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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-04-07T23:23:37+02:00</dc:date>
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   <title>Le cabaret colle bien aux timbres et à l'âme des chansons de Bashung dans "Madame Ose Bashung"</title>
   <pubDate>Tue, 10 Mar 2026 16:58:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Tolérance, sensualité, provocations amusées contre le masculinisme et les esprits étroits et rétrogrades sont les étendards de cet hommage à Alain Bashung orchestré par Sébastien Vion, artiste aux multiples talents, transformiste, artiste de rue et fidèle du cabaret Madame Arthur avec son personnage Corrine.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95225914-66657584.jpg?v=1773158481" alt="Le cabaret colle bien aux timbres et à l'âme des chansons de Bashung dans "Madame Ose Bashung"" title="Le cabaret colle bien aux timbres et à l'âme des chansons de Bashung dans "Madame Ose Bashung"" />
     </div>
     <div>
      Accompagné des fidèles complices que sont Kova Rea alias Brenda Mour, Julien Fanthou et son personnage Patachtouille, il s'empare d'une partie du répertoire de Bashung pour un show brûlant dans l'esprit cabaret. Toutes les trois, armées de hauts talons, de strings et de paillettes, chacune suivant sa tessiture, interprète une quinzaine de chansons qui vont des plus connues à quelques pépites confidentielles du rockeur au cœur tendre.       <br />
              <br />
       La performance est aussi musicale grâce au quatuor à cordes le Rainbow Symphony Orchestra, capable de l'interprétation du plus classique au plus rock et débridé, accompagné à la guitare électrique par Christophe Rodomisto et au piano par Delphine Dussaux alias Cosme McMoon, personnage grincheux et virtuose. Du grand luxe et des orchestrations originales denses et élaborées pour cet orchestre aussi visuel que musical, car toutes et tous sont également costumés(es) et empanachés(es) comme des créatures de la nuit.       <br />
               <br />
       Le mariage entre cet univers cabaret, queer, déjanté et les chansons de Bashung est une réussite exquise. Il met en relief les textes des chansons de Bashung qui sont des questionnements, des énigmes posées par la vie, énigmes charnelles, énigmes des actes, des désirs, des corps et des étranges signaux des sens capables de dérouter ses propres choix.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95225914-66657589.jpg?v=1773158521" alt="Le cabaret colle bien aux timbres et à l'âme des chansons de Bashung dans "Madame Ose Bashung"" title="Le cabaret colle bien aux timbres et à l'âme des chansons de Bashung dans "Madame Ose Bashung"" />
     </div>
     <div>
      Ce sont aussi ses mots qui jouent avec ces énigmes, qui tentent de garder leurs mystères tout en dévoilant leurs errances, des jongleries verbales jamais toujours gratuites qui puisent dans la simplicité du quotidien pour donner corps à cette chose qui se crée entre mots, mélodies, musique et voix. Une recherche que Bashung, dans ses derniers concerts, mettait à l'œuvre, du désir symphonique aux riffs électriques, et aux ruptures radicales, qui faisaient souvent basculer ses morceaux en ambiances opposées, mélodie cool brisée soudain par un refrain hyper scandé comme dans &quot;Bombez !&quot;.       <br />
              <br />
       Un spectacle haut en couleur, en rire, en émotions et en cœur énorme qui finit en beauté et en poésie avec les voltiges aériennes d'une virtuosité à faire tourner la tête de Vladimir Spach, emportant Corrine, haut, dans les airs, rejoindre l'âme de l'auteur de &quot;Madame Rêve&quot;.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>       <br />
              <br />
       Vu au Théâtre-Sénart - Scène nationale, Lieusaint (77) le 30 janvier 2026.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Madame Ose Bashung"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95225914-66657627.jpg?v=1773158548" alt="Le cabaret colle bien aux timbres et à l'âme des chansons de Bashung dans "Madame Ose Bashung"" title="Le cabaret colle bien aux timbres et à l'âme des chansons de Bashung dans "Madame Ose Bashung"" />
     </div>
     <div>
      Conception et mise en scène : Sébastien Vion, Cie Le Skaï et l'Osier.        <br />
       Chanteuses, chanteurs, performeuses et performeurs : Corrine (Sébastien Vion), Brenda Mour (Kova Rea), Patachtouille (Julien Fanthou).       <br />
       Piano : Cosme McMoon (Delphine Dussaux).       <br />
       Guitare : Christophe Rodomisto.       <br />
       Quatuor à cordes du Rainbow Symphony Orchestra : Juliette Belliard (alto), Adrien Legendre (violoncelle), Laurent Lescane (1er violon), Vladimir Spach (2e violon).       <br />
       Arrangements : Damien Chauvin.       <br />
       Sangles aériennes : Quentin Signori.       <br />
       Régie générale et régie lumière : Gilles Richard.       <br />
       Régie son : Jean-Pierre Goncalvez et Mustapha Aichouche.       <br />
       Habillage et accessoires : Anna Rinzo et Ninon Debernardi.       <br />
       Perruques et coiffures : Kevin Jacotot.       <br />
       Costumes latex : Arthur Avellano.       <br />
       Vidéos : Collectif La Garçonnière Tifenn Ann D, Syr Raillard, Thibaut Rozand.       <br />
       Bande son d'entrée : Nicol.       <br />
       Cie Le Skaï et l'Osier.       <br />
       À partir de 14 ans.       <br />
       Durée 1 h 15.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">14 et 15 mars 2026.</span>        <br />
       Samedi à 20 h, dimanche à 17 h.       <br />
       Les Quinconces &amp; Espal - Scène Nationale, 4, place des Jacobins, Le Mans (72).       <br />
       Tél. : 02 43 50 21 50.       <br />
       <a class="link" href="https://billetterie.quinconces-espal.com/spectacle?id_spectacle=3423" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.quinconces-espal.com/" target="_blank">&gt;&gt; quinconces-espal.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       25 avril 2026 : Le Carré, Sainte-Maxime (83).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/95225914-66657584.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-cabaret-colle-bien-aux-timbres-et-a-l-ame-des-chansons-de-Bashung-dans-Madame-Ose-Bashung_a4498.html</link>
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   <title>"I will survive" Quand la meute (des Chiens de Navarre) est lâchée, le car à vannes est déchaîné…</title>
   <pubDate>Mon, 09 Mar 2026 12:47:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Déchaîné ici pour la bonne cause… celle de la Femme qui, dit rapidement (cf. Simone de Beauvoir et Georges Wolinski), est "un homme comme les autres"… Comment aborder des sujets aussi sérieux que les dérapages de l'humour "mis sous écrou" à la radio ou celui plus tragique d'une épouse aux abois, elle mise en prison pour avoir commis un homicide sur son conjoint violeur ? Les Chiens de Navarre, s'affranchissant – dans la forme – de tout politiquement correct, aboient en meute pour mieux faire entendre les petites et grandes dérives humaines.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95193128-66639768.jpg?v=1773057263" alt=""I will survive" Quand la meute (des Chiens de Navarre) est lâchée, le car à vannes est déchaîné…" title=""I will survive" Quand la meute (des Chiens de Navarre) est lâchée, le car à vannes est déchaîné…" />
     </div>
     <div>
      Deux affaires parallèles reliées entre elles par la considération portée dans notre société à la figure de la femme… La première, constituant le fil rouge drolatique de la dramaturgie, expose un animateur d'une radio ayant lâché délibérément sur les ondes une plaisanterie manifestement lourdaude, déclenchant in fine l'ire générale… Colère d'abord d'un bataillon de féministes hurlant et gesticulant, débarquant pancarte à la main dans les travées pour soutenir l'honneur de leur sexe outragé par la blaguounette scabreuse faisant référence à la pub des cinq légumes et fruits et, cerise sur le gâteau, la banane en prime…        <br />
              <br />
       Courroux ensuite de la direction qui illico retire de l'antenne le contrevenant. Pour des raisons d'éthique croyez-vous, les blagues grasses faisant assurément le lit du masculinisme ? Que nenni ! La chute vertigineuse de l'audience en est l'unique raison. Ainsi, de manière des plus hypocrites et pour des raisons purement économiques, l'humour (beauf) sera mis sous écrou… en attendant l'incarcération préventive de son infortuné auteur, n'ayant fait par ailleurs que trop bien répondre au désir de buzz des &quot;grandes gueules&quot; d'une émission ouvertement grotesque.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95193128-66639769.jpg?v=1773057288" alt=""I will survive" Quand la meute (des Chiens de Navarre) est lâchée, le car à vannes est déchaîné…" title=""I will survive" Quand la meute (des Chiens de Navarre) est lâchée, le car à vannes est déchaîné…" />
     </div>
     <div>
      Au travers des différentes apparitions de l'humoriste déchu et de la réitération de sa sortie (assurément nulle…) que l'on lui demande de rappeler, et rappeler encore, selon un comique de répétition ayant fait ses preuves, se pose la question – sérieuse elle – du statut des humoristes sur les chaînes des radios publiques. Le &quot;Warning&quot; répétitif, opposé à son staff pour l'alerter de sa soumission aux lois du marché, fait du délinquant – qui ne voit pas de &quot;mâle&quot; dans sa plaisanterie ! – un lanceur d'alerte potentiel… Ainsi, sous couvert de délire &quot;humoristique&quot;, parlaient sous cape Les Chiens.       <br />
              <br />
       L'autre volet lui ne donnera pas lieu à plusieurs niveaux d'interprétation. Il faut dire que le tragique du propos – une femme abusée par un mari monstrueux qu'elle liquidera pour survivre – ne s'y prêtait aucunement… sauf à tomber dans la provocation indécente, et ça Les Chiens s'en gardent bien, leur humour, si décalé soit-il dans la forme, restant toujours sur le fond dans les clous admis. Ainsi, le sujet du procès de cette femme dont le calvaire va être rejoué de manière crue et de façon grand-guignolesque alternativement, s'affranchira dans sa forme des convenances tout en se gardant bien de &quot;faire rire&quot; de la (bonne) cause. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95193128-66639788.jpg?v=1773057334" alt=""I will survive" Quand la meute (des Chiens de Navarre) est lâchée, le car à vannes est déchaîné…" title=""I will survive" Quand la meute (des Chiens de Navarre) est lâchée, le car à vannes est déchaîné…" />
     </div>
     <div>
      On découvrira celle qui deviendra l'autrice de l'homicide conjugal dans le bureau d'une directrice d'école fort empathique, essayant de la mettre en confiance pour qu'elle puisse dire les difficultés familiales à l'origine du comportement troublant de son fils. Et là encore l'humour enjoué du personnage, contrastant avec ce que l'on pressent de détresse chez la mère convoquée, fera contrepoint.        <br />
              <br />
       Puis viendra le tour des policiers chargés de prendre la plainte de la même dame ayant subi une tentative d'étranglement dont son cou porte traces… et là Les Chiens ne feront plus dans la dentelle en présentant sur un plateau la bêtise crasse et la vulgarité XXL des tenants de l'Ordre, un portrait collectif (auquel seule la jeune recrue, pas encore &quot;embrigadée&quot;, échappera) de nature à faire rugir de colère le garde des sots…        <br />
              <br />
       Bon, on l'aura compris, on rit de bon cœur et on ne va surtout pas bouder notre plaisir, car, même si les caricatures sont effrontément faciles, elles ne sont pas dénuées d'une réalité accablante… Combien à ce jour de féminicides auraient pu être évitées, si les femmes avaient pu être entendues par ceux qui étaient censés les protéger en acceptant de prendre leurs dépositions ?       <br />
              <br />
       Une autre saynète, plus légère mais non moins drôle, mettra en présence l'humoriste et les policières d'un commissariat lors de l'enregistrement par les autorités de la fameuse blague coupable. Complétant leur série de portraits à l'emporte-pièce, Les Chiens s'en donnent à cœur joie en interprétant une fliquette transie d'amour pour l'humoriste, une commissaire peu futée voulant asseoir son autorité, et une dactylo zélée notant tout et n'importe quoi.        <br />
              <br />
       De même une autre saynète, elle à ne pas mettre sous tous les yeux, se déroulant dans la salle de sport de la prison où a été incarcéré préventivement l'humoriste fautif, montrera un prisonnier exhibitionniste terroriser les autres en se battant littéralement les couilles devant eux, derrière face à nous. Et comme pour souligner, avec un humour &quot;outré&quot;, ce qu'il peut y avoir d'atroce dans l'univers carcéral, le &quot;rêve&quot; de l'humoriste entouré d'un abbé Pierre nu sous sa pèlerine et saisissant &quot;son bâton&quot; à pleines mains avant de se faire sodomiser par un Coluche en salopette, aura pour fonction de libérer… les zygomatiques.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95193128-66639793.jpg?v=1773057370" alt=""I will survive" Quand la meute (des Chiens de Navarre) est lâchée, le car à vannes est déchaîné…" title=""I will survive" Quand la meute (des Chiens de Navarre) est lâchée, le car à vannes est déchaîné…" />
     </div>
     <div>
      En contrepoint de l'humour débridé, interviendra la séquence choc du viol en direct de la victime, suivi de l'homicide de son bourreau. Là aucune concession ne pourra être faite à l'humour qui en toute légitimité n'aura pas droit de cité… Il réapparaitra lors du procès de la victime-meurtrière sous les traits de l'Avocat Général, œil de verre, cheveux fumants, voix d'outre-tombe, crachant le sang d'un covid long, gesticulant et vitupérant pour débiter toutes les outrances connues visant à faire passer la victime du mari pour consentante des coups qu'il lui réservait, et plus si affinités. Son numéro, hilarant, où la caricature annule d'avance ce qu'il peut avancer, sera suivi de celui des avocats de la défense, remettant la pendule (des féminicides) à l'heure juste.       <br />
              <br />
       Faire rire d'un sujet &quot;dramatique&quot; n'est pas pari facile, mais si &quot;le comique est l'intuition de l'absurde&quot; (Ionesco) il va comme un gant à l'expression du tragique… Au terme de cette représentation ponctuée d'éclats (de rire), on ne peut que se réjouir d'une forme qui, désertant le terrain des contributions gravées dans le marbre, participe avec bonheur à fissurer à coups de boutoir grand-guignolesques l'édifice du masculinisme, cet <span style="font-style:italic">&quot;ensemble des mouvements réactionnaires, misogynes, androcentrés et antiféministes&quot;.</span> Quant aux Chiens de Navarre, eux à coup sûr, ils survivront… ayant décidément bon flair.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le 26 février 2026 au Carré-Colonnes de Saint-Médard (33).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"I will survive"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95193128-66639839.jpg?v=1773057690" alt=""I will survive" Quand la meute (des Chiens de Navarre) est lâchée, le car à vannes est déchaîné…" title=""I will survive" Quand la meute (des Chiens de Navarre) est lâchée, le car à vannes est déchaîné…" />
     </div>
     <div>
      Création 2025.       <br />
       Mise en scène : Jean-Christophe Meurisse.       <br />
       Collaboration artistique : Amélie Philippe.       <br />
       Avec : Delphine Baril, Lula Hugot, Charlotte Laemmel, Anthony Paliotti, Gaëtan Peau, Georges Slowick, Fred Tousch.       <br />
       Scénographie : François Gauthier-Lafaye.       <br />
       Régie générale et plateau : Nicolas Guellier.       <br />
       Création et régie lumière : Stéphane Lebaleur.       <br />
       Création et régie son : Pierre Routin.       <br />
       Création et régie costumes : Sophie Rossignol et Corinne Paupéré.       <br />
       Regard chorégraphique : Céleste Vinot.       <br />
       Machiniste : Anouck Dubuisson.       <br />
       Régie plateau : Anouck Dubuisson.       <br />
       Vidéo : Baptiste Klein.       <br />
       Durée : 2 h.       <br />
              <br />
       Représenté du 26 au 28 février 2026 à la Scène nationale Carré-Colonnes de Saint-Médard (33).       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 13 au 14 mars 2026 :</span> Palais des Beaux-Arts de Charleroi​ (Belgique).       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 18 au 19 mars 2026 :</span> Théâtre le Manège 7000 Mons (Belgique).       <br />
       Du 27 au 31 mars et 1ᵉʳ avril 2026 : Théâtre Liberté, Toulon (83).       <br />
       Du 10 au 11 avril 2026 : Les Salins, Martigues (13).       <br />
       Du 22 au 23 avril 2026 : Château Rouge, Annemasse (74).       <br />
       Du 6 au 7 mai 2026 : Espace des Arts, Chalon-sur-Saône (71).       <br />
       Du 20 au 21 mai 2026 : Le Manège, Maubeuge (59).       <br />
       Du 29 au 31 mai et du 2 au 28 juin 2026 : Théâtre des Bouffes du Nord, Paris (75).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/95193128-66639768.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/I-will-survive-Quand-la-meute-des-Chiens-de-Navarre-est-lachee-le-car-a-vannes-est-dechaine_a4497.html</link>
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   <title>"Rien n'a jamais empêché l'histoire de bifurquer" Appel révolutionnaire poétique et acéré pour la douceur du monde et contre les extrêmes</title>
   <pubDate>Wed, 04 Mar 2026 18:46:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   De cet inédit de Virginie Despentes, la mise en scène d'Anne Conti, avec la complicité de Phia Ménard, en fait une superbe seule-en-scène qu'elle incarne, à la croisée de la musique et de la poésie qui appelle au réveil contre tout extrémisme afin d'opérer une révolution avec douceur.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95066656-66588789.jpg?v=1772560097" alt=""Rien n'a jamais empêché l'histoire de bifurquer" Appel révolutionnaire poétique et acéré pour la douceur du monde et contre les extrêmes" title=""Rien n'a jamais empêché l'histoire de bifurquer" Appel révolutionnaire poétique et acéré pour la douceur du monde et contre les extrêmes" />
     </div>
     <div>
      Des projecteurs sur le public cachent la scène avant le démarrage de la représentation. À son entame, les lumières éclairent le plateau où apparaissent, côté jardin, deux musiciens que sont le percussionniste Vincent Le Noan et le violoncelliste et guitariste Rémy Chatton.        <br />
              <br />
       Au centre de la scène, dos au public, est assise derrière un mur blanc détruit, la protagoniste (Anne Conti). Sauf les musiciens, c'est une seule-en-scène. Durant tout le spectacle, le jeu d'Anne Conti est à la fois très physique et très vocal. Elle chante d'une belle voix à trois reprises, accompagnée par le guitariste Rémy Chatton pour l'une d'entre elles.       <br />
              <br />
       Qui est ce personnage ? L'auteure ? La metteure en scène et comédienne ? Nous ? Vous ? Moi ? Toi ? Tout ensemble à la fois, car n'importe qui, du moins hors ceux épousant des idées racistes et extrémistes, peut se reconnaître dans les propos de Virginie Despentes qui se prête volontiers à ce type de spectacle en solo.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95066656-66588796.jpg?v=1772560148" alt=""Rien n'a jamais empêché l'histoire de bifurquer" Appel révolutionnaire poétique et acéré pour la douceur du monde et contre les extrêmes" title=""Rien n'a jamais empêché l'histoire de bifurquer" Appel révolutionnaire poétique et acéré pour la douceur du monde et contre les extrêmes" />
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     <div>
      La musique propose différents rythmes. Elle apporte une couleur et un accent particuliers en créant plusieurs ambiances qui sont rythmées par les percussions, accompagnées par la guitare qui est souvent mélodique. Elle est une dynamique composée de temps forts et de silences, en décentrant le texte de Virginie Despentes dans une atmosphère et un contexte qui oscillent entre gravité, réflexions et pointes acérées. Ce décentrement le met en exergue aussi bien au travers du chant que d'une oralité à la fois incarnée et sobre. Le large timbre vocal d'Anne Conti crée des inflexions autant déclaratives que confidentielles, autant graves que solennelles. Sa tessiture est comme un baromètre qui aurait prise sur le ciel en le faisant osciller entre pluie et soleil, tonnerre et brise, orage et éclaircie.       <br />
              <br />
       Le buste droit, le corps quelques fois de biais, souvent debout, parfois allongé, la protagoniste est principalement face au public en ayant des moments de réflexion où elle se remémore sa jeunesse, avec ses espoirs et ses envies révolutionnaires. Ciselé dans un verbe fort et rugueux aux envolées lyriques, &quot;Rien n'a jamais empêché l'histoire de bifurquer&quot; est comme une plage de sable chaud avec ses rochers dans laquelle les tourments politiques viennent briser leurs courants en déposant leurs écumes. De ceux-ci, l'autrice en fait un matériau où elle délivre ses réflexions et un cri d'alerte.       <br />
              <br />
       La symbolique du mur détruit représente un monde dévasté, dont le constat d'échec des politiques amène à devoir le reconstruire. Ce champ de ruines représente avant tout celui du résultat d'idées mortifères du rejet et de la peur de l'autre, du sexisme et du masculinisme, du monde avec sa furie xénophobe et raciste qui sème ses mauvaises graines dans trop de discours et de postures politiques actuels. Bref, l'extrémisme s'habille de ses habits mortuaires, flanqué de ses mocassins, de son col blanc ou de son tailleur, pour donner un semblant urbain et policé à des idées courtes, rances… et marchant à cloche-pied vers une crevasse.       <br />
              <br />
       La protagoniste s'emploie à commencer à reconstruire ce mur en y déposant des bancs de pierre en avant-scène et en y vissant quelques panneaux blancs déchiquetés, étalés au sol, faisant écho au texte salvateur de Virginie Despentes. Anne Conti l'incarne autant vocalement que corporellement. Elle en fait vivre les phrases, les mots, la ponctuation et les silences. Il vit, parle, hurle, sue, respire, tousse, éternue et gronde.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95066656-66588806.jpg?v=1772560343" alt=""Rien n'a jamais empêché l'histoire de bifurquer" Appel révolutionnaire poétique et acéré pour la douceur du monde et contre les extrêmes" title=""Rien n'a jamais empêché l'histoire de bifurquer" Appel révolutionnaire poétique et acéré pour la douceur du monde et contre les extrêmes" />
     </div>
     <div>
      L'inédit de l'écrivaine est puissant dans son propos, dans ses interpellations et dans ses questionnements. Elle l'a écrit et lu lors d'un séminaire le 16 octobre 2020 organisé par le philosophe Paul B. Preciado et intitulé &quot;Corps révolutionnaire&quot;. Cet écrit est une caisse de résonance de ce que nous vivons aujourd'hui. Il combat les violences du capitalisme, du colonialisme, du patriarcat, du racisme et de l'homophobie. L'auteure appelle à une révolution qu'elle souhaiterait douce, douceur qui manque dans l'espace public, et qui n'existe, de ce qu'elle dit, que dans un cadre privé.       <br />
              <br />
       C'est un appel au réveil, à la révolte dans une société dont les repères deviennent de plus en plus extrémistes, c'est-à-dire racistes, où l'étranger, celui qui ne ressemble pas au modèle fantasmé d'être un mâle blanc et &quot;pur&quot; de toute hybridation, est exclu, car, avec une énumération sans priorité, une femme, un homosexuel, une lesbienne, un noir, un arabe, un jaune, un gris, un rouge, un roux, un chauve ou un blanc un peu trop halé ne peuvent exister pour ce qu'ils sont. Bref, un combat long et sans pause à mener sans ambiguïté.       <br />
              <br />
       C'est un très beau spectacle où la poésie, la musique et le chant se rejoignent pour porter un message de révolte bienvenu et bienheureux contre tout extrémisme. Responsabilité de chacun, que cela advienne au plus vite.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Rien n'a jamais empêché l'histoire de bifurquer"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95066656-66588822.jpg?v=1772560380" alt=""Rien n'a jamais empêché l'histoire de bifurquer" Appel révolutionnaire poétique et acéré pour la douceur du monde et contre les extrêmes" title=""Rien n'a jamais empêché l'histoire de bifurquer" Appel révolutionnaire poétique et acéré pour la douceur du monde et contre les extrêmes" />
     </div>
     <div>
      Texte : Virginie Despentes       <br />
       Mise en scène et scénographie : Anne Conti, avec la complicité de Phia Ménard.       <br />
       Assistante mise en scène : Isabelle Richard.       <br />
       Avec : Anne Conti, Rémy Chatton (violoncelle, guitare) et Vincent Le Noan (percussions).       <br />
       Conseillère dramaturgique : Géraldine Serbourdin.       <br />
       Création musicale et sonore : Rémy Chatton et Vincent Le Noan.       <br />
       Création peinture et vidéo : Cléo Sarrazin.       <br />
       Création et régie son : Phédric Potier.       <br />
       Création lumière : Laurent Fallot.       <br />
       Création costumes : Léa Drouault.       <br />
       Constructions : Paul Étienne Voreux.       <br />
       Patines décor : Frédérique Bertrand.       <br />
       Régie Lumière-vidéo : Caroline Carliez.       <br />
       Production : In Extremis.       <br />
       Tout public à partir de 14 ans.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       <b>A été représenté du 10 au 21 février 2026 au Théâtre 14, Paris 14ᵉ .</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">13 au 19 mars 2026 :</span> Théâtre Garonne, Toulouse (31).       <br />
       26 au 26 mars 2026 : Le Théâtre - Scène nationale, Mâcon (71).       <br />
       5 au 6 mai 2026 : La Passerelle, Saint-Brieuc (22). 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95066656-66588846.jpg?v=1772560601" alt=""Rien n'a jamais empêché l'histoire de bifurquer" Appel révolutionnaire poétique et acéré pour la douceur du monde et contre les extrêmes" title=""Rien n'a jamais empêché l'histoire de bifurquer" Appel révolutionnaire poétique et acéré pour la douceur du monde et contre les extrêmes" />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/95066656-66588789.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Rien-n-a-jamais-empeche-l-histoire-de-bifurquer-Appel-revolutionnaire-poetique-et-acere-pour-la-douceur-du-monde-et_a4492.html</link>
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   <title>"Balle de match" Récit d'une bataille des sexes ou comment une confrontation sportive devint une étape fondatrice dans l'émancipation des femmes</title>
   <pubDate>Tue, 17 Feb 2026 14:16:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   20 septembre 1973, Billie Jean King, championne détentrice de 39 titres du Grand Chelem, bat en deux sets Bobby King, ancien n°1 mondial, à l'Astrodome de Houston (Texas). C'est ainsi la rencontre d'une figure active du féminisme américain, s'inscrivant dans les mouvements générés par la deuxième vague du féminisme apparue à la fin des années soixante dans le monde occidental, et d'un tennisman à la retraite, exhibitionniste sportif, misogyne invétéré, portrait type macho à l'état brut dont la vocation est de remettre les femmes à leur place… c'est-à-dire, selon les phallocrates de tous pays, dans la cuisine, au ménage, à la "fabrication" et à l'élevage des enfants !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94558522-65998296.jpg?v=1771334438" alt=""Balle de match" Récit d'une bataille des sexes ou comment une confrontation sportive devint une étape fondatrice dans l'émancipation des femmes" title=""Balle de match" Récit d'une bataille des sexes ou comment une confrontation sportive devint une étape fondatrice dans l'émancipation des femmes" />
     </div>
     <div>
      Si #metoo, du fait de l'actualité, tire un peu la couverture à lui (à juste titre), le féminisme prend en réalité ses racines, il y a plusieurs décennies, dans les actions et les plaidoyers de femmes qui osèrent affronter le pouvoir masculin en place et s'attaquer à des fondements de la société machiste pour l'obtention, à l'époque, de l'égalité salariale, la fin de la guerre au Vietnam, l'émancipation politique, etc. Liste non exhaustive, bien sûr, puisque ce n'était qu'un début… ou plus exactement la suite de la première vague (fin XIXᵉ aux années trente)<span style="font-style:italic">(1)</span> axée, elle, autour des droits civils et civiques… droit de vote, égalité juridique… période marquée par le combat des suffragettes !       <br />
              <br />
       La seconde vague débute dans les années soixante où de nombreuses féministes entendent renverser l'oppression patriarcale, revendiquant ainsi l'égalité sociale (égalité de salaire, droit à un compte bancaire, droit à une éducation égale) et luttant pour obtenir le droit des femmes à disposer de leurs corps (&quot;droit de contrôler leur utérus&quot; et médiatisation autour des violences patriarcales). Pour mémoire, parmi les événements marquants… retenons en 1961, le &quot;Women Strike for peace and liberty&quot; qui rassemble plus de 50 000 femmes dans soixante villes des États-Unis. Cette mobilisation est considérée comme la plus importante manifestation nationale des femmes pour la paix au XXᵉ siècle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94558522-65998304.jpg?v=1771334516" alt=""Balle de match" Récit d'une bataille des sexes ou comment une confrontation sportive devint une étape fondatrice dans l'émancipation des femmes" title=""Balle de match" Récit d'une bataille des sexes ou comment une confrontation sportive devint une étape fondatrice dans l'émancipation des femmes" />
     </div>
     <div>
      Suivront la création de la National Organization for women (NOW) en 1966 – dont l'un des combats fut contre la discrimination à l'emploi –, du Women's Lib, du NARAL (droit à l'avortement pour toutes) devenu la Reproductive Freedom for All… et bien d'autres nouvelles organisations et événements dans le monde entier. Côté sport, c'est dans le foot et le tennis où cela commence à prendre forme. En 68, c'est à Reims qu'est créée la première équipe de footballeuses professionnelles… <a class="link" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Feminines-Le-foot-en-version-feminine-pour-une-etonnante-aventure-humaine_a3501.html" target="_blank">voir &quot;Féminines&quot; de Pauline Bureau</a>. Pour le tennis, tout va se jouer avec la rencontre historique entre Billie Jean King et Bobby Riggs, connue sous le nom de &quot;Guerre des sexes&quot;, qui représenta un enjeu incroyable pour l'égalité dans le sport.       <br />
              <br />
       C'est de cette &quot;Battle of the sexes&quot;, événement exceptionnel qui a bouleversé le sport féminin et la société américaine, dont nous parle Léa Girardet dans sa nouvelle pièce. Elle y adjoint, dans la même temporalité, la vie d'un bureau de surveillance secret<span style="font-style:italic">(2)</span> chargé de répertorier toutes les actions féministes susceptibles de provoquer une guerre des sexes. Entremêlant théâtre documentaire et science-fiction, &quot;Balle de match&quot; est le dernier volet d'une trilogie sportive, après &quot;Le syndrome du banc de touche&quot; et &quot;Libre arbitre&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94558522-66001203.jpg?v=1771339895" alt=""Balle de match" Récit d'une bataille des sexes ou comment une confrontation sportive devint une étape fondatrice dans l'émancipation des femmes" title=""Balle de match" Récit d'une bataille des sexes ou comment une confrontation sportive devint une étape fondatrice dans l'émancipation des femmes" />
     </div>
     <div>
      Ici, l'autrice nous propose un récit à double-face. D'un côté, un bureau dans lequel le fonctionnaire répertoriant tous les actes supposés féministes frise le ridicule, le clownesque, tout en apparaissant un peu gauche face à l'arrivée d'une jeune et jolie collègue. De l'autre, des lieux imprécis où Billie Jean et Bobby se confrontent, principalement verbalement, où l'on assiste aussi à des discussions téléphoniques avec le président des États-Unis (Nixon en l'occurrence) qui donnent la température de ce que l'Amérique ressentait, craignait à ce moment-là, appréhendant déjà tous les bouleversements pouvant naître du fait de l'avancée de l'émancipation des femmes.       <br />
              <br />
       &quot;Balle de match&quot; est une petite forme (1 h 10) bien ficelée entre théâtre documentaire (bien documenté) et pièce de café-théâtre (par la légèreté, la dose de burlesque et la fluidité des répliques) un rien déjanté. Léa Girardet évite la facilité d'un conflit ouvert, bagarreur, entre les deux protagonistes. Dans cette mise en scène bien séquencée, sans temps mort, où chaque scène est clairement identifiable (celles se déroulant dans le bureau de surveillance et celles concernant les échanges entre Billie et Bobby), comédienne et comédien (Flore Babled et Julien Storini) arrivent bien à dissocier leurs personnages (usant avec talent d'une palette émotionnelle variée), avec souvent une pointe d'humour savamment dosée côté &quot;fonctionnaires&quot; et une forme de complicité batailleuse intelligente entre la féministe (toujours combative) et le machiste, souvent caricaturale, voire ayant une tendance à &quot;s'auto-caricaturer&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94558522-66001289.jpg?v=1771339932" alt=""Balle de match" Récit d'une bataille des sexes ou comment une confrontation sportive devint une étape fondatrice dans l'émancipation des femmes" title=""Balle de match" Récit d'une bataille des sexes ou comment une confrontation sportive devint une étape fondatrice dans l'émancipation des femmes" />
     </div>
     <div>
      Finalement, l'autrice et metteuse en scène réussit à faire du passé un récit présent qui met en lumière l'importance que peut avoir une véritable reconnaissance des athlètes féminines. Sous des apparences de divertissement (appuyé par de sérieuses recherches documentaires), Léa Girardet parle d'un machisme décomplexé qui, aujourd'hui, se réfugie sous la bannière du masculinisme et met en péril les acquis obtenus grâce aux luttes féministes de ces dernières décennies.       <br />
              <br />
       Cela est d'autant plus flagrant avec les dernières élections américaines qui incitent à une violence confrontation genrée entre le mouvement #MeToo et les discours réactionnaires &quot;masculinistes&quot;. Même si nous avons connu des avancées féministes majeures, celles-ci sont de plus en plus fragilisées. N'oublions pas qu'aujourd'hui, en 2026, on assiste à de violents &quot;retours de bâton&quot; comme la remise en question du droit à l’avortement aux États-Unis.        <br />
       &quot;Balle de match&quot; nous rappelle l'importance de ne jamais baisser les bras et de jouer tous les revers de l'adversaire !       <br />
       <b>◙ Gil Chauveau</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">(1) Malgré quelques précurseuses (Christine de Pisan au XIVᵉ siècle, Marie de Gournay au XVIᵉ, Olympe de Gouges au XVIIIᵉ, etc.), on ne peut parler de &quot;vague&quot; qu'à partir de la révolution industrielle du XIXᵉ siècle.       <br />
       (2) 1 377 pages de documents publiés par le FBI en février 1977 révèlent un espionnage massif contre le mouvement féministe depuis la fin des années soixante.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Balle de match"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94558522-66001298.jpg?v=1771339962" alt=""Balle de match" Récit d'une bataille des sexes ou comment une confrontation sportive devint une étape fondatrice dans l'émancipation des femmes" title=""Balle de match" Récit d'une bataille des sexes ou comment une confrontation sportive devint une étape fondatrice dans l'émancipation des femmes" />
     </div>
     <div>
      Conception et texte : Léa Girardet.       <br />
       Mise en scène : Léa Girardet.       <br />
       Assistante mise en scène : Clara Mayer.       <br />
       Avec : Julien Storini et Flore Babled.       <br />
       Collaboration artistique et dramaturgie : Gaia Singer.       <br />
       Scénographie : Aurélie Lemaignen.       <br />
       Son : Lucas Lelièvre.       <br />
       Lumières : Claire Gondrexon.       <br />
       Costumes : Floriane Gaudin.       <br />
       Régie générale &amp; lumière : Emma Schler ou Titiane Barthel ou Rose Harel.       <br />
       Régie son &amp; vidéo : Nicolas Maisse ou Théo Lavirotte.       <br />
       Production Le Grand Chelem.       <br />
       À partir de 14 ans.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">13 et 24 février 2026 :</span> Théâtre Le Reflet, Vevey (Suisse).       <br />
       <span class="fluo_jaune">10 mars 2026 :</span> Espace Sarah Bernhardt (avec PIVO - Scène       <br />
       Conventionnée), Goussainville (95).       <br />
       11 mars 2026 : Théâtre Victor Hugo (avec le Théâtre des Sources de Fontenay-aux-Roses), Bagneux (92).       <br />
       12 mars 2026 : Centre culturel Jean Vilar, Champigny-sur-Marne (94).       <br />
       1ᵉʳ avril 2026 : Espace culturel Robert Doisneau, Meudon (92).       <br />
       28 avril 2026 : TCM, Charleville-Mézières (08).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/94558522-65998296.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Balle-de-match-Recit-d-une-bataille-des-sexes-ou-comment-une-confrontation-sportive-devint-une-etape-fondatrice-dans-l_a4481.html</link>
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