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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
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  <language>fr</language>
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   <title>"La maison de Bernarda Alba" Une mise en demeure adressée à ses filles… le sexe maudit à jamais, la claustration comme seul horizon</title>
   <pubDate>Mon, 06 Apr 2026 06:59:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Drame de l'enfermement et des névroses familiales ou sociales, cette pièce de Federico Garcia Lorca – "le pédé au nœud papillon" comme se plaisait à le railler la bourgeoisie réactionnaire franquiste – résonne profondément près d'un siècle après son écriture. Son thème, universel et intemporel, est au cœur de l'intérêt suscité. Mais ici sa "représentation", au travers de la nouvelle traduction de Thibaud Croisy qui en assure aussi la mise en scène et la direction d'actrices, rend encore plus percutant son impact.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95855748-66917603.jpg?v=1775407326" alt=""La maison de Bernarda Alba" Une mise en demeure adressée à ses filles… le sexe maudit à jamais, la claustration comme seul horizon" title=""La maison de Bernarda Alba" Une mise en demeure adressée à ses filles… le sexe maudit à jamais, la claustration comme seul horizon" />
     </div>
     <div>
      Dans un décor sobre au sol uniforme borné par une galerie de colonnes limitant l'espace des joutes à venir, vont s'affronter cinq sœurs soumises à l'impérieuse loi matriarcale et se déchirant entre elles. L'enjeu ? Survivre ! S'opposer aux huit années de deuil décrétées dès la mort du patriarche par Bernarda, leur mère, maîtresse femme, (faussement) pieuse et obscène, obsédée par le qu'en-dira-t-on et opposant un véto péremptoire aux désirs amoureux et/ou sexuels de ses filles. Elle qui, portes et fenêtres murées, entend dorénavant exercer un pouvoir absolu sur son domaine érigé en forteresse. <span style="font-style:italic">&quot;Je n'ai pas raison, ça ne sert à rien la raison. J'ordonne, moi&quot;</span>. Ainsi soit-il.       <br />
              <br />
       Dès l'entrée sur le plateau d'Angustias (l'aînée, <span style="font-style:italic">&quot;la plus moche&quot;</span>, mais la plus riche aussi, ayant hérité naguère d'un autre père, le premier mari de Bernarda), de Magdalena (la fille préférée, la seule qui pleure à l'enterrement du père), d'Amelia, de Martirio (souffrante et le ventre déchiré par l'envie), et d'Adela (la plus jeune, la plus belle et rebelle), une atmosphère lourde de désirs étouffés transpire. Surexposés par les poses délibérément surjouées, croisements de jambes étudiés, tenues seyantes surhaussées par de hauts talons aiguilles, les corps des cinq filles de Bernarda dans leurs postures aguichantes disent (à des degrés différents) ce qui leur est refusé : le droit légitime à jouir de la vie, à jouir tout simplement.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95855748-66917642.jpg?v=1775407379" alt=""La maison de Bernarda Alba" Une mise en demeure adressée à ses filles… le sexe maudit à jamais, la claustration comme seul horizon" title=""La maison de Bernarda Alba" Une mise en demeure adressée à ses filles… le sexe maudit à jamais, la claustration comme seul horizon" />
     </div>
     <div>
      Pour compléter cette galerie de portraits exclusivement féminins (même si l'une d'entre elles est interprétée non sans bonheur par un homme, les autres mâles n'étant évoqués qu'au travers de leur absence obsédante ou de qualificatifs bestiaux), il y a aussi La Poncia, au service de Bernarda, &quot;amie&quot; depuis plus de trente ans ; elle, à qui sa patronne rappelle brutalement qu'elle la paie pour servir, elle qui est aussi sa confidente, voire sa conseillère et qui ne rêve que de cracher sur Bernarda (ce qu'elle fait d'ailleurs en son absence, en regardant la salle droit dans les yeux). L'autre domestique, elle, ne sera jamais dénommée que par sa fonction, &quot;servante&quot;. L'une et l'autre maudissant cette maison carcérale qui les nourrit chichement, elles et leurs enfants. L'une et l'autre regardant passer la vie des autres, des femmes qu'elles n'envient aucunement, elles qui pourtant n'ont pour seules richesses que leurs mains… et &quot;un trou qui les attend dans le cimetière&quot;.       <br />
              <br />
       Enfin, il y a la mère très âgée de Bernarda, elle, que l'on enferme dans sa chambre par peur que les voisins ne surprennent sa folie ordinaire. Elle, désinhibée, qui revendique haut et fort le droit d'être amoureuse, de sentir encore la brûlure d'un sexe d'homme en elle (elle relève sa robe et caresse son ventre) et qui se promène avec un chiffon sur l'épaule qu'elle se plait à prendre pour son bébé.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95855748-66917683.jpg?v=1775407432" alt=""La maison de Bernarda Alba" Une mise en demeure adressée à ses filles… le sexe maudit à jamais, la claustration comme seul horizon" title=""La maison de Bernarda Alba" Une mise en demeure adressée à ses filles… le sexe maudit à jamais, la claustration comme seul horizon" />
     </div>
     <div>
      Cette atmosphère irrespirable (<span style="font-style:italic">&quot;Ouvre la porte, on étouffe ici&quot;</span>), saturée des frustrations à fleur de peau des demoiselles en mal d'amour et de sexe, va crever comme un abcès à la faveur de la rumeur colportée jusqu'à cet endroit retiré du monde… Le beau et jeune Pepe le Romano ne va-t-il pas convoler avec Angustias (et son héritage), l'aînée des filles n'en revenant pas elle-même d'avoir été l'élue… Dès lors, la jalousie entre les sœurs est portée à son incandescence. Le plateau, devenant champ de bataille, explose de remarques sournoises et d'invectives cruelles (Adela traitant Martirio, rêvant, elle aussi, du grand amour, de &quot;fouille-merde&quot;, après lui avoir jeté à la figure <span style="font-style:italic">&quot;qu'une chose est en train de pourrir en elle et qu'elle va bientôt la faire crever&quot;</span>), insultes violentes à l'envi, redoublées de corps à corps orchestrés en chorégraphies musclées.       <br />
              <br />
       Ce torrent de haine et de fureur se déversant à flux continu ne manquera pas d'être blâmé par Bernarda… la même qui hurle <span style="font-style:italic">&quot;Tuez-la !&quot;</span>, à l'encontre d'une jeune femme du village s'étant fait engrosser par un inconnu. Ce grand écart de Bernarda, des plus grotesques, donne l'occasion à Thibaud Croisy d'éclairer l'hystérie régnante dans un tableau rougeoyant où l'on voit défiler rageuses les sœurs armées d'un râteau, d'une faucille, d'une fourche… mise à part Adela qui, se tenant le ventre plein de l'embryon fœtus, tente de s'opposer à la mise à mort de celle dont sa mère réclame <span style="font-style:italic">&quot;qu'elle soit brûlée par où elle a pêché&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95855748-66917687.jpg?v=1775407461" alt=""La maison de Bernarda Alba" Une mise en demeure adressée à ses filles… le sexe maudit à jamais, la claustration comme seul horizon" title=""La maison de Bernarda Alba" Une mise en demeure adressée à ses filles… le sexe maudit à jamais, la claustration comme seul horizon" />
     </div>
     <div>
      L'étalon en rut, enfermé dans la remise et faisant trembler les murs de l'édifice de ses coups de sabots répétés, sonne le glas… Il annonce le &quot;mâle&quot; qui s'est abattu sur la maison de Bernarda et de ses filles privées d'hommes, s'entredéchirant à mort. Et lorsque la chute surviendra, les seuls mots prononcés par Bernarda seront : <span style="font-style:italic">&quot;La fille de Bernarda est morte vierge. Vous m'avez entendue ? Silence, j'ai dit Silence !&quot;.</span> Un cri à la hauteur de son impuissance…       <br />
              <br />
       Drame individuel, social et politique, &quot;La maison de Bernarda Alba&quot;, écrite en 1936, fait effraction dans notre contemporanéité au travers de cette représentation traversée de part en part par les pulsions vitales mises sous couvercle. Thibaud Croisy et ses interprètes à l'unisson ont su splendidement transcender ce manifeste libertaire de Federico Garcia Lorca, fusillé par les sbires de Franco, pour questionner notre rapport présent aux injonctions liberticides. Les pulsions sexuelles des protagonistes crèvent le plafond des conventions – encore visibles dans les traces déliquescentes de l'ordre moral judéo-chrétien – au travers de leur incarnation dans des actrices surjouant délibérément l'option sexe.       <br />
              <br />
       Et même si les coups de boutoir répétés des cinq sœurs travaillées par le désir auront pour prix la mort de celle qui avait précisément eut l'audace de transgresser l'ordre établi, ils ébranleront – bien au-delà de la canne brisée de la tenancière des lieux – l'édifice forclos du monde selon Bernarda Alba… Un vrai &quot;plaisir des sens&quot; auquel nous, spectateurs, sommes conviés… en toute impunité.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le 25 mars 2026, Grande Salle Vitez du tnba, Théâtre national Bordeaux Aquitaine à Bordeaux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La maison de Bernarda Alba"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95855748-66917717.jpg?v=1775408251" alt=""La maison de Bernarda Alba" Une mise en demeure adressée à ses filles… le sexe maudit à jamais, la claustration comme seul horizon" title=""La maison de Bernarda Alba" Une mise en demeure adressée à ses filles… le sexe maudit à jamais, la claustration comme seul horizon" />
     </div>
     <div>
      Création le 4 mars 2026 à La Filature (Mulhouse).       <br />
       Texte : Federico García Lorca.       <br />
       Nouvelle traduction : Thibaud Croisy et Laurey Braguier (publiée chez L'Arche éditeur - février 2026).       <br />
       Mise en scène : Thibaud Croisy.       <br />
       Avec : Elsa Bouchain, Charlotte Clamens, Helena de Laurens, Céline Fuhrer, Michèle Gurtner, Emmanuelle Lafon, Frédéric Leidgens, Lucie Rouxel, Laurence Roy, Hélène Schwaller.       <br />
       Scénographie : Sallahdyn Khatir.       <br />
       Lumières : Caty Olive.       <br />
       Son : Manuel Coursin.       <br />
       Costumes : Angèle Micaux.       <br />
       Collaboration artistique : Élise Simonet.       <br />
       Régie générale : Thomas Cany ou Raphaël de Rosa.       <br />
       Régie son : Romain Vuillet ou Tom Balay.       <br />
       Régie Plateau : Maureen Cléret.       <br />
       À partir de 15 ans.       <br />
       Durée : 2 h.       <br />
              <br />
       <b>Représenté du 25 au 28 mars 2026 au tnba, Théâtre national Bordeaux Aquitaine à Bordeaux (33).</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 9 au 17 avril 2026 :</span> T2G – CDN, Gennevilliers (92).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/95855748-66917603.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/La-maison-de-Bernarda-Alba-Une-mise-en-demeure-adressee-a-ses-filles-le-sexe-maudit-a-jamais-la-claustration-comme_a4522.html</link>
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   <title>•Off 2022• "Cartable" Cahier journal d'une maîtresse-femme-orchestre…</title>
   <pubDate>Sat, 30 Jul 2022 12:29:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2022]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   On connaissait le petit Nicolas et sa bande de joyeux copains, Alceste le gros qui mange tout le temps, Clotaire le dernier de la classe, Agnan le chouchou de la maîtresse, Joachim le rêveur, Marie-Edwige qui est très chouette même si c'est une fille… Goscinny et Sempé les ont immortalisés dans les années soixante. Mais on ne connaissait pas encore Mme Tapis, professeure des écoles et sa nouvelle classe de CE1… Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'Ewann, l'hyperactif fabulateur, Pierre, son acolyte sous influence, Justin, l'élève parfait, Lonna, la fille à problèmes, et Marie, la rêveuse dans les nuages, n'ont rien à leur envier. Tout aussi remuants et ingérables que leurs aînés, ils vont "agrémenter" la vie de leur chère maîtresse.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66394688-47169219.jpg?v=1659178800" alt="•Off 2022• "Cartable" Cahier journal d'une maîtresse-femme-orchestre…" title="•Off 2022• "Cartable" Cahier journal d'une maîtresse-femme-orchestre…" />
     </div>
     <div>
      Être maîtresse, la doxa populaire se plaît à clamer que c'est le plus beau métier du monde… Oui, si on veut… Mais pourquoi ce métier alors - du moins en maternelle et primaire - est-il en quasi-totalité exercé par la gent féminine ? Les hommes laisseraient-ils par pure bonté aux femmes la part royale des métiers ? À moins que le salaire ne soit pas assez attractif… et la tâche jugée pas assez noble pour que les rejetons du patriarcat puissent s'y intéresser.       <br />
              <br />
       D'emblée, on entre dans l'antre de la machinerie pédagogique… Soit une (vraie) salle de classe réduite à son expression la plus rudimentaire : une chaise, avec laquelle la performeuse jouera, peuplant de ses interprétations époustouflantes l'espace nu pour le saturer de vie. Elle sera tour à tour les personnages traversant ce lieu témoin d'une comédie humaine effervescente. Des enfants aux collègues, à l'inspecteur de l'Éducation nationale, elle fera vivre ce monde de l'éducation avec justesse et humour, témoignant d'une empathie à toutes épreuves.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66394688-47169220.jpg?v=1659178845" alt="•Off 2022• "Cartable" Cahier journal d'une maîtresse-femme-orchestre…" title="•Off 2022• "Cartable" Cahier journal d'une maîtresse-femme-orchestre…" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Bonjour les enfants, vous avez passé de bonnes vacances ?&quot;</span> Le ouiii prononcé en chœur est perturbé par une première voix bougonne : <span style="font-style:italic">&quot;Trop nulles mes vacances ! Le centre de loisirs avec même pas de jeux vidéo !&quot;</span>. Une autre voix, très &quot;adaptée&quot; celle-ci, s'inquiète de savoir si de nouveaux livres concernant la tragédie grecque seront disponibles dans le coin bibliothèque, ce à quoi un autre élève rétorque que les Wapiti, c'est pas pour lui, y'a trop de mots… Cet échange initial des plus &quot;vivants&quot; est accompagné de bruits répétitifs émis par une élève que les livres avec ou sans mots ennuient profondément, elle, elle préfère jouer avec le mécanisme de son stylo, ce qui énerve passablement sa gentille maîtresse jusqu'à lui faire perdre son sourire.       <br />
              <br />
       Quand vient le moment de distribuer aux élèves une fiche de renseignements, elle doit se rendre à l'évidence : la traitresse de photocopieuse n'a rien imprimé… Sauvée par la récréation ? Pas vraiment. Celui qui mange des feuilles, qui devrait être pris en charge, mais qui ne l'est pas, les parents étant dans le déni de ses difficultés et, de toute façon, il n'y a plus de place avec la psychologue avant février, vu les suppressions de postes. Celle qu'il faut surveiller, qui saute par-dessus le grillage et même que son instit, une année, s'est retrouvé aux urgences pour avoir voulu la rattraper.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66394688-47169223.jpg?v=1659178898" alt="•Off 2022• "Cartable" Cahier journal d'une maîtresse-femme-orchestre…" title="•Off 2022• "Cartable" Cahier journal d'une maîtresse-femme-orchestre…" />
     </div>
     <div>
      Bref, un aperçu kaléidoscopique du quotidien ordinaire d'une classe et de sa cour de récréation… Suivra encore la récitation de poèmes où Justin, l'élève modèle, toujours le premier à se porter volontaire, délivrera avec gestes impeccables sa composition personnelle à la gloire de l'école et de la <span style="font-style:italic">&quot;maîtresse qui nous enchante&quot;</span>, aussitôt suivi de la lunaire Marie… qui elle a complètement oublié ce qu'elle avait préparé. Ewann, monté sur ressorts, lui fera son show en éructant son poème à la gloire de la guerre… vite interrompu par le trou de mémoire qui fait rouler à terre le poète maudit. Quant à Lonna, crispée et travaillée autant par la rage intérieure d'un père absent que par les quolibets de ses gentilles camarades <span style="font-style:italic">(&quot;Cet âge est sans pitié&quot;, dixit La Fontaine),</span> elle laissera échapper une phrase-poème sans rime : <span style="font-style:italic">&quot;Tu me manques…&quot;.</span>       <br />
              <br />
       S'ajoute à ce tableau d'une journée ordinaire, la cohabitation avec une collègue dépressive, hypocondriaque, épuisée et un brin fouille-merde tant pour combler le désert de son existence elle se nourrit du malheur des autres. Heureusement qu'il y a l'électron libre d'Ewann, toujours impliqué dans les bons &quot;coups&quot;, pour distraire la maîtresse. Certes, il est un peu lourd dans ses justifications - <span style="font-style:italic">&quot;ah non maîtresse je te jure, c'est pas moi qui l'ai mordu, c'est lui qui est venu se cogner contre mes dents !&quot;</span> - auxquelles, avec un humour désarmant, la maîtresse répondra, laissant une porte de sortie poétique au fautif : <span style="font-style:italic">&quot;Soit tu n'es pas très malin de te faire accuser pour rien, soit tu es un menteur qui fait rêver…&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66394688-47169238.jpg?v=1659178945" alt="•Off 2022• "Cartable" Cahier journal d'une maîtresse-femme-orchestre…" title="•Off 2022• "Cartable" Cahier journal d'une maîtresse-femme-orchestre…" />
     </div>
     <div>
      Entre élève ingérable à gérer, enfant malheureuse pouvant donner des poings pour soulager sa rage intérieure, moquerie des petites filles modèles, la maîtresse jongle pour rassurer son monde par sa présence d'adulte bienveillante autant que ferme. Elle aura aussi affaire à la sacrosainte visite de l'Inspecteur de l'Éducation Nationale dissertant sur les processus cognitifs, les objectifs opérationnels au service des fondamentaux, sur la nécessaire différenciation pédagogique, &quot;bla bla bla&quot; jargonique bien éloigné de la réalité du vécu au quotidien… Heureusement, il y aura la kermesse de sortie qui, au-delà du stress de son organisation, libèrera le souffle cacophonique de chacun, communiant dans le même plaisir d'avoir vécu finalement une belle année.       <br />
              <br />
       Une seule en scène de Gloria Da Queija… qui n'en est pas un, tant le foisonnement de portraits plus vrais que nature a peuplé l'espace de la représentation. Belle énergie que celle de cette performeuse, très inspirée par le sujet…       <br />
              <br />
       <b>Vu le dimanche 24 juillet à L'Espace Alya, Avignon.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Cartable"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66394688-47169239.jpg?v=1659178983" alt="•Off 2022• "Cartable" Cahier journal d'une maîtresse-femme-orchestre…" title="•Off 2022• "Cartable" Cahier journal d'une maîtresse-femme-orchestre…" />
     </div>
     <div>
      Texte : Gloria Da Queija et Vincent Toujas.       <br />
       Mise en scène : Vincent Toujas.       <br />
       Avec : Gloria Da Queija.       <br />
       Régisseur : Tom Rojouan.       <br />
       Par la Cie Toujours Là.       <br />
       À partir de 7 ans.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2022•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 28 juillet 2022.</span>       <br />
       Tous les jours à 20 h 45, relâche le mardi.       <br />
       L'Espace Alya, Salle B, 31 bis, rue Guillaume Puy, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 90 27 38 23.       <br />
       <a class="link" href="https://www.alyatheatre.com/accueil" target="_blank">&gt;&gt; alyatheatre.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/66394688-47169219.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2022-Cartable-Cahier-journal-d-une-maitresse-femme-orchestre_a3370.html</link>
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   <title>•Off 2022• "Les Bonnes" de Genet, dans une mise en scène épurée et charnelle, un rituel de vie et de mort</title>
   <pubDate>Wed, 29 Jun 2022 06:52:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2022]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Devenue un grand classique du théâtre contemporain, la pièce de Jean Genet est montée régulièrement, mais elle est surtout étudiée à l'école ou travaillée en classe de comédie. C'est un huis clos édifiant où deux sœurs, les Bonnes, dans une sorte de longue cérémonie sensuelle et macabre, fomentent le meurtre de Madame, leur maîtresse. Cérémonie où le théâtre joue à plein puisque dès la première scène, elles échangent leurs rôles ou bien interprètent celui de Madame et se jouent l'une avec l'autre des scénettes qui transgressent leur quotidien. Il y a Solange, il y a Claire, mais Claire est dans la peau, les attitudes et les robes de Madame, tandis que Solange répond au nom de Claire. Les cartes sont brouillées.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65696553-46816257.jpg?v=1656400639" alt="•Off 2022• "Les Bonnes" de Genet, dans une mise en scène épurée et charnelle, un rituel de vie et de mort" title="•Off 2022• "Les Bonnes" de Genet, dans une mise en scène épurée et charnelle, un rituel de vie et de mort" />
     </div>
     <div>
      Cartes brouillées pour le public, mais aussi jeu de rôles périlleux pour les deux sœurs qui s'égratignent l'une l'autre, jusqu'à se griffer le cœur, prises au jeu libérateur qu'elles mettent en œuvre. Mais Genet n'use pas de ce stratagème uniquement dans un but dramatique. En changeant de rôle, en changeant de nom, les deux bonnes ne sont plus alors que des fonctions, comme Madame que l'on n'appelle jamais que sous ce titre. Bonnes, elles sont, des servantes aux ordres, asservies, interchangeables et anonymes pour les bourgeois, comme des machines - d'ailleurs Madame ne cesse pas de les confondre l'une et l'autre.       <br />
               <br />
       Genet trace ainsi les résurgences de la colère née de l'humiliation, de la négation de ces deux sœurs. Sœurs déjà, elles sont depuis leurs naissances le miroir l'une de l'autre, bonnes, elles ne se définissent que par rapport à leur maîtresse. Une colère qui se transforme en haine, qui murit en désir de révolte et qui se développe en haine, en meurtre. Pourtant, les deux caractères sont complémentaires, mais très différents. L'une, la plus jeune, est plus provocatrice, extrémiste, elle domine sa sœur qui semble plus concrète, plus réaliste et plus sensible.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65696553-46816259.jpg?v=1656400674" alt="•Off 2022• "Les Bonnes" de Genet, dans une mise en scène épurée et charnelle, un rituel de vie et de mort" title="•Off 2022• "Les Bonnes" de Genet, dans une mise en scène épurée et charnelle, un rituel de vie et de mort" />
     </div>
     <div>
      Tout est symbole, image, projection dans la pièce de Genet. On s'en rend immédiatement compte dans la mise en scène déviée du réel de Bea Gerzsenyi. C'est de jeu de pouvoir, de soumission, de réaction, de violence et d'intérêt qui se décline sur tout le fil dramatique de la pièce. Et c'est surtout le temps présent qui tend toute l'attention. Le spectateur, dès les premières minutes, est plongé dans une scène qui a commencé bien avant, et tous les enchaînements se feront sur ce mode imprévisible. Il n'y a pas de suspens, pas de scénario dont on attend la suite avec curiosité, impatience ou peur. C'est un moment présent qui ne cesse de s'enfanter lui-même à chaque minute, à chaque scène.       <br />
               <br />
       En cela, Claire et Solange sont enfermées dans un système qu'elles créent et qui les recrache perpétuellement. Car elles sont finalement des êtres sans identité propre, elles en changent d'ailleurs sans cesse, l'une devenant l'autre ou Madame, leur maîtresse. Maîtresse dans tous les sens du terme : celle qui domine ou celle qui nous possède et que l'on possède en retour. Des êtres qui n'ont pas leur place propre non plus dans cette machine qu'est la société. Elles sont une fonction, des bonnes, mais elles n'existent que parce que Madame existe, elles ne font que ce que Madame exige d'elles.       <br />
              <br />
       La mise en scène de Bea Gerzsenyi propulse Claire et Solange, les deux bonnes, dans un monde à l'opposé de tout réalisme. L'univers de l'appartement est symbolisé par une moquette bleu roi, des meubles rendus presque organiques à cause de leurs matières couleur de chair et un immense miroir sans tain, coupant comme la lame d'une guillotine (image de la menace de la justice, mais aussi de l'extase dans le sacrifice). Les deux interprètes évoluent dans cet espace comme des jouteurs dans l'arène.       <br />
              <br />
       Même lorsqu'elles sont à distance l'une de l'autre, même séparée par les reflets juxtaposés de leurs visages dans le miroir sans tain, c'est à un corps-à-corps auquel elles nous convient : Sabrina Bus, Solange, forte d'une androgyne autorité, est d'une justesse, d'une âpreté presque palpable, ses phrases, comme ses étreintes aussi brulantes que la glace, Grace Lynn Mendes, Claire, est l'autre face de sa sœur, féminine, écorchée, tremblante, elle est la sensible part de victime de ce couple qui, assemblé, donne une idée du monstre qui se cache en l'humain. Et cette danse dangereuse est magnifiée par la superbe langue de Genet.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Les Bonnes"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65696553-46816260.jpg?v=1656400699" alt="•Off 2022• "Les Bonnes" de Genet, dans une mise en scène épurée et charnelle, un rituel de vie et de mort" title="•Off 2022• "Les Bonnes" de Genet, dans une mise en scène épurée et charnelle, un rituel de vie et de mort" />
     </div>
     <div>
      Texte : Jean Genet.       <br />
       Mise en scène : Bea Gerzsenyi.       <br />
       Avec : Sabrina Bus, Grace Lynn Mendes.       <br />
       Scénographie : Pierre Lepretre sur une idée de Bea Gerzsenyi.       <br />
       Costumière : Kata Őry.       <br />
       Compositeur : Damien Domenget.       <br />
       Création lumière : Antoine Longère.       <br />
       Prodution La Caucasienne.       <br />
       Coprod : La Compagnie Véhicule.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
       À partir de 11 ans.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2022•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 6 au 28 juillet 2022.</span>       <br />
       Tous les jours à 14 h 35, relâche le mardi.       <br />
       Espace Alya, Salle D, 31 bis, rue Guillaume Puy, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 90 27 38 23.       <br />
       <a class="link" href="https://www.alyatheatre.com/accueil" target="_blank">&gt;&gt; alyatheatre.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/65696553-46816257.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2022-Les-Bonnes-de-Genet-dans-une-mise-en-scene-epuree-et-charnelle-un-rituel-de-vie-et-de-mort_a3313.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-43934381</guid>
   <title>"Carnet de notes", théâtre en chansons, dès 6 ans, par la Cie du Sans Souci</title>
   <pubDate>Tue, 24 Mar 2020 09:31:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[RV du Jour]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La Cie du Sans Souci présente "Carnet de notes", du théâtre en chanson visible dès 5 ans. 1 h 20 de plaisir et de gaîté grâce à de talentueux(ses) comédiens(es) chanteurs(ses) qui revisitent quelques chansons puisées dans notre répertoire contemporain allant de Brel aux Wriggles en passant par Fugain, Lafaille, Perret, Volo, Duteil, Fatals Picards, ou encore Renaud…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/43934381-36099226.jpg?v=1584953464" alt=""Carnet de notes", théâtre en chansons, dès 6 ans, par la Cie du Sans Souci" title=""Carnet de notes", théâtre en chansons, dès 6 ans, par la Cie du Sans Souci" />
     </div>
     <div>
      Ils sont sept. Ils paraissent 30. Ils sont enfants. Ils sont parents. Ils sont enseignants. Ils sont filles et garçons. Ils nous racontent leur histoire, leurs histoires d’école, des écoles.       <br />
       De la maternelle à l’université, du matin jusqu’au soir, du XXe siècle à nos jours, en passant par la cantine et la cour de récré, ils nous transmettent leurs souvenirs, leur vécu. Des filles et des garçons, des voix et des notes pour raconter l’histoire de tout le monde, l’histoire collective de ces journées sur les bancs de l’école, à suivre à la lettre et à la ligne le professeur et la maîtresse.       <br />
              <br />
       Encouragés par leurs copains, enguirlandés par leurs parents, félicités par le conseil, les enfants de cette classe sont enchantés par une vingtaine de chansons du répertoire francophone.       <br />
              <br />
       <b>&quot;Carnet de notes&quot;</b>       <br />
       Mise en scène : Mariline Gourdon-Devaud et Isabelle Turschwell.       <br />
       Avec : Stéphanie Cavaillès, Mariline Gourdon-Devaud, Isabelle Turschwell, Camille Voitelier, Philippe Gouin ou Laurent Labruyère, Nessim Vidal et Vincent Hedou.       <br />
       Arrangements musicaux : Vincent Hedou et Nessim Vidal.       <br />
       Arangements vocaux : Stéphane Corbin.       <br />
       Création lumière : Jaco Bidermann.       <br />
       Création costumes : Magali Murbach.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
       Compagnie du Sans Souci.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/43934381-36099269.jpg?v=1585039439" alt=""Carnet de notes", théâtre en chansons, dès 6 ans, par la Cie du Sans Souci" title=""Carnet de notes", théâtre en chansons, dès 6 ans, par la Cie du Sans Souci" />
     </div>
     <div>
      <b>Prochaine date (si tout se passe bien !)</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">16 mai 2020 :</span> Maison de l'environnement, des sciences et du développement durable, Magny-les-Hameaux (78).       <br />
              <br />
       <b>Contacts</b>       <br />
       <a class="link" href="http://www.compagniedusanssouci.fr/" target="_blank">&gt;&gt; compagniedusanssouci.fr</a>       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('compagniedusanssouci@gmail.com')" >compagniedusanssouci@gmail.com</a>       <br />
              <br />
       Chargé de production/diffusion       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('ostrojy@orange.fr')" >ostrojy@orange.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/2-AbJ7ZZSIE" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe>     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/43934381-36099226.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Carnet-de-notes--theatre-en-chansons-des-6-ans-par-la-Cie-du-Sans-Souci_a2694.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-34486316</guid>
   <title>"Mademoiselle Julie"  Une marche des passions vers l'échafaud</title>
   <pubDate>Wed, 05 Jun 2019 08:31:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Comme un oiseau en cage qui, à l'ouverture de la porte, est sauvagement sacrifié. Ainsi du sort d'une jeune aristocrate qui, lors d'une fête de la Saint-Jean, croit pouvoir dominer son valet et sa cuisinière et jouir des effets de la liberté qu'elle découvre.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/34486316-31520108.jpg?v=1559717384" alt=""Mademoiselle Julie"  Une marche des passions vers l'échafaud" title=""Mademoiselle Julie"  Une marche des passions vers l'échafaud" />
     </div>
     <div>
      Dans &quot;Mademoiselle Julie&quot;, August Strindberg place deux personnages dans un huis clos étouffant. La jeune maitresse et le valet, tous deux travaillés par des sentiments contradictoires jusqu'au vertige. L'auteur décrit la résistance des préjugés de caste (diffusés jusque dans l'esprit des serviteurs) face à la pulsion incontrôlée des corps. La cage est solide. La jouissance vire au sacrifice.       <br />
              <br />
       L'écriture de la pièce est implacable. Chaque action de Julie se retourne contre elle. Et d'une scène d'ivresse au sein d'une fête, d'une danse reconduite naît un corps-à-corps cruel, un duel, un combat sans merci et cynique. Entre les convenances et les désirs, entre les rêves et les réalités, les distorsions s'affirment et deviennent fatales.       <br />
              <br />
       Sur scène, dans la mise en scène de Julie Brochen, Anna Mouglalis est Julie, avec sa voix rauque et chaude, son engagement physique entier, sans coquetterie ni minauderies. Elle est une enfant-femme tyrannique, un garçon manqué fragile.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/34486316-31520114.jpg?v=1559717419" alt=""Mademoiselle Julie"  Une marche des passions vers l'échafaud" title=""Mademoiselle Julie"  Une marche des passions vers l'échafaud" />
     </div>
     <div>
      Avec Xavier Legrand en valet rationnel et opportuniste, le duel atteint des sommets. Les comédiens accompagnent la vérité du texte. Et Julie Brochen qui met en scène donne à l'espace de la scène une dimension de tableau réaliste réussi. Intervenant elle-même comme cuisinière rigoriste, elle est un faire valoir discret des deux protagonistes. Elle est aussi le tiers qui ne peut être exclu. La parole d'autorité.       <br />
              <br />
       Étrangement, cette proposition théâtrale est découpée en actes, ponctuée par des transitions en chansons enregistrées. Qui apparaissent comme plaquées en dépit de leur intention de marquer des paliers dans la progression dramatique et d'affirmer une dimension de théâtre naturaliste. Un léger excès de mode &quot;variété&quot; sans doute, au risque de briser le rythme de la pièce.       <br />
              <br />
       Ce nonobstant celle-ci progresse de manière spectaculaire vers la tragédie. Elle décrit la décomposition d'un état bravache qui, de faux apaisements en peurs successives, débouche sur l'effroi et un silence pesant. Comme une marche à l'échafaud et le couperet final. Le public est saisi.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Mademoiselle Julie"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/34486316-31520118.jpg?v=1559717447" alt=""Mademoiselle Julie"  Une marche des passions vers l'échafaud" title=""Mademoiselle Julie"  Une marche des passions vers l'échafaud" />
     </div>
     <div>
      Texte : August Strindberg.       <br />
       Traduction : Terje Sinding.       <br />
       Mise en scène : Julie Brochen.       <br />
       Avec : Anna Mouglalis, Xavier Legrand, Julie Brochen.       <br />
       Lumières : Louise Gibaud.       <br />
       Création sonore : Fabrice Naud.       <br />
       Scénographie, costumes : Lorenzo Albani.       <br />
       Durée: 1 h 20.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 28 mai au 30 juin 2019.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 19 h, dimanche à 15 h.       <br />
       Relâche : 21 et 25  juin.       <br />
       Théâtre de l'Atelier, Paris 9e, 01 46 06 49 24.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-atelier.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-atelier.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/34486316-31520118.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Mademoiselle-Julie-Une-marche-des-passions-vers-l-echafaud_a2412.html</link>
  </item>

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