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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-05-17T10:25:47+02:00</dc:date>
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   <title>"Du charbon dans les veines"... Un beau message dans une belle pièce manquant d'allant</title>
   <pubDate>Tue, 24 Mar 2026 12:40:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La pièce et la mise en scène de Jean-Philippe Daguerre nous plongent dans le quotidien de mineurs autour de la mort, de l'amour et de la musique. C'est en effet un volet moins social et plus intime qui est présenté dans une jolie scénographie où la fable, dans un très beau message de tolérance, manque toutefois un peu de mordant.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95577115-66797505.jpg?v=1774353457" alt=""Du charbon dans les veines"... Un beau message dans une belle pièce manquant d'allant" title=""Du charbon dans les veines"... Un beau message dans une belle pièce manquant d'allant" />
     </div>
     <div>
      Lumière sur un intérieur dans lequel quatre personnages masculins sont installés à une table. Une femme, Simone (Raphaëlle Cambray), maîtresse des lieux et épouse de Sosthène (Jean-Jacques Vanier), est debout, derrière son bar de cuisine. Elle prépare le café et a un rôle qui sied à sa posture scénique. Elle incarne un calme et un équilibre dans une fable où l'amour, la misère, la musique et la jalousie font demeure.       <br />
              <br />
       Sosthène, Vlad (Julien Ratel), Pierre (Théo Dusoulié) et l'ami de Sosthène (Aladin Reibel) ont les yeux rivés sur le téléviseur qui vient d'arriver, grâce à la pension de la silicose de Sosthène. Ils regardent la coupe du monde de football de 1958 en Suède et utilisent parfois la radio pour les matchs non télévisés.       <br />
              <br />
       La scénographie a du cachet avec une couleur usée de ferraille pour rappeler les corons, la fable se déroulant à Nœux-les-Mines. Le gris est prédominant, tel un camaïeu avec la nuit noire de temps en temps. Il est le témoin de la poussière, du temps qui passe, ou qui est passé, et de la misère de la mine. Seule la couleur fait état de cette dernière, le téléviseur étant en effet très peu démocratisé en 1958 ; 10 % de la population française l'avait. Elle est l'un des liants de la fable, celle qui pose le thème de l'immigration avec cette équipe de France talentueuse autour de Roger Piantoni, Just Fontaine et Raymond Kopa, qui a fini troisième à cette coupe du monde.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95577115-66797506.jpg?v=1774353489" alt=""Du charbon dans les veines"... Un beau message dans une belle pièce manquant d'allant" title=""Du charbon dans les veines"... Un beau message dans une belle pièce manquant d'allant" />
     </div>
     <div>
      Se greffent ainsi l'admiration ou le rejet portés aux immigrés et fils d'immigrés par rapport à Kopa, fils de mineurs et de grands-parents polonais, de son vrai nom Kopaszewski comme rappelé par Sosthène. Comme aujourd'hui Mbappé ou hier Zidane et l'équipe de France black-blanc-beur, championne du monde en 1998. À géométrie variable, Vlad incarne ce rapport ambivalent qui se nourrit de racisme vis-à-vis des Français dits &quot;immigrés&quot;, bien que français, que l'on accepte ou non selon les attributions sociales, sportives, musicales, politiques ou journalistiques qui leur sont attribuées. Par périodes successives, aujourd'hui les Arabes et les Noirs, hier les Polonais et les Italiens, sont sujets à la suspicion, à la peur et au rejet d'une partie des Français, alimentés aujourd'hui par une bonne partie de la classe politique et de la presse.       <br />
              <br />
       Les dialogues ont la caractéristique d'être courts pour la plupart. Comme si tout était déjà figé et définitif. Ils relèvent d'une diction avec une incarnation légèrement en retrait, comme une mise à distance. Bien qu'il soit de qualité, le jeu des comédiens se trouve dans un pré-carré réduit, la mise en scène et la fable ne prenant pas en effet le risque de ruptures dramaturgiques et de détours.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95577115-66797523.jpg?v=1774353514" alt=""Du charbon dans les veines"... Un beau message dans une belle pièce manquant d'allant" title=""Du charbon dans les veines"... Un beau message dans une belle pièce manquant d'allant" />
     </div>
     <div>
      Ce choix de mise en scène donne à voir une fable qui se raconte, les personnages étant dans un schéma où ce qu'ils disent sert à la construction de celle-ci, comme si les dés étaient déjà jetés. Cela entre en écho toutefois au fait &quot;de ne pas sortir de sa condition&quot;, le milieu de la mine extirpant la vie et la force des travailleurs, dont &quot;Le quai de Wigan&quot; (1937) de George Orwell en est un remarquable témoignage.       <br />
              <br />
       &quot;Du charbon dans les veines&quot; n'est toutefois pas une immixtion sociologique de la condition minière, la fable dérogeant à dessein à cette règle. Elle est une fenêtre sur un volet intime où se brassent la maladie, la musique, l'amour, l'amitié et la jalousie, même si la mort, compagnon de route des mineurs, y est aussi présente. L'accordéon, autre liant à la fable, apporte une gaieté, une dynamique et quelques ruptures de jeu où se nouent des rencontres et une échappatoire à la rudesse de leur travail.       <br />
              <br />
       Le plateau est départagé en deux par les lumières : côté cour, l'intérieur d'une habitation, celle de Simone et Sosthène avec leur fils Pierre, et côté jardin, l'extérieur avec la mine, la route et aussi le cabinet du médecin (Yves Roux) où l'amour et la maladie se brassent.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95577115-66797527.jpg?v=1774353552" alt=""Du charbon dans les veines"... Un beau message dans une belle pièce manquant d'allant" title=""Du charbon dans les veines"... Un beau message dans une belle pièce manquant d'allant" />
     </div>
     <div>
      a musique est très présente avec un orchestre d'accordéons composé de son chef Sosthène, Leïla (Juliette Behar) qui incarne la figure étrangère marocaine, Pierre qui a un béguin pour elle et Vlad, fils d'immigré, qui éprouve, au début avant qu'il ne se transforme en son inverse, une forme de racisme pour Leïla.       <br />
              <br />
       Le(s) cœur(s) sont en colère, ce sont ceux de Pierre et Vlad. Cette expression est reprise deux fois, chacun pour eux-mêmes, mais ils finissent par être apaisés autour du dialogue et de la compréhension de l'autre. La pièce est une formidable porte ouverte à l'acceptation de l'autre dans des figures comme celles, entre autres, de Sosthène, remarquable de tolérance et de philosophie. Puisse que son message ne soit pas qu'entendu, mais suivi. Et il y a du boulot actuellement, et c'est l'affaire de tous !       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Du charbon dans les veines"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95577115-66797533.jpg?v=1774353587" alt=""Du charbon dans les veines"... Un beau message dans une belle pièce manquant d'allant" title=""Du charbon dans les veines"... Un beau message dans une belle pièce manquant d'allant" />
     </div>
     <div>
      Texte :  Jean-Philippe Daguerre.       <br />
       Mise en scène : Jean-Philippe Daguerre.       <br />
       Assistant mise en scène : Hervé Haine.       <br />
       Avec en alternance :       <br />
       Jean-Jacques Vanier ou Didier Brice, Aladin Reibel ou Christian Mulot, Raphaëlle Cambray ou Sophie Artur, Théo Dusoulié ou Basile Alaïmalaïs, Julien Ratel ou Arnaud Dupont, Juliette Behar ou Yasmine Haller ou Garance Bocobza, Jean-Philippe Daguerre ou Philippe Maymat.       <br />
       Décors : Antoine Milian.       <br />
       Costumes :  Virginie H.       <br />
       Musiques : Hervé Haine.       <br />
       Lumières : Moïse Hill.       <br />
       Coproductions : Ki m’aime me suive et le Grenier de Babouchka.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
       À partir de 11 ans.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 6 septembre 2025 au 28 juin 2026.</span>       <br />
       Mardi et jeudi à 20 h 30, samedi à 19 h, dimanche à 15 h 30.       <br />
       Théâtre du Palais-Royal, 38, rue de Montpensier, Paris 1ᵉʳ.       <br />
       Réservations : 01 42 97 40 00.       <br />
       <a class="link" href="https://billetterie.theatrepalaisroyal.com/event/524973-du-charbon-dans-les-veines" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatrepalaisroyal.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatrepalaisroyal.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/95577115-66797505.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Du-charbon-dans-les-veines-Un-beau-message-dans-une-belle-piece-manquant-d-allant_a4510.html</link>
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   <title>•Off 2025• "Cœur à cœur" Un seul en scène où l'originalité de l'écriture cohabite brillamment avec le jeu émouvant du comédien</title>
   <pubDate>Fri, 16 May 2025 07:59:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2025]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans un corps humain, un cœur passionné, un cerveau un peu trop spontané et un tube digestif très peureux tenteront de faire équipe dans le corps de Guillaume pour que leur "hôte" soit le plus épanoui possible… Mais la route de Guillaume est sinueuse et les événements de sa vie les mettront à l'épreuve, quitte à créer des situations absurdes et décalées !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88572235-62723738.jpg?v=1747321284" alt="•Off 2025• "Cœur à cœur" Un seul en scène où l'originalité de l'écriture cohabite brillamment avec le jeu émouvant du comédien" title="•Off 2025• "Cœur à cœur" Un seul en scène où l'originalité de l'écriture cohabite brillamment avec le jeu émouvant du comédien" />
     </div>
     <div>
      Il fallait quand même y penser à écrire une pièce autour d'un thème semblable ! <span style="font-style:italic">&quot;Ce spectacle, c'est le fruit d'une incubation longue que j'ai vécue au Festival d'Avignon en 2018 (…) . Entre les remparts et au milieu de cette ébullition frénétique, une phrase tournait sans cesse dans ma tête : &quot;Cœur à cœur, le corps à corps entre un cœur et son corps&quot;. Je ne connaissais rien à l'écriture, mais quelque chose me disait qu'il fallait que je fonce&quot;</span>, précise William Rageau.       <br />
              <br />
       Bien vous en a pris, cher William, d'arpenter ainsi les ruelles d'Avignon, libre dans votre tête et votre corps, et de trouver le moyen d'échapper un temps soit peu à la chaleur et à la foule par votre pensée et vos réflexions fertiles… Le résultat est d'une grande originalité, interprété avec justesse et conviction par le comédien qui souhaitait raconter ses propres histoires en plus d'interpréter celles des autres, comme celle de Trivelin dans &quot;L'île des esclaves&quot; de Marivaux, par exemple.       <br />
              <br />
       Né à Nîmes en 1992, William est le dernier d'une fratrie de quatre enfants. On lui découvre rapidement une maladie génétique qui retarde sa croissance, et il écumera les hôpitaux du sud de la France, puis de Paris. C'est pourtant un enfant vif, téméraire et joyeux qui sera largement soutenu par sa famille et son entourage. Après des études d'infirmier, profession qu'il exercera, il décide en 2017 de <span style="font-style:italic">&quot;lever l'ancre des soins pour les rivages de la scène&quot;</span> (sic), où il découvre le virus de la scène et une nouvelle sensation de liberté toute particulière.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88572235-62723740.jpg?v=1747321309" alt="•Off 2025• "Cœur à cœur" Un seul en scène où l'originalité de l'écriture cohabite brillamment avec le jeu émouvant du comédien" title="•Off 2025• "Cœur à cœur" Un seul en scène où l'originalité de l'écriture cohabite brillamment avec le jeu émouvant du comédien" />
     </div>
     <div>
      Cela se ressent largement dans ce seul en scène qui relève d'une magnifique performance d'acteur et d'écriture, dans laquelle l'humour et les émotions sont bien présentes. Encore une fois, au risque de nous répéter, il fallait la trouver, cette idée de faire parler des organes humains à l'intérieur d'un corps…       <br />
              <br />
       Il est vrai : que serions-nous sans eux qui commandent nos vies à chaque seconde, selon leur bon vouloir ? Qui nous rendent libres et heureux, ou bien au contraire souffrants et assujettis ? Il fallait avoir envie de se raconter, de dire et, aussi, de partager au-delà de la simple introspection.       <br />
              <br />
       Dans ce seul en scène, William Rageau nous offre une pérégrination semblable à une BD : le tube digestif, le cœur et le cerveau en sont les personnages principaux, mais là où se niche la grande originalité, à bien y regarder, c'est dans le fait que chacun de ces organes, c'est un peu le comédien lui-même qui s'introspecte dans un mélange d'humour via une écriture percutante et joyeuse, et un jeu sensible, fort bien mené.       <br />
              <br />
       Sa gestuelle, à mi-chemin entre la Commedia dell'arte, la pantomime et quelques soubresauts chorégraphiques, convoque avec une grande rigueur une histoire qui pourrait être la nôtre si le sort en a décidé ainsi ! La mise en scène de Nicolas Laurent porte le tout avec mesure et élégance, en sachant aller à l'essentiel des mots et du geste.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;On a été conçus grâce à l'amour, non ? Alors, rendons-lui hommage. Voilà notre véritable but !&quot; &quot;On ne peut pas vaincre la mort, mais on peut rendre la maladie malade&quot;.</span> Henri, c'est le nom du personnage incarnant la maladie. <span style="font-style:italic">&quot;Je ne suis jamais la bienvenue, mais je suis une exception dans la vie de Guillaume. Je suis sa maladie. Je vais ralentir la croissance de ses os, mais pas sa solidité !&quot;</span>       <br />
              <br />
       Guillaume le Conquérant et William le comédien auraient bien entendu préféré ne jamais croiser son chemin, mais c'est avec une subtile dose d'auto-dérision que tous deux la convoquent pourtant, aux côtés de Coco, Popol et Tubi qui font leur possible pour anéantir cette indésirable. Comment Henri réagira-t-il quand Guillaume va rencontrer l'amour ?       <br />
              <br />
       Guillaume/William, &quot;les&quot; conquérants, balayent d'un revers de main les idées reçues sur la différence, le handicap et tous les raisonneurs bardés de certitudes sur une certaine norme. Celle qui bien souvent nous accable parce qu'elle est non-voyante et sourde. Le public les aime, ces deux-là ! Avec eux, il grimpe au sommet de la montagne d'où la vue est belle (sic). Quelle montagne ?       <br />
              <br />
       Pour le savoir, ne ratez pas &quot;Cœur à cœur&quot; de et par Willam Rageau. Un seul en scène d'une bien jolie poésie qui se boucle, rond comme une pomme, par deux séquences distinctes en voix off depuis les coulisses, rendant un magnifique hommage à la vie.       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Cœur à cœur"</b></div>
     <div>
      "Plongez dans un corps humain où les organes sont les personnages"       <br />
       Texte : William Rageau.       <br />
       Mise en scène : Nicolas Laurent et William Rageau.       <br />
       Avec : William Rageau.       <br />
       Voix off : Christian Hecq de la Comédie-Française et Célia Granier-Deferre.       <br />
       Manettes Productions       <br />
       Tout public à partir de 7 ans.       <br />
       Durée : 1 h 05.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2025•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 au 26 juillet 2025.</span>       <br />
       Tous les jours à 11 h 30. Relâche le mercredi.       <br />
       Théâtre de l'Oriflamme, 3-5, rue Portail Matheron, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 88 61 17 75.       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('patrick@loriflamme-avignon.fr')" >patrick@loriflamme-avignon.fr</a>       <br />
       <a class="link" href="https://loriflamme-avignon.fr/" target="_blank">>> loriflamme-avignon.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/88572235-62723738.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2025-Coeur-a-coeur-Un-seul-en-scene-ou-l-originalite-de-l-ecriture-cohabite-brillamment-avec-le-jeu-emouvant-du_a4217.html</link>
  </item>

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   <title>"Hépatik Girl" Une épopée auto-immune virtuose et sans pareille ou "comment faire de l'or avec de la boue"</title>
   <pubDate>Wed, 22 Jan 2025 16:41:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans le corps de Claire, trois maladies auto-immunes et inflammatoires ont élu domicile autour d'un même organe : le foie. La vie est une fête ! Encore plus lorsque Claire souhaite obtenir un prêt immobilier : elle doit prouver aux assurances qu'elle est en pleine forme, ne tombera pas malade et ne mourra jamais.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85779978-61108556.jpg?v=1737563150" alt=""Hépatik Girl" Une épopée auto-immune virtuose et sans pareille ou "comment faire de l'or avec de la boue"" title=""Hépatik Girl" Une épopée auto-immune virtuose et sans pareille ou "comment faire de l'or avec de la boue"" />
     </div>
     <div>
      Et s'il y <span style="font-style:italic">&quot;avait en nous quelque chose de cette jeune femme !&quot;</span>, comme le dit la chanson. Certes, ce n'est pas de Tennessee Williams dont il est question ici, mais d'une jeune fille devenue femme, Claire, et il est probable que chacun et chacune d'entre nous pourra se reconnaître dans les aventures médico-administratives soulevées par ce &quot;seule en scène&quot; époustouflant. Si tant est que le long fleuve pas toujours tranquille de la vie nous y ait confronté nous aussi, un tant soit peu !       <br />
              <br />
       Au cours de ce seule en scène, quelques émotions particulières pointeront le bout de leur nez et pourront, selon notre sensibilité, être accompagnées sans doute de quelques larmes, mais le tout sera balayé bien vite par des rebondissements taillés au cordeau, millimétrés et remarquablement orchestrés par la mise en scène de Tatiana Gousseff. Sans parler du texte, interprété de façon exceptionnelle par la comédienne Marie-Claire Neveu. Il va sans dire que son jeu virtuose et virevoltant prédomine largement sur l'ensemble du spectacle. Comédienne à nos yeux bien trop méconnue. Elle qui en est pourtant à son deuxième &quot;seule en scène&quot; et qui a même obtenu le soutien de Pascal Légitimus pour la direction artistique du premier : &quot;Nina, des tomates et des bombes&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85779978-61108557.jpg?v=1687688920" alt=""Hépatik Girl" Une épopée auto-immune virtuose et sans pareille ou "comment faire de l'or avec de la boue"" title=""Hépatik Girl" Une épopée auto-immune virtuose et sans pareille ou "comment faire de l'or avec de la boue"" />
     </div>
     <div>
      Elle en a du talent cette jeune comédienne qui ne cesse de nous étonner, elle qui revendiquait déjà dans son spectacle précédent un théâtre engagé dans lequel elle rencontrait Fathawi, un migrant Érythréen, se liait d'amitié avec Pchela, une abeille russe en perdition, appelait le Président de la République, la &quot;Science Infuse&quot; et les Puissants pour nous ouvrir les yeux et nous faire réfléchir !       <br />
              <br />
       Selon nous, il n'y a pas de limites au geste théâtral. Toute source d'inspiration peut y être portée, car comme le disait Bertolt Brecht : <span style="font-style:italic">&quot;l'affaire du théâtre est de divertir et cette affaire lui confère toujours sa dignité particulière&quot;.</span>       <br />
              <br />
       De la dignité, il y en a dans ce deuxième spectacle de Marie-Claire Neveu : celle de proposer au spectateur une immersion intime XXL dans son corps abîmé et d'en plaisanter avec brio. <span style="font-style:italic">&quot;Diagnostiquée à 14 ans d'une maladie du foie, mon rapport à mon corps a nécessairement été chamboulé tout comme celui de mon rapport à la mort, à l'alimentation, à la médecine, au monde, à la Terre&quot;</span> (sic).       <br />
              <br />
       Mais le travail d'orfèvrerie d'écriture et de scénographie mené de pair avec l'autrice et metteuse en scène Tatiana Gousseff n'a pas ramené le propos de la pièce à la seule &quot;cause&quot; autobiographique de la comédienne. Loin de là…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85779978-61108558.jpg?v=1687688971" alt=""Hépatik Girl" Une épopée auto-immune virtuose et sans pareille ou "comment faire de l'or avec de la boue"" title=""Hépatik Girl" Une épopée auto-immune virtuose et sans pareille ou "comment faire de l'or avec de la boue"" />
     </div>
     <div>
      Car une simple autobiographie aurait été possible, mais Marie-Claire Neveu est une artiste et défend la cause créatrice avant tout. Il n'est qu'à considérer aussi son single &quot;Tsunami&quot; sorti en 2021, clip ô combien bouleversant sur la vie comme elle va, ce que l'on peut en faire et les choix qui vont de pair. Parce que bien souvent, il faut choisir !       <br />
              <br />
       Dans ce spectacle, &quot;Claire-Marie-Claire&quot; n'use ni de sensiblerie, ni de revendications personnelles larmoyantes exacerbées. Tout simplement parce que c'est le show qui prédomine. Et l'humour aussi ! Bien présent comme une forme de détachement nécessaire.       <br />
              <br />
       Ce show dont le spectateur se demandera à coup sûr quel a bien pu en être le premier pas !       <br />
       Ça n'a pas dû être simple d'écrire un tel spectacle, mais connaissant l'énergie pluridisciplinaire de la comédienne, il est probable que les choses ont dû malgré tout se bâtir lentement, mais sûrement. La preuve est là : un spectacle mené de main de maître à plusieurs niveaux, altruiste, délicat, ouvert sur le monde et ses méandres de plus en plus compliqués. Un texte semblable à un nid de puces ou à des pop-corn en préparation qui nous tiennent éveillés et ne nous lâchent pas une seconde.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Dans les maladies complexes et invisibles, les anticorps ne savent plus distinguer les cellules ennemies dans un organe&quot;.</span> Ceci est un fait qui pourrait bien ne pas être source de création, mais là où le duo Marie-Claire Neveu/Tatiana Gousseff fonctionne à merveille, c'est dans le fait d'avoir justement dosé l'acte créateur et la part autobiographique pour dire, hurler qu'il est plus que temps d'agir et <span style="font-style:italic">&quot;que les êtres humains ne savent plus distinguer les comportements qui menacent leur survie&quot;</span>.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85779978-61108559.jpg?v=1687783603" alt=""Hépatik Girl" Une épopée auto-immune virtuose et sans pareille ou "comment faire de l'or avec de la boue"" title=""Hépatik Girl" Une épopée auto-immune virtuose et sans pareille ou "comment faire de l'or avec de la boue"" />
     </div>
     <div>
      À sa manière, Marie-Claire Neveu est une Greta Thunberg engagée au discours peut-être moins radical – quoique ! -, mais infiniment plus artistique. Cette comédienne mériterait d'être aussi connue et médiatisée que la jeune femme suédoise, elle qui a tronqué son nez de clown et son chapeau melon pour une tenue de femme athlétique : débardeur de fitness et chaussures de randonnée ou plutôt de chantier. Des chaussures que nous chaussons, nous aussi, avec elle, parce que, dans ce nouveau spectacle, la comédienne et sa metteure en scène nous entraînent loin, très loin, et qu'avec Claire, nous avons envie d'arpenter les nombreux chantiers de construction de notre monde qui chancelle.       <br />
              <br />
       Vite ! Il faut faire vite !        <br />
       On tombe malade, mais sait-on pourquoi ? Et si tout cela émanait d'un dérèglement plus global et plus vaste de la planète Terre ?       <br />
              <br />
       Courez vite assister à ce spectacle pour vous en faire une idée. Vous en sortirez certainement, vous aussi, prêts et prêtes à vous positionner à votre manière sur les starting-blocks tant la fougue et le talent de Marie-Claire Neveu saura vous séduire.       <br />
              <br />
       Le Théâtre, ça sert à ça aussi ! Surtout lorsqu'il est déployé avec une telle énergie communicative, artistiquement fine et soignée, emportant le spectateur dans différentes sphères diverses et variées, mais l'invitant à chaque fois à une noble réflexion : celle de notre survie.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;On peut changer une fois le foie de mille personnes, mais on ne peut pas changer mille fois celui d'une seule&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Bravo, mesdames. &quot;Bravo&quot;       <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Il est joli ce mot. J'aime bien&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Hépatik Girl Une épopée auto-immune"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85779978-61108560.jpg?v=1687689086" alt=""Hépatik Girl" Une épopée auto-immune virtuose et sans pareille ou "comment faire de l'or avec de la boue"" title=""Hépatik Girl" Une épopée auto-immune virtuose et sans pareille ou "comment faire de l'or avec de la boue"" />
     </div>
     <div>
      Texte : Marie-Claire Neveu et Tatiana Gousseff.       <br />
       Mise en scène : Tatiana Gousseff.       <br />
       Avec : Marie-Claire Neveu.       <br />
       Création lumière : Fred L'Indien.       <br />
       Musique : Julien Pittet.       <br />
       Chorégraphie : Laura Mazeaud       <br />
       Voix Off : Renaud Castel, Thomas Espinera, Marie Gousseff, Tatiana Gousseff et Mélanie Peyre.       <br />
       Production : Compagnie de l'Armoise.       <br />
       À partir de 12 ans.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
       Prix Tournesol Avignon 2024 - &quot;Coup de cœur du Jury&quot;.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 2 au 23 février 2025.</span>       <br />
       Dimanche à 20 h.       <br />
       Théâtre des Béliers Parisiens, Paris 18e, 01 42 62 35 00.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredesbeliersparisiens.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredesbeliersparisiens.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85779978-61108561.jpg?v=1687850547" alt=""Hépatik Girl" Une épopée auto-immune virtuose et sans pareille ou "comment faire de l'or avec de la boue"" title=""Hépatik Girl" Une épopée auto-immune virtuose et sans pareille ou "comment faire de l'or avec de la boue"" />
     </div>
     <div>
      <b>Tournée</b>       <br />
       7 février 2025 : Cournon d'Auvergne (63).       <br />
       26 février 2025 : Caen (14).       <br />
       13 mars 2025 : Rouen (76).       <br />
       3 avril 2025 : Compiègne (60).       <br />
       26 avril 2025 : Auray (56).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/85779978-61108556.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Hepatik-Girl-Une-epopee-auto-immune-virtuose-et-sans-pareille-ou-comment-faire-de-l-or-avec-de-la-boue_a4132.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-85220511</guid>
   <title>"4.48 Psychose" Un cri poétique, intense, existentiel… singulier et intime !</title>
   <pubDate>Mon, 30 Dec 2024 07:30:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Sarah Kane, dramaturge anglaise, a marqué, sur une courte période, avec quatre créations, de sa signature artistique le monde théâtral. Florent Siaud met en scène la dernière pièce de celle-ci dans une superbe interprétation de Sophie Cadieux. Ce seul en scène crée, avec un vrai talent, un tourbillon autant intense qu'intime d'un être en proie à son questionnement et au désespoir qui en émane.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85220511-60772470.jpg?v=1735502167" alt=""4.48 Psychose" Un cri poétique, intense, existentiel… singulier et intime !" title=""4.48 Psychose" Un cri poétique, intense, existentiel… singulier et intime !" />
     </div>
     <div>
      Elle arrive du public pour aller sur les planches, habillée de laine blanche des pieds à la tête. Elle se déshabille peu à peu de son costume durant toute la représentation. Elle, c'est Sophie Cadieux qui incarne les deux personnages de la dernière création de Sarah Kane (1971-1999), la dramaturge britannique qui a bouleversé en quelques années la scène théâtrale britannique et mondiale, et ce, dès sa première pièce, &quot;Blasted&quot; (&quot;Anéantis&quot;).       <br />
              <br />
       &quot;4.48 Psychose&quot; (4.48 Psychosis), qui fut terminée peu avant qu'elle ne se suicide à l'âge de 28 ans, est une œuvre forte, notamment par le thème traité, portée par une poésie qui ne recule devant aucun tourment pour lancer ses cris. C'est une mise à nu imagée, reflet de l'expression du tréfonds psychique d'un personnage, sans nom, qui peut être de tout sexe, face à lui-même et à un autre caractère, médecin de l'âme peut-être. Autour d'un impossible dialogue, les répliques sont comme des gâchettes qui fusent.       <br />
              <br />
       Dans ce verbe, qui sait se faire aussi corporel, la protagoniste, qui se dédouble dans le jeu entre les deux caractères qui portent respectivement sa maladie et sa possible résurrection, est à fleur de peau. La poésie s'écorche dans une gestuelle qui est parfois brutale, souvent profonde, car intérieure, la voix se faisant l'écho des tourments de celle-ci.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85220511-60772471.jpg?v=1735502184" alt=""4.48 Psychose" Un cri poétique, intense, existentiel… singulier et intime !" title=""4.48 Psychose" Un cri poétique, intense, existentiel… singulier et intime !" />
     </div>
     <div>
      Elle sait qu'elle est définitivement seule et pourtant s'anime en elle des forces contraires où vient se nourrir un appel lancé derrière une porte fermée, comme cadenassée par un désespoir profond que rien ne peut conforter. Elle est tiraillée par une force qui la questionne sur son rapport au monde, aux autres et à soi. Et ces interrogations la font tenir debout. Comme un dernier cri jusqu'au drame final afin de trouver la clé cassée qui pourrait ouvrir une porte sans serrure.       <br />
              <br />
       Tout s'anime avec une voix et un corps, éléments de rupture, marqués par des évolutions et des transformations en écho à une parole écorchée. De ce personnage sur lequel semble s'écouler tout le désespoir d'une force ayant pour seul horizon un raccrochement à la vie qui glisse vers de sombres abîmes, c'est le combat d'un être devant l'existence. La dernière œuvre de Sarah Kane a été écrite quelques semaines avant qu'elle ne se suicide avec ses lacets dans les toilettes d'un hôpital.       <br />
              <br />
       Dramaturge brillante dont les critiques et exégèses commencent aujourd'hui à comprendre l'unicité et la qualité de son œuvre, sa poésie est à la fois douce, onctueuse et violente, car habillée d'une dynamique stylistique que les mots rassasient en étant colportés par un rythme heurté qui la sous-tend. Sophie Cadieux en est le flambeau. Elle est rayonnante de talent dans son interprétation.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85220511-60772479.jpg?v=1735502210" alt=""4.48 Psychose" Un cri poétique, intense, existentiel… singulier et intime !" title=""4.48 Psychose" Un cri poétique, intense, existentiel… singulier et intime !" />
     </div>
     <div>
      Sa voix interpelle, prend des directions différentes, quand le corps bouscule le décor, repousse une chaise et ouvre un rideau de chaîne dorée. Seule, elle embrasse toute la scène par sa présence. Unique et profonde, elle incarne les mots de Sarah Kane qui s'envolent en fuyant toute banalité. Cette envolée n'est pas que poétique, elle est surtout le reflet de ce qui pose question, presque existentielle, d'un rapport à soi et à l'autre. Chaque mot est un cri, sa poésie, une revendication contre soi, pour parler de soi, devant elle-même et face à un autre, bien qu'elle sache qu'elle ne peut être entendue.       <br />
              <br />
       Sophie Cadieux est dans un rapport scénique où son corps, silencieux, fait place à une voix caverneuse et profonde. Celui-ci intervient ainsi en premier, de façon silencieuse, puis beaucoup plus brutale, accompagné d'une parole de plus en plus animée, pour finir avec un corps physiquement inerte et une parole absente. Dans ce va-et-vient entre silence, rupture et tension, le personnage incarné par Sophie Cadieux est sur une ligne de crête entre la vie et la mort.        <br />
       C'est superbe et intense !       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"4.48 Psychose"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85220511-60772482.jpg?v=1735502235" alt=""4.48 Psychose" Un cri poétique, intense, existentiel… singulier et intime !" title=""4.48 Psychose" Un cri poétique, intense, existentiel… singulier et intime !" />
     </div>
     <div>
      Texte français : Guillaume Corbeil.       <br />
       Mise en scène : Florent Siaud.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Valéry Drapeau.       <br />
       Avec : Sophie Cadieux.       <br />
       Scénographie, costumes : Romain Fabre.       <br />
       Lumières : Nicolas Descôteaux.       <br />
       Vidéo : David B. Ricard.       <br />
       Conception sonore : Julien Éclancher.       <br />
       Compagnie Les songes turbulents.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       <b>La pièce s'est jouée du 27 novembre au 7 décembre 2024 au Théâtre Paris-Villette, Paris.</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       10 et 11 décembre : l'Espace Jean Legendre, Compiègne ​(60).       <br />
       <span class="fluo_jaune">28 et 29 janvier :</span> Théâtre de la Ville - Sarah Bernhardt, Paris 4e.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/85220511-60772470.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/4-48-Psychose-Un-cri-poetique-intense-existentiel-singulier-et-intime-_a4114.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>•Off 2024• "Le papier peint jaune" Une femme sous influence…</title>
   <pubDate>Thu, 04 Jul 2024 07:51:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2024]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Troublant ce sentiment déclenché in vivo par cette saisissante mise en scène et interprétation à l'unisson du roman éponyme de Charlotte Perkins Gilman… Un choc émotif renvoyant de manière fulgurante à deux monuments du cinéma et de la littérature… "Une chambre à soi" (1929) de Virginia Woolf où la romancière disséquait l'empêchement des femmes, privées de lieu à elles, privées de création. "Une femme sous influence" (1974) de John Cassavetes où l'héroïne, captive du rôle de mère exemplaire et de bonne épouse, luttait jusqu'à en perdre la raison pour se sortir des rets d'un entourage asphyxiant. Une problématique hautement toxique appartenant à un passé révolu… ou résistante au temps qui passe comme la trace d'une vérole machiste ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81330534-58604247.jpg?v=1720013249" alt="•Off 2024• "Le papier peint jaune" Une femme sous influence…" title="•Off 2024• "Le papier peint jaune" Une femme sous influence…" />
     </div>
     <div>
      Ce fut comme une apparition nimbée d'une douce musique (de chambre)… Celle d'une longue dame blanche, impeccable dans sa vêture immaculée, accrochant au coin de ses lèvres un sourire angélique. Sourire factice que l'on devinera vite construit de toutes pièces par la loi des hommes qui l'enserrent dans leur condescendance. Derrière elle, un pan de tapisserie où des motifs confus s'entrelacent. Face à nous, figée dans une attitude de haute couture, sa robe étrangement ne fait qu'une avec le drap du lit qui la retient &quot;attachée&quot;, captive des murs de cette chambre.       <br />
              <br />
       Dans ce manoir colonial à l'écart, loué le temps d'un repos forcé prescrit par son époux médecin, appuyé dans le diagnostic posé de dépression post-partum par son propre frère médecin, &quot;elle&quot; s'apprête à saisir l'occasion de notre présence pour dérouler le récit d'une existence lui échappant… Sa parole épouse le ton des convenances apprises. Aucune révolte, jugée par avance indécente, ne pointe. Seulement un désaccord est-il formulé avec respect, celui de l'opposition à écrire que l'autorité des hommes lui impose &quot;pour son bien&quot;, évidemment. Tant qu'elle sera dans cet état dépressif, il est exclu qu'elle se laisse aller à coucher sur le papier les affres qui la travaillent. De même son cher mari, refuse-t-il catégoriquement qu'elle lui parle de son mal. De la maison et du beau jardin, oui, elle le peut.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81330534-58604366.jpg?v=1720013295" alt="•Off 2024• "Le papier peint jaune" Une femme sous influence…" title="•Off 2024• "Le papier peint jaune" Une femme sous influence…" />
     </div>
     <div>
      Dans ce huis clos policé, très vite se glissent par effraction des éléments disruptifs perturbant la chaîne parlée et résonnant comme des lanceurs d'alerte du vacillement de la raison mise à mal par l'enfermement. Ainsi de l'inquiétante étrangeté qu'elle dit suinter des murs de cette chambre. Mais elle n'en parlera surtout pas à son époux, aimant et attentionné, ayant choisi pour elle ce manoir afin qu'elle puisse &quot;prendre l'air&quot;…        <br />
              <br />
       Pourtant, que penser de ce papier peint arraché à plusieurs endroits, comme si une bande de garçons rageurs (la chambre servait autrefois de nursery) n'en finissait pas de sévir ? Et que dire des motifs flamboyants et tentaculaires de la tapisserie, sans évoquer sa couleur jaune sale qui l'asphyxie littéralement ?       <br />
              <br />
       La scénographie des plus &quot;parlantes&quot; dévoile plastiquement les mécanismes de l'aliénation (être possédé suite à une dépossession de soi, être entravé par des liens invisibles) au travers notamment de la longue robe de l'actrice ne faisant plus qu'une avec la literie où elle est arrimée. Plus tard, on la verra faire littéralement corps avec le papier peint, se fondant dans ses motifs qu'elle escaladera comme une échelle de secours.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81330534-58604379.jpg?v=1720013325" alt="•Off 2024• "Le papier peint jaune" Une femme sous influence…" title="•Off 2024• "Le papier peint jaune" Une femme sous influence…" />
     </div>
     <div>
      Les confidences de cette mère privée de son bébé confié à une nourrice résonnent d'autant plus fort qu'on lui interdit strictement de parler de ses frustrations réelles, y compris des angoisses générées par ce papier peint vécu comme une menace permanente. Pour seul apaisement, elle aura droit à être prise dans les bras de son époux, docteur ès-sciences, comme on le ferait pour un enfant qu'on voudrait consoler d'un vilain cauchemar ; et en guise de douceurs, elle bénéficiera de quelques mots gentils qu'on lui donnera à sucer… Et puis, des fenêtres de sa chambre, ne jouit-elle pas d'une belle vue ?       <br />
              <br />
       Cependant, le papier peint impose sa présence, de plus en plus obsédante. &quot;Il&quot; la regarde constamment, l'épie. Tenter de l'apprivoiser coûte que coûte… Heureusement que son mari bienveillant veille sur elle, car s'il lui refuse catégoriquement d'aborder le sujet de ses angoisses, il la comble de foie de morue et viande rouge pour qu'elle reprenne des forces… Malheureusement, les motifs du papier n'en ont que faire et bourgeonnent comme des champignons pourris. Quant à l'odeur qu'ils dégagent, elle est irrespirable… Et puis cette femme hallucinée qui sort au grand jour… En faire une alliée avant qu'il ne soit trop tard, car demain elle et son mari rentrent par bateau… Hissée tout en haut du mur de la chambre close, enfermée au propre comme au figuré, les yeux hagards, elle joue là sa dernière carte…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81330534-58604389.jpg?v=1720013376" alt="•Off 2024• "Le papier peint jaune" Une femme sous influence…" title="•Off 2024• "Le papier peint jaune" Une femme sous influence…" />
     </div>
     <div>
      Récit fantastique (on pense immanquablement au &quot;Horla&quot; de Guy de Maupassant) incarné fabuleusement par Laetitia Poulalion – à qui l'on doit la saisissante mise en jeu partagée avec Mathilde Levesque – d'un cas de folie hystérique. Une folie ici entièrement construite par les hommes de son entourage, renvoyant à &quot;L'effort pour rendre l'autre fou&quot; (1959) d'Harold Searles, psychiatre et psychanalyste américain : <span style="font-style:italic">&quot;Rendre l'autre fou est dans le pouvoir de chacun : qu'il ne puisse pas exister pour son compte, penser, sentir, désirer en se souvenant de lui-même et de ce qui lui revient en propre&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Un moment théâtral d'une grande intensité dramatique – dans tous les sens du terme – s'inscrivant dans le droit fil de l'extraordinaire épopée de la condition féminine… victime du machisme ordinaire.       <br />
              <br />
       <b>Vu le dimanche 30 juin au théâtre Transversal d'Avignon.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le papier peint jaune"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81330534-58604397.jpg?v=1720013407" alt="•Off 2024• "Le papier peint jaune" Une femme sous influence…" title="•Off 2024• "Le papier peint jaune" Une femme sous influence…" />
     </div>
     <div>
      Texte : Charlotte Perkins Gilman.       <br />
       Traduction : Marine Boutroue et Florian Targa.       <br />
       Mise en scène : Lætitia Poulalion et Mathilde Levesque.       <br />
       Avec : Lætitia Poulalion.       <br />
       Scénographie : Sandrine Lamblin.       <br />
       Création sonore : Émilie Tramier.       <br />
       Musiques : Alexandre Saada.       <br />
       Guitare : Martial Bort.       <br />
       Lumières : Richard Arselin.       <br />
       Travail corporel : Leïla Gaudin.       <br />
       Costumes : Mariannick Poulhes.       <br />
       Compagnie La Patineuse.       <br />
       À partir de 14 ans.       <br />
       Durée : 1 h 10.        <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2024•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 29 juin au 21 juillet 2024.</span>       <br />
       Tous les jours à 14 h 30. Relâche le mardi.       <br />
       Théâtre Transversal, Salle 1, 10-12, rue d'Amphoux, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 90 86 17 12.       <br />
       <a class="link" href="https://theatretransversal.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatretransversal.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/81330534-58604247.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2024-Le-papier-peint-jaune-Une-femme-sous-influence_a3985.html</link>
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