<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <channel>
  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-04-20T08:53:53+02:00</dc:date>
  <geo:lat>48.6710424</geo:lat>
  <geo:long>2.3340589</geo:long>
  <atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/xml/atom.xml" type="text/xml" />
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-13908457</guid>
   <title>Une vérité de la conscience d'un Thomas Bernhard épris de liberté</title>
   <pubDate>Thu, 25 May 2017 11:27:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans "Le froid augmente avec la clarté", Claude Duparfait adapte deux romans autobiographiques de Thomas Bernhard, "L'Origine" et "La Cave", qui donnent au spectateur l'accès à une réelle compréhension de l'œuvre. L'itinéraire de vie d'un écrivain qui a de bonnes raisons de haïr le pays qui l'a vu naître.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/13908457-20097552.jpg?v=1495704652" alt="Une vérité de la conscience d'un Thomas Bernhard épris de liberté" title="Une vérité de la conscience d'un Thomas Bernhard épris de liberté" />
     </div>
     <div>
      Les textes sont adaptés pour cinq présences humaines, cinq voix humaines, qui dialoguent dans l'espace. Et ce sont, dans un bel équilibre, les différents âges de la vie, les souvenirs, les sentiments d'alors et de maintenant qui apparaissent.       <br />
              <br />
       Il y a le grand père idéal, philosophe, qui dialogue avec son petit-fils dans un état d'intelligence qui s'épanouit dans la liberté, qui vibre naturellement avec ce qui entoure l'enfance.       <br />
              <br />
       Il y a le choc et la violence incompréhensible du monde à l'adolescence. L'enfermement à l'internat : l'éducation des <span style="font-style:italic">Hitlers jugend</span> ou plus tard des ultra catholiques. La guerre et les bombardements.       <br />
              <br />
       Il y a, pour le jeune adulte, le conformisme bourgeois de Salzbourg. Et, permanent, le désir de suicide et la recherche effrénée de l'humain : dans le sens opposé.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/13908457-20097568.jpg?v=1495704693" alt="Une vérité de la conscience d'un Thomas Bernhard épris de liberté" title="Une vérité de la conscience d'un Thomas Bernhard épris de liberté" />
     </div>
     <div>
      Il y a la littérature enfin qui, dans ses tâtonnements, ses hésitations, ses retours en arrière, le souci de sa précision, permet le rassemblement des souvenirs et le jeu avec le spectre sonore des mots. La littérature qui, avec ses mensonges, revêt et révèle un point de vue, un point d'accord. Qui s'oriente vers une vérité.       <br />
              <br />
       Le dispositif scénique appuie, par ses alternances d'apparitions et disparitions de personnages et de la couleur de leurs voix, les réitérations et leitmotivs du texte. Dans une forme fuguée rythmée par les belles voix graves de Thierry Bosc et d'Annie Mercier, l'espace et le temps se trouvent à la fois animés, apaisés avec intensité.       <br />
              <br />
       Le spectacle, dont l'ironie de la représentation s'esquisse dans un pas de l'oie gracieux, maladroit et inoffensif, culmine dans une scène de <span style="font-style:italic">kabaret</span> bouffe et féroce tout en puissance de <span style="font-style:italic">schuhplattler</span> et de polka sardonique. Digne de Karl Valentin. En contrepoint, des passages en allemand apportent une part de poésie et de mystère (d'intensité et de colorature) que l'accent trop français de la comédienne (hélas) amoindrit un peu.       <br />
              <br />
       Le spectateur accompagne avec bonheur ce spectacle qui sait apporter une vérité de la conscience. Celle d'un Thomas Bernhard épris de liberté.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le froid augmente avec la clarté"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/13908457-20097569.jpg?v=1495704727" alt="Une vérité de la conscience d'un Thomas Bernhard épris de liberté" title="Une vérité de la conscience d'un Thomas Bernhard épris de liberté" />
     </div>
     <div>
      Librement inspiré de &quot;L'Origine&quot; et &quot;La Cave&quot; de Thomas Bernhard.       <br />
       Un projet de Claude Duparfait.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Kenza Jernite.       <br />
       Avec : Thierry Bosc, Claude Duparfait, Pauline Lorillard, Annie Mercier, Florent Pochet.       <br />
       Scénographie : Gala Ognibene.       <br />
       Son et image : François Weber.       <br />
       Lumière : Benjamin Nesme.       <br />
       Costumes : Mariane Delayre.       <br />
       Participation musicale au piano pour l'enregistrement de &quot;Ich bin der Welt…&quot; (extrait des Rückert-Lieder de Gustav Mahler) : François Dumont.       <br />
       Durée : 2 h.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/13908457-20097579.jpg?v=1495704760" alt="Une vérité de la conscience d'un Thomas Bernhard épris de liberté" title="Une vérité de la conscience d'un Thomas Bernhard épris de liberté" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 19 mai au 18 juin 2017.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 20 h, mardi à 19 h, dimanche à 16 h.       <br />
       La Colline - théâtre national, Petit Théâtre, Paris 20e, 01 44 62 52 52.       <br />
       <a class="link" href="http://www.colline.fr/" target="_blank">&gt;&gt; colline.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/13908457-20097552.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Une-verite-de-la-conscience-d-un-Thomas-Bernhard-epris-de-liberte_a1812.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-12952322</guid>
   <title>"Baal"…  Dans cette proposition, un poète fait ses gammes…</title>
   <pubDate>Wed, 03 May 2017 10:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   En 1919, dans "Baal", le tout jeune Brecht, inspiré par François Villon, poète maudit, décrit la vie d'un artiste qui, dans une apparente indifférence aux autres, une froideur de comportement, s'extrait de la vie sociale et de sa gangue réaliste (voire triviale) et qui d'épisodes en épisodes, traverse le monde dans une cascade de trébuchements, avance, en seigneur, de rejets en rejets. Qui apprend à dire les choses.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/12952322-19721516.jpg?v=1493798660" alt=""Baal"…  Dans cette proposition, un poète fait ses gammes…" title=""Baal"…  Dans cette proposition, un poète fait ses gammes…" />
     </div>
     <div>
      Dans ces nouvelles scènes de vie d'un propre à rien, Bertolt Brecht trouve non seulement les mots d'un poète mais aussi la matière même de son œuvre dont cette pièce de jeunesse apparaît comme une étonnante mise en abyme. Car y sont déjà présentes toutes les potentialités qui se développeront ultérieurement.       <br />
              <br />
       &quot;Baal&quot; est une véritable mine dans laquelle l'auteur puisera, tout au long de sa vie, le minerai théâtre-poésie, pièces après pièces. Dans &quot;Baal&quot;, il est question de la brutalité de la société et de la déchéance d'un ange.       <br />
              <br />
       La mise en scène de Christine Letailleur met en valeur le personnage. À la lettre du texte, Stanislas Nordey, incarne le poète. Entre révérences et postures de déclamation, postures de fierté, de gloire, dans la répétition du geste, il dit, module la voix, recherche sa vérité. Et la mise en scène, la scénographie part de ce point pivot, étire les scènes, de manière quasi processionnelle, met en valeur le personnage. Cela est beau et juste souvent.       <br />
              <br />
       Assurément, dans cette proposition, un poète fait ses gammes. Et la proposition scénique exerce une certaine fascination mais aussi secrète une monotonie certaine. Il manque à ce &quot;Baal&quot;, formellement réussi, le sens d'une cavalcade, une manière d'exploiter des dédoublements <span style="font-style:italic">&quot;bénémaléfiques&quot;</span> pourtant présents dans la distribution de personnages. Une manière faustienne reste à découvrir.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Baal"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/12952322-19721531.jpg?v=1493798710" alt=""Baal"…  Dans cette proposition, un poète fait ses gammes…" title=""Baal"…  Dans cette proposition, un poète fait ses gammes…" />
     </div>
     <div>
      Texte : Bertolt Brecht.       <br />
       Traduction : Éloi Recoing.       <br />
       Mise en scène : Christine Letailleur.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Stéphanie Cosserat.       <br />
       Assistante à la dramaturgie : Ophélia Pishkar.       <br />
       Avec : Youssouf Abi‑Ayad, Clément Barthelet, Fanny Blondeau, Philippe Cherdel, Vincent Dissez, Valentine Gérard, Manuel Garcie‑Kilian, Emma Liégeois, Stanislas Nordey, Karine Piveteau, Richard Sammut.       <br />
       Scénographie : Emmanuel Clolus et Christine Letailleur.       <br />
       Lumières : Stéphane Colin.       <br />
       Son et musiques originales : Manu Léonard.       <br />
       Vidéo : Stéphane Pougnand.       <br />
       Assistante costumes : Cécilia Galli.       <br />
       Durée : 2 h 30 environ.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/12952322-19721542.jpg?v=1493798742" alt=""Baal"…  Dans cette proposition, un poète fait ses gammes…" title=""Baal"…  Dans cette proposition, un poète fait ses gammes…" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 20 Avril au 20 Mai 2017.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 20 h 30, mardi à 19 h 30 et dimanche à 15 h 30.       <br />
       Théâtre national de la Colline, Grand Théâtre, Paris 20e, 01 44 62 52 52.       <br />
       <a class="link" href="http://www.colline.fr/" target="_blank">&gt;&gt; colline.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">23 et 24 mai 2017</span> : Maison de la Culture d’Amiens, Amiens (80).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/12952322-19721516.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Baal-Dans-cette-proposition-un-poete-fait-ses-gammes_a1795.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-10331323</guid>
   <title>Seuls… avec lui-même et avec les autres</title>
   <pubDate>Tue, 04 Oct 2016 08:50:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le dramaturge Wajdi Mouawad se fait acteur et metteur en scène pour traiter son thème de prédilection qui est celui des origines. Presque seul, le personnage se questionne en esquissant une mise en perspective autour de sa famille et de son histoire.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10331323-16893517.jpg?v=1475564185" alt="Seuls… avec lui-même et avec les autres" title="Seuls… avec lui-même et avec les autres" />
     </div>
     <div>
      Un lit contre un mur ocre, un téléphone posé par terre, un homme en caleçon qui marche dans la pièce. Il est seul avec ce téléphone qui ne sonne pas. Cela tombe directement sur la messagerie. La symbolique est posée sur les problèmes de communication. Il y a une présence mais c'est un mur en face, celui du père du personnage. Chez Mouawad, les univers sont toujours un peu décalés avec un père, pour &quot;Seuls&quot;, qui tombe dans le coma mais, au final, c'est le fils qui l'est, prenant la place du père. Tout est affaire de symbole qui se loge dans l'imaginaire en tapant à la porte du réel.       <br />
              <br />
       Tout démarre par un silence. Long. Le jeu de Mouawad est semé de pauses. Puis les mots pleuvent comme une grêle d'histoires ou de reproches nourrissant des états d'âme et des émotions qui débordent le lit trop plein de Harwan, le personnage. Le jeu fait osciller autant la raison que les sentiments, autant la colère que le recul. L'homme est en proie à cette double identité, celui des &quot;traditions&quot; et d'un mode de vie qui le déshabille de ce qu'il pourrait être, de ce &quot;moi&quot; qui ne peut devenir &quot;Je&quot; par la présence, entre autres, du père.       <br />
              <br />
       Chez Mouawad, la thématique identitaire est récurrente et n'a rien à voir avec celle que nous ressassent des politiciens à court d'idées, remplis de peur et ignorant le sens du mot humanité. Celle de la pièce se rattache à une origine que Harwan questionne. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10331323-16893537.jpg?v=1475564208" alt="Seuls… avec lui-même et avec les autres" title="Seuls… avec lui-même et avec les autres" />
     </div>
     <div>
      Une origine que Mouawad recherche comme un fil conducteur qui lui ferait retrouver cette place de l'homme dans son histoire, mélangeant les rapports de famille, les positions des uns et des autres, le fils avec le père, la petite amie avec la sœur, faisant comme une pyramide dans laquelle les fils s'enchevêtrent, où le mieux est avec le pire, le blanc avec le noir, la réalité avec l'imaginaire. Le final de la pièce est toutefois trop long avec une symbolique peu perceptible autour de peintures avec lesquelles le personnage s'asperge en y baignant aussi la chambre.       <br />
              <br />
       Le jeu de Mouawad est naturel, un naturel dans lequel la part prise par notre héros investi un lieu où le silence laisse la place à la parole et à un imaginaire figuré par des vidéos où une ombre délaisse le corps du personnage pour aller ailleurs, comme pour être autre chose. Son jeu oscille entre calme, méditation, colère et silence. Ce sont ces quatre états basés sur des déplacements et une forme de fixité qui orientent toute la pièce autour d'un univers mi-clos ouvert vers l'autre, un ailleurs d'un autre espace. Une sœur, un père dont on ignore leurs emplacements géographiques, sont les interlocuteurs de notre personnage. Des vidéos, des photos viennent ponctuer son récit.       <br />
              <br />
       Le théâtre de Mouawad est un théâtre d'intersections, où les histoires et les personnages se recoupent, où la trame se perd dans les dédales avec l'irruption d'un événement traumatique qui bouscule l'univers de la pièce. On s'y perd quelque peu, ce qui rend l'histoire attrayante, presque comme le personnage frappé par l'événement. Le spectateur peut être autant saisi que le personnage, tout aussi perdu que lui, à la recherche d'une narration, d'un fil, d'une trame pour remonter à la source. La source des origines pour savoir d'où venons-nous et de quelle histoire sommes-nous.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Seuls"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10331323-16893542.jpg?v=1475564233" alt="Seuls… avec lui-même et avec les autres" title="Seuls… avec lui-même et avec les autres" />
     </div>
     <div>
      Texte, mise en scène : Wajdi Mouawad.       <br />
       Avec : Wajdi Mouawad.       <br />
       Dramaturgie, écriture de thèse : Charlotte Farcet.       <br />
       Conseiller artistique : François Ismert.       <br />
       Assistante à la mise en scène création : Irène Afker.       <br />
       Assistante à la mise en scène tournée : Valérie Nègre.       <br />
       Scénographie : Emmanuel Clolus.       <br />
       Lumières : Éric Champoux.       <br />
       Costumes : Isabelle Larivière.       <br />
       Réalisation sonore : Michel Maurer.       <br />
       Musique originale : Michael Jon Fink.       <br />
       Réalisation vidéo : Dominique Daviet.       <br />
       Durée : 2 heures.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 23 septembre au 9 octobre 2016.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 20 h 30, mardi à 19 h 30 et dimanche à 15 h 30.       <br />
       La Colline Théâtre national, Grand Théâtre, Paris 20e, 01 44 62 52 52.       <br />
       <a class="link" href="http://www.colline.fr/" target="_blank">&gt;&gt; colline.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/10331323-16893517.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Seuls-avec-lui-meme-et-avec-les-autres_a1685.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-8253664</guid>
   <title>Xavier Gallais, comédien non apprivoisé (2e partie - Fin)</title>
   <pubDate>Sat, 12 Sep 2015 06:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Deuxième partie de notre entretien avec Xavier Gallais qui incarne, jusqu’au 25 septembre au Lucernaire, le narrateur-personnage de "Faim", dans un spectacle adapté du roman de Knut Hamsun. Le comédien nous confie son désir d’ouvrir de nouveaux horizons dans sa relation avec le spectateur.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8253664-12905947.jpg?v=1441990140" alt="Xavier Gallais, comédien non apprivoisé (2e partie - Fin)" title="Xavier Gallais, comédien non apprivoisé (2e partie - Fin)" />
     </div>
     <div>
      <b>Quand je vous ai vu lors de la première, le 26 août, deux mots se sont imposés à moi : intelligence avec le spectateur et grande précision du jeu dans ce dispositif. </b>       <br />
              <br />
       <b>Xavier Gallais -</b> Précision et Interaction ? Oui. La précision, c'est ma quête du détail. Je suis quelqu'un de très précis, je crois, dans le travail en amont du spectacle. Et je joue souvent dans de grands espaces où il faut élargir. Au Lucernaire, avec ce désir de proximité avec le spectateur, j'avais envie de ciseler là où je sculpte peut-être d'habitude plus au burin.        <br />
              <br />
       Cela fait un moment que j'expérimente tous les soirs la faculté de rendre le spectateur le plus actif possible, d'activer son imaginaire et qu'il ne soit pas seulement dans la position de celui qui reçoit. Avec &quot;Faim&quot;, j'essaie donc d'être à l'écoute pour l'accompagner chaque soir et qu'on fasse le voyage ensemble. Il faut ouvrir les sens tout le temps et c'est un vrai travail, quoique moins visible. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8253664-12905975.jpg?v=1441990433" alt="Xavier Gallais, comédien non apprivoisé (2e partie - Fin)" title="Xavier Gallais, comédien non apprivoisé (2e partie - Fin)" />
     </div>
     <div>
      <b>Est-ce dans cet esprit que vous avez choisi de bouleverser la structure du roman dans votre adaptation ? </b>       <br />
              <br />
       <b>Xavier Gallais -</b> Oui. Avec Florient Azoulay nous souhaitions rendre le texte plus théâtral, plus efficace scéniquement. Nous avons réduit la chronologie des événements en un jour et un nuit pour précipiter la chute du personnage puis réécrit quelques épisodes dans un ordre différent. Nous avons dû effectuer des coupes franches aussi et avons donc créé une autre œuvre inspirée de nos rêves sur le roman.       <br />
              <br />
       <b>Comment avez-vous construit le personnage ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Xavier Gallais -</b> J'ai axé mes recherches sur un jeu d'acteur qu'on pourrait rapprocher d'un mouvement pictural. Pour moi ce jeu serait proche du travail de Francis Bacon ou peut-être cubiste. J'ai fait du personnage un portrait explosé comme l'est sa conscience. Il s'agit de s'attarder là encore sur des détails : l'œil, la joue, puis coller à son instinct animal de survie, voir ses réactions dans la société, son mal physique et métaphysique. Notre adaptation est forcément resserrée, concentrée sur l'expérience de la faim par un jeune artiste qui doit trouver sa place dans le monde et réussir à écrire. Fuir la réalité pour développer son imaginaire : c'est la métaphore pour moi de l'acte théâtral et artistique.       <br />
              <br />
       <b>J'ai trouvé que vous aviez fait le choix pour ce spectacle de l'économie de moyens, de la sobriété, de la douceur.</b>       <br />
              <br />
       <b>Xavier Gallais -</b> Oui, de la tendresse.        <br />
              <br />
       <b>Même l'utilisation de votre voix - si musicale - est différente. Vous jouez moins sur l'étendue de sa tessiture.</b>       <br />
              <br />
       <b>Xavier Gallais -</b> Pour moi une pièce est un voyage. Tout ce que je peux utiliser comme instruments - le corps, la voix, l'espace - sert à embarquer le spectateur. C'est vrai qu'ici je suis physiquement contraint dans un espace réduit. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Cette contrainte, ce jeu intériorisé dans &quot;Faim&quot; permettent d'autant plus le surgissement d'une émotion très forte.</b>       <br />
              <br />
       <b>Xavier Gallais -</b> Oui. Il était hors de question pour Arthur Nauzyciel et moi de présenter un personnage en haillons devant un mur décrépi. Pas de cris non plus ni des chuchotements qui sont dans le roman. Le spectateur ne doit pas être en position agréable de voyeur mais être dans le mouvement. Pour moi, il s'agit d'assumer cette parole de poète. Celui qui sait avant les autres et qu'on considère comme fou alors que c'est le clairvoyant.       <br />
              <br />
       En ce moment, j'ai envie de la douceur, de la sérénité pour un théâtre, un art qui a des choses à dire que la télévision, le monde du travail, le monde de la politique et la société ne peuvent plus nous dire aujourd'hui. Oui je ressens le besoin de consoler.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Entretien réalisé le 4 septembre 2015.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Faim"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8253664-12906295.jpg?v=1441992893" alt="Xavier Gallais, comédien non apprivoisé (2e partie - Fin)" title="Xavier Gallais, comédien non apprivoisé (2e partie - Fin)" />
     </div>
     <div>
      Texte : Knut Hamsun.       <br />
       Mise en scène : Arthur Nauzyciel.       <br />
       Adaptation théâtrale : Florient Azoulay et Xavier Gallais.       <br />
       Traductions : Régis Boyer et Georges Sautreau.       <br />
       Avec : Xavier Gallais.       <br />
       Collaboration artistique : Florient Azoulay.       <br />
       Scénographie : Giulio Lichtner.       <br />
       Mouvements : Damien Jalet.       <br />
       Son : Xavier Jacquot.       <br />
       Costume : Gaspard Yurkievich.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 26 août au 25 septembre 2015.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 21 h.       <br />
       Le Lucernaire, Paris 6e, 01 45 44 57 34.       <br />
       <a class="link" href="http://www.lucernaire.fr/beta1/index.php" target="_blank">&gt;&gt; lucernaire.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>&quot;Étude de fesses&quot;</b>       <br />
       Tetxtes : Xavier Gallais et le Projet Bloom.       <br />
       Conception : Florient Azoulay.       <br />
       Collaboration artistique : Colin Roche.       <br />
       Avec : Xavier Gallais.       <br />
       Soprano : Raquel Camarinha.       <br />
       Guitare : Christelle Séry et Margot Fontana.       <br />
       Durée : 1 h 40.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 30 septembre au 16 octobre 2015.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 21 h.       <br />
       Le Lucernaire, Paris 6e, 01 45 44 57 34       <br />
              <br />
       <b>&quot;Splendid's&quot;</b>       <br />
       Spectacle anglais surtitré en français.       <br />
       Texte : Jean Genet.       <br />
       Traduction anglaise : Neil Bartlett.       <br />
       Mise en scène : Arthur Nauzyciel.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 20 au 26 mars 2016.</span>       <br />
       Théâtre de la Colline, Paris, 20e, 01 44 62 52 52.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/8253664-12905947.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Xavier-Gallais-comedien-non-apprivoise-2e-partie-Fin_a1432.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-8251179</guid>
   <title>"Les Géants de la montagne" : à la lisière de la réalité et de l'imaginaire, du représentable et de l'indicible</title>
   <pubDate>Fri, 11 Sep 2015 09:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   C'est une villa perdue dans la montagne dans laquelle de pauvres gens et fragiles… guignards… poissards… quasi-spectres… peuvent voir se réaliser toutes leurs imaginations maladives grâce à la magie, qui règne en ces lieux, dirigée par Cotrone qui sait faire des étincelles et autres coups de théâtre.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8251179-12901344.jpg?v=1441955128" alt=""Les Géants de la montagne" : à la lisière de la réalité et de l'imaginaire, du représentable et de l'indicible" title=""Les Géants de la montagne" : à la lisière de la réalité et de l'imaginaire, du représentable et de l'indicible" />
     </div>
     <div>
      Attentif, il accompagne ce petit monde en les protégeant des regards. Arrive une troupe de théâtre ruinée, sans public, désespérée, qui <span style="font-style:italic">souffre</span> de l'impossibilité de représenter vraiment une histoire tragique et vraie.       <br />
              <br />
       Leur choix de répertoire est compliqué puisque la pièce qu'ils veulent représenter, qui traite de la substitution d'enfants entre un roi et un paysan, est largement autobiographique et prête le flanc à la moquerie. La comédienne principale et le jeune auteur poète décédé ont été unis dans un amour idéal.       <br />
              <br />
       Face à ce projet insensé, Cotrone leur offre <span style="font-style:italic">l'asile</span>. Et avec l'aide du maître des lieux et ses talents, il est décidé de présenter l'œuvre aux autochtones, aux &quot;géants de la montagne&quot;…       <br />
              <br />
       La pièce de Luigi Pirandello n'est pas achevée, elle reste en suspens.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8251179-12901354.jpg?v=1441955220" alt=""Les Géants de la montagne" : à la lisière de la réalité et de l'imaginaire, du représentable et de l'indicible" title=""Les Géants de la montagne" : à la lisière de la réalité et de l'imaginaire, du représentable et de l'indicible" />
     </div>
     <div>
      Avec ses trois actes, elle développe une intrigue qui joue à l'envi avec les interrogations propre à la théâtralité du monde et de l'Art. Théâtre dans le théâtre, tout se passe un peu comme si la troupe entrant dans la cour du palais d'Hamlet y rencontrait Prospéro, Alcandre et Shakespeare.       <br />
              <br />
       La pièce se place sur la frontière de l'illusion et de la folie, entre la farce et la tragédie, à la lisière de la réalité et de l'imaginaire, du représentable et de l'indicible. De glissements en glissements, elle met en abyme l'art théâtral lui-même, vu comme un temple de l'illusion et de la désillusion. Les géants de la montagne est marqué par un lourd soupçon de désenchantement et de &quot;unhappy end&quot;.       <br />
              <br />
       La proposition scénique de Stéphane Braunschweig occulte le lointain. Le centre de la scène est occupé par une massive encombrante boîte, cage, chambre fermée au regard. Et du spectateur et des acteurs. C'est une boîte noire au sein de laquelle se métamorphosent les songes des uns et des autres. De squelettes d'avatars en figures projetées et dont on ne connaît que les effets.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8251179-12901369.jpg?v=1441955431" alt=""Les Géants de la montagne" : à la lisière de la réalité et de l'imaginaire, du représentable et de l'indicible" title=""Les Géants de la montagne" : à la lisière de la réalité et de l'imaginaire, du représentable et de l'indicible" />
     </div>
     <div>
      Les comédiens du coup se retrouvent placés à son pourtour, sur une avant-scène indifférenciée, un entre-deux qui est une zone de flottement entre les différentes réalités de la représentation, ni tout à fait réelles ni tout à fait transfigurées.       <br />
              <br />
       La situation est scéniquement inconfortable. Le dispositif montre l'impossibilité d'une mise en abyme et l'impossibilité de la représentation, il est fidèle en cela à la lettre de l'œuvre.       <br />
              <br />
       Ce faisant, Stéphane Braunschweig ôte toute capacité à sa machine théâtrale de créer le contrepoint du merveilleux. Ce qui est dommage puisque le pouvoir d'enchantement est attribué à Cotrone dès le départ de la pièce et la charge de ce rôle demeure la pièce durant.       <br />
              <br />
       Le spectateur est ainsi privé d'une partie de son plaisir et les comédiens de la puissance de leurs effets.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Les Géants de la montagne"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8251179-12901386.jpg?v=1441955509" alt=""Les Géants de la montagne" : à la lisière de la réalité et de l'imaginaire, du représentable et de l'indicible" title=""Les Géants de la montagne" : à la lisière de la réalité et de l'imaginaire, du représentable et de l'indicible" />
     </div>
     <div>
      Texte : Luigi Pirandello.       <br />
       Traduction de l'italien : Stéphane Braunschweig.       <br />
       Mise en scène et scénographie : Stéphane Braunschweig.       <br />
       Avec : John Arnold, Elsa Bouchain, Cécile Coustillac, Daria Deflorian, Claude Duparfait, Julien Geffroy, Laurent Lévy, Thierry Paret, Romain Pierre, Pierric Plathier, Dominique Reymond, Marie Schmitt, Jean‑Baptiste Verquin, Jean‑Philippe Vidal.       <br />
       Collaboration artistique : Anne-Françoise Benhamou.       <br />
       Collaboration à la scénographie : Alexandre de Dardel.       <br />
       Costumes : Thibault Vancraenenbroeck.       <br />
       Lumières : Marion Hewlett.       <br />
       Son : Xavier Jacquot.       <br />
       Vidéo-animation : Christian Volckman.       <br />
       Maquillage et coiffures : Karine Guillem.       <br />
       Assistanat à la mise en scène : Amélie Énon.       <br />
       Durée : 1 h 45 environ.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8251179-12901400.jpg?v=1441955581" alt=""Les Géants de la montagne" : à la lisière de la réalité et de l'imaginaire, du représentable et de l'indicible" title=""Les Géants de la montagne" : à la lisière de la réalité et de l'imaginaire, du représentable et de l'indicible" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 2 septembre au 16 octobre 2015.</span>       <br />
       Relâche du 18 au 28 septembre inclus.       <br />
       Du mercredi au samedi à 20 h 30, le mardi à 19 h 30 et le dimanche à 15 h 30.       <br />
       Théâtre La Colline, Grande Salle, Paris 20e, 01 44 62 52 52.       <br />
       <a class="link" href="http://www.colline.fr/" target="_blank">&gt;&gt; colline.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/8251179-12901344.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Les-Geants-de-la-montagne-a-la-lisiere-de-la-realite-et-de-l-imaginaire-du-representable-et-de-l-indicible_a1431.html</link>
  </item>

 </channel>
</rss>
