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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-06-18T03:56:03+02:00</dc:date>
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   <title>"Au non du père" Un road-movie sur les routes du New Hampshire, à la quête d'un père inconnu, entre pudique intimité et émotions contrôlées</title>
   <pubDate>Wed, 25 Feb 2026 17:38:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Développant depuis 2012 un projet artistique intitulé "Face à leur destin", Ahmed Madani pose différentes interrogations sur l'avenir des jeunes des quartiers populaires, dont l'un des objectifs est de pouvoir faire entendre la voix d’une jeunesse rarement entendue. Dans la continuité de ce travail théâtral, un dernier projet, le sixième, pour clore cette trilogie, nous invite à réfléchir sur la filiation et la famille, sur les relations entre les hommes et les femmes, en mettant en scène une première rencontre : celle d’un père avec sa fille et d’une fille avec son père.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94919355-66533579.jpg?v=1772038297" alt=""Au non du père" Un road-movie sur les routes du New Hampshire, à la quête d'un père inconnu, entre pudique intimité et émotions contrôlées" title=""Au non du père" Un road-movie sur les routes du New Hampshire, à la quête d'un père inconnu, entre pudique intimité et émotions contrôlées" />
     </div>
     <div>
      En avant-scène, Anissa et Ahmed… Sur le plateau… intérieur cuisine à l'allure pro, tout inox et savamment éclairé. De celle-ci, sortiront quelques gâteries/douceurs, les bien nommés chouchous et fondants au chocolat qu'Anissa réalisera consciencieusement &quot;step by step&quot; durant une partie du spectacle… Et ce n'est pas dévoiler la fin que de dire que les &quot;gâtées et gâtés&quot; seront les spectatrices et spectateurs repartant heureux la bouche pleine !       <br />
              <br />
       Mais il ne s'agit pas d'un cours de cuisine, bien sûr ! Avant cela, Anissa et Ahmed vont faire la présentation et le récit de leur rencontre. Cette dernière remonte à l'époque du spectacle &quot;F(l)ammes&quot;, plus précisément lors du stage de formation où sont notamment expliquées les conditions et l'implication nécessaires aux non-comédiennes et non-comédiens pour participer aux créations conçues par Ahmed et Madani Compagnie. Ainsi, salle allumée, Anissa en profite pour avouer ne pas trop aimer le théâtre, mais aimant par contre raconter des histoires et cuisiner pour ses amis. Tous deux disent également choisir de &quot;petites salles&quot; pour limiter le nombre de spectatrices et spectateurs, afin de créer une forme d'intimité et un relationnel plus facile.       <br />
              <br />
       Puis, elle va se mettre en cuisine, derrière le plan de travail où se trouve la plaque de cuisson. Lui, reste un peu sur le côté, discret, mais subtil observateur, souriant comme un partenaire rassurant. Au fil des recettes, se met en place le récit… une narration dans laquelle se mêlent étapes culinaires et révélations intimes, sans impudeur ni excès émotionnels. Au contraire, Anissa nous emporte tout de suite dans son histoire, pleine de vie et de dynamisme. Les répliques échangées avec Ahmed amplifient cette ambiance où règne avec bonheur de l'impertinence et de la générosité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94919355-66533580.jpg?v=1772038326" alt=""Au non du père" Un road-movie sur les routes du New Hampshire, à la quête d'un père inconnu, entre pudique intimité et émotions contrôlées" title=""Au non du père" Un road-movie sur les routes du New Hampshire, à la quête d'un père inconnu, entre pudique intimité et émotions contrôlées" />
     </div>
     <div>
      Pourtant, cette histoire n'est pas forcément celle du bonheur familial. Ici, le père est absent, mort ? Disparu ? On ne sait pas et qu'importe… Peut-être une vague photo, minuscule, d'un homme de profil… Mais est-ce vraiment son père ? Est-ce sa photo ou celle d'un autre ? Sa mère voulant préserver sa fille, sachant que, jamais, elle ne le verrait, celui-ci refusant l'enfant et disparaissant dès la naissance, n'a rien gardé &quot;d'avant&quot;.       <br />
              <br />
       Mais la vie est parfois taquine. Info de 13 h… Reportage sur un boulanger aux USA… Anissa est persuadée qu'il s'agit de son père. Assez rapidement se met en place une improbable quête, la recherche du père. Dans une pratique espiègle de l'art de la désobéissance et de l'impossible quête, Anissa décide de partir et Ahmed l'accompagne. Filmer pendant le voyage et en faire une histoire. Un récit du réel. 22 mai 2019, aéroport d'Orly. Échange avec sa mère avant le départ… Arrivée à New York, prendre un taxi, le chauffeur se nomme Djibril. Location voiture… direction Colebrook, dans le New Hampshire. Arrivée le 24 mai. La boulangerie est là. Elle entre acheter un croissant. Que va-t-il se passer une fois qu'elle sera devant lui ?       <br />
              <br />
       Appuyé par les vidéos tournées durant ce road-movie, le récit prend forme, dans un délicat et astucieux cocktail mêlant humour et émotions, enthousiasme et déception. La suite vaut de ne pas être narrée ici et de vous laisser la découvrir tant les surprises sont nombreuses, naviguant en espérance imaginée et réalité bouleversante. Où est la réalité ? Où est la fiction ? Dire la réalité ? Sans obligation de happy end. Qui sait ? Pas de regrets… Au bout… Aller au bout. Le voyage vaut d'être un accomplissement pour Anissa, car c'est également un voyage sur elle-même et la volonté de faire le bon acte au bon moment.       <br />
              <br />
       Avec une mise en scène inventive, surprenante, Ahmed Madani projette des interrogations essentielles, parfois difficiles à résoudre : comment nous plaçons-nous dans la lignée de nos parents ? Comment l’absence d’un père, réelle ou imaginaire, intervient-elle dans un parcours de vie ? Mais son art lui permet de déjouer les lourdeurs et les longueurs pour nous offrir de vrais moments de vie, intimes, drôles, toujours généreux, de temps en temps espiègle et vif. Cela ne serait rien sans le talent d'Anissa qui envahit l'espace de sa luminosité narrative, de son sens de la répartie et de sa rythmique théâtrale, et de sa proximité innée avec le public, une manière bien à elle de nous captiver au cours de son périple… pour notre plus grand bonheur !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94919355-66533615.jpg?v=1772038351" alt=""Au non du père" Un road-movie sur les routes du New Hampshire, à la quête d'un père inconnu, entre pudique intimité et émotions contrôlées" title=""Au non du père" Un road-movie sur les routes du New Hampshire, à la quête d'un père inconnu, entre pudique intimité et émotions contrôlées" />
     </div>
     <div>
      Cette nouvelle création d'Ahmed Madani fait partie d'un ensemble intitulé &quot;Face à leur destin&quot; mettant en scène des femmes et des hommes non-professionnels. En effet, depuis 2012, Madani Compagnie développe un projet artistique qui s’interroge sur le destin de la jeunesse des quartiers populaires. Un premier opus était consacré au point de vue des jeunes hommes et s'est concrétisé par deux créations : &quot;Illumination(s)&quot; en 2012 et &quot;Je marche dans la nuit par un chemin mauvais&quot; en 2014. La réflexion dédiée au point de vue des jeunes femmes a donné naissance à &quot;F(l)ammes&quot; en 2016 et &quot;J’ai rencontré Dieu sur Facebook&quot; en 2018.       <br />
              <br />
       Conçu comme un tableau en trois parties, la dernière met en scène les rapports entre les hommes et les femmes. Ce dernier chapitre s'intitule &quot;Incandescences&quot; et, après plusieurs résidences de création, la pièce fut créée le 25 mai 2021 au Vivat à Armentières. Quant au spectacle &quot;Au non du père&quot;, il a été mis en chantier en 2019 et finalisé à l’automne 2021 au Théâtre Am Stram Gram à Genève. Celui-ci vient clore l’ensemble de la trilogie &quot;Face à leur destin. Chacune des six pièces de ce parcours a fait l’objet d’une édition chez Actes Sud-Papiers.       <br />
              <br />
       Voir &quot;Non au père&quot;, complété par la lecture des textes composant &quot;Face à leur destin&quot;, est nécessaire – voire utile à titre personnel – pour bien comprendre et apprécier le projet de la Madani Compagnie… une plongée dans l'univers de la jeunesse des quartiers populaires, une exploration, certes déjà élaborée par d'autres artistes, mais rarement avec autant de profondeur et de rigueur, de bienveillance et d'empathie aussi… Ces dernières amenant à chaque fois les concernés(es) à livrer leur &quot;réel&quot;, d'une manière théâtrale et sincère, sans en oublier les perspectives de l'imaginaire.       <br />
       <b>◙ Gil Chauveau</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Au non du père"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94919355-66533645.jpg?v=1772038373" alt=""Au non du père" Un road-movie sur les routes du New Hampshire, à la quête d'un père inconnu, entre pudique intimité et émotions contrôlées" title=""Au non du père" Un road-movie sur les routes du New Hampshire, à la quête d'un père inconnu, entre pudique intimité et émotions contrôlées" />
     </div>
     <div>
      Texte : Ahmed Madani.       <br />
       Mise en scène : Ahmed Madani.       <br />
       Avec : Anissa et Ahmed.       <br />
       Environnement sonore : Christophe Séchet.       <br />
       Images vidéo : Bastien Choquet.       <br />
       Construction, régie : Damien Klein.       <br />
       Production Madani Compagnie.       <br />
       À partir de 12 ans.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Jusqu'au 28 février 2026.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 19 h, dimanche à 15 h.       <br />
       Théâtre de Belleville, 16, passage Piver, Paris 11ᵉ.       <br />
       Téléphone : 01 48 06 72 34.       <br />
       <a class="link" href="https://theatredebelleville.mapado.com/event/625857-au-non-du-pere" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredebelleville.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredebelleville.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">5 et 6 mars 2026 :</span> Théâtre Ligéria, Sainte-Luce (44).       <br />
       <span class="fluo_jaune">10 et 11 mars 2026 :</span> Théâtre, Melun (77).       <br />
       <span class="fluo_jaune">13 et 14 mars 2026 :</span> Espace Prévert, Savigny-le-Temple (77).       <br />
       17 mars 2026 : Centre pénitentiaire, Osny-Pontoise (95).       <br />
       Du 9 au 11 avril 2026 : Théâtre Jacques Cœur, Lattes (34).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/94919355-66533579.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Au-non-du-pere-Un-road-movie-sur-les-routes-du-New-Hampshire-a-la-quete-d-un-pere-inconnu-entre-pudique-intimite-et_a4487.html</link>
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   <title>"Liberté !" Tel un Don Quichotte, Gauthier Fourcade pourfend le réalisme, le déterminisme et la logique d'un monde idiot</title>
   <pubDate>Mon, 15 Sep 2025 19:23:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Voilà la question. Liberté ! Au singulier et avec un point d'exclamation. Et avant tout, la liberté de choisir. C'est ce qui vient immédiatement à l'esprit face aux propositions de nos sociétés surconsommatrice, et pas seulement consommatrices en denrées, en produits manufacturés mais aussi en pensées, en pensées prêt-à-porter, en gens, en relations. En humains.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91127352-64118159.jpg?v=1718550981" alt=""Liberté !" Tel un Don Quichotte, Gauthier Fourcade pourfend le réalisme, le déterminisme et la logique d'un monde idiot" title=""Liberté !" Tel un Don Quichotte, Gauthier Fourcade pourfend le réalisme, le déterminisme et la logique d'un monde idiot" />
     </div>
     <div>
      Alors voilà le personnage hurluberlu de Gauthier Fourcade qui vient comme un chien dans un ballet réglé comme une machine à sous, se jeter cœur en avant avec son indécision maladive dans un monde si bien fait pour dire que les choix ont un sens. Impossible de choisir pour lui, ni la droite, ni la gauche, ni ceci, cela, rien.        <br />
              <br />
       Sous allures de savant fou, surgissant d'un coffre et y retournant comme on se niche dans un lit, entouré d'un dispositif presque scolaire, la déferlante de l'humour verbal du comédien va bientôt emporter toute la réalité dans une vision à perdre le souffle.       <br />
              <br />
       Usant de défi à l'esprit, à la logique, à l'imaginaire, avec une verve utilisant toutes les possibilités drolatiques du langage, comme assistant à l'exposition du monde intérieur de ce savant au regard aigu, le spectacle devient une aventure parcourant le monde et le temps.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91127352-64118160.jpg?v=1718551002" alt=""Liberté !" Tel un Don Quichotte, Gauthier Fourcade pourfend le réalisme, le déterminisme et la logique d'un monde idiot" title=""Liberté !" Tel un Don Quichotte, Gauthier Fourcade pourfend le réalisme, le déterminisme et la logique d'un monde idiot" />
     </div>
     <div>
      Pour ce spectacle intelligent qui est, à part égale, culturel et comique, Gauthier Fourcade a fait appel à William Mesguich comme metteur en scène. Et c'est un plus. L'univers du premier et le sens du rythme et de la dramaturgie du second se combinent pour transformer ce seul en scène en spectacle multiple où chanson, magies, manipulations et marionnettes concourent tous à créer du rêve et du rire.       <br />
              <br />
       Et mine rien, l'air de sauter d'un sujet à l'autre dans un désordre de l'esprit très crédible, le discours de cet amuseur aux allures candides et burlesques pose réellement la question suggérée dans le titre. Liberté, insaisissable comme ces pompons que les forains agitent dans les manèges sous le nez des enfants.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Liberté ! (avec un point d'exclamation)"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91127352-64118161.jpg?v=1718551025" alt=""Liberté !" Tel un Don Quichotte, Gauthier Fourcade pourfend le réalisme, le déterminisme et la logique d'un monde idiot" title=""Liberté !" Tel un Don Quichotte, Gauthier Fourcade pourfend le réalisme, le déterminisme et la logique d'un monde idiot" />
     </div>
     <div>
      Texte : Gauthier Fourcade.       <br />
       Mise en scène : William Mesguich.       <br />
       Avec : Gauthier Fourcade.       <br />
       Décors : Camille Ansquer.       <br />
       Tout public à partir de 8 ans.       <br />
       Durée : 1 h 05.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Vendredi 19 septembre 2025 :</span> L'Auditorium, Lure (70).       <br />
       Samedi 8 novembre 2025 : Salle des Fêtes, Trélon (59).       <br />
       Vendredi 28 novembre : La Castélorienne - Centre de cultures, Montval-sur-Loire (72).        <br />
       Du 6 au 8 février 2026 : Lablascène, Lablachère (07).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91127352-64118264.jpg?v=1757957811" alt=""Liberté !" Tel un Don Quichotte, Gauthier Fourcade pourfend le réalisme, le déterminisme et la logique d'un monde idiot" title=""Liberté !" Tel un Don Quichotte, Gauthier Fourcade pourfend le réalisme, le déterminisme et la logique d'un monde idiot" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/91127352-64118264.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Liberte--Tel-un-Don-Quichotte-Gauthier-Fourcade-pourfend-le-realisme-le-determinisme-et-la-logique-d-un-monde-idiot_a4356.html</link>
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   <title>"C'est si simple l'amour" nous dit Lars Norén avec son air mi-ange, mi-démon</title>
   <pubDate>Fri, 14 Mar 2025 07:12:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Charles Berling se frotte à l'élégance dévastatrice de Lars Norén avec un appétit d'ogre puisqu'il présente, en ce début d'année, "C'est si simple l'amour" et créera la saison prochaine une deuxième pièce de l'auteur suédois : "Lost an Found". Les mots, les obsessions et les flèches enflammées lancées vers le monde bourgeois par l'auteur nordique seront donc le quotidien pour deux ans du directeur du théâtre Chateauvallon-Liberté de Toulon puisqu'il en sera à la fois le metteur-en-scène et l'un des interprètes.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87144030-61870187.jpg?v=1741803335" alt=""C'est si simple l'amour" nous dit Lars Norén avec son air mi-ange, mi-démon" title=""C'est si simple l'amour" nous dit Lars Norén avec son air mi-ange, mi-démon" />
     </div>
     <div>
      C'est dans un univers noir, mais également loufoque, que nous plongent les pièces de Lars Norén. Tel un démiurge s'amusant des égarements, des peurs et des doutes de ses créatures, il tire avec art et délectation les ficelles qui vont animer et faire vibrer les cœurs de ses personnages. Dans &quot;C'est simple l'amour&quot;, il choisit de jeter sur scène deux couples : un couple de comédiens dont c'était le grand retour à la célébrité, ce soir, qui reçoit un couple d'amis dont la femme est comédienne et le mari psychologue. C'est la fête. Une fête de première. L'ivresse des applaudissements et des louanges qui appellent la nécessité d'autres ivresses, celle des sens, celle de l'ébriété la plus systématique.       <br />
              <br />
       Monde des apparences que celui des notables, monde des illusions, celui des comédiennes et des comédiens, les deux mondes vont ici trouver un beau terrain de jeu où s'entendre, se croiser, se tordre et finir par se déchirer. Il y a en effet une soif de mettre en pièces l'apparat dans ces échanges de couples à couples et un appétit insatiable pour le vif, le sanglant, le vivant. Mais à aucun moment et dès les premiers échanges, les personnages n'acceptent la banalité. On se déchire avec amour et on se blesse par mégarde ou maladresse, droits dans les yeux, même si parfois ceux-ci sont aveugles.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87144030-61870188.jpg?v=1741803362" alt=""C'est si simple l'amour" nous dit Lars Norén avec son air mi-ange, mi-démon" title=""C'est si simple l'amour" nous dit Lars Norén avec son air mi-ange, mi-démon" />
     </div>
     <div>
      Tel un concerto qui débute dès les premières mesures en allegro, la pièce ne décolère jamais. Et pourtant, les variations sont nombreuses, rythmées, provocantes, avec une constante dans l'agressivité qui semble être le moteur du couple d'acteurs. L'écriture de Lars Norén parvient à faire des variations inattendues qui redonnent à chaque scène du sel et une saveur surprenante, et parvient à creuser profondément l'abîme que le temps creuse entre les êtres au fil des ans.       <br />
              <br />
       Le temps est ce bien précieux qui a enrichi et tué l'amour de ces couples qui, depuis vingt ans, vivent. Mais est-ce un show vaguement pervers que joue le couple d'acteurs devant le couple d'invité de première ? Peut-être, mais pas uniquement. Sous le gratuit de certaines répliques au langage le plus cru possible, on sent les sentiments frémir. Étouffés. Et refusant de mourir.       <br />
              <br />
       La mise en scène imaginée par Charles Berling porte directement sur scène cette dimension exhibitionniste en invitant des spectateurs à s'installer dans le salon dans lequel se déroule l'action. Ils sont aux premières loges pour observer les heurts, les crises, les coups bas que vont s'infliger les personnages durant près de deux heures. Il n'y a rien de statique dans cette soirée. Les chaises, les bouteilles, les verres et les cœurs volent en éclats. Et les révélations qui naissent de leur ivresse sans cesse alimentée glacent, par moment, tous les sens.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87144030-61870193.jpg?v=1741803383" alt=""C'est si simple l'amour" nous dit Lars Norén avec son air mi-ange, mi-démon" title=""C'est si simple l'amour" nous dit Lars Norén avec son air mi-ange, mi-démon" />
     </div>
     <div>
      C'est un exercice périlleux, difficile, que réalisent là les quatre interprètes, car le texte de la pièce foisonne de passages savoureux qu'un jeu un peu détendu rendrait banal, voire vulgaire. Le jeu et la direction d'acteur évitent totalement cette perdition. L'humour un peu cynique chatoie, le violent coupe, l'ironie rutile, le loufoque rit à pleine gorge et en fond de tout cela, la peinture vitriolée du monde du théâtre bourgeois saute aux yeux.       <br />
              <br />
       La belle performance des quatre interprètes que de rester quasiment deux heures sur scène dans une tension sans intermède ! Il faut la saluer. Chacun parvient à créer un personnage qui n'est jamais caricatural. Chacun étant d'ailleurs aussi attachant que repoussant. D'une réalité touchante. Ni diable, ni ange, mais tout de même à la fois ange et diable.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>'C'est si simple l'amour"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87144030-61870218.jpg?v=1741803406" alt=""C'est si simple l'amour" nous dit Lars Norén avec son air mi-ange, mi-démon" title=""C'est si simple l'amour" nous dit Lars Norén avec son air mi-ange, mi-démon" />
     </div>
     <div>
      Texte : Lars Norén.       <br />
       Traduction : Aino Höglund et Amélie Wendling.       <br />
       Adaptation : Alain Fromager et Amélie Wendling.       <br />
       Mise en scène : Charles Berling.       <br />
       Collaboration artistique : Christiane Cohendy et Amélie Wendling.       <br />
       Avec : Charles Berling, Alain Fromager, Caroline Proust et Bérengère Warluzel.       <br />
       Scénographie : Charles Berling et Marco Giusti.       <br />
       Costumes : Bernadette Villard.       <br />
       Création lumières : Marco Giusti.       <br />
       Production : Châteauvallon-Liberté, scène nationale.       <br />
       Création le 5 mars 2025 au Liberté, scène nationale.       <br />
       Coproduction : Théâtre National de Nice - TNN.       <br />
       Pour tous dès 15 ans.       <br />
       Durée : 2 h.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 au 21 mars 2025.</span>       <br />
       Du mardi au vendredi à 19 h 30, samedi à 21 h.       <br />
       Le Liberté - scène nationale,  Salle Fanny Ardant, Toulon, 09 800 840 40.       <br />
       <a class="link" href="https://www.chateauvallon-liberte.fr/" target="_blank">&gt;&gt; chateauvallon-liberte.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87144030-61870221.jpg?v=1741803431" alt=""C'est si simple l'amour" nous dit Lars Norén avec son air mi-ange, mi-démon" title=""C'est si simple l'amour" nous dit Lars Norén avec son air mi-ange, mi-démon" />
     </div>
     <div>
      <b>Tournée</b>       <br />
       16 et 17 mai 2025 : Maison des Arts du Léman, Thonon-les-Bains (74).       <br />
       3 au 7 mars 2026 : Théâtre du Jeu de Paume, Les Théâtres, Aix-en-Provence (13).       <br />
       10 au 21 mars 2026 : Espace des arts - Scène nationale, Chalon-sur-Saône (71).       <br />
       31 mars au 2 avril 2026 : Théâtre National, Nice (06).       <br />
       18 avril 2026 : Théâtre du Crochetan, Monthey (Suisse).       <br />
       21 avril 2026 : Théâtre de Beausobre, Morges (Suisse).       <br />
       23 avril 2026 : Théâtre, Aix-les-bains (73).       <br />
       25 avril 2026 : Théâtre Théo Argence, Saint-Priest (69).       <br />
       28 avril 2026 : Théâtres en Dracénie, Draguignan (83).       <br />
       Mai/juin 2026 : Théâtre de l'atelier, Paris.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/87144030-61870187.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/C-est-si-simple-l-amour-nous-dit-Lars-Noren-avec-son-air-mi-ange-mi-demon_a4170.html</link>
  </item>

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   <title>•Off 2024• "Sur le cœur" Au commencement était le verbe phallocrate… vu la cacophonie qui s'ensuivit, le silence advint, et avec lui une illumination… peu encline à nous illuminer</title>
   <pubDate>Fri, 09 Aug 2024 10:40:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2024]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Pièce chorale convoquant allégrement musiques éclectiques, danses et mots dits, "Sur le cœur" a quelques raisons de dé-concer-ter. En effet, la profusion des propositions artistiques aurait tendance à faire passer au second plan le propos plus qu'à ne le servir… Cette comédie musicale, au ton se voulant léger, se proposait de questionner la libération tous azimuts de la parole des femmes (un seul homme sur le plateau assumant tous les rôles masculins) au travers du mutisme de l'une d'entre elles faisant symptôme.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82070539-58982966.jpg?v=1723194275" alt="•Off 2024• "Sur le cœur" Au commencement était le verbe phallocrate… vu la cacophonie qui s'ensuivit, le silence advint, et avec lui une illumination… peu encline à nous illuminer" title="•Off 2024• "Sur le cœur" Au commencement était le verbe phallocrate… vu la cacophonie qui s'ensuivit, le silence advint, et avec lui une illumination… peu encline à nous illuminer" />
     </div>
     <div>
      Emmurée dans un silence total suite à une randonnée incluant la visite de grottes, &quot;elle&quot; ne consentait à dire mot… Le mystère de son mutisme ne sera révélé que dans l'épiphanie finale, permettant entre temps à chacune et chacun – tel un test de Rorschach – de projeter ses propres fantasmes sur cette énigme existentielle.       <br />
              <br />
       L'univers aseptisé d'une salle d'hôpital servira de &quot;lieu repaire&quot; pour le développement de l'intrigue. Une neuropsychiatre, actant l'évolution des plus positives de la prise en compte de la parole féminine, mènera la danse en prenant en charge la patiente mutique flanquée de sa sœur qui, elle, en a gros sur le cœur, des mots ravalés des siècles durant. Chorégraphies et chants relaieront la parole dans sa phase impuissante pour s'enchainer sans répit dans des saynètes toniques où le réalisme sera vite supplanté par un vent de fantaisie déferlant sur le plateau. Une tornade enjouée en ces temps d'angoisses existentielles généralisées.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82070539-58982969.jpg?v=1723194304" alt="•Off 2024• "Sur le cœur" Au commencement était le verbe phallocrate… vu la cacophonie qui s'ensuivit, le silence advint, et avec lui une illumination… peu encline à nous illuminer" title="•Off 2024• "Sur le cœur" Au commencement était le verbe phallocrate… vu la cacophonie qui s'ensuivit, le silence advint, et avec lui une illumination… peu encline à nous illuminer" />
     </div>
     <div>
      Les examens radiologiques et autres ne décèleront aucune anomalie physiologique, aucun signe de lésion cérébrale. Quant à la misogynie ambiante, le microbiote intestinal, logé dans les limbes de notre second cerveau, en serait la cause. L'orthophoniste, un homme chargé de la femme à rééduquer, aura beau chanter les syllabes, rien n'y fera, d'où la sentence tombant comme un couperet : <span style="font-style:italic">&quot;Je n'en peux plus des femmes qui souffrent des hommes. Je n'en peux plus des hommes, des hommes et des femmes&quot;.</span> Accoucher de l'homme nouveau, telle est la question… Le recours aux électrochocs et autres traitements expérimentaux, n'auront pas plus de succès. La musicothérapie, elle, réglée sur des fréquences de bien-être, entrainera une levée du mutisme et avec elle une &quot;explication&quot; de nature très inspirée, vraiment très inspirée…       <br />
              <br />
       Autant nous avions été conquis par l'intensité sensible de &quot;Plus grand que moi&quot; (présenté en 2018 au Théâtre des Halles), par sa grande finesse d'écriture utilisant alors avec bonheur toute la gamme des registres de langue propres à rendre compte du flux des pensées traversant la protagoniste, autant nous sommes restés ici en retrait, pour ne pas dire sans voix, face à cette fantasmagorie empilant tous les savoir-faire avérés de l'autrice metteuse en scène au risque de la surcharge. Peut-être n'avons-nous pas su décrypter toutes les intentions dramaturgiques de cette fantaisie théâtrale certes rafraîchissante, mais le sentiment dominant reste celui d'une confusion… elle, très &quot;parlante&quot;.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       <b>Vu le samedi 6 juillet 2024 au Théâtre du Train Bleu à Avignon.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Sur le cœur. Fantasmagorie du siècle 21"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82070539-58982976.jpg?v=1723194330" alt="•Off 2024• "Sur le cœur" Au commencement était le verbe phallocrate… vu la cacophonie qui s'ensuivit, le silence advint, et avec lui une illumination… peu encline à nous illuminer" title="•Off 2024• "Sur le cœur" Au commencement était le verbe phallocrate… vu la cacophonie qui s'ensuivit, le silence advint, et avec lui une illumination… peu encline à nous illuminer" />
     </div>
     <div>
      Texte : Nathalie Fillion.       <br />
       Mise en scène : Nathalie Fillion.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Mélissa Irma.       <br />
       Avec : Marieva Jaime-Cortez, Rafaela Jirkovsky, Manon Kneusé, Damien Sobieraff.       <br />
       Chorégraphie : Jean-Marc Hoolbecq.       <br />
       Scénographie : costumes, Charlotte Villermet.       <br />
       Création lumière : Denis Desanglois.       <br />
       Création sonore, régie son et vidéo : Estelle Lembert.       <br />
       Création vidéo : Dimitri Klockenbring.       <br />
       Enregistrement guitare : Hervé Legeay.       <br />
       Harpe : Laurence Bancaud.       <br />
       Régie générale et régie lumière : Sam Dineen ou Thierry Capéran.       <br />
       Citations musicales : Stéfano Landi, Christophe, Velvet underground, B52's, Nathalie Fillion.       <br />
       Cie Théâtre du Baldaquin.       <br />
       Tout public à partir de 12 ans.       <br />
       Durée : 1 h 20.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82070539-58982978.jpg?v=1723194352" alt="•Off 2024• "Sur le cœur" Au commencement était le verbe phallocrate… vu la cacophonie qui s'ensuivit, le silence advint, et avec lui une illumination… peu encline à nous illuminer" title="•Off 2024• "Sur le cœur" Au commencement était le verbe phallocrate… vu la cacophonie qui s'ensuivit, le silence advint, et avec lui une illumination… peu encline à nous illuminer" />
     </div>
     <div>
      <b>•Avignon Off 2024•</b>       <br />
       <b>A été représenté du 3 au 21 juillet 2024.</b>       <br />
       Tous les jours à 20 h 20. Relâche le lundi.       <br />
       Théâtre du Train Bleu, Salle 1, 40, rue Paul Saïn, Avignon.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredutrainbleu.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatredutrainbleu.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">23 août 2024 :</span> Festival La mousson d'été, Pont-à-Mousson (54).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/82070539-58982966.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2024-Sur-le-coeur-Au-commencement-etait-le-verbe-phallocrate-vu-la-cacophonie-qui-s-ensuivit-le-silence-advint-et_a4025.html</link>
  </item>

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   <title>•Off 2024• "Venise, récit chanté d'un corps" La femme, son corps et son expérience au centre du journal d’une vie en cours de réalisation</title>
   <pubDate>Sun, 14 Jul 2024 08:37:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2024]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Corps dansé, corps chanté, raconté, corps féminin, celui d'une femme en acquisition de liberté, d'émancipation. Récit du chemin, du parcours vers la construction du corps de Fanny Chériaux, femme née à la fin des années soixante-dix. Une histoire qui a fait naître un spectacle hybride, entre comédie musicale, one-woman-show, concert pop et récit auto-fictionnel. Une aventure d'aujourd'hui, éminemment féminine, pour tendre vers l'apaisement et la renaissance, mais aussi vers l'acception de soi et du monde.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81545528-58719812.jpg?v=1720941792" alt="•Off 2024• "Venise, récit chanté d'un corps" La femme, son corps et son expérience au centre du journal d’une vie en cours de réalisation" title="•Off 2024• "Venise, récit chanté d'un corps" La femme, son corps et son expérience au centre du journal d’une vie en cours de réalisation" />
     </div>
     <div>
      À la fois nouvel engagement artistique construit sur deux expériences professionnelles – récemment acquises ou passées – et questionnement personnel sur la relation avec son corps, celui de l'enfance, pas forcément genré ; celui de l'adolescence, souvent compliquée, sous influence – celle des modèles sublimes, ci-devant mannequins éthérés, celle du regard masculin, celle des normes imposées – ; celui de l'âge adulte avec ses troubles, ses désespoirs, la colère, mais aussi la découverte de la vie, différente, du plaisir, de la jouissance, de l'orgasme ; celui de la maturité, de la prise de recul et de la capacité à la dérision. Ce fil du vivant, profondément organique, va tisser le récit de Fanny Chériaux.       <br />
              <br />
       À la base de cette création, comme l’émergence d’un catalyseur involontaire, s’impose la nécessaire question du &quot;pourquoi&quot; de l’énigmatique titre &quot;Venise&quot;. À l’origine du projet, il s’agit du titre d'une chanson que Fanny écrivit en voyant des images de Venise durant le confinement avec le retour des dauphins dans la lagune vénitienne. Ainsi paraissait possible l’obtention d’une eau dépolluée, l’espoir d’une nature apaisée, retrouvée, et l’éventualité d’un avenir enfin vivable pour chacun. Les paroles, parlant de constat et de renouveau, de soi et du monde, notamment, seront le déclencheur de ce nouveau spectacle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81545528-58719814.jpg?v=1720941917" alt="•Off 2024• "Venise, récit chanté d'un corps" La femme, son corps et son expérience au centre du journal d’une vie en cours de réalisation" title="•Off 2024• "Venise, récit chanté d'un corps" La femme, son corps et son expérience au centre du journal d’une vie en cours de réalisation" />
     </div>
     <div>
      Et de cette chanson partagée alors sur les réseaux sociaux vont éclore des petites propositions chorégraphiques émanant de deux amis artistes bien inspirés. Ce sera le point de départ pour Fanny d'un retour au spectacle de chansons, non plus en récital purement et simplement (pratiqué au début de sa carrière, avec deux albums studio et un prix coup de cœur Charles Gros à son actif), mais avec une création ayant un fil narratif. Pour cela, elle pourra puiser dans son expérience acquise durant ces dix dernières années &quot;théâtrales&quot; qu'elle a passées au sein de la compagnie La Volige.       <br />
              <br />
       De ces pas de danse vont naître un début de travail partagé avec les deux amis impliqués. Ces tentatives de différentes chorégraphies communes, inédites pour Fanny, vont faire naître un malaise dû à la difficulté d'utiliser son corps, de bouger avec et de s'exprimer physiquement comme une danseuse avec, rapidement, l'interrogation artistique de &quot;montrer&quot; son corps ainsi. De là s'élabore pour elle une histoire avec ce corps, son corps, mais aussi le corps féminin en général.       <br />
              <br />
       Les questions fusent – Qu’est-ce que je veux cacher de ce corps, quelle est mon histoire avec lui ? Est-ce que ça a toujours été compliqué ? Est-ce que mon corps et moi nous entendions mieux &quot;avant&quot; ? Et avant quoi, justement ? Y’a-t-il eu un âge d’or de mon corps ? – et le récit se construit, cheminant sur son propre parcours de femme.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81545528-58719815.jpg?v=1720941973" alt="•Off 2024• "Venise, récit chanté d'un corps" La femme, son corps et son expérience au centre du journal d’une vie en cours de réalisation" title="•Off 2024• "Venise, récit chanté d'un corps" La femme, son corps et son expérience au centre du journal d’une vie en cours de réalisation" />
     </div>
     <div>
      La trajectoire de Fanny Chériaux dans cet acte artistique original et pluridisciplinaire prend son départ à la fin des années soixante-dix avec sa naissance et les premières années de cette petite fille qu'elle est : bagarreuse, garçon manqué, aimant le foot, à la fois rigolote, énergique et sensible. Les souvenirs d'enfance jaillissent, suivis rapidement par ceux de l'adolescence, ponctués tout autant de tumultueuses problématiques (comme celle inévitable de l'arrivée des premières règles, sujet plus que tabou et empreint de difficultés pratiques, les distributeurs de serviettes hygiéniques n'existaient pas) que des moments de réconfort générés par les parties de rigolade avec les copines.       <br />
              <br />
       Au fil des étapes temporelles, ce sont les symboles de ces années-là que les spectatrices et spectateurs découvrent ou redécouvrent (selon l'âge de chacun) également. Des films super 8 montrant cette petite fille à la mer, libre, enjouée aux &quot;tubes&quot; diffusés par la radio de la R19 familiale sur la route des vacances, on reprend aussi conscience de la perception de la femme à cette époque où, notamment, les chansons évoquaient le corps des femmes, souvent par le menu détail, de bas en haut, si l'on peut dire.       <br />
              <br />
       Mais la force de la chanteuse, comédienne et, aujourd'hui, danseuse, est de nous amener à des réflexions sur des sujets encore d'actualité comme la différenciation entre garçons/hommes et filles/femmes, notamment sur l'utilisation de l'espace, le premier ayant de celui-ci une occupation large, avec des grands gestes (besoin d'une présence visible). À l'inverse, la femme essaie d'en occuper le moins possible (mains sur les genoux, pas de gestes amples et/ou désordonnés). Également sur l'acte sexuel et la relation physique à l'autre (la notion du viol, de l'acception, ne pas oser dire non, etc.), sur la mode &quot;sans poils&quot; et l'apparition de la nudité au cinéma, le temps consacré à plaire/séduire.       <br />
              <br />
       Sans dévoiler, outre mesure, la trame de &quot;Venise récit chanté d'un corps&quot;, on peut dire pour finir que Fanny Chériaux, accompagnée de ses deux complices (Thomas Couppey et Sébastien Dalloni officiant avec talent dans les chorégraphies, parfois faisant office de chevalier servant) nous offre ici un spectacle/regard multiple et éclairé sur la femme et son corps, exprimant avec une réelle sincérité et un humour à la fois lucide, espiègle et bienveillant, et surtout une énergie communicative, une manière originale d'aborder la complexité de la femme... et de mettre en avant la nécessité de l'égalité.       <br />
       <b>◙ Gil Chauveau</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Venise, récit chanté d'un corps"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81545528-58719825.jpg?v=1720942021" alt="•Off 2024• "Venise, récit chanté d'un corps" La femme, son corps et son expérience au centre du journal d’une vie en cours de réalisation" title="•Off 2024• "Venise, récit chanté d'un corps" La femme, son corps et son expérience au centre du journal d’une vie en cours de réalisation" />
     </div>
     <div>
      Autrice : Fanny Chériaux, dite Fannytastic.       <br />
       Conception : Fanny Chériaux.       <br />
       Mise en scène : Fanny Chériaux et Nicolas Bonneau.       <br />
       Avec : Fanny Chériaux, Thomas Couppey , Sébastien Dalloni.       <br />
       Musique : Fanny Chériaux.       <br />
       Création son et vidéo : Gildas Gaboriau.       <br />
       Création lumière : Stéphanie Petton.       <br />
       Scénographie : Gaëlle Bouilly.       <br />
       Montages sonores et vidéos : Fanny Chériaux.       <br />
       Création costumes : Cécile Pelletier.       <br />
       Regard extérieur - danse : Suzanne Dubois.       <br />
       Initiateur et regard extérieur : Eliakim Sénégas-Lajus.       <br />
       Régie son : Gildas Gaboriau ou Ronan Fouquet.       <br />
       Régie lumière : Stéphanie Petton ou Olivier Borde.       <br />
       Production Compagnie La Volige.       <br />
       Tout public à partir des 13 ans.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2024•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 2 au 21 juillet 2024.</span>       <br />
       Tous les jours à 17 h 10. Relâche le lundi.       <br />
       Théâtre Le 11 Avignon, Salle 2, 11, boulevard Raspail, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 84 51 20 10.       <br />
       <a class="link" href="https://www.11avignon.com/" target="_blank">&gt;&gt; 11avignon.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/81545528-58719812.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2024-Venise-recit-chante-d-un-corps-La-femme-son-corps-et-son-experience-au-centre-du-journal-d-une-vie-en-cours_a4003.html</link>
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