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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-04-14T16:25:35+02:00</dc:date>
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   <title>Dans "Soledad" Santiago Moreno transforme le silence de la solitude en fanfare ensoleillée</title>
   <pubDate>Tue, 31 Mar 2026 07:11:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Les créations de l'art marionnettique font presque toujours preuve d'originalité dans la forme et dans le propos. Elles s'emparent de thèmes que le pur théâtre a abandonnés au profit des sujets à la mode, sujets de société et d'actualité. Peut-être est-ce dû à la pratique même du théâtre de marionnette et du théâtre d'objet qui, par essence, met l'humain en face de l'inanimé qui soudain se met à vivre. Ainsi les doutes, les peurs, les fantaisies qui peuvent définir l'humain sont remis au centre.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95725480-66865085.jpg?v=1774891089" alt="Dans "Soledad" Santiago Moreno transforme le silence de la solitude en fanfare ensoleillée" title="Dans "Soledad" Santiago Moreno transforme le silence de la solitude en fanfare ensoleillée" />
     </div>
     <div>
      C'est le soir de Noël. L'homme assis à sa table en formica devant son assiette en arcopal mange. Un petit sapin en plastique trône à sa gauche. Dans le silence de cette cuisine, le craquement de la biscotte sous les dents alterne avec le glougloutement du vin qui coule dans le verre, de la déglutition, du compresseur du réfrigérateur qui se met en route et toute cette symphonie discrète se mélange au tic-tac de la pendule. Dans le silence, la solitude, tous les bruits ont pris une importance particulière et la conception sonore du spectacle nous transporte immédiatement dans la perception intime du personnage.       <br />
               <br />
       Ce personnage, interprété par Santiago Moreno, n'est pas d'une époque très définie. Sa petite moustache, ses cheveux bien gominés, son costume et sa cravate rouge père Noël peuvent le faire exister aussi bien dans les années cinquante qu'à notre époque. Il est relativement intemporel comme tout ce qui l'entoure, tous les éléments du décor qui vont peu à peu prendre vie, intervenir et emporter notre personnage dans un imaginaire magique et musical.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95725480-66865086.jpg?v=1774891133" alt="Dans "Soledad" Santiago Moreno transforme le silence de la solitude en fanfare ensoleillée" title="Dans "Soledad" Santiago Moreno transforme le silence de la solitude en fanfare ensoleillée" />
     </div>
     <div>
      Ici, les bruits, assemblés comme par coïncidence, vont devenir rythmes, mélodies, musiques. Une goutte d'eau qui tombe soudain du plafond va donner le tempo. Un saladier en métal posé sous cette fuite transforme ce son en volutes, la trotteuse de la pendule se met à cliqueter en rythme et avec un sourire, notre personnage énigmatique entre dans la musique en usant du verre, de la bouteille, de la table comme percussion.       <br />
               <br />
       Ceci n'est que le début de ce voyage en imagination où la solitude se peuple de sons, de danses et de magie. Les objets inventés et fabriqués par Delphine Bardot et Santiago Moreno, qu'ils soient statiques ou si bien mécanisés qu'on les croirait autonomes et doués de raison, peuplent tous  le spectacle. Ils sont le support des étapes qui jalonnent cette soirée, interpellent le personnage joué par Santiago Moreno, jouent avec lui, se jouent de lui. La réalité vacille, le temps se tend ou se rétrécit, la partition qui paraît non écrite mène la danse.       <br />
               <br />
       Pour ce spectacle, Santiago Moreno semble rendre hommage aux trucs et aux illusions optiques du siècle passé et de plus loin encore, inventés dans les labos photos, dans les cabarets ou dans les foires. Il utilise des mécanismes simples, qui ont fait leur preuve : vitres et jeux de lumières qui diffractent son personnage comme si son esprit et son corps se divisaient en deux, voire en trois, utilisation des Ombres chinoises, créations d'automates, mime… L'utilisation de ces techniques apporte, en plus de la notion d'intemporalité, une part totalement poétique au spectacle, comme cette danse à quatre jambes qui &quot;endiable&quot; le personnage.       <br />
               <br />
       Toute cette machinerie, cette musicalité exigent une précision extraordinaire aussi bien de la part du comédien, en plus de l'interprétation dramatique de son rôle, que du manipulateur, Benoît Dattez, qui agît en invisible pour que la magie opère. Elle opère à fond. Emportés par la folle équipée de ce personnage solitaire inventant pour lui-même un monde fait de sons et de musique, on le suit jusqu'au bout où sa maestria le transforme en homme-orchestre multi-instrumentiste hors du commun.       <br />
              <br />
       &quot;Soledad&quot;, une solitude si bien peuplée qu'elle rend nostalgique d'une époque sans écrans, oreillettes ni flux continus, où l'imaginaire faisait l'affaire pour habiller le silence.       <br />
               <br />
       La Compagnie La Mue/tte est artiste associée au Mouffetard - CNMa depuis 2022. Aurélia Ivan est la nouvelle directrice du théâtre depuis le 1ᵉʳ janvier 2026. Elle succède à Isabelle Bertola qui était aux commandes du Mouffetard depuis 2013.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Soledad"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95725480-66865090.jpg?v=1774891164" alt="Dans "Soledad" Santiago Moreno transforme le silence de la solitude en fanfare ensoleillée" title="Dans "Soledad" Santiago Moreno transforme le silence de la solitude en fanfare ensoleillée" />
     </div>
     <div>
      Conception : Santiago Moreno.       <br />
       Mise en scène et coécriture : Delphine Bardot, Santiago Moreno et Benoît Dattez.       <br />
       Interprétation, manipulation et musique : Santiago Moreno.       <br />
       Manipulation et présence magique : Benoît Dattez en alternance avec Marion Träger.       <br />
       Construction : Delphine Bardot et Santiago Moreno.       <br />
       Création lumière : Frédéric Toussaint.       <br />
       Création sonore : Floxel Barbelin et Nicolas Pierre.       <br />
       Environnement sonore : Gabriel Fabing et Santiago Moreno.       <br />
       Composition musicale : Santiago Moreno.       <br />
       Costumes et ombres : Lucie Cunningham.       <br />
       À partir de 8 ans.       <br />
       Durée : 50 minutes.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 26 mars au 4 avril 2026.</span>       <br />
       Mardi au vendredi à 20 h, samedi à 18h et dimanche à 17 h.       <br />
       Le Mouffetard - CNMa, 73, rue Mouffetard, Paris 5ᵉ.       <br />
       Téléphone : 01 84 79 44 44.       <br />
       <a class="link" href="https://billetterie-lemouffetard-cnma.mapado.com/event/566518-soledad" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://lemouffetard.com/" target="_blank">&gt;&gt; lemouffetard.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       10 avril 2026 : Théâtre Gérard Philippe, Frouard (54).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/95725480-66865085.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Dans-Soledad-Santiago-Moreno-transforme-le-silence-de-la-solitude-en-fanfare-ensoleillee_a4517.html</link>
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   <title>Une quête marionnettique… comme un miroir de l'état du monde et de la pauvreté de nos actions</title>
   <pubDate>Tue, 09 May 2017 05:34:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans un univers proche du nôtre, à une date pas très déterminée et dans un lieu aux allures post-apocalyptiques, un humain manipulateur, accompagné d'un singe-taupe guide aux yeux phares, d'un administrateur, d'un appariteur, d'une vieille, d'un banquier, d'une femme en attente de bus, et autres sujets à l'artistique étrangeté invitent le spectateur à une réflexion poétique et décalée sur notre monde, son avenir… possible ou rêvé.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/13171335-19806136.jpg?v=1494265209" alt="Une quête marionnettique… comme un miroir de l'état du monde et de la pauvreté de nos actions" title="Une quête marionnettique… comme un miroir de l'état du monde et de la pauvreté de nos actions" />
     </div>
     <div>
      À vue, une &quot;scène&quot; (avec trois-quatre marionnettes au repos) posée sur un espace souterrain, véritable abri ou tanière où la vie s'organise autour d'objets hétéroclites datant de l'avant &quot;grande numérisation&quot; : machine à écrire, téléphone à fil, télé à tube, vieux interrupteurs de lampe en céramique, etc.        <br />
              <br />
       D'entrée de jeu, les spectateurs sont invités à déambuler autour de ce dispositif scénique, les séquences narratives mettant en mouvement des personnages dont les actes peuvent survenir à différents endroits des deux plateaux superposés. Ainsi ceux-ci ont la possibilité d'aborder les différentes scènes sous des angles visuels plus ou moins pertinents, devenant scrutateurs de ces petites gens qui semblent tant nous ressembler.        <br />
              <br />
       Et cela tant sur le plateau du dessus, classique, que dans la &quot;cave-refuge&quot;, mystérieuse, dont l'activité et les différents éléments qui la composent sont visibles de l'extérieur grâce à un grillage à fine trame, comme un tulle fin transparent dévoilant un univers curieux et miniature excitant l'observation et l'étude.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/13171335-19806170.jpg?v=1494265239" alt="Une quête marionnettique… comme un miroir de l'état du monde et de la pauvreté de nos actions" title="Une quête marionnettique… comme un miroir de l'état du monde et de la pauvreté de nos actions" />
     </div>
     <div>
      Dans la création de Ezéquiel Garcia-Romeu, le public peut être actif. À trois-quatre moments répartis dans le spectacle, il est sollicité pour œuvrer en tant que machiniste pour descendre une ampoule à l'aide d'une cordelette, comme acteur involontaire et rejoindre le marionnettiste dans sa &quot;boîte&quot;, ou pour porter une lettre, ou encore résoudre une panne d'électricité en pédalant sur un vélo dynamo d'appartement. La plupart des sollicitations émanent d'un appareil téléphonique à cadran circulaire datant d'un autre âge (époque XXe, début Ve République !) donnés en direct par le maître des lieux et du peuple des marionnettes.       <br />
              <br />
       Ces petits êtres étranges, singuliers, sont caractérisés par des actions quotidiennes et banales : attendre le bus, être sur les toilettes, regarder la télé, dormir, écrire, etc. Mais celles-ci sont comme figés dans des mouvements qui pourraient se renouveler perpétuellement, nous renvoyant comme un miroir nos attitudes routinières, interrogeant nos propres contraintes, notre inactivité, nos démissions par rapport aux problèmes cruciaux de notre planète : pollution des océans, réchauffement climatique, énergies renouvelables, traitements des déchets, guerres. Ces événements et catastrophes sont exprimés via la bande-son ou au travers de la télé (discours, déclarations, reportages…).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/13171335-19806183.jpg?v=1494265292" alt="Une quête marionnettique… comme un miroir de l'état du monde et de la pauvreté de nos actions" title="Une quête marionnettique… comme un miroir de l'état du monde et de la pauvreté de nos actions" />
     </div>
     <div>
      Comme souvent lorsque le marionnettiste manipule à vue, se dégage, le temps où brûle la  flamme de vie insufflée par le &quot;créateur&quot;, une réelle humanité des marionnettes et une profonde relation complice entre le maître et ses sujets de bois, de résine, de tissu, de mousse; de chiffons ou de tout autres matériaux utiles à la conception de ce microcosme. Et dans la représentation allégorique de ce système où nous vivons, atelier expérimental de nos futures réalités, le spectateur peut s'interroger sur sa destinée, sur sa capacité à penser… Et les marionnettes, elles, pensent-elles ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Petit Théâtre du Bout du Monde"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/13171335-19806192.jpg?v=1494265333" alt="Une quête marionnettique… comme un miroir de l'état du monde et de la pauvreté de nos actions" title="Une quête marionnettique… comme un miroir de l'état du monde et de la pauvreté de nos actions" />
     </div>
     <div>
      Mise en scène, scénographie et marionnettes : Ezéquiel Garcia-Romeu.       <br />
       Dramaturgie et regard extérieur : Laurent Caillon.       <br />
       Jeu et manipulation : Ezéquiel Garcia-Romeu et Issam Kadichi, en alternance.       <br />
       Manipulation mécanismes : Thierry Hett.       <br />
       Création sonore : Samuel Sérandour.       <br />
       Costumes : Cidalia da Costa et Myriam Stadjic.       <br />
       Peinture des décors : Claudia Andréa Mella Diaz.       <br />
       Accessoires : Sabrina Anastasio.       <br />
       Dessins et peintures : Ezéquiel Garcia-Romeu.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 4 au 13 mai 2017.</span>       <br />
       Mardi, jeudi, vendredi à 20 h, mercredi à 19 h, samedi à 16 et 20 h.       <br />
       Scolaires : jeudi 4 et mardi 9 à 14 h 15, mercredi 10 et jeudi 11 à 9 h 30.       <br />
       Théâtre La Criée, Petit Théâtre, Marseille 7e, 04 91 54 70 54.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-lacriee.com" target="_blank">&gt;&gt; theatre-lacriee.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/13171335-19806136.jpg</photo:imgsrc>
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