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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
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   <title>"Le Bourgeois gentilhomme"… prosaïquement superbe de modernité</title>
   <pubDate>Wed, 08 Jul 2015 09:53:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans la mise en scène très créative de Denis Podalydès, "Le Bourgeois gentilhomme" est au carrefour du classique et du moderne, du comique et du tragique, renouant aussi avec la comédie-ballet de Molière autour de chants lyriques et de la musique de Lully.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7998879-12447342.jpg?v=1436451921" alt=""Le Bourgeois gentilhomme"… prosaïquement superbe de modernité" title=""Le Bourgeois gentilhomme"… prosaïquement superbe de modernité" />
     </div>
     <div>
      C'est drôle, inventif, avec la rencontre de deux époques, moderne dans la scénographie et classique avec la musique de Lully. Le cadre de la pièce dévoile une approche théâtrale audacieuse dans une mise en scène intervenant par petites touches tout au long de la pièce. Celle-ci est savamment mise en valeur par la déclamation théâtrale des comédiens et le phrasé des répliques. Le théâtre de Molière et la musique de Lully forment un bel ensemble artistique nourri de chants lyriques et de danse classique.       <br />
              <br />
       Les personnages sont une gourmandise d'invention. Il y a M. Jourdain, plein d'emphase, d'énergie et de croquant. Mme Jourdain est habitée par un jeu à la fois hautain et drôle lorsqu'elle mime une dinde, M. Jourdain lui donnant la réplique. Il y a aussi les émissaires du grand Turc, très drôles avec leurs petites tailles et leurs petites voix. Chaque personnage, de Cléonte et Covielle jusqu'à Dorante et Dolimène, respire d'originalité. Le jeu transpire d'énergie, d'audace où la farce et la gaudriole outrepassent le contemporain et le classique de la pièce lui donnant ainsi un accent intemporel.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7998879-12447344.jpg?v=1436452137" alt=""Le Bourgeois gentilhomme"… prosaïquement superbe de modernité" title=""Le Bourgeois gentilhomme"… prosaïquement superbe de modernité" />
     </div>
     <div>
      M. Jourdain est autant enclin au jeu, à l'espièglerie qu'au sérieux et à l'ambition d'être considéré comme un noble. Nous sommes au carrefour de personnages qui ont chacun une marque, une griffe, un timbre scénique. Il n'y a pas de petits rôles, que de grands personnages.       <br />
              <br />
       Ainsi, de l'inventivité de la mise en scène qui fait de chaque scène une histoire, nous sommes à découvrir chaque personnage dans une évolution nourrie par le contexte scénographique, les situations. Chacun, même si la trame respecte un caractère qui lui être propre, s'amuse, autant de lui-même que de l'autre, faisant de la pièce une comédie a plusieurs entrées.       <br />
              <br />
       La mise en scène de Podalydès fait de chaque rôle un axe d'évolution de la pièce. C'est par eux que les ressorts dramaturgiques puisent leur source. C'est par eux que l'histoire et les situations se façonnent, comme s'ils étaient indépendants de tout destin scénique ou théâtral. Ils semblent en être les instigateurs, les seuls maîtres à bord sur scène rendant à Molière un hommage appuyé à son génie créateur.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Bourgeois gentilhomme"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7998879-12447371.jpg?v=1436452184" alt=""Le Bourgeois gentilhomme"… prosaïquement superbe de modernité" title=""Le Bourgeois gentilhomme"… prosaïquement superbe de modernité" />
     </div>
     <div>
      Comédie-ballet de Molière avec la musique de Lully.       <br />
       Mise en scène : Denis Podalydès, Sociétaire de la Comédie-Française, assisté de Laurent Podalydès.       <br />
       Direction musicale : Christophe Coin.       <br />
       Collaboration artistique : Emmanuel Bourdieu.       <br />
       Scénographie : Éric Ruf, assisté de Delphine Sainte-Marie.        <br />
       Avec (en alternance) :       <br />
       Comédiens : Emeline Bayart, Julien Campani, Manon Combes, Bénédicte Guilbert, Elodie Huber, Francis Leplay, Leslie Menu, Hermann Marchand, Nicolas Orlando, Laurent Podalydès, Pascal Rénéric, Alexandre Steiger, Thibault Vinçon.       <br />
       Danseuses : Windy Antognelli, Noémie Ettlin, Flavie Hennion et Artemis Stavridi.       <br />
       Chanteurs : Geoffroy Buffière, Romain Champion, Cécile Granger, Matthieu Heim, Marc Labonnette, Vincent Lière-Picard et Francisco Mañalich.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7998879-12459569.jpg?v=1436452307" alt=""Le Bourgeois gentilhomme"… prosaïquement superbe de modernité" title=""Le Bourgeois gentilhomme"… prosaïquement superbe de modernité" />
     </div>
     <div>
      Solistes de L'Ensemble La Révérence  : Jérôme Akoka, Christophe Coin, Louis Creach, Stéphan Dudermel, Yvan Garcia, Domitille Gilon, François Guerrier, Nicolas Mazzoleni, Nathalie Petibon, Emmanuel Resche, Vincent Robin, Atsushi Sakai et Maria Tecla Andreotti.       <br />
       Lumières  : Stéphanie Daniel.       <br />
       Costumes : Christian Lacroix, assisté de Jean-Philippe Pons.       <br />
       Chorégraphie : Kaori Ito.       <br />
       Maquillages et coiffures : Véronique Soulier-Nguyen.       <br />
       Durée : 3 h avec entracte.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 26 juin 2015 au 26 juillet 2015.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h, matinées les dimanches à 16 h et relâche le mardi 14 juillet.       <br />
       Théâtre des Bouffes du Nord, Paris 10e, 01 46 07 34 50.       <br />
       <a class="link" href="http://www.bouffesdunord.com" target="_blank">&gt;&gt; bouffesdunord.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Une forme concertante sensible qui relie regards et gestes, voix humaine et musiques</title>
   <pubDate>Fri, 04 Apr 2014 19:47:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   C’est un vieil homme qui tient conférence sur les méfaits du tabac. Michel Robin, pour qui Nioukhine (c’est le nom du personnage) fut son tout premier rôle quand il débutait, l’éclaire de son œil pétillant et malicieux. C’est un vieil homme qui tient conférence lors d’un concert de bienfaisance qu'organise d’une poigne de fer, on l’apprend au hasard du récit, son épouse brutale et avaricieuse, directrice de pensionnat pour jeunes filles pauvres.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6495893-9797579.jpg?v=1396635010" alt="Une forme concertante sensible qui relie regards et gestes, voix humaine et musiques" title="Une forme concertante sensible qui relie regards et gestes, voix humaine et musiques" />
     </div>
     <div>
      C’est une ombre grise et sautillante, aux vêtements élimés, un peu perturbé et maladroit et miséreux. C’est un papa gâteau pour les pensionnaires. Homme à tout faire, un peu gâteux,  un peu sourd, un peu oublieux, qui trouve refuge dans la musique, dans le silence de la musique et qui dévoile sa vie brusquement, dans un accès de liberté, d’années d’humiliations sous l'œil inquiet, attentif, attendri des musiciennes, pianiste, violoniste, cantatrice, dont il interrompt le concert.       <br />
              <br />
       Et de manière très ironique pour le spectateur, la conférence est tenue justement par ce qu'elle ne se déroule pas et que le personnage est à lui-même sa démonstration, son alibi. Le vieil homme avoue qu’il fume et le spectateur en découvre les causes sociales et familiales à défaut d’en connaitre les conséquences physiques.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6495893-9797580.jpg?v=1396635011" alt="Une forme concertante sensible qui relie regards et gestes, voix humaine et musiques" title="Une forme concertante sensible qui relie regards et gestes, voix humaine et musiques" />
     </div>
     <div>
      Comme toujours avec Tchekhov, le rire immédiat de la farce est figé par l’authenticité du drame qui se déroule sous les yeux du spectateur, et par la précision des détails de la vie anodine et quotidienne fournis par l’auteur. Découpés comme au scalpel, notés comme autant de symptômes d’une énigme à résoudre, le récit révèle par petites touches le dessous des apparences et l'irrépressible dégât du temps.        <br />
              <br />
       Dans le suspend de cette conférence, c’est bien de solitude, de ruine physique et de mort qui s’annonce qu’il est question. L’ironie qui perce est désamorcée par le jeu. Elle devient pure comédie humaine. Et rire. Et applaudissements. Preuve d’amour ultime parce que tout cela est enchantement, parce que cela est théâtre.       <br />
              <br />
       Le spectacle distillé par Denis Podalydès et Floriane Bonanni mêle théâtre et musique. Tchekhov à Tchaïkovski, Jean Sébastien Bach et Luciano Berio. Il est de toute beauté et procure au spectateur le plaisir d’un jeu de correspondances et de miroirs bienveillants entre les arts et les êtres. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6495893-9797640.jpg?v=1396635067" alt="Une forme concertante sensible qui relie regards et gestes, voix humaine et musiques" title="Une forme concertante sensible qui relie regards et gestes, voix humaine et musiques" />
     </div>
     <div>
      Cette conférence sur les méfaits du tabac révèle un art consommé du dialogue qui s’appuie sur l’expressivité sensible des regards et des gestes. C’est un joyau de conversation silencieuse plein d’attentions réciproques. Une forme concertante qui relie Tchekhov et son ami Tchaïkovski dont les arts sonnent à l’unisson. Qui relie les voix et la musique, les gestes et les regards, le mime et le jeu, la vie réelle et la fiction, la vieillesse et la jeunesse.       <br />
              <br />
       Il faut voir, et avec quel talent, comment Nioukhine probablement sourd bat la mesure et trouve, sous l’agressivité apparente de la Sequenza VIII de Berio que lui assène le violon, le souvenir bien présent et harmonieux d’une romance. Douceur du souvenir et de l’enfance.       <br />
              <br />
       Cet acte de Tchekhov est un authentique concert d’un quatuor pour voix humaine, chant, violon et piano. Du grand théâtre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Les Méfaits du tabac"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6495893-9797647.jpg?v=1396635110" alt="Une forme concertante sensible qui relie regards et gestes, voix humaine et musiques" title="Une forme concertante sensible qui relie regards et gestes, voix humaine et musiques" />
     </div>
     <div>
      Concert en un acte.       <br />
       Texte : Anton Tchekhov       <br />
       Musiques :  Jean-Sébastien Bach, Luciano Berio, Piotr Ilitch Tchaïkovski.       <br />
       Mise en scène : Denis Podalydès.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Élodie Huber.       <br />
       Conception du spectacle : Floriane Bonanni.       <br />
       Avec : Michel Robin (Nioukhine), Floriane Bonanni (violon), Muriel Ferraro (soprano) et Emmanuelle Swiercz (piano).       <br />
       Scénographie : Delphine Sainte-Marie.       <br />
       Costumes : Christian Lacroix.       <br />
       Lumières : Stéphanie Daniel.       <br />
       Maquillages et coiffures : Véronique Soulier-Nguyen.       <br />
       Assistant costumes : Jean-Philippe Pons.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       <b>Programme musical :</b>       <br />
       &quot;Sonate n°1 en si mineur BW1014 pour violon et piano&quot; de J.S. Bach.       <br />
       &quot;Romance op 47 n°1&quot; de P.I. Tchaïkovski.       <br />
       &quot;Sequenza VIII pour violon&quot; de L. Berio.       <br />
       &quot;Partita n°2 en do mineur, BWV 826&quot; de J.S. Bach.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 18 mars au 12 avril 2014.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 19 h.       <br />
       Théâtre des Bouffes du Nord, Paris 10e, 01 46 07 34 50.       <br />
       <a class="link" href="http://www.bouffesdunord.com/" target="_blank">&gt;&gt; bouffesdunord.com</a>       <br />
              <br />
       17 et 18 avril 2014 : Théâtre d’Arras, Arras.       <br />
       11 au 19 juin 2014 : Tournée en Roumanie (Sibiu Festival, Timisoara Festival, Théâtre Bulandra de Bucarest).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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