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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
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   <title>"Lost in Vatican" Des paillettes et des habits de nonnes dans les nuits parisiennes, pour une escapade d'amour dans la vie lumière</title>
   <pubDate>Mon, 29 Dec 2025 18:08:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Certains spectacles… on a du mal à les quitter. Le noir efface la scène, la lumière revient, les comédiennes et les comédiens saluent sous les applaudissements, une fois, deux fois, pas assez, et l'on se retrouve dans la rue droite avec toute cette réalité qui veut nous rentrer à nouveau dans le crâne. Alors, aussitôt, une forme de nostalgie étreint. L'envie de retourner dans la salle, de retrouver ce "je-ne-sais-quoi" qui réchauffe. C'est l'effet produit par "Lost in Vatican".     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93429043-65304436.jpg?v=1767028823" alt=""Lost in Vatican" Des paillettes et des habits de nonnes dans les nuits parisiennes, pour une escapade d'amour dans la vie lumière" title=""Lost in Vatican" Des paillettes et des habits de nonnes dans les nuits parisiennes, pour une escapade d'amour dans la vie lumière" />
     </div>
     <div>
      Une uchronie (et il a fallu que je recherche dans le dico la signification de ce mot que, même le correcteur Word, ignore), c'est ainsi que le spectacle se présente dans les premières répliques, c'est-à-dire (pour mes sœurs et frères aussi ignorants que moi) : un récit imaginaire qui prend comme base de départ un fait réel, historique. Le fait historique se nomme ici, les &quot;Sœurs de la Perpétuelle Indulgence&quot;, un mouvement catholique né à San Francisco en 1979 qui essaima sa mission dans les grandes capitales de la planète au fil des années qui suivirent. La fiction, elle, commence en 1990 à Rome, dans la cité du Vatican, et se poursuit à Paris avec la création du Couvent de Paris des Sœurs de la Perpétuelle indulgence. Alléluia !       <br />
              <br />
       Sur scène, face à nous, trois prie-Dieu qui seront en jeu plusieurs fois dans le spectacle, en plus d'une table à maquillage géante. Trois religieuses en chasuble et cornette agenouillées prient ou prient à peu près, écouteurs aux oreilles pour deux d'entre elles, leur dévotion se détourne vers des musiques qui ne sont absolument pas liturgiques. Le ton du spectacle commence à prendre corps, l'ironie teinte d'emblée une première scène qui montre l'éviction d'une jeune novice française du couvent italien où elle a trouvé refuge pour pleurer la perte de sa Mère-Supérieure adorée, une éviction sous prétexte qu'elle pleure trop cette perte.       <br />
              <br />
       À trois jours de prononcer ses vœux, elle se retrouve expulsée du Saint-Siège, jetée dans son habit de novice dans les rues de Rome comme si elle s'était retrouvée expulsée du paradis, tombée dans l'enfer brûlant des païens, des vices et des mauvaises rencontres non divines.       <br />
              <br />
       Et c'est un peu cette chute qui va lui arriver, à cette naïve jeune nonne. Elle se retrouve dans une sorte d'épopée rock and roll qui sera pour elle la longue initiation d'un monde dont elle ignore tout et la découverte d'elle-même dont elle ignore tout également. Pourtant, ce sont deux bonnes sœurs surgies de nulle part qui vont la sauver de l'errance dans les ruelles romaines en lui proposant de revenir avec elles en voiture à Paris. Commence alors un roadtrip ébouriffant, suivi d'une plongée dans la vie nocturne parisienne, de la rencontre avec les Sœurs de la Perpétuelle Indulgence et de la découverte de leurs actions, de leurs rires, de leurs provocations, de leurs cœurs énormes et de leurs transformations qui vont illuminer la scène et l'avenir de la novice Christine.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93429043-65304439.jpg?v=1767028861" alt=""Lost in Vatican" Des paillettes et des habits de nonnes dans les nuits parisiennes, pour une escapade d'amour dans la vie lumière" title=""Lost in Vatican" Des paillettes et des habits de nonnes dans les nuits parisiennes, pour une escapade d'amour dans la vie lumière" />
     </div>
     <div>
      Oui, transformations à vue pour ces deux sœurs qui sont en fait deux hommes travestis, maquillés, gays, au langage sans barrières, sans tabous qui seront le premier choc de la novice avant la rencontre avec d'autres LGBT+, dont une femme queer, lesbienne, qui se joindra à eux pour initier l'aventure de cette petite communauté du Couvent de Paris. Une communauté qui, au lendemain des premières années sombres du SIDA, agit au cours de la vie nocturne parisienne en intervenant dans tous les lieux interlopes, par des distributions de capotes, des conseils et surtout un esprit de show, de performance qui s'accompagne du travestissement en bonne sœur, avec cornette et chasuble portées sur des sous-vêtements pas très apostoliques et des maquillages sur fond de fard blanc comme des personnages du théâtre kabuki, mais avec beaucoup plus de fantaisie et de provocation.       <br />
              <br />
       Il y a un esprit farce dans ce spectacle dans lequel les trois personnages du couvent de Paris usent d'une vague de langage où percent sans arrêt des écueils solidement sexuels, des allusions &quot;fornicables&quot; et des jeux de mots à faire pâlir les bigots, car, comme elles disent volontiers : <span style="font-style:italic">&quot;la Foi de chacune ne regarde que le cul de chacune...&quot;</span>. Il reste que ces sœurs ne prétendent nullement s'attaquer à la Foi, même si elles égratignent gentiment les moralistes à l'esprit fermé et les rigoristes de tous poils.       <br />
              <br />
       Il y a aussi une gravité qui givre par instant l'incandescence de ces sœurs en transe dans les rues de Paris lorsque le sida vient jeter ses morts dans leurs pattes. Et puis, tout au long du récit, ces extraits de l'enregistrement de l'une de ces sœurs, Krypton, &quot;garde-cuisse&quot; des Sœurs du Couvent de Paris qui viennent comme des chapitres subjuguer la scène avec sa gravité simple, une interview où celui-ci raconte sa jeunesse dans un diocèse colombien, son désir de devenir prêtre pendant de nombreuses années, sa rencontre en 1990 avec l'Archi Mère Rita du Calvaire de Marie-Madeleine à la fondation du Couvent de Paris, ses réticences initiales à rejoindre le groupe, son émotion lors des premières actions, les deuils successifs durant l'épidémie de SIDA, et sa foi catholique qui demeure intacte aujourd'hui.       <br />
              <br />
       Je peux avouer, sans me faire détester des créatrices du spectacle, être profondément athée, mais être aussi profondément croyant dans ce que transmet &quot;Lost in Vatican&quot; : que l'alliance de quelques individus pour une cause peut lutter, s'opposer et agir contre l'inertie, contre une injustice, contre un pouvoir policier ou judiciaire – d'ailleurs, nos quatre héroïnes &quot;encornettées&quot; se retrouvent vite en tôle, ce qui ne brise pas leur motivation. Et c'est ce qui fait que ce spectacle est à la fois un cri de révolte, une déclaration de liberté et gémissement de plaisir. Avec beaucoup d'amour en chantilly par-dessus. Bref, une belle provocation.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Pour inventer cette histoire, Alice Étienne s'est immergée au sein du Couvent de Paris des Sœurs de la Perpétuelle Indulgence. Puis ce seront ses comédiennes et comédiens qui viendront apprendre auprès des sœurs l'art du maquillage et du travestissement qu'elles reproduisent avec talent, en live. Une métamorphose en action, pleine de vie, qui fait aussi partie de ce sentiment de libération qui parsème toute la représentation. Libération de l'image de soi par les paillettes, libération du tragique et du jugement d'autrui par le rire, libération des désirs quels qu'ils soient pour assommer la haine, terrasser l'homophobie, défier l'ordre moral et redonner enjouement à une communauté meurtrie par l'épidémie du sida.       <br />
              <br />
       Toute la grâce de &quot;Lost in Vatican&quot;, sa force de vie, est à découvrir sur scène, voir ces cinq interprètes inonder de feu, de lumière et de rire la noirceur de la vie, écouter le texte vif, inventif et parfois subversif de Lilas Roy et d'Alice Étienne, et sortir de là convaincu qu'une grappe de personnes résolues est capable de défier en tout temps l'ordre établi, la hiérarchie, la morale, pour sauver quelques vies.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>       <br />
              <br />
       Sortie de résidence vu le 6 décembre 2025 à Lilas en Scène, 23 bis, rue Chassagnolle, Les Lilas (93).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Lost in Vatican"</b></div>
     <div>
      Texte : Lilas Roy, avec la collaboration d'Alice Étienne.       <br />
       Mise en scène : Alice Étienne.       <br />
       Collaboration artistique : Lilas Roy.       <br />
       Dramaturgie : Elsa Provansal.       <br />
       Avec : Clarisse Chatillon, Alice Étienne, Amélie Husson, Martin Nadal, Jeanne Ros.       <br />
       Costumes : Antoine Réjasse.       <br />
       Scénographie : Anaïs Brancaz.       <br />
       Création lumière : Mona Marzaq.       <br />
       Création sonore : Anna Rohmer.       <br />
       Production Compagnie Lesoeurs.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">12 et 13 janvier 2026 :</span> L'Étoile du Nord, Paris 18ᵉ.       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 28 janvier au 1ᵉʳ février 2026</span> : Lavoir Moderne Parisien, Paris 18ᵉ.       <br />
       Du 06 au 10 mai 2026 : Théâtre La Reine Blanche, Paris 18ᵉ.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/93429043-65304436.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Lost-in-Vatican-Des-paillettes-et-des-habits-de-nonnes-dans-les-nuits-parisiennes-pour-une-escapade-d-amour-dans-la_a4438.html</link>
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   <title>"Tel le fleuve rencontre la mer" Une fresque universelle remarquable sur des liens encore humains et sur le courage</title>
   <pubDate>Mon, 08 Dec 2025 10:28:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Trois familles, trois pays, trois destins que rien ne prédisposait à se rencontrer. Mais la force de leur courage entraîne Gabriel, Ali et Madame Lola dans une aventure humaine où des liens indéfectibles se tissent et célèbrent la magie des rencontres inattendues.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93075829-65105476.jpg?v=1753118600" alt=""Tel le fleuve rencontre la mer" Une fresque universelle remarquable sur des liens encore humains et sur le courage" title=""Tel le fleuve rencontre la mer" Une fresque universelle remarquable sur des liens encore humains et sur le courage" />
     </div>
     <div>
      Reina, la grand-mère de Léa Corbex Castillo, lui disait souvent qu'il fallait donner deux choses aux enfants : <span style="font-style:italic">&quot;des racines pour grandir et des ailes pour l'âge&quot;</span>… et elle l'emmenait souvent se balader dans les Alpes de l'ancien Piémont en lui racontant sur les chemins des contes au suspense insoutenable. Il est fort probable que c'est à partir de ces instants privilégiés que la comédienne, autrice et metteuse en scène a puisé ses ressources créatrices et développé son goût pour le théâtre.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Étrangement, le dénouement des histoires arrivait toujours au sommet de notre ascension  !&quot;,</span> précise la comédienne. À n'en point douter, il fallait donc grimper avec efforts et conviction, tout comme elle l'a fait par la suite, notamment à l'occasion de cette deuxième remarquable création, &quot;Tel le fleuve rencontre la mer&quot;.       <br />
              <br />
       Une réelle prouesse théâtrale menée de mains de maîtres par une écriture forte et hautement ambitieuse sur les liens familiaux, la construction de l'identité, l'homosexualité, l'émancipation, l'origine, dont Wajdi Mouawad a dit qu'elle est <span style="font-style:italic">&quot;un socle, certes, mais qu'à partir d'elle, on peut se forger plusieurs identités&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93075829-65105477.jpg?v=1753118918" alt=""Tel le fleuve rencontre la mer" Une fresque universelle remarquable sur des liens encore humains et sur le courage" title=""Tel le fleuve rencontre la mer" Une fresque universelle remarquable sur des liens encore humains et sur le courage" />
     </div>
     <div>
      L'interprétation virevoltante des deux comédiennes et du comédien emporte le public dès les premières secondes de la représentation et le fait voyager vers des contrées plurielles de la plus belle manière, grâce à la dramaturgie juste et fine de Jeanne Murani, aux vidéos fort enveloppantes de Hanan Zbirta El Moujahid, ainsi qu'aux photos d'Ondine Simon et Lisa Lesourd.       <br />
              <br />
       C'est l'humanité qui prédomine dans cette magnifique pièce, celle dont le &quot;h&quot; minuscule devrait être plus souvent en majuscule. C'est le cas ici ! L'Humanité redorée, sublimée, honorée sous la houlette de la Compagnie Reina Gisèle et de Léa Corbex Castillo qui propose, à ce titre, un moment de spectacle flamboyant.       <br />
              <br />
       Les interprétations respectives des deux comédiennes et du comédien, dont on sent la grande complicité, sont brillantes. Une mention toute particulière pour Emma Gagnadoux interprétant un rôle masculin, celui de Gabriel, au jeu incarné et hautement authentique. Une vraie prouesse bardée d'émotions et de fougue.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93075829-65105478.jpg?v=1753119068" alt=""Tel le fleuve rencontre la mer" Une fresque universelle remarquable sur des liens encore humains et sur le courage" title=""Tel le fleuve rencontre la mer" Une fresque universelle remarquable sur des liens encore humains et sur le courage" />
     </div>
     <div>
      Léa Corbex Castillo interprète, elle, plusieurs rôles avec une réelle sincérité, passant avec énergie de l'un à l'autre, totalement imprégnée de son amour notoire pour les planches du théâtre. Madame Lola, quant à elle, par la force de la dramaturgie notamment, est largement vivante et, sans les entendre pourtant, les sons de ses castagnettes sont bien présents, mélodieux et bien vivants.       <br />
              <br />
       &quot;Tel le fleuve rencontre la mer&quot; ne doit absolument pas passer inaperçue, car il s'agit là d'un grand moment de théâtre aux échos que l'on qualifie d'universel, qualificatif qui mériterait d'être reconsidéré à sa juste valeur. Ce détail, cette pièce nous l'offre de façon merveilleuse…       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Tel le fleuve rencontre la mer"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93075829-65105479.jpg?v=1753119095" alt=""Tel le fleuve rencontre la mer" Une fresque universelle remarquable sur des liens encore humains et sur le courage" title=""Tel le fleuve rencontre la mer" Une fresque universelle remarquable sur des liens encore humains et sur le courage" />
     </div>
     <div>
      Création 2025       <br />
       Pièce en français et en espagnol surtitrée en espagnol et français.       <br />
       Texte : Léa Corbex Castillo.       <br />
       Mise en scène : Léa Corbex Castillo.       <br />
       Avec : Emma Gagnadoux, Hugo Fiess et Léa Corbex Castillo.       <br />
       Aide à la scénographie : Caroline Frachet et Laure Montagné.       <br />
       Création costumes : Christine Couton.       <br />
       Création lumières : Marine Flores.       <br />
       Traduction : Teresa Henriquez.       <br />
       Compagnie Reina Gisèle.       <br />
       Photos : Ondine Simon, Lisa Lesourd.       <br />
       Tout public, à partir de 12 ans.       <br />
       Durée 1 h 20.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 10 au 14 décembre 2025.</span>       <br />
       Mercredi au samedi à 21 h, dimanche à 17 h.       <br />
       Théâtre du Lavoir Moderne Parisien, 35, rue Léon, Paris 18ᵉ.       <br />
       <a class="link" href="https://lmp-billetterie.mapado.com/event/574981-tel-le-fleuve-rencontre-la-mer" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://lavoirmoderneparisien.com/" target="_blank">>> lavoirmoderneparisien.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       Oui Festival       <br />
       6 février 2026 : Institut français de Barcelone, Barcelone (Espagne).       <br />
       3 avril 2026 : Théâtre des Allobroges, Cluses (74).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/93075829-65105477.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Tel-le-fleuve-rencontre-la-mer-Une-fresque-universelle-remarquable-sur-des-liens-encore-humains-et-sur-le-courage_a4421.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>•Off 2025• "Le Mythe de Sisyphe" "C'est le chemin qui mène aux visages de l'homme qu'il s'agit de trouver"</title>
   <pubDate>Tue, 27 May 2025 07:50:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2025]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Un jour, Sisyphe a osé défier les dieux grecs et, de ce fait, il est condamné pour l'éternité à pousser un rocher jusqu'au sommet d'une montagne. Mais lorsque ce rocher atteint le sommet et que Sisyphe atteint son objectif, le rocher dévale tout en bas et Sisyphe doit à nouveau recommencer l'ascension. Encore et encore… Inlassablement ! Mais, comme le clame Camus, il faut malgré tout "imaginer Sisyphe heureux" !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88794445-62833511.jpg?v=1697389740" alt="•Off 2025• "Le Mythe de Sisyphe" "C'est le chemin qui mène aux visages de l'homme qu'il s'agit de trouver"" title="•Off 2025• "Le Mythe de Sisyphe" "C'est le chemin qui mène aux visages de l'homme qu'il s'agit de trouver"" />
     </div>
     <div>
      C'était la première fois que &quot;Le Mythe de Sisyphe&quot; d'Albert Camus était porté au théâtre lors de sa création au Lavoir Moderne Parisien. Dans l'adaptation de ce célèbre essai de la littérature française par Pierre Martot de la compagnie Pierre Martot, chaque pensée, chaque phrase, chaque mot est totalement extrait de l'œuvre originelle.       <br />
              <br />
       À l'annonce d'une adaptation théâtrale de ce célèbre essai philosophique, écriture de jeunesse parallèle à &quot;L'Étranger&quot; – non moins célèbre roman publié quelques mois après ce dernier, en 1942 –, une question nous a taraudée d'emblée : comment adapter sur les planches un tel monument de la littérature ? Mais aussi, pour quelles raisons intrinsèques le faire véritablement ?       <br />
              <br />
       Nous étions alors impatiente de le découvrir et attendions impatiemment la première en octobre 2023 au Lavoir Moderne Parisien… Profondément &quot;camusienne&quot; dans l'âme et en perpétuelle interrogation, nous aussi, sur la condition humaine et la nécessité toute relative d'exister, ce spectacle allait de toute évidence nous interpeller. C'est ainsi, bardée de ces interrogations toutes personnelles que nous avons assisté à cette adaptation.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88794445-62833512.jpg?v=1697389792" alt="•Off 2025• "Le Mythe de Sisyphe" "C'est le chemin qui mène aux visages de l'homme qu'il s'agit de trouver"" title="•Off 2025• "Le Mythe de Sisyphe" "C'est le chemin qui mène aux visages de l'homme qu'il s'agit de trouver"" />
     </div>
     <div>
      C'est une bien belle surprise que nous avons eue en assistant à cette adaptation menée de main de maître par Pierre Martot qui, en 1986, a décidé de quitter ses fonctions de psychologue clinicien pour devenir comédien.       <br />
              <br />
       Sur la scène du LMP, le comédien était bien loin de son rôle du capitaine de police Léo Castelli, dans la série télévisée &quot;Plus belle la vie&quot;, interprété pendant quatorze ans, mais sans avoir pour autant arrêté le théâtre. C'est un comédien investi, à la forte présence sur scène, qui nous accueille à travers les mots de Camus, lesquels s'inscrivent dans le bien connu &quot;cycle de l'absurde&quot; de la pensée littéraire du XXe siècle.       <br />
              <br />
       Vêtu d'un simple pardessus sombre au col relevé rappelant indéniablement la silhouette connue d'Albert Camus, Pierre Martot entre au début du spectacle calmement par l'entrée des spectateurs, une liasse de feuillets dans la main, et s'adresse au public de sa voix grave et posée. En convoquant d'emblée le sens de la vie.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Vivre naturellement, ce n'est pas facile parce que la vie ne vaut pas la peine d'être vécue&quot;.</span> Le cheminement de la réflexion de l'auteur, dans ce spectacle, est hautement magnifié et respecte à la lettre les trois figures distinctes de l'essai : celle de l'acteur, de &quot;l'homme révolté&quot; et de l'écrivain.       <br />
              <br />
       Le décor épuré du plateau aux murs en briques et en pierres du LMP, au-dessus duquel pendent seulement huit petites ampoules vintage aux lueurs jaunâtres, renforce les propos philosophiques de Camus et le comédien parvient à transcender sa parole philosophique en faisant en sorte, par son charisme et sa seule présence, que chaque spectateur (trice) prenne conscience que d'une certaine manière, c'est de lui (d'elle) qu'il parle.       <br />
              <br />
       Car Camus évoque dans cet essai notre condition humaine, notre mort et notre finitude. Mais aussi le rôle du créateur, la création romanesque, ou encore l'acteur. Tout interpelle nécessairement, d'une manière ou d'une autre.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Cet homme au téléphone que j'entrevois à travers la vitre, pourquoi m'est-il autant étranger et absurde ?       <br />
       Que faire du visage de cette femme aimée pendant des années et qui nous devient soudainement étrangère ?&quot;</span>       <br />
              <br />
       Sisyphe, c'est chacun et chacune d'entre nous portant notre destin tant bien que mal ! Après &quot;Plus belle la vie&quot; et ce magnifique seul-en-scène de cette rentrée 2023-2024, la vie de Pierre Martot sera-t-elle plus belle ? Et la nôtre ? Sera-t-elle aussi philosophiquement plus élargie et reconsidérée ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88794445-62833513.jpg?v=1697390422" alt="•Off 2025• "Le Mythe de Sisyphe" "C'est le chemin qui mène aux visages de l'homme qu'il s'agit de trouver"" title="•Off 2025• "Le Mythe de Sisyphe" "C'est le chemin qui mène aux visages de l'homme qu'il s'agit de trouver"" />
     </div>
     <div>
      Aurons-nous davantage d'espoir en la vie et en notre condition humaine ?       <br />
              <br />
       Pour le savoir, rendez-vous maintenant au Théâtre Transversal, mais faites vite… car la fin du festival est proche !       <br />
              <br />
       &quot;Le Mythe de Sisyphe&quot; interprété par Pierre Martot est une remarquable performance, ambitieuse et, à sa manière, &quot;révoltée&quot;. Le comédien donne chair et corps au texte magistral de Camus et parvient à en extraire la substantifique moelle. Les pantomimes sobres et justes du Penseur de Rodin ou de Sisyphe poussant son rocher convoquent des images fortes et nécessaires.       <br />
              <br />
       Puisse ce très beau spectacle aider les spectatrices et spectateurs à se barder face aux tumultes du monde et à les aider à croire encore et encore en la puissance de l'humain.       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Mythe de Sisyphe"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88794445-62833514.jpg?v=1697390487" alt="•Off 2025• "Le Mythe de Sisyphe" "C'est le chemin qui mène aux visages de l'homme qu'il s'agit de trouver"" title="•Off 2025• "Le Mythe de Sisyphe" "C'est le chemin qui mène aux visages de l'homme qu'il s'agit de trouver"" />
     </div>
     <div>
      D'après l'œuvre d'Albert Camus publié aux Éditions Gallimard.       <br />
       Adaptation et interprétation : Pierre Martot.       <br />
       Assistant : Basile Meilleurat.       <br />
       Collaboration artistique et lumières : Jean-Claude Fall.       <br />
       Régie générale : Mathieu Rodride.       <br />
       Compagnie Pierre Martot - Théâtre de Sisyphe.       <br />
       À partir de 15 ans.       <br />
       Durée : 1 h 05.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2025•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 au 26 juillet 2025.</span>       <br />
       Tous les jours à 12 h 10. Relâche le mercredi.       <br />
       Théâtre Transversal, Salle 1, 10-12, rue d'Amphoux, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 90 86 17 12.       <br />
       Courriel : <a class="link" href="javascript:protected_mail('contact@theatretransversal.com')" >contact@theatretransversal.com</a>       <br />
       <a class="link" href="https://theatretransversal.com/" target="_blank">>> theatretransversal.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/88794445-62833511.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2025-Le-Mythe-de-Sisyphe-C-est-le-chemin-qui-mene-aux-visages-de-l-homme-qu-il-s-agit-de-trouver_a4228.html</link>
  </item>

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   <title>"Odile lave le linge des autres" Seule en scène émouvante dans laquelle beaucoup de femmes des années cinquante se reconnaîtront</title>
   <pubDate>Tue, 29 Apr 2025 13:24:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Odile, née en 1920, vit dans un petit village avec sa maman qui travaille dans un lavoir. Celle-ci est fille-mère, Odile n'ayant jamais connu son père. Quand Odile a 14 ans, sa maman tombe malade. Il faut gagner des sous, alors elle va se faire embaucher au lavoir du village. Dès lors, elle ne pourra plus continuer à aller à l'école, alors qu'elle venait pourtant d'obtenir brillamment son certificat d'études. La pièce commence en 1938 quand elle a 18 ans. Le Deuxième Guerre mondiale n'est pas loin et, très vite, elle fera partie d'un réseau de résistants(es) tout en lavant le linge tâché du sang des soldats.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88223466-62493774.jpg?v=1745926428" alt=""Odile lave le linge des autres" Seule en scène émouvante dans laquelle beaucoup de femmes des années cinquante se reconnaîtront" title=""Odile lave le linge des autres" Seule en scène émouvante dans laquelle beaucoup de femmes des années cinquante se reconnaîtront" />
     </div>
     <div>
      Martine Ladoire-Tornil, directrice du Théâtre de l'Éperon à Angoulême, responsable de la Compagnie des Arceaux, mais aussi dramaturge, comédienne, metteuse en scène et chorégraphe, n'en est pas à sa première pièce sur le thème des lavoirs en France. Thème qui pourrait revêtir des allures anodines, s'il ne contenait pas aussi, en filigrane, celui de l'eau, vitale et ô combien essentielle, et dont la présence, de nos jours, nous paraît si évidente !       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Depuis plusieurs années, je travaille sur le thème des lavoirs de nos villages et j'ai déjà écrit &quot;Jours de lessive&quot;. Alors, pourquoi cette insistance, me direz-vous ? Parce qu'on oublie trop souvent que le XIXe siècle a été le siècle de la conquête de l'eau et qu'encore, au début du XXe, l'accès à l'eau restera placé sous le signe de l'inégalité sociale et culturelle. Dans les quartiers populaires, il faut encore aller la chercher à la fontaine et laver son linge aux lavoirs&quot;,</span> précise la comédienne.       <br />
              <br />
       Le théâtre sert aussi à cela, heureusement : à se souvenir… et lorsqu'il est interprété avec élégance et sincérité, comme c'est le cas dans ce spectacle, les choses nous paraissent évidentes alors que bien souvent, on les a oubliées ou plus largement qu'on les ignorait.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88223466-62493775.jpg?v=1745926483" alt=""Odile lave le linge des autres" Seule en scène émouvante dans laquelle beaucoup de femmes des années cinquante se reconnaîtront" title=""Odile lave le linge des autres" Seule en scène émouvante dans laquelle beaucoup de femmes des années cinquante se reconnaîtront" />
     </div>
     <div>
      Dans son spectacle, Martine Ladoire retrace surtout l'évolution du rôle des femmes dans la société, et le fait, en grande partie grâce à son écriture et avec une intelligence qui provoque le respect. Son professionnalisme, tant dans le texte que dans son jeu, leur rend un bel hommage qui conquiert le public.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Ensemble, lançons dans le vent nos jupes, nos foulards comme des étendards. Que, main dans la main, ensemble, nous les femmes, vous les hommes, nous jetions tous les préjugés qui nous empêchent d'aimer, qui nous privent d'amitié. Voilà le combat&quot;,</span> proclame Odile, alias Martine Ladoire-Tornil.       <br />
              <br />
       Il s'agit là d'une pièce qui devrait être diffusée dans les établissements scolaires afin d'ouvrir les esprits aux jeunes, filles et garçons confondus, tant la narration, limpide et pointillée de chansons interprétées par la comédienne elle-même, est émouvante à plusieurs niveaux. Cela dit, les auteurs des chansons ne sont pas uniquement des femmes et ce choix pertinent, à bien y regarder, est en filigrane tout au long de la pièce. <span style="font-style:italic">&quot;Les hommes sont là, à nos côtés. Heureusement&quot;</span> (sic).       <br />
              <br />
       Ce n'est pas une pièce féministe &quot;à tu et à toi&quot; avec le public, même si par moments quelques redondances pourraient être estompées, ce qui n'ôterait en rien la qualité d'interprétation de la comédienne qui cache bien son âge…       <br />
              <br />
       Du lavoir à la machine à laver, en passant par celle à gaz – un moment de cette seule en scène pétillant et chargé d'enseignements –, en passant par l'avortement et les faiseuses d'anges auxquelles les blanchisseuses appartenaient, les filles-mères, les droits des femmes sur le plan salarial et bancaire ou encore la vieillesse que les Québécois appellent &quot;l'âge d'or&quot;, ce spectacle propose un très bel hommage à &quot;La&quot; femme, interprété avec une sincérité mêlée à une certaine &quot;sobriété poétique&quot; très touchante.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Nous, les femmes travaillant dans les lavoirs, on savait garder la tête haute, contrairement aux filles des usines sur lesquelles les patrons avaient le droit de cuissage, et qui devaient coucher avec les contremaîtres pour se faire embaucher&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Désormais, au hasard de vos pérégrinations dans les campagnes et les villages, si vous croisez un lavoir, restauré ou pas, il y a de fortes chances que vous repensiez à ce spectacle, et que, peut-être, une femme se tiendra bien droite à côté, comme elle l'a été depuis toujours, et le restera !       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Odile lave le linge des autres Un combat de 1938 à 1998"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88223466-62493883.jpg?v=1745926590" alt=""Odile lave le linge des autres" Seule en scène émouvante dans laquelle beaucoup de femmes des années cinquante se reconnaîtront" title=""Odile lave le linge des autres" Seule en scène émouvante dans laquelle beaucoup de femmes des années cinquante se reconnaîtront" />
     </div>
     <div>
      Texte : Martine Ladoire-Tornil.       <br />
       Mise en scène : Martine Ladoire-Tornil.       <br />
       Avec : Martine Ladoire-Tornil.            <br />
       Musicien : Philippe Péaud (guitare).       <br />
       Par la Compagnie des Arceaux.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 25 avril au 1er juin 2025.</span>       <br />
       Vendredi et samedi à 19 h, dimanche à 15 h.       <br />
       Théâtre Le Guichet Montparnasse, Paris 14e, 01 43 27 88 61.       <br />
       <a class="link" href="https://www.guichetmontparnasse.com/" target="_blank">&gt;&gt; guichetmontparnasse.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/88223466-62493774.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Odile-lave-le-linge-des-autres-Seule-en-scene-emouvante-dans-laquelle-beaucoup-de-femmes-des-annees-cinquante-se_a4206.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>"Les gestes d'après", du théâtre poétique fort et bouleversant</title>
   <pubDate>Tue, 10 Sep 2024 16:58:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Après avoir porté les textes de Svetlana Alexievitch dans "Valentina-Tchernobyl", les mots de Brigitte Barbier dans "Là où tu es", ceux de Chariff Ghattas, de Maïa Brami et d'autres auteurs encore, Coralie Émilion-Languille s'empare cette fois de textes qu'elle a elle-même écrits. Exercice encore plus exigeant que celui d'incarner des personnages extérieurs à soi, que celui de donner à entendre et à voir ses propres mots écrits dans l'intime solitude de la pensée.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82704396-59286251.jpg?v=1725981823" alt=""Les gestes d'après", du théâtre poétique fort et bouleversant" title=""Les gestes d'après", du théâtre poétique fort et bouleversant" />
     </div>
     <div>
      Les textes des &quot;gestes d'après&quot; sont d'abord une écriture poétique, ancrée, originale, rythmée. Leurs constructions, leurs scansions s'accordent totalement à l'oralité. Ils respirent. Ils offrent des silences, des pauses, des suspensions. Ils sont d'une forme qui ne dit pas tout, loin, si loin de tout ce qui peut être explicatif ou objectif. Ils sont images qui mêlent et surtout démêlent souvenirs entre lesquels il va falloir marcher et explorer des sensations nouvelles.       <br />
               <br />
       &quot;Les gestes d'après&quot; racontent une renaissance, peut-être même une naissance. Longtemps, des années, des dizaines d'années après la violence d'une enfance meurtrie, c'est le temps infini qu'il faut pour panser les blessures et pour se penser autrement que victime d'une injustice extrême et soudain voir. Voir tout. Voir le passé, oui, mais essentiellement voir le monde, la vie, le présent, le futur. Oui, il s'agit d'une naissance au monde et aux ressentis, avec tout ce que cela suppose d'exaltation, de curiosité, de confiance.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82704396-59286252.jpg?v=1725981847" alt=""Les gestes d'après", du théâtre poétique fort et bouleversant" title=""Les gestes d'après", du théâtre poétique fort et bouleversant" />
     </div>
     <div>
      Au fil des textes, ce sont les autres d'abord qui revivent, s'exaltent, retrouvent, au travers les mots et les regards de Coralie Émilion-Languille, une innocence qui les relie à la nature, les arbres, la sève, la lumière. Puis, c'est elle-même, la narratrice, celle qui nous emmène mot à mot dans ce chemin de découverte, menée par sa propre main amie à travers la pièce, c'est elle-même qui sort d'une chrysalide prison et découvre l'émotion, la vie, la jouissance. Son corps innove le plaisir, ses sens osent, ses paroles s'offrent le don, le bon, le délicieux, elle se libère.       <br />
              <br />
       Les métaphores de la nature sont autant de couleurs et de sens qui servent la langue de ce texte. Un texte richement entrecoupé de phrases du quotidien, car c'est ce quotidien, l'existence, le bonheur tout simplement qui sont ici découverts, merveilleux, illumination. Le phrasé de l'autrice et de la comédienne est rythme, il avance et laisse vivre des éclats de silences. À quelques moments précis, quelques notes de musique se combinent aux mots, aux gestes de la comédienne qu'une fierté de vivre peu à peu couronne.       <br />
               <br />
       Quelque chose apaise, mais le souffle se retient comme lorsque l'on assiste au parcours d'une fildefériste. Car cette naissance reste fragile, même si elle est révélation et joie. La nature s'invite dans ce chemin non seulement comme image, mais comme recours au vrai, au juste. Le texte construit ainsi une sorte de vivarium géant où peuvent vivre les êtres en paix, loin des nuisibles, près du bonheur. Et c'est ceci, le surprenant : nulle aigreur, nulle amertume pour toutes ces années saccagées par le souvenir de cette violence subie, mais, comme le tournesol s'oriente toujours vers le soleil levant, ce bonheur à vivre, revivre, renaître et naître.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Les gestes d'après"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82704396-59286259.jpg?v=1725981869" alt=""Les gestes d'après", du théâtre poétique fort et bouleversant" title=""Les gestes d'après", du théâtre poétique fort et bouleversant" />
     </div>
     <div>
      Texte : Coralie Émilion-Languille.       <br />
       Adaptation du livre éponyme de Coralie Émilion-Languille sorti en décembre 2023 aux Éditions Unicité.       <br />
       Mise en scène : Coralie Émilion-Languille et Benjamin Georjon.       <br />
       Avec : Coralie Émilion-Languille.       <br />
       Création sonore : Arnaud Vernet-Le Naun.       <br />
       Costume et masque : Gwendoline Grandjean.       <br />
       Lumière : Gaspard Gauthier.       <br />
       Régisseur : Julien Barrillet.       <br />
       Regard chorégraphique : Mathias Dou.       <br />
       Scénographie : Laure Montagné.       <br />
       Collaboration artistique : Coraline Lamaison.       <br />
       Ainsi que les regards précieux d'Anne Consigny et Lo Martin Wilder.       <br />
       À partir de 12 ans.       <br />
       Durée 1h.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 2 au 6 octobre 2024.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 21 h, dimanche à 17 h.       <br />
       Lavoir Moderne Parisien, Paris 18e, 01 46 06 08 05.       <br />
       <a class="link" href="https://lavoirmoderneparisien.com/" target="_blank">&gt;&gt; lavoirmoderneparisien.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/82704396-59286251.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Les-gestes-d-apres--du-theatre-poetique-fort-et-bouleversant_a4040.html</link>
  </item>

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