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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-07-15T07:02:58+02:00</dc:date>
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   <title>"La nuit du Geste"… Une mime d'or !</title>
   <pubDate>Mon, 20 Nov 2017 08:52:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Festivals]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Pour la soirée d'ouverture de la deuxième Biennale des Arts du Mime et du Geste qui a lieu du 8 novembre au 17 décembre 2017, une soixantaine d'artistes se sont réunis durant "La Nuit du Geste" pour célébrer leur discipline dans toutes ses facettes.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/18297061-22518260.jpg?v=1511153636" alt=""La nuit du Geste"… Une mime d'or !" title=""La nuit du Geste"… Une mime d'or !" />
     </div>
     <div>
      Cette Nuit du Geste, qui a eu lieu du 10 au 11 novembre, s'est découpée en quatre tableaux d'une heure avec des performances, extraits de spectacles ou numéros d'une quinzaine de minutes entrecoupés d'entractes pendant lesquelles les spectacles se poursuivaient à l'entrée et jusque dans les escaliers.       <br />
              <br />
       Du continu en discontinu. De la parole aux acrobaties, du comique de situation à celui du verbe, des sketchs aux scènes dramaturgiques, toutes les possibilités de cet art habillé de silence ont trouvé refuge dans le théâtre, la danse, les marionnettes et des mouvements autant robotiques que fluides.       <br />
              <br />
       Cette nuit entière a permis de découvrir ou redécouvrir une trentaine de compagnies et d'interprètes qui anime l'univers du mime et du théâtre gestuel autour de spectacles, performances, vidéos et ateliers de pratiques.       <br />
              <br />
       Cet Art, grâce à Marcel Marceau (1923-2007), Étienne Decroux (1898-1991) et Jacques Lecoq (1921-1999) a été utilisé par bon nombre de comédiens, danseurs, chanteurs avec beaucoup d'enthousiasme et de talent. Il a eu son heure de gloire avec Jean-Louis Barrault (1910-1994) dans le film de Marcel Carné (1906-1996) &quot;Les enfants du paradis&quot; (1945), avec le personnage de Jean-Baptiste Debureau.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/18297061-22530279.jpg?v=1511153687" alt=""La nuit du Geste"… Une mime d'or !" title=""La nuit du Geste"… Une mime d'or !" />
     </div>
     <div>
      Le mime Marceau a réussi à le sortir de son entre-soi en influençant des artistes comme Michael Jackson qui s'en est inspiré grandement avec, entre autres, son jeu de jambes connu maintenant sous le nom de &quot;Moonwalker&quot;. Il reste tout de même une discipline encore trop peu connue du grand public.        <br />
              <br />
       Cette deuxième biennale permet de réparer cet état de fait avec une programmation où la qualité nourrit la diversité des spectacles. Durant cette nuit d'ouverture, le silence a habillé la gestuelle d'un manteau royal. Le verbe a eu aussi &quot;voix&quot; au chapitre à plusieurs reprises avec entre autres &quot;La parole du silence&quot;.       <br />
              <br />
       On y a découvert une Blanche-Neige empoisonnée dénonçant les travers de notre société, une belle au bois au dormant revisitée de façon clownesque, la superbe compagnie bruxelloise Chaliwaté avec ses numéros autant acrobatiques que rythmés au cordeau, des solos, des duos, des groupes, des mouvements synchronisés ou robotiques, des scènes où l'émotion est à fleur de peau avec des couples qui s'aiment et se séparent.       <br />
              <br />
       Bref, toute une gamme d'attitudes, de poses, de postures qui ne cantonne pas le mime dans une image d’Épinal, celui de son seul pré carré corporel. Car la poésie gestuelle, la dramaturgie des scènes, les personnages qui peuplent les mouvements, la parole qui s'en détache, le rire qui l'habite l'accompagne tout du long comme des copains de route et d'aventures à vivre.       <br />
              <br />
       Et cette deuxième Biennale permet heureusement de mettre en lumière ces disciplines encore trop tapies dans l'ombre même si l'influence qu'elles ont sur toutes les scènes du monde n'a jamais faibli.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La nuit du Geste"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/18297061-22530317.jpg?v=1511154280" alt=""La nuit du Geste"… Une mime d'or !" title=""La nuit du Geste"… Une mime d'or !" />
     </div>
     <div>
      <b>Spectacles ayant eu lieu durant cette nuit</b>       <br />
       &quot;Madame Flor en Scène de ménage&quot;, Compagnie Les Éléphants Roses ; &quot;L'Usine&quot;, d'après Étienne Decroux ; &quot;L'Ôtre Belle&quot;, Compagnie Inex ; &quot;La Peau de l'Ombre&quot;, Compagnie Dame de Pic ; &quot;Jet Lag&quot;, Compagnie Chaliwaté ; &quot;Blanche Neige Empoisonnée&quot;, Compagnie Costanza Gaglio ; &quot;Alice…&quot;, Compagnie Platform 88 ; &quot;Trac&quot;, Compagnie La Neige est un Mystère ; &quot;Cœur Liquide&quot;, Juan Cristobal Fernandez Budemberg ; &quot;Éteignez les lumières&quot;, Compagnie Hippocampe, etc.       <br />
              <br />
       Avec : Elena Serra, Zia Maria, Madame Flor, Nina, Florencia Avila, Cosette Dubois, Camille Le Breton, Takahiro Narumi, Arianna Fernadez, Aurélie Gascuel, Mattia Maggi, Catherine Dubois, François Pilon, Karine Ponties, Shantala Pèpe, David Monceau, Sicaire Durieux, Sandrine Heyraud, Loïc Faure, Célia Dufournet, Sébastien Loesener, Janaina Tupan, Guillaume Mitonneau, Juan Cristobal Fernandez Budemberg, Sonia Alcaraz, Melody Maloux, Guillaume Le Pape, Luis Torreao, Aurélie Billot, Marin Chouquet, Stéphanie Launay, Dorothée Malfoy-Noël, Anya Shulkina, Mariame Sy, Esther Wahl, Juliette Wierzbicki, Suzana Thomas, Cosette Dubois, Barbara Mangano, Francis Perrin, Arianna F. Grossocordón, Elena Serra, Eugenio Allegri, Francesca Lo Bue, Aurelia Bartolomé, Carlo Boso, Yves Marc, Sara Mangano, Pierre-Yves Massip, Géraldine Moreau, Ivan Bacciocchi, Sergi Emiliano i Griell, Maria Cadenas.        <br />
              <br />
       La Nuit du Geste s'est déroulée le 10 novembre 2017 de 20 h 30 à l'aube au Théâtre Victor Hugo de Bagneux (92).       <br />
              <br />
       <b>2e Biennale des Arts du Mime et du Geste</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 8 novembre au 17 décembre 2017.</span>       <br />
       Informations et programme complet sur :       <br />
       <a class="link" href="http://www.collectifartsmimegeste.com/" target="_blank">&gt;&gt; collectifartsmimegeste.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/18297061-22518260.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/La-nuit-du-Geste-Une-mime-d-or-_a1981.html</link>
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   <title>Promenade féerique et animalière dans la classe de Mademoiselle Plume à l'école des fables</title>
   <pubDate>Sat, 11 Nov 2017 20:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[CédéDévédé]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Bienvenue dans la classe de Mademoiselle Plume, la maîtresse de l'école des fables où on trouve toutes sortes d'animaux farfelus dont les traits de caractère et les travers ressemblent étrangement à ceux des hommes. On croise ainsi des personnages tous plus dingues et plus amusants les uns que les autres... Mais attention, les fables ainsi contées se comprennent à différents niveaux de lecture et le ton est caustique, délirant, féerique et jamais complaisant.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/18155773-22430592.jpg?v=1510427001" alt="Promenade féerique et animalière dans la classe de Mademoiselle Plume à l'école des fables" title="Promenade féerique et animalière dans la classe de Mademoiselle Plume à l'école des fables" />
     </div>
     <div>
      Dans ce bestiaire aux animaux singuliers, on fait la connaissance notamment d'une mouche qui ne fait pas bzz, bzz, bzz, fait du boucan et a un complexe car ses ailes sont vaguement en dentelles mais finira star dans un cirque ; d'un loup peureux et amoureux, au style grisonnant, qui ne ferait pas de mal à la mouche précédemment citée ; du roi des animaux, son altesse le lion dévoreur de petits agneaux ; d'un canasson, ex-cheval de course, chanteur de charme qui a le blues de ne pas être reconnu comme crooner, d'un moineau qui veut devenir un aigle royal et changer son quotidien pour une vie qui décoiffe ; d'un dauphin triste qui ne savait pas nager ; d'un poisson volant amoureux d'une hirondelle…       <br />
              <br />
       Chacun est l'objet d'une histoire étonnante narrée sur des musiques entraînantes et joliment mélodiques qui se retiennent facilement, comme des ritournelles que l'on aurait toujours sues. Et l'un des messages ici véhiculés concerne l'amour universel qui nous aide à nous battre et à donner un sens à nos vies. Ici, le propos est autant de faire la joie des enfants que de rappeler que la vie n'est pas simple pour tout le monde... Et qu'il faut rester attentif aux autres et savoir les aider... d'une manière ou d'une autre... Ce CD est en l'exemple puisqu'une partie des recettes est reversée à l'ARSEP Fondation (Fondation pour l'aide à la Recherche à la sclérose En Plaques).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Comment est né le projet de &quot;L'école des fables&quot; ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Valentin Marceau (interprète) -</b> Après une séance de travail avec Christian (Vié), nous nous sommes retrouvés autour d'un verre pour décompresser. Je suis de nature assez curieuse et j'adore fouiller dans son ordinateur qui cache très souvent de jolies petites merveilles. J'ai découvert quelques fables qu'il avait écrites par pur plaisir, mais sans réelle intention de les proposer... &quot;Le moineau&quot;, &quot;La mouche&quot;, &quot;Le loup peureux&quot;. J'étais super emballé par les textes dans lesquels chacun peut se reconnaître, et il y avait cette touche humoristique, propre à Christian, que j'adore ! Il fallait absolument qu'il en écrive d'autres pour proposer un recueil de fables !       <br />
              <br />
       <b>L'ensemble de l'album est gai, avec beaucoup d'entrain et respire la joie de vivre. Quel est le secret ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Thomas Semence (compositeur et réalisateur) -</b> Des textes sympas, l'envie de s'amuser, et surtout des interprètes motivés autour d'un projet fédérateur ! La première chanson que j'ai composée est &quot;Le loup peureux&quot; que je souhaitais faire interpréter à Jean-Louis Aubert. Il n'a pas hésité une seule seconde à participer au projet, et c'est avec beaucoup d'enthousiasme qu'il a enregistré cette chanson, comme l'ensemble des autres artistes qui se sont mobilisés avec générosité pour ce projet.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/18155773-22430613.jpg?v=1510427103" alt="Promenade féerique et animalière dans la classe de Mademoiselle Plume à l'école des fables" title="Promenade féerique et animalière dans la classe de Mademoiselle Plume à l'école des fables" />
     </div>
     <div>
      Se sont alors enchaînés : Ours, génial dans &quot;La mouche&quot;, Valentin qui a chanté &quot;Le poisson volant&quot;, Joyce Jonathan et sa fabuleuse interprétation du titre &quot;Le moineau&quot;, Rose et &quot;Le petit esquimau&quot;, Saule et Albin de la Simone qui nous ont offert une très belle chanson sur &quot;Le chemin des tortues&quot;… Bref, ils ont tous été vraiment cool. Hanna, Benoît Dorémus, Axel Bauer, Marc Aymon, et même Doc Gynéco est venu participer à la fête ! Et un casting de choix pour animer la classe de la mystérieuse inconnue Mademoiselle Plume…       <br />
              <br />
       <b>Mais qui est Mademoiselle Plume, cette maîtresse pas tout à fait comme les autres ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Christian Vié (auteur) -</b> Mademoiselle Plume est ma  fille, Émilie. Elle a contracté la sclérose en plaques à l'âge de 16 ans. Elle a d'abord perdu la vue, l'équilibre, et s'est mise à ne plus sentir ses membres inférieurs. Après de lourds examens, la maladie a été diagnostiquée. Ce fut le début de longues semaines de traitement extrêmement fatigant et contraignant, mais Émilie n'a jamais baissé les bras. Elle a aujourd'hui, grâce aux progrès de la recherche médicale, une vie presque normale. à 35 ans, elle exerce sa profession de comédienne avec passion. Elle s'est d'ailleurs beaucoup amusée en interprétant le rôle de Mademoiselle Plume dans L'école des fables...
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/18155773-22430619.jpg?v=1510427149" alt="Promenade féerique et animalière dans la classe de Mademoiselle Plume à l'école des fables" title="Promenade féerique et animalière dans la classe de Mademoiselle Plume à l'école des fables" />
     </div>
     <div>
      Il n'existe pour l'instant pas de traitement pour guérir la sclérose en plaques. On peut la bloquer, la freiner, mais pas l'arrêter, et c'est un combat journalier... Cela faisait longtemps que je voulais faire un projet qui puisse soutenir la recherche pour la lutte contre la sclérose en plaques. Il était important pour moi de me rendre un peu utile, car en tant que parent on se sent souvent impuissant face à cette situation.       <br />
              <br />
       Avec Thomas et Valentin nous avons décidé de rencontrer le directeur de l'ARSEP Fondation, pour lui faire part de notre intention d'aider la recherche contre cette maladie en reversant une partie des recettes de &quot;L'école des fables&quot;.       <br />
              <br />
       <b>● &quot;L'école des fables&quot;.</b>       <br />
       D'après une idée originale de Christian Vié, Valentin Marceau et Thomas Semence.       <br />
       Illustrations : Monsieur B - Coloriste : Angus.       <br />
       Avec : Albin de la Simone, Jean-Louis Aubert, Joyce Jonathan, Rose, Ours, Saule, Benoît Dorémus, Axel Bauer, Hanna, Doc Gynéco, et bien d'autres.       <br />
       CD et Livre CD disponibles.       <br />
       Label : Artisan Producteur - Mélodium Music.       <br />
       Distribution : Éditions Éveil et Découvertes.       <br />
       Sortie : septembre 2017 (8 septembre pour le CD et 21 Septembre pour le Livre-CD).       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">2 décembre 2017.</span>       <br />
       À 15 h.       <br />
       L'Européen, Paris 17e, 0 892 68 36 22.       <br />
       <a class="link" href="http://www.leuropeen.paris/bienvenue/" target="_blank">&gt;&gt; leuropeen.paris</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/MKokAbTo1BQ" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/18155773-22430619.jpg</photo:imgsrc>
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   <title>Apparaît, dans une parade discrète, la virtuosité de funambule d'Aurélia Thierrée</title>
   <pubDate>Wed, 13 May 2015 09:11:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La scène de théâtre vue par Victoria Thierrée-Chaplin est un bonheur pour régisseur fou et une source d'enchantement pour le spectateur. Boîtes d'escamotages qui engloutissent les acteurs, accessoires qui se perdent et réapparaissent inopinément, maisons de toiles peintes sur châssis se mouvant, appelés, reculés, par des chariots invisibles mais qui brinquebalent (quelque peu) et ouvrent ou ferment l'espace en rideau…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7784330-12061628.jpg?v=1431502055" alt="Apparaît, dans une parade discrète, la virtuosité de funambule d'Aurélia Thierrée" title="Apparaît, dans une parade discrète, la virtuosité de funambule d'Aurélia Thierrée" />
     </div>
     <div>
      Tous éléments de décors qui, par leur apparence primitive et leur évidence, traquent les comédiens, retiennent l'attention du spectateur et magnifient hautement un jeu de transformation et d'illusion.       <br />
              <br />
       La fable de &quot;Murmures des murs&quot; est simple. Elle est celle d'une jeune fille (pauvre orpheline bien connue du mélodrame et des films de Charlie Chaplin) obligée de déménager. Sa maison vétuste et ancienne est vouée à la démolition. La ville pourrait être le vieux Venise, le vieil Istanbul ou tout autre site à l'urbanité forte dont le poids des murs est la chair des souvenirs.       <br />
              <br />
       La jeune occupante perd ses nerfs, erre et bascule dans un état de résistance avec la complicité apparente de toutes les ressources de l'âme des objets inanimés qui l'accompagnent. De venelles en venelles, par une succession d'hallucinations, elle parvient à un point de non-retour. Ces murs mourant murmurent trop fort pour elle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7784330-12061718.jpg?v=1431503898" alt="Apparaît, dans une parade discrète, la virtuosité de funambule d'Aurélia Thierrée" title="Apparaît, dans une parade discrète, la virtuosité de funambule d'Aurélia Thierrée" />
     </div>
     <div>
      Le spectateur est captivé par la succession de saynètes qui, centrées autour de l'art de la pantomime, avec changements de costumes et mime au présent (avec accessoires)*, glisse progressivement et souplement d'un univers vériste à celui du merveilleux, tout en passant discrètement en revue un répertoire qui va de Jean-Baptiste Deburau à Méliès et Chaplin.       <br />
              <br />
       Ce théâtre réussit un subtil mélange entre fantasmagorie et drame, retient le rire tout en lui préservant la liberté de jaillir spontanément. Il a la force du conte qui sait décrire tout à la fois la tragédie de la vie et la foi enfantine en la forêt enchantée.       <br />
              <br />
       Dans cette histoire, les comédiens touchés par la grâce escortent, dans une parade discrète, la virtuosité de funambule d'Aurélia Thierrée qui transcende le genre et danse au-dessus du vide. Sublime. Aux murs mourant est opposée c'est sûr la force de l'amour.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">*À l'opposé de la tradition de Marcel Marceau qui fait du mime à l'absent.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Murmures des murs"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7784330-12066138.jpg?v=1431541158" alt="Apparaît, dans une parade discrète, la virtuosité de funambule d'Aurélia Thierrée" title="Apparaît, dans une parade discrète, la virtuosité de funambule d'Aurélia Thierrée" />
     </div>
     <div>
      Conception et mise en scène : Victoria Thierrée-Chaplin.       <br />
       Avec : Aurélia Thierrée accompagnée de Jaime Martinez, Antonin Maurel.       <br />
       Scénographie : Victoria Thierrée-Chaplin.       <br />
       Lumières : Thomas Dobruszkès.       <br />
       Costumes : Véronique Grand, Jacques Perdiguez, Monika Schwarzl, Victoria Thierrée-Chaplin.       <br />
       Chorégraphie : Victoria Thierrée-Chaplin, Armando Santin.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 4 mai au 23 mai 2015.</span>       <br />
       Du lundi au samedi à 21 h, dimanche à 15 h.       <br />
       Relâche le dimanche 10 mai et les 5 mai , 8 mai , 9 mai , 14 mai et 18 mai 2015.       <br />
       Théâtre du Rond-Point, salle Renaud-Barrault, Paris 8e, 01 44 95 98 21.       <br />
       <a class="link" href="http://2014-2015.theatredurondpoint.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatredurondpoint.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Apparait-dans-une-parade-discrete-la-virtuosite-de-funambule-d-Aurelia-Thierree_a1344.html</link>
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   <title>Les Enfants du Paradis au théâtre... Une adaptation à saluer... mais perfectible !</title>
   <pubDate>Mon, 24 Feb 2014 16:44:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dès l’origine, le cinéma a vampirisé le roman populaire et le répertoire théâtral mais il est rare que le théâtre se réapproprie la matière cinématographique pour la restituer à la scène. C’est pourquoi la création au Lucernaire des "Enfants du Paradis" d’après Jacques Prévert, hors le film réalisé par Marcel Carné, est à saluer.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6356835-9587471.jpg?v=1393257381" alt="Les Enfants du Paradis au théâtre... Une adaptation à saluer... mais perfectible !" title="Les Enfants du Paradis au théâtre... Une adaptation à saluer... mais perfectible !" />
     </div>
     <div>
      Traité de manière contemporaine, reprenant des tics de montage du cinéma actuel, le scénario est coupé collé condensé par Philippe Honoré. Réduit à un enchaînement de scènes, à un accéléré rythmé par des répliques cultes.       <br />
              <br />
       Le public moderne est habitué aux ellipses, aux coupes nettes, et comme les comédiens ont du plaisir à dire les répliques, et d’une certaine manière à en présenter les variations, le spectacle mis en scène par Philippe Person, dont le montage se veut nerveux, divertit par ses beaux instants. Garance (Florence Le Corre Person) fait l’objet d’un traitement qui lui insuffle une jeunesse contemporaine, un caractère concret simple et clair. Ces enfants du paradis-là sont le portrait d’une jeunesse insouciante : c’est la bande annonce d’un remake à venir.       <br />
              <br />
       Toutefois, le spectateur, devant cette proposition de rajeunissement et d’émancipation de l’original, ne peut que rester dubitatif. L’œuvre présentée a tout ce qui sépare un simple pitch d’un drame et d’une comédie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6356835-9587475.jpg?v=1393257783" alt="Les Enfants du Paradis au théâtre... Une adaptation à saluer... mais perfectible !" title="Les Enfants du Paradis au théâtre... Une adaptation à saluer... mais perfectible !" />
     </div>
     <div>
      L’adaptation laisse en effet de côté le sens de la fatalité, la gaité désespérée, la vitalité qui meut les personnages dans le scénario et dont chaque réplique cristallise la tension d’une situation.       <br />
              <br />
       Elle reprend en revanche, dans un retour paradoxal aux sources, la forme de la parade d’un théâtre de foire, du boulevard du crime, dont le harangueur présente les scènes remarquables. Avec tous les effets de surfaces, de simplification, hâtives et excessives que cela induit.       <br />
              <br />
       N’en déplaise à la qualité intrinsèque du jeu, le travail de déconstruction décontextualisation en œuvre, de mise en image du texte de Jacques Prévert (dont on peut penser ce qu’on veut), reste dans l’anecdote d’un quotidien du monde du spectacle. Il ne peut être occulté le fait que les personnages des &quot;Enfants du Paradis&quot; ne peuvent être réduits à une forme de banalité.       <br />
              <br />
       Quand ils s’appellent Baptiste Deburau, Pierre-François Lacenaire ou Frédérick Lemaître, les personnages ne sont pas des homonymes d’hommes célèbres. Ils ont une densité de géants de la réalité et font frémir le spectateur avant même que d’apparaître ; ou bien, pour ce qui concerne Garance, elle a la puissance d’un personnage énigmatique au caractère fort, mû par la fatalité des hommes : divine et victime. &quot;Les Enfants du Paradis&quot; sont portés par la Puissance de l’imaginaire .       <br />
              <br />
       Il faut bien reconnaitre que ceux qui sont sur scène actuellement présentent encore bien des facilités qu’il appartient de réduire avant la présentation de ce spectacle aux Carmes à Avignon cet été.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Notes : Le mime Deburau a inspiré Marcel Marceau mais aussi des numéros de music-hall, de Charlie Chaplin à Michael Jackson.        <br />
       Pierre-François Lacenaire, &quot;le poète assassin&quot;, fut l’ennemi public numéro un au début du XIXe siècle, avant d’être guillotiné en janvier 1836.       <br />
       Frédérick Lemaître est un acteur qui créa les rôles de jeunes premiers des pièces de Victor Hugo.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Les Enfants du Paradis"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6356835-9587660.jpg?v=1393259318" alt="Les Enfants du Paradis au théâtre... Une adaptation à saluer... mais perfectible !" title="Les Enfants du Paradis au théâtre... Une adaptation à saluer... mais perfectible !" />
     </div>
     <div>
      D'après le scénario de Jacques Prévert.       <br />
       Adaptation : Philippe Honoré.       <br />
       Mise en scène : Philippe Person.       <br />
       Avec : Yannis Bougeard, Florence Le Corre-Person, .Philippe Person en alternance avec Pascal Thoreau, Sylvie Van Cleven.       <br />
       Lumières : Alexandre Dujardin.       <br />
       Décors : Vincent Blot.       <br />
       Costumes : Marion Robillard et Bédite Poupon-Joyeux.       <br />
       Cie Philippe Person.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
       Reprise Festival d’Avignon 2014 au Théâtre des Carmes.       <br />
              <br />
       Du 5 février au 30 mars 2014.       <br />
       <span class="fluo_jaune">Prolongation : Du 1er avril au 1er juin 2014.</span>       <br />
       <b>Relâches : 2, 3, 4, 13 et 18 mai.</b>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h. Dimanche à 15 h.       <br />
       Le Lucernaire, Paris 6e, 01 45 44 57 34.       <br />
       <a class="link" href="http://www.lucernaire.fr/beta1/index.php" target="_blank">&gt;&gt; lucernaire.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Les-Enfants-du-Paradis-au-theatre-Une-adaptation-a-saluer-mais-perfectible-_a1073.html</link>
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