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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-06-08T01:07:43+02:00</dc:date>
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   <title>La Jeanne d'Arc de Honegger et le spectateur au bûcher</title>
   <pubDate>Tue, 31 Jan 2017 06:36:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Lyrique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Jusqu'au 3 février 2017, le public peut découvrir la nouvelle production de "Jeanne d'Arc au bûcher", l'oratorio d'Arthur Honegger, à l'Opéra de Lyon dans la mise en scène radicale de Romeo Castellucci. Une lecture en forme de refus de la dimension spirituelle de l'œuvre que transcendent avec talent chanteurs et orchestre sous la direction de Kazushi Ono.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/11073041-18366408.jpg?v=1485814282" alt="La Jeanne d'Arc de Honegger et le spectateur au bûcher" title="La Jeanne d'Arc de Honegger et le spectateur au bûcher" />
     </div>
     <div>
      En décembre 1935, Arthur Honegger, membre à sa façon affranchie du Groupe des Six, termine la partition d'un oratorio qui lui a été commandé par Ida Rubinstein - éminente figure de l'avant-garde de l'époque - sur un sujet qu'elle lui a suggéré. Ce sera Jeanne d'Arc, un personnage inspirant pour celle qui vient de découvrir le genre du mystère médiéval.       <br />
              <br />
       Honegger s'est donc adressé à Paul Claudel - une évidence - pour le livret. Malgré son refus initial de s'emparer d'un tel personnage et de sa légende dorée, le poète écrit le livret en onze jours, en versets où respire le fameux &quot;spiritus&quot; : cet esprit et ce souffle divins qui se communiquent à l'acteur dans son théâtre. Le sujet en sera l'avènement de la grâce après l'acceptation du martyre.       <br />
              <br />
       Claudel choisit d'évoquer la Passion de Jeanne en onze tableaux (le prologue sera rajouté en 1945) ; Jeanne d'Arc sur le bûcher (en 1431) en voit défiler les stations et des épisodes de sa vie dans un ordre chronologique inversé, du procès à l'enfance. C'est sur le livre que tient Frère Dominique (un saint qui a vécu au XIIIe siècle) et au rythme des voix des acteurs de son procès comme des saints, que se fait cette récapitulation jusqu'à la mort de celle qui sera canonisée au début du XXe siècle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/11073041-18366693.jpg?v=1485814722" alt="La Jeanne d'Arc de Honegger et le spectateur au bûcher" title="La Jeanne d'Arc de Honegger et le spectateur au bûcher" />
     </div>
     <div>
      Honegger développe dans son &quot;oratorio dramatique&quot; (qui peut donc être mis en scène) sa formule rêvée d'un renouveau lyrique mêlant rôles parlés, danseurs, chanteurs, chœurs et un orchestre dominé par les vents et les bois (dont deux saxophones) et l'usage du piano, du célesta, des ondes Martenot.       <br />
              <br />
       La partition fait coexister (et parfois marie) musique populaire, carnavalesque même et un lyrisme mystique ou grandiose (Honegger, ce grand admirateur de Bach). Mêlant tous les arts, cette fresque digne d'un peintre primitif interroge ainsi chaque metteur en scène sur les places respectives du chant et du jeu, dans la tradition du souffle poétique claudélien. Auteur, metteur en scène et quasi plasticien, on comprend ce qui a pu plaire à Romeo Castellucci dans ce nouveau défi.       <br />
              <br />
       Las, si l'interprétation musicale, tant vocale qu'instrumentale, se révèle envoûtante dans ses jeux de lumières et d'ombres, équilibrée entre parodie et tragédie, la proposition du metteur en scène italien se révèle plus risquée, pour ne pas dire décalée quant aux enjeux de l'œuvre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/11073041-18366696.jpg?v=1485814755" alt="La Jeanne d'Arc de Honegger et le spectateur au bûcher" title="La Jeanne d'Arc de Honegger et le spectateur au bûcher" />
     </div>
     <div>
      Dans cette radicale et implacable destruction du plateau (une salle de classe sous la IIIe République) sur lequel un homme de peine entend des voix et se défait, le temps d'endosser les oripeaux du personnage de Jeanne, le spectateur est invité à oublier tout ce qu'il croit savoir sur la sainte - que cette lecture s'ingénie à déconstruire sous nos yeux avec rage mais aussi pas mal de naïveté. De là un prologue avant le prologue, interminable, où (l'extraordinaire) Audrey Bonnet déguisée en homme de ménage déménage tables et chaises de ladite classe avec force han(s) - et grincements hideux. Le spectacle rallonge d'ailleurs l'œuvre d'une bonne demi-heure.       <br />
              <br />
       Quelques tableaux émergent, d'une beauté indéniable, mais la parodie recouvre tout, non sans autocitations et tics de Castellucci. Son pouvoir corrosif nous entraînant avec une réelle efficacité dans les limbes de la déréliction jusqu'à cette scène où l'actrice (qui subit plus qu'on ne saurait dire d'assez horribles épreuves) après avoir arraché plusieurs revêtements de la scène, s'enterre. Aucune grâce ici, et pas d'esprit divin (ou non). Pourquoi pas ? Mais à quoi bon ? Sauf à se dire que travailler contre l'œuvre est un art en soi… mais ô combien dépassé ? Plus performance que mise en scène lyrique, ce travail, qui fonctionnait très bien avec Schoenberg*, est assez décevant ici.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">*Romeo Castellucci a mis en scène brillamment &quot;Moïse et Aaron&quot; à l'Opéra de Paris en 2015.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/11073041-18366703.jpg?v=1485814795" alt="La Jeanne d'Arc de Honegger et le spectateur au bûcher" title="La Jeanne d'Arc de Honegger et le spectateur au bûcher" />
     </div>
     <div>
      <b>Prochaines dates</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Mardi 31 janvier, jeudi 2 février, vendredi 3 février 2017 à 20 h.</span>       <br />
       Opéra de Lyon.       <br />
       Place de la Comédie, Lyon.       <br />
       Tél. : 04 69 85 54 54.       <br />
       <a class="link" href="http://www.opera-lyon.com/" target="_blank">&gt;&gt; opera-lyon.com</a>       <br />
              <br />
       <b>&quot;Jeanne d’Arc au bûcher&quot; (1938).</b>       <br />
       Oratorio dramatique en 11 scènes avec prologue.       <br />
       Musique d'Arthur Honegger.       <br />
       Livret de Paul Claudel.       <br />
       En français.       <br />
       Durée : 1 h 30 environ.       <br />
              <br />
       Direction musicale : Kazushi Ono.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/11073041-18366853.jpg?v=1485815908" alt="La Jeanne d'Arc de Honegger et le spectateur au bûcher" title="La Jeanne d'Arc de Honegger et le spectateur au bûcher" />
     </div>
     <div>
      Mise en scène, décors, costumes et lumières : Romeo Castellucci.       <br />
       Dramaturgie : Piersandra Di Matteo.       <br />
       Collaboratrice artistique : Silvia Costa.       <br />
              <br />
       Audrey Bonnet, Jeanne d'Arc.       <br />
       Denis Podalydès, Frère Dominique.       <br />
       Ilse Eerens, La Vierge.       <br />
       Valentine Lemercier, Marguerite.       <br />
       Marie Karall, Catherine.       <br />
       Jean-Noël Briend, ténor solo (une voix, Porcus, 1er Héraut, Le Clerc).       <br />
       Sophie Lou, Pécus.       <br />
       Didier Laval, récitant.       <br />
       Louka Petit-Taborelli, récitant.       <br />
       Participation de Istvan Zimmermann et Giovanna Amoroso, Plastikart Studio.       <br />
              <br />
       Orchestre, Chœurs et Maîtrise de l’Opéra de Lyon.       <br />
       Philip White, Chef des chœurs.        <br />
       Karine Locatelli, Chef de chœur de la Maîtrise.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/11073041-18366408.jpg</photo:imgsrc>
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   <title>"Lady Macbeth de Mzensk" à l'usine…</title>
   <pubDate>Wed, 27 Jan 2016 16:12:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Lyrique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Débuts tonitruants du metteur en scène Dmitri Tcherniakov à l'Opéra de Lyon, avec une nouvelle version de sa production créée à Düsseldorf du sublime opéra de Dimitri Chostakovitch, "Lady Macbeth de Mzensk". Avec une Katerina Izmaïlova transcendée par l'étonnante soprano lituanienne Ausrine Stundyte, l'opéra expressionniste du compositeur russe déçoit pourtant ici dans cette version un rien trop ironique et clinique.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8857319-14026049.jpg?v=1453907869" alt=""Lady Macbeth de Mzensk" à l'usine…" title=""Lady Macbeth de Mzensk" à l'usine…" />
     </div>
     <div>
      Voilà typiquement l'opéra que les amateurs d'art lyrique idolâtrent et qu'ils courraient voir où qu'il se joue - pour son livret noir et sulfureux, sa partition grandiose, sarcastique et sexuellement explicite, pour son histoire aussi. Créée en 1934 à Moscou et Leningrad avec le plus vif succès, l'œuvre est officiellement désavouée par le régime en 1936 après plus de deux cents représentations - prélude à une nouvelle vague de terreur dans la Russie soviétique et à une mise au pas des artistes et intellectuels n'ayant pas l'heur de plaire au petit père des peuples.       <br />
              <br />
       Dernier opéra achevé par Chostakovitch <span style="font-style:italic">(1)</span>, accusé dans la &quot;Pravda&quot; de formalisme petit-bourgeois, il est interdit et connaît une seconde vie en 1962 dans une version plus sage désormais titrée &quot;Ekaterina Izmaïlova&quot;. On sait ce que fut la vie du compositeur connaissant alternativement diatribes et honneurs avec une carrière façon montagnes russes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8857319-14026062.jpg?v=1453908123" alt=""Lady Macbeth de Mzensk" à l'usine…" title=""Lady Macbeth de Mzensk" à l'usine…" />
     </div>
     <div>
      &quot;Lady Macbeth de Mzensk&quot; devait à l'origine ouvrir la tétralogie qu'envisageait dès 1930 le compositeur, né à Saint-Pétersbourg, autour de la figure de la femme russe passée et future. Ayant frôlé l'arrestation, Chostakovitch se le tint pour dit et n'envisagea pas de suite à cette histoire d'une meurtrière provinciale au temps des tsars tirée d'un roman paru en 1865 de Nikolaï Leskov <span style="font-style:italic">(2)</span>. Son succès ne se démentira cependant pas et l'opéra sera joué sur les scènes du monde entier (dans sa version originale). C'est que cette &quot;tragédie-satire&quot; a tout pour séduire quand elle est portée par une équipe artistique idoine. Elle constitue sans aucun doute un des chefs-d'œuvre du répertoire du XXe siècle.       <br />
              <br />
       Avec une chanteuse étonnante telle Ausrine Stundyte, le personnage de Katerina est assurément inoubliable. Engagement scénique total, pur éblouissement d'un soprano d'airain capable aussi d'émouvantes fêlures, son interprétation de la rébellion tragique d'une femme écrasée par une société mesquine, corrompue et patriarcale impressionne. Si la mise en scène de Tcherniakov se révèle à son habitude très pertinente dans la caractérisation précise des personnages, elle convainc moins quant au choix d'une transposition dans une usine moderne de l'ère Poutine. Les sarcasmes et les convulsions de cette parade sauvage sont clairement traduits sur le plateau avec la crudité qui convient mais le lyrisme y respire mal - à l'image de ce cube entièrement tapissé de tapis orientaux au centre de l'usine et de la scène où végète une héroïne sexuellement frustrée.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8857319-14026107.jpg?v=1453908346" alt=""Lady Macbeth de Mzensk" à l'usine…" title=""Lady Macbeth de Mzensk" à l'usine…" />
     </div>
     <div>
      Quand au dernier acte, les protagonistes sont en route pour le goulag sibérien, l'épopée tragique des damnés (que célèbre la partition) avorte dans une cellule sordide sans aucun horizon : chez Tcherniakov plus de convoi, plus de lac régénérateur où se noyer. Le trio des amants Katerina, Sergeï et de la petite prostituée Sonietka se déchire comme des hyènes en cage. La direction de Kazushi Ono déçoit de même. Le motif de l'aliénation de l'héroïne, sa victoire (forcément condamnée) sur le destin, valait mieux que le choix de cette lenteur exaspérante du tempo venant régulièrement alourdir ce qui devrait être une partition de lave et de feu.       <br />
              <br />
       <b>Notes :</b>       <br />
       <span style="font-style:italic">(1) Après la parution d'un article assassin dans l'organe du pouvoir, Chostakovitch est sommé de se présenter au NKVD (ex KGB) où il échappe de justesse à une condamnation grâce à l'exécution de l'officier chargé d'instruire son dossier. Il échoue à terminer un autre opéra jusqu'à sa mort en 1975.        <br />
       (2) Le roman de Leskov était tiré d'un fait-divers. Une femme de marchand avait assassiné mari et beau-fils pour épouser son amant. </span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8857319-14026151.jpg?v=1453908605" alt=""Lady Macbeth de Mzensk" à l'usine…" title=""Lady Macbeth de Mzensk" à l'usine…" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Mercredi 27, vendredi 29 janvier, mardi 2, jeudi 4, samedi 6 février 2016 à 20 h.       <br />
       Dimanche 31 janvier 2016 à 16 h.</span>       <br />
              <br />
       Opéra national de Lyon, 1, place de la Comédie Lyon 1er.       <br />
       Tél. : 04 69 85 54 54.       <br />
       <a class="link" href="http://www.opera-lyon.com/" target="_blank">&gt;&gt; opera-lyon.com</a>       <br />
              <br />
       <b>&quot;Lady Macbeth de Mzensk&quot; (1934).</b>       <br />
       Opéra en quatre actes.       <br />
       Musique de Dimitri Chostakovitch (1906-1975).       <br />
       Livret du compositeur et d'Alexandre Preis.       <br />
       En langue russe surtitrée en français.       <br />
       Durée : 2 h 45 sans entracte.       <br />
              <br />
       Kazushi Ono, direction musicale.       <br />
       Dmitri Tcherniakov, mise en scène et décors.       <br />
       Elena Zaytseva, costumes.       <br />
       Gleb Filshtinsky, lumières.       <br />
              <br />
       Ausrine Stundyte, Katerina.       <br />
       Vladimir Ognovenko, Boris.       <br />
       Peter Hoare, Zinovyi.       <br />
       John Daszak, Sergeï.       <br />
       Clare Presland, Aksinia.       <br />
       Jeff Martin, l'Ivrogne.       <br />
       Gennady Bezzubenkov, le Pope.       <br />
       Almas Svilpa, le Chef de la Police.       <br />
       Michaela Selinger, Sonietka.       <br />
              <br />
       Orchestre et chœur de l'Opéra de Lyon.       <br />
       Philip White, chef des chœurs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/8857319-14026049.jpg</photo:imgsrc>
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  </item>

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   <title>"Le Vaisseau fantôme" jette l'ancre à l'Opéra de Lyon</title>
   <pubDate>Fri, 17 Oct 2014 08:10:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Lyrique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Depuis le 11 et jusqu'au 26 octobre 2014, l'Opéra de Lyon propose une nouvelle production de "Der Fliegende Hollände", le quatrième opéra de Richard Wagner, avec un plateau à se damner. Simon Neal, Magdalena Anna Hoffmann et Falk Struckmann y sont emportés par la Fura dels Baus.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7085332-10847762.jpg?v=1413527801" alt=""Le Vaisseau fantôme" jette l'ancre à l'Opéra de Lyon" title=""Le Vaisseau fantôme" jette l'ancre à l'Opéra de Lyon" />
     </div>
     <div>
      C'est en 1841 que Wagner compose le livret de cet opéra romantique en trois actes lors de son premier voyage à Paris. Il s'inspire d'une œuvre lue en 1838 du poète Heinrich Heine qu'il va rencontrer à Paris justement - avec Liszt. Déçu par l'accueil qu'il reçoit, acculé par les nombreuses dettes qui le grèvent comme toujours, il se voit dans l'obligation d'en vendre la version française tout en se réservant le droit d'exploiter la version originale allemande. L'opéra est créé sans grand succès au Hofoper de Dresde en 1843 et il retouchera la partition en 1860 pour y ajouter une ouverture grandiose, entre autres.       <br />
              <br />
       L'histoire avait de quoi lui plaire : &quot;Le Vaisseau fantôme&quot; contient déjà tous les thèmes qui hanteront son œuvre : la mer, l'errance, l'amour rédempteur et la mort. L'argument ? Le capitaine hollandais a blasphémé, il est condamné à errer pour l'éternité sur toutes les mers avec son équipage de spectres. Seul espoir pour l'errant, il peut jeter l'ancre tous les sept ans pour tenter de trouver l'amour inconditionnel d'une femme et être ainsi sauvé de la malédiction. Quand le premier acte commence nous sommes justement cette septième année-là.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7085332-10847763.jpg?v=1413528246" alt=""Le Vaisseau fantôme" jette l'ancre à l'Opéra de Lyon" title=""Le Vaisseau fantôme" jette l'ancre à l'Opéra de Lyon" />
     </div>
     <div>
      Dans un port niché sur la côte norvégienne et alors que la tempête menace de fracasser tous les navires, le Hollandais promet la fortune au capitaine Daland s'il le laisse épouser sa fille, Senta. Celle-ci se réserve depuis toujours au fameux Hollandais (sans l'avoir jamais vu mais elle idolâtre son portrait) et sa sublime ballade au deuxième acte - une pure déclaration d'amour - est un des climax de l'œuvre. Cet amour partagé ne débouchera cependant pas sur le bonheur et comme la Lorelei du même Heine, Senta se jettera du haut d'une falaise - pour sauver le damné. Ce n'est que dans l'autre monde qu'ils pourront se retrouver.        <br />
              <br />
       &quot;Le Vaisseau fantôme&quot; est un opéra de son époque appartenant à une esthétique toute romantique mais il constitue une étape importante dans l'écriture d'un compositeur encore jeune, qui s'identifie sans aucun doute au capitaine maudit à la recherche de l'amour absolu. Si l'œuvre est encore traditionnelle par certains côtés avec ses airs et ses chœurs, elle présente pour la première fois les fameux leitmotiv, ces thèmes qui jaillissent et rejaillissent dans un véritable continuum symphonique. Le tropisme wagnérien est déjà là.        <br />
              <br />
       Avec la mise en scène de Alex Ollé de la Fura dels Baus, dont les images qui nous sont parvenues évoquent la peinture d'un Delacroix et la direction du chef lyonnais Kazushi Ono, nul doute que cette production est à voir absolument. Les premières critiques sont d'ailleurs excellentes. Avec le Hollandais du baryton Simon Neal, la Senta de Magdalena Anna Hoffmann - dont on connaît le travail au long cours avec la maison lyonnaise - et le Daland de Falk Struckmann, nous sommes tous prêts à les suivre et à plonger !
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7085332-10847789.jpg?v=1413528288" alt=""Le Vaisseau fantôme" jette l'ancre à l'Opéra de Lyon" title=""Le Vaisseau fantôme" jette l'ancre à l'Opéra de Lyon" />
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      <span class="fluo_jaune">Du 11 octobre au 26 octobre 2014.</span>       <br />
              <br />
       Opéra national de Lyon, 04 69 85 54 54.       <br />
       Place de la Comédie Lyon (69).       <br />
       <a class="link" href="http://www.opera-lyon.com/" target="_blank">&gt;&gt; opera-lyon.com</a>       <br />
              <br />
       <b>&quot;Der Fliegende Holländer&quot; (1843).</b>       <br />
       Opéra romantique en trois actes.       <br />
       Livret et musique de Richard Wagner.       <br />
       En allemand surtitré en français.       <br />
       Durée : 2 h 15 avec entracte.        <br />
              <br />
       Kazushi Ono, direction musicale.       <br />
       Alex Ollé/La Fura dels Baus, mise en scène.       <br />
       Alfons Flores, décors.       <br />
       Joseph Abril, costumes.       <br />
       Urs Schönebaum, lumières.       <br />
       Franc Alen, vidéo.        <br />
              <br />
       Simon Neal, Le Hollandais.       <br />
       Falk Struckmann, Daland.       <br />
       Magdalena Anna Hoffmann, Senta.       <br />
       Tonislav Muzek, Erik.       <br />
       Luc Robert, Le Timonier.       <br />
       Eve-Maud Hubeaux, Mary.        <br />
              <br />
       Orchestre et Chœurs de l'Opéra de Lyon.       <br />
       Allan Woodbridge, Chef des Chœurs.
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   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/7085332-10847762.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Vaisseau-fantome-jette-l-ancre-a-l-Opera-de-Lyon_a1220.html</link>
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