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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
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  <language>fr</language>
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   <title>Le Balcon ressuscite magistralement "Dracula" à l'Athénée</title>
   <pubDate>Tue, 13 Jun 2017 12:31:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Concerts]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Début juin, l'ensemble Le Balcon dirigé par son fondateur Maxime Pascal faisait redécouvrir, pour trois soirées, le "Dracula" de Pierre Henry, au Théâtre de l'Athénée-Louis Jouvet, dans une version pour orchestre sonorisé et un orchestre de hauts-parleurs. Un concert spectaculaire qui donnait chair et frissons aux "paysages oniriques" voulus par le compositeur à partir de pages du Ring wagnérien.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/14638972-20389889.jpg?v=1497349013" alt="Le Balcon ressuscite magistralement "Dracula" à l'Athénée" title="Le Balcon ressuscite magistralement "Dracula" à l'Athénée" />
     </div>
     <div>
      Quand Pierre Henry crée son &quot;Dracula, ou la musique troue le ciel&quot; en 2002, le compositeur - né en 1927 et père de la musique concrète avec Pierre Schaeffer dans les années cinquante - est déjà revenu à une forme de classicisme en revisitant notamment Beethoven. Dans cette œuvre électroacoustique, il veut donner à entendre un &quot;Wagner bruitiste et rythmicien&quot; en mixant deux bandes : l'une jouant à coup de ralentissement, d'accélération et de transposition les pages symphoniques de la tétralogie <span style="font-style:italic">(1)</span>, l'autre créant un large spectre sonore comme enfanté par la première.       <br />
              <br />
       Pierre Henry, célèbre pour sa &quot;Messe pour le temps présent&quot; chorégraphiée par Maurice Béjart, entend créer un objet sonore complexe capable de susciter dans l'imagination de l'auditeur les images d'un théâtre horrifique et jouissif centré sur un personnage qui l'a fasciné dans les films de Murnau et Fisher, Dracula. Voyant dans la créature de Bram Stoker résumé le mythe de la musique elle-même, il ajoute : <span style="font-style:italic">&quot;L'œuvre s'est bâtie selon ses exigences propres : mélange de sons électroniques entendus comme une sorte de science-fiction intime&quot;</span>. Dracula, c'est aussi Richard Wagner, <span style="font-style:italic">&quot;cet extraordinaire investigateur de sensations abyssales&quot;</span>.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/14638972-20393428.jpg?v=1497349185" alt="Le Balcon ressuscite magistralement "Dracula" à l'Athénée" title="Le Balcon ressuscite magistralement "Dracula" à l'Athénée" />
     </div>
     <div>
      Les membres de l'ensemble Le Balcon, qui ont mis la réécriture, la sonorisation et la spatialisation de chefs-d'œuvre d'un très large répertoire au cœur de leur projet artistique, ne pouvaient que désirer se saisir de cet OMNI, par ailleurs remarquable. Pour ce collectif comprenant des musiciens, des compositeurs, des arrangeurs, des réalisateurs en informatique musicale entre autres, en proposer une nouvelle version - avec un orchestre d'une vingtaine de musiciens formé de cuivres, de bois, de percussions et d'un piano - pour redonner vie aux pages wagnériennes tout en confiant à une trentaine de hauts-parleurs, disséminés dans la grande salle de l'Athénée, la fresque quasi bruitiste imaginée par P. Henry relevait d'une évidence.       <br />
              <br />
       Et le résultat s'est révélé enthousiasmant. Aux leitmotivs du Ring, réarrangés dans un continuum sonore jouissif dans l'interprétation scénique qu'en livrent les musiciens du Balcon dirigé par leur chef Maxime Pascal (comme possédé lui aussi), les rires sataniques, les galops de chevaux, les cris d'oiseaux, les bruits de talons précipités, les orages et les sirènes créés électroniquement (par distorsions de sons) apportent leur dimension cinématographique faite de jubilation et de terreur, soulignée par les effets de dynamique dus aux micros et un jeu d'éclairage diabolique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/14638972-20393438.jpg?v=1497349211" alt="Le Balcon ressuscite magistralement "Dracula" à l'Athénée" title="Le Balcon ressuscite magistralement "Dracula" à l'Athénée" />
     </div>
     <div>
      Quand, au disque <span style="font-style:italic">(2)</span>, l'œuvre semble faire la part belle à la dimension concrète (légèrement) au détriment de la wagnérienne, l'orchestre redonne épaisseur à un théâtre moins abstrait, riche de beaux fantômes et de &quot;strideurs étranges&quot; <span style="font-style:italic">(3)</span>. Un spectacle donc pour les yeux et une fête pour les oreilles rappelant au public le pouvoir des sortilèges wagnériens comme ceux de cette musique électroacoustique, vrai démon annonciateur de la modernité.        <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">(1) Avec des extraits purement symphoniques (arrangés) de &quot;L'Or du Rhin&quot;, &quot;La Walkyrie&quot;, &quot;Siegfried&quot;  et &quot;Le Crépuscule des Dieux&quot;.       <br />
       (2) &quot;Dracula&quot; de Pierre Henry. CD paru chez Philips Classics en 2003.       <br />
       (3) &quot;Voyelles&quot; A. Rimbaud.</span>       <br />
              <br />
       Spectacle vu en avant-première le 1er juin 2017.       <br />
              <br />
       <b>&quot;Dracula&quot; (2002).</b>       <br />
       Musique de Pierre Henry d'après Richard Wagner.       <br />
       Libre adaptation pour orchestre sonorisé et orchestre de hauts-parleurs par Augustin Muller et Othman Louati.       <br />
       Durée : 50 minutes environ.       <br />
              <br />
       Maxime Pascal, direction.       <br />
       Augustin Muller, informatique musicale.       <br />
       Florent Derex, projection sonore.        <br />
       Ensemble Le Balcon.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>"The Rape of Lucretia"... Une méditation chrétienne sur le sens du sacrifice</title>
   <pubDate>Fri, 17 Jan 2014 09:27:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Lyrique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   L’Athénée reprend une mise en scène de Stephen Taylor (de 2007) du "Viol de Lucrèce", l’opéra de Benjamin Britten, avec une distribution renouvelée. C’est l’occasion de retrouver les brillants solistes de l’Atelier Lyrique accompagnés de l’ensemble Le Balcon jusqu’au 19 janvier 2014.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6238778-9321905.jpg?v=1389948962" alt=""The Rape of Lucretia"... Une méditation chrétienne sur le sens du sacrifice" title=""The Rape of Lucretia"... Une méditation chrétienne sur le sens du sacrifice" />
     </div>
     <div>
      Miracle du chant et de l’opéra. Que se passe-t-il en nous quand soudain un chanteur (ici une chanteuse : la superbe Lucretia du mezzo soprano polonais Agata Schmidt) nous émeut jusqu’aux larmes par son interprétation ? D’autres beaux moments transcendent la partition d’un opéra assez difficile où on passe volontiers, en des états divers, de l’ennui au complet bouleversement.        <br />
              <br />
       L’argument est bien connu : le viol de Lucrèce raconté par Tite-Live dans son &quot;Histoire romaine&quot;. Cet événement fondateur pour l’avènement de la république romaine est au centre de la pièce d’André Obey en 1931. Celle-ci est le point de départ du livret de Ronald Duncan. Ce sera le premier &quot;opéra de chambre&quot; de Benjamin Britten qui deviendra le plus grand compositeur anglais du XXe siècle (presque malgré lui : en tant qu’homosexuel, il est un criminel alors au regard de la loi). 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6238778-9321953.jpg?v=1389948962" alt=""The Rape of Lucretia"... Une méditation chrétienne sur le sens du sacrifice" title=""The Rape of Lucretia"... Une méditation chrétienne sur le sens du sacrifice" />
     </div>
     <div>
      Créé en 1946 sur fond de ruines de la seconde guerre mondiale pour la réouverture du Festival de Glyndebourne, l’opéra se signale par son épure tant par les moyens modestes qu’il nécessite (huit chanteurs, treize à quinze musiciens) que par son langage musical très personnel (et encore tonal). Après les charniers et autres horreurs perpétrées en Europe, l’austérité d’une musique au lyrisme sévère souvent contenu s’impose à Britten.        <br />
              <br />
       Une œuvre sans concession qui retrace en moins de deux heures, en une condensation dramatique remarquable (quand même), les circonstances de la profanation de l‘épouse fidèle de Collatinus par Sextus Tarquin. Une bête brutale et sensuelle qui va utiliser sa force et profiter de la solitude de Lucrèce. Depuis Shakespeare, on connaît l’issue de l’histoire : la chaste épouse violée se suicide. Le contexte historique de sa création par Britten en fait une allégorie pour tous les désastres : les guerres, les égoïsmes assassins, la domination éternelle de la force et la fragilité de l’amour vrai. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6238778-9321957.jpg?v=1389949170" alt=""The Rape of Lucretia"... Une méditation chrétienne sur le sens du sacrifice" title=""The Rape of Lucretia"... Une méditation chrétienne sur le sens du sacrifice" />
     </div>
     <div>
      L’originalité de cet opéra consiste surtout à proposer deux personnages chrétiens (et anachroniques au Ve siècle avant JC) comme chœurs : un rôle de soprano interprété lors de la première par une grande Andreea Soare et un ténor, le russe Oleksiy Palchykov, convaincant (mais son articulation de l’anglais est perfectible). Commentant et explicitant les actions et pensées des protagonistes, ils suggèrent la prééminence malgré tout de l’amour-charité sur l’amour-pulsions, d’Agapè (cette &quot;philia&quot; ou amour désintéressé des Anciens) sur un Éros mortifère.        <br />
              <br />
       Loin d’être un message lénifiant - comme il a été souvent dit - destiné à adoucir une histoire atroce, cette méditation chrétienne sur le sens du sacrifice de Lucretia est au cœur de l’œuvre. Dédicacée à son amant le ténor Peter Pears, créateur du rôle du chœur masculin, elle exprime aussi sans doute les plus profondes hantises du compositeur. Seul Agapè sauverait le monde et notre humanité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6238778-9321962.jpg?v=1389949172" alt=""The Rape of Lucretia"... Une méditation chrétienne sur le sens du sacrifice" title=""The Rape of Lucretia"... Une méditation chrétienne sur le sens du sacrifice" />
     </div>
     <div>
      La mise en scène de Stephen Taylor rappelle les circonstances de la création de l’opéra. Ambiance RAF anglaise 1940 et vignettes façon &quot;Blake et Mortimer&quot; ne convainquent guère et nuisent à l’universalité du propos. Taylor veut-il signifier l’impuissance de la charité dans l’Histoire ? Peut-être. Heureusement les solistes de l’Atelier Lyrique de l’Opéra de Paris sont toujours excellents - et quelle chanteuse Agata Schmidt décidément ! L’ensemble Le Balcon en résidence à l’Athénée est de très bonne tenue grâce à son directeur Maxime Pascal. Une mention spéciale pour le pianiste Alphonse Cemin et la harpiste Clara Izambert qui ont, il est vrai, le beau rôle dans la partition.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Spectacle vu le 14 janvier 2014</span>       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Jeudi 16, vendredi 17, samedi 18 janvier 2014 à 20 h. Dimanche 19 janvier à 16 h.</span>       <br />
       Athénée Théâtre Louis-Jouvet, 01 53 05 19 19.       <br />
       Square de l’Opéra Louis-Jouvet, Paris 9e.       <br />
       <a class="link" href="http://www.athenee-theatre.com/" target="_blank">&gt;&gt; athenee-theatre.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6238778-9321969.jpg?v=1389949326" alt=""The Rape of Lucretia"... Une méditation chrétienne sur le sens du sacrifice" title=""The Rape of Lucretia"... Une méditation chrétienne sur le sens du sacrifice" />
     </div>
     <div>
      <b>&quot;Le Viol de Lucrèce&quot;(1946).</b>       <br />
       Musique : Benjamin Britten.       <br />
       Livret : Ronald Duncan.       <br />
       En anglais surtitré en français.       <br />
       Durée : 2 h 20 avec entracte.       <br />
              <br />
       Direction musicale : Maxime Pascal.       <br />
       Mise en scène : Stephen Taylor.       <br />
       Scénographie : Laurent Peduzzi.       <br />
       Costumes : Nathalie Prats.       <br />
       Lumières : Christian Pinaud.       <br />
              <br />
       Ensemble Le Balcon.       <br />
       Les Solistes de l’Atelier Lyrique en alternance.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6238778-9322021.jpg?v=1389949565" alt=""The Rape of Lucretia"... Une méditation chrétienne sur le sens du sacrifice" title=""The Rape of Lucretia"... Une méditation chrétienne sur le sens du sacrifice" />
     </div>
     <div>
      <span class="u">Les 16 et 18 janvier :</span>       <br />
       Agata Schmidt, Lucretia.       <br />
       Piotr Kumon, Tarquinius.       <br />
       Andriy Gnatiuk, Collatinus.       <br />
       Tiago Matos, Junius.       <br />
       Cornelia Oncioiu, Bianca.       <br />
       Armelle Khourdoïan, Lucia.       <br />
       Oleksiy Pachykov, le chœur masculin.       <br />
       Andreea Soare, le chœur féminin.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6238778-9322036.jpg?v=1389949462" alt=""The Rape of Lucretia"... Une méditation chrétienne sur le sens du sacrifice" title=""The Rape of Lucretia"... Une méditation chrétienne sur le sens du sacrifice" />
     </div>
     <div>
      <span class="u">Les 17 et 19 janvier :</span>       <br />
       Aude Extrémo, Lucretia.       <br />
       Vladimir Kapshuk, Tarquinius.       <br />
       Pietro Di Bianco, Collatinus.       <br />
       Damien Pass, Junius.       <br />
       Cornelia Oncioiu, Bianca.       <br />
       Olga Seliverstova, Lucia.       <br />
       Kevin Amiel, le chœur masculin.       <br />
       Élodie Hache, le chœur féminin.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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