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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-04-13T17:11:47+02:00</dc:date>
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   <title>"La jeune fille et la mort"… à couper le souffle !</title>
   <pubDate>Tue, 14 Mar 2017 08:41:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Danse]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Les Grands Ballets Canadiens de Montréal font honneur à leur devise "Faire bouger le monde. Autrement" en invitant des artistes de renom comme Stephan Thoss qui marie avec aisance danses classique et contemporaine.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/11372029-18964389.jpg?v=1489479428" alt=""La jeune fille et la mort"… à couper le souffle !" title=""La jeune fille et la mort"… à couper le souffle !" />
     </div>
     <div>
      Fondés en 1957 par Ludmilla Chiriaeff* (1924-1996), Les Grands Ballets Canadiens de Montréal renouent une troisième fois avec le chorégraphe allemand Stephan Thoss qui avait déjà présenté &quot;Searching for home&quot;, première nord-américaine sur la scène montréalaise en 2011, et &quot;La jeune fille et la Mort&quot; en 2015 en première mondiale. Ce dernier spectacle était inédit en France.       <br />
              <br />
       De belles symétries, aux mouvements variés et de même cadence, sont effectuées dans une gestuelle, souvent élancée, parfois à l'arrêt, comme un recueillement corporel après une course-poursuite contre la mort. Une mort qui est mêlée à la vie. &quot;La vie nous offre la chance de vivre sans angoisses si nous voyons la mort comme lui étant totalement incorporée. Il importe peu que nous en ayons peur ou non. Mon nouveau ballet, quant à lui, dit &quot;oui&quot; aux deux&quot;, dit Stephan Thoss. Et sur scène, cette imbrication est effectuée avec des pas de deux, incarnant la vie, et par des hommes en noir, symbolisant la mort, telles des ombres personnifiant le temps, la maladie et le silence.       <br />
              <br />
       Les déplacements s'enchaînent dans de grandes envolées où les membres inférieurs glissent avec rythme sur la scène quand les bras ont des allures élancées. La chorégraphie est assortie de multiples pas de deux, représentant les quatre éléments, eau, air, terre et feu.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/11372029-18964413.jpg?v=1489479500" alt=""La jeune fille et la mort"… à couper le souffle !" title=""La jeune fille et la mort"… à couper le souffle !" />
     </div>
     <div>
      L'espace est investi dans toutes ses dimensions où la figure du danseur est à la fois le Yang d'un Yin et l'élément d'une chaîne où il participe à une mosaïque artistique aux accents variés. Pétale d'une fleur, son rapport à l'autre est autant pluriel que duel faisant du spectacle, un bouquet coloré aux maintes cadences sur des musiques, entre autres, de Franz Schubert (1797-1828), Philip Glass, Nick Cave et Trent Reznor.       <br />
              <br />
       C'est Antigone sur scène bravant la mort. Mais une Antigone joyeuse, aux couleurs vives, blanc, rouge ou bleu, incarnant la vie dans toute sa plénitude avec une gestuelle aérienne, à un rythme bousculant le fond chorégraphique. Comme des pétales de rose sur un lit mortuaire.       <br />
              <br />
       Les pas de deux se lient entre eux, parfois deux à deux, ou se greffent à un ensemble d'interprètes aux couleurs sombres, aux déplacements proches du sol donnant du volume et une autre vitesse à ceux-là. Les rythmes ont ainsi deux tempos composant un univers artistique où une pluie de lumières semble sortir d'un clair-obscur avec éclat.       <br />
              <br />
       C'est frais, léger, et construit par Stephan Thoss de façon remarquable. Le spectacle se finit avec une danseuse qui vient à l'avant-scène, habillée d'une robe bleue, une valise à la main. Et vu l'accueil très chaleureux du public, nous aurions bien aimé qu'elle ne parte pas.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Ludmilla Chiriaff avait clamé que &quot;la danse appartient au Québec&quot;. Elle est considérée comme la &quot;Mère&quot; de la danse québécoise.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La jeune fille et la mort" </b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/11372029-18964434.jpg?v=1489479573" alt=""La jeune fille et la mort"… à couper le souffle !" title=""La jeune fille et la mort"… à couper le souffle !" />
     </div>
     <div>
      Direction artistique : Gradimir Pankov.       <br />
       Chorégraphie et décor : Stephan Thoss.       <br />
       Costumes : Jelena Miletic.       <br />
       Lumières : Marc Parent.       <br />
       Musique : Philip Glass, Nick Cave et Warren Ellis, Alexandre Desplat, Clint Mansell, Finnbogi Petursson, Rachel Portman, Trent Reznor et Atticus Ross, Franz Schubert (avec arrangements de Gustav Mahler), Christopher Young.       <br />
       Avec : Marcin Kaczorowski, Valentine Legat, Chisato Ide, Vera Kvarcakova, Sahra Maira, Célestin Boutin, Mahomi Endoh, Ruben Julliard, Jérémy Galdeano, Chen Seng, Eline Malègue, Jerimy Rivera, Sarah Kingston, Jérémy Raia, Vanesa G.R. Montoya, Stephen Satterfield, Diana Léon, Rubén Julliard, Troy Herring, Emma Garau Cima, Esabelle Chen, Renata Commisso, Jacqueline Lopez, Eléonore Thomas, Leigh Andrew Alderson, Jean-Sébastien Couture, Myles Lavallée, Anya Nesvitaylo, Christie Partelow, Ryo Shimizu, Matthew Cluff, Andrew Wright.       <br />
       Durée : 1 h 25.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 9 au 17 mars 2017.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h 30 sauf jeudi 16 à 19 h 30 et dimanche à 15 h 30.       <br />
       Théâtre National de Chaillot, salle Jean Vilar, Paris 16e, 01 53 65 30 00.       <br />
       <a class="link" href="http://theatre-chaillot.fr" target="_blank">&gt;&gt; theatre-chaillot.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/11372029-18964389.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/La-jeune-fille-et-la-mort-a-couper-le-souffle-_a1763.html</link>
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   <title>"La Jeune Fille et la Mort"… Du Schubert sous la torture</title>
   <pubDate>Fri, 03 Mar 2017 08:21:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La pièce d'Ariel Dorfman a pour contexte la torture sous la dictature chilienne* (1970-1993). Elle met en lumière ce lourd passé qui a frappé des dizaines de milliers de personnes et dont le devoir de mémoire reste encore aujourd’hui problématique.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/11285617-18785981.jpg?v=1488442832" alt=""La Jeune Fille et la Mort"… Du Schubert sous la torture" title=""La Jeune Fille et la Mort"… Du Schubert sous la torture" />
     </div>
     <div>
      &quot;La Jeune Fille et la Mort&quot; (La muerte y la doncella) (1991), de l’auteur contemporain argentino-chilien Ariel Dorfman, retrace, sur fond de dictature, l’histoire de Paulina Solas (France Renard) qui a été torturée et violée. Son passé remonte brusquement à la surface quand elle pense reconnaître son bourreau, Roberto Miranda (Philippe Pierrard), chez elle un soir alors que ce dernier a aidé son mari Gerardo Escobar (Luc Baboulène) lors d’une crevaison sur la route.       <br />
              <br />
       L’œuvre est forte dans sa dramaturgie où l’intensité des situations arrive par à-coups comme si le cycle des sentiments n’était pas régulier mais rythmé par de petites ruptures, tel celui d’une vie bousculée. La pièce est dès les premiers instants en tension. Les comédiens sont superbes de vérité, où l’émotion mêlée de colère donne le la densité du jeu, où chaque geste, chaque mot peut faire détonation.       <br />
              <br />
       France Renard incarne avec beaucoup de talent Paulina Solas, personnage en proie à une souffrance physique et morale. La colère, la combativité et l’esprit de revanche sont joués avec subtilité et force. La comédienne est très bien entourée de Philippe Pierrard et Luc Baboulène qui campent des rôles eux aussi écartelés entre différents états d’âme où se mêlent la surprise, l’effroi ou la colère. Les répliques sont trempées dans du sang, le jeu est baigné de douleur, de torture psychologique avec des personnages déboussolés.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/11285617-18800552.jpg?v=1488523586" alt=""La Jeune Fille et la Mort"… Du Schubert sous la torture" title=""La Jeune Fille et la Mort"… Du Schubert sous la torture" />
     </div>
     <div>
      La femme est tiraillée par un passé qui remonte au présent, le mari promis à un bel avenir politique est bloqué par une situation présente et le &quot;bourreau&quot;, savourant sa vie présente, est bousculé par un passé, réel ou faux, qui lui rejaillit en pleine face. C’est dans ces différents écarts que l’âme humaine se cherche avec un sens psychologique de la pièce fort bien aiguisé où l’auteur, au travers de la très belle mise en scène de Massimiliano Verardi, arrive à articuler ces différents moments où une vie peut basculer sur un mot ou un geste.       <br />
              <br />
       La mise en scène est efficace, portée par un jeu de grande qualité dans une scénographie où les couleurs sombres tranchent avec la robe rouge de la comédienne. Le quatuor à cordes de Schubert (1797-1829) intitulé &quot;La jeune fille et la mort&quot; (1824) est en fond sonore et apporte de la quiétude, une poésie. Mais c’est autour de cette musique qu’était torturée Paulina Solas.       <br />
              <br />
       Il faut un sacré talent théâtral pour marier Pinochet et Schubert.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Il est estimé à près de 38 000, le nombre de personnes qui ont été torturées sous Pinochet et plus de 3 200 tuées ou portées disparues sans compter les centaines de milliers de proscrits, d’exilés ou de relegados (citoyens déplacés autoritairement dans une autre région que la leur).</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La jeune fille et la mort"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/11285617-18800567.jpg?v=1488523630" alt=""La Jeune Fille et la Mort"… Du Schubert sous la torture" title=""La Jeune Fille et la Mort"… Du Schubert sous la torture" />
     </div>
     <div>
      Texte : Ariel Dorfman.       <br />
       Mise en scène : Massimiliano Verardi.       <br />
       Avec : Luc Baboulène, Philippe Pierrard et France Renard.       <br />
       Voix de Fabrice Drouelle (France Inter).       <br />
       Décor : Florence Aillerie.       <br />
       Création lumière et son : Philippe Piazza et Philippe Legendre.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
       Par Les Théâtr'Ailes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/11285617-18800577.jpg?v=1488523663" alt=""La Jeune Fille et la Mort"… Du Schubert sous la torture" title=""La Jeune Fille et la Mort"… Du Schubert sous la torture" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 22 février au 19 mars 2017.</span>       <br />
       Mercredi au samedi à 21 h, dimanche à 17 h.       <br />
       Manufacture des abbesses, Paris 18e, 01 42 33 42 03.       <br />
       <a class="link" href="http://www.manufacturedesabbesses.com/index.php" target="_blank">&gt;&gt; manufacturedesabbesses.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/11285617-18785981.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/La-Jeune-Fille-et-la-Mort-Du-Schubert-sous-la-torture_a1754.html</link>
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