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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-03-05T08:43:02+01:00</dc:date>
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   <title>"Le Malade Imaginaire" Une version réparatrice de l'ultime pièce de Molière à usage olympien ou autre !</title>
   <pubDate>Wed, 20 Mar 2024 16:51:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Isabelle Lauriou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Trib'Une]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Oyez, oyez ! Les gens. Tendez les oreilles, ouvrez vos tympans. Je vous apporte cette nouvelle. Bonne ou mauvaise, c'est vous qui décidez ! Non loin des Bouffes du Nord, hier soir, une idée, soudain, a germé. Proposer un remède, pour soigner ce "bobo" qui contamine les ondes depuis deux semaines.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79028359-57295664.jpg?v=1710951253" alt=""Le Malade Imaginaire" Une version réparatrice de l'ultime pièce de Molière à usage olympien ou autre !" title=""Le Malade Imaginaire" Une version réparatrice de l'ultime pièce de Molière à usage olympien ou autre !" />
     </div>
     <div>
      Diantre ! De partout, résonnent de bien puériles polémiques. Les mots fusent telle une dynamite. D'affront, même, il est question ! Autour de cet événement appelé &quot;Jeux Olympiques&quot;.       <br />
              <br />
       Une femme, me dit-on, en serait la cause.       <br />
       Une dame de nos temps modernes,       <br />
       Aya Nakamura serait son nom de scène.       <br />
       Chanteuse, businesswoman contre intellectuels et ramassis de haine.       <br />
              <br />
       Tel un Molière qui déclenche les rires, provoque l'émotion et déchaîne l'enthousiasme, cette artiste du XXIe siècle anime les débats, déchaîne tempête d'insultes sur les bords de Seine.       <br />
              <br />
       Voici l'heure de vous adresser mon ordonnance,        <br />
       De vous confier mon idée afin d'inaugurer ces jeux de l'opulence.       <br />
       Peut-être que les Français, enfin, tomberont d'accord.       <br />
       Et cesseront cette infantile mise à mort.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79028359-57295668.jpg?v=1710951277" alt=""Le Malade Imaginaire" Une version réparatrice de l'ultime pièce de Molière à usage olympien ou autre !" title=""Le Malade Imaginaire" Une version réparatrice de l'ultime pièce de Molière à usage olympien ou autre !" />
     </div>
     <div>
      Une cuillerée de vers,       <br />
       Un cachet de prose,       <br />
       De bons comédiens pour apaiser la conscience.        <br />
       De la musique, de la chanson et des voix qui emportent tout, à l'unisson.       <br />
       Un doux sirop du jour qui adoucit la langue d'hier.       <br />
       Du hip-hop, de l'allure et une superbe lumière.       <br />
       Un homme pour guider les pas de toute cette trousse, oups ! Troupe de comédiens, complète, efficace et sacrément cocasse.       <br />
       Respectant parfaitement la notice initiale datant, je le rappelle, du XVIIe...       <br />
       La classe !       <br />
              <br />
       Troquons Aya pour Tigran…       <br />
       Laissons Édith et sa foule au paradis.       <br />
       Pensons Molière et applaudissons ce nouveau &quot;Malade imaginaire&quot;.       <br />
       Jean-Baptiste Poquelin aussi a de nombreux fans.       <br />
       Il est l'auteur de théâtre le plus connu au monde et le plus traduit, aussi.       <br />
       Tigran Mekhitarian est un excellent metteur en scène.        <br />
       Sublime comédien d'une force et conviction incroyables.       <br />
       Entouré d'une sacrée &quot;team&quot; haute en couleurs, il mène un spectacle batterie battante, guitare, voix et énergies entraînantes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79028359-57295685.jpg?v=1710951313" alt=""Le Malade Imaginaire" Une version réparatrice de l'ultime pièce de Molière à usage olympien ou autre !" title=""Le Malade Imaginaire" Une version réparatrice de l'ultime pièce de Molière à usage olympien ou autre !" />
     </div>
     <div>
      Aya contre Tigran.       <br />
       Langue d'aujourd'hui contre langue de Molière.       <br />
       C'est exactement ce que propose Tigran Mekhitarian, avec grand talent dans une version réparatrice de l'ultime pièce de Molière.       <br />
       Mes jeux sont faits !        <br />
       Car, du virtuel, je n'aime que le vivant, le spectacle et le réel.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Malade imaginaire"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79028359-57295688.jpg?v=1710951338" alt=""Le Malade Imaginaire" Une version réparatrice de l'ultime pièce de Molière à usage olympien ou autre !" title=""Le Malade Imaginaire" Une version réparatrice de l'ultime pièce de Molière à usage olympien ou autre !" />
     </div>
     <div>
      Texte : Molière.       <br />
       Mise en scène et adaptation : Tigran Mekhitarian.       <br />
       Assistance à la mise en scène : Lucie Baumann.       <br />
       Avec : Serge Avédikian, Anne Coutureau, Isabelle Gardien, Sébastien Gorski, Camila Halima Filali, L'Éclatante Marine, Tigran Mekhitarian et Étienne Paliniewicz.       <br />
       Direction artistique : La Compagnie de l'Illustre Théâtre.       <br />
       Création sonore et musique : Sébastien Gorski.       <br />
       Chorégraphies : Camila Halima Filali.       <br />
       Lumières : Denis Koransky.       <br />
       Scénographie : Georges Vauraz.       <br />
       Costumes : Axel Boursier.       <br />
       Création vidéo : Jérémy Vissio.       <br />
       Régie son et lumières : Guillaume Rouchet.       <br />
       Habillage : Andréa Millerand.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 14 au 31 mars 2024.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h, dimanche à 16 h.       <br />
       Théâtre des Bouffes du Nord, Paris 10e, 01 46 07 34 50.       <br />
       <a class="link" href="https://www.bouffesdunord.com/" target="_blank">&gt;&gt; bouffesdunord.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/79028359-57295664.jpg</photo:imgsrc>
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   <title>Beau geste : "Siam, au fil de l'eau", un superbe conte musical pour Noël</title>
   <pubDate>Mon, 23 Nov 2020 07:28:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[CédéDévédé]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Projet solidaire et collectif, "Siam, au fil de l'eau", est le conte musical à offrir absolument à Noël. Un bijou (un magnifique livre illustré avec CD) conçu par l'Ensemble Contraste, entouré d'une pléiade de grands artistes de la scène et de la chanson, au profit de l'association Le Rire Médecin.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/51699667-39619866.jpg?v=1606060042" alt="Beau geste : "Siam, au fil de l'eau", un superbe conte musical pour Noël" title="Beau geste : "Siam, au fil de l'eau", un superbe conte musical pour Noël" />
     </div>
     <div>
      Dans les bacs depuis fin octobre, le conte initiatique &quot;Siam, au fil de l'eau&quot; est le dernier-né de l'Ensemble Contraste ; un bel enfant qui a vu le jour avec l'association Le Rire Médecin et les éditions Flammarion Jeunesse. Ce projet solidaire vise à créer d'abord un magnifique conte musical initiatique (avec 19 chansons) porté par de grands artistes tels Ariane Ascaride, François-Xavier Demaison, Sara Giraudeau et autres Gérard Jugnot, sans oublier Karine Deshayes, Juliette ou Albin de la Simone, et un bel album devant lequel rêver.        <br />
              <br />
       Réalisé pendant le premier confinement, l'album-cd est donc un rare objet à offrir absolument. Arnaud Thorette (alto, violon des Contraste, guitare basse) a écrit le conte ; Johanne Farjot, directeur artistique de l'ensemble, en a composé la musique (piano, claviers et programmation musicale) ; et, enfin, Olivier Latyk, illustrateur doué d'une centaine d'ouvrages pour la jeunesse, en a proposé (en 48 pages) une belle mise en images du grand voyage de Siam. Le résultat est tout simplement bluffant. Citons aussi les autres musiciens : Antoine Pierlot (violoncelle), Alban Sautour (basse), Jean-Louis Di Fraya (percussions, batterie) et Aurélien Naffrichoux (guitares) - tous indispensables.       <br />
              <br />
       Poésie intense des voix, du chant, d'une musique ciselée et lumineuse (créant les climats envoûtants des lieux et des aventures de Siam), et pouvoir évocateur des images pour faire vivre personnages et paysages (du Vietnam à l'Amérique) avec des dessins superbes, tout concourt à cette réussite. Une réussite au service non seulement des enfants grands ou petits qui écouteront (et regarderont) avec passion l'histoire de Siam, mais aussi au service de l'association Le Rire Médecin, qui fêtera ses 30 ans en 2021.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/51699667-39619877.jpg?v=1606065295" alt="Beau geste : "Siam, au fil de l'eau", un superbe conte musical pour Noël" title="Beau geste : "Siam, au fil de l'eau", un superbe conte musical pour Noël" />
     </div>
     <div>
      Petit rappel, l'association aide les enfants hospitalisés à jouer et à rire pour mieux affronter la maladie, en intervenant dans 48 services pédiatriques en France. Plus de 100 clowns-comédiens professionnels offrent chaque année près de 83 000 spectacles aux enfants, à leurs familles et aux soignants. Gérard Jugnot, Sara Giraudeau et François-Xavier Demaison sont les parrains - marraine de l'association. C'est donc tout naturellement qu'ils ont décidé de participer à ce beau projet.       <br />
              <br />
       Une bonne raison supplémentaire de se plonger dans la quête initiatique de Siam est que le voyage proposé est intrigant. Dans les années soixante-dix, cette petite fille née d'une mère vietnamienne (Lan incarnée par Sara Giraudeau) part à la recherche de son père, James (ancien GI américain) à San Francisco. Traversant les océans, accompagnée d'oiseaux bienveillants (Demaison, Jugnot, Ascaride) elle trouvera tout à la fois son destin et son père en devenant une grande chanteuse dans la comédie musicale paternelle. Évidemment, le parcours ne peut déboucher que sur cette belle conclusion : la musique est toujours salvatrice. Outre les artistes connus déjà cités, les lecteurs-auditeurs apprécieront les personnages joués ou chantés par Tim Dup (le père), Marie Oppert (délicieuse Siam), Vanille, Rosemary Standley (le Fleuve Mekong) et Yanowski (le Policier).        <br />
              <br />
       Très bel objet, et beau geste, il faut offrir et s'offrir &quot;Siam, au fil de l'eau&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/51699667-39620571.jpg?v=1606065206" alt="Beau geste : "Siam, au fil de l'eau", un superbe conte musical pour Noël" title="Beau geste : "Siam, au fil de l'eau", un superbe conte musical pour Noël" />
     </div>
     <div>
      <b>● Ensemble Contraste + invités &quot;Siam, au fil de l'eau&quot;.</b>       <br />
       Genre : Livre CD.       <br />
       Dès 6 ans.       <br />
       Prix : 23,90 euros (un euro reversé au Rire Médecin par exemplaire vendu).       <br />
       Format : 246 sur 308.       <br />
       48 pages + dépliant + CD (1 h d'écoute).        <br />
       Éditions Flammarion Jeunesse.       <br />
       Sortie : 28 octobre 2020.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/51699667-39620571.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Beau-geste-Siam-au-fil-de-l-eau--un-superbe-conte-musical-pour-Noel_a2840.html</link>
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   <title>"Perce-neige"… Heurts, amour et tendresse</title>
   <pubDate>Thu, 15 Oct 2020 08:52:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le Théâtre 13 organise depuis quinze ans un concours de jeunes metteurs en scène qui s'est déroulé cette année du 2 au 14 octobre. Cinq pièces étaient en compétition dont "Perce-Neige" qui traite de la maladie psychique au sein d'un hôpital.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/50610851-39022090.jpg?v=1602746001" alt=""Perce-neige"… Heurts, amour et tendresse" title=""Perce-neige"… Heurts, amour et tendresse" />
     </div>
     <div>
      Traiter de personnes atteintes de troubles psychiques au théâtre dans un lieu où la parole, intime, est rendue publique, relève de la gageure. Peu s'y essaient. Le défi était d'autant plus important pour Juliette Bayi que sa sœur aînée est, depuis de nombreuses années, suivie par des psychiatres ou des psychologues. Celle-ci a d'ailleurs contribué sans le vouloir au titre et à une réplique finale qui s'est largement inspirée du propos suivant qu'elle a tenu un jour : <span style="font-style:italic">&quot;je suis comme un perce-neige, parce qu'un perce-neige ça meurt en automne et puis ça renaît en hiver, comme moi&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Il y a neuf personnages physiques mais la parole et le silence sont les deux principaux. Chaque &quot;patient&quot;, pour reprendre le terme de Juliette Bayi, a son propre langage en butte à une forte résistance pour être, devant le médecin, libérée ; dans la grande salle de l'hôpital, accompagnée ou bousculée ; dans la chambre, intime et révoltée. L'extime prend appui sur le corps et les aides-soignants où le verbe accouche autant dans l'empathie que dans la colère et le rejet. Le silence est en écho autant à un vide qu'à une écoute, comme celui du monde. Quant à la parole, elle est celle du malade.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/50610851-39022232.jpg?v=1602746157" alt=""Perce-neige"… Heurts, amour et tendresse" title=""Perce-neige"… Heurts, amour et tendresse" />
     </div>
     <div>
      La scénographie est construite autour de trois pièces délimitées par des bandes blanches sur un sol noir où le déplacement des personnages est quasi géométrique, à angle droit à l'opposé d'un verbe souvent heurté, défaillant. La disposition des salles laisse voir au centre de la scène une grande salle dans laquelle la vie de l'hôpital se déroule. Côté cour, il y a le cabinet du docteur Mertens (Julie Duval) et, côté jardin, la chambre des hospitalisés. Ce rapport en symétrie opposée du corps médical et de la maladie, côtés cour et jardin, met en exergue la représentation du monde extérieur via le médecin et celle, coupée de l'extérieur, du malade où la grande salle au centre fait œuvre de médiation avec sa vie de groupe.       <br />
              <br />
       La scénographie met le docteur Mertens dans une position duale. Bien qu'empathique et à l'écoute, elle est souvent de dos et dans l'obscurité comme la représentation d'un monde extérieur qui occulte les personnes ayant des troubles psychiques alors que ses sorties semblent symboliser celles de nouveaux départs pour les hospitalisés.       <br />
              <br />
       Les propos tournent toujours autour d'une vérité, celle d'êtres où l'artifice, le maquillage social n'ont pas de résonance. Nous sommes dans un pré carré où le faux-semblant n'ose même pas faire entendre sa respiration. Tout est direct, d'une franche clarté même si les mots se cherchent dans l'obscurité d'une élocution parfois hachée.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/50610851-39022235.jpg?v=1602746190" alt=""Perce-neige"… Heurts, amour et tendresse" title=""Perce-neige"… Heurts, amour et tendresse" />
     </div>
     <div>
      Ce sont des remises en question personnelles, des besoins d'amour, d'être, d'exister qui apparaissent. Un très joli travail d'interprétation est effectué par les comédiens dans leurs incarnations de patients où les troubles sont incarnés avec un corps et une élocution souvent vive, parfois assurée, toujours heurtée. Il y a aussi cette immixtion dans l'intime et l'amour. Les propos, bien que bousculés, n'en demeurent pas moins sujets à ses doutes et ses repères.       <br />
              <br />
       La scène, presque militaire, de la prise de médicaments montre un moment quasi machinal où le patient échappe à ce qu'il est. La création de Juliette Bayi est aussi un hommage appuyé à la pratique au quotidien d'aides-soignants qui se donnent corps et âme aux personnes qu'ils traitent.       <br />
              <br />
       C'est une création qui pose un mot aux mots, celui du malade à ceux d'une société pour faire entendre son propos trop souvent oublié, occulté, voire ignoré, en lui donnant une identité sociale et humaine avec ses envies, ses révoltes et ses tendresses. C'est une pièce vivante et porteuse d'espoir qui fait vivre la parole du malade sans que le regard de l'autre lui imprime une marque ou une empreinte aliénante.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Perce-neige"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/50610851-39022438.jpg?v=1602746425" alt=""Perce-neige"… Heurts, amour et tendresse" title=""Perce-neige"… Heurts, amour et tendresse" />
     </div>
     <div>
      Catharsis hospitalière.       <br />
       Texte et mise en scène : Juliette Bayi.       <br />
       Assistant à la mise en scène : Romain Bouillaguet.       <br />
       Avec : Ilian Bergala, Martin Campestre, Simon Cohen, Hermine Dos Santos, Julie Duval, Charlotte Levy, Laura Puech, Jonathan Turnbull, Geert Van Herwijnen.       <br />
       Création musique : Lisa Petit de la Rhodière.       <br />
       Lumières et régie : Vincent Dupuy.       <br />
       Durée : 1 h 30 sans entracte.       <br />
       Conseillé à partir de 10 ans.       <br />
              <br />
       <b>A été représenté les 2 et 3 octobre 2020 au Théâtre 13 dans le cadre Prix Théâtre 13/Jeunes metteurs en scène 2020</b>       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatre13.com/saison/prix-theatre-13" target="_blank">&gt;&gt; theatre13.com</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/50610851-39022090.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Perce-neige-Heurts-amour-et-tendresse_a2812.html</link>
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   <title>Année 2020, rouge rosé ou blanc, avec ou sans les bulles… modérément avant le spectacle vivant</title>
   <pubDate>Sun, 19 Jan 2020 09:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Isabelle Lauriou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Trib'Une]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Une fois n'est pas coutume pour ce billet d'année nouvelle et 2020, ma chronique est adressée au public. Plus précisément aux quelques têtes à claques qui composent parfois la jauge d'une salle de spectacle.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/41917960-35071507.jpg?v=1579422014" alt="Année 2020, rouge rosé ou blanc, avec ou sans les bulles… modérément avant le spectacle vivant" title="Année 2020, rouge rosé ou blanc, avec ou sans les bulles… modérément avant le spectacle vivant" />
     </div>
     <div>
      Qu'elle soit grande, petite, connue, nouvelle ou carrément classée - je parle de la salle… et non de la tête à claques - chacune a un véritable point commun : l'emmerdeur(euse), le ou la chiant(e), le ou la surexcité(e) ou souvent le ou la grippé(e), stade 12 ou division 1 qui ne lâche rien sauf ses postillons et autres régalades salivaires. Il a payé sa place depuis des semaines, rien à faire. Il a un bon 39 de fièvre, des suées dont peuvent encore se rappeler quelques fauteuils un peu rouillés par le temps et les fessiers, et une toux à perdre haleine… qui de temps en temps, vient directement se coller à vos oreilles.       <br />
              <br />
       Pour moins que ça, le médecin affilié CPAM refourgue un certificat médical et un arrêt de travail ! Qu'est-ce qu'un <span style="font-style:italic">&quot;specta-bronchite, spectangine, spectaryngite ou spectagrippe&quot;</span> viennent faire dans une salle obscure, au bout de la vie de son poumon droit, de sa bronchiole gauche et de ses ganglions suspendus au cou taille XXL ? Bordel ! Pourquoi est-il là assis à se demander s'il ne serait plutôt pas mieux dans son lit parce que, en plus, à cause des anti-bios son tympan bourdonne et qu'il ne comprend pas tous les mots du texte de Claudel… qui en plus dure trois heures. Une chance ! À l'Olympia, c'était Commandeur…       <br />
              <br />
       Malades, si un satané virus d'hiver squatte votre gorge et vous titille le lob, restez tranquilles ! Chez vous. Le spectacle vivant, ses actrices et acteurs se prennent au passage des microbes, d'autres parasites assez désagréables au confort scénique.       <br />
              <br />
       Notre santé n'étant déjà matériellement pas au top ces temps-ci, soyez gentils ! Optez pour le bon grog de mamie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/41917960-35071508.jpg?v=1579422047" alt="Année 2020, rouge rosé ou blanc, avec ou sans les bulles… modérément avant le spectacle vivant" title="Année 2020, rouge rosé ou blanc, avec ou sans les bulles… modérément avant le spectacle vivant" />
     </div>
     <div>
      Dans un autre genre, il y a aussi le mec ou la nana bourrés. Comme ce 2 janvier, boulevard des Capucines… dans cette salle mythique, fut-elle, au temps de Piaf ou Brel.       <br />
       Une femme portant un grand chapeau masquant la vue des voisins arrière mais pas son haleine malheureusement.       <br />
       - Vin rouge ?       <br />
       - Blanc ?        <br />
       - Les deux ! Avec des cocktails molotov de rhum ! Pari ? Paris…       <br />
              <br />
       Commandeur a atterri. On a ri. C'était le but ! Mais depuis que mon meilleur ami s'est endormi au one woman show d'Axelle Laffont, je me méfie.       <br />
              <br />
       Le spectacle de Jérôme - ça y est ! On est pote. Je l'appelle Jérôme… - a démarré avec 15 minutes de retard et elle, elle a passé les minutes à boire des coups au bar ! Évidemment saoule comme une polonaise, elle riait à tue-tête gesticulant de droite à gauche, un coup sur un ami - un ami de comptoir -, un autre coup sur le voisin qui se retenait de dire quoi que ce soit car sa dulcinée était très enceinte et qu'il la surveillait.       <br />
              <br />
       Et moi… derrière. Comme par hasard ! Le spectateur relou, jamais loin. Trop près quoi !        <br />
       Cette femme se gossait même quand Jérôme n'était pas sur scène c'est dire qu'elle en avait sniffé de l'alcool !       <br />
              <br />
       Vapeurs et hauts de coeur dépassés, Commandeur est vraiment drôle et l'Olympia parfaitement à sa hauteur ! L'ivrogne s'est levée mais ne s'est pas cassé la gueule ! Dommage ! On lui aurait mis des sous dans le chapeau pour la chute tant espérée de la fin de soirée.       <br />
              <br />
       Difficile donc d'éviter le spectateur ingérable ou malade.       <br />
       Sur ce point au moins nous voilà, comédiennes, comédiens, tous égaux !        <br />
              <br />
       Bonne année 2020… et vin avec modération… surtout.        <br />
              <br />
       Spéciales dédicaces à mon chéri et à mon meilleur ami.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>"PSYcause(s) 3" Effet miroir, entre humour corrosif et infinie tendresse !</title>
   <pubDate>Mon, 06 Jan 2020 08:10:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Pour la troisième fois, un "deux sur scène" renouvelé : le fauteuil, assise-coque accueillante aux multiples positions, protagoniste à part entière, et la comédienne auteure Josiane Pinson, tour à tour psy ou patiente, aux multiples évasions, aventurière en terrain connu dans les dédales de l'inconscient, cet autre en nous.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/41441811-34833891.jpg?v=1578296167" alt=""PSYcause(s) 3" Effet miroir, entre humour corrosif et infinie tendresse !" title=""PSYcause(s) 3" Effet miroir, entre humour corrosif et infinie tendresse !" />
     </div>
     <div>
      Confessions, états d'âme, états de femmes, états de soi aussi, cette fois-ci,  pour se raconter, pour conter la Femme, celle d'aujourd'hui, de l'unique à l'universelle, de la sphère familiale à la sphère amoureuse, de la maturité à la sagesse, et retrouver sa place dans une société pas encore féministe mais déjà un peu moins masculine.       <br />
              <br />
       De la petite Chloé, enfant de couples homo, et ses trois arbres &quot;général logique&quot; à l'éternelle patiente &quot;nympho onaniste patho&quot; et à l'amante préservant toujours son hymen après cinquante d'amour platonique, en passant par ses propres filles pour des règlements de comptes familiaux ayant pour origines quelques carences maternelles, Josiane Pinson fait de nouveau passer les maux de la tête par ceux du corps, avec ironie, souvent avec humour - jusqu'au burlesque - mais toujours en y associant une bienveillance toute féminine, rendant les personnages mis sur le gril sympathiques ; et nous amenant insidieusement, mais sans facilité ni manichéisme, à l'empathie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/41441811-34833892.jpg?v=1578296248" alt=""PSYcause(s) 3" Effet miroir, entre humour corrosif et infinie tendresse !" title=""PSYcause(s) 3" Effet miroir, entre humour corrosif et infinie tendresse !" />
     </div>
     <div>
      Débutant pour ce troisième opus par les obsèques et la crémation de sa mère - parce que l'urne, c'est plus rigolo ! -, l'auteure comédienne nous conduit immédiatement dans une description détaillée, peu orthodoxe, et avec une réjouissante insolence, des travers de femmes névrosées - ou inadaptées à des situations générées par une société en folie -, des lâchetés des mâles amants provisoires ou réguliers ; et, joviale autodérision oblige, d'elle-même, de ses échecs familiaux - moments savoureux de ses altercations avec sa mère qui lui parle d'outre-tombe - et amoureux.       <br />
              <br />
       L'écriture de Josiane Pinson, auteur et comédienne, a cette légèreté élégante, particulière, qui lui permet d'aborder avec esprit et délicatesse des sujets sérieux tenant tant aux doutes, aux peurs féminines, voire aux tabous encore présents ; et d'aller se promener d'un pas aérien dans les sentiers parfois tortueux de l'inconscient. À noter, car présent dans ses trois créations, dans les différents cas présentés apparaît de manière récurrente un questionnement sur la tolérance : de l'autre, de ses orientations, de ses actes, de ses choix, couple homo, couple avec différence d'âge, etc.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/41441811-34833893.jpg?v=1578296410" alt=""PSYcause(s) 3" Effet miroir, entre humour corrosif et infinie tendresse !" title=""PSYcause(s) 3" Effet miroir, entre humour corrosif et infinie tendresse !" />
     </div>
     <div>
      La mise en scène épurée de Gil Galliot, d'une simplicité élaborée, permet les va-et-vient qu'oblige une partition polyphonique à multiples rôles, multiples situations, et dualité entre patient et psychanalyste. Entre humour noir décapant et compassion pour nos contemporains, la musique jouée est une balade dans les profondeurs labyrinthiques de certaines de nos folies, crues, cruelles mais touchantes et drôles à la fois.       <br />
              <br />
       Au final, après les PSYcause(s), la psy craque et retourne sur le fauteuil, la psy redevient patiente, tente de sortir du cadre, de faire un nouveau départ… rencontre un patient à l'identique d'elle-même, même histoire, même situation. Effet miroir.       <br />
       &quot;Fuck la psychanalyse !&quot; La boucle est bouclée. Troisième et fin.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"PSYcause(s) 3"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/41441811-34833954.jpg?v=1578296447" alt=""PSYcause(s) 3" Effet miroir, entre humour corrosif et infinie tendresse !" title=""PSYcause(s) 3" Effet miroir, entre humour corrosif et infinie tendresse !" />
     </div>
     <div>
      Texte : Josiane Pinson.       <br />
       Mise en scène de Gil Galliot, assisté de Marie-Céline Nivière.       <br />
       Avec : Josiane Pinson.       <br />
       Avec les voix de : Judith Magre, Anie Balestra, Achille Orsoni et Bruno Magne.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
       À partir de 14 ans.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 18 janvier au 25 avril 2020.</span>       <br />
       Samedi à 17 h.       <br />
       Théâtre La Scène Parisienne, Paris 9e, 01 40 41 00 00.       <br />
       <a class="link" href="https://tlsp.paris/" target="_blank">&gt;&gt; tlsp.paris</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/41441811-34833891.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/PSYcause-s-3-Effet-miroir-entre-humour-corrosif-et-infinie-tendresse-_a2628.html</link>
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