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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
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   <title>"La Peur", l'enfer n'est peut-être pas les autres mais ce que l'on se fait subir soi-même…</title>
   <pubDate>Sun, 14 Oct 2018 12:57:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Ludivine Picot</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Élodie Menant nous propose une adaptation de "La Peur", la nouvelle de Stefan Zweig, en nous transportant au sein de la vie d'un couple petit-bourgeois des années cinquante dont les apparences se révèlent rapidement trompeuses. Dans une atmosphère à la Hitchcock, avec un suspense à couper au couteau, vous êtes embarqués sans ménagement dans une ambiance créant tant le malaise que la fascination.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/26502573-27231253.jpg?v=1501582457" alt=""La Peur", l'enfer n'est peut-être pas les autres mais ce que l'on se fait subir soi-même…" title=""La Peur", l'enfer n'est peut-être pas les autres mais ce que l'on se fait subir soi-même…" />
     </div>
     <div>
      La pièce débute tandis que l'ouvreuse termine de placer les derniers spectateurs. Une femme, tout de suite suivie d'un homme, entre sur le plateau. Des deux personnages, qu'on comprend être un couple, émane une profonde tendresse et complicité. On les regarde s'embrasser avec attendrissement, se murmurer des confidences au creux de l'oreille. Partager.       <br />
              <br />
       Les lumières s'éteignent puis de nouveau, le couple entre en scène. Mais cette fois-ci quelque chose nous dérange. Le lien entre les deux amoureux n'est plus tel qu'il était quelques minutes plus tôt. Le mari paraît distant, peu intéressé par le travail de sa femme qu'il va même jusqu'à qualifier de &quot;divertissement&quot;. Celle-ci lui lance des reproches, qui se transforment rapidement en appels à l'aide : &quot;ces derniers temps, on se croise plus qu'on ne vit ensemble&quot;. Il a du travail, lui dit-il, elle savait que le fait d'ouvrir son propre cabinet d'avocats leur laisserait moins de temps libre à tous les deux.       <br />
              <br />
       Un mari harassé par son emploi, une femme qui se sent complètement délaissée, l'espoir d'un amant qui pourrait la sauver... Une réalité de laquelle s'échapper, un fantasme auquel se raccrocher. L'histoire mise en scène n'a rien d'original. C'est probablement pour cela qu'elle nous touche tous. Victimes ou coupables d'infidélité ou de délaissement, les thématiques abordées résonnent en chacun de nous.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/26502573-27231254.jpg?v=1501582516" alt=""La Peur", l'enfer n'est peut-être pas les autres mais ce que l'on se fait subir soi-même…" title=""La Peur", l'enfer n'est peut-être pas les autres mais ce que l'on se fait subir soi-même…" />
     </div>
     <div>
      La peur est une des cinq émotions fondamentales de l'être humain. Elle est une émotion d'anticipation qui nous informe d'un danger proche, qu'il soit réel ou imaginaire. Hélène Degy nous offre une prestation impressionnante ; elle ne joue pas la peur, elle l'incarne. Elle est la peur. Elle personnifie les émotions humaines, toutes avec une justesse incroyable : la honte, la culpabilité, le soulagement, l'amour, la colère, etc… toute une palette de sensibilité humaine.       <br />
              <br />
       Le décor est composé de pans de murs montés sur roulettes que les comédiens déplacent tout au long de la pièce. L'ensemble des accessoires représentent l'ambiance d'une cuisine la plupart du temps. Sinon, ils dessinent les contours d'une ruelle qu'on s'imagine un peu confinée et étriquée. Le décor est sans cesse réinventé. Il donne souvent une impression de suffocation ; par exemple, quand les cloisons se resserrent sur le corps prostré d'Irène. Tous ces mouvements, ces changements créent une certaine esthétique dansée au sein de la scénographie.       <br />
              <br />
       On ne vous promet pas une pièce joyeuse. Vous partagez toutes les peines de l'apeurée, vous n'êtes pas loin de vaciller avec elle dans la folie. Ce danger est-ce la réalité ou n'est-ce qu'une projection de l'esprit ? Vous devenez la proie de vos propres tourments. Cette conception de peur n'est pas sans rappeler celle que véhiculaient &quot;Les mouches&quot; de Sartre. Et puis les lumières s'éteignent, une dernière fois. Et alors vous applaudissez avec force et admiration. Et vous vous sentez comme purifiés. La catharsis a eu son petit effet.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La Peur"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/26502573-27231255.jpg?v=1501582770" alt=""La Peur", l'enfer n'est peut-être pas les autres mais ce que l'on se fait subir soi-même…" title=""La Peur", l'enfer n'est peut-être pas les autres mais ce que l'on se fait subir soi-même…" />
     </div>
     <div>
      Texte : Stefan Zweig.       <br />
       Mise en scène, scénographie et adaptation : Élodie Menant.       <br />
       Avec : dans le rôle d'Irène, Hélène Degy ou Élodie Menant ;        <br />
       dans le rôle de Fritz, Aliocha Itovich ou Arnaud Denissel ;        <br />
       dans le rôle d'Elsa, Ophélie Marsaud ou Muriel Gaudin.       <br />
       Décor : Olivier Defrocourt.       <br />
       Costumes : Cécile Choumiloff, Sylvie Lefray, Janie Loriault et Marion Vanesshe.       <br />
       Lumières : Marc Augustin.       <br />
       Graphistes : Mathieu Stortoz et Salima Glamine.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/26502573-27231546.jpg?v=1539518377" alt=""La Peur", l'enfer n'est peut-être pas les autres mais ce que l'on se fait subir soi-même…" title=""La Peur", l'enfer n'est peut-être pas les autres mais ce que l'on se fait subir soi-même…" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Jusqu'au 8 janvier 2019.</span>       <br />
       Du jeudi au dimanche à 19 h.       <br />
       Théâtre Michel, Paris 8e, 01 42 65 35 02.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-michel.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-michel.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </description>
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   <title>"Fausse Note"… Face à face entre passé et présent, entre bourreau et victime</title>
   <pubDate>Sat, 09 Sep 2017 16:24:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Didier Caron signe ici un délicat face à face sur un sujet glissant qui aurait pu tomber dans le pathétisme ou le dogmatisme mais qui évite soigneusement ces écueils. L'ombre du passé visite un ancien nazi pour que soit révélée la vérité. Un sujet grave pour une pièce qui parvient à rester sur le fil de la comédie grâce à une structure narrative flirtant avec l'enquête policière.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17064013-21615987.jpg?v=1502432315" alt=""Fausse Note"… Face à face entre passé et présent, entre bourreau et victime" title=""Fausse Note"… Face à face entre passé et présent, entre bourreau et victime" />
     </div>
     <div>
      C'est la deuxième rencontre de ces deux hommes. Ils avaient tous les deux dix-sept ans, la première fois qu'ils s'étaient rencontrés. Cela s'était passé en 1943 ou 44, dans l'Est de l'Allemagne, un camp, Birkenau peut-être. L'un était en uniforme vert-de-gris, l'autre en tenue de prisonnier. Et chacun accompagnait son père ce jour-là. Et chacun se souvient de manière cuisante ce qui s'est passé ce jour-là. Comme un jour qui décide de l'avenir de ces deux vies : pour l'un celle d'un bourreau, pour l'autre, victime.       <br />
              <br />
       Il faut, pour ce genre de pièces à deux personnages, des ingrédients nécessaires qui sont un texte de valeur, une mise en scène claire et des interprètes convaincus par leurs personnages. Et convainquant. Christophe Malavoy et Tom Novembre sont ici habilement eux-mêmes dans les costumes préparés par Didier Caron. Ils ont tous deux amalgamé les personnages de papier avec leurs caractères, leurs sens du rythme, leurs dictions personnelles pour en faire des êtres absolument réels, incarnés, mais recréés avec les qualités propres des deux comédiens.       <br />
              <br />
       Et c'est là l'essentiel dans ce face à face toxique. Le reste du spectacle est lui aussi d'une grande précision. Une mise en scène distinguée dans un décor très stylisé, et une dynamique de scènes qui n'oublie pas le cocasse, le drôle, malgré le drame qui fait le fond de cette histoire. Qui en fait aussi le sel.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17064013-21615988.jpg?v=1502432358" alt=""Fausse Note"… Face à face entre passé et présent, entre bourreau et victime" title=""Fausse Note"… Face à face entre passé et présent, entre bourreau et victime" />
     </div>
     <div>
      Une trame qui semble pourtant classique, récurrente dans le théâtre, le cinéma ou la littérature : un fantôme qui revient d'un passé que l'on a occulté, caché, oublié soi-même. Un fantôme qui réapparaît pour dévoiler la vérité, pour demander des comptes, voire pour se venger. Tel est le fil conducteur qui mène l'intrigue avec un danger persistant, angoissant et une résistance toute aussi prenante des protagonistes avalés par cette machine à remonter le temps.       <br />
              <br />
       Remonter le temps, quarante ou cinquante ans plus tard… Pour rappeler ce jour du drame qui décida de leurs deux vies. Pour ne pas oublier. Pour tenter aussi de se libérer de cette malédiction qui a dirigé leurs existences. À ce jeu, Didier Caron tente d'égaliser les dommages entre victimes et bourreau. Son projet n'est pas la mémoire - même si son histoire y puise tous ses éléments dramatiques. Il trace plutôt les portraits de l'héritage, des fils, des ceux pour qui les pères ont été, soit par leurs qualités, soit par leurs sauvageries, des références inévitables. Et c'est une vraie belle interrogation que de poser ces questionnements sur une scène.       <br />
              <br />
       La mise en scène partagée avec Christophe Luthringer est nette, inventive, elle parvient à suggérer les images et à transporter dans le temps et dans l'espace ce drame qui se déroule pourtant en temps réel. Et c'est aussi cette particularité qui suscite et aiguise l'attention : le temps réel de la représentation égale le temps du drame, et tient en haleine jusqu'au terme.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Fausse Note"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17064013-21615989.jpg?v=1502432401" alt=""Fausse Note"… Face à face entre passé et présent, entre bourreau et victime" title=""Fausse Note"… Face à face entre passé et présent, entre bourreau et victime" />
     </div>
     <div>
      Texte : Didier Caron.       <br />
       Mise en scène : Didier Caron et Christophe Luthringer.       <br />
       Assistante mise en scène : Isabelle Brannens.       <br />
       Avec : Christophe Malavoy et Tom Novembre       <br />
       Lumières : Florent Barnaud.       <br />
       Décor : Marius Strasser.       <br />
       Costumes : Christine Chauvey.       <br />
       Son : Franck Gervais.       <br />
       Durée : 1 h 40.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 21 septembre 2017 au 7 janvier 2018.</span>       <br />
       Du jeudi au samedi à 21 h, samedi à 16 h 30 et dimanche à 16 h.       <br />
       Théâtre Michel, Paris 8e, 01 42 65 35 02.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-michel.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-michel.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/17064013-21615989.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Fausse-Note-Face-a-face-entre-passe-et-present-entre-bourreau-et-victime_a1905.html</link>
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   <title>•Avignon Off 2017• "Fausse Note"… Face à face entre passé et présent, entre bourreau et victime</title>
   <pubDate>Fri, 11 Aug 2017 08:25:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2017]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Didier Caron signe ici un délicat face à face sur un sujet glissant qui aurait pu tomber dans le pathétisme ou le dogmatisme mais qui évite soigneusement ces écueils. L'ombre du passé visite un ancien nazi pour que soit révélée la vérité. Un sujet grave pour une pièce qui parvient à rester sur le fil de la comédie grâce à une structure narrative flirtant avec l'enquête policière.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/16431155-21257854.jpg?v=1502432315" alt="•Avignon Off 2017• "Fausse Note"… Face à face entre passé et présent, entre bourreau et victime" title="•Avignon Off 2017• "Fausse Note"… Face à face entre passé et présent, entre bourreau et victime" />
     </div>
     <div>
      C'est la deuxième rencontre de ces deux hommes. Ils avaient tous les deux dix-sept ans, la première fois qu'ils s'étaient rencontrés. Cela s'était passé en 1943 ou 44, dans l'Est de l'Allemagne, un camp, Birkenau peut-être. L'un était en uniforme vert-de-gris, l'autre en tenue de prisonnier. Et chacun accompagnait son père ce jour-là. Et chacun se souvient de manière cuisante ce qui s'est passé ce jour-là. Comme un jour qui décide de l'avenir de ces deux vies : pour l'un celle d'un bourreau, pour l'autre, victime.       <br />
              <br />
       Il faut, pour ce genre de pièces à deux personnages, des ingrédients nécessaires qui sont un texte de valeur, une mise en scène claire et des interprètes convaincus par leurs personnages. Et convainquant. Christophe Malavoy et Tom Novembre sont ici habilement eux-mêmes dans les costumes préparés par Didier Caron. Ils ont tous deux amalgamé les personnages de papier avec leurs caractères, leurs sens du rythme, leurs dictions personnelles pour en faire des êtres absolument réels, incarnés, mais recréés avec les qualités propres des deux comédiens.       <br />
              <br />
       Et c'est là l'essentiel dans ce face à face toxique. Le reste du spectacle est lui aussi d'une grande précision. Une mise en scène distinguée dans un décor très stylisé, et une dynamique de scènes qui n'oublie pas le cocasse, le drôle, malgré le drame qui fait le fond de cette histoire. Qui en fait aussi le sel.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/16431155-21257870.jpg?v=1502432358" alt="•Avignon Off 2017• "Fausse Note"… Face à face entre passé et présent, entre bourreau et victime" title="•Avignon Off 2017• "Fausse Note"… Face à face entre passé et présent, entre bourreau et victime" />
     </div>
     <div>
      Une trame qui semble pourtant classique, récurrente dans le théâtre, le cinéma ou la littérature : un fantôme qui revient d'un passé que l'on a occulté, caché, oublié soi-même. Un fantôme qui réapparaît pour dévoiler la vérité, pour demander des comptes, voire pour se venger. Tel est le fil conducteur qui mène l'intrigue avec un danger persistant, angoissant et une résistance toute aussi prenante des protagonistes avalés par cette machine à remonter le temps.       <br />
              <br />
       Remonter le temps, quarante ou cinquante ans plus tard… Pour rappeler ce jour du drame qui décida de leurs deux vies. Pour ne pas oublier. Pour tenter aussi de se libérer de cette malédiction qui a dirigé leurs existences. À ce jeu, Didier Caron tente d'égaliser les dommages entre victimes et bourreau. Son projet n'est pas la mémoire - même si son histoire y puise tous ses éléments dramatiques. Il trace plutôt les portraits de l'héritage, des fils, des ceux pour qui les pères ont été, soit par leurs qualités, soit par leurs sauvageries, des références inévitables. Et c'est une vraie belle interrogation que de poser ces questionnements sur une scène.       <br />
              <br />
       La mise en scène partagée avec Christophe Luthringer est nette, inventive, elle parvient à suggérer les images et à transporter dans le temps et dans l'espace ce drame qui se déroule pourtant en temps réel. Et c'est aussi cette particularité qui suscite et aiguise l'attention : le temps réel de la représentation égale le temps du drame, et tient en haleine jusqu'au terme.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Fausse Note"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
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     </div>
     <div>
      Texte : Didier Caron.       <br />
       Mise en scène : Didier Caron et Christophe Luthringer.       <br />
       Assistante mise en scène : Isabelle Brannens.       <br />
       Avec : Christophe Malavoy et Tom Novembre       <br />
       Lumières : Florent Barnaud.       <br />
       Décor : Marius Strasser.       <br />
       Costumes : Christine Chauvey.       <br />
       Son : Franck Gervais.       <br />
       Durée : 1 h 40.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2017•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 30 juillet 2017.</span>       <br />
       Tous les jours à 14 h 05.        <br />
       Théâtre du Chien qui Fume,       <br />
       75, rue des Teinturiers, Avignon.        <br />
       Réservations : 04 90 85 25 87.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 21 septembre 2017 au 7 janvier 2018.</span>       <br />
       Du jeudi au samedi à 21 h, samedi à 16 h 30 et dimanche à 16 h.       <br />
       Théâtre Michel, Paris 8e, 01 42 65 35 02.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-michel.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-michel.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/16431155-21257854.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Avignon-Off-2017-Fausse-Note-Face-a-face-entre-passe-et-present-entre-bourreau-et-victime_a1894.html</link>
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   <title>Finalement, l'enfer ce n'est peut-être pas les autres mais ce que l'on se fait subir soi-même…</title>
   <pubDate>Tue, 01 Aug 2017 12:02:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Ludivine Picot</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
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   Élodie Menant nous propose ici une adaptation de "La Peur", la nouvelle de Stefan Zweig. Elle nous transporte au sein de la vie d'un couple petit-bourgeois des années cinquante dont les apparences se révèlent rapidement trompeuses. Dans une atmosphère à la Hitchcock, avec un suspense à couper au couteau, vous êtes embarqués sans ménagement dans une ambiance créant tant le malaise que la fascination.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/16209474-21125021.jpg?v=1501582457" alt="Finalement, l'enfer ce n'est peut-être pas les autres mais ce que l'on se fait subir soi-même…" title="Finalement, l'enfer ce n'est peut-être pas les autres mais ce que l'on se fait subir soi-même…" />
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      La pièce débute tandis que l'ouvreuse termine de placer les derniers spectateurs. Une femme, tout de suite suivie d'un homme, entre sur le plateau. Des deux personnages, qu'on comprend être un couple, émane une profonde tendresse et complicité. On les regarde s'embrasser avec attendrissement, se murmurer des confidences au creux de l'oreille. Partager.       <br />
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       Les lumières s'éteignent puis de nouveau, le couple entre en scène. Mais cette fois-ci quelque chose nous dérange. Le lien entre les deux amoureux n'est plus tel qu'il était quelques minutes plus tôt. Le mari paraît distant, peu intéressé par le travail de sa femme qu'il va même jusqu'à qualifier de &quot;divertissement&quot;. Celle-ci lui lance des reproches, qui se transforment rapidement en appels à l'aide : &quot;ces derniers temps, on se croise plus qu'on ne vit ensemble&quot;. Il a du travail, lui dit-il, elle savait que le fait d'ouvrir son propre cabinet d'avocats leur laisserait moins de temps libre à tous les deux.       <br />
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       Un mari harassé par son emploi, une femme qui se sent complètement délaissée, l'espoir d'un amant qui pourrait la sauver... Une réalité de laquelle s'échapper, un fantasme auquel se raccrocher. L'histoire mise en scène n'a rien d'original. C'est probablement pour cela qu'elle nous touche tous. Victimes ou coupables d'infidélité ou de délaissement, les thématiques abordées résonnent en chacun de nous.
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/16209474-21125122.jpg?v=1501582516" alt="Finalement, l'enfer ce n'est peut-être pas les autres mais ce que l'on se fait subir soi-même…" title="Finalement, l'enfer ce n'est peut-être pas les autres mais ce que l'on se fait subir soi-même…" />
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      La peur est une des cinq émotions fondamentales de l'être humain. Elle est une émotion d'anticipation qui nous informe d'un danger proche, qu'il soit réel ou imaginaire. Hélène Degy nous offre une prestation impressionnante ; elle ne joue pas la peur, elle l'incarne. Elle est la peur. Elle personnifie les émotions humaines, toutes avec une justesse incroyable : la honte, la culpabilité, le soulagement, l'amour, la colère, etc… toute une palette de sensibilité humaine.       <br />
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       Le décor est composé de pans de murs montés sur roulettes que les comédiens déplacent tout au long de la pièce. L'ensemble des accessoires représentent l'ambiance d'une cuisine la plupart du temps. Sinon, ils dessinent les contours d'une ruelle qu'on s'imagine un peu confinée et étriquée. Le décor est sans cesse réinventé. Il donne souvent une impression de suffocation ; par exemple, quand les cloisons se resserrent sur le corps prostré d'Irène. Tous ces mouvements, ces changements créent une certaine esthétique dansée au sein de la scénographie.       <br />
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       On ne vous promet pas une pièce joyeuse. Vous partagez toutes les peines de l'apeurée, vous n'êtes pas loin de vaciller avec elle dans la folie. Ce danger est-ce la réalité ou n'est-ce qu'une projection de l'esprit ? Vous devenez la proie de vos propres tourments. Cette conception de peur n'est pas sans rappeler celle que véhiculaient &quot;Les mouches&quot; de Sartre. Et puis les lumières s'éteignent, une dernière fois. Et alors vous applaudissez avec force et admiration. Et vous vous sentez comme purifiés. La catharsis a eu son petit effet.
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     <div><b>"La Peur"</b></div>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/16209474-21125162.jpg?v=1501582770" alt="Finalement, l'enfer ce n'est peut-être pas les autres mais ce que l'on se fait subir soi-même…" title="Finalement, l'enfer ce n'est peut-être pas les autres mais ce que l'on se fait subir soi-même…" />
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      Texte : Stefan Zweig.       <br />
       Mise en scène, scénographie et adaptation : Élodie Menant.       <br />
       Avec : Hélène Degy (remplacée par Élodie Menant les 4, 5 et 23, 24, 25 et 26 août), Aliocha Itovich et Ophélie Marsaud.       <br />
       Décor : Olivier Defrocourt.       <br />
       Costumes :Cécile Choumiloff et Sylvie Lefray.       <br />
       Lumières : Marc Augustin.       <br />
       Graphistes : Mathieu Stortoz et Salima Glamine.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
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       Du 7 octobre 2016 au 2 septembre 2017.       <br />
       <span class="fluo_jaune">Jusqu'au 14 septembre 2017.       <br />
       Puis du 5 octobre au 31 décembre 2017.</span>       <br />
       Du jeudi au dimanche à 19 h.       <br />
       Théâtre Michel, Paris 8e, 01 42 65 35 02.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-michel.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-michel.fr</a>
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