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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-05-29T19:34:37+02:00</dc:date>
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   <title>•Off 2026• "Toute la mer du monde" ou Le poète, c'est celui qui dérobe le feu… comme disait Rimbaud </title>
   <pubDate>Fri, 15 May 2026 07:35:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2026]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Sommairement, c'est l'histoire d'un homme, un rocker, qui revient sur scène après dix ans d'absence. Plus il en parle de cette absence, moins il chante, mais plus on est embarqué dans sa vie, au parcours intranquille et largement sinueux. Et on oublie qu'on est venu assister à un concert ! Pourtant, Sabine, sa régisseuse "son" à ses côtés, sur le plateau, est là pour l'épauler. Elle fait ce qu'elle peut pour comprendre Delmastro et saisir au vol ses improvisations imprévues.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96562463-67319455.jpg?v=1778783837" alt="•Off 2026• "Toute la mer du monde" ou Le poète, c'est celui qui dérobe le feu… comme disait Rimbaud " title="•Off 2026• "Toute la mer du monde" ou Le poète, c'est celui qui dérobe le feu… comme disait Rimbaud " />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Là, vous n'avez pas vu, mais pendant que je parlais, je pensais en même temps… parce que ça ne se voit pas quand je pense… je fais deux choses à la fois… c'est comme disent les philosophes : &quot;penser suscite souvent l'indifférence générale&quot;… en clair, tout le monde s'en fout quand tu penses&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Ainsi vont les mots des maux d'Alexis Delmastro au fil de ce seul-en-scène aux allures d'ovni extraterrestre, mais tellement ancré dans la réalité. Dans sa réalité à lui, rien qu'à lui, inscrite au creux de longs silences de cinq ans entre chaque création. Parce qu'il en a besoin de ces silences pour continuer à penser en sourdine, même si tout le monde s'en fout, et pour transmettre aussi ! C'est sa recette à lui, une nécessité pour que les choses de l'acte créatif émergent gentiment sur scène, et explosent littéralement, avec brio, comme des pop-corn sucrés.       <br />
              <br />
       Au début du spectacle, dans le noir, des pas résonnent sur la scène, puis un son de guitare et des applaudissements. La lumière apparaît et dévoile une silhouette toute de noir vêtue, perruque décoiffée, noir de jais, blouson en cuir et santiags. Alors, d'une voix grave, l'artiste prend la parole et, en l'espace d'une seconde, un tsunami d'émotions submerge les spectateurs en les enveloppant dans une poésie philosophico-mélancolique de la plus belle teneur.       <br />
              <br />
       Et ce, dès les premiers mots d'Alexis Delmastro, hybrides, morcelés, éparpillés, chantés ou parlés. Peu importe, à vrai dire, car ils sont bien là tous les maux de l'artiste sous ses mots stratosphériquement virevoltants, tantôt aux allures d'un Coluche, d'un Gainsbarre, d'un Stéphane De Groodt ou encore d'un Groucho Marx.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96562463-67319456.jpg?v=1778783869" alt="•Off 2026• "Toute la mer du monde" ou Le poète, c'est celui qui dérobe le feu… comme disait Rimbaud " title="•Off 2026• "Toute la mer du monde" ou Le poète, c'est celui qui dérobe le feu… comme disait Rimbaud " />
     </div>
     <div>
      Son message si particulier et si abscons à la fois nous captive rapidement, sous couvert d'un humour décalé et d'une scénographie pour le moins déjantée. Là où réside surtout sa performance d'acteur, c'est dans son jeu grandement maîtrisé alors que pourtant tout semble improvisé. Du grand art de comédien !       <br />
              <br />
       Comme il aime à le rappeler, Alexis Delmastro vient de nulle part et de partout à la fois. C'est un elfe, un korrigan qui se dissimule derrière les pendrillons d'un plateau aux côtés d'Édouard Baer, par exemple, ou dans les rues, ou ailleurs, mais qui apprécie quand même la lumière des projecteurs. &quot;Toute la mer du monde&quot; fait partie d'un triptyque dans lequel, à chaque fois il <span style="font-style:italic">&quot;fait de la réalité un théâtre&quot;</span>, avec &quot;Mon toit de monde à moi, c'est toi&quot; et &quot;Tout le monde peut en cacher un autre&quot;.       <br />
              <br />
       Et puis il y a aussi &quot;Tout le monde pleut&quot;, création 2026, où déjà deux représentations ont eu lieu pour un spectacle… pas encore créé ! Le ton est donné au sujet de notre artiste aux allures de clown poétiquement facétieux qui, dans l'écriture, n'est pas sans rappeler les envolées littéraires d'un Henri Michaux, à certains moments. Des titres ô combien poétiques à la frontière, aussi, de l'Oulipo, des Haïkus japonais qui cherchent à saisir un instant, une sensation, une image du quotidien ou encore des poèmes de Saint-John Perse.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96562463-67319464.jpg?v=1778783892" alt="•Off 2026• "Toute la mer du monde" ou Le poète, c'est celui qui dérobe le feu… comme disait Rimbaud " title="•Off 2026• "Toute la mer du monde" ou Le poète, c'est celui qui dérobe le feu… comme disait Rimbaud " />
     </div>
     <div>
      Dans ce spectacle, Alexis Delmastro revêt des allures de pitre mélancolique et nostalgique, pour le plus grand bonheur des spectateurs. France Cartini, dans le rôle de Sabine, la technicienne son, œuvre en silence et tente tant bien que mal de remettre sur pied ce qui se fracasse sur scène. La complicité des deux artistes est émouvante, bien rodée et très efficace.       <br />
              <br />
       Auteur, compositeur-interprète, Delmastro est un écorché vif qui fait de la réalité et de ses questionnements sa certitude. Celle, peut-être que la vie vaut la peine d'être vécue, que la contemplation du monde est nécessaire, voire indispensable, et que l'amour est le maître du monde.       <br />
              <br />
       Entrez vite au Théâtre l'Albatros, posez-vous sur les ailes d'Alexis pour décoller vers son ailleurs improbable et loufoque, et pour prendre une gigantesque salve d'air qui vous réconciliera avec la Vie et ce qu'il y a tout autour !       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>       <br />
              <br />
       Spectacle vu en avant-première à Paris le 4 mai sur la Péniche &quot;Grande Fontaine&quot;, Quai de l'Oise à Paris.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Toute la mer du monde"</b></div>
     <div>
      Textes : Alexis Delmastro.       <br />
       Guitare et chant : Alexis Delmastro.       <br />
       Musique et figuration : France Cartigny       <br />
       Coach vocal : Muriel Benazeraf.       <br />
       Tout public à partir de 6 ans.       <br />
       Compagnie de l'Autre.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2026•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 3 au 25 juillet 2026.</span>       <br />
       Tous les jours à 20 h 30. Relâche le jeudi.       <br />
       Théâtre l'Albatros, Salle Côte rue, 29, rue des Teinturiers, Avignon.       <br />
       Réservation : 04 90 86 11 33.       <br />
       <a class="link" href="https://www.festivaloffavignon.com/page/comment-reserver" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/96562463-67319455.jpg</photo:imgsrc>
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   <title>"Ivanov"… Tristesse, mélancolie… Dans sa proposition, Benedetti tente de soigner ces affections</title>
   <pubDate>Mon, 12 Nov 2018 06:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   "Ivanov" est la première pièce jouée de Tchekhov. Une œuvre de jeunesse qui subit différentes réécritures suite aux critiques que l'auteur reçut à la création. À l'Athénée, c'est la version originale qui est montée : celle que Tchekhov intitula "Comédie" ; et c'est en prenant ce parti pris que Christian Benedetti construit sa mise en scène.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/27513257-27666583.jpg?v=1541959177" alt=""Ivanov"… Tristesse, mélancolie… Dans sa proposition, Benedetti tente de soigner ces affections" title=""Ivanov"… Tristesse, mélancolie… Dans sa proposition, Benedetti tente de soigner ces affections" />
     </div>
     <div>
      La pièce raconte la dernière année de la vie d'Ivanov, banal fonctionnaire de province, vaguement à la ruine, mais aussi moyennement nanti, adoré par son épouse qui, juive, a tout sacrifié pour lui - famille, religion -, ayant une vie sociale acceptable et des revenus, certes insuffisants pour ne pas s'endetter, mais suffisant pour pouvoir se laisser aller à l'ennui.        <br />
              <br />
       Bref, un hobereau sans blason, un Oblomov de petite extraction, engoncé dans un système d'inaction totale par peur de changer quoi que ce soit à l'existence. Un antihéros qui laisse son épouse Sarah mourir de phtisie, et s'abandonne mollement aux désirs d'une autre jeune femme, Sacha, qu'il épouse un an après le décès de Sarah.       <br />
              <br />
       Christian Benedetti attrape la pièce de Tchekhov comme un metteur en scène ferait avec le texte d'un jeune auteur. Il la prend, l'invente, la jette sur le plateau, voit ce qu'elle donne, ce qu'elle transpire. Il donne aux personnages des corps, des voix d'acteurs, d'actrices, les fait rouler dans un décor et avance. Et crée au mot à mot, et crée de seconde à seconde. Et découvre. Et nous fait découvrir.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/27513257-27666599.jpg?v=1541959340" alt=""Ivanov"… Tristesse, mélancolie… Dans sa proposition, Benedetti tente de soigner ces affections" title=""Ivanov"… Tristesse, mélancolie… Dans sa proposition, Benedetti tente de soigner ces affections" />
     </div>
     <div>
      Il y a comme un cocktail dont on ne connaît pas la formule, un air dont on n'arrive pas à nommer la saveur dans cet &quot;Ivanov&quot;, un accord et un désaccord qui se chevauchent. C'est l'inconnu qui donne toute sa mesure. Qui plaît. Qui dérange. Qui intrigue. Et quoi de plus juste que de réussir à traiter cette pièce comme celle d'un jeune auteur et pas d'un vieux barbon répertorié du théâtre du XXe siècle ? Anton Tchekhov a à peine 27 ans lorsqu'il écrit &quot;Ivanov&quot;.       <br />
              <br />
       D'un début qui semble sorti du pur conventionnel : décor gigantesque, le mur de la maison d'Ivanov, une vague musique de fond et une scène tragi-comique, mais le spectacle évolue vite vers une déconstruction de plus en plus grande. D'actes en actes, le décor se désagrège, se déstructure, exhibe ses ossatures, et l'on se retrouve sur une scène de théâtre, comme vue des coulisses, toutes conventions jetées aux oubliettes.       <br />
              <br />
       De la même manière, le jeu, les scènes, les personnages vont du vaudeville au drame sans jamais s'installer pour très longtemps dans un registre ou dans un autre. C'est tout un monde qui entoure le couple des Ivanov, une société un peu folle, une peinture presque grotesque des intérêts, des malveillances et des mentalités.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/27513257-27666615.jpg?v=1541959378" alt=""Ivanov"… Tristesse, mélancolie… Dans sa proposition, Benedetti tente de soigner ces affections" title=""Ivanov"… Tristesse, mélancolie… Dans sa proposition, Benedetti tente de soigner ces affections" />
     </div>
     <div>
      Christian Benedetti ne monte pas Tchekhov pour exposer des messages collants à l'actualité. Il cherche la source du sens de ces pièces, ce qu'elles disent, ce qu'elles ont dit, ce qu'elles peuvent dire encore. Son objectif est surtout de porter l'expression de l'auteur sur scène. &quot;Qu'est-ce que le contemporain, c'est-à-dire, comment revenir à un présent où nous n'avons jamais été ?&quot;, se demande-t-il en créant sa mise en scène.       <br />
              <br />
       C'est ainsi que tout sentimentalisme est expurgé ici. Ce qui donne un côté assez froid au spectacle malgré une belle énergie de la troupe et une rigueur de jeu très assumée. Le résultat est que tous les personnages finissent par montrer, comme la scénographie, leurs mécanismes intimes, leurs peurs, leurs petitesses et qu'aucun n'en sort héroïque.       <br />
              <br />
       Il faut aussi parler du silence. Rarement comme dans cette mise en scène le silence sert de tempo dramatique, d'abîme, de drame et de terreur. Pas de sons enveloppants, de nappes, de musiques soulignant, suscitant l'émotion. Mais comme des coups de silence et de suspension qui donnent toute sa richesse à la parole, aux voix, au foisonnement de la vie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Ivanov"</b></div>
     <div>
      Texte : Anton Tchekhov (version 1887).       <br />
       Traduction : Brigitte Barilley, Christian Benedetti, Laurent Huon.       <br />
       Mise en scène : Christian Benedetti.       <br />
       Assistants à la mise en scène : Élodie Chamauret, Alex Mesnil.       <br />
       Avec : Vincent Ozanon, Laure Wolf, Philippe Lebas, Philippe Crubézy, Brigitte Barilley, Alix Riemer, Yuriy Zavalnyouk, Lise Quet, Nicolas Buchoux, Christian Benedetti, Antoine Amblard, Martine Vandeville, Alex Mesnil 			       <br />
       Musiciens : Élisa Huteau, Michel Rabaud.       <br />
       Scénographie : Christian Benedetti, Emma Depoid.       <br />
       Lumière : Dominique Fortin.       <br />
       Durée : 1 h 50.       <br />
       Par le Théâtre Studio - Cie Christian Benedetti.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 novembre au 1er décembre 2018.</span>       <br />
       Mardi à 19 h, mercredi au samedi à 20 h, dimanche à 16 h.       <br />
       Théâtre de l'Athénée - Louis Jouvet, Grande Salle, Paris 9e, 01 53 05 19 19.       <br />
       <a class="link" href="http://www.athenee-theatre.com/" target="_blank">&gt;&gt; athenee-theatre.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/27513257-27666583.jpg</photo:imgsrc>
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