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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-06-12T06:54:56+02:00</dc:date>
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   <title>"Balle de match" Récit d'une bataille des sexes ou comment une confrontation sportive devint une étape fondatrice dans l'émancipation des femmes</title>
   <pubDate>Tue, 17 Feb 2026 14:16:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   20 septembre 1973, Billie Jean King, championne détentrice de 39 titres du Grand Chelem, bat en deux sets Bobby King, ancien n°1 mondial, à l'Astrodome de Houston (Texas). C'est ainsi la rencontre d'une figure active du féminisme américain, s'inscrivant dans les mouvements générés par la deuxième vague du féminisme apparue à la fin des années soixante dans le monde occidental, et d'un tennisman à la retraite, exhibitionniste sportif, misogyne invétéré, portrait type macho à l'état brut dont la vocation est de remettre les femmes à leur place… c'est-à-dire, selon les phallocrates de tous pays, dans la cuisine, au ménage, à la "fabrication" et à l'élevage des enfants !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94558522-65998296.jpg?v=1771334438" alt=""Balle de match" Récit d'une bataille des sexes ou comment une confrontation sportive devint une étape fondatrice dans l'émancipation des femmes" title=""Balle de match" Récit d'une bataille des sexes ou comment une confrontation sportive devint une étape fondatrice dans l'émancipation des femmes" />
     </div>
     <div>
      Si #metoo, du fait de l'actualité, tire un peu la couverture à lui (à juste titre), le féminisme prend en réalité ses racines, il y a plusieurs décennies, dans les actions et les plaidoyers de femmes qui osèrent affronter le pouvoir masculin en place et s'attaquer à des fondements de la société machiste pour l'obtention, à l'époque, de l'égalité salariale, la fin de la guerre au Vietnam, l'émancipation politique, etc. Liste non exhaustive, bien sûr, puisque ce n'était qu'un début… ou plus exactement la suite de la première vague (fin XIXᵉ aux années trente)<span style="font-style:italic">(1)</span> axée, elle, autour des droits civils et civiques… droit de vote, égalité juridique… période marquée par le combat des suffragettes !       <br />
              <br />
       La seconde vague débute dans les années soixante où de nombreuses féministes entendent renverser l'oppression patriarcale, revendiquant ainsi l'égalité sociale (égalité de salaire, droit à un compte bancaire, droit à une éducation égale) et luttant pour obtenir le droit des femmes à disposer de leurs corps (&quot;droit de contrôler leur utérus&quot; et médiatisation autour des violences patriarcales). Pour mémoire, parmi les événements marquants… retenons en 1961, le &quot;Women Strike for peace and liberty&quot; qui rassemble plus de 50 000 femmes dans soixante villes des États-Unis. Cette mobilisation est considérée comme la plus importante manifestation nationale des femmes pour la paix au XXᵉ siècle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94558522-65998304.jpg?v=1771334516" alt=""Balle de match" Récit d'une bataille des sexes ou comment une confrontation sportive devint une étape fondatrice dans l'émancipation des femmes" title=""Balle de match" Récit d'une bataille des sexes ou comment une confrontation sportive devint une étape fondatrice dans l'émancipation des femmes" />
     </div>
     <div>
      Suivront la création de la National Organization for women (NOW) en 1966 – dont l'un des combats fut contre la discrimination à l'emploi –, du Women's Lib, du NARAL (droit à l'avortement pour toutes) devenu la Reproductive Freedom for All… et bien d'autres nouvelles organisations et événements dans le monde entier. Côté sport, c'est dans le foot et le tennis où cela commence à prendre forme. En 68, c'est à Reims qu'est créée la première équipe de footballeuses professionnelles… <a class="link" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Feminines-Le-foot-en-version-feminine-pour-une-etonnante-aventure-humaine_a3501.html" target="_blank">voir &quot;Féminines&quot; de Pauline Bureau</a>. Pour le tennis, tout va se jouer avec la rencontre historique entre Billie Jean King et Bobby Riggs, connue sous le nom de &quot;Guerre des sexes&quot;, qui représenta un enjeu incroyable pour l'égalité dans le sport.       <br />
              <br />
       C'est de cette &quot;Battle of the sexes&quot;, événement exceptionnel qui a bouleversé le sport féminin et la société américaine, dont nous parle Léa Girardet dans sa nouvelle pièce. Elle y adjoint, dans la même temporalité, la vie d'un bureau de surveillance secret<span style="font-style:italic">(2)</span> chargé de répertorier toutes les actions féministes susceptibles de provoquer une guerre des sexes. Entremêlant théâtre documentaire et science-fiction, &quot;Balle de match&quot; est le dernier volet d'une trilogie sportive, après &quot;Le syndrome du banc de touche&quot; et &quot;Libre arbitre&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94558522-66001203.jpg?v=1771339895" alt=""Balle de match" Récit d'une bataille des sexes ou comment une confrontation sportive devint une étape fondatrice dans l'émancipation des femmes" title=""Balle de match" Récit d'une bataille des sexes ou comment une confrontation sportive devint une étape fondatrice dans l'émancipation des femmes" />
     </div>
     <div>
      Ici, l'autrice nous propose un récit à double-face. D'un côté, un bureau dans lequel le fonctionnaire répertoriant tous les actes supposés féministes frise le ridicule, le clownesque, tout en apparaissant un peu gauche face à l'arrivée d'une jeune et jolie collègue. De l'autre, des lieux imprécis où Billie Jean et Bobby se confrontent, principalement verbalement, où l'on assiste aussi à des discussions téléphoniques avec le président des États-Unis (Nixon en l'occurrence) qui donnent la température de ce que l'Amérique ressentait, craignait à ce moment-là, appréhendant déjà tous les bouleversements pouvant naître du fait de l'avancée de l'émancipation des femmes.       <br />
              <br />
       &quot;Balle de match&quot; est une petite forme (1 h 10) bien ficelée entre théâtre documentaire (bien documenté) et pièce de café-théâtre (par la légèreté, la dose de burlesque et la fluidité des répliques) un rien déjanté. Léa Girardet évite la facilité d'un conflit ouvert, bagarreur, entre les deux protagonistes. Dans cette mise en scène bien séquencée, sans temps mort, où chaque scène est clairement identifiable (celles se déroulant dans le bureau de surveillance et celles concernant les échanges entre Billie et Bobby), comédienne et comédien (Flore Babled et Julien Storini) arrivent bien à dissocier leurs personnages (usant avec talent d'une palette émotionnelle variée), avec souvent une pointe d'humour savamment dosée côté &quot;fonctionnaires&quot; et une forme de complicité batailleuse intelligente entre la féministe (toujours combative) et le machiste, souvent caricaturale, voire ayant une tendance à &quot;s'auto-caricaturer&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94558522-66001289.jpg?v=1771339932" alt=""Balle de match" Récit d'une bataille des sexes ou comment une confrontation sportive devint une étape fondatrice dans l'émancipation des femmes" title=""Balle de match" Récit d'une bataille des sexes ou comment une confrontation sportive devint une étape fondatrice dans l'émancipation des femmes" />
     </div>
     <div>
      Finalement, l'autrice et metteuse en scène réussit à faire du passé un récit présent qui met en lumière l'importance que peut avoir une véritable reconnaissance des athlètes féminines. Sous des apparences de divertissement (appuyé par de sérieuses recherches documentaires), Léa Girardet parle d'un machisme décomplexé qui, aujourd'hui, se réfugie sous la bannière du masculinisme et met en péril les acquis obtenus grâce aux luttes féministes de ces dernières décennies.       <br />
              <br />
       Cela est d'autant plus flagrant avec les dernières élections américaines qui incitent à une violence confrontation genrée entre le mouvement #MeToo et les discours réactionnaires &quot;masculinistes&quot;. Même si nous avons connu des avancées féministes majeures, celles-ci sont de plus en plus fragilisées. N'oublions pas qu'aujourd'hui, en 2026, on assiste à de violents &quot;retours de bâton&quot; comme la remise en question du droit à l’avortement aux États-Unis.        <br />
       &quot;Balle de match&quot; nous rappelle l'importance de ne jamais baisser les bras et de jouer tous les revers de l'adversaire !       <br />
       <b>◙ Gil Chauveau</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">(1) Malgré quelques précurseuses (Christine de Pisan au XIVᵉ siècle, Marie de Gournay au XVIᵉ, Olympe de Gouges au XVIIIᵉ, etc.), on ne peut parler de &quot;vague&quot; qu'à partir de la révolution industrielle du XIXᵉ siècle.       <br />
       (2) 1 377 pages de documents publiés par le FBI en février 1977 révèlent un espionnage massif contre le mouvement féministe depuis la fin des années soixante.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Balle de match"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94558522-66001298.jpg?v=1771339962" alt=""Balle de match" Récit d'une bataille des sexes ou comment une confrontation sportive devint une étape fondatrice dans l'émancipation des femmes" title=""Balle de match" Récit d'une bataille des sexes ou comment une confrontation sportive devint une étape fondatrice dans l'émancipation des femmes" />
     </div>
     <div>
      Conception et texte : Léa Girardet.       <br />
       Mise en scène : Léa Girardet.       <br />
       Assistante mise en scène : Clara Mayer.       <br />
       Avec : Julien Storini et Flore Babled.       <br />
       Collaboration artistique et dramaturgie : Gaia Singer.       <br />
       Scénographie : Aurélie Lemaignen.       <br />
       Son : Lucas Lelièvre.       <br />
       Lumières : Claire Gondrexon.       <br />
       Costumes : Floriane Gaudin.       <br />
       Régie générale &amp; lumière : Emma Schler ou Titiane Barthel ou Rose Harel.       <br />
       Régie son &amp; vidéo : Nicolas Maisse ou Théo Lavirotte.       <br />
       Production Le Grand Chelem.       <br />
       À partir de 14 ans.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">13 et 24 février 2026 :</span> Théâtre Le Reflet, Vevey (Suisse).       <br />
       <span class="fluo_jaune">10 mars 2026 :</span> Espace Sarah Bernhardt (avec PIVO - Scène       <br />
       Conventionnée), Goussainville (95).       <br />
       11 mars 2026 : Théâtre Victor Hugo (avec le Théâtre des Sources de Fontenay-aux-Roses), Bagneux (92).       <br />
       12 mars 2026 : Centre culturel Jean Vilar, Champigny-sur-Marne (94).       <br />
       1ᵉʳ avril 2026 : Espace culturel Robert Doisneau, Meudon (92).       <br />
       28 avril 2026 : TCM, Charleville-Mézières (08).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/94558522-65998296.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Balle-de-match-Recit-d-une-bataille-des-sexes-ou-comment-une-confrontation-sportive-devint-une-etape-fondatrice-dans-l_a4481.html</link>
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   <title>"Qui Ne Dit Mot"… une expérience immersive totale, totalement ludique, une archi totale expérience du Consentement</title>
   <pubDate>Wed, 14 May 2025 17:51:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Danse]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Animal social, ainsi parfois définit-on l'être humain, deux termes qui associés donnent vaguement l'idée de liens, fluctuants ou rigides, entre les individus de cette espèce. Des individus à la fois indépendants, capables de solitude et pourtant très interdépendants entre eux. C'est en allant questionner les réflexes sociaux qui nous façonnent que la compagnie Wao invente pour le public un spectacle à la fois troublant et dynamique qui pose, par une série de jeux de rôles offerts à tous, l'occasion de tester ses limites, ses sensibilités, ses ressorts sociaux intimes.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88549755-62707500.jpg?v=1747238946" alt=""Qui Ne Dit Mot"… une expérience immersive totale, totalement ludique, une archi totale expérience du Consentement" title=""Qui Ne Dit Mot"… une expérience immersive totale, totalement ludique, une archi totale expérience du Consentement" />
     </div>
     <div>
      Nous voilà, public, un groupe qui varie entre dix et quarante personnes qui ne se connaissent pas, debout face à cinq personnages étranges. Vêtus de noir, portant un large couvre-chef qui occulte leurs yeux, ceux-ci vont être les maîtres du jeu durant le temps de la représentation. Un jeu dont les règles nous sont expliquées à la fois verbalement et chorégraphiquement, règles dont la principale est de rester muet jusqu'à la fin. Premier palier de : Qui ne dit mot…       <br />
              <br />
       Et puis commence la danse, la course, la quête, la joute, la compétition, le jeu dont nous faisons intégralement partie. Car il s'agit d'une immersion totale. De spectateurs, spectatrices, nous devenons actrices, acteurs et sans pour cela jouer la comédie, nous allons devenir joueuses et joueurs pour une série d'énigmes où le groupe, les groupes, les individus vont être sans cesse confrontés à la participation, à la compréhension du jeu proposé d'abord, puis au choix d'y participer ou non. Sans un mot eux-mêmes, les cinq danseurs, maîtres des jeux, par des gestuelles, des mises en places spatiales, des déplacements ou des chorégraphies, indiquent les règles. Mimétisme, esprit de compétition, cohésion de mini-groupes rivaux, toutes sortes de comportements sont ainsi convoqués, titillés, provoqués.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88549755-62707509.jpg?v=1747238983" alt=""Qui Ne Dit Mot"… une expérience immersive totale, totalement ludique, une archi totale expérience du Consentement" title=""Qui Ne Dit Mot"… une expérience immersive totale, totalement ludique, une archi totale expérience du Consentement" />
     </div>
     <div>
      Si tout cela semble gratuit dans le descriptif que j'en fais, il n'en est pourtant rien et même si dans le temps et l'espace de la représentation, le ludique reste roi, toutes sortes de sentiments parcourent les esprits et les corps des participants. Car, en participant, c'est bien de consentement qu'il s'agit. L'ingéniosité de cette recherche mise en place par la compagnie Wao réside dans l'aspect &quot;presque&quot; inhumain des cinq meneurs de ce jeu étrange et perturbant.       <br />
              <br />
       À aucun moment, nous ne voyons leurs yeux. Leurs gestes, parfois très mécanisés, toujours très chorégraphiés, les distinguent et leur donnent un côté autoritaire, une sévérité que nos pauvres carcasses reconnaissent de façon quasi-inconsciente. Et ce sont de temps en temps des dilemmes provoqués par ces attitudes intransigeantes, qui se nouent dans nos esprits, nos ventres, provoquant par contraste une solidarité pleine de compassion avec les autres spectateurs.       <br />
              <br />
       Le but avoué de &quot;Qui Ne Dit Mot&quot; est d'aller fouiller très profondément cette idée de Consentement mise au jour depuis quelques années suite à l'affaire Weinstein et au mouvement Metoo. Ici, rien de dogmatique (aucune parole n'est prononcée), mais une mise en acte des comportements, des sensations, des émotions. Du coup, le dispositif, tout ludique qu'il soit, permet de mettre au jour les parfois étranges réactions provoquées soit par le jeu et l'esprit de la gagne, soit par l'appartenance, même très éphémère, à un groupe face à un autre groupe. Mais également des mouvements de compassion, ou non, dans certaines situations proposées.       <br />
              <br />
       Avec ce spectacle, la compagnie Wao propose une expérience riche, ludique, collégiale, capable d'illuminer les parts d'ombres qui dominent de temps en temps nos comportements face au groupe, aux individus et finalement à la société. Un moment très intense et vivant.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>       <br />
              <br />
       Vu au Conservatoire d'Ivry-sur-Seine le 9 novembre 2024.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Qui Ne Dit Mot"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88549755-62707537.jpg?v=1747239009" alt=""Qui Ne Dit Mot"… une expérience immersive totale, totalement ludique, une archi totale expérience du Consentement" title=""Qui Ne Dit Mot"… une expérience immersive totale, totalement ludique, une archi totale expérience du Consentement" />
     </div>
     <div>
      Quintête - expérience immersive tout public - Création en cours.       <br />
       Chorégraphes, metteurs-en-scène et interprètes : Lisa Delolme, Claire Bouillot, Angélique Verger, Maxim Campistron, Jeanne Lullier.       <br />
       Vidéaste : Freddy Ayen.       <br />
       Décors et Accessoires : Angélique Verger.       <br />
       Par la Compagnie Wao.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
       À partir de 13 ans.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">6 juin 2025.</span>       <br />
       Dans le cadre du &quot;Spectacle des Artistes de la Glacière&quot;.       <br />
       Mairie du 13e, 1, place d'Italie, Paris 13e.       <br />
       Entrée libre sans réservation (soirée partagée entre six compagnies).       <br />
              <br />
       Été 2026 : Qui Ne Dit Mot, la performance, Champigny-sur-Marne (94).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/88549755-62707500.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Qui-Ne-Dit-Mot-une-experience-immersive-totale-totalement-ludique-une-archi-totale-experience-du-Consentement_a4215.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>"Le consentement" Monologue intense pour une tentative de récit libératoire</title>
   <pubDate>Thu, 21 Mar 2024 14:01:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le livre avait défrayé la chronique à sa sortie en levant le voile sur les relations pédophiles subies par Vanessa Springora, couvertes par un milieu culturel et par une époque permissive où ce délit n'était pas considéré comme tel, même quand celui-ci était connu, car déclaré publiquement par son agresseur sexuel, un écrivain connu. Sébastien Davis nous en montre les ressorts autant intimes qu'extimes où, sous les traits de Ludivine Sagnier, la protagoniste nous en fait le récit.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79047861-57307147.jpg?v=1711028070" alt=""Le consentement" Monologue intense pour une tentative de récit libératoire" title=""Le consentement" Monologue intense pour une tentative de récit libératoire" />
     </div>
     <div>
      Côté cour, Ludivine Sagnier attend à côté de Pierre Belleville le démarrage du spectacle, avant qu'elle n'investisse le plateau. Puis, pleine lumière où V. (Ludivine Sagnier) apparaît habillée en bas de jogging et des baskets avec un haut-le-corps. Elle commence son récit avec le visage fatigué et les traits tirés. En arrière-scène, un voile translucide ferme le plateau où parfois V. plante ses mains en étirant son corps après chaque séquence. Dans ces instants, c'est presque une ombre que l'on devine avec une voix, continuant sa narration, un peu en écho, comme à la fois proche, par le volume sonore, et distante par la modification de timbre qui en est effectuée.       <br />
              <br />
       Dans cet entre-deux où le spectacle n'a pas encore débuté, c'est autant la comédienne que l'on voit qu'une inconnue, puisqu'en dehors du plateau et se tenant à l'ombre, comme mise de côté sur une scène pourtant déjà éclairée avec un public pas très attentif de ce qui se passe.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79047861-57307158.jpg?v=1711028097" alt=""Le consentement" Monologue intense pour une tentative de récit libératoire" title=""Le consentement" Monologue intense pour une tentative de récit libératoire" />
     </div>
     <div>
      Est ainsi souligné cette sorte de déni autour de la pédophilie qui existait et qu'un silence entourait quand les personnes incriminées étaient couvertes et excusées par un milieu culturel du fait de leur notoriété. Et elles le sont toujours, même si le rapport sexuel est d'un autre ordre, mais reste toujours abusif. Dans le cas de Vanessa Springora, elle raconte, dans &quot;Le Consentement&quot; (2020), la relation pédophile entre G.M. et V.S., jeune adolescente de 14 ans, des initiales qui cachent à peine celle qu'elle a eue au même âge avec Gabriel Matzneff.       <br />
              <br />
       Sur le plateau, après chacun de ses récits, elle étend ses bras avec une tension des jambes prises de tremblements, comme pour débarrasser son corps de flétrissures. La mise en scène de Sébastien Davis donne une visibilité des séquelles autant psychiques que physiques subies par V. Ainsi est mis en exergue le côté autant intime qu'extime de cette relation pédophile.       <br />
              <br />
       Tous les protagonistes sont joués par la narratrice V. dont sa mère et essentiellement G., Cioran (1911-1995) y intervient aussi une fois. Ni costumes et ni maquillages spécifiques, seule la voix, sans modification, est utilisée pour appréhender ceux-ci, l'objectif n'étant pas de coller à eux, mais de les faire voir et sentir au travers de V. Seul pour Emil Cioran, qui incarne dans la pièce les milieux intellectuels qui pardonnaient les écarts de G. car écrivain, est imité avec un accent roumain.       <br />
              <br />
       On découvre le personnage dans ses différentes périodes de vie, et ce, à partir de 4 ans, avec un focus sur sa période adolescente autour de 14 ans lors de sa rencontre avec G., puis adulte quand elle devient écrivaine et éditrice. Dans cette succession de périodes, Ludivine Sagnier plante un personnage qui oscille entre une vue intime de ses sentiments et une visibilité externe de ce qu'elle raconte. Ainsi, la narration bascule parfois dans le récit. Côté cour, en arrière-scène, Pierre Belleville est à la batterie et rythme chaque séquence. Il donne du souffle et une tension à ce qui se joue sur les planches entre lignes et solos de batterie.       <br />
              <br />
       La tension de jeu est palpable, l'émotion est présente et à fleur de peau. Seule, pour la dernière scène, le costume change, laissant apparaître V. sereine, habillée élégamment en femme, comme libérée de ce qu'elle a écrit. Très belle prestation de Ludivine Sagnier qui arrive à habiter son personnage en y mêlant un large spectre de nuances émotionnelles.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le consentement"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79047861-57307170.jpg?v=1711028118" alt=""Le consentement" Monologue intense pour une tentative de récit libératoire" title=""Le consentement" Monologue intense pour une tentative de récit libératoire" />
     </div>
     <div>
      Texte : Vanessa Springora.       <br />
       Mise en scène : Sébastien Davis.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Dayana Bellini.       <br />
       Avec : Ludivine Sagnier, Pierre Belleville.       <br />
       Collaboration artistique : Cyril Cotinaut.       <br />
       Création musicale : Dan Levy.       <br />
       Création lumière : Rémi Nicolas.       <br />
       Scénographie : Alwyne de Dardel.       <br />
       Assistante scénographie : Claire Gringore.       <br />
       Stagiaire scénographie : Sabine Rolland.       <br />
       Régie générale : Julien Alenda.       <br />
       Régie son : Warren Dongué.       <br />
       Production Sorcières &amp; Cie.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 mars au 6 avril 2024.</span>       <br />
       Du mardi au vendredi à 19 h 30, samedi à 18 h 30, dimanche à 15 h 30.       <br />
       Relâche : dimanches 17, 24 et 31 mars.       <br />
       Théâtre du Rond-Point, Salle Jean Tardieu, Paris 8e, 01 44 95 98 21.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredurondpoint.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatredurondpoint.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/79047861-57307147.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-consentement-Monologue-intense-pour-une-tentative-de-recit-liberatoire_a3848.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-78984487</guid>
   <title>"Nora, Nora, Nora ! De l'influence des épouses sur les chefs-d'œuvre"… sous les yeux grands ouverts d'Elsa Granat</title>
   <pubDate>Mon, 18 Mar 2024 18:03:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans cette maison bourgeoise semblable à tant d'autres, avec deux hommes, un grand salon et un ami constant qui vient faire des visites régulières, la femme est une simple poupée aux côtés de ses trois enfants. Elle n'est que ça ! Pourtant, elle sauve son mari, à son insu, d'un mal pulmonaire en payant en secret un voyage à Naples pour son rétablissement. Pour réunir cet argent, elle travaille jusqu'au désespoir, la nuit, en cachette, et elle fait un faux en écriture auprès d'un huissier.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78984487-57269277.jpg?v=1710783125" alt=""Nora, Nora, Nora ! De l'influence des épouses sur les chefs-d'œuvre"… sous les yeux grands ouverts d'Elsa Granat" title=""Nora, Nora, Nora ! De l'influence des épouses sur les chefs-d'œuvre"… sous les yeux grands ouverts d'Elsa Granat" />
     </div>
     <div>
      Le prêteur menace de révéler ceci à son mari, mais il finit par l'apprendre et craint pour sa réputation. Effondrée par sa réaction mesquine, elle décide de tout quitter. Les hommes sont des pantins, veules et pleutres, à part peut-être le docteur Rank. Sans doute Nora incarne-t-elle une sorte de moment auroral du féminisme.       <br />
              <br />
       Une question nous a taraudée d'emblée à l'occasion de l'annonce d'une nouvelle adaptation de &quot;La Maison de poupée&quot;, célèbre pièce d'Ibsen, inscrite au registre international de la mémoire du monde de l'Unesco : pourquoi revisiter encore ce qui, a priori, a sans doute déjà été dit au fil des siècles ? Il est certain que l'œuvre d'art doit être aux prises avec le monde d'aujourd'hui et en refléter la nouveauté et la variété. Y baliser de nouvelles pistes d'interprétation est tout à fait légitime…       <br />
              <br />
       Gaston Bachelard n'a-t-il pas dit que <span style="font-style:italic">&quot;le passé de la culture a pour véritable fonction de lui préparer un avenir&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78984487-57269291.jpg?v=1710783254" alt=""Nora, Nora, Nora ! De l'influence des épouses sur les chefs-d'œuvre"… sous les yeux grands ouverts d'Elsa Granat" title=""Nora, Nora, Nora ! De l'influence des épouses sur les chefs-d'œuvre"… sous les yeux grands ouverts d'Elsa Granat" />
     </div>
     <div>
      De plus, cette nouvelle proposition soulevait aussi, pour nous, un double questionnement émaillé d'appréhensions tangibles : encore une pièce sur le féminisme. Beaucoup d'interrogations, donc… De plus, cette pièce, nous la connaissions pour l'avoir vue quelques fois déjà, car à nos yeux, il s'agit là d'une pièce essentielle sur le thème du mensonge, de la morale féminine opposée à la morale masculine, mais surtout du désir d'être soi et de s'accomplir coûte que coûte hors des conventions, de la société, du travail ou encore de la famille.       <br />
              <br />
       Mais convaincue que le théâtre est souvent capable du meilleur, nous avons malgré tout décidé de voir cette nouvelle version mise en scène par Elsa Granat.       <br />
              <br />
       Dans son adaptation toute personnelle de la pièce écrite en 1879, la metteuse en scène a choisi un angle tout particulier pour le moins subtil : celui de donner la parole aux enfants que Nora a abandonnés sans donner d'explication.  Elle s'en justifie ainsi : <span style="font-style:italic">&quot;réécrire des fictions en leur rajoutant des compléments circonstanciels, c'est un moyen de permettre à ces histoires de devenir réparatrices&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Et c'est là un véritable trait de génie qu'a eu l'autrice et metteuse en scène, à la tête de sa compagnie &quot;Tout Un Ciel&quot; depuis 2015. Assistée de Laura Grisinger à la dramaturgie, Elsa Granat nous fait découvrir quatorze comédiens et comédiennes en alternance, tout droit sortis(es) de l'ESAD (École supérieure d'Art Dramatique de Paris), et deux comédiennes amatrices de 70 ans incarnant Nora et Mme Linde âgées, Gisèle Antheaume et Victoria Chabran. L'énergie au plateau de tout ce petit monde est jubilatoire, virevoltant, remarquablement interprété et d'une grande justesse.       <br />
              <br />
       Elsa Granat, contrairement à Nora, ne fuit pas le patriarcat… Loin de là. Elle l'affronte de plein fouet, bille en tête, via la jeunesse et la fougue de son interprétation, et revisite la pièce d'Ibsen avec brio et grande originalité.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;J'ai vu une rencontre importante à tisser entre cette très ancienne Nora et ces très jeunes gens d'aujourd'hui. Et je voulais les questionner sur la manière dont ils pouvaient s'emparer du patrimoine de cette chose écrite par un homme du temps passé&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Bien lui en a pris ! Le public entend haut et fort les choix de Nora, cette femme qui est parvenue à se dire qu'elle aussi a des devoirs envers elle-même et que, pour cela, sans doute, il faut fuir, loin du patriarcat. Ses trois enfants n'ont pas l'intention de pardonner à leur mère, pourtant devenue vieille, mais ils vont tout de même prendre le temps de la visiter dans l'Ehpad où elle se trouve, de l'écouter, de l'entendre. Quand bien même, elle ne parvient pas véritablement à leur donner d'explications parce qu'elle est sénile.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78984487-57269299.jpg?v=1710783292" alt=""Nora, Nora, Nora ! De l'influence des épouses sur les chefs-d'œuvre"… sous les yeux grands ouverts d'Elsa Granat" title=""Nora, Nora, Nora ! De l'influence des épouses sur les chefs-d'œuvre"… sous les yeux grands ouverts d'Elsa Granat" />
     </div>
     <div>
      Les seize comédiens et comédiennes, en ce moment sur le plateau de La Tempête, sous la houlette d'Elsa Granat et de Laure Grinsinger, ont bien des choses à dire dans la lignée du hashtag Metoo, mais le vent qui mugit dans ce célèbre théâtre de la Cartoucherie n'emporte pourtant pas leurs paroles. Notamment celle de la jeune comédienne interprétant Nora ce vendredi 15 mars, tout comme celle d'une de ses deux filles au début de la pièce !       <br />
              <br />
       &quot;Je vois une pièce bourgeoise et révolutionnaire où je pourrais coller au mur cette femme et la faire parler pour qu'elle dise enfin ce qu'elle peut pour nous aujourd'hui, dans notre couple bouleversé par ceux qui paternent, bouleversé par celles qui parlent trop vite pour dire tout ce qu'elles ont tu pendant des années&quot;.       <br />
              <br />
       Elsa Granat a bien fait de se projeter ainsi, ses yeux grands ouverts sur la pièce datée d'Ibsen et en a fait un véritable bijou autour de l'héritage du passé.       <br />
              <br />
       La dramaturgie est finement agencée, laissant une grande place aux interrogations viscérales des trois enfants de Nora, remarquablement transposées par le jeu et la maturité des jeunes comédiens et comédiennes. Les propos des personnages s'enchevêtrent entre le XIXe siècle révolu et le XXe siècle, parfois en double voix, en sollicitant doublement le public dans les intentions.       <br />
              <br />
       Courez au théâtre de la Tempête avant le 31 mars pour assister à un spectacle d'une remarquable facture et ne négligez pas de considérer aussi le sous-titre, car il y a beaucoup de choses à y découvrir.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Nora, Nora, Nora ! - De l'influence des épouses sur les chefs-d'œuvre"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78984487-57269302.jpg?v=1710783318" alt=""Nora, Nora, Nora ! De l'influence des épouses sur les chefs-d'œuvre"… sous les yeux grands ouverts d'Elsa Granat" title=""Nora, Nora, Nora ! De l'influence des épouses sur les chefs-d'œuvre"… sous les yeux grands ouverts d'Elsa Granat" />
     </div>
     <div>
      D'après &quot;Une Maison de poupée&quot; d'Henrik Ibsen.       <br />
       Texte et mise en scène : Elsa Granat.       <br />
       Assistante mise en scène : Zelda Bourquin.       <br />
       Avec, en alternance : Maëlys Certenais , Antoine Chicaud, Hélène Clech, Victor Hugo Dos Santos Pereira, Niels Herzhaft, Chloé Hollandre, Juliette Launay , Anna Longvixay, Clémence Pillaud, Luc Roca, Lucile Roche, Clément-Amadou-Sall, Juliette Smadja et deux actrices amatrices Gisèle Antheaume, Victoria Chabran.       <br />
       Scénographie : Suzanne Barbaud.       <br />
       Lumières : Véra Martin.       <br />
       Son : Mathieu Barché.       <br />
       Collaboration à la dramaturgie : Laure Grisinger.       <br />
       Régie générale et plateau : Quentin Maudet.       <br />
       Régie plateau et habillage : Sabrina Durbano       <br />
       Approche chorégraphique de la tarentelle : Tullia Conte, Mattia Doto.       <br />
       Compagnie Tout Un Ciel.       <br />
       Durée estiméee : 2 h.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 1er mars au 31 mars 2024.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h 30, dimanche à 16 h 30.       <br />
       Théâtre de la Tempête, Salle Copi, Cartoucherie, Paris 12e, 01 43 28 36 36.       <br />
       <a class="link" href="https://www.la-tempete.fr/" target="_blank">&gt;&gt; la-tempete.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78984487-57269478.jpg?v=1710784346" alt=""Nora, Nora, Nora ! De l'influence des épouses sur les chefs-d'œuvre"… sous les yeux grands ouverts d'Elsa Granat" title=""Nora, Nora, Nora ! De l'influence des épouses sur les chefs-d'œuvre"… sous les yeux grands ouverts d'Elsa Granat" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/78984487-57269277.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Nora-Nora-Nora--De-l-influence-des-epouses-sur-les-chefs-d-oeuvre-sous-les-yeux-grands-ouverts-d-Elsa-Granat_a3843.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>"Dom Juan" Déconstruction d'une figure légendaire : sous le masque orgueilleux du séducteur, un petit macho dévoilé</title>
   <pubDate>Fri, 24 Mar 2023 06:36:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dom Juan, la figure du superbe libertaire nihiliste parvenant irrésistiblement à ses fins grâce à un caractère des plus trempés, doublée de celle du séducteur impénitent doté d'un appétit dionysiaque le conduisant à enchaîner les conquêtes, vit là ses dernières heures… Le noble Dom Juan devient, sous l'effet de la mise en jeu de David Bobée, un pitoyable macho prédateur en proie à ses propres démons destructeurs. S'emparant de cette figure marquante du siècle classique, le créateur de "Lucrèce Borgia" et de "Peer Gynt" (vus sur ce même plateau du Carré) nous rend captifs près de trois heures durant, tant l'interprétation contemporaine du texte de Molière - respecté à la lettre - est d'une fulgurance saisissante.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/71654556-49914775.jpg?v=1679598696" alt=""Dom Juan" Déconstruction d'une figure légendaire : sous le masque orgueilleux du séducteur, un petit macho dévoilé" title=""Dom Juan" Déconstruction d'une figure légendaire : sous le masque orgueilleux du séducteur, un petit macho dévoilé" />
     </div>
     <div>
      D'emblée, la scénographie esthétiquement envoûtante propulse au milieu de monumentales statues évoquant la Grèce antique. Impressionnantes, elles apparaissent comme les témoins pétrifiés d'un passé glorieux en cours de délitement. D'une placidité inquiétante, leur masse imposante surplombe les acteurs. Elles deviendront le terrain de jeu de Dom Juan qu'elles domineront de leur gigantisme sans qu'il n'ait l'air d'y porter cas, aveuglé qu'il est par l'enflure d'un égo démesuré. Les ondes mouvantes des jeux de lumières et celles de la musique amplifiée, ajoutées aux fumerolles envahissant le plateau, complètent le dispositif scénique, lieu d'une tragi-comédie éclairée sous l'angle de préoccupations contemporaines se lovant au creux des mots de Molière.       <br />
              <br />
       Interprété par le très remarquable acteur congolais Shade Hardy Garvey Moungondo, à la voix chantée sublime et jouant de tous les registres, Sganarelle endosse avec bonheur le costume du valet de Dom Juan. Tour à tour persifleur, indigné ou faussement servile, de sa seule présence rayonnante, lui le valet soumis au maître despotique, il renverse le rapport d'adhésion aux personnages en devenant héros de cette pièce mythique. Quant à Dom Juan - interprété par le très convaincant Radouan Leflahison - pérorant à tort et à travers, fort lui de son seul titre le plaçant, croit-il, au-dessus des lois humaines et divines, il ne se départira jamais de sa morgue, quand bien même aurait-il à en mourir.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/71654556-49914795.jpg?v=1679598850" alt=""Dom Juan" Déconstruction d'une figure légendaire : sous le masque orgueilleux du séducteur, un petit macho dévoilé" title=""Dom Juan" Déconstruction d'une figure légendaire : sous le masque orgueilleux du séducteur, un petit macho dévoilé" />
     </div>
     <div>
      Ainsi, dès son apparition, Dom Juan montre un homme dans toute la vérité de sa nature, un homme dénué de tout scrupule, sorte d'adulescent attardé brandissant son désir inextinguible de conquêtes féminines comme étendard d'une liberté masculine impétueuse. Son outrecuidance décomplexée a de quoi profondément choquer au temps du #metoo féministe, lui qui, avec une assurance défiant toutes mesures, additionne les dames et demoiselles de toutes classes, pourvu qu'elles soient jolies, avant de les soustraire de son existence qui n'a que faire de ses engagements d'incroyant.       <br />
              <br />
       Sublime menteur et bel acteur devant l'Éternel qu'il provoque, il tente - et y parvient souvent - d'embobiner ses victimes prêtes à croire ses logorrhées brodées de mensonges effrontés pour éviter de se sentir totalement flouées. Ainsi de la scène initiale avec Elvire où, avec un aplomb déconcertant, il tentera - certes en vain cette fois-là - de justifier son éloignement par des raisons de piété chrétienne aux antipodes de son athéisme forcené. Ainsi de la scène avec Charlotte et Pierrot (couple de paysans joués par deux acteurs d'origine chinoise) où il passera de l'un à l'autre en assurant chacun de son amour sincère
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/71654556-49914891.jpg?v=1679598875" alt=""Dom Juan" Déconstruction d'une figure légendaire : sous le masque orgueilleux du séducteur, un petit macho dévoilé" title=""Dom Juan" Déconstruction d'une figure légendaire : sous le masque orgueilleux du séducteur, un petit macho dévoilé" />
     </div>
     <div>
      À ce sujet, on ne peut que pointer - non sans délice - comment le metteur en scène a déjoué l'archaïsme du texte original en mettant dans la bouche d'un acteur homme, parlant de plus le mandarin, le texte dédié à l'origine à Mathurine, paysanne dont Molière au XVIIe siècle se moquait du jargon. Là non seulement la langue mandarine (surtitrée en français) ne prête à aucune moquerie patoisante, mais c'est sur les lèvres d'un homme que Dom Juan déposera son baiser de traître…       <br />
              <br />
       Ne respectant ni dieu ni personne, Dom Juan avant de défier magistralement la statue du Commandeur qu'il a envoyé naguère à trépas, se moquera magistralement de sa mère (chez Molière, il s'agissait du père, la mère n'ayant pas droit de cité pour des affaires aussi graves) - venue condamner sa conduite impie, en lui servant à genoux un numéro de repenti digne de la Comédie Française. De même en fera-t-il avec Monsieur Dimanche venu lui réclamer son dû en bourrant sa bouche de victuailles dès qu'il tente d'articuler sa requête. Plus cruelle encore est la perversité avec laquelle il soumet à la tentation un pieux miséreux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/71654556-49914905.jpg?v=1679598925" alt=""Dom Juan" Déconstruction d'une figure légendaire : sous le masque orgueilleux du séducteur, un petit macho dévoilé" title=""Dom Juan" Déconstruction d'une figure légendaire : sous le masque orgueilleux du séducteur, un petit macho dévoilé" />
     </div>
     <div>
      Quant à Sganarelle, sincèrement choqué par ces agissements, il n'a d'autre recours que dire sans dire tout en disant <span style="font-style:italic">&quot;J'ai à dire que… je n'ai que dire&quot;</span> et, en aparté, <span style="font-style:italic">&quot;Mon maître est le plus grand scélérat que la terre ait porté !&quot;</span>. Ses nombreuses réflexions &quot;à distance&quot; ont pour effet d'égayer une atmosphère polluée de bout en bout par les exactions d'un maître cynique qui, loin d'entraîner l'adhésion, suscite le rejet absolu. Seul un moment sauverait Dom Juan, celui où dans une adresse directe au public (à résonance très contemporaine), il disserte sur les avantages de la profession d'hypocrite amplement exercée par les représentants de l'église et des corps constitués…       <br />
              <br />
       L'apothéose de sa chute annoncée le montrera en cape rouge, le teint aussi livide que la pierre des statues gisant au sol. L'air ahuri, il défiera alors, au travers de la statue du Commandeur mise à bas, les forces de l'au-delà. Mais ce qui répondra à son défi de mortel, c'est une voix humaine, comme si le châtiment ne pouvait - pour David Bobée - être annoncé que par les humains ayant eu à souffrir, dans leur chair et leur âme, des œuvres de ce scélérat patenté. Quant au châtiment en lui-même, son exécution réservera une surprise à taille humaine…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/71654556-49914906.jpg?v=1679598956" alt=""Dom Juan" Déconstruction d'une figure légendaire : sous le masque orgueilleux du séducteur, un petit macho dévoilé" title=""Dom Juan" Déconstruction d'une figure légendaire : sous le masque orgueilleux du séducteur, un petit macho dévoilé" />
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      Une lecture flamboyante alliant, à la restitution d'un texte fabuleux, une mise en jeu et une interprétation contemporaine le donnant à entendre et à voir à l'aune des débats traversant notre actualité… Ainsi s'écroule - en écho au champ de ruines offert par les statues monumentales déboulonnées - le visage du séducteur et libre penseur &quot;ancré&quot; dans la tradition. Apparaissent, sous la lumière des projecteurs du théâtre, ses lézardes dévoilant les traits d'un être pitoyable, drapé dans sa superbe de noble arrogant ne respectant rien et tentant en vain de subvertir le sentiment de sa propre médiocrité. Macho méprisable, son entreprise auto destructrice &quot;réussit&quot; faute de n'avoir pu trouver ses limites.       <br />
              <br />
       L'autre réussite, elle, indéniable et ô combien réjouissante, appartient à David Bobée et à ses interprètes. Offrant un très grand moment de théâtre &quot;classique-contemporain&quot;, ils réenchantent la pièce de Molière… pour notre plus grand plaisir.       <br />
              <br />
       <b>Vu le jeudi 16 mars 2023 à la Scène Nationale Carré-Colonnes de Saint-Médard-en-Jalles (33).</b>
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     <div><b>"Dom Juan"</b></div>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/71654556-49915228.jpg?v=1679601419" alt=""Dom Juan" Déconstruction d'une figure légendaire : sous le masque orgueilleux du séducteur, un petit macho dévoilé" title=""Dom Juan" Déconstruction d'une figure légendaire : sous le masque orgueilleux du séducteur, un petit macho dévoilé" />
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      Création janvier 2023.       <br />
       Texte : Molière.       <br />
       Adaptation et mise en scène : David Bobée.       <br />
       Assistante et assistant à la mise en scène : Sophie Colleu et Grégori Miège.       <br />
       Avec : Nadège Cathelineau, Catherine Dewitt, Nine d'Urso, Radouan Leflahi, XiaoYi Liu, Jin Xuan Mao, Grégori Miège, Shade Hardy Garvey Moungondo, Orlande Zola.       <br />
       Scénographie : David Bobée et Léa Jézéquel.       <br />
       Lumières : Stéphane Babi Aubert.       <br />
       Vidéos : Wojtek Doroszuk.       <br />
       Musique : Jean-Noël Françoise.       <br />
       Costumes : Alexandra Charles.       <br />
       Décor : Les ateliers du Théâtre du Nord.       <br />
       Durée : 2 h 40.       <br />
              <br />
       <b>A été représenté les 16 et 17 mars 2023 à la Scène Nationale Carré-Colonnes de Saint-Médard-en-Jalles (33).</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">23 et 24 mars 2023 :</span> L'Avant-Seine, Colombes (92).       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 30 mars au 2 avril 2023 :</span> La Villette, Paris (75).       <br />
       <span class="fluo_jaune">6 et 7 avril 2023 :</span> Le Phénix - Scène nationale, Valenciennes (59).       <br />
       14 et 15 avril 2023 : Le Carré, Sainte-Maxime (83).       <br />
       Du 19 au 21 avril 2023 : Maison des arts, Créteil (94).       <br />
       Du 25 au 28 avril 2023 : La Comédie - Scène nationale, Clermont-Ferrand (63).       <br />
       4 et 5 mai 2023 : La Filature - Scène nationale, Mulhouse (68).       <br />
       7 et 8 juin 2023 : La Coursive - Scène nationale, La Rochelle (17).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/71654556-49914775.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Dom-Juan-Deconstruction-d-une-figure-legendaire-sous-le-masque-orgueilleux-du-seducteur-un-petit-macho-devoile_a3540.html</link>
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