qui permettront la pérennité des spectacles et des compagnies.       <br />
       Aujourd'hui, six théâtres sont partie prenante de cette initiative : la Comédie Nation, le Théâtre Pixel, le Guichet Montparnasse, l'Auguste Théâtre, l'Aktéon Théâtre et le Tremplin Théâtre.       <br />
               <br />
       Le dynamisme et la gnaque (de l’occitan nhac = &quot;mordant&quot;) nécessaires à la vie/survie des petites structures seront-ils suffisants pour ne pas tomber dans le piège de la célébration caricaturale dans lequel sont tombés les &quot;grands&quot; Molières... la question reste posée pour l'instant et nous gardons, pour notre part, un <span style="font-style:italic">a priori</span> favorable en attendant la réalisation de la 1ère cérémonie des &quot;P'tits Molières&quot;...
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>* 25 des signataires :</b>       <br />
       Yves Lemonnier (Comédie Bastille), Jean-Pierre Bigard (Comédie de Paris et Palais des Glaces), Stéphanie Fagadau (Comédie et Studio des Champs-Elysées), Jacques Mailhot (Théâtre des 2 Ânes), Bernard Murat (Théâtre Edouard VII), Dominique Deschamps (Théâtre Fontaine), Danièle et Pierre Franck (Théâtre Hebertot), Jean-Noël Hazemann (Théâtre de la Huchette), Jean Robert Charrier (Théâtre de la Madeleine), Pierre Lescure (Théâtre Marigny), Xavier Letourneur (Le Mélo d'Amélie), Didier Caron (Théâtre Michel), Jacques Crépineau (Théâtre de la Michodière), Pedro Gomes (Théâtre Mogador), Pascal Legros (Théâtre des Nouveautés), Gérard Maro (Théâtre de l'Oeuvre), Françis Nani (Théâtre du Palais-Royal), Stéphane Hillel (Théâtre de Paris), Jean-Claude Camus (Théâtre de la Porte Saint-Martin), Christian Spillemaecker (Théâtre de la Renaissance), Alain Mallet (Théâtre Rive-Gauche), Marie-France Mignal (Théâtre Saint-Georges), Bruno Moynot (Splendid Saint-Martin), Pascal Héritier (Théâtre de la Tête d'Or), Jean Manuel Bajen (Théâtre des Variétés)...
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/3509297-5055005.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Peril-sur-les-Molieres-premier-babil-pour-les-P-tits-Molieres_a434.html</link>
  </item>

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   <title>"Écrire pour le théâtre" - Mieux comprendre l’activité d’auteur dramatique, favoriser l’écriture dramatique contemporaine</title>
   <pubDate>Thu, 19 May 2011 18:21:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Deuxième partie faisant suite à la présentation début mai à la SACD de deux études initiées par cette dernière et par le Ministère de la Culture et de la Communication. Nous vous présentons ici la synthèse de "Écrire pour le théâtre", une étude menée et présentée par Antoine Doré, chercheur à l’École des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS).     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/2990407-4251399.jpg?v=1305846259" alt=""Écrire pour le théâtre" - Mieux comprendre l’activité d’auteur dramatique, favoriser l’écriture dramatique contemporaine" title=""Écrire pour le théâtre" - Mieux comprendre l’activité d’auteur dramatique, favoriser l’écriture dramatique contemporaine" />
     </div>
     <div>
      <b>Qu’est‐ce qu’un auteur dramatique ? Comment écrire pour le théâtre aujourd’hui ?</b>       <br />
              <br />
       C’est pour répondre à ces questions essentielles et nourrir la réflexion sur une politique en faveur des auteurs qu’une étude a été confiée en 2008 par le Ministère de la Culture et de la Communication et la SACD en partenariat avec la Direction générale de la création artistique (DGCA), à Antoine Doré, sociologue, chercheur à l’École des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS).       <br />
       Cette étude s’appuie sur une enquête auprès des auteurs eux‐mêmes et sur une comparaison européenne. Ainsi, une campagne d’entretiens a été effectuée auprès de 81 auteurs dramatiques résidant en France, sélectionnés pour la diversité de leurs profils, sur des critères comme l’âge, le lieu de résidence et le niveau de revenus en droits d’auteur. Ils ont été interrogés sur une série de thèmes ayant trait à leur biographie, à leur pratique d’écriture, à leurs autres activités, aux trajectoires de leurs textes et à leur pratique des politiques publiques. Une attention particulière a été donnée à leurs difficultés professionnelles et à leurs éventuelles revendications en matière de politiques culturelles. Ces rencontres ont été complétées par plus de 60 entretiens en France et à l’étranger auprès de &quot;personnes ressource&quot; (traducteurs, dramaturges, éditeurs, agents, universitaires, responsables de théâtres, d’organisations professionnelles d’auteurs, de comités de lecture, etc.) et par le traitement quantitatif de fichiers fournis par la SACD.       <br />
              <br />
       <b>Qui sont ces auteurs ?</b>       <br />
              <br />
       L’analyse des données de la SACD, portant sur la période 1997‐2008, révèle un doublement des effectifs d’auteurs dramatiques (2 400 en 1997, 4 800 en 2008), qui ne s’est pas accompagné d’un accroissement dans une telle proportion des perceptions de droits d’auteur. Si l’on tient compte des chiffres de l’inflation, le montant des droits perçus par an en moyenne par les auteurs dramatiques (ayant touché des droits) a diminué de plus de 15 %, pour s’établir à 5 133 euros brut en 2008. L’analyse quantitative révèle également que la moitié des auteurs dramatiques hexagonaux se concentrent à Paris ou en région parisienne et que les hommes représentent deux tiers des effectifs, malgré une croissance régulière de la proportion de femmes. Les revenus sont distribués de manière très inégalitaire entre les auteurs, puisque 10 % d’entre eux reçoivent 77 % des droits et que le revenu moyen des auteurs résidant à Paris est presque trois fois supérieur au revenu moyen des auteurs de province.       <br />
              <br />
       <b>Une nécessaire pluriactivité pour survivre et pouvoir écrire</b>       <br />
              <br />
       La pluriactivité est la norme de travail des auteurs dramatiques. C’est le premier enseignement de la campagne d’entretiens. Qu’ils occupent un emploi salarié, qu’ils aient le statut d’intermittent du spectacle ou qu’ils vivent essentiellement de l’écriture, quasiment tous les auteurs de théâtre exercent plusieurs activités. La diversification professionnelle prend, pour les uns, la forme d’une polyvalence théâtrale (cumul de plusieurs fonctions dans le processus théâtral), pour d’autres, de la polyactivité (exercice d’une activité hors du secteur du spectacle vivant). L’écriture s’accompagne également, dans de nombreux cas, d’un faisceau de tâches, comme la conduite d’ateliers d’écritures et l’intervention en milieu scolaire, social ou culturel. La gestion d’un &quot;portefeuille d’activités&quot; permet aux auteurs de pallier la faiblesse et l’incertitude des revenus d’écriture – les droits d’auteur ne représentant, pour la grande majorité, qu’une part résiduelle des ressources. Cependant, l’incertitude est telle que les &quot;carrières d’auteur&quot; sont discontinues et qu’elles sont souvent marquées par des changements de stratégie professionnelle et de régime social, et pour beaucoup d’auteurs par des périodes de chômage.       <br />
              <br />
       <b>Un parcours du combattant</b>       <br />
              <br />
       Plusieurs données se dégagent de la biographie des auteurs, malgré la multiplicité des parcours. L’initiation de l’écriture dramatique est assez tardive, en moyenne à l’âge de 26 ans pour les auteurs interrogés. La plupart ont suivi des études universitaires sanctionnées par un diplôme (le niveau d’étude médian de l’échantillon est de Bac+4), ainsi qu’une formation théâtrale. 47 % des auteurs interrogés ont même reçu une formation professionnalisante ou pré‐professionnalisante au métier de comédien. Ce chiffre traduit un autre phénomène, essentiel pour comprendre l’identité de ce groupe professionnel : la proximité avec la pratique scénique. La majorité des auteurs entretiennent des liens étroits avec la scène, par leur activité propre d’interprète ou/et de metteur en scène ou par leur inscription dans des réseaux.       <br />
       Une carrière d’auteur se construit, comme pour les praticiens de la scène, par l’épreuve du plateau, mais elle est également balisée par la publication et par l’obtention de récompenses symboliques : sélections dans des comités de lecture, bourses publiques, prix d’écriture. Autant de modes de reconnaissance permettant aux auteurs d’exister dans un secteur où aucun critère de professionnalité ne s’impose.       <br />
              <br />
       <b>La situation des auteurs dramatiques en Europe</b>       <br />
              <br />
       L’enquête a également porté sur la situation des auteurs en Grande‐Bretagne, en Allemagne et en l’Italie. L’exercice de l’activité d’auteur y est analysé à la lumière du cadre politique, institutionnel et socio‐économique dans lequel elle s’insère.       <br />
       • Le système britannique est structuré par l’action intense d’une quinzaine de théâtres subventionnés, spécialisés dans les nouvelles dramaturgies, qui dynamisent le secteur en passant de nombreuses commandes à des auteurs. Les agents littéraires jouent un rôle central dans la découverte des jeunes auteurs et dans la conception des projets artistiques.       <br />
       • En Allemagne, plusieurs dizaines de théâtres publics, fortement subventionnés et à caractère généraliste, animent la production dramaturgique. Ils travaillent en étroite collaboration avec des agents‐éditeurs. L’Allemagne est, avec la France, le seul pays où les auteurs bénéficient d’un statut social spécifique.       <br />
       • Le système italien n’est pas du tout conçu pour permettre à des auteurs dramatiques de vivre de l’écriture. En l’absence de la moindre volonté politique pour promouvoir un théâtre contemporain de textes, l’émergence de quelques auteurs est due à l’action d’un éditeur et à celle d’un petit théâtre qui organise un concours d’écriture biennal.       <br />
              <br />
       <b>Quelles politiques mener ?</b>       <br />
              <br />
       Enfin cette étude présente une analyse des politiques culturelles en France et soutient la conduite d’une politique structurée en faveur des auteurs et des écritures dramatiques contemporaines, répondant à quatre objectifs complémentaires :       <br />
       • Stimuler la création et la diffusion des écritures dramatiques contemporaines ;       <br />
       • Améliorer la situation des auteurs en agissant sur l’emploi, le statut d’auteur, la rémunération et l’accompagnement de carrière ;       <br />
       • Soutenir activement l’insertion de nouveaux auteurs ;       <br />
       • Élargir les publics des nouvelles dramaturgies par une politique de promotion et de transmission.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.sacd.fr/" target="_blank">Site de la SACD.</a>       <br />
              <br />
       Á lire également la première partie :        <br />
       <a class="link" href="http://www.larevueduspectacle.fr/Une-diversite-de-carrieres-d-auteur-de-l-audiovisuel-et-du-spectacle-vivant-Les-auteurs-de-la-SACD-de-1997-a-2008_a94.html">&quot;Une diversité de carrières d’auteur de l’audiovisuel et du spectacle vivant. Les auteurs de la SACD de 1997 à 2008&quot; réalisée par Marie Gouyon.</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/2990407-4251399.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Ecrire-pour-le-theatre-Mieux-comprendre-l-activite-d-auteur-dramatique-favoriser-l-ecriture-dramatique-contemporaine_a126.html</link>
  </item>

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