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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-04-13T19:58:56+02:00</dc:date>
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   <title>Oui, nous pouvons permettre aux musiciens de pratiquer sans risque et sans mise en danger du public !</title>
   <pubDate>Wed, 31 Mar 2021 17:25:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Concerts]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   L'Institut Technologique Européen des Métiers de la Musique, le syndicat CSFI (Chambre Syndicale de la Facture Instrumentale), le syndicat Les Forces Musicales, c'est-à-dire les professionnels des instruments de musique, des orchestres et opéras français sont parvenus à établir un socle de connaissances solides scientifiquement prouvées sur les enjeux et les risques sanitaires liées à la pratique musicale et vocale. Il sont désormais en état de délivrer des préconisations et de nouveaux protocoles pour permettre aux musiciens de pratiquer sans risque et sans mise en danger du public. Fanny Reyre Ménard, à la tête du pilotage du Projet PIC VIC (Protocole pour les instruments de musique face au coronavirus, Pratique instrumentale et vocale) nous en a dit plus.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/55157184-41365387.jpg?v=1617205554" alt="Oui, nous pouvons permettre aux musiciens de pratiquer sans risque et sans mise en danger du public !" title="Oui, nous pouvons permettre aux musiciens de pratiquer sans risque et sans mise en danger du public !" />
     </div>
     <div>
      Fanny Reyre Ménard est Maître Artisan luthière à Nantes depuis 1988 et vice-présidente du CSFI. Elle peut, au nom de ses collègues et camarades engagés dans ce groupe interdisciplinaire de travail (depuis avril 2020), affirmer aujourd'hui qu'une pratique musicale en ces temps de coronavirus n'est pas plus dangereuse que les principaux gestes et actes de notre vie quotidienne.       <br />
              <br />
       Un enjeu important puisqu'on parle ni plus ni moins que de rouvrir les salles de concert et les Opéras. Il s'agit également d'encourager la reprise normale d'une pratique musicale, instrumentale et vocale grâce aux outils et connaissances obtenus après quasiment une année de recherches.       <br />
              <br />
       Une recherche menée et des résultats obtenus grâce à une synergie de forces tout à fait exceptionnelle ; outre les professionnels des instruments de musique, des orchestres et autres opéras, les ingénieurs Recherche et Développement de structures importantes en facture instrumentale telles que Buffet Crampon, associés à des laboratoires de recherches en biologie, des spécialistes en aérosols ou en dynamique des fluides ont rejoint dans ce but commun (en savoir plus et agir en conséquence) l'Unité des Virus Émergents de l'Institut universitaire hospitalier de Marseille. Le milieu musical à l'arrêt en mars 2020 souhaitait reprendre l'avantage, la crise sanitaire ayant laissé tout le monde provisoirement sans réponse. Ce n'est plus le cas aujourd'hui.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/55157184-41365411.jpg?v=1617205590" alt="Oui, nous pouvons permettre aux musiciens de pratiquer sans risque et sans mise en danger du public !" title="Oui, nous pouvons permettre aux musiciens de pratiquer sans risque et sans mise en danger du public !" />
     </div>
     <div>
      S'en est suivie la rédaction d'un guide des bonnes pratiques sous forme de fiches sur la désinfection des instruments téléchargeables sur le site de l'Itemm, des Forces musicales et du CSFI (38 000 téléchargements à ce jour), mais également la mise en œuvre et la publication de nouveaux protocoles pour la pratique collective professionnelle et amateur en toute sécurité. Les travaux et recherches étant arrivés à leur aboutissement pour la plupart, les articles scientifiques vont faire l'objet de plusieurs publications. En attendant les réponses sont déjà là : on peut pratiquer les instructions sans risque et on peut à nouveau accueillir le public.       <br />
              <br />
       Par exemple, la pratique des instruments à vent ne présente pas de problème particulier. Bien sûr, il y a des risques, mais pas plus qu'une autre activité. On sait précisément ce qui sort ou pas de l'instrument, ce qu'il en est des projections (pratiquement inexistantes). Les instruments à vent avaient donc été inutilement pointés comme dangereux cette dernière année. Naturellement, un protocole doit être toutefois mis en place. Si les dangers de chanter dans les ensembles vocaux professionnels sont bien réels, les recherches et les analyses ont mis en évidence la nature précise de ces dangers. Après application de nouveaux protocoles, aucun nouveau cluster n'a pu être constaté sur les plateaux dans ces ensembles. Le port du masque étant obligatoire.       <br />
              <br />
       Fanny Reyre Ménard a fait le point avec nous sur les travaux toujours en cours. Ils portent sur la question du public et de son accueil. À destination du ministère de la Culture, partie prenante du projet PIC PIV depuis mai 2020, il s'agit encore et toujours de compiler les analyses et les données de tout ce qui a été documenté jusqu'ici afin d'œuvrer à la finalisation de la réponse politique. Les travaux ont mis en évidence qu'il n'y avait pas de risque particulier sur le moment du concert lui-même, une fois que les gens étaient assis. Mais des travaux restent à accomplir sur les protocoles d'entrée et de sortie des salles ainsi que sur les transports en commun. Notons que la décision politique n'est toujours pas mûre ; donc le projet PIC PIV continue à œuvrer pour lui apporter des éléments pertinents et l'aider à prendre les bonnes décisions : faire rouvrir dès que possible les portes des salles de concerts.       <br />
              <br />
       Les fiches de préconisations sont à télécharger sur les sites déjà évoqués. Elles sont disponibles également en espagnol et en anglais, les travaux intéressant manifestement le monde musical international. Deux webinaires sur la pratique instrumentale et sur la pratique chorale seront accessibles bientôt sur les sites susmentionnés. Tous les protagonistes, nous rappelle Mme Reyre Ménard, ont intérêt à ce que les activités musicales dans notre pays et ailleurs reprennent dès que possible leur cours normal. C'est en pensant au présent et à la fin de la pandémie (l'après) que tous agissent de concert.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://itemm.fr/itemm/" target="_blank">&gt;&gt; itemm.fr</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.lesforcesmusicales.org/" target="_blank">&gt;&gt; lesforcesmusicales.org</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.csfi-musique.fr/" target="_blank">&gt;&gt; csfi-musique.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Oui-nous-pouvons-permettre-aux-musiciens-de-pratiquer-sans-risque-et-sans-mise-en-danger-du-public-_a2914.html</link>
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   <title>Judith Kraft… une luthière américaine à Paris</title>
   <pubDate>Thu, 19 Nov 2015 06:45:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Concerts]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Rencontre avec une femme remarquable, la luthière de viole de gambe Judith Kraft. Elle a bien voulu nous parler d'une passion qui est aussi devenue son travail. Vous pourrez la rencontrer à la 6e édition des Journées de Musiques Anciennes à Vanves, du 20 au 22 novembre, où se tient le plus grand salon international de lutherie ancienne en Europe.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8541377-13444683.jpg?v=1447912232" alt="Judith Kraft… une luthière américaine à Paris" title="Judith Kraft… une luthière américaine à Paris" />
     </div>
     <div>
      À l'occasion des Journées de Musiques Anciennes de Vanves - avec ses concerts, son salon de luthiers donc et ses colloques - auxquelles elle participera cette année encore, nous avons voulu rencontrer Judith Kraft. Et cela tombe bien : le photographe Nemo Perier Stefanovitch lui consacre au même moment un livre splendide qui paraîtra dans quelques semaines. C'est dans son atelier de Belleville qu'elle nous reçoit avec la chaleureuse simplicité des plus grands.        <br />
              <br />
       <b>Christine Ducq - Comment êtes-vous arrivée à Paris ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Judith Kraft -</b> Je suis née à Washington aux États-Unis, j'y ai vécu jusqu'à l'âge de vingt ans. J'avais alors commencé des études universitaires et je jouais depuis l'enfance du violon en amateur. Mes études ne me plaisant pas trop, j'ai décidé de voyager en Europe. Juste avant mon départ, j'ai voulu faire réviser mon violon chez un luthier. J'ai été fascinée par son atelier avec ses établis, les bois, les outils et les instruments accrochés aux murs. J'ai eu une révélation : c'est cela que je voulais faire !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8541377-13444689.jpg?v=1447912481" alt="Judith Kraft… une luthière américaine à Paris" title="Judith Kraft… une luthière américaine à Paris" />
     </div>
     <div>
      <b>On peut donc entreprendre la lutherie à vingt ans ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Judith Kraft -</b> Tout à fait. C'est vrai qu'historiquement, c'est un métier qui s'apprenait en famille et s'exerçait de père en fils - jamais de filles bien-sûr. Mais quand je me suis décidée, je ne me suis pas posée de questions. Quelques mois après, j'étais à Paris comme jeune fille au pair dans une famille de musiciens amateurs. Ils m'ont aidée à trouver un luthier - à Ménilmontant - chez qui j'ai commencé mon apprentissage.        <br />
       C'était un original qui faisait tout par lui-même, qui réinventait tout - comme par exemple la mécanique d'un clavecin. J'ai beaucoup appris, en particulier à travailler le bois pour lequel je me suis d'ailleurs passionnée.       <br />
              <br />
       <b>Quand avez-vous commencé à fabriquer des violes de gambe ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Judith Kraft -</b> C'était les années soixante-dix, on commençait à nous demander ces instruments. Je me suis dis alors que j'allais m'y consacrer quelque temps - tant que durerait cette &quot;mode&quot; - et que je me mettrais à la facture de violons après. Nous sommes en 2015 et je fabrique toujours des violes ! (Elle rit). Il est vrai que la demande a littéralement explosé depuis cette époque.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8541377-13444709.jpg?v=1447912721" alt="Judith Kraft… une luthière américaine à Paris" title="Judith Kraft… une luthière américaine à Paris" />
     </div>
     <div>
      <b>Les joueurs de viole étaient rares jusque dans les années soixante-dix ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Judith Kraft -</b> Oui, mais ces années-là ont vu le renouveau de la musique baroque. Même s'il y avait eu des précurseurs comme Wanda Landowska.        <br />
       La viole a depuis effectué un retour en force et nombre de conservatoires proposent maintenant un cursus d'études qui lui sont consacrées. Ce qui n'était pas le cas avant. Et puis la viole est d'un apprentissage assez aisé.       <br />
       C'est d'ailleurs historiquement un instrument de musiciens amateurs. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, les nobles de cour en jouaient pour leur plaisir. Puis l'instrument a disparu, éclipsé par le violoncelle.       <br />
              <br />
       <b>La sortie du film d'Alain Corneau, &quot;Tous les matins du monde&quot;, a-t-il participé au retour en faveur de la viole ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Judith Kraft -</b> J'avais déjà beaucoup d'amateurs dans les années quatre-vingt-dix parmi mes clients mais j'ai constaté en effet que ce film a eu une influence. Le grand public a découvert l'instrument et son répertoire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8541377-13444710.jpg?v=1447912940" alt="Judith Kraft… une luthière américaine à Paris" title="Judith Kraft… une luthière américaine à Paris" />
     </div>
     <div>
      <b>Vous ne fabriquez que des violes de gambe ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Judith Kraft -</b> Non, je fabrique aussi des violons et des instruments du Moyen-Age. Mais c'est plus rare.        <br />
       Pour le luth que vous voyez au mur, par exemple, je me suis servie de l'iconographie qui nous est parvenue. Ce fut la même chose dans mes débuts de lutherie de viole. Nous n'avions pas de traces, pas de traités de fabrication, pas de tradition puisque l'instrument avait bel et bien disparu. Je devais (et je dois encore) pour une viole &quot;historique&quot; chercher à retrouver les processus de fabrication du passé, tenter de me mettre à la place des luthiers d'autrefois pour comprendre. J'arpente les musées, je vais voir des instruments anciens chez des collectionneurs aussi. C'est très différent de la lutherie de violon où existe une tradition ininterrompue de construction de l'instrument. Nous, pour la viole, devons tout réinventer. Et ce qui est merveilleux c'est que chacun le fait à sa manière. Mais nous échangeons beaucoup entre nous.       <br />
              <br />
       <b>Êtes-vous nombreuses en tant que femmes à exercer cet artisanat ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Judith Kraft -</b> Quelques-unes. À mes débuts en tout cas, pour la lutherie de viole, on pouvait nous compter - hommes ou femmes - sur les doigts d'une seule main ! Cela a bien changé.        <br />
              <br />
       <b>Pourrait-on dire que vous avez un rapport amoureux au bois ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Judith Kraft -</b> Totalement. J'entretiens avec tous les bois - comme l'érable, l'acajou et les autres - une relation quasi sensuelle ; j'ai une vraie attirance pour ce matériau et ce, depuis le début. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8541377-13444719.jpg?v=1447913007" alt="Judith Kraft… une luthière américaine à Paris" title="Judith Kraft… une luthière américaine à Paris" />
     </div>
     <div>
      <b>Quelle est la signification de ces très belles têtes sculptées sur les violes ? Est-ce symbolique ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Judith Kraft -</b> Il en a existé aussi sur les violons et les violoncelles par le passé. Puis ces têtes ont été remplacées par des volutes. On les trouve en effet encore sur les violes. Pour moi, ces têtes sculptées sont avant tout décoratives. Elles sont souvent choisies par le commanditaire et celui-ci demande la tête de son fils adoré - ou comme une de mes amies une tête de Bernini. C'est avant tout une façon d'individualiser l'instrument.       <br />
              <br />
       <b>Comment définiriez-vous le son de vos instruments ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Judith Kraft -</b> Ce que je vise - et parfois je réussis - c'est un son assez riche en harmoniques. Qu'on puisse entendre toutes sortes de choses dans le son de mes violes : des petites clochettes, des paillettes, le bruit du monde. Un son qu'on puisse modeler qu'on joue fort ou doucement - et que le timbre reste, une résonance spéciale. Je choisis soigneusement mes bois pour cela.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Interview réalisée le 12 novembre 2015.</span>       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Les 20, 21 et 22 novembre 2015.</span>       <br />
       Journées de Musiques Anciennes, Vanves (92).       <br />
       Tél. :  01 41 33 93 70.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://journees-musiques-anciennes.org/" target="_blank">&gt;&gt; journees-musiques-anciennes.org</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-vanves.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-vanves.fr</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.judithkraft.net/" target="_blank">&gt;&gt; judithkraft.net</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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