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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-04-21T09:08:08+02:00</dc:date>
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   <title>"Mine de rien" L'indien, le fils et la mère : l'équation à un inconnu</title>
   <pubDate>Thu, 15 Feb 2024 17:35:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dur dur quand on est un peu "gogol" (pas au sens des mathématiques, mais de l'argot) de résoudre une équation familiale dont l'inconnu, la figure du père, tonitrue par son absence… Alors le fils attardé demande fiévreusement à la mère excédée – végétant dans un fauteuil roulant après s'être esquinté le dos à briquer les parquets des autres – de lui raconter encore et encore "l'histoire de l'Indien qui l'a fabriqué"… Ces deux-là, ils ont en gros sur leur cœur solitaire, alors ils tentent de combler leur béance en occupant leur temps à se chamailler rudement… Pourtant, leur cœur, il est gros comme ça…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78387194-56899591.jpg?v=1708021082" alt=""Mine de rien" L'indien, le fils et la mère : l'équation à un inconnu" title=""Mine de rien" L'indien, le fils et la mère : l'équation à un inconnu" />
     </div>
     <div>
      Mise en scène et interprétée de manière &quot;ahurissante&quot; par Jérémy Barbier d'Hiver, pour ce qui est du fils un peu neuneu, et par Julie Teuf, dans le rôle de la mère en fauteuil, particulièrement expressive, même hébétée, &quot;Mine de rien&quot; emprunte à plusieurs registres son inspiration. Mêlant joyeusement le côté souriant de la comédie légère à celui plus noir de la tragédie du quotidien, elle est plus profonde – mine de rien – qu'elle ne pourrait le paraître.       <br />
              <br />
       Sur un plateau plongé dans une semi-obscurité, où l'on distingue de dos un fauteuil roulant, s'ouvre en fond de scène une porte d'où s'échappe un rai de lumière laissant entrapercevoir deux mains furtives accrochées au chambranle. Se découpant dans l'embrasure, une tête d'indien ornée de son imposante coiffe à plumes d'aigles fait une apparition subliminale… avant d'être engloutie par les ténèbres qui la contenaient. Ce tableau inaugural &quot;éclaire&quot; la quête de ce grand enfant sans père à laquelle répond le malaise d'une mère s'arcboutant derrière un mutisme de façade.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78387194-56899594.jpg?v=1708021107" alt=""Mine de rien" L'indien, le fils et la mère : l'équation à un inconnu" title=""Mine de rien" L'indien, le fils et la mère : l'équation à un inconnu" />
     </div>
     <div>
      L'entrée en scène tonitruante du fils, courant dans tous les sens sur une musique à fond la caisse, criant à tue-tête le nom d'un chanteur célèbre – &quot;Jean-Jacques !&quot; – résonne comme un cadeau adressé à sa génitrice qu'il voudrait bien sortir de sa torpeur. Il tentera même de faire danser le fauteuil où elle est avachie… Alors, prenant appui sur le public présent, il pressera sa mère de raconter pourquoi on est rassemblés tous ici ce soir, pour entendre… &quot;l'Histoire&quot; ! Celle d'une famille comme beaucoup d'autres où l'on n'a pas tout dit.       <br />
              <br />
       Il faudra du temps, et du temps encore, pour que soit dit ce qui résiste. En attendant, les digressions s'enchainent joyeusement… Pour boucher le gouffre de l'absent, un bol de céréales est gloutonnement avalé avec de précieuses recommandations sur le paquet qu'il faut refermer soigneusement, <span style="font-style:italic">&quot;sinon c'est mou&quot;</span>. Et pourtant – jetant un regard attendri à sa mère écroulée dans son fauteuil – il aime bien les trucs mous, le fils, d'ailleurs il lui torche le nez et, nous prenant à témoin, il s'extasie devant le sourire qui s'affiche alors sur son visage. <span style="font-style:italic">&quot;C'est comme les animaux, on sait pas s'ils sourient. C'est vrai, regarde les lions, on sait pas. Les éléphants bleus, on sait pas…&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Se bousculant dans la tête du jeune homme, déferleront les souvenirs de ses jeux innocents avec un petit copain, ses pensées tendres pour une jeune fille et l'odeur de son shampooing, sa complicité avec un papy passé bêtement un jour sous les roues d'une voiture en allant acheter sa baguette… Divagations heureuses interrompues par les grognements de la mère se réveillant pour, d'un coup de langue éloquent, réclamer à boire. Alors, après avoir tété la gourde pour rongeurs qui lui est tendue, elle émergera de son hébétement pour se jeter goulûment sur le bol de céréales préparées par son rejeton, suivies d'un saucisson géant croqué à pleines dents… Fils et mère réunis dans le même dénuement et trouvant dans la nourriture dont ils se gavent un moyen de combler leur manque animal, viscéral, tout en laissant échapper, au-delà des mots fleuris qu'ils s'adressent, de petits gestes affectueux trahissant combien dans cette traversée commune chacun est indispensable à l'autre.       <br />
              <br />
       Pressée par le fils prenant à nouveau à témoin le public, la mère finira par raconter ce jour merveilleux de Carnaval où, déguisés en indiens, blaguant jusqu'à plus soif – <span style="font-style:italic">&quot;Moi, Mohican !&quot; &quot;Moi, célibataire !&quot;</span> –, &quot;ils&quot; s'étaient plu, avaient entonné une chanson de Jean-Jacques dans un karaoké, s'étaient retrouvés ensuite au lit, sans grand succès (<span style="font-style:italic">&quot;son machin, il a rien voulu savoir ; il a croisé un cow-boy c'est pour ça qu'il fait le mort !&quot;</span>) avant de pouvoir &quot;conclure&quot; aux premières heures de l'aube, <span style="font-style:italic">&quot;à l'heure où les indiens attaquent&quot;</span>… Et après ? Après, c'est une tout autre histoire, une histoire moins drôle qu'elle aura bien du mal à raconter la mère, s'empêtrant dans des détails mensongers trahissant sa peine de femme délaissée avec un bébé dans son ventre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78387194-56899731.jpg?v=1708021787" alt=""Mine de rien" L'indien, le fils et la mère : l'équation à un inconnu" title=""Mine de rien" L'indien, le fils et la mère : l'équation à un inconnu" />
     </div>
     <div>
      La vérité de l'absence du père révélée, le secret de fabrication enfin délivré à ce <span style="font-style:italic">&quot;garçon plein de vie&quot;</span> qu'elle a tenu seule à garder, les petits noms de <span style="font-style:italic">&quot;gogol&quot;</span> et de <span style="font-style:italic">&quot;monstre&quot;</span> échangés entre eux résonneront de toute la tendresse du monde. <span style="font-style:italic">&quot;Bon&quot;</span>, laissera laconiquement échapper la mère à la toute fin, allégée enfin du lourd secret, tandis que son grand fils s'envolera joyeusement vers le fond de scène ouvrant grand… sur l'espace à l'air libre de la place du théâtre.       <br />
              <br />
       Cette fable contemporaine joliment mise en jeu, convoquant humour au second degré et tendresse pudiquement masquée, dévoile en filigrane les enjeux sensibles d'une situation n'ayant elle rien d'exceptionnel, celle d'une jeune femme laissée en plan ayant délibérément choisi d'élever seule son enfant aimé. Ainsi, sur un plateau nu – où les éclairages sculptent entre ombres et lumières l'atmosphère –, c'est un pan de la comédie humaine ordinaire, cruelle et drôle à la fois comme peut l'être l'existence commune, que donnent à voir ces deux &quot;cœurs simples&quot; interprétés avec une générosité touchante.       <br />
              <br />
       <b>Vu le mardi 6 février à la Salle Vauthier du TnBA de Bordeaux.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Mine de rien"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78387194-56899775.jpg?v=1708021815" alt=""Mine de rien" L'indien, le fils et la mère : l'équation à un inconnu" title=""Mine de rien" L'indien, le fils et la mère : l'équation à un inconnu" />
     </div>
     <div>
      Conception : Jérémy Barbier d'Hiver.       <br />
       Avec : Jérémy Barbier d'Hiver, Julie Teuf.       <br />
       Direction d'actrice et d'acteur : Richard Perret.       <br />
       Collaboration artistique : Lucas Chemel.       <br />
       Musique : Igor Quezada.       <br />
       Régie son : Nicolas Dubois.       <br />
       Régie lumière : Nicolas Dubois.       <br />
       Production déléguée : Cie Florence Lavaud/Chantier Théâtre.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <b>Représenté du mardi 6 au samedi 10 février 2024 au TnBA de Bordeaux.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/78387194-56899591.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Mine-de-rien-L-indien-le-fils-et-la-mere-l-equation-a-un-inconnu_a3821.html</link>
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   <title>"Loin d'Hagondange" Lorsque le travail phagocyte les vies minuscules…</title>
   <pubDate>Thu, 10 Mar 2022 10:07:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Si l'Histoire nationale a retenu 1979 comme date de fermeture des deux derniers hauts fourneaux de ce haut site sidérurgique de l'est de la France, le couple de retraités formé par Georges, l'un des antihéros anonymes des aciéries d'Hagondange, et par son épouse, Marie, au destin indissolublement lié, souffre de la vacance de vies préemptées par le travail. Lorsque l'on s'est donné corps et âme, quarante-six années de labeur durant, à des tâches répétitives absorbant l'énergie vitale, que reste-t-il à espérer lorsque "l'heure de la retraite" sonne ? Loin du champ de bataille minier, les voilà désormais livrés à eux-mêmes, seuls, irrémédiablement seuls face à une ultime campagne qui n'a jamais été la leur.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/62935591-45491177.jpg?v=1646905070" alt=""Loin d'Hagondange" Lorsque le travail phagocyte les vies minuscules…" title=""Loin d'Hagondange" Lorsque le travail phagocyte les vies minuscules…" />
     </div>
     <div>
      Écrite en 1975 par Jean-Paul Wenzel, cette pièce &quot;sociale&quot; ne pouvait laisser indifférent Michel Allemandou, metteur en scène sensible au monde tel qu'il va, ou ne va pas. Endossant le rôle de Georges, bedaine généreuse et pantalon à bretelles pour la soutenir, il en devient le clone. Quant à sa complice coincée dans ses robes d'époque, Colette Sardet, elle est une Marie soumise à l'homme qu'elle aime en en épousant le destin. Un couple uni à la vie à la mort, avec ses moments de tendresses, de désespoirs communs et de désaccords singuliers. La banalité du mal vivre ordinaire…       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Avec le temps, va, tout s'en va, l'on oublie les voix qui vous disaient tout bas les mots des pauvres gens&quot;</span>, chantait Léo Ferré… mais une chose ne peut s'oublier : les stigmates du travail comme plaie à vif que rien ni personne ne pourra cicatriser. Georges s'aliénant dès sept heures du matin à battre le fer dans son atelier dressé derrière la maison, comme s'il lui fallait retrouver les conditions de sa vie d'antan pour avoir droit d'exister. Une addiction propre à l'entrainer direct vers la tombe. Lui, et son épouse rudoyée par ses mots blessants lorsqu'elle se risque à le distraire de sa tâche, lui, l'éternel Sisyphe, victime maintenant de sa &quot;servitude volontaire&quot;, lui, ayant &quot;choisi&quot; de réitérer les gestes l'ayant détruit pour se faire accroire qu'il était devenu maître de son destin.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/62935591-45491183.jpg?v=1646905104" alt=""Loin d'Hagondange" Lorsque le travail phagocyte les vies minuscules…" title=""Loin d'Hagondange" Lorsque le travail phagocyte les vies minuscules…" />
     </div>
     <div>
      Dans un décor où les objets du quotidien font signe (Sélection du Reader's Digest et Télé 7 Jours, en guise d'objets culturels  ouvrant une fenêtre sur le monde, cf. Roland Barthes et son recueil &quot;Mythologies&quot;), en une succession de tableaux séparés par des claps noirs, lui et elle vont se donner à voir, dévoilant au travers de ce qui les occupe, les dégâts collatéraux d'une vie condamnée au labeur. Et c'est là, peut-être, que l'on reste un peu sur notre faim… En effet, si la tendresse du metteur en scène pour ses personnages, victimes d'un destin dont ils ne sont que les malheureux dépositaires, est palpable de bout en bout, la cruauté vis-à-vis de ce qui leur a volé leur existence est, elle, par trop diluée dans la narration des menus faits occupant &quot;l'avant-scène&quot;.       <br />
              <br />
       Un chauffe-eau à réparer (<span style="font-style:italic">&quot;les choses sont de moins en moins solides…&quot;</span>), un gilet à tricoter pour son homme, le quotidien tourne autour de la table en formica jaune, du fauteuil disposé devant un faux feu de bois éclairé par de petites ampoules rouges et des échos du Jeu des mille francs (&quot;Chers amis, Bonjour !&quot;) rythmant leur existence désertée. Et lorsque la visite - eux qui n'en reçoivent aucune - d'une démarcheuse à domicile se profile, cela fait figure d'événement révélant le vide relationnel de l'épouse que seule une cassette de chants enregistrés vient égayer. <span style="font-style:italic">&quot;La grande musique&quot;</span>, ainsi appelle-t-elle ces enregistrements qui lui rappellent que dans une autre existence peut-être, elle aurait pu être artiste… Quant à la Tour Eiffel éclairée - cadeau de leur fille dont les signes de vie sont pour le moins clignotants - et le tableau peint par leur petit-fils, ils sont les témoins muets de leur solitude abyssale.       <br />
              <br />
       Parler des changements de saison… Mais de quoi parler d'autre lorsque la vie est réduite comme peau de chagrin ? Et a-t-elle seulement jamais existé, la vie ? Le désir charnel, lui, éventuellement, il pourrait sporadiquement le ressentir, mais elle, non, étant devenue à son corps défendant une mère pour lui, inscrivant avec soin la posologie sur les boîtes de ses médicaments. &quot;Une vie&quot; de Maupassant, revue et corrigée à l'aune du XXe siècle industriel finissant.       <br />
              <br />
       La solitude de ces êtres broyés par une existence évidée par la loi du travail ne peut laisser indifférent, sa mise en jeu ici ne manque pas d'intérêt. Cependant, l'attachement ressenti pour ces &quot;hérauts du quotidien ordinaire&quot; prend trop visiblement le pas sur la mise en question politique de cette situation. Là où naguère un Patrice Chéreau, s'emparant du même texte, avait souhaité &quot;privilégier un face-à-face avec le désespoir qui, loin d'être complaisant, serait une force motrice engageant à sortir de l'impasse&quot;, le metteur en scène a semble-t-il choisi de mettre l'accent sur la détresse individuelle de ces vies minuscules unies par la tendresse.       <br />
              <br />
       <b>Vu le vendredi 4 mars au Théâtre du Pont Tournant de Bordeaux (représenté du jeudi 3 au dimanche 6 mars 2022).</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Loin d'Hagondange"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/62935591-45491189.jpg?v=1646905152" alt=""Loin d'Hagondange" Lorsque le travail phagocyte les vies minuscules…" title=""Loin d'Hagondange" Lorsque le travail phagocyte les vies minuscules…" />
     </div>
     <div>
      Auteur : Jean-Paul Wenzel.       <br />
       Mise en scène : Michel Allemandou.       <br />
       Avec, Colette Sardet (Marie), Muriel Machefer (Françoise), Michel Allemandou (Georges).       <br />
       Espace sonore : Jean Rousseau.       <br />
       Scénographie et lumières : Elvis Artur.       <br />
       Costumes : Estelle Couturier-Chatellain.       <br />
       Création du Gai saVoir !!! théâtre.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.theatreponttournant.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatreponttournant.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/62935591-45491177.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Loin-d-Hagondange-Lorsque-le-travail-phagocyte-les-vies-minuscules_a3195.html</link>
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   <title>"C'est pour toi que je fais ça !" Un classique des arts du cirque révisité par son créateur et la 34e promotion du CNAC à Culture Commune !</title>
   <pubDate>Mon, 18 Oct 2021 06:47:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Cirque &amp; Rue]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Culture et histoire communes pour deux entités qui marquent de leurs empreintes le territoire nordiste et minier depuis plus de trente ans. Pour signer ce parcours partagé, l'un, Guy Alloucherie, recrée une pièce maîtresse du répertoire circassien et l'autre, Culture Commune - Scène nationale du bassin minier du Pas-de-Calais, l'accueille sous chapiteau dans le cadre des "Trajectoires"… au cœur de l'ancien carreau de mine 11/19.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/59603863-43766217.jpg?v=1634490983" alt=""C'est pour toi que je fais ça !" Un classique des arts du cirque révisité par son créateur et la 34e promotion du CNAC à Culture Commune !" title=""C'est pour toi que je fais ça !" Un classique des arts du cirque révisité par son créateur et la 34e promotion du CNAC à Culture Commune !" />
     </div>
     <div>
      Tout d'abord, pour la petite histoire - mais grande au pays des terrils ! -, c'est le 30 avril 1990, peu avant la fermeture du dernier puits de mine du territoire, que naissait une &quot;association intercommunale de développement artistique et culturel&quot; connue sous l'intitulé &quot;Culture Commune&quot;. Celle-ci fut à l'époque portée par vingt-deux communes du Bassin minier du Pas-de-Calais (département qui fut de ceux sévèrement touché par une désindustrialisation de grande envergure).        <br />
              <br />
       En 1999, alors que La Fabrique Théâtrale venait tout juste d'être investie - lieu situé sur la Base 11/19 de Loos-en-Gohelle -, Culture Commune obtient le label &quot;scène nationale&quot;. Détentrice de cette nouvelle reconnaissance, elle confirmera son action au service du territoire, pour inciter artistes, communes, actrices et acteurs du terrain et habitants(es) à travailler ensemble autrement, par le prisme de la culture. En 2014, arrive, à la direction de la structure, Laurent Coutouly qui poursuit encore aujourd'hui les actions imaginées en 90 et les développe.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/59603863-43766218.jpg?v=1634491012" alt=""C'est pour toi que je fais ça !" Un classique des arts du cirque révisité par son créateur et la 34e promotion du CNAC à Culture Commune !" title=""C'est pour toi que je fais ça !" Un classique des arts du cirque révisité par son créateur et la 34e promotion du CNAC à Culture Commune !" />
     </div>
     <div>
      Culture Commune, c'est maintenant une équipe engagée et dynamique qui développe des actions artistiques et culturelles en lien avec des artistes et la population sur un vaste territoire urbain et rural composé de plus de 150 communes. Elles ont lieu tout au long de l'année, à la Fabrique Théâtrale, à proximité et dans les communes, mais aussi en itinérance. Pluridisciplinaire, le projet de Culture Commune s'appuie sur deux axes artistiques et culturels, à savoir &quot;les écritures&quot; et &quot;le corps en mouvement&quot;. Cela permet d'approcher différentes démarches artistiques et d'accueillir une large palette d'artistes (auteurs, metteurs en scène, circassiens ou chorégraphes, etc.), pour certains en résidence afin de privilégier une politique de soutien au long cours de ces derniers.       <br />
              <br />
       Guy Alloucherie (avec sa compagnie Hendrick Van der Zee ou HVDZ, fondée en 1997) est depuis quelques années résident et artiste compagnon de Culture Commune… Ainsi, c'est sur le plateau de la Fabrique Théâtrale, il y a presque 25 ans, que s'est construite la création de ce classique des arts du cirque, &quot;C'est pour toi que je fais ça !&quot;, revisité cet automne avec adresse et fougue par son concepteur et les quatorze étudiants circassiens issus de la 34e promotion du CNAC. C'est donc une longue trajectoire commune qui se poursuit avec la structure nordiste.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/59603863-43766248.jpg?v=1634491048" alt=""C'est pour toi que je fais ça !" Un classique des arts du cirque révisité par son créateur et la 34e promotion du CNAC à Culture Commune !" title=""C'est pour toi que je fais ça !" Un classique des arts du cirque révisité par son créateur et la 34e promotion du CNAC à Culture Commune !" />
     </div>
     <div>
      &quot;C'est pour toi que je fais ça !&quot; fut la première confrontation de Guy Alloucherie avec les arts du cirque. Pour cette création, il explora les champs de rencontres possibles entre le théâtre, le cirque et la danse, ce qui fut une première dans un univers circassien qui avait connu une première &quot;révolution&quot; en quittant la tradition et qui allait en connaître une seconde en découvrant, après la concrétisation de ses recherches, la possibilité de l'expression émotionnelle, de la mise en place de situations théâtrales et d'une dramaturgie exprimée dans les comportements d'artistes habitués à un cirque mis en scène, certes, mais resté très technique.       <br />
              <br />
       La reprise de &quot;C'est pour toi que je fais ça !&quot; en 2021 est l'occasion d'une nouvelle expérimentation et d'une nouvelle recherche collective avec des étudiants représentant une génération très actuelle, porteuse de nouveaux codes, de parcours distincts, de regards sur le monde différents, même s'ils sont issus du même CNAC que les artistes créateurs de 1997. Si les bases du spectacle sont restés les mêmes, notamment son aspect pluridisciplinaire, le travail collectif a permis d'amener des disciplines qui sont spécifiques à cette 34e promotion ; et, surtout, d'exprimer des situations théâtrales qui appartiennent à leur jeunesse du &quot;XXIe siècle&quot; !
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/59603863-43774241.jpg?v=1634552083" alt=""C'est pour toi que je fais ça !" Un classique des arts du cirque révisité par son créateur et la 34e promotion du CNAC à Culture Commune !" title=""C'est pour toi que je fais ça !" Un classique des arts du cirque révisité par son créateur et la 34e promotion du CNAC à Culture Commune !" />
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      D'emblée, le décor est planté, composition aérée propice aux passages, aux stationnements, aux rencontres… Un fauteuil, un canapé, un comptoir de bar et des agrès (planche coréenne, fil de fer... ou plutôt de corde, mât chinois, trapèze volant), chaque élément ayant une future vocation acrobatique, à titre de support ou de base technique à la réalisation d'un numéro de cirque ; ou étant le théâtre de scènes en mode de tentatives relationnelles ou conflictuelles pour les trois premières citations mobilières. D'autres (cerceau ou roue allemande), en humeur de mobilité, apparaîtront au cours du spectacle sous le jeu talentueux de leurs jeunes praticiens. L'ambiance est au hall de gare, aux quais sans destinations affichées, aux va-et-vient, aux échanges et aux rendez-vous inattendus.       <br />
              <br />
       Dans cet espace porteur d'imaginaire ferroviaire riche en déambulations, les individualités vont se frictionner, se friter, se reconnaître, s'assembler en construction d'amour ou d'amitié, en duo, trio, quatuor, etc. Puis, parfois, se regroupent en une ou deux formations de cinq à sept individus pour faire chorus, offrant alors une chorégraphie aux gestes répétés, corps, bras et mains, en parfaite harmonie et maîtrisés, mais sans intention apparente, sans déplacement, mais comme limité à un îlot fictif.
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/59603863-43774269.jpg?v=1634552198" alt=""C'est pour toi que je fais ça !" Un classique des arts du cirque révisité par son créateur et la 34e promotion du CNAC à Culture Commune !" title=""C'est pour toi que je fais ça !" Un classique des arts du cirque révisité par son créateur et la 34e promotion du CNAC à Culture Commune !" />
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      S'ajoutent alors aux expressions émotionnelles théâtralisées - nourries d'une narration faites de monologues originelles ou d'improvisations fertiles -, dont l'histoire, le récit, la romance sont laissés à l'interprétation, voire à l'élaboration imaginative des spectateurs, des performances circassiennes dont les élans acrobatiques frisent la perfection. Tout est fluide et, surtout, sans temps mort, l'espace et le temps étant en permanence occupés par de multiples séquences entrecroisées.       <br />
              <br />
       Nul n'est besoin de se référencer à la création native tant cette &quot;recréation&quot; est féconde et généreuse, tant Guy Alloucherie a su accompagner avec lucidité et luminosité cette nouvelle conception et tant cette 34e promo d'où jaillit 14 vrais et remarquables talents apporte son énergie espiègle et sa maîtrise technique si talentueuse… Tous ont approché et se sont emparés de l'art de la pluridisciplinarité qui s'additionne si bien aujourd'hui aux arts du cirque !
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     <div><b>"C'est pour toi que je fais ça !"</b></div>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/59603863-43774796.jpg?v=1634555060" alt=""C'est pour toi que je fais ça !" Un classique des arts du cirque révisité par son créateur et la 34e promotion du CNAC à Culture Commune !" title=""C'est pour toi que je fais ça !" Un classique des arts du cirque révisité par son créateur et la 34e promotion du CNAC à Culture Commune !" />
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      Initialement, spectacle de fin d'études de la 9e promotion du CNAC (Centre national des arts du cirque) créé en 1997.       <br />
       Repris et adapté par les étudiant·e·s de la 34e promotion du CNAC.       <br />
       Metteur en scène : Guy Alloucherie.       <br />
       Assistante et dramaturge : Martine Cendre.       <br />
       Création musicale (1997) : Riké.       <br />
       Chorégraphe : Marie Letellier.       <br />
       Scénographe (1997) : José Froment.       <br />
       Création lumières (1997) : Stéphane Auber, assisté de Charlotte Beaufort.       <br />
       Enseignante référente CNAC : Marie Seclet.       <br />
       Régie générale : Jean Louis Vandervliet.       <br />
       Régie technique : Grégoire Bersot.       <br />
       Régie Agrès : Guillaume Bes.       <br />
       Les 14 étudiant·e·s de la 34e promotion du CNAC : Noa Aubry, Alice Binando, Tomas Denis, Jef Everaert, Yannis Gilbert, Julien Ladenburger, Marisol Lucht, Elena Mengon, Niels Mertens, Carolina Moreira Dos Santos, Matiss Nourly, Pauline Olivier de Sardan, Thales Peetermans, Tiemen Praats.       <br />
       Tout public.       <br />
       Durée : 1 h 20.        <br />
              <br />
       A été représenté du 7 au 9 octobre 2021 à 20 h.       <br />
       Sous chapiteau à Culture Commune/Fabrique Théâtrale, Base 11/19, Loos-en-Gohelle (62).       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.culturecommune.fr/" target="_blank">&gt;&gt; culturecommune.fr</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.hvdz.org/" target="_blank">&gt;&gt; hvdz.org</a>       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">26 et 27 octobre 2021.</span>       <br />
       Mardi 26 à 20 h 30 et mercredi 27 à 16 h 30.       <br />
       <b>CIRCa - 34e Festival du cirque actuel.</b>       <br />
       Dôme - CIRC, allée des Arts, Auch (32), 05 62 61 65 00.       <br />
       <a class="link" href="http://www.circa.auch.fr/fr/festival-du-cirque-actuel" target="_blank">&gt;&gt; circa.auch.fr</a>       <br />
       <a class="link" href="https://indiv.themisweb.fr/0091/flistemanifs.aspx?idstructure=0091" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie CIRCa en ligne</a>
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     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/59603863-43774834.jpg?v=1634555213" alt=""C'est pour toi que je fais ça !" Un classique des arts du cirque révisité par son créateur et la 34e promotion du CNAC à Culture Commune !" title=""C'est pour toi que je fais ça !" Un classique des arts du cirque révisité par son créateur et la 34e promotion du CNAC à Culture Commune !" />
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