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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-07-16T00:03:52+02:00</dc:date>
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   <title>Jazz à la Villette… Une programmation riche et lumineuse qui fait briller toutes les nuances du jazz</title>
   <pubDate>Sat, 10 Sep 2022 09:57:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Festivals]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Du 31 août au 11 septembre, et ce, depuis 2002, le jazz a quartier libre à la Villette avec son festival. Sont réunis une multitude de musiciens dont, entre autres, la nouvelle génération britannique avec l'octet Kokoroko ; des révélations comme le chanteur cubain Cimafunk, le flutiste Jocelyn Mienneil et le pianiste Christophe Chassol en duo ; des légendes telles que le trio Kenny Barron, Dave Holland et Johnathan Blake, Abdullah Ibrahim ; le retour du pianiste malien Cheick Tidiane Seck ou encore la clarinettiste américaine Angel Bat Dawid et son gang gospel Tha Brothahood…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/67257529-47605407.jpg?v=1662798015" alt="Jazz à la Villette… Une programmation riche et lumineuse qui fait briller toutes les nuances du jazz" title="Jazz à la Villette… Une programmation riche et lumineuse qui fait briller toutes les nuances du jazz" />
     </div>
     <div>
      Pour cette soirée du 2 septembre, en première partie, Alain Jean-Marie et Diego Imbert rendent un hommage appuyé au duo Bill Evans et Eddie Gomez. Avec, entre autres, &quot;Intuition&quot; (1974), le duo nous avait offert des compositions piano/contrebasse de toute beauté jusqu'en 1978, année où Eddie Gomez se sépare musicalement de Bill Evans. Celui-ci, légendaire pianiste ayant marqué de son empreinte le jazz, a aussi collaboré - de façon ô combien inspirante - au mythique &quot;Kind of Blue&quot; (1959) de Miles Davis, étant le pianiste de quatre morceaux sur cinq.       <br />
              <br />
       S'enchaînent ensuite différents morceaux dont &quot;Very early&quot; de l'album &quot;Moon beams&quot; (1962) composé, semblerait-il, alors que Bill Evans n'avait que 18 ans. Nous sommes dans un tempo reposant où le piano épouse de ses notes une contrebasse sous influence du subtil doigté de Diego Imbert qui rend l'esprit de l'instrument aussi doux qu'essentiel.       <br />
              <br />
       Autre rythme avec Kenny Barron, Dave Holland et Jonathan Blake Trio où se glisse une atmosphère musicale d'une modernité qui puise souvent sa quintessence sur les percussions du remarquable Johnathan Blake. La batterie est autant enveloppante que vive avec une disposition des toms au même niveau. Ainsi, celle-ci lui confère un agencement ressemblant à celle d'un piano sur lequel le musicien joue d'une large palette de sonorités avec, pour chaque tom, une note, un son, un accord. Le tempo nous fait découvrir un univers où les percussions peuvent devenir l'alpha et l'oméga d'un trio.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/67257529-47605411.jpg?v=1662798401" alt="Jazz à la Villette… Une programmation riche et lumineuse qui fait briller toutes les nuances du jazz" title="Jazz à la Villette… Une programmation riche et lumineuse qui fait briller toutes les nuances du jazz" />
     </div>
     <div>
      Deux légendes sont avec lui, Kenny Barron et Dave Holland. Ils se connaissent depuis 1985 où leur album &quot;Scratch&quot; (en compagnie du batteur Daniel Humair) avait marqué le monde du jazz avec ses rythmes autant sensuels que veloutés au piano et vibrant à la batterie. Leur collaboration dure depuis plus de 35 ans. Avec Johnathan Blake, leur cadet uniquement par l'âge, le trio a concocté le superbe album &quot;Without deception&quot; (2020).       <br />
              <br />
       Avec des percussions souvent en lead, les breaks, les licks ou les fills s'enchaînent, créant une atmosphère où régularité et ruptures sont un régal sur scène. La rythmique est menée par Johnathan Blake quand les basses mélodiques sont jouées au piano alors que la contrebasse est en appui avec Dave Holland qui enchaîne les notes, cadrant l'ensemble en y apportant un souffle éthéré où ses accords sont autant en lame de fond qu'en feu follet musical.       <br />
              <br />
       Graves par excellence dans leur essence, ils soutiennent le piano de Kenny Barron tout en rondeur avec les notes qui glissent en accompagnant le tempo rapide et soutenu de la batterie. Celles-là apportent une touche sensuelle et douce en contrepoint de celle-ci quand la contrebasse crée une atmosphère langoureuse où les notes se glissent comme par effraction et vivacité.        <br />
              <br />
       Dans ce trio, le talent n'a pas d'âge et sait faire aucune concession aux années avec pour cette représentation comme un souffle magique aux sonorités aussi mêlées que distinctes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Jazz à la Villette</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 31 août au 11 septembre 2022.</span>       <br />
       Le programme complet sur <a class="link" href="https://lavillette.com/programmation/jazz-a-la-villette-2022_e1468?gclid=EAIaIQobChMI3piD_uKJ-gIVb_x3Ch17awoqEAAYASAAEgLtOfD_BwE" target="_blank">&gt;&gt; lavillette.com</a>       <br />
       Grande Halle de La Villette, Paris 19e.       <br />
       Tél. : 01 40 03 75 75.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/67257529-47605407.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Jazz-a-la-Villette-Une-programmation-riche-et-lumineuse-qui-fait-briller-toutes-les-nuances-du-jazz_a3384.html</link>
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   <title>Flip Fabrique… Humour et facétie au service d'acrobaties</title>
   <pubDate>Thu, 28 Dec 2017 10:42:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Cirque &amp; Rue]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Pour le dernier spectacle du festival "Le Québec à la Villette", Flip Fabrique présente le monde du cirque au travers de ses coulisses et de numéros où l'acrobatie et le monde de l'aérien sont le socle fondateur d'une création mettant à l'honneur les artistes québécois.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/19156721-23148846.jpg?v=1514472021" alt="Flip Fabrique… Humour et facétie au service d'acrobaties" title="Flip Fabrique… Humour et facétie au service d'acrobaties" />
     </div>
     <div>
      L'année touche à sa fin et le cirque reste souvent lié, notamment à Paris, à cette période. Dans le cadre du festival &quot;Le Québec à la Villette&quot;, la compagnie Flip Fabrique nous fait découvrir le monde circassien, toujours aussi magique même s'il a sacrément évolué. Le spectacle est très sobre dans son originalité. Autour d'acrobaties, de banquine, de sauts à la corde, de diabolos, de roue Cyr, la troupe déploie un jeu où les arrêts sont peu nombreux et où l'humour reste le compagnon de chaque numéro.       <br />
              <br />
       Le fond de scène est composé d'un assemblage de caissons (flight case). Autour du thème du voyage et de la vie d'une troupe, Flip Fabrique joue sur les fondamentaux du monde circassien. La compagnie fait montre d'un beau dynamisme tout en mettant en exergue ses interrogations. Lesquelles ? Celles qui concernent la vie d'un artiste de scène, avec les différents événements qui la ponctuent, ceux de tomber enceinte, d'avoir une famille ou de faire avec une vieillesse qui viendrait affaiblir le corps. C'est par le biais du comique que toutes ses questions sont posées, sans verser dans un sentimentalisme qui n'aurait pas sa raison d'être.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/19156721-23152973.jpg?v=1514472077" alt="Flip Fabrique… Humour et facétie au service d'acrobaties" title="Flip Fabrique… Humour et facétie au service d'acrobaties" />
     </div>
     <div>
      Le corps est l'outil de l'artiste circassien et il doit faire avec le média de l'air ou plus rarement celui de la terre. Faire avec son corps, jouer avec les éléments pour dessiner dans un espace de jeu des courbes, des figures où pesanteur et apesanteur semblent se lier pour s'échapper du sol et jouer avec l'aérien.       <br />
              <br />
       Les acrobaties déroulent tout un univers où les numéros, autour de sauts à la corde, de cerceaux, sont porteurs de facéties. Il s'agit de faire avec les éléments sans pour autant que ceux-ci puissent être considérés comme extérieurs aux interprètes.       <br />
              <br />
       La musique pop accompagne le spectacle avec entrain, rythme et tempo. Tout y est. Dynamisme, joie, facétie, le monde du cirque reste encore et toujours une valeur sûre et riche d'émotions, de plaisir.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Transit"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/19156721-23153080.jpg?v=1514472899" alt="Flip Fabrique… Humour et facétie au service d'acrobaties" title="Flip Fabrique… Humour et facétie au service d'acrobaties" />
     </div>
     <div>
      Idée originale : Flip Fabrique.       <br />
       Direction artistique : Bruno Gagnon.       <br />
       Direction : Alexandre Fecteau.       <br />
       Avec : Bruno Gagnon, Jérémie Arsenault, Hugo Ouellet Côté, Francis Julien, Christophe Hamel, Jade Dussault.       <br />
       Scénographie : Ariane Sauvé.       <br />
       Chorégraphie : Annie Saint-Pierre.       <br />
       Costumes : Geneviève Tremblay.       <br />
       Son : Antony Roy.       <br />
       Lumières : Bruno Matte.       <br />
       Compagnie Flip Fabrique.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 21 au 31 décembre 2017.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h, dimanche à 16 h.       <br />
       Espace Chapiteaux, Parc de La Villette, Paris 19e, 01 40 03 75 75       <br />
       <a class="link" href="https://lavillette.com/" target="_blank">&gt;&gt; lavillette.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/19156721-23152973.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Flip-Fabrique-Humour-et-facetie-au-service-d-acrobaties_a2013.html</link>
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   <title>Afro Cirkus… Itinéraire d'enfants doués</title>
   <pubDate>Wed, 11 Oct 2017 05:47:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Cirque &amp; Rue]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Jusqu'à fin février 2018, le festival "Villette en cirques" prend ses quartiers à la Grande Halle et ses alentours (Paris 19e) pour proposer des spectacles circassiens alliant théâtre, mime, magie, acrobatie et marionnette.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17568975-22033575.jpg?v=1507694249" alt="Afro Cirkus… Itinéraire d'enfants doués" title="Afro Cirkus… Itinéraire d'enfants doués" />
     </div>
     <div>
      Après &quot;Deadtown&quot;, que nous avions présenté la semaine dernière avec son théâtre de western-spaghetti, voici un spectacle venu du continent africain. Avec le Cirque Mandingue, originaire de Conakry en Guinée, il n'y a pas plus simple que monter un cirque sans faire tout un cirque.       <br />
              <br />
       C'est le tour de force que fait cette troupe habillée de leur talent auréolé d'un franc sourire. Ici ni tambour, ni trompette, ni éléphant, ni tigre, ni trapèze. Place aux percussions, aux claviers et à un maître de cérémonie qui ne ressemble en rien à un monsieur Loyal, dans son rôle de conteur et de DJ, avec autour de lui des danseurs, des acrobates et un contorsionniste.       <br />
              <br />
       Les mandingues sont un peuple de l'Afrique de l'Ouest, d'une population de dix à vingt millions d'habitants, connue sous différentes dénominations selon le lieu géographique de leur implantation, Bambaras (Mali), Dioulas (Côte d'Ivoire, Burkina Faso) et Malinkés (Guinée, Sénégal, Gambie).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17568975-22033584.jpg?v=1507694283" alt="Afro Cirkus… Itinéraire d'enfants doués" title="Afro Cirkus… Itinéraire d'enfants doués" />
     </div>
     <div>
      Ce qui frappe dans cette troupe est la bonne humeur et leur plaisir de jouer. Percussions et acrobaties sont liées comme une branche à son arbre. Musique et contorsions sont entées sur le même tronc. D'ailleurs, le spectacle démarre avec l'homme baobab qui, à l'aide de ses compagnons, monte une cathédrale humaine sur ses épaules.       <br />
              <br />
       Un mât chinois est utilisé sur lequel les différents artistes montent, chacun à sa façon acrobatique, au sommet. Dans le monde circassien occidental, les accessoires et les animaux sont très importants et c'est autour d'eux que le numéro se crée. Tous ces à-côtés sont ainsi primordiaux. Ils sont la raison même des numéros, parfois à égalité avec les interprètes qui les font. L'humain, l'animal et les agrès forment une relation à trois où chacun d'eux est un élément indissociable et nécessaire.       <br />
              <br />
       Au Cirque Mandingue, le partage se fait entre l'artiste, la musique, la danse et le théâtre. Ce sont les membres qui font la troupe et rien d'autre. Chacun a sa propre identité artistique reliée aux autres. Ils se sont entraînés sur les plages de Conakry. C'est leur aire de jeu, de travail, de création.       <br />
              <br />
       Le spectacle est découpé en différentes scénettes avec, entre autres, l'homme baobab, l'homme élastique, qui est un véritable tour de force de contorsion d'Aboubacar Bangoura, et les danseurs Glassius et Fatou Sylla.       <br />
              <br />
       Ça danse et ça court. Il y a de la force et de la vie. C'est vif, gai et spontané. Cela finit par un &quot;Bal'Mandingue&quot; ouvert au public en compagnie des artistes. Et on en ressort le sourire aux lèvres.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Afro Cirkus - Itinéraire d'un continent"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17568975-22034449.jpg?v=1507705134" alt="Afro Cirkus… Itinéraire d'enfants doués" title="Afro Cirkus… Itinéraire d'enfants doués" />
     </div>
     <div>
      Cirque Mandingue.       <br />
       Direction artistique : Meziane Azaiche.       <br />
       Chef de troupe et direction chorégraphique : Yamoussa &quot;Junior&quot; Camara.       <br />
       Avec : Aboubacar Bangoura (Bouba - contorsionniste), Philip Diallo (Zagré), Abdoulaye Sylla (Ablo), Mamadouba Koita (Koita), Mohamed Lamine Camara (l'homme Baobab), Mohamed Diare (Glassius), Aboubacar Camara (Dash), Mohamed Lamine Camara (Lamine).       <br />
       Direction musicale : Orazio Trotta en collaboration avec Jalal Akalay.       <br />
       Création décors et costumes : Annick Lebedyk.       <br />
       Maître de cérémonie : David Chazam.       <br />
       Danseuse : Fatou Sylla.       <br />
       Durée estimée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 4 au 29 octobre 2017.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 20 h, dimanche à 16 h.       <br />
       La Villette, Cabaret Sauvage, Paris 19e, 01 40 03 75 75.       <br />
       <a class="link" href="https://lavillette.com/" target="_blank">&gt;&gt; lavillette.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/17568975-22033575.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Afro-Cirkus-Itineraire-d-enfants-doues_a1940.html</link>
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   <title>"Mount Olympus"… orgie en actes !</title>
   <pubDate>Fri, 22 Sep 2017 09:32:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Danse]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le temps d'une journée, Jan Fabre fait appel, dans une dramaturgie revisitée, aux héros grecs des pièces d'Eschyle, de Sophocle et d'Euripide. Le chorégraphe belge rend hommage, au travers de la tragédie, à l'orgie, par l'intermédiaire de ses vingt-huit interprètes.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17262695-21776052.jpg?v=1506067371" alt=""Mount Olympus"… orgie en actes !" title=""Mount Olympus"… orgie en actes !" />
     </div>
     <div>
      C'est un spectacle marathon qui dure le temps d'une nuit et d'une journée pleines avec l'orgie en reine de cour. Peu surprenant de la part de Jan Fabre coutumier d'œuvres qui interpellent par ses thématiques. Même s'il a dit que &quot;le cerveau est la partie la plus sexy du corps humain&quot;, il l'a oublié cette fois-ci en mettant en avant les parties génitales masculines et féminines. Le corps est vu sous toutes ses coutures. L'intérieur est mis en avant avec des viscères, des abats qui s'étendent ou sont jetés sur scène, après souvent un rituel de lavage.       <br />
              <br />
       Tout est à la gloire de la tragédie grecque qui a charrié depuis des centaines d'années, tant de fables, d'histoires, de mythes, de mythologies autour d'Œdipe, d'Antigone, d'Ajax, d'Agamemnon, d'Oreste, de Phèdre, d'Hippolyte, d'Hercule, de Dionysos <span style="font-style:italic">(1)</span>, de mort non enseveli, d'enfants tués, de femmes trompées, sacrifiées, de héros suicidés ou pourchassés.       <br />
              <br />
       C'est la mort, l'inceste et l'adultère qui viennent fouler les planches de la grande Halle. Les textes de Jan Fabre et Jeroen Olyslaegers mettent en exergue quelques personnages de tous ces drames pour en extirper la violence ou les affronts subis. Tout se résume à la douleur de ces êtres, à leur force, à leur désespoir ou à l'Até <span style="font-style:italic">(2)</span> qui les ont portés. Ils deviennent maître de ce qu'ils font, luttant ainsi avec force contre les Moires <span style="font-style:italic">(3)</span> qui les ont frappés.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17262695-21776584.jpg?v=1506067396" alt=""Mount Olympus"… orgie en actes !" title=""Mount Olympus"… orgie en actes !" />
     </div>
     <div>
      Dans une œuvre de cette longueur, le temps ne peut jouer qu'un rôle central. Rien ne s'étire et pourtant tout est rappel. Le passé devient présent quand le futur n'a pas lieu d'être. Le chorégraphe ramène le théâtre antique dans l'ici et le maintenant. Tout devient réel, autant les héros que leurs pulsions, les fantasmes que leurs désirs.       <br />
              <br />
       Nous sommes presque dans un rêve. D'ailleurs, le texte appelle parfois au sommeil comme pour titiller le public accroché sans doute pour certains, dont moi, à leurs sièges. Des personnages reviennent parfois avec les mêmes répliques, telles Dionysos avec <span style="font-style:italic">&quot;Tout homme doit avoir un grain de folie&quot;</span> ou Chryssipe (280 av J.-C. - 206 av J.-C.) et <span style="font-style:italic">&quot;My name is… my name is…&quot;</span>. Le dieu grec, en grand ordonnateur, ouvre et ferme le bal laissant le philosophe stoïcien à sa recherche éperdue.       <br />
              <br />
       Les danses sont connotées sexuellement. Elles deviennent rite orgiaque où la symétrie est de rigueur et la gestuelle vive et directe. Dans des exercices de sauts à la corde et de courses sur place, le jeu devient très physique. Les répliques sont lancées en plein effort où chacun essaie de tenir jusqu'au bout. Le sexe, surtout masculin, est un organe très important. Il est ajouté quand il n'existe pas ou surajouté pour devenir un fort élément différenciateur quand il est déjà présent. Les hommes s'habillent en femmes quand les femmes mettent un pénis. L'hermaphrodisme est partout. Il est presque permanent. Tout se mélange dans l'échelle du temps et des sexes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17262695-21776591.jpg?v=1506067429" alt=""Mount Olympus"… orgie en actes !" title=""Mount Olympus"… orgie en actes !" />
     </div>
     <div>
      Mère Nature devient lieu de débauche. Des scènes d'orgie se succèdent où l'acte sexuel est effectué, entre autres, avec des sapins. Les interprètes sont toujours habillés de blanc, transgressant par leurs actes, une pureté dont ils n'accordent aucun crédit. Les corps, quand ils deviennent nus, sont colorés vivement avec des teintes chaudes et claires.       <br />
              <br />
       Au-delà de son aspect artistique où le théâtre se conjugue à la danse, la performance est étonnamment physique. Quelle que soit l'heure à laquelle il arrive, part ou revient, le spectateur n'est jamais perdu. L'allemand, l'anglais, le français et l'italien sont utilisés suivant les scènes avec des sur-titrages systématiques en anglais et en français. Les personnages lyriques entonnent des chants profonds, presque caverneux où la mort semble lancer ses appels. Le langage se décline de différentes façons. Il est mots, paroles, discours, rires, rots, répétitions, glossolalies.       <br />
              <br />
       Alors que le spectacle débutait avec deux hommes silencieux habillés de blanc, il se finit par une très belle fête joyeuse, aux corps multicolores. Dionysos, toujours torse nu, a gagné la partie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17262695-21776600.jpg?v=1506067469" alt=""Mount Olympus"… orgie en actes !" title=""Mount Olympus"… orgie en actes !" />
     </div>
     <div>
      La salle a été noire de monde du début jusqu'à la fin. Le public applaudit, debout, à tout rompre pendant dix minutes au final. L'artiste belge a lui aussi gagné sa partie.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">(1) Fils de Zeus et de la mortelle Sémélé, Dionysos est le dieu du vin et de ses excès, de la démesure, du théâtre et de la tragédie.       <br />
       (2) Até est la déesse incarnant la faute et l'égarement. Selon Homère, elle est la fille aînée de Zeus.       <br />
       (3) Les Moires sont les trois divinités du destin avec Clotho, la fileuse, qui tisse le fil de la vie, Athésis, la réparatrice, qui le déroule, et Atropos, l'implacable, qui le tranche.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Mount Olympus. To glorify the cult of tragedy."</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17262695-21776769.jpg?v=1506068300" alt=""Mount Olympus"… orgie en actes !" title=""Mount Olympus"… orgie en actes !" />
     </div>
     <div>
      Conception et mise en scène : Jan Fabre.       <br />
       Chorégraphie : Jan Fabre et ses danseurs.       <br />
       Textes : Jeroen Olyslaegers et Jan Fabre.       <br />
       Musique : Dag Taeldeman.       <br />
       Dramaturgie : Miet Martens.       <br />
       Avec : Lore Borremans, Katrien Bruyneel, Annabelle Chambon, Cédric Charron, Tabitha Cholet, Anny Czupper, Els Deceukelier, Barbara De Coninck, Piet Defrancq, Conor Doherty, Stella Höttler, Sven Jakir, Ivana Jozic, Marina Kaptijn, Gustav Koenigs, Colline Libon, Moreno Perna, Gilles Polet, Pietro Quadrino, Antony Rizzi, Matteo Sedda, Merel Severs, Kasper Vandenberghe, Lies Vandewege, Andrew Van Ostade, Marc Moon Van Overmeir, Marleen Van Uden, Fabienne Vegt.       <br />
       Artiste olfactif : Peter de Cupere.       <br />
       Assistante mise en scène : Floria Lomme       <br />
       Projections : Phil Griffin.       <br />
       Dramaturges invités : Hans-Thies Lehmann, Luk Van den Dries, Freddy Decreus.       <br />
       Direction technique : André Schneider.       <br />
       Lumières : Jan Fabre, Helmut Van den Meersschaut.       <br />
       Son : Tom Buys.       <br />
       Techniciens : Wout Janssens, Kevin Deckers, Randy Tielemans.       <br />
       Directeur de tournée : Sophie Vanden Broeck.       <br />
       Chargé de production en tournée : Sebastiaan Peeters.       <br />
       Costumes : Kasia Mielczarek assistée de Maarten Van Mulken.       <br />
       Accessoires : Alessandra Ferreri, Roxane Gire.       <br />
              <br />
       <b>A eu lieu du vendredi 15 septembre à 19 h au samedi 16 septembre à 19 h.</b>       <br />
       La grande Halle de la Villette, Paris 19e, 01 40 03 75 75.       <br />
       <a class="link" href="https://lavillette.com" target="_blank">&gt;&gt; lavillette.com</a>       <br />
       <a class="link" href="https://lavillette.com/agenda/" target="_blank">&gt;&gt; Découvrir la programmation</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/17262695-21776052.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Mount-Olympus-orgie-en-actes-_a1922.html</link>
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   <title>"Grand finale"… quand le mouvement se fait poésie</title>
   <pubDate>Mon, 26 Jun 2017 06:07:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Danse]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Hofesh Shechter nous emmène dans un univers chorégraphique, scénographique, théâtral et musical. Le chorégraphe israélien inscrit ainsi son spectacle dans une quadruple dynamique où le corps devient à la fois sujet de lui-même et objet de ses propres convulsions.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/15079397-20583610.jpg?v=1498416181" alt=""Grand finale"… quand le mouvement se fait poésie" title=""Grand finale"… quand le mouvement se fait poésie" />
     </div>
     <div>
      La scène semble immense avec ses grands blocs géométriques, maquillés de noir, autour de laquelle la lumière fait des apparitions par petites touches pour délimiter un univers gestuel autant organique que facial.       <br />
              <br />
       Les instruments à vent et à cordes font le tempo puis les percussions et la musique électronique prennent le relais. Les danseurs se cachent parfois derrière les grands blocs sombres qui glissent tels des ombres gigantesques. Comme un tableau vivant de Caravage, les ombres et les lumières se donnent la repartie pour éclairer ou assombrir la scène sur laquelle les interprètes s’éclipsent et se devinent à tour de rôle.       <br />
              <br />
       Scénographie et musique sont, avec la danse et le théâtre corporel, les quatre faces d’une même pièce chorégraphique où l’espace rejoint le corps, où celui-ci se déhanche par touche ondulatoire, comme frappé de secousses. Dans ces figures, la volonté plie son joug devant des gesticulations nerveuses où la maîtrise des interprètes s’abandonne au laisser-aller, trouvant une plénitude de mouvements dans un pré carré réduit, celle de saccades osseuses et musculaires.       <br />
              <br />
       Le corps devient sa propre pantomime où les figures nerveuses, amples ou déliées s’enchaînent sur le visage et le tronc.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/15079397-20583626.jpg?v=1498416225" alt=""Grand finale"… quand le mouvement se fait poésie" title=""Grand finale"… quand le mouvement se fait poésie" />
     </div>
     <div>
      La scène est un lieu géométrique qui se redécouvre durant le spectacle. Car celle-ci change dans la disposition des éléments de décor, dans ses lumières et dans la situation des musiciens, assis sur des chaises, qui longent le plateau. Tout est mouvement. Ou presque car l’arrêt fait aussi ses apparitions, dans des pauses corporelles et une gestuelle nerveuse, symétrique ou ample. Ainsi, nous sommes sur deux axes, le premier qui fait des interprètes des machines-objets dépossédées d’eux-mêmes et sujets à des secousses, et le second, une machine-sujet dans laquelle les mouvements sont ordonnés.       <br />
              <br />
       Les danseurs tombent, se relèvent du sol mais toujours avec poésie, où le mouvement se fait allure, comme s’ils suivaient les lois de la gravité dans des affaissements joués. Cette ombre qui se dessine, cette silhouette qui s’appuie contre un mur sont du théâtre où le tronc et ses membres deviennent acteurs, avec l’attitude et le geste pour paroles. Le mouvement est là en aiguilleur de tempo où le rythme oscille entre nervosité, pause, élancement, saccade et vivacité.       <br />
              <br />
       Le corps devient un élément aussi souple, cassant que vif et affaissé. Il est au creuset de convulsions petites et nerveuses et de mouvements amples et synchronisés. Shechter offre une très belle partition dans laquelle la danse se relie à l’espace, aux lumières et à la musique dans une série de mouvements autant maîtrisés que relâchés.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Grance Finale"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/15079397-20583633.jpg?v=1498416260" alt=""Grand finale"… quand le mouvement se fait poésie" title=""Grand finale"… quand le mouvement se fait poésie" />
     </div>
     <div>
      Création mondiale.       <br />
       Chorégraphie et musique : Hofesh Shechter.       <br />
       Directeur artistique associé : Bruno Guillore.       <br />
       Avec : Chien-Ming Chang, Frédéric Despierre, Rachel Fallon, Mickael Frappat, Yeji Kim, Kim Kohlmann, Erion Kruja, Merel Lammers, Attila Ronai, Diogo Sousa.       <br />
       Musiciens : James Adams, Chris Allan, Rebekah Allan, Mehdi Ganjvar, Sabio Janiak, Desmond Neysmith.       <br />
       Hofesh Shechter Company.       <br />
       Commande : Georgia Rosengarten.       <br />
              <br />
       À été joué du 14 au 24 juin 2017,       <br />
       à la Grande Halle de La Villette, Paris 19e.       <br />
              <br />
       Coproduction Sadler's Wells Theatre - Théâtre de la Ville/La Villette-Paris - Brighton Dome and Festival.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/15079397-20583641.jpg?v=1498416294" alt=""Grand finale"… quand le mouvement se fait poésie" title=""Grand finale"… quand le mouvement se fait poésie" />
     </div>
     <div>
      <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">18 et 19 juillet 2017</span> : Stuttgart (Allemagne).       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 12 au 16 septembre 2017</span> : Londres (UK).       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 1er au 4 novembre 2017</span> : Montréal (Canada).       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 31 janvier au 3 février 2018</span> : Manchester (UK).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/15079397-20583610.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Grand-finale-quand-le-mouvement-se-fait-poesie_a1840.html</link>
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