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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-05-21T04:05:46+02:00</dc:date>
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   <title>Dans "L'Ange du foyer", Emma Dante, sans pincettes et sans pitié et réussi à rire de l'intolérable</title>
   <pubDate>Mon, 19 Jan 2026 17:38:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   L'ange du foyer, c'est la mère, la mama, "L'Angelo del Focolare" dans le titre original de cette pièce en dialecte des Pouilles, c'est elle qu'on nomme la maîtresse de maison qui est plutôt l'esclave de tous ceux qui y habitent pour la cuisine, la vaisselle, le linge, les courses et le ménage, entre autres, mais aussi pour recevoir les insultes et les coups d'un mari en "mâle" de pouvoir.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93780150-65485362.jpg?v=1768840899" alt="Dans "L'Ange du foyer", Emma Dante, sans pincettes et sans pitié et réussi à rire de l'intolérable" title="Dans "L'Ange du foyer", Emma Dante, sans pincettes et sans pitié et réussi à rire de l'intolérable" />
     </div>
     <div>
      C'est le cas dans l'histoire racontée ici : une famille traditionnelle sicilienne comme on les imagine. La belle-mère, le fils, la belle-fille qui fait tout et le mari qui ne fait rien, sinon dominer ce petit monde avec ses muscles et sa grande gueule, son ivrognerie et sa violence. Avec cette nouvelle création, Emma Dante s'intéresse au petit cercle familial, la cellule familiale, celle qui, multipliée par milliers, forme les pays et leurs cultures et qui, multipliée par millions, forme quasiment l'humanité entière et sa civilisation. Une cellule qui fait partie d'un tout, mais qui, dans un autre sens, est un lieu clos, d'enfermement, de punition.       <br />
               <br />
       Pour la mama, l'ange du foyer, c'est bien d'une sorte de punition que cette cellule familiale où elle est une sorte de poupée de chiffon ballotée entre tous les membres de la famille. Elle est piégée comme beaucoup de mères sans autonomie financière, désireuse de protéger son enfant, son fils de l'influence brutale de son père et de la complaisance de sa grand-mère. Elle fait écran, elle prend les coups.       <br />
               <br />
       Pour s'attaquer au thème radicalement cru et brutal des féminicides, Emma Dante ne prend aucun gant. Tout est extrême dans la conception de cette pièce. Brut comme de la matière taillée à la pioche. Rugueux et décapant comme de l'acide. Les personnages d'abord : la mère du mari, vieille bourrique qui passe son temps à grommeler, défendre son fils, assise dans son fauteuil avec sa boîte à couture pleine de sucrerie et de cash. Le fils, une vingtaine d'années, couché, endormi, geignard, incapable de tout, même de se faire réchauffer une tasse de lait. Le mari, arrogant, chômeur, coureur, masculiniste dans toute son horreur. Et la femme, la mama, soumise, mais volontaire, sans espoir sinon de voir son fils s'en sortir, bafouée, mariée par devoir, parce qu'enceinte après la première sortie en boîte de sa jeunesse, mariée avec son violeur.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93780150-65485363.jpg?v=1768840930" alt="Dans "L'Ange du foyer", Emma Dante, sans pincettes et sans pitié et réussi à rire de l'intolérable" title="Dans "L'Ange du foyer", Emma Dante, sans pincettes et sans pitié et réussi à rire de l'intolérable" />
     </div>
     <div>
      Les costumes aussi sont d'un réalisme crasse, presque inquiétant. Costumes du père et du fils, identiques. Tee-shirt marcel blanc sur slip kangourou blanc. Cela dépasse la caricature, comme si la metteuse en scène se refusait de donner une once de délicatesse, de manières, de nuances pour montrer la vulgarité, la laideur, la bêtise et la violence qui préside toujours aux drames des féminicides.       <br />
              <br />
       Ici, l'homme semble être le fils direct du Néandertal (pardon pour les hommes de bien de cette période préhistorique). Le premier mammifère venu possède plus de sensibilité, d'affectivité et de douceur que le personnage incarné avec une énergie incroyable par Ivano Picciallo. Il se résume lui-même comme n'étant que des muscles et une minchia (une bite).       <br />
               <br />
       Il est vrai que les âmes délicates, les spectatrices et spectateurs précieux du théâtre, et les intellectuels et intellectuelles de la culture risquent d'être rebutés par le rire gras populaire auquel le spectacle fait référence. Il n'empêche, la force mise en place ici, aussi brutale, incisive et sans fard soit-elle, conserve un esprit de farce et de grotesque qui est une filiation assumée du théâtre et de la culture italienne.       <br />
               <br />
       Reste à saluer les belles performances des quatre interprètes qui donnent autant de corps que de voix à la création de leurs personnages, parvenant pour chacune et chacun à si bien caricaturer ces fantômes qu'ils deviennent source, soit d'effroi, soit de rire, tant le parti pris de l'exagération est poussé à son maximum.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>       <br />
              <br />
       Vu à Châteauvallon- Liberté le 15 janvier 2026.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"L'Ange du foyer"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93780150-65485364.jpg?v=1768840956" alt="Dans "L'Ange du foyer", Emma Dante, sans pincettes et sans pitié et réussi à rire de l'intolérable" title="Dans "L'Ange du foyer", Emma Dante, sans pincettes et sans pitié et réussi à rire de l'intolérable" />
     </div>
     <div>
      Spectacle en dialecte des Pouilles surtitré en français.       <br />
       Texte et mise en scène : Emma Dante.       <br />
       Avec : Leonarda Saffi, Giuditta Perriera, Ivano Picciallo et Davide Leone.       <br />
       Scénographie et costumes : Emma Dante.       <br />
       Lumières : Cristian Zucaro.       <br />
       Coordination et distribution : Aldo Miguel Grompone, Rome.       <br />
       Organisation Daniela Gusmano       <br />
       Surtitrage : Franco Vena.       <br />
       Traduction du texte en français : Juliane Regler       <br />
       Technique : Marco Guarrera.       <br />
       Compagnie Sud Costa Occidentale.       <br />
       Tout public à partir de 15 ans.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       Certaines scènes du spectacle peuvent affecter les personnes photosensibles.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 20 au 24 janvier 2026.</span>       <br />
       Mardi, jeudi et vendredi à 20 h, mercredi à 19 h, samedi à 18 h.       <br />
       Théâtre des Deux Rives - CDN de Normandie - Rouen, 48, rue Louis Ricard, Rouen (76).       <br />
       Téléphone : 02 35 70 22 82.       <br />
       <a class="link" href="https://indiv.themisweb.fr/0679/fChoixSeanceWidget.aspx?idstructure=0679&amp;EventId=184&amp;request=QcE+w0WHSuAdDB7h0xmRSndI2eKv8D80fmVgAkqerjwX+9fgL8qfiBqYAFOrUJNuRoEz6hKfuYA=" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.cdn-normandierouen.fr/" target="_blank">&gt;&gt; cdn-normandierouen.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       Du 6 au 11 octobre 2026 : Théâtre des Célestins, Lyon (69).       <br />
       13, 14 et 15 octobre : Clermont-Ferrand  (63).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/93780150-65485362.jpg</photo:imgsrc>
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   <title>"La Gouineraie" Une maison sans murs… avec un toi, un moi et un nous s'en donnant à corps joie</title>
   <pubDate>Tue, 23 Dec 2025 07:59:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   "Fay ce que vouldras", inscrit au frontispice de l'Abbaye de Thélème – "désir" en grec – de l'humaniste François Rabelais, propulsait à La Renaissance l'utopie du désir comme règle incontournable de la communauté d'un certain Gargantua. Depuis les eaux de la Garonne ont coulé sous le Pont de Pierre jusqu'à ce que deux artistes associées à la scène comme dans la vie – les fabuleuses "sales connes" Sandra Calderan et Rébecca Chaillon – recomposent une maison sans murs régie par les lois enivrantes du désir. Non une bauge de mœurs dites dissolues, mais un lieu exaltant ouvert sur la vraie vie, un phalanstère offrant le baume d'existences désincarcérées des injonctions de tous poils.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93321765-65259648.jpg?v=1766394548" alt=""La Gouineraie" Une maison sans murs… avec un toi, un moi et un nous s'en donnant à corps joie" title=""La Gouineraie" Une maison sans murs… avec un toi, un moi et un nous s'en donnant à corps joie" />
     </div>
     <div>
      Les Avant-Postes, en lien étroit avec le tnba (Théâtre national de Bordeaux Aquitaine), nous invitent à franchir le seuil de leur théâtre niché au cœur du quartier Saint-Michel de Bordeaux pour rencontrer la nouvelle création de l'autrice, metteuse en scène et interprète de &quot;Carte noire nommée désir&quot;. Dans cette forme intimiste – éloignée de celle spectaculaire pour huit actrices noires ayant défrayé la chronique du Festival IN d'Avignon 2023, tant la pertinence impertinente de son propos était sans appel – l'expression joyeuse est de mise, mâtinée d'une touche savoureuse de complicité avec le public pris pour allié.       <br />
              <br />
       Après un prélude savoureux où la voix off de Rébecca parodie la présentation sirupeuse d'une quelconque série – <span style="font-style:italic">&quot;Tout est calme… Les lois de la nature sont respectées… La Sainte Famille se reproduit… Rien ne bouge… Tout est sous contrôle&quot;</span> – les enjeux sont précisés sous une forme à forte connotation humoristique… <span style="font-style:italic">&quot;Mais Sandra rêve de créer une gouineraie. Elle rêve que Rébecca la rejoigne ; mais elle a théâtre…&quot;.</span> Le ton est donné et l'arrivée improbable des deux gouines sur un attelage de tracteur tout droit extrait d'un catalogue de Jouéclub confirme que ce soir on ne va pas être à court de surprises décalées.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93321765-65259734.jpg?v=1766394797" alt=""La Gouineraie" Une maison sans murs… avec un toi, un moi et un nous s'en donnant à corps joie" title=""La Gouineraie" Une maison sans murs… avec un toi, un moi et un nous s'en donnant à corps joie" />
     </div>
     <div>
      Ainsi, pendant que Sandra – la gouine des champs – s'affairera à la construction d'étagères pour accueillir Rébecca – sa bienaimée d'un 50 m² parisien –, l'extravagante gouine des villes, revêtue d'une robe motif peau de vache, rehaussée d'un vert à lèvres et de boucles d'oreille que &quot;La Vache qui rit&quot; aurait enviées, va s'employer à défaire ses cartons étiquetés &quot;Fleurs, Plants de gouines&quot;, tout en faisant crier à tue-tête, sur un électrophone vintage, un 33 tours de Joe Dassin. Très vite, elle troquera sa robe pour une chemise (trop courte) de Sandra, dévoilant là son imposant fessier n'ayant d'égal en dimensions que celui de son QI imposant…       <br />
              <br />
       Juchée en haut d'un escabeau offrant une perspective de premier plan sur les arrières de sa généreuse anatomie exhibée avec fierté, Rébecca s'emploiera longuement, très longuement, à enduire le mur de colle afin d'y apposer des lés de tapisserie échouant dans la salle… reliée ainsi au plateau pour &quot;faire communauté&quot;. L'opération dure, dure, jusqu'à créer un sentiment d'ennui vite réévalué… Et s'il s'agissait là d'un sas offert pour se déconditionner de nos existences réglées comme du papier à musique, nous corsetant dans un temps qui n'est pas le nôtre, mais celui d'une société consumériste faisant profit de nos vies ?       <br />
              <br />
       Les prises de paroles – à résonances poétiques et politiques – autant de Rébecca que de Sandra au micro mettront magistralement en abyme l'humour assumé de la représentation scénique et la profondeur de la réflexion induite par les choix humanistes de ces deux femmes hors normes. Promouvant une liberté incluant leurs sœurs et frères humains sans distinction de genre, de couleur de peau ou autres différences à relents identitaires, elles apparaissent comme les adeptes (généreuses et modestes…) d'un art de vivre expurgé de tous diktats, que ce soient ceux imposés par un patriarcat gardien immémorial d'un ordre inique ou ceux, plus branchés, d'injonctions new-âge porteuses dans leurs plis séduisants de dérives liberticides.       <br />
              <br />
       Sandra disposant religieusement des vierges de plastique autour d'une église miniature et s'aspergeant d'eau bénite à sa sauce, Rébecca s'enduisant le corps entier de colle avant d'y apposer des morceaux de tapisserie la faisant se confondre magnifiquement avec le décor, ou encore Rébecca recevant entre ses cuisses puissantes le collier trophée tête de cerf offert en cadeau par sa compagne… Autant de péripéties surréalistes au service d'une cause elle bien réelle : seule une maison bancale et bruyante, composée de pièces qui s'enfilent, et peuplée de visiteuses et visiteurs de tous genres – &quot;les brebis égarées de l'hétérosexualité&quot; sont conviées, elles aussi – est de nature à combler le besoin vital de désirs authentiques.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93321765-65259737.jpg?v=1766394874" alt=""La Gouineraie" Une maison sans murs… avec un toi, un moi et un nous s'en donnant à corps joie" title=""La Gouineraie" Une maison sans murs… avec un toi, un moi et un nous s'en donnant à corps joie" />
     </div>
     <div>
      Des confidences de l'une et de l'autre se succéderont, confidences où il sera question sans fard – avec parfois gravité et souvent humour – de leur parcours personnel marqué par les heurs et malheurs d'existences vécues pleinement. Comment l'une a eu affaire à un père afro-américain policier gueulard, comment l'autre issue d'une classe moyenne conforme sous tous rapports est devenue une &quot;lesbienne à gosses&quot; (qu'elle aime)… Il ressortira de leurs témoignages – en plagiant Pierre Bourdieu – que &quot;la vie est un sport de combat&quot;. Et même si son issue est par avance connue, la seule option offerte est de mener cette traversée terrestre en accord avec nos désirs profonds.       <br />
              <br />
       Quant à la chute – à découvrir ! –, elle constitue, au-delà de la tendresse palpable, un tableau de maître(sses)… à ne pas mettre peut-être (ou si justement !) sous les yeux des unes et des uns coincés du cul… Vivre sans temps mort, vivre ses désirs dans le respect du consentement… Mantra précieux d'un théâtre généreux mettant en jeu – avec intelligence, finesse et humour débridé – &quot;le dur désir&quot; (Paul Éluard)… d'être.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le vendredi 12 décembre 2025 aux &quot;Avant-Postes&quot;, en relation avec le tnba (Théâtre national Bordeaux Aquitaine).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La Gouineraie"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93321765-65259738.jpg?v=1766394828" alt=""La Gouineraie" Une maison sans murs… avec un toi, un moi et un nous s'en donnant à corps joie" title=""La Gouineraie" Une maison sans murs… avec un toi, un moi et un nous s'en donnant à corps joie" />
     </div>
     <div>
      Texte : Sandra Calderan et Rébecca Chaillon, artiste associée au tnba.       <br />
       Mise en scène : Sandra Calderan et Rébecca Chaillon.       <br />
       Avec : Sandra Calderan et Rébecca Chaillon.       <br />
       Régies : Suzanne Péchenart.       <br />
       Collaboration artistique et aide à la dramaturgie : Céline Champinot.       <br />
       Collaboration à la scénographie : Camille Riquier.       <br />
       Traduction, surtitrage : Lisa Wegener.       <br />
       Déconseillé aux moins de 15 ans.       <br />
       Compagnie des Hauts Parleurs et Compagnie dans le Ventre.       <br />
       Durée version française : 1 h 40.       <br />
       Durée version avec surtitres : 1 h 50.       <br />
       Contient des scènes de nudité.       <br />
              <br />
       <b>A été représenté du 9 au 13 décembre 2025 aux &quot;Avant-Postes&quot; de Bordeaux, en collaboration avec le tnba (Théâtre national Bordeaux Aquitaine).</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       Du 12 au 21 mars 2026 : T2G, Gennevilliers (92).       <br />
       Du 25 au 28 mars 2026 : Théâtre Sorano, Toulouse (31).       <br />
       Spectacle disponible en tournée sur la saison 26/27.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/93321765-65259648.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/La-Gouineraie-Une-maison-sans-murs-avec-un-toi-un-moi-et-un-nous-s-en-donnant-a-corps-joie_a4434.html</link>
  </item>

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   <title>Avignon OFF 2025 >> "Douze"</title>
   <pubDate>Wed, 04 Jun 2025 16:02:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Annonce</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[À l'affiche]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Et si, dans la vie quotidienne, chacun s'exprimait uniquement en alexandrins, l'existence ne serait-elle pas plus douce, plus drôle et plus poétique ? "Douze" est un monologue humoristique qui imagine une vie en alexandrins…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89031446-63000792.jpg?v=1749045967" alt="Avignon OFF 2025 >> "Douze"" title="Avignon OFF 2025 >> "Douze"" />
     </div>
     <div>
      Et si, dans la vie de tous les jours, chacun ne s'exprimait plus qu'en alexandrins ? Si vous utilisiez, en toute circonstance, le vers de douze pieds, pour acheter une baguette de pain, pour commander un café, pour quitter votre conjoint, pour interpeller le conducteur qui vous fait une queue de poisson ? Si les femmes et hommes politiques eux-mêmes débattaient en alexandrins ? L'existence ne serait-elle pas plus douce, plus drôle, plus poétique ? C'est ce que tente d'imaginer ce drôle de monologue poético-humoristique : une vie entière en alexandrins, de la naissance jusqu'à la mort.       <br />
              <br />
       Et dans la vie courante, si la poésie       <br />
       Prenait toute sa place ? Et si, comme saisis       <br />
       Par la fièvre des vers, nous décidions, sans frein,       <br />
       De ne plus nous parler rien qu'en alexandrins ?       <br />
       Le monde ne serait plus que sérénité,       <br />
       Tout deviendrait douceur, grâce et humanité.       <br />
       Les conflits surgissant au détour de la rue,        <br />
       De la conversation, de façon incongrue,       <br />
       Ou les vieilles querelles, larvées, qui ressortent,       <br />
       Avec l'alexandrin seraient sous bonne escorte,       <br />
       Et prendraient grâce à lui un tour moins énervé.       <br />
       Voici quelques exemples pour vous le prouver…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89031446-63000793.jpg?v=1749046042" alt="Avignon OFF 2025 >> "Douze"" title="Avignon OFF 2025 >> "Douze"" />
     </div>
     <div>
      b[&quot;Douze La vie en alexandrins&quot;]       <br />
       Auteur-interprète : Jean-Pierre Brouillaud.       <br />
       Mise en scène : Jean-Pierre Brouillaud.       <br />
       Enregistrement musical : Soliman Brouillaud.       <br />
       Tout public à partir de 10 ans.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
       <a class="link" href="https://www.jeanpierrebrouillaud.fr/" target="_blank">&gt;&gt; jeanpierrebrouillaud.fr</a>       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 au 26 juillet 2025.</span>       <br />
       Tous les jours à 14 h 45. Relâche le jeudi.       <br />
       Maison de la parole, 7, rue du Prévôt, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 90 82 61 10.       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('brouillaud@orange.fr')" >brouillaud@orange.fr</a>       <br />
       <a class="link" href="https://maisondelaparole.fr/" target="_blank">&gt;&gt; maisondelaparole.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/89031446-63000792.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Avignon-OFF-2025-Douze_a4239.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-88896077</guid>
   <title>•Off 2025• "Jeune fille cherche maison douce où pratiquer son piano" Quand la subtilité d'une écriture entre en osmose avec une dramaturgie intense et émouvante</title>
   <pubDate>Thu, 29 May 2025 18:26:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2025]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans un salon bourgeois, aux meubles recouverts de draps blancs, Myrtille, une jeune femme enceinte, fait son entrée. Elle a habité ce lieu quelque temps auparavant, car elle cherchait un endroit au calme pour pouvoir répéter son piano et le pratiquer souvent afin de préparer le concours du Conservatoire. C'est ce lieu qu'elle a trouvé, occupé à l'époque par Framboise, femme bourgeoise par mariage, plutôt fantasque, mélomane contrariée, qui l'accueille avec enthousiasme.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88896077-62924278.jpg?v=1748536225" alt="•Off 2025• "Jeune fille cherche maison douce où pratiquer son piano" Quand la subtilité d'une écriture entre en osmose avec une dramaturgie intense et émouvante" title="•Off 2025• "Jeune fille cherche maison douce où pratiquer son piano" Quand la subtilité d'une écriture entre en osmose avec une dramaturgie intense et émouvante" />
     </div>
     <div>
      Mais Framboise est morte à présent. Toutefois, dans cet espace empreint désormais de silences et de mystères, elle ne s'est pas tout à fait éteinte. Son fantôme surgit et, avec lui, son histoire se révèle, entre récits, musiques et chansons. Mais pourquoi ce fantôme revient-il ainsi hanter les lieux ?       <br />
              <br />
       C'est une question qui nous interpelle bien souvent : où les auteurs et les autrices vont-ils puiser leurs inspirations et comment choisissent-ils leur(s) thème(s) de prédilection pour en construire un texte achevé, finement ciselé et agencé ? Le résultat seul compte-t-il uniquement, à leurs yeux, ou la genèse a-t-elle aussi une grande importance dans cet acte créateur ? Vaste débat passionnant dans lequel nous n'entrerons pas ici, car là n'est pas notre sujet !       <br />
              <br />
       C'est tout de même la question que l'on peut particulièrement se poser pour cette pièce au titre déjà peu commun, pièce écrite et mise en scène par Amandine Sroussi, dans laquelle les thèmes sont nombreux tels que l'amitié féminine, intergénérationnelle notamment, plutôt rare au théâtre, les secrets, les violences faites aux femmes, via notamment la chanson avant-gardiste &quot;Quand on vous aime comme ça&quot; d'Yvette Guilbert qui fait douloureusement résonner l'histoire, l'éducation, la mort et le vide de l'autre, la sexualité, etc.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88896077-62924279.jpg?v=1748536317" alt="•Off 2025• "Jeune fille cherche maison douce où pratiquer son piano" Quand la subtilité d'une écriture entre en osmose avec une dramaturgie intense et émouvante" title="•Off 2025• "Jeune fille cherche maison douce où pratiquer son piano" Quand la subtilité d'une écriture entre en osmose avec une dramaturgie intense et émouvante" />
     </div>
     <div>
      Passionnée par l'écriture contemporaine, éditrice à l'Avant-scène pendant trois ans, Amandine Sroussi a déjà roulé sa bosse, à la fois en tant que comédienne auprès de Pierre Notte, metteuse en scène pour la Compagnie amateure les Dilettantes dans &quot;Le Suicidé&quot; de Nicolas Erdman et &quot;Les Amours de Cass Mac Guire&quot; de Brian Field, co-fondatrice du Festival de Théâtre contemporain à Loches en Touraine et, bien entendu, autrice-dramaturge à la tête de sa propre compagnie.       <br />
              <br />
       Tout ce brillant parcours se ressent subtilement dans notre pièce. Saluons notamment la mise en scène originale qui accorde une large place au fantôme et <span style="font-style:italic">&quot;aux entités qui s'accrochent à leurs parquets tant qu'il y a une œuvre inachevée qui les concerne…&quot;</span> (sic). Rien de moins simple à ce titre, mais le pari est largement gagné autour de ce thème particulier, assez rarement évoqué au théâtre, lui aussi.       <br />
              <br />
       Les deux comédiennes, musiciennes, chanteuses, Susanna Tiertant et Claire Mazard, soutiennent l'écriture virevoltante de l'autrice grâce à leurs interprétations brillantes et très convaincantes, doublement convaincantes, car elles ne sont pas comédiennes à la base, mais musiciennes !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88896077-62924289.jpg?v=1748536340" alt="•Off 2025• "Jeune fille cherche maison douce où pratiquer son piano" Quand la subtilité d'une écriture entre en osmose avec une dramaturgie intense et émouvante" title="•Off 2025• "Jeune fille cherche maison douce où pratiquer son piano" Quand la subtilité d'une écriture entre en osmose avec une dramaturgie intense et émouvante" />
     </div>
     <div>
      Autour d'un choix de chansons écrites exclusivement par des femmes, les deux artistes ponctuent l'histoire en réelle osmose musicale avec l'écriture, entre Barbara, Brigitte Fontaine, Yvette Guilbert, déjà citée, Juliette, Dalida ou encore Anne Sylvestre, interprète essentielle dans la cause féminine à son époque, déjà.       <br />
              <br />
       Mais attention… Rien d'austère ni de sombre dans cette pièce, car <span style="font-style:italic">&quot;c'est plein d'émotions, de gaieté, de moments soirées pyjamas, de folie douce et de bonne humeur&quot;,</span> comme le fait remarquer la metteuse en scène. L'humour décalé y est bien présent, pour la plus grande joie du public.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Ce n'est pas parce qu'on était riche et qu'on n'était pas juif que ce n'était pas difficile !&quot; &quot;Moi, ma fille, ce sera éducation positive. Je la laisserai dans une crèche Montessori. Je ne dirai jamais non. Et on ne mangera que des légumes&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Le décor et la scénographie de Claire Jouet-Pastré en collaboration avec Nadège Bourmaud, plutôt chargés et encombrés – à l'image, peut-être, de ce qui bouillonne dans la psyché des deux protagonistes –, convoquent fort justement l'écriture d'Amandine Sroussi, et les chansons, judicieusement intégrées, font de cette représentation un bien joli moment de théâtre-musical, profond, émouvant et poétique aussi, aux messages souvent subtils.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Un jour, à un mariage, un vieil oncle te mettra une tape sur les fesses et tout le monde rigolera. Toi, tu auras les larmes aux yeux, mais c'est ça, ma chérie ! Nous sommes toutes des côtes. Non, non, tu n’as pas de nom. Non, tu n'as pas d'existence. Tu n'es que ce qu'on en pense&quot;,</span> Anne Sylvestre.       <br />
              <br />
       Alors, si vous côtoyez parfois un fantôme dans votre demeure, vous savez à présent qu'il faut l'aider à résoudre son énigme afin qu'il disparaisse à tout jamais, à moins qu'il vous soit de sympathique compagnie et que vous ne souhaitiez pas vous en débarrasser…       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Jeune fille cherche maison douce où pratiquer son piano"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88896077-62924304.jpg?v=1748536365" alt="•Off 2025• "Jeune fille cherche maison douce où pratiquer son piano" Quand la subtilité d'une écriture entre en osmose avec une dramaturgie intense et émouvante" title="•Off 2025• "Jeune fille cherche maison douce où pratiquer son piano" Quand la subtilité d'une écriture entre en osmose avec une dramaturgie intense et émouvante" />
     </div>
     <div>
      Texte : Amandine Sroussi.       <br />
       Mise en scène : Amandine Sroussi.       <br />
       Avec : Claire Mazard (jeu, chant, contrebasse) et Susanna Tiertant (jeu, chant, piano).       <br />
       Scénographie : Claire Jouet-Pastré.       <br />
       Composition et arrangements : Susanna Tiertant.       <br />
       Costumes et accessoires : Nadège Bourmaud.       <br />
       Son : Aurélien Dalmasso.       <br />
       Lumières : Sébastien Lebert.       <br />
       Tout public à partir de 10 ans.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2025•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 au 26 juillet 2025</span>       <br />
       Tous les jours à 14 h 45. Relâche le mercredi.       <br />
       Théâtre la Luna, Salle 2, 1, rue Sévérine, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 90 86 96 28.       <br />
       Courriel : <a class="link" href="javascript:protected_mail('contact@quartier-luna.fr')" >contact@quartier-luna.fr</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatres-luna.fr/theatre-la-luna" target="_blank">>> theatres-luna.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88896077-62924326.jpg?v=1748536563" alt="•Off 2025• "Jeune fille cherche maison douce où pratiquer son piano" Quand la subtilité d'une écriture entre en osmose avec une dramaturgie intense et émouvante" title="•Off 2025• "Jeune fille cherche maison douce où pratiquer son piano" Quand la subtilité d'une écriture entre en osmose avec une dramaturgie intense et émouvante" />
     </div>
     <div>
      <b>Tournée</b>       <br />
       Novembre 2025 : L'Escabeau, Rivotte, Briare (45).       <br />
       6 mars 2026 : Sénas (13).       <br />
       7 et 8 mars 2026 : La Colle-sur-Loup (06).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/88896077-62924278.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2025-Jeune-fille-cherche-maison-douce-ou-pratiquer-son-piano-Quand-la-subtilite-d-une-ecriture-entre-en-osmose-avec_a4230.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>"Romancero queer"… Lope de Vega en surprenante et originale version queer !</title>
   <pubDate>Wed, 28 May 2025 16:37:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   "Romancero queer" est la deuxième pièce de théâtre de Virginie Despentes, écrivaine dont les romans font souvent date et dont certains ont traversé le monde de l'édition pour rejoindre celui de la dramaturgie. Dans une écriture à la fois directe, sans fioritures et humoristique, le cadre dramaturgique est inspiré d'un roman de Lope de Vega et l'auteure propose une mise en scène haute en couleurs dans une version queer.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88867040-62900115.jpg?v=1748443204" alt=""Romancero queer"… Lope de Vega en surprenante et originale version queer !" title=""Romancero queer"… Lope de Vega en surprenante et originale version queer !" />
     </div>
     <div>
      Lumières sur un plateau séparé en deux, avec une large avant-scène en visibilité directe des spectateurs et une arrière-scène cachée par un ensemble de panneaux plastiques translucides. S'effectuent derrière celui-ci des entrées-sorties et des apparitions qui créent des ruptures de jeu. On aperçoit, avant leur entrée, les silhouettes des personnages, avec parfois des couleurs vives et chaudes qui transparaissent. De cette furtivité floue qui devient réelle quand ils traversent le rideau de panneaux, on les découvre dans leur intimité.       <br />
               <br />
       La scénographie est composée, côté cour et côté jardin, de quelques rectangles gris foncé de différentes tailles posés côte à côte ou les uns sur les autres. L'ensemble a des proportions géométriques dans lesquelles il y a deux niveaux mettant les protagonistes à des distances et à des hauteurs différentes. Cette disposition leur crée à chacun un pré-carré de situations et d'émotions sans gommer une complicité entre eux.       <br />
               <br />
       La trame est construite sur ce que vivent les personnages féminins par rapport à un metteur en scène qui leur manque de considération. Dans ce qui ressemble à un huis clos, il est absent physiquement, seule sa voix se fait entendre. Les loges deviennent le lieu où s'exprime le ressenti des acteurs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88867040-62900117.jpg?v=1748443232" alt=""Romancero queer"… Lope de Vega en surprenante et originale version queer !" title=""Romancero queer"… Lope de Vega en surprenante et originale version queer !" />
     </div>
     <div>
      Le rôle des hommes est en retrait, comme pour André (Amir Bayley) qui est dans une attitude d'écoute un peu professorale quand Soa de Muse plante une protagoniste (Vito) tout en couleur et très présente physiquement. Drag queen, elle apporte à la pièce une touche très originale, à la fois sucrée, salée et acidulée dans les attitudes et les propos. Dans un jeu puisant dans une large palette d'émotions, Soraya Garlenq incarne Faïrouz qui subit de façon éplorée, voire tragique, l'attitude du metteur en scène.       <br />
              <br />
       Le plateau représente les loges d'un théâtre dans lesquelles les comédiens et comédiennes travaillent sur une reprise queer de &quot;La maison de Bernarda Alba&quot; de Federico Lope de Vega. Virginie Despentes s'inspire, en la déclinant de manière actuelle, de cette œuvre qui dénonçait le rôle secondaire, voire occulté, de la femme dans la société espagnole du début du siècle dernier, bâillonnée par les traditions.       <br />
               <br />
       Les loges sont la représentation scénographique de la maison dans l'œuvre de Federico Lope de Vega, dans laquelle se joue cette dichotomie entre ce que les comédiennes sont et ce que le metteur en scène veut en faire. Dans cette répartition des rôles et du contexte, c'est le vaste monde qui est représenté par celui-ci en parangon d'une autorité patriarcale, quand les loges sont l'intimité de chaque personnage, les répétitions la mentalité d'une société façonnant le corps des femmes et la scène, le regard du monde. Ce sont durant les répétitions et dans les loges que le combat se joue, afin que les femmes et le genre queer puissent s'exprimer librement. Bref, un remake de ce que peut vivre toute femme et qui plus est tout queer en France et ailleurs, à des degrés plus ou moins élevés.       <br />
              <br />
       Chaque protagoniste a sa propre couleur théâtrale et celle-ci est plurielle et très marquée. Ce qui est intéressant dans les relations des uns aux autres, ce sont, durant toute la représentation, à l'exception de la dernière scène, les différences qui les relient autant qu'elles les particularisent. Le dernier tableau montre les personnages, drapés d'un même voile gris. Les différences et les états d'âme sont levés et le combat contre le metteur en scène semblant gagner, ils dansent sur une musique disco, genre musical qui a été un marqueur de revendications politiques autant sociales que de genre et où les personnes de toute obédience sexuelle se sont réappropriées leurs corps en revendiquant leurs désirs. Le groupe d'acteurs devient ainsi une troupe.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88867040-62903981.jpg?v=1748443658" alt=""Romancero queer"… Lope de Vega en surprenante et originale version queer !" title=""Romancero queer"… Lope de Vega en surprenante et originale version queer !" />
     </div>
     <div>
      La musique disco intervient de façon surprenante. La pièce est très riche dans sa dramaturgie avec des répliques ciselées et un jeu qui montre les différences autant sexuelles, que de genre et de couleurs… pour les marier. On ne saura rien de ce qu'est devenu le metteur en scène. C'est au spectateur de le décider.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Romancero queer"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88867040-62903982.jpg?v=1748443698" alt=""Romancero queer"… Lope de Vega en surprenante et originale version queer !" title=""Romancero queer"… Lope de Vega en surprenante et originale version queer !" />
     </div>
     <div>
      Texte : Virginie Despentes.       <br />
       Mise en scène : Virginie Despentes.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Fatima Ben Bassal.       <br />
       Avec : Sasha Andres, Amir Baylly, Casey en alternance avec Naelle Dariya (à partir du 10 juin), Mata Gabin, Soraya Garlenq, Mascare, Soa de Muse, Clara Ponsot.       <br />
       Scénographie et lumières : Camille Duchemin.       <br />
       Composition musicale : Varou Jan.       <br />
       Son : Annabelle Maillard.       <br />
       Costumes : Marie La Rocca, assistée d'Isabelle Flosi.       <br />
       Collaboration dramaturgique : La Rata.       <br />
       Fabrication des accessoires, costumes et décor : ateliers de La Colline       <br />
       Régisseurs généraux : Cécile Conte et Anton Feuillette       <br />
       Régisseurs son : Yasmine Bouchenak, Sylvère Caton et Valentin Chancelle.       <br />
       Régisseurs lumières : Gilles Thomain et Jean-Philippe Viguié.       <br />
       Régisseur principal machinerie : Antoine Hordé.       <br />
       Habilleuse : Laurence Le Coz.       <br />
       Accessoiristes : Isabelle Imbert et Laetitia Mercie.       <br />
       Extraits musicaux de Bili Bellegarde, Ly, Morente et Sylvester.       <br />
       Production La Colline - Théâtre national.       <br />
       Durée : 1 h 40.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 20 mai au 29 juin 2025.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 20 h, mardi à 19 h, dimanche à 16 h.       <br />
       Relâche : dimanche 25 mai.       <br />
       La Colline - Théâtre national, Petit théâtre, Paris 20e, 01 44 62 52 52.       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('billetterie@colline.fr')" >billetterie@colline.fr</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.colline.fr/" target="_blank">&gt;&gt; colline.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       Du 17 au 21 mars 2026 : Théâtre de la Croix-Rousse, Lyon 4e.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88867040-62904316.jpg?v=1748444894" alt=""Romancero queer"… Lope de Vega en surprenante et originale version queer !" title=""Romancero queer"… Lope de Vega en surprenante et originale version queer !" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/88867040-62900115.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Romancero-queer-Lope-de-Vega-en-surprenante-et-originale-version-queer-_a4229.html</link>
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