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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-06-08T09:30:07+02:00</dc:date>
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   <title>"Les Bonnes" Une cérémonie très théâtrale, aux identités (é)mouvantes…</title>
   <pubDate>Wed, 17 Apr 2024 16:32:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   "La cérémonie", c'est ainsi que Solange et Claire, les deux bonnes inventées par Jean Genet, dénomment ce qui les fait échapper à leur condition de domestiques, cloîtrées dans une maison bourgeoise sans autre horizon d'attente que celui offert par leurs fantasmes. En effet, dans ce lieu vécu comme carcéral, leur seule évasion possible prend la forme d'un jeu exaltant : le meurtre – projeté sur l'écran de leurs jours sans fin – de Madame, leur patronne, qu'elles haïssent autant qu'elles l'envient…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79588129-57620928.jpg?v=1713365943" alt=""Les Bonnes" Une cérémonie très théâtrale, aux identités (é)mouvantes…" title=""Les Bonnes" Une cérémonie très théâtrale, aux identités (é)mouvantes…" />
     </div>
     <div>
      Pour incarner au plateau cet enfermement physique et mental, Mathieu Touzé a confié à son complice à l'identité troublante, Yuming Hay (l'Herculine d'&quot;Herculine Barbin&quot; vu sur cette même scène du TnBA) le soin d'orchestrer dans le rôle de Madame les identités elles-mêmes flottantes de Solange et Claire, les deux sœurs fondues dans la même problématique.       <br />
              <br />
       Mais qu'on ne s'y trompe pas… Lorsque la scène s'éclaire, baignant d'une aveuglante lumière violette une estrade accueillant en parfaite symétrie deux coiffeuses et leurs fauteuils, une commode semblant flotter dans l'air et, en arrière-plan, un portique où les robes de Madame sont accrochées comme des peaux à enfiler, nos yeux sont d'emblée dessillés : on est bien au théâtre… mais pas dans un théâtre bourgeois qui se repaitrait à l'envi d'une réalité sordide. Ce qui va être joué, n'est pas un drame à la papa ourdi d'une morale d'avance convenue, mais bien un conte déjanté où la fantaisie débridée le dispute à la cruauté humaine.       <br />
              <br />
       D'ailleurs la traversée du plateau par le laitier, nu comme un ver et prenant tout son temps pour exhiber au passage ses attributs, rajoute une touche supplémentaire au tableau ci-dessus : exit toute représentation académique qui, a fortiori, détonnerait avec la personnalité de Jean Genet, auteur de cette pièce écrite en 1947 pour sa première version, et en 1968 pour sa forme définitive.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79588129-57620936.jpg?v=1713365980" alt=""Les Bonnes" Une cérémonie très théâtrale, aux identités (é)mouvantes…" title=""Les Bonnes" Une cérémonie très théâtrale, aux identités (é)mouvantes…" />
     </div>
     <div>
      Quant aux deux sœurs, mues l'une et l'autre par un ressort mécanique empruntant au vivant ses mouvements stéréotypés consistant à vouloir, coûte que coûte, échapper à leur condition en développant un imaginaire façonné par des rêves de pacotille, elles vont se lancer dans des jeux de rôles à faire douter de qui elles sont le nom.       <br />
              <br />
       Claire &quot;est&quot; d'abord Madame, se pomponnant devant sa coiffeuse en vilipendant Solange, ayant gardé, elle, son statut de servante, mais pas son identité puisqu'elle &quot;est&quot; devenue sa sœur, Claire… Tandis que Solange-Claire dispose au pied du petit autel de la vierge et aux pieds de Madame des ribambelles de fleurs et de buis béni, Claire-Madame, ayant parfaitement intégré son nouveau rôle de bourgeoise hautaine, égraine un chapelet de remarques fleuries sur les gants de cuisine qui souillent sa chambre, sermonne crûment sa servante d'avoir osé cracher sur ses escarpins vernis pour les faire briller, bref brosse un portrait en 3D de leur maîtresse absente.       <br />
              <br />
       D'ailleurs, Claire-Madame se prend si magnifiquement au jeu qu'elle ira jusqu'à s'embrouiller en disant à Solange-Claire qu'elle a dénoncé Monsieur à la police, mélangeant son rôle de Madame avec sa réalité de bonne rêvant de l'assassiner… Comme si les identités se floutaient en se recouvrant dans un fondu-enchaîné de cinéma, le jeu théâtral n'étant pas encore suffisamment intégré pour subvertir les je identitaires.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79588129-57620996.jpg?v=1713366011" alt=""Les Bonnes" Une cérémonie très théâtrale, aux identités (é)mouvantes…" title=""Les Bonnes" Une cérémonie très théâtrale, aux identités (é)mouvantes…" />
     </div>
     <div>
      Ce psychodrame grandeur nature, joué de manière fort appuyée, aura pour effet de libérer chez Solange-Claire des paroles venues du tréfonds de leur position de servantes haïssant ce qui leur est refusé : l'objet de leur désir incarné superbement par leur maîtresse dépositaire de la beauté et de la grâce des riches oisives. Crachant sur la robe rouge revêtue par sa sœur, elle tonitrue alors : <span style="font-style:italic">&quot;Je hais votre poitrine pleine de souffles embaumés. Votre poitrine d'ivoire ! Vos cuisses d'or ! Vos pieds d'ambre ! Je vous hais !&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Tout en étant &quot;en représentation&quot;, les deux sœurs se tendent en effet un miroir effrayant, un miroir sans tain où elles se voient telles qu'elles ne peuvent souffrir d'être : des bonnes réduites à être des souillons, des méprisables pouilleuses… <span style="font-style:italic">&quot;Pour vous servir Madame… Je retourne à ma cuisine. J'y retrouve mes gants, le rot silencieux de l'évier. Vous avez vos fleurs, j'ai mon évier. Je suis la bonne&quot;.</span> Perspective insupportable qui a pour effet de déclencher chez Solange-Claire la pulsion meurtrière de mimer (?) l'étranglement du cou fragile de Claire-Madame… lorsque la sonnerie du réveil l'interrompt, annonçant le retour de la vraie Madame et, avec elle, la fin du jeu de rôles.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79588129-57621007.jpg?v=1713366036" alt=""Les Bonnes" Une cérémonie très théâtrale, aux identités (é)mouvantes…" title=""Les Bonnes" Une cérémonie très théâtrale, aux identités (é)mouvantes…" />
     </div>
     <div>
      Claire enfilant alors sa robe noire informe de servante, rendues à elles-mêmes, elles creuseront non sans une certaine délectation ce qui les &quot;travaille&quot; le plus chez Madame… Ce n'est pas sa morgue… mais l'amour qu'elle dit leur porter, <span style="font-style:italic">&quot;Elle nous aime comme la faïence rose de ses latrines, comme son bidet… C'est facile d'être bonne, et souriante, et douce quand on est belle et riche ! Mais être bonne quand on est une bonne !&quot;.</span> Tout est dit de cette &quot;ran-cœur&quot; mortelle, mâtinée des élans d'Éros les faisant divaguer (outre le laitier entrevu) sur les attraits de Monsieur envoyé derrière les verrous suite à leurs lettres de dénonciation… dans le dessein de pouvoir, le soir venu dans leur obscure chambrette, fantasmer le suivre au bagne dans un voyage sans retour.       <br />
              <br />
       Les deux comédiennes, l'une criarde, l'autre pas, rêvant d'être ce couple éternel du criminel et de la sainte cher à Jean Genet, exulteront. Tombant dans les bras l'une de l'autre, chantant joyeusement – car <span style="font-style:italic">&quot;l'assassinat est une chose inénarrable&quot;</span> – elles se lancent à corps perdus dans un numéro de music-hall débridé, la salle entière sous les spots clignotant étant transformée en cabaret.       <br />
              <br />
       Quant à l'arrivée de Madame, hystérique magnifique incarnée superbement par Yuming Hay surjouant à l'envi les faux pleurs, réelles minauderies et rires surfaits de cette bourgeoise puante de vanité, exhibant en tenue légère surhaussée de talons aiguilles sa supériorité de classe (à défaut d'en avoir), elle fera littéralement sensation…. En effet, le parti pris affiché par Mathieu Touzé de convoquer tous les attraits du voguing parodiant les postures et manières d'une certaine prétendue élite, éclate ici de vérité… théâtrale.       <br />
              <br />
       Madame qui les tue avec sa douceur (affectée), ses fleurs (fanées) qu'elle leur offre, ses robes (dont elle ne veut plus) et sa bonté (simulée) qui les empoisonne, distille chez les deux sœurs le poison entêtant qu'en tant que domestiques elles n'appartiennent pas à l'humanité… leur devoir étant alors d'empoisonner &quot;pour de vrai&quot; Madame, unique objet de leur attraction-répulsion. D'où le meurtre joué et rejoué à l'envi, allant même jusqu'à nous faire croire que Solange tue de ses mains Claire-Madame avec enterrement, discours et jouissance de la criminelle à la clef. Jusqu'à la chute où le jeu morbide ne se suffisant plus, &quot;la vie&quot; prendra le pas sous la forme d'une tasse de mixture mortelle bue sciemment par l'une des sœurs faisant – enfin – corps avec le désir d'être celle qu'elles ont détesté faute de pouvoir être elle.       <br />
              <br />
       Le parti-pris de Mathieu Touzé de s'entourer de comédiens complices de sa propre &quot;représentation des Bonnes&quot; pour, dans une scénographie à l'unisson, créer une comédie grinçante aux allures déjantées, peut irriter (côté outrancier d'un boulevard de seconde zone)… ou au contraire séduire par un second degré de haut vol pour peu que l'on se laisse prendre par la charge subversive de sa proposition. Pour notre part, nous avons été de ceux sous le charme.       <br />
              <br />
       <b>Vu le mardi 9 avril dans la Salle Vauthier du TnBA de Bordeaux (33).</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Les Bonnes"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79588129-57621423.jpg?v=1713367539" alt=""Les Bonnes" Une cérémonie très théâtrale, aux identités (é)mouvantes…" title=""Les Bonnes" Une cérémonie très théâtrale, aux identités (é)mouvantes…" />
     </div>
     <div>
      Texte : Jean Genet (aux Éditions Gallimard).       <br />
       Mise en scène et scénographie : Mathieu Touzé.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Hélène Thil.       <br />
       Avec : Yuming Hey, Élizabeth Mazev, Stéphanie Pasquet, Thomas Dutay.       <br />
       Chorégraphie et costumes : Mathieu Touzé.       <br />
       Éclairagiste : Renaud Lagier.       <br />
       Régisseur général : Jean-Marc L'Hostis.       <br />
       Production : Collectif Rêve Concret.       <br />
       Durée : 1 h 35.       <br />
              <br />
       <b>Représenté du mardi 9 au vendredi 12 avril 2024 au TnBA à Bordeaux (33).</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       Du 14 au 16 mai 2024 : Théâtre de la Manufacture - CDN Nancy Lorraine, Nancy (54).       <br />
       30 mai 2024 : Maison de la Culture, Nevers (58).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/79588129-57620928.jpg</photo:imgsrc>
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   <title>•Off 2022• "Je vous écris dans le noir" Tragédie d'une femme libre, moderne… en quête de l'impossible amour</title>
   <pubDate>Wed, 08 Jun 2022 12:22:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2022]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Même quand elle est emportée dans les vents de l'amour, Pauline Dubuisson n'échappe pas à son destin… Un destin aux accents de tragédie grecque, comme une filiation à la malédiction des Atrides… Adolescente charnelle et donc collabo "involontaire" durant l'occupation, tondue et violée à 15 ans, meurtrière passionnelle à 24 ans, son passé finira toujours par la rattraper. Entre souhaits d'indépendance, de liberté et désirs de sincérité, de volonté d'aveux voués à l'amour… elle perdra tout espoir de vivre une passion amoureuse "normale" et se suicidera à 36 ans.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65228935-46586884.jpg?v=1620653911" alt="•Off 2022• "Je vous écris dans le noir" Tragédie d'une femme libre, moderne… en quête de l'impossible amour" title="•Off 2022• "Je vous écris dans le noir" Tragédie d'une femme libre, moderne… en quête de l'impossible amour" />
     </div>
     <div>
      Sensuelle et solaire Essaouira (appelée alors Mogador)… en fond sonore, une entêtante mélopée. En second plan, des voix de femmes parlant en arabe. Pauline est devenue Andrée (son deuxième prénom). Elle est interne dans cet hôpital marocain où elle est arrivée en 1962. Elle rencontre Jean Lafourcade, un ingénieur pétrolier de six ans plus jeune qui souhaite l'épouser. À nouveau l'amour. Mais le souvenir de Félix, qu'elle a tué, est toujours là. Flash-back : Dunkerque, Seconde Guerre mondiale. Apprentissage des plaisirs de la vie et du sexe avec un médecin-chef allemand.       <br />
              <br />
       Elle dira la vérité à Félix sur son passé : son statut de femme &quot;tondue&quot; à la libération et violée. Rupture suivie ensuite de fausses retrouvailles… Ils couchent ensemble, font l'amour mais, le lendemain matin, celui-ci la traite comme une prostituée. Elle le tue en tirant au hasard… ou pas. En prison, elle s'évadera par la lecture. Libérée au bout de six ans pour bonne conduite. C'est après la sortie du film d'Henri-Georges Clouzot, &quot;La Vérité&quot; avec Brigitte Bardot (1960), qu'elle fuira en 1962 à Essaouira. Séquence finale, le destin tragique déroule son dénouement… elle donne à Jean ses cahiers où sont contenus les drames de sa vie… Rupture, nouvel abandon… elle se suicide le 22 septembre 1963 à 36 ans.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65228935-46586885.jpg?v=1620653943" alt="•Off 2022• "Je vous écris dans le noir" Tragédie d'une femme libre, moderne… en quête de l'impossible amour" title="•Off 2022• "Je vous écris dans le noir" Tragédie d'une femme libre, moderne… en quête de l'impossible amour" />
     </div>
     <div>
      Jean-Luc Seigle fait preuve dans son roman d'une extraordinaire empathie pour son personnage meurtri par la vie, qui se révèle complexe mais en même temps étonnamment lumineux, dégageant une réelle force de vivre, de combattre, même si souvent le désespoir finit par l'emporter.       <br />
              <br />
       L'adaptation d'Évelyne Loew apporte en complément un questionnement judicieux, pertinent sur l'appréciation de ce type d'affaire, de &quot;fait-divers&quot;, dont la perception, compte tenu de l'évolution des mœurs notamment, n'est plus la même aujourd'hui, éloignée de la violence verbale, de l'humiliation, du mépris qu'a vécu Pauline Dubuisson dans les années cinquante et soixante… et pose la question de la condition des femmes, interroge sur les violences, les viols, les souffrances subis par une femme tout au long de sa vie, aussi courte soit-elle.       <br />
              <br />
       Il s'agit d'une confession, de confidences séquencées temporellement, avec des flash-back, douloureux, de brusques ruptures, qui contraste avec les séquences plus légères - ou, du moins, le paraissent-elles - marqués par les moments de balancement dans un &quot;drap siège&quot; suspendu, dans la chaude et charnelle Essaouira. Le tout est rythmé, temporisé par la musique (composition originale de Philippe Mion), par les silences maîtrisés. Les chants et mélodies marquent, situent aussi les lieux, tout comme la lumière qui, en fonction de son intensité, de ses couleurs, crée les différents univers, ambiances… leur donnant la part de dramatisation nécessaire à l'instant dédié.       <br />
              <br />
       La narration choisie et portée par Sylvie Van Cleven est comme une rivière, parfois ayant la fougue d'un torrent de montagne, parfois le calme d'un fleuve laissant - du moins, pourrait-on l'espérer - couler l'eau sous les ponts. Mais ici le ruisseau originel donne naissance à un incroyable destin aux flux tumultueux, celui d'une femme insaisissable, complexe, qui se bat pour vivre, exister au cœur de l'occupation – elle a quinze ans en 1942 – puis pour aimer et être aimée, être aussi peut-être une femme libre à une époque où le féminisme &quot;moderne&quot; n'en est encore qu'à ses prémices.       <br />
              <br />
       La comédienne, intensément présente, parcourant le plateau au gré ses humeurs et de ses fulgurances émotionnelles, offre aux spectateurs une réelle densité de jeu, une gestique à la fois subtile et expressive, réglée au cordeau, ayant parfois une élégance chorégraphique. L'interprétation est sensible, riche en gammes émotionnelles, en expressions narratives, jouant une partition où la musicalité se révèle en de subtiles notes alternant violence, colère, douceur et sentiment amoureux. Un grand et vrai moment de théâtre à découvrir… Ciselé par une comédienne remarquable et habitée !       <br />
              <br />
       Vu au Théâtre de l'Opprimé dans le cadre d'une représentation réservée aux professionnels(les) en mai 2021.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Je vous écris dans le noir"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65228935-46586886.jpg?v=1654684904" alt="•Off 2022• "Je vous écris dans le noir" Tragédie d'une femme libre, moderne… en quête de l'impossible amour" title="•Off 2022• "Je vous écris dans le noir" Tragédie d'une femme libre, moderne… en quête de l'impossible amour" />
     </div>
     <div>
      D'après le roman de Jean-Luc Seigle, aux Éditions Flammarion.       <br />
       Adaptation : Évelyne Loew.       <br />
       Mise en scène : Gilles Nicolas, Sylvie Van Cleven.       <br />
       Collaboration à la mise en scène : Pablo Dubott.       <br />
       Avec : Sylvie Van Cleven.       <br />
       Composition musicale : Philippe Mion.       <br />
       Scénographie, lumière : Lucie Joliot.       <br />
       Durée : 1 heure.       <br />
       Production Les Sincères.       <br />
       Coproduction Actions Scènes Contemporaines.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2022•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 29 Juillet 2022.</span>       <br />
       Tous les jours à 20 h 05, relâche le mercredi.       <br />
       Présence Pasteur, 13, rue du Pont Trouca, Avignon.       <br />
       Réservations : +33 (0)4 32 74 18 54 - +33 (0)7 89 21 79 44.       <br />
       <a class="link" href="https://presence-pasteur.fr/" target="_blank">&gt;&gt; presence-pasteur.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/65228935-46586886.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2022-Je-vous-ecris-dans-le-noir-Tragedie-d-une-femme-libre-moderne-en-quete-de-l-impossible-amour_a3275.html</link>
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   <title>"Je vous écris dans le noir" Tragédie d'une femme libre, moderne… en quête de l'impossible amour</title>
   <pubDate>Tue, 25 Jan 2022 15:45:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Même quand elle est emportée dans les vents de l'amour, Pauline Dubuisson n'échappe pas à son destin… Un destin aux accents de tragédie grecque, comme une filiation à la malédiction des Atrides… Adolescente charnelle et donc collabo "involontaire" durant l'occupation, tondue et violée à 15 ans, meurtrière passionnelle à 24 ans, son passé finira toujours par la rattraper. Entre souhaits d'indépendance, de liberté et désirs de sincérité, de volonté d'aveux voués à l'amour… elle perdra tout espoir de vivre une passion amoureuse "normale" et se suicidera à 36 ans.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61868313-44996103.jpg?v=1620653911" alt=""Je vous écris dans le noir" Tragédie d'une femme libre, moderne… en quête de l'impossible amour" title=""Je vous écris dans le noir" Tragédie d'une femme libre, moderne… en quête de l'impossible amour" />
     </div>
     <div>
      Sensuelle et solaire Essaouira (appelée alors Mogador)… en fond sonore, une entêtante mélopée. En second plan, des voix de femmes parlant en arabe. Pauline est devenue Andrée (son deuxième prénom). Elle est interne dans cet hôpital marocain où elle est arrivée en 1962. Elle rencontre Jean Lafourcade, un ingénieur pétrolier de six ans plus jeune qui souhaite l'épouser. À nouveau l'amour. Mais le souvenir de Félix, qu'elle a tué, est toujours là. Flash-back : Dunkerque, Seconde Guerre mondiale. Apprentissage des plaisirs de la vie et du sexe avec un médecin-chef allemand.       <br />
              <br />
       Elle dira la vérité à Félix sur son passé : son statut de femme &quot;tondue&quot; à la libération et violée. Rupture suivie ensuite de fausses retrouvailles… Ils couchent ensemble, font l'amour mais, le lendemain matin, celui-ci la traite comme une prostituée. Elle le tue en tirant au hasard… ou pas. En prison, elle s'évadera par la lecture. Libérée au bout de six ans pour bonne conduite. C'est après la sortie du film d'Henri-Georges Clouzot, &quot;La Vérité&quot; avec Brigitte Bardot (1960), qu'elle fuira en 1962 à Essaouira. Séquence finale, le destin tragique déroule son dénouement… elle donne à Jean ses cahiers où sont contenus les drames de sa vie… Rupture, nouvel abandon… elle se suicide le 22 septembre 1963 à 36 ans.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61868313-44996104.jpg?v=1620653943" alt=""Je vous écris dans le noir" Tragédie d'une femme libre, moderne… en quête de l'impossible amour" title=""Je vous écris dans le noir" Tragédie d'une femme libre, moderne… en quête de l'impossible amour" />
     </div>
     <div>
      Jean-Luc Seigle fait preuve dans son roman d'une extraordinaire empathie pour son personnage meurtri par la vie, qui se révèle complexe mais en même temps étonnamment lumineux, dégageant une réelle force de vivre, de combattre, même si souvent le désespoir finit par l'emporter.       <br />
              <br />
       L'adaptation d'Évelyne Loew apporte en complément un questionnement judicieux, pertinent sur l'appréciation de ce type d'affaire, de &quot;fait-divers&quot;, dont la perception, compte tenu de l'évolution des mœurs notamment, n'est plus la même aujourd'hui, éloignée de la violence verbale, de l'humiliation, du mépris qu'a vécu Pauline Dubuisson dans les années cinquante et soixante… et pose la question de la condition des femmes, interroge sur les violences, les viols, les souffrances subis par une femme tout au long de sa vie, aussi courte soit-elle.       <br />
              <br />
       Il s'agit d'une confession, de confidences séquencées temporellement, avec des flash-back, douloureux, de brusques ruptures, qui contraste avec les séquences plus légères - ou, du moins, le paraissent-elles - marqués par les moments de balancement dans un &quot;drap siège&quot; suspendu, dans la chaude et charnelle Essaouira. Le tout est rythmé, temporisé par la musique (composition originale de Philippe Mion), par les silences maîtrisés. Les chants et mélodies marquent, situent aussi les lieux, tout comme la lumière qui, en fonction de son intensité, de ses couleurs, crée les différents univers, ambiances… leur donnant la part de dramatisation nécessaire à l'instant dédié.       <br />
              <br />
       La narration choisie et portée par Sylvie Van Cleven est comme une rivière, parfois ayant la fougue d'un torrent de montagne, parfois le calme d'un fleuve laissant - du moins, pourrait-on l'espérer - couler l'eau sous les ponts. Mais ici le ruisseau originel donne naissance à un incroyable destin aux flux tumultueux, celui d'une femme insaisissable, complexe, qui se bat pour vivre, exister au cœur de l'occupation – elle a quinze ans en 1942 – puis pour aimer et être aimée, être aussi peut-être une femme libre à une époque où le féminisme &quot;moderne&quot; n'en est encore qu'à ses prémices.       <br />
              <br />
       La comédienne, intensément présente, parcourant le plateau au gré ses humeurs et de ses fulgurances émotionnelles, offre aux spectateurs une réelle densité de jeu, une gestique à la fois subtile et expressive, réglée au cordeau, ayant parfois une élégance chorégraphique. L'interprétation est sensible, riche en gammes émotionnelles, en expressions narratives, jouant une partition où la musicalité se révèle en de subtiles notes alternant violence, colère, douceur et sentiment amoureux. Un grand et vrai moment de théâtre à découvrir… Ciselé par une comédienne remarquable et habitée !       <br />
              <br />
       Vu au Théâtre de l'Opprimé dans le cadre d'une représentation réservée aux professionnels(les) en mai 2021.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Je vous écris dans le noir"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61868313-44996105.jpg?v=1620653981" alt=""Je vous écris dans le noir" Tragédie d'une femme libre, moderne… en quête de l'impossible amour" title=""Je vous écris dans le noir" Tragédie d'une femme libre, moderne… en quête de l'impossible amour" />
     </div>
     <div>
      D'après le roman de Jean-Luc Seigle, aux Éditions Flammarion.       <br />
       Adaptation : Évelyne Loew.       <br />
       Mise en scène : Gilles Nicolas, Sylvie Van Cleven.       <br />
       Collaboration à la mise en scène : Pablo Dubott.       <br />
       Avec : Sylvie Van Cleven.       <br />
       Composition musicale : Philippe Mion.       <br />
       Scénographie, lumière : Lucie Joliot.       <br />
       Durée : 1 heure.       <br />
       Production Les Sincères.       <br />
       Coproduction Actions Scènes Contemporaines.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 2 au 6 février 2022.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 20 h 30, dimanche à 17 h.       <br />
       Théâtre de l'Opprimé, Paris 12e, 01 43 45 81 20.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatredelopprime.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredelopprime.com</a>       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">17 février 2022 à 20 h 30.</span>       <br />
       Théâtre El Duende, 23 rue Hoche, Ivry sur Seine (94), 01 46 71 52 29.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-elduende.com/elduende/accueil" target="_blank">&gt;&gt; theatre-elduende.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Festival OFF d'Avignon 2022.</b>       <br />
       Du 7 au 29 juillet 2022.       <br />
       Présence Pasteur à 20 h 05.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/61868313-44996103.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Je-vous-ecris-dans-le-noir-Tragedie-d-une-femme-libre-moderne-en-quete-de-l-impossible-amour_a3156.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>"Je vous écris dans le noir" Tragédie d'une femme libre et moderne en quête de l'impossible amour</title>
   <pubDate>Mon, 10 May 2021 15:16:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Même quand elle est emportée dans les vents de l'amour, Pauline Dubuisson n'échappe pas à son destin… Un destin aux accents de tragédie grecque, comme une filiation à la malédiction des Atrides… Adolescente charnelle et donc collabo "involontaire" durant l'occupation, tondue et violée à 15 ans, meurtrière passionnelle à 24 ans, son passé finira toujours par la rattraper. Entre souhaits d'indépendance, de liberté et désirs de sincérité, de volonté d'aveux voués à l'amour… elle perdra tout espoir de vivre une passion amoureuse "normale" et se suicidera à 36 ans.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/56185816-41878048.jpg?v=1620653911" alt=""Je vous écris dans le noir" Tragédie d'une femme libre et moderne en quête de l'impossible amour" title=""Je vous écris dans le noir" Tragédie d'une femme libre et moderne en quête de l'impossible amour" />
     </div>
     <div>
      Sensuelle et solaire Essaouira (appelée alors Mogador)… en fond sonore, une entêtante mélopée. En second plan, des voix de femmes parlant en arabe. Pauline est devenue Andrée (son deuxième prénom). Elle est interne dans cet hôpital marocain où elle est arrivée en 1962. Elle rencontre Jean Lafourcade, un ingénieur pétrolier de six ans plus jeune qui souhaite l'épouser. À nouveau l'amour. Mais le souvenir de Félix, qu'elle a tué, est toujours là. Flash-back : Dunkerque, Seconde Guerre mondiale. Apprentissage des plaisirs de la vie et du sexe avec un médecin-chef allemand.       <br />
              <br />
       Elle dira la vérité à Félix sur son passé : son statut de femme &quot;tondue&quot; à la libération et violée. Rupture suivie ensuite de fausses retrouvailles… Ils couchent ensemble, font l'amour mais, le lendemain matin, celui-ci la traite comme une prostituée. Elle le tue en tirant au hasard… ou pas. En prison, elle s'évadera par la lecture. Libérée au bout de six ans pour bonne conduite. C'est après la sortie du film d'Henri-Georges Clouzot, &quot;La Vérité&quot; avec Brigitte Bardot (1960), qu'elle fuira en 1962 à Essaouira. Séquence finale, le destin tragique déroule son dénouement… elle donne à Jean ses cahiers où sont contenus les drames de sa vie… Rupture, nouvel abandon… elle se suicide le 22 septembre 1963 à 36 ans.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/56185816-41878089.jpg?v=1620653943" alt=""Je vous écris dans le noir" Tragédie d'une femme libre et moderne en quête de l'impossible amour" title=""Je vous écris dans le noir" Tragédie d'une femme libre et moderne en quête de l'impossible amour" />
     </div>
     <div>
      Jean-Luc Seigle fait preuve dans son roman d'une extraordinaire empathie pour son personnage meurtri par la vie, qui se révèle complexe mais en même temps étonnamment lumineux, dégageant une réelle force de vivre, de combattre, même si souvent le désespoir finit par l'emporter.       <br />
              <br />
       L'adaptation d'Évelyne Loew apporte en complément un questionnement judicieux, pertinent sur l'appréciation de ce type d'affaire, de &quot;fait-divers&quot;, dont la perception, compte tenu de l'évolution des mœurs notamment, n'est plus la même aujourd'hui, éloignée de la violence verbale, de l'humiliation, du mépris qu'a vécu Pauline Dubuisson dans les années cinquante et soixante… et pose la question de la condition des femmes, interroge sur les violences, les viols, les souffrances subis par une femme tout au long de sa vie, aussi courte soit-elle.       <br />
              <br />
       Il s'agit d'une confession, de confidences séquencées temporellement, avec des flash-back, douloureux, de brusques ruptures, qui contraste avec les séquences plus légères - ou, du moins, le paraissent-elles - marqués par les moments de balancement dans un &quot;drap siège&quot; suspendu, dans la chaude et charnelle Essaouira. Le tout est rythmé, temporisé par la musique (composition originale de Philippe Mion), par les silences maîtrisés. Les chants et mélodies marquent, situent aussi les lieux, tout comme la lumière qui, en fonction de son intensité, de ses couleurs, crée les différents univers, ambiances… leur donnant la part de dramatisation nécessaire à l'instant dédié.       <br />
              <br />
       La narration choisie et portée par Sylvie Van Cleven est comme une rivière, parfois ayant la fougue d'un torrent de montagne, parfois le calme d'un fleuve laissant - du moins, pourrait-on l'espérer - couler l'eau sous les ponts. Mais ici le ruisseau originel donne naissance à un incroyable destin aux flux tumultueux, celui d'une femme insaisissable, complexe, qui se bat pour vivre, exister au cœur de l'occupation – elle a quinze ans en 1942 – puis pour aimer et être aimée, être aussi peut-être une femme libre à une époque où le féminisme &quot;moderne&quot; n'en est encore qu'à ses prémices.       <br />
              <br />
       La comédienne, intensément présente, parcourant le plateau au gré ses humeurs et de ses fulgurances émotionnelles, offre aux spectateurs une réelle densité de jeu, une gestique à la fois subtile et expressive, réglée au cordeau, ayant parfois une élégance chorégraphique. L'interprétation est sensible, riche en gammes émotionnelles, en expressions narratives, jouant une partition où la musicalité se révèle en de subtiles notes alternant violence, colère, douceur et sentiment amoureux. Un grand et vrai moment de théâtre à découvrir… Ciselé par une comédienne remarquable et habitée !
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     <div><b>"Je vous écris dans le noir"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/56185816-41878096.jpg?v=1620653981" alt=""Je vous écris dans le noir" Tragédie d'une femme libre et moderne en quête de l'impossible amour" title=""Je vous écris dans le noir" Tragédie d'une femme libre et moderne en quête de l'impossible amour" />
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      D'après le roman de Jean-Luc Seigle, aux Éditions Flammarion.       <br />
       Adaptation : Évelyne Loew.       <br />
       Mise en scène : Gilles Nicolas, Sylvie Van Cleven.       <br />
       Collaboration à la mise en scène : Pablo Dubott.       <br />
       Avec : Sylvie Van Cleven.       <br />
       Composition musicale : Philippe Mion.       <br />
       Scénographie, lumière : Lucie Joliot.       <br />
       Durée : 1 heure.       <br />
       Production Les Sincères - Coproduction Actions Scènes Contemporaines.       <br />
              <br />
       Vu au Théâtre de l'Opprimé dans le cadre d'une représentation réservée aux professionnels(les).       <br />
       Ce spectacle devrait être à l'affiche du Théâtre de l'Opprimé en 2022.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/56185816-41878048.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Je-vous-ecris-dans-le-noir-Tragedie-d-une-femme-libre-et-moderne-en-quete-de-l-impossible-amour_a2936.html</link>
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  <item>
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   <title>"Ce que les enfants racontent à leurs parents quand ils dorment"… Beau comme une fable des temps modernes</title>
   <pubDate>Tue, 21 May 2013 11:23:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidine Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans un très beau texte de Ludovic Longevin, Céline Pitault, dans une intelligente mise en scène, réussit le tour de force d’allier intensité et naturel dans une gamme d’émotions étendue, allant de la révolte à la tendresse en passant par l’amour.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5530934-8250644.jpg?v=1369128955" alt=""Ce que les enfants racontent à leurs parents quand ils dorment"… Beau comme une fable des temps modernes" title=""Ce que les enfants racontent à leurs parents quand ils dorment"… Beau comme une fable des temps modernes" />
     </div>
     <div>
      Elle est sur scène dans une demi-obscurité. Jeanne Toussaint (Céline Pitault) est allongée. Presque sans mouvement. La parole est maîtresse des lieux. Le beau texte de Ludovic Longelin est dit et joué dans un souffle de voix donnant une profondeur et un écho à ce que le personnage raconte autant au public qu’à elle-même.        <br />
              <br />
       Les mouvements et la gestuelle sont presque entièrement absents. Le corps a quasiment déguerpi de la pièce comme si les seules traces de la réalité du personnage étaient sa voix et son regard. Par ce biais, Céline Pitault investit la scène d’une réelle présence. Elle bouscule les mots, fait l’amour aux phrases, donne corps et &quot;fluxion&quot; aux syllabes et du souffle à la ponctuation.        <br />
              <br />
       À l’évidence, le travail sur le texte a été fait avec talent dans une mise en scène qui a eu l’intelligence de donner aux mots une force et une vérité autant dans ses soupirs et ses silences que dans ses souffles et ses discordances. La mise en scène d’Aïcha G’ssir offre au texte tout son éclat dans une fixité corporelle du personnage antinomique à la mouvance et à la fluidité des mots, un équilibre fait de précision qui donne à la présence naturelle de Céline Pitault une force expressive de bel acabit. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5530934-8250645.jpg?v=1369128956" alt=""Ce que les enfants racontent à leurs parents quand ils dorment"… Beau comme une fable des temps modernes" title=""Ce que les enfants racontent à leurs parents quand ils dorment"… Beau comme une fable des temps modernes" />
     </div>
     <div>
      À la fois, nerveux, tendres et vifs dans une allure aux rythmes cassés, fluides et rapides, les mots s’enchaînent dans des murmures et dans des éclats de voix et, ce, dans un divorce toujours constant avec la monotonie. Le tout est assuré dans une rare maîtrise de la musicalité des phrases. Une musicalité qui n’a rien à voir avec cette fameuse petite musique qui peut étouffer les émotions. Elle fait corps avec le mouvement des mots, au phrasé des séquences et des apostrophes. Le jeu se nourrit d’une résurgence de sentiments et d’émotions liée à des événements traumatiques de Jeanne Toussaint, celle d’une meurtrière révoltée par le monde et amoureuse d’un homme qui a commis l’irréparable. Ce sont dans ses cris, ses souffles et ses silences que se loge la vérité de Jeanne, celle d’une femme emportée par la vie et destructrice de celle-ci. Les mots deviennent à l’oreille à la fois miel ou confiture de piments, cachou ou cachet mentholé.        <br />
              <br />
       Les mots peuvent être répétitifs mais toujours uniques à eux-mêmes, solidaires du souffle qui les porte, toujours différents du précédent et jamais identiques au suivant comme pour apporter, tel un cœur mis à nu, une fragilité d’émotion donnant naissance à un &quot;enfant de mots&quot;, dépassé par un événement qui l’enserre et la libère à la fois.       <br />
              <br />
       C’est très beau et très réussi. Une grande et belle pièce incarnée par une grande et belle comédienne dans un petit théâtre qui durant la représentation était grand et beau.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Ce que les enfants racontent à leurs parents quand ils dorment"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5530934-8250679.jpg?v=1369128956" alt=""Ce que les enfants racontent à leurs parents quand ils dorment"… Beau comme une fable des temps modernes" title=""Ce que les enfants racontent à leurs parents quand ils dorment"… Beau comme une fable des temps modernes" />
     </div>
     <div>
      Texte : Ludovic Longevin.       <br />
       Mise en scène : Aïcha G’ssir.       <br />
       Avec : Céline Pitault.       <br />
       Cie des Airs Entendus.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Jusqu'au 1er juin 2013.</span>       <br />
       Vendredi et samedi à 19 h 30.       <br />
       À la Folie Théâtre, Salle Petite Folie, Paris 11e, 01 43 55 14 80.       <br />
       <a class="link" href="http://www.folietheatre.com/" target="_blank">&gt;&gt; folietheatre.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/5530934-8250644.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Ce-que-les-enfants-racontent-a-leurs-parents-quand-ils-dorment-Beau-comme-une-fable-des-temps-modernes_a905.html</link>
  </item>

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