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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-04-20T14:37:18+02:00</dc:date>
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   <title>Baroque et burlesque, "Qui a peur de Lysistrata ?" reprend le personnage d'Aristophane pour épingler les guerres d'aujourd'hui au tableau d'horreur</title>
   <pubDate>Fri, 27 Mar 2026 09:54:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Lysistrata signifie littéralement "celle qui licencie l'armée". Ici, plus que d'armée, il sera question de guerres, de ces guerres qui semblent perpétuelles puisqu'elles se succèdent à bas bruits ou avec éclat depuis des dizaines d'années, depuis toujours en fait, comme si, tels des monstres antiques et abyssaux, elles s'engendraient elles-mêmes, s'accouchant l'une de l'autre, dans un délire de sang et de cris, s'agonisant et se régénérant avec la régularité de la toute-puissance, de l'inéluctable.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95623460-66815058.jpg?v=1774515818" alt="Baroque et burlesque, "Qui a peur de Lysistrata ?" reprend le personnage d'Aristophane pour épingler les guerres d'aujourd'hui au tableau d'horreur" title="Baroque et burlesque, "Qui a peur de Lysistrata ?" reprend le personnage d'Aristophane pour épingler les guerres d'aujourd'hui au tableau d'horreur" />
     </div>
     <div>
      Les déesses elles-mêmes sont fatiguées de ces bruits, de ces massacres. Dans un esprit farce et cabaret, Brigitte Seth et Roser Montlló Guberna (également à la mise en scène et à la chorégraphie) interprètent deux déesses, Minestrone, déesse de la germination, et Mascarpone, déesse de la transformation. Elles seront un lien conducteur entre scène et public tout au long de ce spectacle qui mêle théâtre, danse et musique et passe alternativement du drame à l'esprit de cabaret. Car si, sur terre, les humains s'étripent avec une belle ténacité, dans le monde des divinités oubliées, on sort en plumes et en paillettes malgré l'effroi que les terriens provoquent avec leurs guerres.       <br />
               <br />
       Un savant dosage pour faire donner un contrepoids au texte de MarDi (Marie Dilasser) qui racle fort, donne du chien aux répliques, s'emploie à dresser des réquisitoires implacables contre ces guerres et surtout cette virilité, ce patriarcat toxique qui s'insinue dans toutes les têtes, tous les ventres, que l'on retrouve à vanter la compétition, la rivalité, la violence et qui vomit et chie dans tous les humains ont ces désirs guerriers dévastateurs. Parties dialoguées, parties monologuées, parties chorégraphiées sont les éléments du langage déployé ici pour questionner les raisons de ces conflits incessants. Les raisons, notamment, de cette appétence des humains pour ces massacres.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95623460-66815060.jpg?v=1774515845" alt="Baroque et burlesque, "Qui a peur de Lysistrata ?" reprend le personnage d'Aristophane pour épingler les guerres d'aujourd'hui au tableau d'horreur" title="Baroque et burlesque, "Qui a peur de Lysistrata ?" reprend le personnage d'Aristophane pour épingler les guerres d'aujourd'hui au tableau d'horreur" />
     </div>
     <div>
      Un texte parfois violent comme un cri, parfois plus sardonique, ironisant sur ces couples va-t-en-guerre, et les places distribuées aux femmes par les hommes, femmes au foyer soumises et glaciales. Un texte qui fait également parler un pur viriliste et leur manière grotesque de penser avec leur sexe, comme si la bite était un sceptre détenteur de tous les pouvoirs.       <br />
              <br />
       Chorégraphies, parties textuelles et musiques se tissent et se répondent. Toutes les trois possèdent une harmonie de forme et de sens. Quelque chose de chaotique, de répétitif, de boucles sans cesse répétées entraînent les corps des danseurs/acteurs. Des élans brisés, des échappatoires rattrapées, comme si les humains étaient sans cesse écartelés entre deux pôles, deux envies, deux fuites impossibles, deux désirs en conflit. Le texte est, lui aussi, très répétitif, il liste les choses, les gens, revient toujours au terme initial. Comme si avancer pour se sortir de ce cercle infernal de la guerre était recommencer ce cercle infernal.       <br />
              <br />
       Le système d'alternance entre interventions des personnages sur une scène vide seulement occupée de tas de vêtements vides, eux aussi, comme vidés de leurs corps, et les passages chorégraphiés devient lui-même un peu répétitif, même si le côté naïf de cette colère que l'on sent frémir tout au long du spectacle touche par sa sincérité, sa crudité et l'absence de leçon qu'il parvient à conserver.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>       <br />
              <br />
       Vu au TGP- CDN, Saint-Denis (93), le 18 février 2026.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Qui a peur de Lysistrata ?"</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95623460-66815062.jpg?v=1774515804" alt="Baroque et burlesque, "Qui a peur de Lysistrata ?" reprend le personnage d'Aristophane pour épingler les guerres d'aujourd'hui au tableau d'horreur" title="Baroque et burlesque, "Qui a peur de Lysistrata ?" reprend le personnage d'Aristophane pour épingler les guerres d'aujourd'hui au tableau d'horreur" />
     </div>
     <div>
      Texte : MarDi (Marie Dilasser).       <br />
       Mise en scène et chorégraphie : Brigitte Seth et Roser Montlló Guberna.       <br />
       Assistantes à la mise en scène : Gwennina Cloarec et Aliénor Suet.       <br />
       Avec : Jim Couturier, Ariane Derain, Antoine Ferron, Francisco Gil, Lisa Martinez, Maud Meunissier, Roser Montlló Guberna, Alice Rahimi, Brigitte Seth.       <br />
       Collaboration artistique Emmanuelle Bischoff.       <br />
       Scénographie : Roser Montlló Guberna, Brigitte Seth.       <br />
       Musique et vidéo : Hugues Laniesse.       <br />
       Lumière : Guillaume Tesson.       <br />
       Costumes : Sylvette Dequest.       <br />
       À partir de 14 ans.       <br />
       Durée 1 h 30.       <br />
              <br />
       <b>En tournée au Printemps 2027 à Château-Rouge à Annemasse et en tournée nationale (en construction).</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/95623460-66815058.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Baroque-et-burlesque-Qui-a-peur-de-Lysistrata-reprend-le-personnage-d-Aristophane-pour-epingler-les-guerres-d-aujourd_a4513.html</link>
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   <title>"Willy Protagoras enfermé dans les toilettes" Un "Au revoir" de Mouawad à la fois intime, politique et musical</title>
   <pubDate>Thu, 05 Feb 2026 10:14:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Créée le 26 mai 1998 par Wajdi Mouawad, "Willy Protagoras enfermé dans les toilettes" résume à lui tout seul le lieu de focalisation, en partie, de la pièce. Autour de dix-neuf comédiens qui hurlent, crient, s'insultent, échangent, parlent ou discutent, ce sont des univers qui se télescopent et dans lesquels le personnage principal souhaite se prémunir. Comme la figure d'un monde violent au sein d'une copropriété qui représente le monde, Wajdi Mouawad en propose une belle mise en scène dans un récit dont la longueur n'est pas du meilleur goût toutefois.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94114077-65651550.jpg?v=1770283544" alt=""Willy Protagoras enfermé dans les toilettes" Un "Au revoir" de Mouawad à la fois intime, politique et musical" title=""Willy Protagoras enfermé dans les toilettes" Un "Au revoir" de Mouawad à la fois intime, politique et musical" />
     </div>
     <div>
      Lumières sur un plateau où apparaît un immeuble beige avec treize fenêtres, dont une qui est temporairement fermée. Dans chacune d'elles, un(e) résident(e) se montre avec des attitudes et des voix très marquées, ainsi que des costumes caractéristiques au niveau des couleurs et de la coupe, montrant ainsi une différence de goût et, par ricochet, de vision du monde de chacun d'entre eux. Les personnages discutent, au démarrage, par soliloques et propos souvent tendus. On s'entend sans s'écouter. On échange sans prêter attention à l'autre, tout en lui répondant. On envoie bouler. On hurle, on s'invective, on s'insulte.       <br />
              <br />
       Dans cet entre-deux où le propos double l'écoute, chaque protagoniste représente un caractère type et parfois bien trempé ou impulsif dont le langage est le porte-drapeau, souvent vert et dru, les propos grossiers s'enchaînant parfois, pour certains, comme perles dans un collier. C'est tout un univers de solitude et de violence qui se dévoile à la fois entre eux, et chez eux pour le rare couple présent à la fenêtre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94114077-65651557.jpg?v=1770283571" alt=""Willy Protagoras enfermé dans les toilettes" Un "Au revoir" de Mouawad à la fois intime, politique et musical" title=""Willy Protagoras enfermé dans les toilettes" Un "Au revoir" de Mouawad à la fois intime, politique et musical" />
     </div>
     <div>
      Wajdi Mouawad, auteur et metteur en scène, met en lumière, dès l'entame du spectacle, ce rapport à l'autre, à soi et à ce qui nous unit, et de ce qui fait société. Et ce qui fait société, hors des commérages lancés entre voisins, est Willy Protagoras (Micha Lescot) qui est enfermé dans ses toilettes. Par volonté. Et il souhaite y rester pour faire société avec personne en créant sa propre bulle d'existence, loin du bruit du monde tout en en générant par son action.       <br />
              <br />
       La mise en scène débute avec une belle scénographie dans une copropriété dans laquelle, après avoir joué, les comédiens résidents s'assoient côté cour, en dehors du plateau. Ils continuent à suivre, ou peut-être à être indifférents, de ce qui se passe chez la famille Protagoras avant de retourner sur les planches.       <br />
              <br />
       L'ambiance est composée de bruits multiples avec des claquements de porte, des hurlements et des engueulades. C'est assez assourdissant et donne à la représentation un fort volume sonore qui mêle les relations de chacun au fracas des vies des autres. Comme dans un champ de bataille. Le décor est très intéressant dans ses couleurs claires, jaune et beige, avec au début, une vue extérieure de l'immeuble, pour ensuite basculer à l'intérieur et rendre visible subrepticement ses différents appartements et se fixer dans celui des Protagoras, pour aller jusqu'à leurs toilettes. C'est une vision à 360° des habitations où on plonge d'une vue globale à un périmètre plus exigu pour s'immiscer jusqu'à une intimité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94114077-65651562.jpg?v=1770283634" alt=""Willy Protagoras enfermé dans les toilettes" Un "Au revoir" de Mouawad à la fois intime, politique et musical" title=""Willy Protagoras enfermé dans les toilettes" Un "Au revoir" de Mouawad à la fois intime, politique et musical" />
     </div>
     <div>
      Les déjections sont de la partie. Cela chie et vomit. Willy Protagoras utilise son élément fécal pour peindre un tableau à même les toilettes. Il est aussi auparavant écrasé sans gêne, pied nu, par sa mère (Julie Julien). Il fait partie un moment du décor, même si le voisinage se plaint de sa présence puante. Le rapport excrémentiel à la scène peut déplaire, voire choquer. Cela ne laisse pas insensible, car ce qui est rejeté par l'éducation est intégré par Willy Protagoras, adulte, comme un élément constitutif et créatif pictural.       <br />
              <br />
       La représentation est un peu trop longue, avec un récit qui s'attarde parfois. Une chanson, au demeurant très bien chantée par Nelly Lawson (Nelly Protagoras), vient se greffer en occultant, le temps du chant, la pièce, comme une parenthèse dans une phrase. Celle-ci semble disparaître d'un coup, faisant ainsi prendre une autre direction artistique à la création. Toutefois, la musique jouée par M'hamed El Menjra fait le lien entre deux cultures, orientale et occidentale, à l'aide du Houd et de la guitare électrique. Elle est comme une passerelle et accompagne mélodieusement le spectacle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94114077-65651564.jpg?v=1770283608" alt=""Willy Protagoras enfermé dans les toilettes" Un "Au revoir" de Mouawad à la fois intime, politique et musical" title=""Willy Protagoras enfermé dans les toilettes" Un "Au revoir" de Mouawad à la fois intime, politique et musical" />
     </div>
     <div>
      Le jeu des comédiens est très physique, utilisant la voix comme média non seulement d'expression, mais surtout d'existence. On hurle au début, comme pour exister. Au-delà de la poésie brute du drame, Wajdi Mouawad crée des mots pour en faire parfois, à dessein, des armes autant maladroites qu'inefficaces, au travers des insultes ou de colères renvoyées à elles-mêmes par les protagonistes. Ils ne font pas mouche le plus souvent, car ils sont lancés un peu éperdument comme des jets de pierre, sans direction aucune, sauf celle de vouloir se faire entendre. Mais ils sont les témoins d'un échec.        <br />
              <br />
       On ne choisit pas son voisinage comme on ne choisit pas sa famille, tout en pouvant être en lutte contre ce qui est autour de nous. En parallèle, c'est la guerre qui est en arrière-fond, contre soi-même un peu et contre ce qui nous entoure essentiellement.       <br />
              <br />
       Il y a une certaine fixité des personnages à l'entame du spectacle lorsqu'ils sont à la fenêtre, avec une aire de jeu qui reste réduite symboliquement et géographiquement, celle toujours de leur habitation qui semble être le seul endroit au monde pour eux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94114077-65651635.jpg?v=1770283922" alt=""Willy Protagoras enfermé dans les toilettes" Un "Au revoir" de Mouawad à la fois intime, politique et musical" title=""Willy Protagoras enfermé dans les toilettes" Un "Au revoir" de Mouawad à la fois intime, politique et musical" />
     </div>
     <div>
      À chacun, c'est une liberté qui se dérobe, celle du résident avec son voisinage, celle de Willy Protagoras contre les autres et contre sa famille. Il y a toujours un esprit de questionnement et de résistance qui plane sur tous, celui de se préserver, et pour le personnage principal, dans une salle d'eau, seul endroit d'intimité, d'une latitude restreinte, mais suffisamment revendicatrice pour se faire entendre. Derrière cette symbolique, c'est un lieu de solitude, intime, où on s'allège de ce qui organiquement nous alourdit. C'est aussi un endroit, à la fois commun, mais accessible à un seul, pour se questionner sans être dérangé.       <br />
              <br />
       Bref, dans un spectre plus large et plus en lien avec ce qu'a pu vivre Wajdi Mouawad, c'est aussi une fenêtre ouverte pour s'évader de la guerre qui reste présente tout au long de la pièce. Avec celle-ci, c'est un retour aux sources pour le dramaturge qui signe sa dernière mise en scène à la Colline avec sa première création écrite. Belle pièce et bien charpentée. Bravo l'artiste !       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Willy Protagoras enfermé dans les toilettes"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94114077-65651656.jpg?v=1770284177" alt=""Willy Protagoras enfermé dans les toilettes" Un "Au revoir" de Mouawad à la fois intime, politique et musical" title=""Willy Protagoras enfermé dans les toilettes" Un "Au revoir" de Mouawad à la fois intime, politique et musical" />
     </div>
     <div>
      Texte : Wajdi Mouawad.       <br />
       Mise en scène : Wajdi Mouawad.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Valérie Nègre.       <br />
       Avec : Lionel Abelanski, Éric Bernier, Pierre-Yves Chapalain, Gilles David (de la Comédie-Française), Lucie Digout, Marceau Ebersolt, Jade Fortineau, Delphine Gilquin, Julie Julien, Nelly Lawson, Micha Lescot, Mireille Naggar, Johanna Nizard       <br />
       Et la 4e promotion de la Jeune troupe de La Colline : Milena Arvois, Tristan Glasel, Swann Nymphar, Gabor Pinter, Tim Rousseau, Lola Sorel.       <br />
       Musicien : M'hamed El Menjra.       <br />
       Dramaturgie : Charlotte Farcet.       <br />
       Scénographie : Emmanuel Clolus.       <br />
       Lumières : Éric Champoux.       <br />
       Composition musicale : Pascal Sangla.       <br />
       Son : Sylvère Caton et Michel Maurer.       <br />
       Costumes : Emmanuelle Thomas, assistée d'Anne-Emmanuelle Pradier.       <br />
       Maquillages et coiffures Cécile Kretschmar, assistée de Mélodie Ras.       <br />
       Suivi de texte : Dena Pougnaud.       <br />
       Fabrication des accessoires et décor : ateliers de La Colline.       <br />
       Durée estimée : 2 h 45.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 21 janvier au 8 mars 2026.</span>       <br />
       Mardi à 19 h 30, mercredi au samedi à 20 h 30, dimanche à 15 h 30.        <br />
       Relâche : dimanche 25 janvier.       <br />
       La Colline - Théâtre national, Grand théâtre, 15, rue Malte-Brun, Paris 20e.       <br />
       Téléphone : 01 44 62 52 52.       <br />
       <a class="link" href="https://billetterie.colline.fr/fr/manifestation/162/willy_protagoras_enferme_dans_les_toilettes" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.colline.fr/" target="_blank">&gt;&gt; colline.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94114077-65651657.jpg?v=1770283995" alt=""Willy Protagoras enfermé dans les toilettes" Un "Au revoir" de Mouawad à la fois intime, politique et musical" title=""Willy Protagoras enfermé dans les toilettes" Un "Au revoir" de Mouawad à la fois intime, politique et musical" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/94114077-65651550.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Willy-Protagoras-enferme-dans-les-toilettes-Un-Au-revoir-de-Mouawad-a-la-fois-intime-politique-et-musical_a4470.html</link>
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   <title>Avec "Willy Protagoras enfermé dans les toilettes", Wajdi Mouawad réussit à décoiffer le sage public de la Colline : une manière de retrouver jeunesse et liberté</title>
   <pubDate>Tue, 03 Feb 2026 08:14:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Chant, musique et poésie sont les armes aimées par Wajdi Mouawad pour lutter contre les armes du ravage, des tortures et de la destruction que sont les conflits armés, les dictatures et les guerres économiques soumises aux intérêts des puissants. Elles sont à nouveau présentes dans cette pièce de jeunesse, comme des havres ; elles surgissent à quelques reprises en cris puissants, en bouffées de pureté, en oasis de vie dans un monde voué au chaos.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94046886-65619497.jpg?v=1770049831" alt="Avec "Willy Protagoras enfermé dans les toilettes", Wajdi Mouawad réussit à décoiffer le sage public de la Colline : une manière de retrouver jeunesse et liberté" title="Avec "Willy Protagoras enfermé dans les toilettes", Wajdi Mouawad réussit à décoiffer le sage public de la Colline : une manière de retrouver jeunesse et liberté" />
     </div>
     <div>
      Le monde est ici représenté par un immeuble peuplé d'une quinzaine d'habitants. Parmi eux, la famille Protagoras a le plus bel appartement, celui qui a vu sur la mer. Un appartement qui est source de convoitise pour tous ces voisins, d'autant que celui-ci est déjà à moitié occupé par une autre famille que les Protagoras : la famille Philisti-Palestine, père, mère, fils et fille. Une famille que les Protagoras, père, mère, fils et fille, ont accepté d'héberger il y a un certain temps, avec qui elle est en conflit maintenant, celle-ci refusant de s'en aller et revendiquant même le droit d'habiter seul dans cet appartement.       <br />
              <br />
       Situation ubuesque, digne d'une pièce d'Hanokh Levin, que Wajdi Mouawad invente en 1988 (il a vingt ans) alors qu'il joue, en compagnie de 35 étudiants de l'École nationale de Théâtre du Canada, le rôle d'un auteur dans une pièce de Claude Gauvreau, mis en scène par Yves Desgagnés, &quot;L'Asile de la pureté&quot;. À parts égales, la pièce dans laquelle il joue à l'époque et la situation au Liban, le pays où il a vécu son enfance, influent sur le récit et les personnages qu'il met alors en place.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94046886-65619523.jpg?v=1770049936" alt="Avec "Willy Protagoras enfermé dans les toilettes", Wajdi Mouawad réussit à décoiffer le sage public de la Colline : une manière de retrouver jeunesse et liberté" title="Avec "Willy Protagoras enfermé dans les toilettes", Wajdi Mouawad réussit à décoiffer le sage public de la Colline : une manière de retrouver jeunesse et liberté" />
     </div>
     <div>
      Comme l'appartement de la famille Protagoras, le Liban, surnommé la Suisse du Moyen-Orient, est, à la fin des années quatre-vingt, déchiré de l'intérieur, secoué par l'arrivée massive de réfugiés palestiniens, convoité de l'extérieur par la Syrie et bientôt envahie par les armées syrienne, israélienne, américaine et française. À ce moment de l'Histoire, le général Aoun s'enferme avec ses troupes dans le palais présidentiel, et Willy Protagoras décide de s'enfermer dans les toilettes.       <br />
               <br />
       Formidable humeur potache. Magnifique cri de révolte d'une jeunesse qui étouffe. Bon gros bras d'honneur au vernis conventionnel bien-pensant de la société et sa politesse, sa propreté, son hygiène. En s'enfermant dans les toilettes de l'appartement &quot;Liban&quot; des Protagoras, Willy emmerde tout le monde. Une attitude tout à fait immature. Mais sa protestation, à la fois pacifiste et dérangeante pour le bon désordre de la famille, n'est pas sans cause. La situation bloquée de ces deux familles se battant pour le même appartement, sous la surveillance avide du voisinage qui s'immisce dans leurs vies, vient de provoquer le départ de sa sœur, Nelly Protagoras. À bout de patience, elle emporte ses affaires et son départ ressemble étrangement à un exil définitif.
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94046886-65619524.jpg?v=1770049964" alt="Avec "Willy Protagoras enfermé dans les toilettes", Wajdi Mouawad réussit à décoiffer le sage public de la Colline : une manière de retrouver jeunesse et liberté" title="Avec "Willy Protagoras enfermé dans les toilettes", Wajdi Mouawad réussit à décoiffer le sage public de la Colline : une manière de retrouver jeunesse et liberté" />
     </div>
     <div>
      La mise en scène de Wajdi Mouawad ne s'épargne aucune folie, aucune démesure, dans cette métaphore politique de la férocité humaine. Les quinze personnages de cet immeuble ont toutes et tous une excentricité affichée, qu'elle soit physique via les maquillages, des costumes bigarrés, des prothèses ou un travail sur les corps qui les personnalise, ou qu'elle soit visible dans l'exagération de traits de caractère extrêmement caricaturaux. Ça hurle, ça se donne des coups, ça fait des alliances et ça trahit des alliances, une mêlée sauvage qui finit par s'installer dans l'appartement des Protagoras qui devient très vite un cloaque d'excréments et d'urines sens dessus dessous.       <br />
              <br />
       Cela tient de la farce, une bouffonnerie provocatrice totale et jubilatoire qui pourrait rappeler les mises en scène d'Alfredo Arias, mais une farce noire et tueuse pour une jeunesse prise dans ces conflits croisés pour qui les choix sont la résistance obstinée d'un Willy, l'exil ou bien la mort.       <br />
              <br />
       Et pourtant, un sentiment de joyeux bordel se dégage du jeu débridé des comédiennes et des comédiens. L'impertinence de ce texte de jeunesse, dont l'extravagance des personnages est exceptionnelle dans l'œuvre littéraire de Wajdi Mouawad, a une belle saveur provocatrice. Et malgré les presque trente années qui séparent sa conception de cette mise en scène, le discours reste en partie d'actualité pour le Liban, pays toujours en proie aux déchirements internes et aux agressions extérieures.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94046886-65619525.jpg?v=1770050025" alt="Avec "Willy Protagoras enfermé dans les toilettes", Wajdi Mouawad réussit à décoiffer le sage public de la Colline : une manière de retrouver jeunesse et liberté" title="Avec "Willy Protagoras enfermé dans les toilettes", Wajdi Mouawad réussit à décoiffer le sage public de la Colline : une manière de retrouver jeunesse et liberté" />
     </div>
     <div>
      La fin de la pièce laisse la scène libre pour la divagation des jeunes personnages de l'histoire, qu'ils soient en vie, qu'ils soient partis en exil, qu'ils soient morts ou même qu'ils soient illusions fantasmées. Une jeunesse que l'on a vue subir la violence, la peur, le viol de la part de la génération précédente, une jeunesse qui n'a que la drogue, la fuite ou le suicide pour espérer.       <br />
              <br />
       Alors, la musique de M'hamed El Menjra, à la guitare électrique et à l'oud, est bienvenue. Elle accompagne et porte la voix de Nelly Lawson qui s'élève en un cri de rage et vient percer doucement les cœurs et y déposer un peu du baume de la poésie et de la beauté.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Willy Protagoras enfermé dans les toilettes"</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94046886-65619597.jpg?v=1770050619" alt="Avec "Willy Protagoras enfermé dans les toilettes", Wajdi Mouawad réussit à décoiffer le sage public de la Colline : une manière de retrouver jeunesse et liberté" title="Avec "Willy Protagoras enfermé dans les toilettes", Wajdi Mouawad réussit à décoiffer le sage public de la Colline : une manière de retrouver jeunesse et liberté" />
     </div>
     <div>
      Texte : Wajdi Mouawad.       <br />
       Mise en scène : Wajdi Mouawad.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Valérie Nègre.       <br />
       Avec : Lionel Abelanski, Éric Bernier, Pierre-Yves Chapalain, Gilles David (de la Comédie-Française), Lucie Digout, Marceau Ebersolt, Jade Fortineau, Delphine Gilquin, Julie Julien, Nelly Lawson, Micha Lescot, Mireille Naggar, Johanna Nizard       <br />
       Et la 4e promotion de la Jeune troupe de La Colline : Milena Arvois, Tristan Glasel, Swann Nymphar, Gabor Pinter, Tim Rousseau, Lola Sorel.       <br />
       Musicien : M'hamed El Menjra.       <br />
       Dramaturgie : Charlotte Farcet.       <br />
       Scénographie : Emmanuel Clolus.       <br />
       Lumières : Éric Champoux.       <br />
       Composition musicale : Pascal Sangla.       <br />
       Son : Sylvère Caton et Michel Maurer.       <br />
       Costumes : Emmanuelle Thomas, assistée d'Anne-Emmanuelle Pradier.       <br />
       Maquillages et coiffures Cécile Kretschmar, assistée de Mélodie Ras.       <br />
       Suivi de texte : Dena Pougnaud.       <br />
       Fabrication des accessoires et décor : ateliers de La Colline.       <br />
       Durée estimée : 2 h 45.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 21 janvier au 8 mars 2026.</span>       <br />
       Mardi à 19 h 30, mercredi au samedi à 20 h 30, dimanche à 15 h 30.        <br />
       Relâche : dimanche 25 janvier.       <br />
       La Colline - Théâtre national, Grand théâtre, 15, rue Malte-Brun, Paris 20e.       <br />
       Téléphone : 01 44 62 52 52.       <br />
       <a class="link" href="https://billetterie.colline.fr/fr/manifestation/162/willy_protagoras_enferme_dans_les_toilettes" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.colline.fr/" target="_blank">&gt;&gt; colline.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/94046886-65619497.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Avec-Willy-Protagoras-enferme-dans-les-toilettes--Wajdi-Mouawad-reussit-a-decoiffer-le-sage-public-de-la-Colline-une_a4467.html</link>
  </item>

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   <title>"Une assemblée de femmes" L'Art, encore et toujours, pour sauver ce que la politique veut détruire !</title>
   <pubDate>Thu, 30 Oct 2025 09:16:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   De retour en France où les comédiens étaient venus en 2023, entre autres, à l'Institut du Monde Arabe, le Théâtre National Palestinien El-Hakawati de Jérusalem-Est rejoue "Une assemblée de femmes", adaptée de la pièce d'Aristophane, suivie du film "A Palestinian Women Assembly" de Roxane Borgna. La pièce et le documentaire résonnent, chacun à leur façon, avec le destin de Palestiniennes qui revendiquent et affirment leurs droits dans une société patriarcale très marquée.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92187322-64704973.jpg?v=1761812393" alt=""Une assemblée de femmes" L'Art, encore et toujours, pour sauver ce que la politique veut détruire !" title=""Une assemblée de femmes" L'Art, encore et toujours, pour sauver ce que la politique veut détruire !" />
     </div>
     <div>
      &quot;Une assemblée de femmes&quot;, adaptée de la comédie antique &quot;L'assemblée des femmes&quot; (-392 av. J.-C.) d'Aristophane, vient d'une idée de Roxane Borgna. Elle est en écho avec le film &quot;A Palestinian Women Assembly&quot; de Roxane Borgna et Laurent Rojol, qui est ensuite projeté après la représentation. Ce diptyque théâtre-documentaire donne la parole à des Palestiniennes qui revendiquent leurs droits dans une société patriarcale très marquée.       <br />
              <br />
       Il fait nuit noire. Quatre personnages féminins, avec chacun leur lampe, sont sur scène, habillés en hommes. Affublés de fausses barbes, ils sont prêts à investir l'assemblée. C'est une double dénonciation de la mainmise des hommes sur la société et de la corruption qui y sévit.       <br />
              <br />
       Adaptée par Jean-Claude Fall et mise en scène par Roxane Borgna en collaboration avec Jean-Claude Fall, la pièce, jouée par le Théâtre National Palestinien El-Hakawati, la pièce articule aussi des propos de Palestiniennes tirés des extraits de &quot;A Palestinian Women Assembly&quot; qui sont projetés sur trois voiles blancs suspendus sur scène. Elles s'expriment sur les rapports entre les deux sexes en Palestine. Elles sont de tout âge et de toute génération et interviennent, par intermittence, comme des moments réels, alimentant la fable tirée d'Aristophane qui déroule la révolte, originellement, d'athéniennes voulant conquérir l'assemblée pour combattre l'iniquité et la corruption des hommes. Autre lieu, autre époque et autre écriture, mais même maux, toujours présents à des milliers d'années de différence. C'est le couple entre réalité et fable qui fait l'originalité de cette création, car le propos tire aussi sa force du terrain.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92187322-64704974.jpg?v=1761812430" alt=""Une assemblée de femmes" L'Art, encore et toujours, pour sauver ce que la politique veut détruire !" title=""Une assemblée de femmes" L'Art, encore et toujours, pour sauver ce que la politique veut détruire !" />
     </div>
     <div>
      Un lien existe entre film et théâtre qui donne au jeu une double focale, autant géographique que temporelle, et cette temporalité devient intemporelle. Ces personnes interviewées viennent de Naplouse, Jérusalem, Bethléem, Jéricho, Ramallah et Hébron. Elles deviennent l'essence moderne des personnages de l'auteur grec.  Ce qui interpelle aussi est cet arrêt sur image pendant plusieurs scènes sur le visage d'une jeune dame interviewée et dont le regard semble être interrogatif sur les évolutions politiques à effectuer en Palestine. Ce visage et ce regard accompagnent différentes scènes.       <br />
              <br />
       La dramaturgie présente une scénographie presque nue avec un escabeau, un porte-voix, trois voiles blancs suspendus à un fil, quelques fausses barbes, des robes et des costumes. Tout est dans le jeu des comédiens. Vif, truculent, le texte est porté avec force et gourmandise.       <br />
              <br />
       Après la représentation, &quot;A Palestinian Women Assembly&quot; est projeté. Il est basé sur des interviews faites par Roxane Borja et Laurent Rojol en 2021 et 2022. Elles ont été menées à Jérusalem Est avec les femmes du Women-center à Silwan avec Mariam, Mariam, Alla', Sabine, Salam. Dans la vieille ville de Jérusalem avec Rula et les habitantes de Burj Alluqluq. À Jéricho avec Maysoun, Myassar et les femmes du Charitable Society. À Hébron avec Lana, la famille Shabaneh et toute l'équipe de l'association ADWAR qui travaille à des changements sociaux. À Bethléem avec les dames du groupe Mariam Mashrou, Jessica et Shaden.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92187322-64704976.jpg?v=1761812457" alt=""Une assemblée de femmes" L'Art, encore et toujours, pour sauver ce que la politique veut détruire !" title=""Une assemblée de femmes" L'Art, encore et toujours, pour sauver ce que la politique veut détruire !" />
     </div>
     <div>
      Et toute l'équipe de l'Alliance française avec Rawan et les réfugiées du camp Aida et Abdelfattah Abusrour du centre culturel ALROWWAD. À Naplouse avec Maram, Oraib, Aya, Ohoud, Mona, Amira, Hanan, Suha, Alla', l'école de danse Askadar, Suha et Cœur de l'association d'art. À Ramallah, avec le théâtre Ashtar et la radio Nisaa. Il y a aussi Al Majaz, un village bédouin de &quot;Masafer YaRa&quot; situé dans le désert au sud d'Hébron. avec Air, Aman, Montaha, Mouna, Saeda, Inam, Rami, Air, Sahar.       <br />
              <br />
       Ce documentaire est un vent d'espoir qui montre une vision du monde portée par des ambitions politiques d'égalité et de redéfinition de la société palestinienne. La parole des protagonistes est rare, car confisquée par une mainmise patriarcale et surtout par une tragique situation géopolitique depuis des décennies où lutter contre l'occupation israélienne et souffrir des tragédies humaines restent une souffrance continue.       <br />
              <br />
       Des figures courageuses sont présentes telles que la rayonnante présidente de l'association ADWAR, Sahar Youssef Alkawasmeh. Son combat est de faire exister les Palestiniennes pour ce qu'elles sont, afin qu'elles se fassent entendre socialement. Elle a réussi à créer des groupes d'hommes pour les soutenir. Ou l'artiste dramaturge Ashtar Muallem qui revendique courageusement, dans une de ses créations, malgré les problèmes rencontrés, sa féminité. Et déclare face caméra qu'elle veut être présidente de la Palestine !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92187322-64704991.jpg?v=1761812478" alt=""Une assemblée de femmes" L'Art, encore et toujours, pour sauver ce que la politique veut détruire !" title=""Une assemblée de femmes" L'Art, encore et toujours, pour sauver ce que la politique veut détruire !" />
     </div>
     <div>
      Nous avions assisté à &quot;Une assemblée de femmes&quot; le 23 septembre 2023 à l'Institut du Monde Arabe, deux semaines avant l'embrassement et les massacres qui ont eu lieu à partir du 7 octobre qui ont généré, du côté israélien, la mort de 1 207 personnes dont 828 civils par le Hamas. S'est ensuivie la famine et la destruction de Gaza par l'armée israélienne avec la mort de 67 869 Gazaouis à la date du 21 octobre 2025, selon le ministère de la Santé du Hamas, chiffre jugé fiable par l'ONU*. Même si à la date de rédaction de cet article, il y a un très fragile cessez-le-feu à Gaza, il y a toujours, au même moment, une violence extrême et une expropriation des terres par des colons israéliens en Cisjordanie.       <br />
              <br />
       Ce 23 septembre 2023 donc, à la fin de la pièce, la troupe avait proposé au public d'exprimer ce qu'il souhaiterait comme société, chacun pouvant donner son avis. S'était engagée ensuite une discussion entre la troupe et les spectateurs. Puis la troupe du Théâtre National Palestinien El-Hakawati invitait le public dans un élan de fête et de partage à boire une succulente soupe de légumes.        <br />
              <br />
       Sauf que pour les représentations d'octobre 2025, il n'y a pas eu de fête, les comédiennes et comédiens n'ayant pas le cœur à ça comme ils l'ont exprimé.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Wikipédia.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Une assemblée de femmes"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92187322-64704992.jpg?v=1761812503" alt=""Une assemblée de femmes" L'Art, encore et toujours, pour sauver ce que la politique veut détruire !" title=""Une assemblée de femmes" L'Art, encore et toujours, pour sauver ce que la politique veut détruire !" />
     </div>
     <div>
      Un diptyque théâtre et film documentaire.       <br />
       D'après Aristophane.       <br />
       Par le Théâtre National Palestinien.       <br />
       Traduction de la pièce d'Aristophane en arabe palestinien : Ranya Filfil.       <br />
       Équipe de création : Roxane Borgna, Jean-Claude Fall et Laurent Rojol.       <br />
       Avec : Ameena Adilehn, Iman Aoun (comédienne et directrice du Théâtre Ashtar), Mays Assi, Firas Farrah, Nidal Jubeh, Amer Khalil (comédien et directeur du Théâtre National Palestinien - Al Hakawati), Shaden Saleemn et Yasmin Shalaldeh.       <br />
       Durée : 1 h       <br />
       <b>&quot;A palestinian women assembly&quot;</b>       <br />
       Film documentaire.       <br />
       Durée : 50 minutes.       <br />
              <br />
       Création franco-palestinienne par le المسرح الوطني الفلسطيني/ الحكواتي The Palestinian National Theatre, coproduite par le TNP, La Manufacture Cie Jean-Claude FALL, l'Institut français de Jérusalem - Chateaubriand, avec le soutien du Consulat Général de France à Jérusalem.       <br />
              <br />
       Le spectacle a eu lieu les 11, 12 et 18, 19 octobre 2025 au Théâtre du Soleil à Paris.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatre-du-soleil.fr/fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-du-soleil.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/92187322-64704973.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Une-assemblee-de-femmes-L-Art-encore-et-toujours-pour-sauver-ce-que-la-politique-veut-detruire-_a4393.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>•In 2025• "Gahugu Gato (Petit Pays)" Retour au pays, le Rwanda… et son peuple déchiré, Hutus et Tutsis "nez à nez"</title>
   <pubDate>Wed, 23 Jul 2025 09:55:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2025]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Quand Gaby revient dans son pays natal mis à mal, après une longue absence liée à son exil en France, il éprouve le grand bonheur de retrouver sa mère qu'il croyait morte. Celle qu'il a quittée quand il était encore un enfant n'est plus la même. Mutique et profondément choquée par ce qu'elle a vécu, elle semble s'être retirée du monde… C'est cette histoire fictive, à résonances tout à la fois personnelles et historiques, que le romancier musicien Gaël Faye raconte dans son roman éponyme. Frédéric Fisbach et Dida Nibagwire, elle-même rwandaise, l'adaptent pour la porter au plateau en confiant à des comédien(ne)s rwandais(es) le soin de l'interprétation.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90078251-63586348.jpg?v=1753259687" alt="•In 2025• "Gahugu Gato (Petit Pays)" Retour au pays, le Rwanda… et son peuple déchiré, Hutus et Tutsis "nez à nez"" title="•In 2025• "Gahugu Gato (Petit Pays)" Retour au pays, le Rwanda… et son peuple déchiré, Hutus et Tutsis "nez à nez"" />
     </div>
     <div>
      Comme dans un songe d'une nuit d'été, trois musiciens prennent place sereinement sous le majestueux platane du Cloître des Célestins. Au son mélodieux de la guitare et de l'inanga, cet instrument traditionnel que l'on disait accompagner au Burundi le sommeil du roi tant sa sonorité est douce, un chant s'élève dans un nuage douillet. Son charme, rehaussé par les tissus colorés, opère d'emblée…       <br />
              <br />
       Que nous font entendre ces paroles en Kinyarwanda surtitré en français ? Elles nous racontent le retour au Rwanda de Gaby, découvrant sa mère absente dans sa tête… Le &quot;spectacle&quot; sera l'occasion de (re)mettre en scène, comme le ferait un flash-back au cinéma, l'histoire de cette famille disséminée par le drame génocidaire ayant abouti au massacre programmé de plus de huit cent mille Tutsis.       <br />
              <br />
       Hutus et Tutsis, deux classes sociales et… un même peuple, partageant la même langue, la même religion, la même culture. Alors pourquoi cet affrontement délétère ? Le père français de Gaby (sa mère rwandaise s'est exilée au Burundi voisin pour essayer d'échapper au génocide) tente tant bien que mal d'expliquer à l'enfant de dix ans qu'il était, que Hutus et Tutsis… n'ont pas le même nez, les seconds étant dotés d'un nez fin et d'une corpulence plus élancée. Une raison pour être exterminés ? L'enfant ne comprend pas, nous non plus… sauf à considérer que les intérêts des anciens colonisateurs (dont la France) étaient de fermer les yeux en 1994 sur ces massacres présentés comme une guerre ethnique dont l'Occident n'a pas à se mêler, les Hutus au pouvoir permettant cyniquement de continuer à faire… des affaires.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90078251-63586349.jpg?v=1753259722" alt="•In 2025• "Gahugu Gato (Petit Pays)" Retour au pays, le Rwanda… et son peuple déchiré, Hutus et Tutsis "nez à nez"" title="•In 2025• "Gahugu Gato (Petit Pays)" Retour au pays, le Rwanda… et son peuple déchiré, Hutus et Tutsis "nez à nez"" />
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      Dans un florilège de danses expressives, de chants envoûtants et de séquences parlées projetées vers les gradins, les scènes échappées d'un passé dont elles étaient prisonnières vont prendre vie pour, comme dans un kaléidoscope, recomposer les heurs et malheurs de cette famille disloquée… <span style="font-style:italic">&quot;Tu te souviens maman, tu as quitté le Rwanda à la lueur des flammes… Tu y avais rencontré papa, un Français tombé sous ton charme. On vivait heureux, Ana, ma sœur, et vous deux. Et puis vous vous êtes séparés, papa et toi. Et les problèmes ont surgi avec les coupeurs de tête…&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Si aucune épreuve vécue n'est éludée, si la mort est toujours là au second plan (et comment pourrait-il en être autrement ?), le ton reste résolument du côté de la vie… Ainsi de la cérémonie de la circoncision des garçons donnant lieu à un morceau de choix où domine, avec la lame de rasoir et l'eau salée pour désinfecter, jusqu'à l'enterrement des bouts de zizi sous le bananier, le plaisir festif d'un rite intégrateur faisant lien entre les membres d'une même communauté… Chants mélodieux, mélopées, cercle chorégraphié pour fêter les onze ans de Gaby… Bonheur partagé interrompu par la nouvelle du Président tué et du pays à feu et à sang…       <br />
              <br />
       Surtout ne pas douter de la beauté du monde, même sous un ciel tortionnaire… Les interprètes, se tenant par l'épaule en une ligne continue, s'avancent vers l'avant-scène, faisant bloc face aux gradins, prêts à affronter droit dans les yeux les horreurs à venir… Les Tutsis assimilés à des cafards à exterminer… Les machettes planquées partout à Kigali, n'attendant que leur heure pour être utilisées… Même chose au Burundi voisin… Les miliciens fouillant les maisons des Tutsis… Et les paroles de Gaby trouant alors l'obscurité : &quot;Tu te sentais impuissante maman, rongée de l'intérieur&quot;… Ce sera pourtant elle la mère, à qui reviendra au final la parole, qui dira le carnage des corps retrouvés décomposés, qui dira Jeanne disparue et Pacifique (son mari au nom prédestiné) qui en voulant la défendre, elle et sa famille, retrouvé fusillé par les Hutus, les siens, pour traîtrise… il avait voulu sauver des Tutsis.       <br />
              <br />
       On sort bouleversé de cette traversée poétique d'un drame mis en jeu au travers d'une fiction propre à redonner la parole – comme ici à la mère – aux victimes du génocide. La puissance de cette forme esthétiquement très belle (cf. les musiques et chants envoûtants dessinant à eux seuls des paysages sonores, cf. la chorégraphie du tableau final où les interprètes en pleine lumière balaient devant eux les marques du trauma collectif pour ouvrir une nouvelle ère) tient &quot;essentiellement&quot; à l'authenticité des interprétations singulières confiées à des Rwandais, chacun devenant acteur de sa propre histoire. Une histoire chorale secouée, comme un organisme vivant, par les soubresauts de la grande Histoire.
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     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90078251-63586390.jpg?v=1753259764" alt="•In 2025• "Gahugu Gato (Petit Pays)" Retour au pays, le Rwanda… et son peuple déchiré, Hutus et Tutsis "nez à nez"" title="•In 2025• "Gahugu Gato (Petit Pays)" Retour au pays, le Rwanda… et son peuple déchiré, Hutus et Tutsis "nez à nez"" />
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      Et si on peut ressentir parfois l'impression fugitive de perdre un peu de compréhension lors de parties parlées dans la langue d'origine, très vite, on l'oublie pour être littéralement happés par la force de conviction des corps en mouvement, corps se faisant les haut-parleurs sensibles des émotions &quot;porteuses de sens&quot;.       <br />
              <br />
       … Troublés, les actrices et acteurs rwandais l'étaient encore plus que d'ordinaire ce soir-là, s'effondrant en sanglots dans les coulisses juste après être venus saluer, la vérité de leur je(u) leur étant revenue comme un boomerang imparable.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le lundi 21 juillet 2025, au Cloître des Célestins à Avignon.
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     <div><b>"Gahugu Gato (Petit Pays)"</b></div>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90078251-63586397.jpg?v=1753259896" alt="•In 2025• "Gahugu Gato (Petit Pays)" Retour au pays, le Rwanda… et son peuple déchiré, Hutus et Tutsis "nez à nez"" title="•In 2025• "Gahugu Gato (Petit Pays)" Retour au pays, le Rwanda… et son peuple déchiré, Hutus et Tutsis "nez à nez"" />
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      Création en juin 2024 à Kigali (Rwanda).       <br />
       D'après le roman &quot;Petit Pays&quot; de Gaël Faye publié aux Éditions Grasset en 2016.       <br />
       Spectacle en kinyarwanda et français surtitré en français et anglais.       <br />
       Traduction : Emmanuel Munyarukumbunzi basée sur l'adaptation française de Samuel Gallet.       <br />
       Mise en scène : Frédéric Fisbach et Dida Nibagwire, avec la complicité de Gaël Faye.       <br />
       Avec : Frédéric Fisbach, Olivier Hakizimana, Léon Mandali, Carine Maniraguha, Philipe Mirasano, Natacha Muziramakenga, Dida Nibagwire, Norbert Regero, Michael Sengazi et Jean-Patient Akayezu (inanga, flûte et chant), Kaya Byinshii (chant), Samuel Kamanzi (guitare et chant).       <br />
       Lumière : Eloé Level.       <br />
       Costumes : Asantii, House of Tayo, Moshions.       <br />
       Surtitrage : Patience Umutoni.       <br />
       Régie générale : Eloé Level.       <br />
       Régie son : Foucault de Malet.       <br />
       Traduction des surtitres en français : Samuel Gallet.       <br />
       Traduction des surtitres en anglais : Natacha Muziramakenga.       <br />
       Durée : 1 h 45.
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     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90078251-63586398.jpg?v=1753259923" alt="•In 2025• "Gahugu Gato (Petit Pays)" Retour au pays, le Rwanda… et son peuple déchiré, Hutus et Tutsis "nez à nez"" title="•In 2025• "Gahugu Gato (Petit Pays)" Retour au pays, le Rwanda… et son peuple déchiré, Hutus et Tutsis "nez à nez"" />
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      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon In 2025•</strong></span>       <br />
       <b>A été représenté les 17 et 18, 20, 21 et 22 juillet 2025.</b>       <br />
       Représenté à 22 h.       <br />
       Cloître des Célestins, Avignon.       <br />
       <a class="link" href="https://festival-avignon.com/fr/billetterie" target="_blank">Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://festival-avignon.com" target="_blank">>> festival-avignon.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       18 au 20 mai 2026 : MIXT - Terrain d'arts en Loire-Atlantique, Nantes (44).       <br />
       2027 (en cours) : Théâtre National Wallonie-Bruxelles, Bruxelles (Belgique).
     </div>
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   </description>
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/In-2025-Gahugu-Gato-Petit-Pays-Retour-au-pays-le-Rwanda-et-son-peuple-dechire-Hutus-et-Tutsis-nez-a-nez_a4328.html</link>
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