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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-04-10T18:52:49+02:00</dc:date>
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   <title>"Golden stage"… Une soirée événement pour hisser les incontournables du hip-hop au top</title>
   <pubDate>Thu, 17 Apr 2025 23:04:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Danse]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   S'est tenue à la grande Halle de la Villette une soirée hip-hop remémorant les années quatre-vingt-dix/deux mille jusqu'à notre époque actuelle. Des trois grandes périodes qui rythment l'histoire du hip-hop, différents styles ont vu le jour et de célèbres représentants étaient présents durant cette soirée avec la génération actuelle, comme un passage de relais qui perdure.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87941077-62314931.jpg?v=1744751465" alt=""Golden stage"… Une soirée événement pour hisser les incontournables du hip-hop au top" title=""Golden stage"… Une soirée événement pour hisser les incontournables du hip-hop au top" />
     </div>
     <div>
      Cela démarre par le groupe <b>SOW (Sons Of Wind)</b> avec <b>&quot;Bounce&quot;</b> qui s'extirpe derrière une table de mixage située en arrière-scène. C'est d'abord une masse un peu informe qui se découvre dans une semi-obscurité enrobée de brouillard.       <br />
               <br />
       Les démarches sont lourdes et les déplacements massifs, avec des mouvements répétitifs. Au fil de celles-ci, les danseurs se découvrent avec une gestuelle identique, mais déclinée de façon différente. Ici, plus ou moins vive, là plus ou moins acérée, plus loin, plus ou moins nonchalante, la trame chorégraphique est exprimée de manière variée, mais toujours dans le même tempo, les différences se situant dans la tension et l'expressivité.       <br />
              <br />
       Celle-ci, par le biais des visages, est fermée comme si elle ne pouvait être que corporelle, sans qu'aucun sentiment ne puisse s'échapper. Les relations dans le groupe n'existent pas, sauf celle d'une distance entre eux, qui les relie toutefois. Et parce qu'elle les relie, elle permet de créer une entité homogène qui devient une identité de groupe à part entière.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87941077-62314932.jpg?v=1744751510" alt=""Golden stage"… Une soirée événement pour hisser les incontournables du hip-hop au top" title=""Golden stage"… Une soirée événement pour hisser les incontournables du hip-hop au top" />
     </div>
     <div>
      Au démarrage presque sans vie, avec un aspect robotique, le groupe, toujours uni, devient vivant par sa cohérence gestuelle et son homogénéité, en restant toutefois un îlot, comme si pour y entrer, les codes vestimentaires, les attitudes et l'apparence étaient tout aussi importants que les gestes exprimés. Celles-là incarnent chacun d'entre eux. L'expressivité qui se dégage est aussi de rupture, exprimée avec le cou, celui-ci faisant osciller de l'avant vers l'arrière leur visage. Ces basculements de têtes synchronisés deviennent un signe de cohésion et d'appartenance. Les modes chorégraphiques restent dans une approche fermée, comme si le groupe existait par lui-même et pour lui-même.       <br />
              <br />
       La deuxième chorégraphie est de <b>Nicolas Huchard</b> avec <b>&quot;La Diva aux pieds nus&quot;</b>. C'est un ensemble de cinq danseuses composé de Séréna Freira, Julie Laventure, Leila Miretti, Stéphie Téhoué et Mayvis William. Au démarrage, l'une d'elles avance au ralenti jusqu'au milieu des planches, dans une semi-obscurité. Le plateau se découpe en différentes scènes délimitées par une lumière. Autre tempo, les mouvements qui s'enchaînent ensuite sont très dynamiques. Parcourant les planches avec des gestuelles en tension, un moment, elles se retrouvent toutes réunies.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87941077-62314935.jpg?v=1744751552" alt=""Golden stage"… Une soirée événement pour hisser les incontournables du hip-hop au top" title=""Golden stage"… Une soirée événement pour hisser les incontournables du hip-hop au top" />
     </div>
     <div>
      Car, sur le plateau, les artistes se situent dans un ensemble de chorégraphies distinctes, avec des dynamiques et des tensions propres à chacune d'entre elles et effectuées sur des temporalités différentes. Cette diversité crée ainsi des ruptures de rythme comme un calme après une tempête, une risée avant celle-ci ou un soleil après un grain. C'est sur cette approche que les gestuelles se coordonnent. Ce qui crée un ensemble est cette disparité de danses effectuées au même moment dans des lieux différents de la scène. La distance et la lumière les séparent sans pour autant briser leur homogénéité.       <br />
              <br />
       Ce sont ainsi des parallèles au même moment qui sont faits entre un solo et un pas de deux ou un pas de trois. Le regard du spectateur doit ainsi être sur deux niveaux, aimanté par une chorégraphie quand, derrière ou à côté, se joue une autre, donnant une vision artistique où l'attention peut être déportée de l'une à l'autre sans que la cohérence en soit perturbée. Les gestuelles combinent ainsi une pluralité d'états au même moment.       <br />
              <br />
       Le spectacle se finit avec <b>Artizans </b>et <b>&quot;La danse des légendes du hip-hop français&quot;</b> qui regroupe sept danseurs ayant marqué les années quatre-vingt-dix/deux mille. Une table de mixage trône au milieu du plateau, alors que s'enchaînent solos, duos et danses de groupe. Est simulée une battle où deux artistes se mesurent avec un &quot;jury&quot; pour les départager. Ce n'est que du théâtre, même si les solos ne le sont pas, afin de rappeler un rituel et une pratique qui perdurent et dominaient aussi dans la période Old School du hip-hop des années quatre-vingt et dont les Artizans étaient, entre autres, de célèbres représentants la décennie suivante.
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87941077-62316948.jpg?v=1744785989" alt=""Golden stage"… Une soirée événement pour hisser les incontournables du hip-hop au top" title=""Golden stage"… Une soirée événement pour hisser les incontournables du hip-hop au top" />
     </div>
     <div>
      Des solos sont effectués en groupe ou en duo, voire trio, chacun dans son propre style. Les regards font lien entre eux. Ils sont ensemble même s'ils n'ont pas la même gestuelle. Les corps basculent sur des effets de pieds tournant de façon relâchée quand le torse ondule en points de tension et de relâchement avec les mains qui se plient au poignet, comme une marionnette vivante baignée de zénitude.       <br />
              <br />
       La danse est parfois beaucoup plus rythmée, comme l'une qui est un peu au ras-du-sol avec les genoux repliés, le torse droit avec une jambe tendue parallèle aux planches, alors que le corps est en mouvement tournant avec les mains en appui. Nous sommes dans un mariage artistique où, à tour de rôle ou ensemble, les Artizans jouent chacun leur partition tout en formant un ensemble nous rappelant les belles décennies du hip-hop et qui rapidement a eu un intérêt qui s'est fortement démultiplié en gagnant, depuis plusieurs années maintenant, le respect des instances représentatives du 6e art.       <br />
               <br />
       Animé par Jules Turlet en langage des signes, malgré quelques longueurs dans la présentation, la soirée fut riche avec une sacrée ambiance venant des plus jeunes dans le public qui ont porté aussi le spectacle par leur enthousiasme.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Golden stage"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87941077-62316950.jpg?v=1744786035" alt=""Golden stage"… Une soirée événement pour hisser les incontournables du hip-hop au top" title=""Golden stage"… Une soirée événement pour hisser les incontournables du hip-hop au top" />
     </div>
     <div>
      <b>Trois collectifs chorégraphiques de hip-hop.</b>       <br />
       La représentation a eu lieu le 10 avril à la Grande Halle de la Villette.       <br />
              <br />
       <b>&quot;Bounce&quot; par Sons Of Wind</b>       <br />
       Création 2024.       <br />
       Chorégraphe : Yann Lumi Joseph-Auguste.       <br />
       Écriture collective - danseurs et musiciens : Joakim Twizzy Chardonnens, Dereck Prudent, Nathan Nathy Kinsiona, Anaël Lypso Régent, Kristina Krissy Kunn, Mickaël Kara Saint-Felix, Amiel Mampouya, Junior Steve Phaonce Cadet, Kevin &quot;Wael&quot; Moulin, Esteban &quot;Eston&quot; Beau Herrero, Odilon Mpanda, Keron &quot;Sirproverbs&quot; Proverbs, Claudio Gabriel &quot;Comics&quot; Teixeira Fernandes, Jerson Diasonama et en alternance Akciel Régent, Anis &quot;Nice&quot; Yahaya, Lina &quot;Mityaika&quot; Mytiai        <br />
       Lumière : Xavier Lescat.       <br />
       Son : Lucie Béguin.       <br />
       Direction artistique : Amina Kilcher, Yann Lumi Joseph-Auguste.       <br />
       Création : Sons of Wind.       <br />
       Production Garde-Robe.       <br />
              <br />
       <b>&quot;La Diva aux pieds nus&quot; par la Cie Nicolas Huchard</b>       <br />
       Chorégraphie : Nicolas Huchard.       <br />
       Avec : Élodie Antonio, Séréna Freira, Julie Laventure, Leila Miretti, Stéphie Téhoué, Mayvis William.       <br />
       Répétiteur : Serge Tsakap.       <br />
       Création lumière : Marine Stroeher.       <br />
       Projections lumieuses : Dani Olivier.       <br />
       Vidéo : Dani Olivier.       <br />
       Composition musicale : Lazy Flow, Mansur Brown et Raphaël Hofman.       <br />
       Costumes Mayvis William.       <br />
       Production Compagnie Nicolas Huchard, Le Manège.       <br />
              <br />
       <b>&quot;La danse des légendes du hip-hop français&quot; parr le Groupe Artizans</b>       <br />
       Direction artistique : Artizans.       <br />
       Avec : Yugson - Massangila Lumengo, Dedson - Ndedi Ma Sellu, Physs - Philippe Almeida, Didier Firmin, Tip Top - Goyi Tangale, Fabbreezy - Fabrice Labrana, Joseph Go - Niamien N’guessan.       <br />
       Collaborateur, metteur en scène : Régis Truchy.       <br />
       Créateur et arrangeur sonore : Adrien Kanter.       <br />
       Créateur et régie lumière : Virgile &quot;Amour&quot; Garcia.       <br />
       Production MouvMatik.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>"Contes et Légendes" L'adolescence à vif… Jeux de rôle au pays des humanoïdes associés</title>
   <pubDate>Fri, 12 Jan 2024 09:55:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Si le propre d'un théâtre engagé aux côtés de l'humain est de créer un trouble distanciel afin de mieux "réfléchir" les comportements de l'homo sapiens, on peut dire alors que la focale adoptée par Joël Pommerat est - comme à son habitude - des plus adaptées à l'objectif choisi. En effet, "Contes et Légendes", sous couvert de fictions, (re)présentent une mise en abyme joyeuse du réel des années 2020 traversé par les questions essentielles de la place accordée au féminin, du rapport intime aux assistants high-tech et de la construction des identités par identification aux modèles patriarcaux. Le tout traité sous forme de saynètes débridées, délibérément ludiques, et éclairées par un humour transcendant les thématiques en jeu.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77769611-56496356.jpg?v=1652640405" alt=""Contes et Légendes" L'adolescence à vif… Jeux de rôle au pays des humanoïdes associés" title=""Contes et Légendes" L'adolescence à vif… Jeux de rôle au pays des humanoïdes associés" />
     </div>
     <div>
      Tout commence par une scène cristallisant les thèmes à venir… Deux gentils loubards au langage fleuri, tout aussi provocateurs verbalement qu'intimidés physiquement par la gent féminine, &quot;chauffent&quot; une désirable demoiselle qu'ils redoutent être un robot susceptible d'endommager leur virilité déjà peu sûre d'elle-même… On y retrouve, délicieusement caricaturées, les prétentions ancestrales de l'emprise masculine recouvrant la peur atavique du féminin (ce mystère dont je suis issu et qui m'effraie comme un lieu à jamais inaccessible) mêlées au règne nouveau de robots pouvant certes consoler, mais tout autant effrayer. Devenir non pas ce que l'on &quot;naît&quot;, porteur des vœux secrets des parents et des assignations sociétales, mais ce que l'on est, un sujet en devenir, tel sera le fil invisible tramant l'ensemble.       <br />
              <br />
       Et ce n'est pas la leçon inénarrable d'un cours pratique de &quot;musclinité&quot; - euh de &quot;masculinité&quot; - visant à rétablir le déséquilibre dangereusement menacé entre hommes et femmes qui démentira l'humour utilisé comme arme, apparemment innocente, afin de désintégrer en plein vol les clichés machistes. À voir en effet ces &quot;soldats de l'avenir&quot;, ces guerriers de la cause essentielle de la suprématie du mâle, s'entraîner dur comme fer pour lutter contre la féminisation de la société - et son corollaire, la destruction de l'Humanité -, on n'est pas loin de &quot;pisser debout dans ses frocs&quot; tant on tremble face au danger représenté par ces perfides amazones, enclines à prendre un pouvoir démentiel sur la faible gent masculine.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77769611-56496357.jpg?v=1652640449" alt=""Contes et Légendes" L'adolescence à vif… Jeux de rôle au pays des humanoïdes associés" title=""Contes et Légendes" L'adolescence à vif… Jeux de rôle au pays des humanoïdes associés" />
     </div>
     <div>
      Parallèlement au ravissement produit par le vent féministe libérateur soufflant en creux sur le plateau, se dévoile le lien unissant de sympathiques robots - marqués par un anthropomorphisme faisant d'eux des &quot;doudous&quot; à visage humain - à leurs compagnons dépendant d'eux. Il est vrai que l'évolution de la robotique humanoïde permet dorénavant de mettre à disposition de chacun(e) des créatures en tous points semblables aux humains, si ce n'est, au-delà de leur humanité augmentée, une certaine raideur dans leurs mouvements et dans la fixité de leur regard. Mais ces détails physiques sont vite oubliés tant leur capacité de réaction immédiate aux situations a été développée grâce à une technologie de haut niveau proposant un process de communication des plus pertinents.       <br />
              <br />
       Ainsi, fidèles compagnons éducatifs et pédagogiques, les assistants robotisés vont se comporter en personnes ressources d'une grande fiabilité, se substituant à des adultes dépassés par leurs progénitures, et capables de consoler les chagrins d'amours adolescentes ou encore de combler la disparition programmée (par la nature) d'une mère-ménagère (dé)vouée organiquement aux travaux domestiques… Qui plus est, apprenant d'eux-mêmes et du monde, les robots de compagnie (dire &quot;personnes artificielles&quot;) s'inscrivent dans un processus évolutif porteur de progrès &quot;humain&quot;. À la différence des primates-humains, répétant eux à satiété les mêmes conditionnements axés autour d'axiomes non évolutifs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77769611-56496358.jpg?v=1652640489" alt=""Contes et Légendes" L'adolescence à vif… Jeux de rôle au pays des humanoïdes associés" title=""Contes et Légendes" L'adolescence à vif… Jeux de rôle au pays des humanoïdes associés" />
     </div>
     <div>
      Et qui a dit que le rire était le propre de l'Homme ? Qui aura assisté aux rires aux éclats de Robby le robot s'esclaffant, sans aucune arrière-pensée, à l'annonce de son recyclage : <span style="font-style:italic">&quot;Moi aussi mon petit poteau, je t'aime beaucoup !&quot;</span>, n'osera jamais plus prononcer une telle fadaise. De même, après avoir entendu les paroles d'un autre robot, condamné lui à être débranché pour obsolescence programmée, entonnant à tue-tête les paroles de Dalida : <span style="font-style:italic">&quot;Moi je veux mourir sur scène/En chantant jusqu'au bout/Moi, je veux mourir sur scène/C'est là que je suis née&quot;</span>, on se plaît à rêver d'une humanité ressuscitée… par un humanoïde.       <br />
              <br />
       Ainsi des émois amoureux revisités à l'aune des travestissements successifs. Ainsi de la révolte adolescente remettant les pendules à l'heure de l'évolution. Ainsi de la contamination positive opérée par les personnes artificielles pour redonner à l'humain le vivifiant goût des autres… Et évoquer pour conclure la belle surprise éprouvée au moment du salut final… Choc d'avoir eu alors à découvrir que les jeunes artistes ayant superbement incarné les rôles des ados mâles, machos ou pas, étaient des &quot;comédien… nes&quot; ! Cet apparent &quot;détail&quot; n'en est pas un tant il renforce l'impression d'avoir de nos yeux vu, peut-être même parfois à notre corps défendant, nos repères superbement vaciller.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77769611-56496359.jpg?v=1652640520" alt=""Contes et Légendes" L'adolescence à vif… Jeux de rôle au pays des humanoïdes associés" title=""Contes et Légendes" L'adolescence à vif… Jeux de rôle au pays des humanoïdes associés" />
     </div>
     <div>
      En effet, les frontières entre humains et humanoïdes, entre territoires de la masculinité et ceux de la féminité, ont littéralement implosé sous les coups de boutoir de l'humour décalé, renversant à l'envi les situations pour laisser place à des entités confondues avec bonheur dans la même proximité scénique… Jusqu'à ressentir ce que Freud nommait &quot;l'inquiétante étrangeté&quot;, cet intime déjà-là qui jaillit devant nous, venant nous déloger de nos certitudes anciennes en remettant joyeusement en je(u) notre inhumaine identité savamment construite. Captivant…       <br />
              <br />
       <b>Vu le mercredi 4 mai 2022 dans la Grande Salle Vitez du TnBA à Bordeaux où le spectacle a été représenté du 3 au 7 mai 2022.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Contes et légendes"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77769611-56496360.jpg?v=1652640548" alt=""Contes et Légendes" L'adolescence à vif… Jeux de rôle au pays des humanoïdes associés" title=""Contes et Légendes" L'adolescence à vif… Jeux de rôle au pays des humanoïdes associés" />
     </div>
     <div>
      Écriture et mise en scène : Joël Pommerat.       <br />
       Assistant à la mise en scène : Roxane Isnard.       <br />
       Avec : Prescillia Amany Kouamé, Jean-Édouard Bodziak, Elsa Bouchain, Léna Dia, Angélique Flaugère, Lucie Grunstein, Lucie Guien, Marion Levesque, Angéline Pelandakis, Lenni Prézelin.       <br />
       Scénographie et lumière : Éric Soyer.       <br />
       Costumes et recherches visuelles : Isabelle Deffin.       <br />
       Habillage : Manon Denarié.       <br />
       Perruques et maquillage : Julie Poulain.        <br />
       Son : François Leymarie, Philippe Perrin.       <br />
       Musique : Antonin Leymarie.       <br />
       Dramaturgie : Marion Boudier.       <br />
       Direction technique : Emmanuel Abate.       <br />
       Construction décors : Ateliers de Nanterre - Amandiers.       <br />
       Construction mobilier : Thomas Ramon - ARTOM.       <br />
       Les textes de Joël Pommerat sont édités chez Actes Sud-Papiers.       <br />
       Production Compagnie Louis Brouillard.       <br />
       À partir de 14 ans.       <br />
       Durée : 1 h 50.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77769611-56496361.jpg?v=1652640602" alt=""Contes et Légendes" L'adolescence à vif… Jeux de rôle au pays des humanoïdes associés" title=""Contes et Légendes" L'adolescence à vif… Jeux de rôle au pays des humanoïdes associés" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 10 janvier au 31 mars 2024.</span>       <br />
       Du mercredi au vendredi à 20 h, samedi 20 h 30 et dimanche à 16 h.       <br />
       Théâtre de la Porte Saint-Martin, Paris 10e, 01 42 08 00 32.       <br />
       <a class="link" href="https://www.portestmartin.com/contes-et-legendes" target="_blank">&gt;&gt; portestmartin.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>"Contes et Légendes" L'adolescence à vif… Jeux de rôle au pays des humanoïdes associés</title>
   <pubDate>Tue, 17 May 2022 07:17:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Si le propre d'un théâtre engagé aux côtés de l'humain est de créer un trouble distanciel afin de mieux "réfléchir" les comportements de l'homo sapiens, on peut dire alors que la focale adoptée par Joël Pommerat est - comme à son habitude - des plus adaptées à l'objectif choisi. En effet, "Contes et Légendes", sous couvert de fictions, (re)présentent une mise en abyme joyeuse du réel des années 2020 traversé par les questions essentielles de la place accordée au féminin, du rapport intime aux assistants high-tech et de la construction des identités par identification aux modèles patriarcaux. Le tout traité sous forme de saynètes débridées, délibérément ludiques, et éclairées par un humour transcendant les thématiques en jeu.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64608420-46279153.jpg?v=1652640405" alt=""Contes et Légendes" L'adolescence à vif… Jeux de rôle au pays des humanoïdes associés" title=""Contes et Légendes" L'adolescence à vif… Jeux de rôle au pays des humanoïdes associés" />
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     <div>
      Tout commence par une scène cristallisant les thèmes à venir… Deux gentils loubards au langage fleuri, tout aussi provocateurs verbalement qu'intimidés physiquement par la gent féminine, &quot;chauffent&quot; une désirable demoiselle qu'ils redoutent être un robot susceptible d'endommager leur virilité déjà peu sûre d'elle-même… On y retrouve, délicieusement caricaturées, les prétentions ancestrales de l'emprise masculine recouvrant la peur atavique du féminin (ce mystère dont je suis issu et qui m'effraie comme un lieu à jamais inaccessible) mêlées au règne nouveau de robots pouvant certes consoler, mais tout autant effrayer. Devenir non pas ce que l'on &quot;naît&quot;, porteur des vœux secrets des parents et des assignations sociétales, mais ce que l'on est, un sujet en devenir, tel sera le fil invisible tramant l'ensemble.       <br />
              <br />
       Et ce n'est pas la leçon inénarrable d'un cours pratique de &quot;musclinité&quot; - euh de &quot;masculinité&quot; - visant à rétablir le déséquilibre dangereusement menacé entre hommes et femmes qui démentira l'humour utilisé comme arme, apparemment innocente, afin de désintégrer en plein vol les clichés machistes. À voir en effet ces &quot;soldats de l'avenir&quot;, ces guerriers de la cause essentielle de la suprématie du mâle, s'entraîner dur comme fer pour lutter contre la féminisation de la société - et son corollaire, la destruction de l'Humanité -, on n'est pas loin de &quot;pisser debout dans ses frocs&quot; tant on tremble face au danger représenté par ces perfides amazones, enclines à prendre un pouvoir démentiel sur la faible gent masculine.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64608420-46279157.jpg?v=1652640449" alt=""Contes et Légendes" L'adolescence à vif… Jeux de rôle au pays des humanoïdes associés" title=""Contes et Légendes" L'adolescence à vif… Jeux de rôle au pays des humanoïdes associés" />
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      Parallèlement au ravissement produit par le vent féministe libérateur soufflant en creux sur le plateau, se dévoile le lien unissant de sympathiques robots - marqués par un anthropomorphisme faisant d'eux des &quot;doudous&quot; à visage humain - à leurs compagnons dépendant d'eux. Il est vrai que l'évolution de la robotique humanoïde permet dorénavant de mettre à disposition de chacun(e) des créatures en tous points semblables aux humains, si ce n'est, au-delà de leur humanité augmentée, une certaine raideur dans leurs mouvements et dans la fixité de leur regard. Mais ces détails physiques sont vite oubliés tant leur capacité de réaction immédiate aux situations a été développée grâce à une technologie de haut niveau proposant un process de communication des plus pertinents.       <br />
              <br />
       Ainsi, fidèles compagnons éducatifs et pédagogiques, les assistants robotisés vont se comporter en personnes ressources d'une grande fiabilité, se substituant à des adultes dépassés par leurs progénitures, et capables de consoler les chagrins d'amours adolescentes ou encore de combler la disparition programmée (par la nature) d'une mère-ménagère (dé)vouée organiquement aux travaux domestiques… Qui plus est, apprenant d'eux-mêmes et du monde, les robots de compagnie (dire &quot;personnes artificielles&quot;) s'inscrivent dans un processus évolutif porteur de progrès &quot;humain&quot;. À la différence des primates-humains, répétant eux à satiété les mêmes conditionnements axés autour d'axiomes non évolutifs.
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64608420-46279161.jpg?v=1652640489" alt=""Contes et Légendes" L'adolescence à vif… Jeux de rôle au pays des humanoïdes associés" title=""Contes et Légendes" L'adolescence à vif… Jeux de rôle au pays des humanoïdes associés" />
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     <div>
      Et qui a dit que le rire était le propre de l'Homme ? Qui aura assisté aux rires aux éclats de Robby le robot s'esclaffant, sans aucune arrière-pensée, à l'annonce de son recyclage : <span style="font-style:italic">&quot;Moi aussi mon petit poteau, je t'aime beaucoup !&quot;</span>, n'osera jamais plus prononcer une telle fadaise. De même, après avoir entendu les paroles d'un autre robot, condamné lui à être débranché pour obsolescence programmée, entonnant à tue-tête les paroles de Dalida : <span style="font-style:italic">&quot;Moi je veux mourir sur scène/En chantant jusqu'au bout/Moi, je veux mourir sur scène/C'est là que je suis née&quot;</span>, on se plaît à rêver d'une humanité ressuscitée… par un humanoïde.       <br />
              <br />
       Ainsi des émois amoureux revisités à l'aune des travestissements successifs. Ainsi de la révolte adolescente remettant les pendules à l'heure de l'évolution. Ainsi de la contamination positive opérée par les personnes artificielles pour redonner à l'humain le vivifiant goût des autres… Et évoquer pour conclure la belle surprise éprouvée au moment du salut final… Choc d'avoir eu alors à découvrir que les jeunes artistes ayant superbement incarné les rôles des ados mâles, machos ou pas, étaient des &quot;comédien… nes&quot; ! Cet apparent &quot;détail&quot; n'en est pas un tant il renforce l'impression d'avoir de nos yeux vu, peut-être même parfois à notre corps défendant, nos repères superbement vaciller.
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64608420-46279162.jpg?v=1652640520" alt=""Contes et Légendes" L'adolescence à vif… Jeux de rôle au pays des humanoïdes associés" title=""Contes et Légendes" L'adolescence à vif… Jeux de rôle au pays des humanoïdes associés" />
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     <div>
      En effet, les frontières entre humains et humanoïdes, entre territoires de la masculinité et ceux de la féminité, ont littéralement implosé sous les coups de boutoir de l'humour décalé, renversant à l'envi les situations pour laisser place à des entités confondues avec bonheur dans la même proximité scénique… Jusqu'à ressentir ce que Freud nommait &quot;l'inquiétante étrangeté&quot;, cet intime déjà-là qui jaillit devant nous, venant nous déloger de nos certitudes anciennes en remettant joyeusement en je(u) notre inhumaine identité savamment construite. Captivant…       <br />
              <br />
       <b>Vu le mercredi 4 mai 2022 dans la Grande Salle Vitez du TnBA à Bordeaux où le spectacle a été représenté du 3 au 7 mai 2022.</b>
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     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Contes et légendes"</b></div>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64608420-46279163.jpg?v=1652640548" alt=""Contes et Légendes" L'adolescence à vif… Jeux de rôle au pays des humanoïdes associés" title=""Contes et Légendes" L'adolescence à vif… Jeux de rôle au pays des humanoïdes associés" />
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     <div>
      Écriture et mise en scène : Joël Pommerat.       <br />
       Assistant à la mise en scène : Roxane Isnard.       <br />
       Avec : Prescillia Amany Kouamé, Jean-Édouard Bodziak, Elsa Bouchain, Léna Dia, Angélique Flaugère, Lucie Grunstein, Lucie Guien, Marion Levesque, Angéline Pelandakis, Lenni Prézelin.       <br />
       Scénographie et lumière : Éric Soyer.       <br />
       Costumes et recherches visuelles : Isabelle Deffin.       <br />
       Habillage : Manon Denarié.       <br />
       Perruques et maquillage : Julie Poulain.        <br />
       Son : François Leymarie, Philippe Perrin.       <br />
       Musique : Antonin Leymarie.       <br />
       Dramaturgie : Marion Boudier.       <br />
       Direction technique : Emmanuel Abate.       <br />
       Construction décors : Ateliers de Nanterre - Amandiers.       <br />
       Construction mobilier : Thomas Ramon - ARTOM.       <br />
       Les textes de Joël Pommerat sont édités chez Actes Sud-Papiers.       <br />
       Production Compagnie Louis Brouillard.       <br />
       Durée : 1 h 50.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64608420-46279186.jpg?v=1652640602" alt=""Contes et Légendes" L'adolescence à vif… Jeux de rôle au pays des humanoïdes associés" title=""Contes et Légendes" L'adolescence à vif… Jeux de rôle au pays des humanoïdes associés" />
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      <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">12 et 13 mai 2022 :</span> CDN Orléans/Centre-Val de Loire, Orléans (45).       <br />
       <span class="fluo_jaune">19 et 20 mai 2022 :</span> Le Phénix - Scène nationale pôle européen de création, Valenciennes (59).       <br />
       Du 1er au 4 juin 2022 : Centre National des Arts, Ottawa, Ontario, (Canada).           <br />
       Du 9 au 11 juin 2022 : Festival Carrefour International de Théâtre, Québec (Canada).       <br />
       Du 23 au 25 juin 2022 : Teatros del Canal, Madrid (Espagne).       <br />
       Du 1er au 3 juillet 2022 : Festival d'Anjou, Angers (49).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/64608420-46279153.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Contes-et-Legendes-L-adolescence-a-vif-Jeux-de-role-au-pays-des-humanoides-associes_a3244.html</link>
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   <title>Le Théâtre du Peuple et Anne-Laure Liégeois offrent à "Peer Gynt" la porte par laquelle s'enfuir enfin</title>
   <pubDate>Mon, 12 Jul 2021 09:50:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   "Peer Gynt" est en lui-même, en actes et en parole, un paradoxe vivant. Durant toute la pièce d'Ibsen, il a l'obstination de fuir toutes les contraintes de l'existence réelle afin de ne se plier à aucun devoir et pour "être soi-même" comme il le clame au long de la pièce. Mais il désire de toutes ses forces devenir roi, empereur ou quoique ce soit d'autre qui soit une réussite éblouissante. En quelque sorte être roi sans que rien ne soit changé en lui, sans qu'il subisse aucune contrainte, aucune déformation. Pris entre ces deux impératifs inconciliables, un destin exceptionnel et tragique se dessine fatalement devant lui.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57648868-42679343.jpg?v=1626077493" alt="Le Théâtre du Peuple et Anne-Laure Liégeois offrent à "Peer Gynt" la porte par laquelle s'enfuir enfin" title="Le Théâtre du Peuple et Anne-Laure Liégeois offrent à "Peer Gynt" la porte par laquelle s'enfuir enfin" />
     </div>
     <div>
      Et les épreuves qu'il va rencontrer (une vie entière que retrace cette pièce gigantesque qui ne dure ici que trois heures) seront vécues et dépassées à chaque fois par un double motif. Tout est double chez Peer Gynt. Chaque envers a son endroit. Chaque médaille, son revers. Dès les premiers mots de la première scène entre sa mère et lui, cette dualité se met en place : d'un côté le réel, de l'autre l'imaginaire. Et les autres épisodes de la pièce seront également vécus sous deux astres. C'est le signe des âmes poétiques qui ne peuvent se résoudre à un seul motif pour étayer leurs choix.       <br />
               <br />
       Enfant, puis jeune homme, c'est un rien, un moins que rien que ce Peer (diminutif de Peter) élevé par sa mère seule, en pur dénuement, dans un petit village perdu dans les montagnes. Un enfant du peuple, et même du bas peuple, méprisé par les autres villageois. On le découvre dès le début de la pièce s'évadant de sa réalité médiocrissime grâce à son imaginaire et même grâce aux affabulations les plus délirantes et aux désirs les plus irréalisables et aux promesses les plus intenables. Pour cette verve de conteur, d'inventeur, de mythomane capable de mêler sa vraie vie aux contes les plus populaires, les autres le regardent comme on regarde un fou. Il est une victime des moqueries jusqu'à ce qu'il fasse une chose que la morale réprouve : séduire une jeune mariée et la &quot;déshonorer&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57648868-42679354.jpg?v=1626077584" alt="Le Théâtre du Peuple et Anne-Laure Liégeois offrent à "Peer Gynt" la porte par laquelle s'enfuir enfin" title="Le Théâtre du Peuple et Anne-Laure Liégeois offrent à "Peer Gynt" la porte par laquelle s'enfuir enfin" />
     </div>
     <div>
      Chassé par les villageois, il doit fuir. Mais cette fuite qu'il a provoquée était le seul moyen pour lui de s'échapper de ce village où rien ne l'attend. Fuir pour espérer devenir roi, ou empereur, ou quoique ce soit d'autre de grandiose. Peer Gynt est systématiquement la victime et la cause de ces incessants bonds tout autour de la planète. Une planète qu'on le voit parcourir d'épisodes en épisodes : du pays légendaire des trolls, aux Amériques, au Moyen-Orient, aux Indes et aux Asiles d'Aliénés, jusqu'à revenir dans les fjords glacés de Norvège. Ibsen l'emporte ainsi dans des régions à la fois géographiques, mais aussi chargées de mythologie moderne, de contes, de légendes.       <br />
               <br />
       Anne-Laure Liégeois a fait une adaptation intuitive, intelligente, du long texte d'Ibsen. Elle met ainsi en avant une des thématiques puissantes de la pièce : &quot;il&quot; est Celui qui ne trouve pas sa place, l'exilé perpétuel, même chez lui, celui qui n'en a plus. Sa mise en scène ne masque à aucun moment les côtés noirs, dérangeants et inhumains du personnage. Il possède autant de facettes qu'un être ordinaire, mais la lecture qui est faite ici du personnage fait ressortir le tragique de ce destin qui se bat sans cesse pour soulever des montagnes, mais dont on sait pertinemment que chaque nouveau succès sera suivi d'un nouvel échec, d'une nouvelle fuite, à cause de cet orgueil qui le perd à chaque nouvelle étape, mais qui sauve son identité, son nom, son être.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57648868-42679366.jpg?v=1626077730" alt="Le Théâtre du Peuple et Anne-Laure Liégeois offrent à "Peer Gynt" la porte par laquelle s'enfuir enfin" title="Le Théâtre du Peuple et Anne-Laure Liégeois offrent à "Peer Gynt" la porte par laquelle s'enfuir enfin" />
     </div>
     <div>
      Ils sont seize au plateau pour interpréter la cinquantaine de personnages qui donnent vie à cette histoire. La scénographie sobre et modulable, sur deux niveaux dans la première partie, leur laisse un vaste espace de jeu où ils inventent avec précision et énergie chaque nouvelle scène, chaque nouveau lieu. Les costumes et les accessoires (masques, grimages) suffisent à nous faire plonger dans l'imaginaire des légendes et les visions d'Ibsen. Rappelons que les distributions du spectacle d'été du théâtre du Peuple sont toujours partagées entre comédiens professionnels et comédiens amateurs. Le travail fait avec eux par Anne-Laure Liégeois réussit à créer une harmonie totale entre tous.       <br />
               <br />
       La représentation dure trois heures, entracte compris, mais la vivacité des tableaux et des scènes fait oublier le temps. La pièce elle-même y contribue, faite à parts égales de fantaisie et de réalisme, dont la belle écriture et la rugosité de certaines scènes fascinent étrangement. On sent que le personnage titre est le double onirique d'Ibsen, pris entre son appétit vertigineux pour le rêve, l'invention, le roman et sa faim inextinguible de réussite réelle et concrète. Comme une lutte avec lui-même, et avec le monde, la société.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57648868-42679431.jpg?v=1626077840" alt="Le Théâtre du Peuple et Anne-Laure Liégeois offrent à "Peer Gynt" la porte par laquelle s'enfuir enfin" title="Le Théâtre du Peuple et Anne-Laure Liégeois offrent à "Peer Gynt" la porte par laquelle s'enfuir enfin" />
     </div>
     <div>
      Cette création a le grand mérite de moderniser de façon habile les dialogues, les thématiques et surtout les personnages d'Ibsen pour en faire nos contemporains. À noter en particulier les jolies performances des deux comédiens interprétant Peer Gynt (qui sont père et fils à la ville) : Olivier Dutilloy en Peer Gynt de plus de cinquante ans, qui donne une solide, riche et accessible interprétation du rôle, Ulysse Dutilloy, le jeune Peer Gynt, très crédible, développant une impression de très grande aisance et une vitalité d'une fraîcheur totale. Un autre rôle important, la mère du héros, est incarné par Laure Wolf. Elle y démontre une intelligence de jeu et une sensibilité qui modernise totalement son rôle et nous l'attache au cœur.       <br />
               <br />
       Et puis il y a la nature, omniprésente, les montagnes, les déserts, les océans, et même le vent, l'air, les nuages, les animaux, qui parcourent la pièce parmi les humains. Cette nature qui apparaît ici comme un autre monde possible, en plus de l'imaginaire, de la folie, surtout pour cet exilé perpétuel, Peer Gynt, qui raconte tant sur les rêves et les vies brisés des exilés modernes, les migrants, économiques, politiques ou climatiques. L'adaptation d'Anne-Laure Liégeois a cette capacité de nous faire voir, entendre et comprendre ce qui se joue intimement dans ces exils et le combat impitoyable qui existe entre une réalité qui ressemble à une fiction et un imaginaire d'une force à tout dévaster. Écartèlement qu'Ibsen laisse délicatement béant.       <br />
              <br />
       À la fin, la solitude du rêveur disparaît dans une nature qui ne le décevra peut-être pas.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Peer Gynt"</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57648868-42679474.jpg?v=1626078208" alt="Le Théâtre du Peuple et Anne-Laure Liégeois offrent à "Peer Gynt" la porte par laquelle s'enfuir enfin" title="Le Théâtre du Peuple et Anne-Laure Liégeois offrent à "Peer Gynt" la porte par laquelle s'enfuir enfin" />
     </div>
     <div>
      Texte : Henrik Ibsen.       <br />
       Adaptation libre d'après les traductions de M. Prozor et P. G. La Chesnais.       <br />
       Mise en scène : Anne-Laure Liégeois.       <br />
       Assistante mise en scène : Sanae Assif.       <br />
       Stagiaire mise en scène : Louise de Bastier.       <br />
       Avec : Sanae Assif, Arthur Berthault, Rébecca Bolidum, Thierry Ducarme, Martial Durin, Olivier Dutilloy, Ulysse Dutilloy-Liégeois, Clémentine Duvernay, Juliette Fribourg, Marc Jeancourt, Sébastien Kheroufi, Michel Lemaître, Matteo Renouf, Chloé Thériot, Laure Wolf, Edwina Zajdermann.       <br />
       Lumière : Guillaume Tesson.       <br />
       Costumes : Séverine Thiébault.       <br />
       Stagiaire costume : Anouk Magne.       <br />
       Scénographie : Anne-Laure Liégeois et Aurélie Thomas.       <br />
       Remerciements particuliers à François Corbal et François Leymarie.       <br />
       Régie générale : Cécile Robin et Sylvain Tardy.       <br />
       Régie son : Orane Duclos et Étienne Martinez.       <br />
       Régie lumière : Nicolas Galland et Zacharie Volle.       <br />
       Construction et régie plateau : Clément Breton.       <br />
       Cheffe d'atelier costumes : Florence Demingeon.       <br />
       Costumière et habillage : Marie-Frédérique Fillion.       <br />
       La plupart des musiques du spectacle sont issues de Peer Gynt d'Edvard Grieg.       <br />
       Durée : 3 h environ (avec entracte).       <br />
       Spectacle conseillé à partir de 12 ans.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 11 juillet au 1er août 2021.</span>       <br />
       Du jeudi au dimanche à 15 h.       <br />
       Théâtre du Peuple Maurice Pottecher, Grande Salle, Bussang (88).       <br />
       03 29 61 62 47 - info@theatredupeulple.com       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredupeuple.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredupeuple.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/57648868-42679343.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Theatre-du-Peuple-et-Anne-Laure-Liegeois-offrent-a-Peer-Gynt-la-porte-par-laquelle-s-enfuir-enfin_a3001.html</link>
  </item>

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   <title>"Contes et légendes"  Sous nos yeux un avatar contemporain du mythe de Galatée</title>
   <pubDate>Tue, 18 Feb 2020 08:48:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans "Contes et légendes", Joël Pommerat part à la poursuite des avatars du bon vieux robot redevenu contemporain, actuel, mignon, androgyne comme il se doit, Kawaii, et fait comme s'il était déjà entré dans la vie quotidienne, épicentre de toutes les préoccupations… Avec beaucoup d'humour, un peu d'acidité et beaucoup de tendresse, la scène se présente comme un laboratoire d'éthologie. Une expérience théâtrale qui plonge le public dans un état de profond ébahissement.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/42882785-35582850.jpg?v=1582013247" alt=""Contes et légendes"  Sous nos yeux un avatar contemporain du mythe de Galatée" title=""Contes et légendes"  Sous nos yeux un avatar contemporain du mythe de Galatée" />
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      Quand le virtuel se concrétise… et retravaille les mythes.       <br />
       En virtuoses de l'art théâtral, dans les traditions du magicien et du travestissement, Joël Pommerat et sa troupe traquent les effets sur les êtres de ce robot beau comme une star faisant irruption dans le salon… Programmable ET adaptable. Docile et lisse. Un objet transitionnel attentif et bienveillant. Ôtant tous les soucis, déchargeant de tous les tracas. Au service… pour satisfaire les besoins, les désirs… comme on dit…       <br />
              <br />
       Le spectateur voit en direct comment ce robot objet de tous les rêves bouleverse les rapports entre hommes et femmes, enfants et parents, enfants entre eux qui veulent, par le biais de ce tiers entré dans les familles, garder intacts tous les possibles, et ne voulant pas grandir, multiplient les crises d'adulescence.       <br />
              <br />
       Les cadets à l'imitation des ainés, à l'imitation des parents, enfants de la meute, à l'imitation du spectacle du monde, des télé-réalités, des téléportations d'avatars, le spectacle montre une réalité comme écartelée dans un état de conjuration, d'insurrection, d'instabilité permanente. Où la trouille de l'autre fait obstacle au désir d'intimités confiantes. Où, dans la contradiction des désirs, la propagation de la peur de l'autre est conjurée par le mimétisme généralisé. Asservissement et émancipation. Exigence de confession et besoin de confidences. Ordres et désordres, Ordre et Harmonie entre mêlés.
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/42882785-35582858.jpg?v=1582013272" alt=""Contes et légendes"  Sous nos yeux un avatar contemporain du mythe de Galatée" title=""Contes et légendes"  Sous nos yeux un avatar contemporain du mythe de Galatée" />
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      Le spectacle tient l'équilibre entre la fiction et la réalité, joue de l'ambiguïté des signes, se faufile dans les interstices de la conscience, entre rêves des uns et réalités des autres. Et ce faisant tord le cou aux évidences, diffuse le mystère du réel, sème le doute sur l'illusion elle-même.       <br />
              <br />
       C'est qu'il existe dans l'esthétique, le jeu, l'expression, dans le comportement, dans les mots, les postures, quelque chose… Oh ! Un presque rien. De trop, une surenchère… Un écart infime, une inclination à rapporter le différent au même, dans un effet de miroir, un effet d'amplification générant un trouble, une difficulté à discerner le vrai du faux, le théâtre de la réalité, le réel du fantasme.       <br />
              <br />
       Porté par une esthétique et un jeu irréprochables, le spectacle réussit à inverser les propositions. Les robots sont plus qu'humains dans leurs hésitations, leurs lenteurs. Comme des pudeurs. Les humains, eux, apparaissent comme des clones sauvages. En voie de robotisation.       <br />
              <br />
       À cet égard, une scène est d'anthologie. À cour, au lointain, un jeune, enthousiaste, singe le robot formaté adapté à son image. Simultanément, en miroir, à jardin, à l'avant-scène, un couple sur un canapé dépasse les stéréotypes et préjugés liés au travestissement et s'engage dans les voies de l'amour.
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/42882785-35582862.jpg?v=1582013317" alt=""Contes et légendes"  Sous nos yeux un avatar contemporain du mythe de Galatée" title=""Contes et légendes"  Sous nos yeux un avatar contemporain du mythe de Galatée" />
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      Le spectacle est une délectation de théâtre satirique et tendre. Un théâtre qui ose aborder les problématiques de l'éducation, de l'apprentissage et de la pédagogie face au dressage et au formatage. Un théâtre en pleine maturité qui porte l'interrogation sur le fait théâtral lui-même, sur l'identité de l'acteur et le paradoxe du comédien et propose un baume pour guérir les maux de l'époque, une panacée bien connue, le vouloir croire au théâtre.       <br />
              <br />
       Cette manière d'être ensemble pour recevoir l'illusion et l'expérience du partage avec autrui du rire, du plaisir et de la connaissance. Cet usage du conte et de la légende revêtant à chaque fois des habits neufs.        <br />
              <br />
       À chaque instant, capté de bout en bout, le spectateur est tenté de dire à son voisin : <span style="font-style:italic">&quot;pincez-moi, je rêve&quot;</span> et tout à la fin devenu &quot;Le Public Qui Ovationne&quot; entend cet appel venu de la scène : <span style="font-style:italic">&quot;viens, mais ne viens pas quand je serai seul. Tous les deux on se connaît déjà. On s'est vu de près souviens-toi&quot;.</span>       <br />
              <br />
       En faisant vivre sous nos yeux un avatar contemporain du mythe de Galatée, la troupe, par sa prestation éblouissante, affirme la force du Théâtre et renvoie le robot (le vrai… qui est dans l'air du temps, qui n'est jamais sur scène) à sa triste réalité d'automate (seul un être vivant est sur scène).
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     <div><b>"Contes et légendes"</b></div>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/42882785-35582874.jpg?v=1582013476" alt=""Contes et légendes"  Sous nos yeux un avatar contemporain du mythe de Galatée" title=""Contes et légendes"  Sous nos yeux un avatar contemporain du mythe de Galatée" />
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      Une création théâtrale de Joël Pommerat.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Roxane Isnard.       <br />
       Avec : Prescillia Amany Kouamé, Jean-Edouard Bodziak, Elsa Bouchain, Lena Dia, Angélique Flaugère, Lucie Grunstein, Lucie Guien, Marion Levesque, Angeline Pelandakis, Mélanie Prezelin.       <br />
       Scénographie et lumière : Éric Soyer.       <br />
       Costumes et recherches visuelles : Isabelle Deffin.       <br />
       Habillage - Création : Tifenn Morvan, Karelle Durand, Lise Crétiaux.       <br />
       Création perruques et maquillage : Julie Poulain.       <br />
       Son : François Leymarie, Philippe Perrin.       <br />
       Création musicale : Antonin Leymarie.       <br />
       Dramaturgie : Marion Boudier.       <br />
       Renfort dramaturgie : Élodie Muselle.       <br />
       Assistante observatrice : Daniely Francisque.       <br />
       Renfort assistant : Axel Cuisin, Lucie Trotta.       <br />
       Direction technique : Emmanuel Abate.       <br />
       Production Compagnie Louis Brouillard.       <br />
       Durée : 1 h 50.       <br />
              <br />
       <b>A été joué du 9 janvier au 16 février 2020 dans la Salle transformable de Nanterre-Amandiers - CDN à Nanterre (92).</b>
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     <div><b>Tournée</b></div>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/42882785-35582884.jpg?v=1582013508" alt=""Contes et légendes"  Sous nos yeux un avatar contemporain du mythe de Galatée" title=""Contes et légendes"  Sous nos yeux un avatar contemporain du mythe de Galatée" />
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      Du 3 au 7 mars 2020 : Théâtre Olympia, Tours (37).       <br />
       Du 13 au 20 mars 2020 : Théâtre de la Cité - CDN Toulouse-Occitanie, Toulouse (31).       <br />
       26 et 27 mars 2020 : Espace Jean Legendre, Compiègne (60).       <br />
       2 et 3 avril 2020 : CDN, Orléans (45).       <br />
       Du 8 au 10 avril 2020 : La Comédie - Scène nationale, Clermont-Ferrand (63).       <br />
       28 et 29 avril 2020 : Le Phénix - Scène nationale, Valenciennes (59).       <br />
       5 et 6 mai 2020 : L'Estive - Scène nationale de Foix et de l'Ariège, Foix (09).       <br />
       Du 13 au 17 mai 2020 : La Criée - Théâtre national, Marseille (13).       <br />
       Du 27 au 29 mai 2020 : Châteauvallon - Scène nationale, Ollioules (83).       <br />
       Du 3 au 5 juin : Printemps des comédiens, Montpellier (34).       <br />
       Du 9 au 13 juin 2020 : Scène nationale, Grenoble (38).       <br />
       Du 19 au 21 juin 2020 : Festival d'Anjou - Grand Théâtre, Angers (49).       <br />
       Du 8 septembre au 10 octobre 2020 : Théâtre des Bouffes du Nord, Paris.
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   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/42882785-35582850.jpg</photo:imgsrc>
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