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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-04-15T21:47:14+02:00</dc:date>
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   <title>"Macbeth" par Mnouchkine… Une mise en scène qui bouscule les lieux et les époques</title>
   <pubDate>Mon, 20 Oct 2014 07:32:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   [Reprise] Mnouchkine propose une mise en scène où le Temps bouscule les époques faisant de Macbeth une figure tragique éternelle.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7091280-10857664.jpg?v=1413741673" alt=""Macbeth" par Mnouchkine… Une mise en scène qui bouscule les lieux et les époques" title=""Macbeth" par Mnouchkine… Une mise en scène qui bouscule les lieux et les époques" />
     </div>
     <div>
      Vue sur un champ de bataille où trône un monticule de terre. Une troupe de personnes apparaît en poussant des cris d'allégresse. Puis des bruits de guerres couvrent ceux des soldats de la première guerre mondiale. Auparavant, trois sorcières étaient juchées sur ce monticule. Nous vivons tout au long de la pièce, dans un même lieu, différentes époques dont la démarcation est faite soit par les costumes, soit par la scénographie.        <br />
              <br />
       Le verbe des comédiens est basé sur une élocution théâtrale avec des répliques ponctuées de pauses comme pour marquer le tragique des événements. À l'exception de Serge Nicolaï (Macbeth) qui utilise une voix avec différentes tonalités, les personnages sont dans un pré-carré vocal, donnant une marque, une empreinte à leur personnage. Les voix fusent, hautes, comme si les personnages parlaient à des dieux ou des démons. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7091280-10857665.jpg?v=1413741677" alt=""Macbeth" par Mnouchkine… Une mise en scène qui bouscule les lieux et les époques" title=""Macbeth" par Mnouchkine… Une mise en scène qui bouscule les lieux et les époques" />
     </div>
     <div>
      À la fois mouvante, vive et rapide, la gestuelle corporelle se nourrit de mouvements aussi courts qu'amples donnant à la pièce de très beaux moments vivaces. Cela court, glisse, parle, hurle. Même si le jeu est très corporel, la parole reste reine. Une gourmandise sèche, souvent tragique, presque théâtrale habite le débit des comédiens. La scénographie est la passerelle unissant les mondes intérieur et extérieur, l'intimité et l'extimité des personnages. C'est cette relation entre le corps, la parole et la scénographie qui fait la force de la mise en scène de Mnouchkine.       <br />
              <br />
       Mnouchkine a fait de Macbeth un théâtre-carrefour situé à plusieurs époques dans lequel le contemporain se dispute au classique, le militaire à l'homme élégant, le populaire à l'aristocrate. Elle mélange les époques, les lieux sans pour autant violer la trame historique de la pièce. Ainsi, défilent sur scène le salon du roi entouré de photographes avec des appareils argentiques, un champ de guerre investi par des soldats de la première guerre mondiale ou Macbeth devant un PC portable. Bien que la lumière scénique reste souvent tamisée, un mélange vestimentaire de couleurs vives, claires ou sombres apporte un éclairage psychologique aux personnages. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7091280-10857718.jpg?v=1413741914" alt=""Macbeth" par Mnouchkine… Une mise en scène qui bouscule les lieux et les époques" title=""Macbeth" par Mnouchkine… Une mise en scène qui bouscule les lieux et les époques" />
     </div>
     <div>
      Le Temps et les Lieux sont bousculés. La pièce est sous le signe de l'hétérogénéité et du mouvement. Mnouchkine a choisi d'ajouter à la trame shakespearienne une touche de superposition entre Temps, Lieux et Personnages faisant du Présent un moment presque imaginaire. La pièce se trouve ainsi comme projetée dans un univers mêlé de contes et de tragédie historique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Macbeth"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7091280-10857719.jpg?v=1413742018" alt=""Macbeth" par Mnouchkine… Une mise en scène qui bouscule les lieux et les époques" title=""Macbeth" par Mnouchkine… Une mise en scène qui bouscule les lieux et les époques" />
     </div>
     <div>
      Texte : William Shakespeare.       <br />
       Traduction et mise en scène : Ariane Mnouchkine.       <br />
       Musique : Jean-Jacques Lemêtre.       <br />
       Avec l'ensemble de la troupe du Théâtre du Soleil.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Reprise à partir du 8 octobre 2014.</span>       <br />
       Mercredi, jeudi, vendredi à 19 h 30, samedi à 13 h 30 et à 19 h 30, dimanche à 13 h 30.       <br />
       Relâche lundi et mardi.       <br />
       Relâches exceptionnelles : mercredi 26, jeudi 27, vendredi 28 novembre puis jeudi 25 et vendredi 26 décembre.       <br />
       Théâtre du Soleil, Cartoucherie de Vincennes, Paris 12e, 01 43 74 24 08.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-du-soleil.fr" target="_blank">&gt;&gt; theatre-du-soleil.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7091280-10857727.jpg?v=1413742157" alt=""Macbeth" par Mnouchkine… Une mise en scène qui bouscule les lieux et les époques" title=""Macbeth" par Mnouchkine… Une mise en scène qui bouscule les lieux et les époques" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/7091280-10857664.jpg</photo:imgsrc>
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   <title>À la fois léché et à la diable, un "Macbeth" qui évacue le surnaturel et surexpose la réalité</title>
   <pubDate>Mon, 12 May 2014 10:30:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   1964, 2014 : le Théâtre du Soleil - Société coopérative ouvrière de production* - a cinquante ans… Et en interrogeant "Macbeth" écrit en 1606, il sent de nouveau le mal sourdre à la surface d’un monde contemporain dont les différents pouvoirs s’exacerbent.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6621448-9988589.jpg?v=1399970162" alt="À la fois léché et à la diable, un "Macbeth" qui évacue le surnaturel et surexpose la réalité" title="À la fois léché et à la diable, un "Macbeth" qui évacue le surnaturel et surexpose la réalité" />
     </div>
     <div>
      Macbeth, vaillant à la guerre, prend peur aux marches du pouvoir qu’il rêve (et conquiert probablement en sous-main depuis longtemps). Poussé par d’obscures forces, ainsi que par lady Macbeth, il devient roi, tout puissant et craint par ses sautes de fureur. Il commet crimes sur crimes et meurt enfin. Haï. Macbeth a le goût du sang.       <br />
              <br />
       La pièce de Shakespeare marque les étapes de cette montée de l’ubris dans un monde où les mots et les sorts comme autant de bulles à la surface de la raison pervertissent le jugement. Le texte, s’il fait apparaitre les forces, laisse en suspens les réponses aux questions sur les causes. Il appartient au spectateur de résoudre l’énigme et de s’interroger sur les origines du pouvoir, sa légitimité, sa folie et sa volupté.       <br />
              <br />
       Est-ce le milieu physique (ici les landes écossaises) qui rend fou ? Avec ses effets sur les consciences ? La peur qu’il génère et propage chez les habitants ? La superstition des habitants ? Ou bien est-ce le goût du sang, stade primitif et sauvage d’une nature humaine, qui a surpris Macbeth lors de son premier combat ? Ou bien est-ce tout simplement un état de nerf ? État de carence ? Le manque de sommeil qui fait interpréter toute parole et bruit en signe divinatoire ? Ou bien tout simplement le désir d’accaparement des richesses corrélé à la peur de manquer est-il si fort qu’il use de stratagèmes, et vise à impressionner et faire passer pour un mal sacré (ou plutôt satanique) qui ne frapperait que certains individus élus des comportements opportunistes ? Et faire croire à tous qu’ils sont des César ?       <br />
              <br />
       Inspiré par le monde moderne et la théâtralité la plus archaïque, le &quot;Macbeth&quot; du Théâtre du Soleil est brossé à fresques. À la fois léché et à la diable, tout le dispositif évacue l’aspect surnaturel des scènes de sortilèges et surexpose la réalité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6621448-9988590.jpg?v=1399970511" alt="À la fois léché et à la diable, un "Macbeth" qui évacue le surnaturel et surexpose la réalité" title="À la fois léché et à la diable, un "Macbeth" qui évacue le surnaturel et surexpose la réalité" />
     </div>
     <div>
      Si les sorcières sont des paillasses et les décors réduits à des rideaux qui voilent et dévoilent les scènes au lointain, les accessoires sont naturalistes. Les tapis, lampadaires, rambardes, meubles meublant aident à composer autant d’occasions de clichés contemporains. Ces images que tout pouvoir veut imposer à la conscience des peuples par l’entremise de journalistes <span style="font-style:italic">embedded</span> adeptes de <span style="font-style:italic">selfies</span>… ou de paparazzi choisis.       <br />
              <br />
       Les jeux s’appuient sur la médiane axiale, partent du lointain ou bien jaillissent d’un vomitoire (situé au milieu du public) qui monte à l’avant-scène. Le centre de la scène est occupé périodiquement par des tapis, autant d’occasion de bivouacs et d’étalages de soi ; ou des bulles de terre remontées des enfers qui de simples monticules deviennent point sublime à rendez-vous secrets, tertre de commandement, piédestal ou bunker. Lieux de pouvoir. Par essence immobiles, ils statufient. Cette disposition scénique tend à immobiliser l’action et n’en mesure que les états et résultats.       <br />
              <br />
       C’est ainsi que, dans cette histoire, les princes offrent leur image pour les couvertures glacées des magazines à <span style="font-style:italic">pipeolettes</span> : les héros descendant sur le tarmac, le carré VIP, la vie paisible au jardin d’hiver, joyau de vacances digne de Baltimore, le bal de jet set pour l’intronisation du nouveau roi Macbeth, des terrasses branchées de Londres pour les exilés.       <br />
              <br />
       Les envers du décor sont tout aussi léchés qui présentent des chorégraphies pour clips de sorcières en zombies et des scènes de crime protégées des curieux par des paravents tachés de sang.       <br />
              <br />
       Cette mise en scène de &quot;Macbeth&quot; tend un miroir du monde actuel. Ses miroitements sculptent comme un comportement standardisé à défaut d’être rationnel, tel que le conçoit le pouvoir contemporain. En privilégiant ainsi le visible sur l’invisible, le risque est grand de voir se réduire les sortilèges propre à l’effet théâtre quand le rythme et les métamorphoses ne sont pas au rendez-vous.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Les entrées-sorties des protagonistes sont encadrées par des changements de décors à vue. Effectuées avec vivacité par les figurants, petit peuple des serviteurs qui devrait être affairé ou effaré selon l’ambiance, et des &quot;kogen&quot; sont comme autant de coups de ballet sur la musique de Jean-Jacques Lemêtre.       <br />
              <br />
       Dans l’état des premières représentations, l’ensemble donne la sensation d’un systématisme et souffre d’un manque de personnification des rôles secondaires dans les effets collectifs qui nuit au développement dramatique des scènes. Ce qu’Ariane Mnouchkine avait si bien réussi avec la mise en scène des &quot;Atrides&quot;.       <br />
              <br />
       À l’évidence, les comédiens dans ce dispositif doivent aller au fond d’eux même, conquérir le rythme de l’élasticité, faire montre de nervosisme, entrer dans l’état d’ubris que déjà approchent Serge Nicolaï dans la traversée de son rôle de Macbeth, Nirupama Nityanandan dans la scène au bain de lady Macbeth, Maurice Durozier dans la jouissance égotiste de roi bourgeois, Vincent Mangado en Banquo devenu spectre, Duccio Bellugi-Vannuccini en fils de roi imberbe qui fantasme déjà toutes ses turpitudes…       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* En mai 1964, dix étudiants (Georges Donzenac, Myrrha Donzenac, Martine Franck, Gérard Hardy, Philippe Léotard, Ariane Mnouchkine, Roberto Moscoso, Jean-Claude Penchenat, Jean-Pierre Tailhade, Françoise Tournafond) fondent la &quot;Société coopérative ouvrière de production, le Théâtre du Soleil&quot; à laquelle chacun verse une participation de 900 Francs.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Macbeth"</b></div>
     <div>
      Texte : William Shakespeare.       <br />
       Traduction et mise en scène : Ariane Mnouchkine.       <br />
       Musique : Jean-Jacques Lemêtre.       <br />
       Avec l'ensemble de la troupe du Théâtre du Soleil.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">À partir du 30 avril 2014.</span>       <br />
       Mercredi, jeudi, vendredi à 19 h 30, samedi à 13 h 30 et à 19 h 30, dimanche à 13 h 30.       <br />
       Théâtre du Soleil, Cartoucherie de Vincennes, Paris 12e, 01 43 74 24 08.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-du-soleil.fr/thsol/index.php" target="_blank">&gt;&gt; theatre-du-soleil.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/6621448-9988589.jpg</photo:imgsrc>
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