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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
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   <title>Comprendre la situation sociale et politique actuelle...  l'effacement du monde ouvrier !</title>
   <pubDate>Wed, 11 Feb 2015 19:54:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le plateau est nu. Sont disposées une table de cuisine en formica et ses chaises, à l'opposé une cafetière électrique, au fond une valisette à souvenirs. La femme aux cheveux frisotés porte une robe à pois et un gilet de laine gris. Elle est sans âge. L'homme en costume est encore jeune. Le temps paraît immobile.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7453218-11488215.jpg?v=1423681946" alt="Comprendre la situation sociale et politique actuelle...  l'effacement du monde ouvrier !" title="Comprendre la situation sociale et politique actuelle...  l'effacement du monde ouvrier !" />
     </div>
     <div>
      Avec &quot;Retour à Reims&quot;, Laurent Hatat adapte à la scène le brillant essai de Didier Éribon sur l'effacement du monde ouvrier et renoue, lui aussi brillamment, avec une ancienne tradition oubliée qui relie la forme théâtrale au développement de la pensée : celle du dialogue philosophique qui culmina avec Denis Diderot.       <br />
              <br />
       Le retour à Reims est celui trop tardif de l'enfant prodigue qui n'a pour tout bagage que ses explications, ses analyses, ses concepts savants auxquels sa mère oppose l'évidence des gestes concrets et répétés de la survie.       <br />
              <br />
       Les personnages de la mère et de son fils ainsi réunis prennent de l'épaisseur au fur et à mesure que le jeu et la parole font apparaitre l'imprésentable : la figure du père disparu. La densité, la monotonie et l'âpreté de sa vie de labeur sont discernés par le spectateur tout autant que l'amertume de ces trente ans de séparation d'avec le fils. Qui lui avait fui un monde trop stable et trop étriqué tout autant qu'il avait voulu une émancipation individuelle et une conquête de liberté.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7453218-11488225.jpg?v=1423682044" alt="Comprendre la situation sociale et politique actuelle...  l'effacement du monde ouvrier !" title="Comprendre la situation sociale et politique actuelle...  l'effacement du monde ouvrier !" />
     </div>
     <div>
      Lancé dans l'aventure des mots, le spectateur rendu très attentif ressent la présence de ce personnage sur lequel s'est abattue une chape de silence. Cet ouvrier disparu du champ de la représentation qui fit pourtant partie des forces vives de la Nation. Qui n'est plus qu'un objet d'ajustement électoral depuis que sa représentation d'une société divisée en classes a été renvoyé aux vieilles lunes, depuis que Warren Buffet se vante d'en avoir gagné la lutte*.       <br />
              <br />
       Retour à Reims est un spectacle de haute tenue qui donne aussi des clefs pour comprendre la situation sociale et politique actuelle.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">*… et depuis que le prolétariat a été localisé dans les pays émergents laissant sur le carreau européen les ouvriers qualifiés remplacé par des robots…</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Retour à Reims"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7453218-11488234.jpg?v=1423682466" alt="Comprendre la situation sociale et politique actuelle...  l'effacement du monde ouvrier !" title="Comprendre la situation sociale et politique actuelle...  l'effacement du monde ouvrier !" />
     </div>
     <div>
      D'après l'essai de Didier Éribon (éditions Fayard).        <br />
       Adaptation et mise en scène : Laurent Hatat.       <br />
        Avec : Sylvie Debrun, Antoine Mathieu.        <br />
       Collaboration dramaturgique : Laurent Caillon.       <br />
        Création lumière et régie générale : Anna Sauvage.        <br />
       Création son : Antoine Reibre.        <br />
       Compagnie anima motrix.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
       À partir de 15 ans.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 3 au 22 février 2015.</span>       <br />
       Du mardi au vendredi à 20 h, samedi à 19 h, dimanche à 16 h.       <br />
       Maison des métallos, Paris 11e, 01 47 00 25 20.       <br />
       <a class="link" href="http://www.maisondesmetallos.org/" target="_blank">&gt;&gt; maisondesmetallos.org</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Une grande clameur, comme une pulsation... un théâtre du réel</title>
   <pubDate>Mon, 02 Apr 2012 11:06:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   En 1992, la manufacture de tabacs de Pantin était dynamitée et, d’une certaine manière, avec elle partait en fumée tout une mythologie ouvrière qui anima la politique, la littérature et le cinéma.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4057941-6156803.jpg?v=1333357730" alt="Une grande clameur, comme une pulsation... un théâtre du réel" title="Une grande clameur, comme une pulsation... un théâtre du réel" />
     </div>
     <div>
      Dans &quot;La Grande clameur&quot;, Jean-Louis Heckel décrit la journée particulière d’un ouvrier retraité de 68 ans, François Colonge. C’est le jour de la démolition de cette ancienne usine, son usine de laquelle il se sent totalement étonnamment dépris. Cet ouvrier, qui avait eu à cœur la belle ouvrage et l’avait clamé fort, avait quitté la scène depuis longtemps. Comme s’il s’était dissous et son histoire avec lui dans l’indifférence de la rue.       <br />
              <br />
       La marionnette qui représente François Colonge est hyper réaliste et apparemment inexpressive. Portée par l’art théâtral déployé, elle échappe à l’artifice et vit une étrange trajectoire. Au fur et à mesure que le personnage fond dans l’oubli, le spectateur entre dans une forme d’empathie, ressent la montée d’une intimité, jusqu’à éprouver comme une hallucination. Celle que le spectateur éprouve dans la vraie vie en retrouvant un ami, anonyme dans la ville. Interpellation du cœur.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Cet effet témoigne de la part de Jean-Louis Heckel et de ses compagnons d’un bien belle maîtrise de leur art marionnettique.        <br />
              <br />
       Car le dispositif de jeu avec son castelet tournant, sa table de bruitage, ses projections vidéo met tout à nu. Ses acteurs qui, tout en portant la parole et ses affects, jouent les utilités et les transitions. Ils sont comédiens, musiciens, manipulateurs...       <br />
              <br />
       &quot;La Grande clameur&quot; dans une manière gigogne pose les termes de l’effacement insensible des repères et de leur réactivation. Par cette proposition de théâtre de marionnettes attentive au personnage et au public, Jean-Louis Heckel invente une forme de théâtre du réel. Ni lyrique ni poétique, ce réel se situe à cet instant précis où s’évaporent les événements et se concentre le récit. Une pulsation.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La Grande clameur"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4057941-6156830.jpg?v=1333357850" alt="Une grande clameur, comme une pulsation... un théâtre du réel" title="Une grande clameur, comme une pulsation... un théâtre du réel" />
     </div>
     <div>
      Création pour comédiens, marionnettes et théâtre d’objets.       <br />
       Dans le cadre de &quot;(be)au boulot ! : un mois pour questionner le travail !&quot;       <br />
       Texte et mise en scène : Jean-Louis Heckel.       <br />
       Jeu et écriture scénique : Pierre Bernert, Baptiste Étard, Claire Perraudeau.       <br />
       Scénographie : Baptiste Étard.       <br />
       Construction décor : Antonin Étard, assisté d’Alexandre Vincent.       <br />
       Création et régie lumière : Julien Paulhiac.       <br />
       Création sonore : Pierre Bernert.       <br />
       Construction marionnettes : Carole Allemand, Éric Deniaud, Sébastien Puech.       <br />
       Durée : 1 h 05.       <br />
       Remerciements à Bertrand Page pour son témoignage.       <br />
       Production La Nef – Manufacture d’utopies, avec le soutien de la Maison du Geste et de l’Image à Paris.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Spectacle du 29 mars au 8 avril 2012.</span>       <br />
       Du mardi au vendredi à 20 h, samedi à 19 h, dimanche à 16 h.       <br />
       Tous publics à partir de 12 ans.       <br />
       Maison des métallos, Paris 11e, 01 48 05 88 27.       <br />
       <a class="link" href="http://www.maisondesmetallos.org/" target="_blank">&gt;&gt; maisondesmetallos.org</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.la-nef.org/" target="_blank">&gt;&gt; la-nef.org</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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