<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <channel>
  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-03-12T15:38:04+01:00</dc:date>
  <geo:lat>48.6710424</geo:lat>
  <geo:long>2.3340589</geo:long>
  <atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/xml/atom.xml" type="text/xml" />
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-82608273</guid>
   <title>"Lieux communs" Extension du domaine de la lutte… je doute, donc je suis</title>
   <pubDate>Wed, 05 Feb 2025 19:36:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La double entrée du titre de la pièce écrite et mise en jeu par Baptiste Amann préfigure son dessein. Loin d'être univoque, ce titre – "Lieux communs" –, pour être appréhendé dans sa pluralité de sens, invite à une suspension du jugement… Deux pistes non contradictoires, mais complémentaires se présentent. Il peut être entendu comme la réaffirmation dans l'œuvre de l'auteur metteur en scène de l'importance accordée aux lieux partagés faisant communauté (cf. "Des territoires", Avignon 2021). Et/ou comme le questionnement du prêt-à-porter de la réflexion commune, conduisant chacune et chacun à formuler des avis catégoriques sur le monde tel qu'il va ou ne va pas sans s'accorder la moindre pause réflexive.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82608273-59234439.jpg?v=1720691365" alt=""Lieux communs" Extension du domaine de la lutte… je doute, donc je suis" title=""Lieux communs" Extension du domaine de la lutte… je doute, donc je suis" />
     </div>
     <div>
      Une représentation mettant en jeu &quot;La lune fauve&quot; – recueil de poèmes ayant pour auteur un ancien condamné accusé d'un féminicide qu'il n'a jamais reconnu – menace d'être empêchée par une manifestation féministe bloquant l'entrée du théâtre… Au travers de cette situation fictive, aux relents de réel et digne d'un roman noir d'Hervé Le Corre, Baptiste Amann nous immerge dans quatre lieux imbriqués dans la même intrigue. Les coulisses d'un théâtre, la salle d'interrogatoire d'un commissariat, l'atelier d'un restaurateur de tableaux et un de studio de télévision, autant de chaudrons accueillant des bouillons de cultures où les personnages vont s'affronter jusqu'à leur dévoilement… mais &quot;la vérité&quot;, insaisissable elle, échappera à toute révélation, le régime du doute étant au cœur de la &quot;centrale nucléaire&quot; du projet artistique.       <br />
              <br />
       Ainsi propulsés d'emblée dans les coulisses d'un théâtre en pleine effervescence, les spectateurs (invités par procuration) découvrent-ils l'envers du décor, comme un écho de la réalité aperçue au travers du miroir de la fiction en train de se construire. L'agitation gagnant la metteuse en scène soumise à la pression des manifestantes l'amène à rappeler à sa troupe quelques &quot;vérités&quot;, sorte de manifeste adressé aux artistes mis mal à l'aise par ce contexte, mais aussi destiné à nous, spectateurs… <span style="font-style:italic">&quot;Les théâtres se doivent de demeurer des sanctuaires sur lesquels ne peuvent peser la morale vengeresse d'un tribunal populaire. Le temps du théâtre se doit d'échapper à la tyrannie de l'événement&quot;</span>. Mettre à jour la vérité sur la culpabilité de l'auteur des poèmes, libéré après avoir purgé une lourde peine de prison, n'est pas l'objet du Théâtre. Explorer les conflits interpersonnels, l'est.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82608273-59234440.jpg?v=1738782391" alt=""Lieux communs" Extension du domaine de la lutte… je doute, donc je suis" title=""Lieux communs" Extension du domaine de la lutte… je doute, donc je suis" />
     </div>
     <div>
      Après que la représentante du collectif féministe a été in extrémis autorisée à prendre la parole – opposant à la liberté de création, la mission d'intérêt public d'un CDN non conciliable avec la promotion d'<span style="font-style:italic">&quot;un texte écrit par un tueur de femmes&quot;</span> – on se transporte sur un plateau de télévision. Là, interrogés par un journaliste complaisant, deux invités. Un artiste et un scientifique, deux outres vides enflées de prétention pédantesque qui se livrent à un numéro désopilant. Tournant sur leur fauteuil comme des girouettes, bourrés de tics de langue et de langage, multipliant les mimiques, l'un glosant à partir de l'œuvre de Pierre Soulages sur l'ouverture du &quot;champ mental&quot;, seul capable d'éclairer le tableau, l'autre sur la &quot;dramaturgie de l'irrésolu&quot;, nourrissant les rapports humains… Succède aux deux pitres imbus de leurs vérités, une autre invitée, en tous points opposée. Une réalisatrice <span style="font-style:italic">&quot;lesbienne, gitane et féministe&quot;</span> vibrante d'une colère rentrée dont… on découvrira plus tard la raison.       <br />
              <br />
       Troisième lieu, les sous-sols du commissariat de police où un lieutenant de police, convaincu d'avoir entre ses mains le coupable, s'apprête à faire subir (quinze ans auparavant) un interrogatoire particulièrement musclé à l'auteur (supposé) du meurtre de la fille d'un potentat d'extrême droite…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82608273-59234441.jpg?v=1720691629" alt=""Lieux communs" Extension du domaine de la lutte… je doute, donc je suis" title=""Lieux communs" Extension du domaine de la lutte… je doute, donc je suis" />
     </div>
     <div>
      Quatrième lieu, l'atelier d'un restaurateur de tableaux où le propriétaire s'affaire sur une toile vandalisée évoquant une scène de crime. Exalté, il confie à sa nouvelle stagiaire le lien entre cette œuvre picturale au sujet dramatique et une symphonie aux accents déchirants, toutes deux réunies par la tragédie humaine qui les trame. Là encore, on découvrira plus tard les correspondances entre le sujet du tableau et une situation traumatisante vécue, ainsi que la relation singulière qui unit chacun, le restaurateur de tableaux et la stagiaire, aux deux protagonistes du crime.       <br />
              <br />
       Tous les acteurs du drame étant présentés in vivo, l'action va progresser à un rythme précipité pour nous conduire vers un dénouement… autre que celui du dévoilement de la vérité sur la culpabilité ou non de l'auteur de &quot;La lune fauve&quot;, texte poétique inspiré par son enfance maltraitée. Les vérités dévoilées seront d'un autre ordre, celui de la complexité humaine, réfutant les jugements pré-fabriqués par la pensée commune mise en commun.       <br />
              <br />
       Insérant des chorégraphies &quot;parlantes&quot; comme celle des CRS en appui au conflit paroxystique opposant l'adjudant et le prévenu, les nœuds d'opposition vont voler en éclats. Ainsi des motifs intimes opposant la réalisatrice invitée au plateau et la metteuse en scène de la pièce, ceux plus politiques et violents, opposant la même réalisatrice à son intervieweuse, jeune assistante de communication libertaire ne pouvant admettre que l'on puisse défendre une pièce embrassant, selon elle, le point de vue d'un criminel.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82608273-59234442.jpg?v=1720691666" alt=""Lieux communs" Extension du domaine de la lutte… je doute, donc je suis" title=""Lieux communs" Extension du domaine de la lutte… je doute, donc je suis" />
     </div>
     <div>
      Les personnages vont se dévoiler dans toutes les vérités de ce qu'ils sont, avec leur part d'ombres et de lumières. Ainsi de l'adjudant de police ne reculant devant aucune méthode, fût-elle sadique, convaincu qu'il a tous les droits pour faire advenir les aveux du coupable, et se montrant un père attentionné pour sa fille qu'il adore…        <br />
              <br />
       Ainsi de l'intervieweuse agressive découvrant, au travers du film de la réalisatrice, l'humanité qu'elle lui refusait… Ainsi des confidences de la stagiaire, qu'on découvrira très proche du supposé meurtrier, éclairant intimement son passé d'homme non violent, fils d'une lignée de pères violents dont elle a eu, elle aussi, à souffrir. Ainsi du réparateur de tableau, très proche lui aussi de la victime, ayant rompu avec sa famille d'extrême droite et étant rattrapé par l'annonce de sa sœur assassinée, venant pulvériser les &quot;monstrueuses coutures&quot; du monde artistique, monde refuge qu'il avait fantasmé.       <br />
              <br />
       De réalisation en réalisation, le monde selon Baptiste Amann est décidément un monde ne pouvant être réduit à la pensée… non pensée. Aux antipodes des prêches déclamatoires, cet auteur viscéralement en quête d'un je-ne-sais-quoi qui échappe dès que l'on croit l'entrevoir, donne à entendre et à voir des réalités mouvantes marquées au sceau de la subtilité de son écriture et de l'inventivité de sa mise en jeu. Ainsi la force de sa proposition présente d'emprunter les ressources de la fiction pour dire le réel. Des &quot;Lieux communs&quot;… n'ayant rien de commun, si ce n'est de faire communauté.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       <b>Vu le lundi 8 juillet 2024 à L'autre scène du Grand Avignon.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Lieux Communs" </b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82608273-59234443.jpg?v=1720691683" alt=""Lieux communs" Extension du domaine de la lutte… je doute, donc je suis" title=""Lieux communs" Extension du domaine de la lutte… je doute, donc je suis" />
     </div>
     <div>
      Création 2024.       <br />
       Spectacle en français surtitré en anglais.       <br />
       Texte : Baptiste Amann (publié aux Éditions Actes Sud-Papiers en avril 2024).       <br />
       Mise en scène : Baptiste Amann.       <br />
       Assistants à la mise en scène : Balthazar Monge, Max Unbekandt.       <br />
       Collaboration artistique : Amélie Énon.       <br />
       Avec : Océane Caïraty, Alexandra Castellon, Charlotte Issaly, Sidney Ali Mehelleb, Caroline Menon-Bertheux, Yohann Pisiou, Samuel Réhault, Pascal Sangla.       <br />
       Scénographie et lumière : Florent Jacob.       <br />
       Son : Léon Blomme.       <br />
       Costumes : Estelle Couturier-Chatellain, Marine Peyraud.       <br />
       Traduction pour le surtitrage : Élizabeth Hewes (anglais).       <br />
       Régie générale : Philippe Couturier.       <br />
       Régie plateau : François Duguest.        <br />
       Régie lumière : Clarisse Bernez-Cambot Labarta.       <br />
       Régie son : Léon Blomme.       <br />
       Construction des décors : Ateliers de la Comédie de Saint-Étienne-CDN.        <br />
       Avec la participation artistique du Jeune Théâtre National (Paris).       <br />
       Production L'Annexe.       <br />
       À partir de 14 ans.       <br />
       Durée : 2 h 30.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 au 8 février 2025.</span>       <br />
       Mercredi, jeudi, vendredi et samedi à 19 h 30.       <br />
       Bord de scène le 6 février.       <br />
       tnba le théâtre, Grande salle Vitez, Bordeaux, 05 56 33 36 60.       <br />
       <a class="link" href="https://www.tnba.org/" target="_blank">&gt;&gt; tnba.org</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       13 et 14 février 2025 : Théâtre de l'Union - CDN du Limousin, Limoges (87).       <br />
       Du 18 au 21 février 2025 : La Comédie - CDN, Saint-Étienne (42).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82608273-59234444.jpg?v=1720691731" alt=""Lieux communs" Extension du domaine de la lutte… je doute, donc je suis" title=""Lieux communs" Extension du domaine de la lutte… je doute, donc je suis" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/82608273-59234440.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Lieux-communs-Extension-du-domaine-de-la-lutte-je-doute-donc-je-suis_a4039.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-85250260</guid>
   <title>"900 Something Days Spent in the XXth Century"… L'art réincarné</title>
   <pubDate>Thu, 02 Jan 2025 08:35:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Danse]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   C'est une recréation d'un spectacle in situ qui avait été construit en 2021 par le chorégraphe Némo Flouret. Sa démarche est de faire une immersion dans des espaces physiques qui ne se rattachent pas à des lieux de représentation. Dans des performances disséminées, la scénographie se fait jour au fil de l'eau dans un cadre qui définit progressivement une relation entre l'acte artistique et le regard spectateur.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85250260-60788153.jpg?v=1735661410" alt=""900 Something Days Spent in the XXth Century"… L'art réincarné" title=""900 Something Days Spent in the XXth Century"… L'art réincarné" />
     </div>
     <div>
      Nous sommes dans un grand espace, tous debout à déambuler. Il y a par intermittence du silence, des lumières et de la musique. Puis, à tour de rôle, des artistes en solo, duo puis en trio, engagent, de façon séparée, leur partition. Ils apparaissent furtivement dans une foule où les gens marchent, stationnent, attendent. Quand les interprètes s'animent de mouvements et/ou se déplacent, le public se répartit en petits groupes autour de ceux-ci.       <br />
              <br />
       Les regards deviennent fixes et focalisés sur chacun d'entre eux. Ils sont dans une performance solitaire, reliés les uns aux autres par une multitude de personnes qui se positionnent par rapport à eux lorsque ceux-là font une gestique. Libre à chacun de les regarder, de les observer, de les ignorer ou de les louper, car non situés au bon endroit et au bon moment. Elle ne dure que quelques instants, juste le temps d'effectuer un déplacement rapide suivi d'une gestuelle, à dessein, peu gracieuse, pour ensuite disparaître ou être suivis par d'autres danseurs ailleurs dans la salle.       <br />
              <br />
       Les gens peuvent être perturbés ou dubitatifs par une disposition de l'espace qui leur est imposée… où c'est à eux d'être attentifs à tout déplacement vif qui peut être découvert sur le tard, car disséminé parmi eux. Ils peuvent être pris à rebrousse-poil, l'art étant diffus et non délimité dans une aire bien précise. Ils sont toutefois compris dans cette performance, devenant eux-mêmes spect-acteurs, de gré, mais à leurs dépens, de ce qui se joue autour d'eux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85250260-60788154.jpg?v=1735661439" alt=""900 Something Days Spent in the XXth Century"… L'art réincarné" title=""900 Something Days Spent in the XXth Century"… L'art réincarné" />
     </div>
     <div>
      Les gestuelles peuvent être suspendues, comme pour l'un des danseurs quand il prend sa jambe en hauteur, le genou replié. Elles peuvent être aussi au sol, dans un mouvement rapide et bref. La performance est disséminée aux quatre coins de la salle, reliée toutefois par un même rythme et une même dynamique en tension.       <br />
              <br />
       La représentation prend réellement forme avec la délimitation d'une scène faite par les interprètes qui convient le public à prendre place autour d'eux. Le spectacle advient à ce moment-là, dans le sens que nous lui donnons communément, avec ses repères d'un lieu scénique autour d'un public et des artistes repérés comme tels, alors qu'auparavant, tout se jouait dans une affluence où chacun était relié à personne. Le seul lien, entre quelques personnes devenues un instant spectateurs d'une même gestuelle, était effectué par les danseurs qui prenaient en compte, dans leurs trajets, la foule qui déambulait ou stationnait afin de ne pas la bousculer.       <br />
              <br />
       À l'entame, la délimitation entre public et artistes n'est pas spatiale, mais d'allures et de formes par les gestiques effectuées par ceux-ci. Ensuite, les gens se considèrent dans ce pour quoi ils sont attendus, à savoir une assistance. Ceci est posé quand les interprètes mettent une distance en disposant en cercle l'affluence autour d'eux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85250260-60788273.jpg?v=1735661539" alt=""900 Something Days Spent in the XXth Century"… L'art réincarné" title=""900 Something Days Spent in the XXth Century"… L'art réincarné" />
     </div>
     <div>
      Nous sommes dans un schéma inversé avec des artistes qui s'immiscent dans une foule pour faire de celle-ci un public et délimiter une scène, alors que, dans le système de production, l'assistance est déjà définie et située, et sa disposition scénique agencée.       <br />
              <br />
       Dans un premier temps, les danseurs existent par leurs gestes et gestiques pour se démarquer de la foule. Dans un deuxième temps, la démarcation est spatiale avec un public installé en cercle et trouvant enfin ses repères. Ainsi, la recherche de balises dans les deux cas, avec les artistes par rapport à l'affluence et les gens en fonction de ce qui se passe autour d'eux, crée un référentiel permettant le spectacle dans l'acceptation commune du monde industriel qui est le nôtre.       <br />
              <br />
       Et pourtant, le couple danse et la représentation a toujours eu lieu, dès les premiers instants et la première gestique. Némo Flouret bouscule les codes artistiques en faisant d'un lieu, ressemblant presque à une usine désinfectée, un cadre dans lequel l'art s'impose en intégrant une foule dans son univers. Les interprètes jouent avec les ombres et les lumières, portant parfois les secondes du sol jusqu'à leurs torses. De longs voiles gris-beige sont mis en exergue, sur lesquels des inscriptions au marqueur sont effectuées.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85250260-60788275.jpg?v=1735661477" alt=""900 Something Days Spent in the XXth Century"… L'art réincarné" title=""900 Something Days Spent in the XXth Century"… L'art réincarné" />
     </div>
     <div>
      La création est assez déroutante au début, du fait de la diffusion éparse de la chorégraphie dans un public qui peut ne pas avoir encore bien pris ses marques. Dans cette frontière floue entre acteurs et public, Némo Flouret bouscule ce qui fait art comme processus créateur d'un système en le mettant en dehors de tout pré-carré. Se retrouver dans un endroit, sans scène apparente, face à des gens éparpillés autour d'artistes qui interviennent par surprise, c'est déréglé le système de représentativité du 6ᵉ art comme l'avait fait, bien autrement et dans un autre contexte, Peter Brook (1925-2022) dans ses différents voyages en déposant à même le sol, dans n'importe quel endroit, un tapis pour délimiter une scène.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* &quot;900 jours passés au XXe siècle&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"900 Something Days Spent in the XXth Century" </b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85250260-60788279.jpg?v=1735661504" alt=""900 Something Days Spent in the XXth Century"… L'art réincarné" title=""900 Something Days Spent in the XXth Century"… L'art réincarné" />
     </div>
     <div>
      Initié par Némo Flouret.       <br />
       Créé et interprété par : Régis Badel, Eli Cohen, Synne Elve Enoksen, Némo Flouret, Rafa Galdino, Tessa Hall, Philomène Jander, Zoé Lakhnati, Camille Legrand, Iris Marchand, Jean-Baptiste Portier, Margarida Marques Ramalhete, Solène Wachter, Wan-Lun Yun.       <br />
       Conception lumières : Max Adam.       <br />
       Conception sonore : Milan Van Doren.       <br />
       Conception artistique et scénographie textile : Iris Marchand, assistée par Léa Debeugny.       <br />
       Scénographie : Kjersti Alm Eriksen.       <br />
       Implantation scénographie et régie générale : Rémy Ebras.       <br />
       Costumes : Jean Lemersre.       <br />
       Recherche et texte : Thomas Bîrzan, Tessa Hall, Camille Legrand, Némo Flouret, Assia Turquier Zauberman.       <br />
       Conseils artistiques : Keren Kraizer, Solène Wachter       <br />
       Production : Bleu Printemps.       <br />
       Durée : entre 45 minutes et 1 heure.       <br />
              <br />
       <b>La représentation a eu lieu du 17 au 22 décembre 2024 à la Grande Halle de la Villette, Paris 19ᵉ.</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       Décembre 2025 : La Halle aux grains - Scène nationale, Blois (41).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/85250260-60788153.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/900-Something-Days-Spent-in-the-XXth-Century-L-art-reincarne_a4116.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-81491033</guid>
   <title>•In 2024• "Lieux communs" Extension du domaine de la lutte… je doute, donc je suis</title>
   <pubDate>Thu, 11 Jul 2024 11:17:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2024]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La double entrée du titre de la pièce écrite et mise en jeu par Baptiste Amann préfigure son dessein. Loin d'être univoque, ce titre – "Lieux communs" –, pour être appréhendé dans sa pluralité de sens, invite à une suspension du jugement… Deux pistes non contradictoires, mais complémentaires se présentent. Il peut être entendu comme la réaffirmation dans l'œuvre de l'auteur metteur en scène de l'importance accordée aux lieux partagés faisant communauté (cf. "Des territoires", Avignon 2021). Et/ou comme le questionnement du prêt-à-porter de la réflexion commune, conduisant chacune et chacun à formuler des avis catégoriques sur le monde tel qu'il va ou ne va pas sans s'accorder la moindre pause réflexive.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81491033-58689224.jpg?v=1720691365" alt="•In 2024• "Lieux communs" Extension du domaine de la lutte… je doute, donc je suis" title="•In 2024• "Lieux communs" Extension du domaine de la lutte… je doute, donc je suis" />
     </div>
     <div>
      Une représentation mettant en jeu &quot;La lune fauve&quot; – recueil de poèmes ayant pour auteur un ancien condamné accusé d'un féminicide qu'il n'a jamais reconnu – menace d'être empêchée par une manifestation féministe bloquant l'entrée du théâtre… Au travers de cette situation fictive, aux relents de réel et digne d'un roman noir d'Hervé Le Corre, Baptiste Amann nous immerge dans quatre lieux imbriqués dans la même intrigue. Les coulisses d'un théâtre, la salle d'interrogatoire d'un commissariat, l'atelier d'un restaurateur de tableaux et un de studio de télévision, autant de chaudrons accueillant des bouillons de cultures où les personnages vont s'affronter jusqu'à leur dévoilement… mais &quot;la vérité&quot;, insaisissable elle, échappera à toute révélation, le régime du doute étant au cœur de la &quot;centrale nucléaire&quot; du projet artistique.       <br />
              <br />
       Ainsi propulsés d'emblée dans les coulisses d'un théâtre en pleine effervescence, les spectateurs (invités par procuration) découvrent-ils l'envers du décor, comme un écho de la réalité aperçue au travers du miroir de la fiction en train de se construire. L'agitation gagnant la metteuse en scène soumise à la pression des manifestantes l'amène à rappeler à sa troupe quelques &quot;vérités&quot;, sorte de manifeste adressé aux artistes mis mal à l'aise par ce contexte, mais aussi destiné à nous, spectateurs… <span style="font-style:italic">&quot;Les théâtres se doivent de demeurer des sanctuaires sur lesquels ne peuvent peser la morale vengeresse d'un tribunal populaire. Le temps du théâtre se doit d'échapper à la tyrannie de l'événement&quot;</span>. Mettre à jour la vérité sur la culpabilité de l'auteur des poèmes, libéré après avoir purgé une lourde peine de prison, n'est pas l'objet du Théâtre. Explorer les conflits interpersonnels, l'est.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81491033-58689225.jpg?v=1720691410" alt="•In 2024• "Lieux communs" Extension du domaine de la lutte… je doute, donc je suis" title="•In 2024• "Lieux communs" Extension du domaine de la lutte… je doute, donc je suis" />
     </div>
     <div>
      Après que la représentante du collectif féministe a été in extrémis autorisée à prendre la parole – opposant à la liberté de création, la mission d'intérêt public d'un CDN non conciliable avec la promotion d'<span style="font-style:italic">&quot;un texte écrit par un tueur de femmes&quot;</span> – on se transporte sur un plateau de télévision. Là, interrogés par un journaliste complaisant, deux invités. Un artiste et un scientifique, deux outres vides enflées de prétention pédantesque qui se livrent à un numéro désopilant. Tournant sur leur fauteuil comme des girouettes, bourrés de tics de langue et de langage, multipliant les mimiques, l'un glosant à partir de l'œuvre de Pierre Soulages sur l'ouverture du &quot;champ mental&quot;, seul capable d'éclairer le tableau, l'autre sur la &quot;dramaturgie de l'irrésolu&quot;, nourrissant les rapports humains… Succède aux deux pitres imbus de leurs vérités, une autre invitée, en tous points opposée. Une réalisatrice <span style="font-style:italic">&quot;lesbienne, gitane et féministe&quot;</span> vibrante d'une colère rentrée dont… on découvrira plus tard la raison.       <br />
              <br />
       Troisième lieu, les sous-sols du commissariat de police où un lieutenant de police, convaincu d'avoir entre ses mains le coupable, s'apprête à faire subir (quinze ans auparavant) un interrogatoire particulièrement musclé à l'auteur (supposé) du meurtre de la fille d'un potentat d'extrême droite…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81491033-58689276.jpg?v=1720691629" alt="•In 2024• "Lieux communs" Extension du domaine de la lutte… je doute, donc je suis" title="•In 2024• "Lieux communs" Extension du domaine de la lutte… je doute, donc je suis" />
     </div>
     <div>
      Quatrième lieu, l'atelier d'un restaurateur de tableaux où le propriétaire s'affaire sur une toile vandalisée évoquant une scène de crime. Exalté, il confie à sa nouvelle stagiaire le lien entre cette œuvre picturale au sujet dramatique et une symphonie aux accents déchirants, toutes deux réunies par la tragédie humaine qui les trame. Là encore, on découvrira plus tard les correspondances entre le sujet du tableau et une situation traumatisante vécue, ainsi que la relation singulière qui unit chacun, le restaurateur de tableaux et la stagiaire, aux deux protagonistes du crime.       <br />
              <br />
       Tous les acteurs du drame étant présentés in vivo, l'action va progresser à un rythme précipité pour nous conduire vers un dénouement… autre que celui du dévoilement de la vérité sur la culpabilité ou non de l'auteur de &quot;La lune fauve&quot;, texte poétique inspiré par son enfance maltraitée. Les vérités dévoilées seront d'un autre ordre, celui de la complexité humaine, réfutant les jugements pré-fabriqués par la pensée commune mise en commun.       <br />
              <br />
       Insérant des chorégraphies &quot;parlantes&quot; comme celle des CRS en appui au conflit paroxystique opposant l'adjudant et le prévenu, les nœuds d'opposition vont voler en éclats. Ainsi des motifs intimes opposant la réalisatrice invitée au plateau et la metteuse en scène de la pièce, ceux plus politiques et violents, opposant la même réalisatrice à son intervieweuse, jeune assistante de communication libertaire ne pouvant admettre que l'on puisse défendre une pièce embrassant, selon elle, le point de vue d'un criminel.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81491033-58689367.jpg?v=1720691666" alt="•In 2024• "Lieux communs" Extension du domaine de la lutte… je doute, donc je suis" title="•In 2024• "Lieux communs" Extension du domaine de la lutte… je doute, donc je suis" />
     </div>
     <div>
      Les personnages vont se dévoiler dans toutes les vérités de ce qu'ils sont, avec leur part d'ombres et de lumières. Ainsi de l'adjudant de police ne reculant devant aucune méthode, fût-elle sadique, convaincu qu'il a tous les droits pour faire advenir les aveux du coupable, et se montrant un père attentionné pour sa fille qu'il adore…        <br />
              <br />
       Ainsi de l'intervieweuse agressive découvrant, au travers du film de la réalisatrice, l'humanité qu'elle lui refusait… Ainsi des confidences de la stagiaire, qu'on découvrira très proche du supposé meurtrier, éclairant intimement son passé d'homme non violent, fils d'une lignée de pères violents dont elle a eu, elle aussi, à souffrir. Ainsi du réparateur de tableau, très proche lui aussi de la victime, ayant rompu avec sa famille d'extrême droite et étant rattrapé par l'annonce de sa sœur assassinée, venant pulvériser les &quot;monstrueuses coutures&quot; du monde artistique, monde refuge qu'il avait fantasmé.       <br />
              <br />
       De réalisation en réalisation, le monde selon Baptiste Amann est décidément un monde ne pouvant être réduit à la pensée… non pensée. Aux antipodes des prêches déclamatoires, cet auteur viscéralement en quête d'un je-ne-sais-quoi qui échappe dès que l'on croit l'entrevoir, donne à entendre et à voir des réalités mouvantes marquées au sceau de la subtilité de son écriture et de l'inventivité de sa mise en jeu. Ainsi la force de sa proposition présente d'emprunter les ressources de la fiction pour dire le réel. Des &quot;Lieux communs&quot;… n'ayant rien de commun, si ce n'est de faire communauté.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       <b>Vu le lundi 8 juillet 2024 à L'autre scène du Grand Avignon.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Lieux Communs" </b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81491033-58689368.jpg?v=1720691683" alt="•In 2024• "Lieux communs" Extension du domaine de la lutte… je doute, donc je suis" title="•In 2024• "Lieux communs" Extension du domaine de la lutte… je doute, donc je suis" />
     </div>
     <div>
      Création 2024.       <br />
       Spectacle en français surtitré en anglais.       <br />
       Texte : Baptiste Amann (publié aux Éditions Actes Sud en avril 2024).       <br />
       Mise en scène : Baptiste Amann.       <br />
       Avec : Océane Caïraty, Alexandra Castellon, Charlotte Issaly, Sidney Ali Mehelleb, Caroline Menon-Bertheux, Yohann Pisiou, Samuel Réhault, Pascal Sangla.       <br />
       Scénographie et lumière : Florent Jacob.       <br />
       Son : Léon Blomme.       <br />
       Costumes : Estelle Couturier-Chatellain, Marine Peyraud.       <br />
       Collaboration artistique : Amélie Énon.       <br />
       Assistant à la mise en scène : Balthazar Monge, Max Unbekandt.       <br />
       Traduction pour le surtitrage : Élizabeth Hewes (anglais).       <br />
       Régie générale : Philippe Couturier.       <br />
       Régie plateau : François Duguest.        <br />
       Régie lumière : Clarisse Bernez-Cambot Labarta.       <br />
       Régie son : Léon Blomme.       <br />
       Construction des décors : Ateliers de la Comédie de Saint-Étienne Centre dramatique national.        <br />
       Avec la participation artistique du Jeune Théâtre National (Paris).       <br />
       Production L'Annexe.       <br />
       Durée : 2 h 30.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon In 2024•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">A été joué du 4 au 10 juillet 2024.</span>       <br />
       Représenté à 11 h.       <br />
       L'Autre Scène du Grand Avignon, Vedène.       <br />
       Réservations : 04 90 14 14 14, tous les jours de 10 h à 19 h.       <br />
       <a class="link" href="https://festival-avignon.com" target="_blank">&gt;&gt; festival-avignon.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       Du 24 septembre au 10 octobre 2024 : Théâtre Public - CDN, Montreuil (93).       <br />
       16 et 17 octobre 2024 : Le Zef - Scène nationale, Marseille (13).       <br />
       Du 27 au 29 novembre 2024 : La Comédie - CDN, Béthune (62).       <br />
       Du 5 au 8 février 2025 : TnBA - CDN Bordeaux Aquitaine, Bordeaux (33).       <br />
       13 et 14 février 2025 : Théâtre de l'Union - CDN du Limousin, Limoges (87).       <br />
       Du 18 au 21 février 2025 : La Comédie - CDN, Saint-Étienne (42).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81491033-58689369.jpg?v=1720691731" alt="•In 2024• "Lieux communs" Extension du domaine de la lutte… je doute, donc je suis" title="•In 2024• "Lieux communs" Extension du domaine de la lutte… je doute, donc je suis" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/81491033-58689224.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/In-2024-Lieux-communs-Extension-du-domaine-de-la-lutte-je-doute-donc-je-suis_a3996.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-80499254</guid>
   <title>"L'Ours et Le Chant du cygne" de Tchekhov, zones de failles en zoo humain</title>
   <pubDate>Fri, 24 May 2024 18:15:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Anton Tchekhov portait en lui le regard aiguisé de celui qui – ayant connu une éducation rude dispensée par un père épicier, fils de serf affranchi, violent et bigot – n'a eu de cesse de peindre sans concession les zones de failles du genre humain. Et si dès ses œuvres de jeunesse il s'y emploie, mêlant tendresse et humour au tragique du quotidien, le trait satirique n'en est pas moins fulgurant… Mais comment, près de cent cinquante plus tard, "représenter" ici et maintenant le monde de Tchekhov, russe du XIXe siècle, refusant toute illusion sur l'homme, la société et la religion ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80499254-58097766.jpg?v=1716569452" alt=""L'Ours et Le Chant du cygne" de Tchekhov, zones de failles en zoo humain" title=""L'Ours et Le Chant du cygne" de Tchekhov, zones de failles en zoo humain" />
     </div>
     <div>
      C'est le défi que se devaient de relever le metteur en scène Jean-Pascal Pracht et ses complices, Héloïse Lacroix, Christian Loustau et Alain Raimond, acteurs du Théâtre du Lieu sans nom. En effet, si le &quot;sujet humain&quot; des deux pièces de jeunesse du dramaturge russe n'a pas vieilli d'un iota, le décorum, lui, a pris quelques rides… Aussi, quand le rideau se lève sur &quot;L'Ours&quot;, la première pièce, découvrant un intérieur petit bourgeois à l'ancienne – celui de la veuve Elena Popova –, on se met à nourrir quelque appréhension : allait-on nous resservir une énième version en costumes d'époque, resucée à l'envi ? Et lorsque Louka, le vieux valet fidèle de Madame, allure altière, nœud papillon et tutti quanti, fait son entrée pour s'affairer autour du lustre en cristal descendant des cintres, on se met sérieusement à le redouter…       <br />
              <br />
       … sauf qu'il ne s'agit plus d'allumer les candélabres, mais de changer une ampoule grillée. On s'apercevra vite que les lourdes tentures ne sont là que tissus fluides de voile de crêpe noir, les mêmes dont se drape la séduisante jeune veuve éplorée pour, dans un montré-caché des plus suggestifs, (dé)voiler ses attraits troublants. Quant aux voiles des tentures, ils se révèlent de fragiles fétus de paille destinés à être volatilisés sous le souffle impétueux du désir gagnant contre toute attente Popova, la veuve inconsolable, et Smirnov, l'&quot;exploitant&quot; teigneux venu dare-dare lui réclamer l'argent que lui devait son mari défunt…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80499254-58097767.jpg?v=1716569498" alt=""L'Ours et Le Chant du cygne" de Tchekhov, zones de failles en zoo humain" title=""L'Ours et Le Chant du cygne" de Tchekhov, zones de failles en zoo humain" />
     </div>
     <div>
      De même, l'interprétation de Popova, psalmodiant en boucle, comme on égrène un chapelet, son attachement ad vitam aeternam à son défunt mari l'ayant trompé à tire-larigot, jusqu'à, frisant de peu la pâmoison, griffer de ses ongles impeccablement faits le portrait de son cher disparu, prend l'allure exquise d'une farce contemporaine. Et l'interprétation &quot;sauvage&quot; de l'ancien lieutenant d'artillerie, fait propriétaire foncier bourré de dettes, et parcourant en tous &quot;sens&quot; le plateau, n'a rien à lui envier tant elle fleure le parfum d'une dérision exquise. Quant au couplet sur la nature superficielle de la femme, tenu par celui-là même qui se targue d'avoir connu <span style="font-style:italic">&quot;plus de femmes qu'elle de moineaux&quot;,</span> des femmes, dit-il, qui <span style="font-style:italic">&quot;jeunes ou vieilles ne sont que des poseuses, des faiseuses d'embarras&quot;,</span> il vaut son pesant de kopecks.       <br />
              <br />
       Pour ce qui est de la chute – quelque peu réécrite, certaines de ses répliques étant mises au goût du jour du combat pour l'égalité des sexes –, elle met en scène un savoureux duel aux pistolets Smith &amp; Wesson propre à supplanter par son humour décalé les romances chères aux &quot;foules sentimentales&quot;. Pari gagné…       <br />
              <br />
       Et, dans la pure tradition de &quot;L'illusion comique&quot; – la tragicomédie d'un certain Corneille mettant en valeur les vertus de la comédie pour mieux dévoiler le réel –, le couple d'acteurs de &quot;L'Ours&quot;, travail accompli, traversera le plus ordinairement qui soit le plateau plongé dans la semi-obscurité de l'entracte pour rejoindre la sortie des artistes… Une vraie fausse sortie, jouée fort naturellement, propre à assurer une parfaite transition avec la seconde pièce mettant en jeu un vieil acteur imbibé d'alcool se réveillant au plus profond de sa nuit pour découvrir un théâtre vide…       <br />
              <br />
       Vassili Svetlovidov, le protagoniste du &quot;Chant du cygne&quot; passablement éméché, émerge peu à peu des ténèbres qui l'engloutissent au propre comme au figuré. Sculpté superbement entre ombres et lumières par Jean-Pascal Pracht, le corps de l'acteur donne voix à la détresse l'envahissant. Toussant, se raclant la gorge, crachant ses poumons, en bretelles et chemise dépenaillée, il offre entre rires et pleurs une image de l'artiste en décomposition.       <br />
              <br />
       Lucide, jusqu'en perdre la raison, il divague jusqu'à ressentir les frissons d'une vieillesse glaciale gagnant son être. <span style="font-style:italic">&quot;La vie, elle a passé&quot;,</span> entre rires et drame on croit entendre là de manière prémonitoire la dernière réplique du vieux domestique de &quot;La Cerisaie&quot;, ultime pièce du dramaturge. <span style="font-style:italic">&quot;La vie et la bouteille&quot;,</span> se rattrape-t-il… au mur tant son état lui offre l'équilibre instable propre à déclencher le rire du spectateur en manque.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80499254-58097835.jpg?v=1716569726" alt=""L'Ours et Le Chant du cygne" de Tchekhov, zones de failles en zoo humain" title=""L'Ours et Le Chant du cygne" de Tchekhov, zones de failles en zoo humain" />
     </div>
     <div>
      Gueulant à tue-tête pour tenter de peupler sa solitude abyssale, il fait face à la fosse (du théâtre) où rôde la mort de ce qu'il fut : un artiste reconnu… Se parlant à lui-même, dans un flash-back retentissant, défilent alors ses quarante-cinq années données au Théâtre… En compagnie du souffleur, trouvant lui dans ce lieu un endroit où dormir, il va chevaucher les rôles qui lui ont fait tutoyer les étoiles… Le tsar Boris Godounov, le Roi Lear (le souffleur lui donnant la réplique du fou donne lieu à une séquence inénarrable de drôleries), et pour faire revivre le passé encore et encore, occulter le poids des ans et repousser la vieillesse ennemie, il incarne superbement Hamlet, le héros tragique par excellence…       <br />
              <br />
       Jusqu'à ce que la mémoire cruelle lui impose le souvenir de cette ravissante jeune femme, tombée raide amoureuse du jeune acteur qu'il était… mais se refusant pour autant à lui, l'homme jugé histrion grotesque. Depuis, il se vit comme un bouffon destiné à distraire un public tout aussi ingrat, &quot;épousant&quot; le regard de cet amour perdu à jamais. Et si le tragique prend alors le masque d'une franche rigolade entre les deux hommes, s'esclaffant de l'indécence qu'il y aurait eu à renoncer au Théâtre pour les yeux d'une belle, il n'en est pas moins palpable. Leurs rires résonnent comme celui de Dom Juan face à la statue du Commandeur, comme si l'anéantissement ne pouvait survenir que quand le rire se serait tu.       <br />
              <br />
       Pour notre part, nous rendrons grâce à cette représentation d'un Tchekhov plus vrai que nature dans son habillage faussement d'époque. En effet, la troupe du Lieu sans nom a su, avec grande justesse et superbe fantaisie, porter jusqu'à nous la lucidité corrosive du dramaturge russe recourant aux masques de la comédie pour distiller dans ses plis le tragique ordinaire.       <br />
              <br />
       <b>Vu le samedi 18 mai 2024 au Théâtre du Lieu sans nom à Bordeaux.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"L'Ours et Le Chant du cygne"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80499254-58097836.jpg?v=1716569750" alt=""L'Ours et Le Chant du cygne" de Tchekhov, zones de failles en zoo humain" title=""L'Ours et Le Chant du cygne" de Tchekhov, zones de failles en zoo humain" />
     </div>
     <div>
      Texte : Anton Tchekhov.       <br />
       Mise en scène : Jean-Pascal Pracht.       <br />
       Avec : Héloïse Lacroix, Christian Loustau, Alain Raimond.       <br />
       Scénographie, lumière : Jean-Pascal Pracht.       <br />
       Par la Cie Tiberghien.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 16 au 26 mai 2024.</span>       <br />
       Jeudi, vendredi et samedi à 20 h 30, dimanche à 16 h.       <br />
       Le Lieu Sans Nom, 12, rue de Lescure, Bordeaux, 09 54 05 50 54.       <br />
       <a class="link" href="https://www.lelieusansnom.fr/" target="_blank">&gt;&gt; lelieusansnom.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/80499254-58097766.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/L-Ours-et-Le-Chant-du-cygne-de-Tchekhov-zones-de-failles-en-zoo-humain_a3914.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-69628722</guid>
   <title>"Trois jours et des cailloux" Un banc, un homme, une femme… et un passé décomposé à l'envi…</title>
   <pubDate>Fri, 16 Dec 2022 16:12:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Samuel Beckett - cf. "En attendant Godot" - développe une inclination avérée pour les êtres pris dans les rets d'un temps statique n'arrêtant pas de passer en eux. Flux immobile, essentiel pour dire le rien d'existences minuscules, au point de promouvoir ces passants ordinaires au rang de prototypes du vide existentiel. Alors, ressassant en boucle trois journées, ressuçant avec envie des cailloux, l'homme et la femme confondus dans la même entité font résonner leur voix dans le désert du plateau du Lieu sans Nom. Dans une mise en scène très beckettienne de Christian Lousteau, elles vont nous parvenir, intactes…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69628722-48666574.jpg?v=1671207005" alt=""Trois jours et des cailloux" Un banc, un homme, une femme… et un passé décomposé à l'envi…" title=""Trois jours et des cailloux" Un banc, un homme, une femme… et un passé décomposé à l'envi…" />
     </div>
     <div>
      Plongées dans une nuit éclairée par un ciel constellé d'étoiles fixes et d'une lune immobile, ces deux &quot;têtes mortes&quot; de l'écrivain irlandais vont dévider chacune leur tour leurs menus propos auxquels elles s'accrochent fébrilement comme les naufragés à leur bouée. Et comme être, c'est parler, elles vont parler, parler encore, parler avec l'obstination chevillée au corps de ne rien dire, les mots comme elles faisant du surplace. Dire l'échec à dire, tel semble être le mantra de ces êtres s'adressant à un décor, vide.       <br />
              <br />
       D'emblée, émergent de l'obscurité qui les recouvrait, dans une composition pouvant faire penser à l'univers de Pierre Soulages, deux êtres assis sur le même banc, se tournant le dos, irrémédiablement liés par leur condition commune. C'est &quot;lui&quot; d'abord qui va rompre le long silence. De son récit circulaire ressortent la primauté de la couleur blanche (la robe d'un cheval, le visage de sa mère…), de ses amours non-vécus sauf dans la contemplation d'animaux immobiles, de ses fulgurants accès de rage, pour finir par son seul regret - <span style="font-style:italic">&quot;tout ce que je regrette, c'est d'avoir vu le jour, c'est si long, mourir, si lassant à la longue&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69628722-48666575.jpg?v=1671207042" alt=""Trois jours et des cailloux" Un banc, un homme, une femme… et un passé décomposé à l'envi…" title=""Trois jours et des cailloux" Un banc, un homme, une femme… et un passé décomposé à l'envi…" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;À quoi ça sert de continuer cette histoire… Un jour, je dois finir, pourquoi pas maintenant ?&quot;.</span> Dans la tête du vieil homme - incarné par Christian Lousteau dans un rôle de composition lui collant parfaitement à la peau - comme un précipité chimique s'impose le tableau de ses géniteurs au paradis. Souhaiter l'enfer pour continuer à les maudire, surtout la mère qu'il aurait bien voulu tuer avant sa naissance… Et l'image encore et toujours de celle qui lui a donné le jour, <span style="font-style:italic">&quot;pendue à la fenêtre, pleurant et gesticulant&quot;</span>, le visage obsédant de cette mère maudite, sans que l'on sache vraiment si elle est vivante ou morte, figurant le point de capiton liant entre elles ces trois journées rigoureusement identiques, du lever du jour jusqu'au soir tombant.       <br />
              <br />
       Fait effraction dans le magma inerte de ce temps figé, advenant comme une parenthèse enchantée - il n'y a qu'à voir les visages des deux acteurs s'illuminer soudain - l'épisode des cailloux retrouvés au fond des poches de Molloy… En effet, si échapper au flux et reflux d'un temps se répétant à satiété consiste à trouver un &quot;passe-temps&quot; susceptible de l'anéantir, celui-ci est à trouver du côté d'une occupation absorbante faisant oublier justement que le temps n'arrête pas de charrier les mêmes obsessions.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69628722-48666888.jpg?v=1671207154" alt=""Trois jours et des cailloux" Un banc, un homme, une femme… et un passé décomposé à l'envi…" title=""Trois jours et des cailloux" Un banc, un homme, une femme… et un passé décomposé à l'envi…" />
     </div>
     <div>
      La monstration jusqu'à plus soif des cailloux à sucer, passant avec bonheur du pantalon au manteau à la bouche et vice versa, dans un ballet ludique ininterrompu, annihile la perception du temps, délivrant ainsi de son emprise. Mais le remède sera de courte durée. Ce temps de répit volé à la marche implacable des heures et des jours est un leurre, rien ne peut arrêter son cours… Rien donc à ajouter à cela que sauter des centaines, voire des milliers de journées avant d'arriver au &quot;rendez-vous&quot;, apaisé.       <br />
              <br />
       C'est maintenant au tour d'&quot;elle&quot;, l'incarnation de sa voix intérieure, d'occuper l'espace de sa parole vive… Intervertissant leur place sur le banc, elle va égrener - visage illuminé de la comédienne -, comme on le ferait des perles d'un chapelet, les vicissitudes de &quot;leur&quot; rencontre immobile. Histoire d'un vieux couple fusionnel, lui et sa voix traitée là comme une entité autonome. Dévouée corps et âme à celui qui l'abrite, elle s'adonne à des calculs abracadabrantesques pour faire des chiffres le métronome de leur existence à jamais solitaire… jusqu'à ce que l'on pourrait trop hâtivement prendre pour un dénouement heureux, vite démenti par le regard errant adressé à nous, leurs semblables.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69628722-48666903.jpg?v=1671207241" alt=""Trois jours et des cailloux" Un banc, un homme, une femme… et un passé décomposé à l'envi…" title=""Trois jours et des cailloux" Un banc, un homme, une femme… et un passé décomposé à l'envi…" />
     </div>
     <div>
      Cette représentation - mettant en jeu avec une grande pertinence, tant dans son interprétation millimétrée que dans sa scénographie dépouillée, les enjeux de l'univers beckettien - trouve ici l'écho recherché &quot;en meublant&quot; le vide abyssal de ces non-existences…       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Vivre est errer seul vivant au fond d'un instant sans bornes, où la lumière ne varie pas et où les épaves se ressemblent&quot;,</span> écrivait l'auteur dans son roman &quot;Molloy&quot;. Ainsi en va-t-il de cette belle soirée théâtrale où le verbe, à vide, suspendu à une voûte céleste parsemée d'étoiles fixes, s'est répété inlassablement pour faire résonner en abyme l'impensable vacuité de la condition humaine.       <br />
              <br />
       <b>Vu le jeudi 8 décembre au Lieu sans Nom de Bordeaux.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Trois jours et des cailloux"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69628722-48666904.jpg?v=1671207424" alt=""Trois jours et des cailloux" Un banc, un homme, une femme… et un passé décomposé à l'envi…" title=""Trois jours et des cailloux" Un banc, un homme, une femme… et un passé décomposé à l'envi…" />
     </div>
     <div>
      D'après deux &quot;Têtes mortes&quot; de Samuel Beckett  : &quot;D'un ouvrage abandonné&quot; et &quot;Assez&quot;.       <br />
       Mise en scène : Christian Loustau.       <br />
       Avec : Cécile Laufman et Christian Loustau.       <br />
       Lumières : Jean-Pascal Pracht.       <br />
       Régie : Alain Raimond.       <br />
       Par la Compagnie Tiberghien.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <b>A été représenté du jeudi 8 au dimanche 11 décembre 2022.</b>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.lelieusansnom.fr/" target="_blank">&gt;&gt; lelieusansnom.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/69628722-48666574.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Trois-jours-et-des-cailloux-Un-banc-un-homme-une-femme-et-un-passe-decompose-a-l-envi_a3474.html</link>
  </item>

 </channel>
</rss>
