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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-08-13T19:29:57+02:00</dc:date>
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   <title>•Off 2026• "Poor white trash" "I am a poor lonesome figure skater…"</title>
   <pubDate>Thu, 16 Jul 2026 16:32:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Isabelle Lauriou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2026]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Avignon 2026, coup de chaud, mais coup de cœur après ce spectacle réjouissant : "Poor white trash, l'affaire Tonya Harding" qui redonne au corps du spectateur de la fraîcheur (la salle du théâtre des Barriques est bien climatisée), de l'originalité (ce n'est pas tous les jours qu'on parle de patinage artistique) et surtout de la profondeur, plus encore, de la grandeur. Cette pièce n'est pas un biopic, elle est bien plus que ça.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97367780-67818731.jpg?v=1784214506" alt="•Off 2026• "Poor white trash" "I am a poor lonesome figure skater…"" title="•Off 2026• "Poor white trash" "I am a poor lonesome figure skater…"" />
     </div>
     <div>
      Laura Boisaubert est l'autrice de cette pièce vraiment réussie, car il n'y a ni excès, ni caricature et ni cliché. L'interprétation des actrices et du seul acteur est remarquable, tant ils prennent tous un vrai plaisir à nous raconter l'histoire de ce &quot;déchet blanc&quot; – traduction française du titre de la pièce – qu'est donc le surnom donné à Tonya Harding. Sans oublier la musique proposée en direct par une artiste aux doigts de fée qui, non seulement, propose des sons connus du grand public, mais aussi pose sa voix douce sur le micro.       <br />
              <br />
       Cette &quot;poor white trash&quot; – Tonya Harding – est née de parents ouvriers en 1970. Cette jeune femme qui aurait pu rester invisible est devenue la première patineuse artistique à avoir effectué un triple axel lors d'une compétition internationale. N'est-ce pas là une belle réussite pour une enfant qui a grandi, notamment, dans une caravane ? Ses parents, bien que peu affectueux, sa mère en particulier, à la fois bourrue, alcoolique et très en colère, l'ont placée dans une école privée au milieu de gamins privilégiés. Là, où elle sera bien ou mieux éduquée. Évoluant au milieu de cette bourgeoisie, elle va souvent mentir pour être mieux accueillie. <span style="font-style:italic">&quot;Celle qu'on fuit devient celle qu'on se met dans la poche&quot;</span>, elle a donc réussi.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97367780-67818824.jpg?v=1784214527" alt="•Off 2026• "Poor white trash" "I am a poor lonesome figure skater…"" title="•Off 2026• "Poor white trash" "I am a poor lonesome figure skater…"" />
     </div>
     <div>
      Réussite, jusqu'à ce triple axel en 1991, une médaille d'or aussi, Tonya hardie !        <br />
       Rien ne la prédestinait à ce succès sur glace. Ni la famille, ni sa &quot;classe&quot;, ni son physique, <span style="font-style:italic">&quot;Trop pauvre, trop musclée, trop vulgaire&quot;.</span> Et pourtant… Après la bataille, vint donc la médaille. La médaille et son revers. De patineuse remarquable, elle va être accusée puis reconnue coupable.       <br />
              <br />
       C'est comme ça que démarre la pièce, pendant l'interrogatoire, et cette fine équipe remonte ensuite le fil de l'histoire. L'enfance, l'adolescence, le patin à glace, la compétition, le mariage, Nancy Kerrigan… et la dégringolade. Nancy Kerrigan, concurrente de Tonya Harding, jolie plante et reine du marketing ! Accusée d'avoir agressé et blessé volontairement Nancy Kerrigan pour lui voler la vedette et accessoirement la première place du podium aux Jeux Olympiques 1994, elle sera reconnue coupable et finira huitième de la compétition.       <br />
       Poor…       <br />
              <br />
       Partir de rien, voir le bout du chemin et soudain… le drame.        <br />
       Cette pièce n'est pas un biopic de la patineuse, elle est bien plus que cela. Elle raconte la pauvreté et ce qu'elle ajoute de difficultés pour se faire une place dans la société.       <br />
              <br />
       L'histoire de Tonya Harding devenue star de la glace, reine du triple axel, révélée au grand jour et disparue des radars. Voilà ce malheureux destin qui nous est raconté dans ce magnifique spectacle joué par une troupe qui excelle au quintuple.       <br />
       <b>◙ Isabelle Lauriou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Poor white trash"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97367780-67818827.jpg?v=1784214551" alt="•Off 2026• "Poor white trash" "I am a poor lonesome figure skater…"" title="•Off 2026• "Poor white trash" "I am a poor lonesome figure skater…"" />
     </div>
     <div>
      Texte : Laura Boisaubert.       <br />
       Mise en scène : Laura Boisaubert.       <br />
       Avec : Al Descamps, Alexandra Hernandez, Anne Moisset, Manon Preterre.       <br />
       Création musicale et interprétation : Justine Gaucherand.       <br />
       Par Les Valeureuxses.       <br />
       À partir de 13 ans.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2026•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 4 au 25 juillet 2026.</span>       <br />
       Tous les jours à 11 h 45. Relâche le mercredi.       <br />
       Théâtre des Barriques, 8, rue Ledru Rollin, Avignon.       <br />
       Téléphone : 04 13 66 36 52.       <br />
       <a class="link" href="https://theatredesbarriques.vosbillets.fr/billetterie/representation/396/poor-white-trash-laffaire-tonya-harding" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredesbarriques.com/" target="_blank">>> theatredesbarriques.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/97367780-67818731.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2026-Poor-white-trash-I-am-a-poor-lonesome-figure-skater_a4622.html</link>
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   <title>"Daddy", Game and reality : Mara au péril des merveilles…</title>
   <pubDate>Tue, 03 Dec 2024 20:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Quand on a treize ans, la tête pleine du rêve fabuleux de devenir actrice, et que l'on rencontre sur une plateforme de jeux vidéo l'avatar bien réel d'un séducteur en faisant profession, on devient une proie… rêvée ! Entre jeux et réalités virtuelles, les personnages – tout droit sortis de l'imaginaire documenté de l'autrice metteuse en scène Marion Siéfert – se cherchent, se trouvent, s'affrontent, brouillant les frontières entre deux mondes : le monde dit réel et son double, le metaverse. Reflets troublants d'un miroir à facettes nous faisant perdre nos propres repères dans un "dé-lire" du monde comme il va.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84697178-60458252.jpg?v=1733254602" alt=""Daddy", Game and reality : Mara au péril des merveilles…" title=""Daddy", Game and reality : Mara au péril des merveilles…" />
     </div>
     <div>
      Dans &quot;Jeu et réalité&quot;, le psychanalyste britannique Winnicott annonçait en son temps l'importance pour la construction du petit d'homme d'un &quot;espace intermédiaire entre le dehors et le dedans&quot;. Un espace où le potentiel virtuel de chacun(e) pourrait librement s'exprimer sans être assujetti aux diktats des jeux réglés. De nos jours, le succès phénoménal des jeux de rôle en ligne où, chacune et chacun &quot;à l'abri&quot; derrière son écran, casque vissé aux oreilles et manette en mains, s'invente de toutes pièces un personnage pour le faire vivre (et mourir) au risque du contact avec d'autres avatars, ne peut qu'accréditer cette vision.       <br />
              <br />
       Ainsi de Mara, cette toute jeune fille qui, comme beaucoup d'autres, ressent le besoin vital de faire craquer les coutures trop étriquées du monde qu'elle habite. Une échappatoire ressentie comme salutaire lui permettant d'expérimenter dans le monde virtuel ce que le quotidien ne peut lui offrir, une évasion &quot;sur mesure&quot; dans l'univers fantastique d'un Role Play sur le Net… Là, comme par miracle, elle va rencontrer &quot;pour de vrai&quot; le prince charmant – version gourou du double de son âge – un avatar bien réel qui la prend sous son aile, usant de tous les artifices de la séduction afin de la modeler en star du jeu vidéo dont il est le promoteur : elle ne sera pas actrice, c'est dépassé dans le monde d'aujourd'hui, mais superstar d'un jeu vidéo, un produit à vendre sur le net en pièces détachées… et, en ce qui le concerne, à &quot;consommer&quot; en direct.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84697178-60458255.jpg?v=1733254647" alt=""Daddy", Game and reality : Mara au péril des merveilles…" title=""Daddy", Game and reality : Mara au péril des merveilles…" />
     </div>
     <div>
      D'emblée, nous sommes immergés dans le monde explosif des jeux vidéo en découvrant - sur grand écran - une poursuite à tirs nourris, commentée en simultané par les deux protagonistes. Du virtuel au réel, d'entrée les frontières se floutent, les avatars sortant du jeu pour, champ contre champ, s'exposer l'un et l'autre dans un échange évocateur de la candeur de la jeune fille livrée à son rêve de devenir comédienne et de la fourberie manipulatrice du concepteur de &quot;Daddy&quot;, ce jeu destiné à le rendre lui riche et célèbre.        <br />
              <br />
       Et si dans le monde du metaverse, les personnages vivent et meurent au gré de leur créateur (ainsi de l'habilleuse, ancienne jeune star tombée en désuétude), dans ses coulisses les rapports réels de domination entre les deux sexes perdurent. Ainsi de l'emprise de Julien sur Mara ; il n'aura de cesse de passer sans transition d'une valorisation sans limites à une humiliation sans limites aucune, en en faisant, entre autres, son objet sexuel.       <br />
              <br />
       D'autres personnages crèveront l'écran pour faire irruption dans le réel. Lena, la concurrente directe de Mara, la petite nouvelle qui va l'évincer, elle ayant pourtant bénéficié du fait ses origines plus aisées de cours de théâtre… Lena, bannie sur le champ du monde virtuel, explosant littéralement et montrant in situ (elle déserte l'écran et la scène pour bondir dans la salle) tout ce que sa nature généreuse de femme accomplie peut très concrètement offrir aux spectateurs mâles…        <br />
              <br />
       Mais aussi la super show girl en robe lamée à sequins chantant &quot;Daddy&quot; de Marilyn Monroe, avatar à s'y méprendre de son modèle, et s'élevant vers les cintres, hissée par des filins… avant de subir le destin commun aux anges déchus. Un univers où &quot;les règles du jeu&quot; échappent à toute valeur humaine, où seul le profit tient lieu de boussole. Ainsi du superviseur de &quot;Daddy&quot;, le concepteur du jeu dont Julien est le maître d'œuvre (artistique).       <br />
              <br />
       Cependant, les créatures formatées par Julien-Daddy – lequel, dénué de tous scrupules et branché sur ses seuls intérêts, en &quot;tue&quot; allègrement une pour gagner l'instant d'après les faveurs de l'autre – gardent envers et contre tout, dissimulé en elles, un fond de rébellion (est-on dans le jeu ou dans le réel ?) amenant l'héroïne à régler son sort au prédateur monstrueux. Même dans le metaverse les happy ends existent… dans une coloration ici des plus trashes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84697178-60458339.jpg?v=1733255091" alt=""Daddy", Game and reality : Mara au péril des merveilles…" title=""Daddy", Game and reality : Mara au péril des merveilles…" />
     </div>
     <div>
      Dans une scénographie &quot;tombe la neige&quot; (cf. le tube sirupeux de Salvatore Adamo) en contrepoint avec la violence des liens de domination &quot;mis en jeu&quot;, se vivent les rapports aux autres jusqu'à en mourir… pour de faux ou pour de vrai ? De même que le décor dans lequel la neige est récurrente, matière neigeuse liquide et solide à la fois, les limites entre réalité et virtualité se floutent pour faire entendre que le monde des jeux numériques n'est que l'interface de notre monde, une porte d'entrée d'autant plus sensible qu'elle se pare des habits du ludique… Est-ce la raison pour laquelle, on sort quelque peu déstabilisé de ses trois heures de &quot;projection&quot; ? Échapper à sa zone de confort, douter… un effet redoutable autant que salutaire.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       <b>Vu le mercredi 27 novembre 2024, dans la Grande salle Vitez du TnBA de Bordeaux.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Daddy"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84697178-60458384.jpg?v=1733255130" alt=""Daddy", Game and reality : Mara au péril des merveilles…" title=""Daddy", Game and reality : Mara au péril des merveilles…" />
     </div>
     <div>
      Créé le 9 mars 2023 au Centre national de danse contemporaine – Angers.       <br />
       Texte : Marion Siéfert et Matthieu Bareyre.       <br />
       Le texte d'Ayla est tiré d'un écrit d'Anna Jammes Etcheto.       <br />
       Mise en scène : Marion Siéfer.       <br />
       Assistante mise en scène : Mathilde Chadeau.       <br />
       Avec : Émilie Cazenave, Lou Chrétien-Février, Jennifer Gold, Lila Houel, Lorenzo Lefebvre ou Louis Peres (en alternance), Charles-Henri Wolff.       <br />
       Conception scénographie : Nadia Lauro.       <br />
       Lumière : Manon Lauriol.       <br />
       Création sonore : Jules Wysocki.       <br />
       Vidéo, Antoine Briot.       <br />
       Création costumes : Romain Brau (pour les robes de Lila Houel et les tenues de Jennifer Gold), Chloé Courcelle (pour le top de Lorenzo Lefebvre), Anne Pollock, Valentine Solé.       <br />
       Création maquillages : Dyna Dagger, LouThonet.       <br />
       Création perruques : Kevin Jacotot.       <br />
       Collaboration aux chorégraphies comédie musicale : Patric Kuo.       <br />
       Collaboration aux castings : Leila Fournier, Laetitia Goffi.       <br />
       Chorégraphie de combat : Sifu Didier Beddar.       <br />
       Musicienne : Sigolène Valax.       <br />
       Production : Ziferte Productions.       <br />
       À partir de 15 ans.       <br />
       Durée : 3 h 05.       <br />
              <br />
       Représenté du mercredi 27 au vendredi 29 novembre 2024 au TnBA, Théâtre national Bordeaux Aquitaine.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">11 et 12 décembre 2024 :</span> CDNO - CDN, Orléans (45).       <br />
       11 et 12 mars 2025 : Bonlieu - Scène nationale, Annecy (74).       <br />
       Du 27 au 29 mars 2025 : Théâtre Vidy-Lausanne, Lausanne (Suisse).       <br />
       Du 22 au 25 mai 2025 : Grande Halle de la Villette, Paris (75).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84697178-60458396.jpg?v=1733255171" alt=""Daddy", Game and reality : Mara au péril des merveilles…" title=""Daddy", Game and reality : Mara au péril des merveilles…" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/84697178-60458252.jpg</photo:imgsrc>
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  </item>

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   <title>"Le Malade Imaginaire" Une version réparatrice de l'ultime pièce de Molière à usage olympien ou autre !</title>
   <pubDate>Wed, 20 Mar 2024 16:51:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Isabelle Lauriou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Trib'Une]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Oyez, oyez ! Les gens. Tendez les oreilles, ouvrez vos tympans. Je vous apporte cette nouvelle. Bonne ou mauvaise, c'est vous qui décidez ! Non loin des Bouffes du Nord, hier soir, une idée, soudain, a germé. Proposer un remède, pour soigner ce "bobo" qui contamine les ondes depuis deux semaines.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79028359-57295664.jpg?v=1710951253" alt=""Le Malade Imaginaire" Une version réparatrice de l'ultime pièce de Molière à usage olympien ou autre !" title=""Le Malade Imaginaire" Une version réparatrice de l'ultime pièce de Molière à usage olympien ou autre !" />
     </div>
     <div>
      Diantre ! De partout, résonnent de bien puériles polémiques. Les mots fusent telle une dynamite. D'affront, même, il est question ! Autour de cet événement appelé &quot;Jeux Olympiques&quot;.       <br />
              <br />
       Une femme, me dit-on, en serait la cause.       <br />
       Une dame de nos temps modernes,       <br />
       Aya Nakamura serait son nom de scène.       <br />
       Chanteuse, businesswoman contre intellectuels et ramassis de haine.       <br />
              <br />
       Tel un Molière qui déclenche les rires, provoque l'émotion et déchaîne l'enthousiasme, cette artiste du XXIe siècle anime les débats, déchaîne tempête d'insultes sur les bords de Seine.       <br />
              <br />
       Voici l'heure de vous adresser mon ordonnance,        <br />
       De vous confier mon idée afin d'inaugurer ces jeux de l'opulence.       <br />
       Peut-être que les Français, enfin, tomberont d'accord.       <br />
       Et cesseront cette infantile mise à mort.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79028359-57295668.jpg?v=1710951277" alt=""Le Malade Imaginaire" Une version réparatrice de l'ultime pièce de Molière à usage olympien ou autre !" title=""Le Malade Imaginaire" Une version réparatrice de l'ultime pièce de Molière à usage olympien ou autre !" />
     </div>
     <div>
      Une cuillerée de vers,       <br />
       Un cachet de prose,       <br />
       De bons comédiens pour apaiser la conscience.        <br />
       De la musique, de la chanson et des voix qui emportent tout, à l'unisson.       <br />
       Un doux sirop du jour qui adoucit la langue d'hier.       <br />
       Du hip-hop, de l'allure et une superbe lumière.       <br />
       Un homme pour guider les pas de toute cette trousse, oups ! Troupe de comédiens, complète, efficace et sacrément cocasse.       <br />
       Respectant parfaitement la notice initiale datant, je le rappelle, du XVIIe...       <br />
       La classe !       <br />
              <br />
       Troquons Aya pour Tigran…       <br />
       Laissons Édith et sa foule au paradis.       <br />
       Pensons Molière et applaudissons ce nouveau &quot;Malade imaginaire&quot;.       <br />
       Jean-Baptiste Poquelin aussi a de nombreux fans.       <br />
       Il est l'auteur de théâtre le plus connu au monde et le plus traduit, aussi.       <br />
       Tigran Mekhitarian est un excellent metteur en scène.        <br />
       Sublime comédien d'une force et conviction incroyables.       <br />
       Entouré d'une sacrée &quot;team&quot; haute en couleurs, il mène un spectacle batterie battante, guitare, voix et énergies entraînantes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79028359-57295685.jpg?v=1710951313" alt=""Le Malade Imaginaire" Une version réparatrice de l'ultime pièce de Molière à usage olympien ou autre !" title=""Le Malade Imaginaire" Une version réparatrice de l'ultime pièce de Molière à usage olympien ou autre !" />
     </div>
     <div>
      Aya contre Tigran.       <br />
       Langue d'aujourd'hui contre langue de Molière.       <br />
       C'est exactement ce que propose Tigran Mekhitarian, avec grand talent dans une version réparatrice de l'ultime pièce de Molière.       <br />
       Mes jeux sont faits !        <br />
       Car, du virtuel, je n'aime que le vivant, le spectacle et le réel.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Malade imaginaire"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79028359-57295688.jpg?v=1710951338" alt=""Le Malade Imaginaire" Une version réparatrice de l'ultime pièce de Molière à usage olympien ou autre !" title=""Le Malade Imaginaire" Une version réparatrice de l'ultime pièce de Molière à usage olympien ou autre !" />
     </div>
     <div>
      Texte : Molière.       <br />
       Mise en scène et adaptation : Tigran Mekhitarian.       <br />
       Assistance à la mise en scène : Lucie Baumann.       <br />
       Avec : Serge Avédikian, Anne Coutureau, Isabelle Gardien, Sébastien Gorski, Camila Halima Filali, L'Éclatante Marine, Tigran Mekhitarian et Étienne Paliniewicz.       <br />
       Direction artistique : La Compagnie de l'Illustre Théâtre.       <br />
       Création sonore et musique : Sébastien Gorski.       <br />
       Chorégraphies : Camila Halima Filali.       <br />
       Lumières : Denis Koransky.       <br />
       Scénographie : Georges Vauraz.       <br />
       Costumes : Axel Boursier.       <br />
       Création vidéo : Jérémy Vissio.       <br />
       Régie son et lumières : Guillaume Rouchet.       <br />
       Habillage : Andréa Millerand.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 14 au 31 mars 2024.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h, dimanche à 16 h.       <br />
       Théâtre des Bouffes du Nord, Paris 10e, 01 46 07 34 50.       <br />
       <a class="link" href="https://www.bouffesdunord.com/" target="_blank">&gt;&gt; bouffesdunord.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/79028359-57295664.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Malade-Imaginaire-Une-version-reparatrice-de-l-ultime-piece-de-Moliere-a-usage-olympien-ou-autre-_a3847.html</link>
  </item>

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   <title>"Libre arbitre" La jeune femme, la testostérone et ses juges… une fable "olympique"</title>
   <pubDate>Thu, 16 Feb 2023 08:51:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   En faisant résonner en nous cette expression à double entrée, le titre à lui seul cristallise les enjeux de cette performance théâtrale menée à la vitesse du 800 mètres "canonique" de 2009, couru à Berlin par Caster Semenya lors des Championnats du Monde… D'abord, du côté de la jeune athlète spoliée de sa médaille, il affirme sa revendication au "libre arbitre", celui d'échapper au déterminisme des assignations de sexe. Ensuite, du côté de ses juges, il dévoile l'outrecuidance d'arbitres se permettant en "toute liberté" d'imposer leurs règles au gré de leur interprétation marquée du sceau d'une masculinité infaillible.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70822396-49355801.jpg?v=1676535455" alt=""Libre arbitre" La jeune femme, la testostérone et ses juges… une fable "olympique"" title=""Libre arbitre" La jeune femme, la testostérone et ses juges… une fable "olympique"" />
     </div>
     <div>
      Quatre couloirs et des plots numérotés définissent les lignes de départ de cette reconstruction d'un fait sportif servant de &quot;pré-texte&quot; à la déconstruction artistique d'un masculin imposant ses &quot;pré-jugés&quot;. En effet, sur la ligne d'arrivée ce 19 août 2009, la jeune athlète couvrant ses épaules du drapeau sud-africain ne pouvait se douter qu'en triomphant ainsi magistralement de ses adversaires, allait lui être contestée (revers de la médaille…) son identité de femme. Sa très belle performance - narrée avec brio par le chœur des performeuses au plateau - titillant les records masculins, trouble intimement les officiels crispés sur leur référentiel au point de les faire &quot;sérieusement&quot; douter de la nature féminine de la championne hors norme…       <br />
              <br />
       Deux jours après au siège de la très honorable Fédération internationale d'Athlétisme où, par convention théâtrale, nous sommes transportés... Bien sûr, on peut déceler la présence de fard sur les paupières de Caster Semenya, mais ce trait de féminité n'est-il pas désavoué par l'absence de développement mammaire ? Définir des éléments de communication pour faire face aux critiques… La fédération d'Afrique du Sud accusant quant à elle de raciste la remise en cause de la victoire de leur championne, les sponsors menaçant eux de quitter le navire qui tangue, et les autres athlètes accusant d'avoir laissé courir une femme qui était un homme…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70822396-49355807.jpg?v=1676535486" alt=""Libre arbitre" La jeune femme, la testostérone et ses juges… une fable "olympique"" title=""Libre arbitre" La jeune femme, la testostérone et ses juges… une fable "olympique"" />
     </div>
     <div>
      Mis en jeu par les actrices endossant tour à tour tous les rôles, les atermoiements des dirigeants peuvent prêter à rire lorsqu'il s'agit de définir des éléments de langage pour justifier <span style="font-style:italic">&quot;au nom de l'équité&quot;</span> les examens de vérification du genre <span style="font-style:italic">&quot;afin de ne pas priver les autres athlètes d'une victoire qui leur serait volée&quot;.</span> Beaucoup moins risibles apparaissent les examens intrusifs pratiqués par le médecin ainsi que son interrogatoire sans vergogne aucune.       <br />
              <br />
       Et lorsque le verdict de l'hyperandrogénie vient confirmer un taux de testostérone élevé, corroborant aux yeux des doctes juges leur retrait de la médaille, le deal proposé pour la lui rendre est digne de celui passé par Méphistophélès : accepter un traitement hormonal faisant chuter drastiquement le taux de l'hormone privilège des hommes. Ainsi redevenue femme à part entière, elle pourrait jouir librement des droits attachés à sa nature… de femme. Se renier en mutilant son corps (n'ira-t-on pas jusqu'à lui demander de raccourcir son clitoris ?), abîmer sa santé en subissant les effets secondaires délétères des traitements hormonaux dans le but de ressembler au prototype de la &quot;vraie femme&quot;…       <br />
              <br />
       À l'usage de la Fédération internationale d'Athlétisme (I.A.A.F.), faisant superbement la nique à ses prescriptions contre-nature, les actrices proposent avec malice de créer la catégorie des &quot;Dames rassurantes&quot;… et inventent un jeu incluant les spectateurs : les filmer au plateau en train d'interpréter des stéréotypes de dames rassurantes, courant à petits pas, courant mais ne transpirant pas, films à envoyer en direct à la Fédération
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70822396-49355969.jpg?v=1676536007" alt=""Libre arbitre" La jeune femme, la testostérone et ses juges… une fable "olympique"" title=""Libre arbitre" La jeune femme, la testostérone et ses juges… une fable "olympique"" />
     </div>
     <div>
      Sous l'effet du rififi causé dans les hautes instances, le pouvoir mâle vacille mais ne rompt pas. Trop d'intérêts en jeu. La scène, débarrassée de ses bandes blanches signalant les couloirs de course, se transforme à petites foulées en tribunal… De session en session, le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) bégaie, hésite, désavoue, confirme, infirme. L'occasion pour les actrices - portées par leurs propres convictions - d'incarner les médecins, experts et avocats venant déposer à la barre qu'aucun traitement hormonal ne peut être imposé, <span style="font-style:italic">&quot;ces personnes intersexes n'étant aucunement malades&quot;</span>, et de dénoncer les tests dits de féminité comme aberration scientifique.       <br />
              <br />
       Quand la performeuse, se fondant corps et âme avec Caster Semenya, s'adressera directement au public sur fond de la vraie course retransmise, l'effet de réalité &quot;doublera&quot; la fiction théâtrale. Ses paroles, retraçant le parcours de la combattante pour faire valoir auprès des tribunaux - au-delà de la réparation de l'injustice sportive dont elle est victime - le respect de la dignité des femmes, résonneront comme un appel… L'appel à faire valoir le droit souverain des femmes d'être &quot;elles&quot; au pluriel, en dehors des normes prescrites par les diktats des hommes.       <br />
              <br />
       Un combat de près de quinze ans - encore à l'ordre du jour, la Cour européenne des droits de l'Homme ayant été saisie - dépassant de loin le cadre du sport pour devenir un véritable enjeu de société… Enjeu sociétal porté ici par un jeu théâtral lui-même vivifiant.       <br />
              <br />
       <b>Vu le vendredi 3 février 2023, Salle Vauthier du TnBA à Bordeaux.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Libre arbitre"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70822396-49355970.jpg?v=1676536038" alt=""Libre arbitre" La jeune femme, la testostérone et ses juges… une fable "olympique"" title=""Libre arbitre" La jeune femme, la testostérone et ses juges… une fable "olympique"" />
     </div>
     <div>
      Conception et écriture : Julie Bertin et Léa Girardet - Cie Le Grand Chelem.       <br />
       Mise en scène : Julie Bertin.       <br />
       Avec : Léa Girardet, Cléa Laizé, Juliette Speck, Julie Teuf.       <br />
       Collaboration artistique : Gaia Singer.       <br />
       Scénographie et vidéo : Pierre Nouvel.       <br />
       Chorégraphie : Julien Gallée-Ferré.       <br />
       Son : Lucas Lelièvre.       <br />
       Lumière : Pascal Noël.       <br />
       Costumes : Floriane Gaudin.       <br />
       Durée : 1 h 40.       <br />
       Production : Cie Le Grand Chelem et ACMÉ.       <br />
              <br />
       <b>A été représenté du du 31 janvier au 4 février 2023 au TnBA à Bordeaux.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70822396-49356018.jpg?v=1676536071" alt=""Libre arbitre" La jeune femme, la testostérone et ses juges… une fable "olympique"" title=""Libre arbitre" La jeune femme, la testostérone et ses juges… une fable "olympique"" />
     </div>
     <div>
      <b>Tournées</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">16 février 2023 :</span> Théâtre de Châtillon-Clamart, Châtillon (92).       <br />
       <span class="fluo_jaune">7 mars 2023 :</span> La Merise, Place des Merisiers, Trappes (78).       <br />
       Du 14 mars au 16 mars 2023 : Théâtre de la Croix-Rousse, Lyon 4e (69).       <br />
       22 mars 2023 : Théâtre La Coupole, Croisée des Lys, Saint-Louis (68).       <br />
       30 mars 2023 : L'Amphi, Pont-de-Claix (38).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/70822396-49355801.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Libre-arbitre-La-jeune-femme-la-testosterone-et-ses-juges-une-fable-olympique_a3517.html</link>
  </item>

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   <title>•Off 2022• "Pourquoi Jessica a-t-elle quitté Brandon ?" Enquête "l'air de rien" sur notre monde hyperconnecté</title>
   <pubDate>Fri, 27 May 2022 15:48:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2022]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   On le sait, c'est irrémédiable, autant le dire tout de suite, Jessica va quitter Brandon. Mais au-delà de ce constat, les vraies questions ne sont-elles pas : qui est Brandon ? ; qui est Jessica ? ; quelle est la réelle raison de cette rupture ? Est-elle liée à l'univers particulier de Brandon, ancien pilote de drone devenu lanceur d'alerte. C'est, au travers d'une enquête théâtrale décalée, non dénuée d'humour et de dérision, que Pierre Solot et Emmanuel et Candido échafaudent quelques réponses en usant d'outils numériques variés et ludiques.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64935985-46446360.jpg?v=1614164242" alt="•Off 2022• "Pourquoi Jessica a-t-elle quitté Brandon ?" Enquête "l'air de rien" sur notre monde hyperconnecté" title="•Off 2022• "Pourquoi Jessica a-t-elle quitté Brandon ?" Enquête "l'air de rien" sur notre monde hyperconnecté" />
     </div>
     <div>
      Et l'air de rien, voilà un bon prétexte pour interroger nos pratiques digitales quotidiennes, actuelles ou originelles (prenant naissance dès l'apparition des premiers jeux vidéo et des PC balbutiants). Dans notre société hyperconnectée, imprégnées d'interfaces informatiques, de réseaux sociaux, d'usages numériques commerciaux, de digitalisation d'actes qui furent intimes, ou encore de visioconférences dédiées à la communication, aux relations familiales ou amoureuses, à la confrontation physique, tout semble à la fois possible et terriblement virtuel, éphémère, d'une durée qui, de plus en plus, confine à l'insignifiant.       <br />
              <br />
       User ainsi d'une multitude de technologies actuelles, de modes virtuelles de communication, comme pour mieux en démontrer l'excès… Et mettre en avant l'aberration des pseudos relations se concluant en profils de solitaires définitifs, l'annihilation de toutes alertes, qu'elles qu'en soit la nature, se transformant en fugaces anecdotes… Démonstration qui, finalement, conduit le spectateur, via ces chemins de traverse, sur les traces bien réelles d'un ancien pilote de drone &quot;tueur&quot; de l'US Air Force… devenu &quot;lanceur d'alerte&quot;.       <br />
              <br />
       Sur ce canevas vont se succéder de fil en aiguille un exposé pédagogique, une démo de jeu vidéo (sur une console de bar telle qu'on en trouvait dans les années quatre-vingt), une conférence gesticulée, une captation en direct d'un micro-récit se déroulant sur un plateau wargame avec figurines, des projections vidéo, quelques débats et causeries, etc. Sur celui-ci, nos deux créateurs belges, Pierre Solot et Emmanuel De Candido, jouant d'humour et de tragique burlesque, rassemblent les pièces d'un puzzle - réalité, virtualité, guerre propre, emprise fascinante des médias… - qui composent aujourd'hui notre civilisation binaire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64935985-46446361.jpg?v=1614164282" alt="•Off 2022• "Pourquoi Jessica a-t-elle quitté Brandon ?" Enquête "l'air de rien" sur notre monde hyperconnecté" title="•Off 2022• "Pourquoi Jessica a-t-elle quitté Brandon ?" Enquête "l'air de rien" sur notre monde hyperconnecté" />
     </div>
     <div>
      Pour dérouler cette aventure spectaculaire et surprenante aux multiples genres – narration classique, exposé gestuel, musique, multimédia, théâtre documentaire, etc. -, dévoiler les différentes facettes du monde de Brandon, les auteurs comédiens découpent en quatre chapitres leur exploration, leur enquête théâtrale.       <br />
              <br />
       Le chapitre historique des jeux vidéo avec rappel du premier qui devint populaire, &quot;Pong&quot;, lancé en 1972. Quatre ans après, naît &quot;Breakout&quot;, jeu d'arcade dérivé de &quot;Pong&quot;. Il s'agit du tout premier jeu de casse-briques. Puis suivra &quot;Tetris&quot;, puzzle conçu par Alekseï Pajitnov en juin 1984 à partir d'un code simple (doté d'une musique entêtante). Faisant référence à l'univers guerrier de Brandon, est évoqué &quot;Death Race&quot;, sorti en 1976, qui sera le premier jeu vidéo controversé pour sa violence gratuite. Bien d'autres, plus cruels, comme &quot;Les Sims&quot; où celle-ci est générée par le joueur (qui a le droit de vie et de mort sur ses &quot;Sims&quot; comme s'il était Dieu) et non le jeu. Idem pour &quot;World of Warcraft&quot;, jeu vidéo du type MMORPG, massivement multijoueur en ligne.       <br />
              <br />
       Le second, &quot;Mythologie et rumeurs du monde&quot; nous dit que <span style="font-style:italic">&quot;Naître au monde aujourd'hui, c'est techno naître&quot;</span> et détaille quelques aspects de la vie de notre héros futur soldat. S'ensuit le chapitre sur la guerre propre, devenu réalisable, opérable, grâce aux drones tueurs, aux programmes militaires meurtriers aux milliers de morts. Puis le dernier nous emmène vers la vraie intimité du &quot;vrai&quot; Brandon et la découverte de Jessica, sa psychologie. Pour tenter de comprendre pourquoi Brandon agissait ainsi, pourquoi il décide de témoigner, il devient un lanceur d'alerte.       <br />
              <br />
       Cette proposition singulière de Pierre Solot et Emmanuel De Candido, utilisant avec dérision des outils numériques variés et de multiples expressions artistiques, interpelle cette société numérisée où Twitter efface les puissants, où Facebook gère notre virtuelle notoriété, et où les pétitions en ligne ont plus d'influence que les manifestations physiques. Ici sont alors questionnées nos capacités à la prise de conscience individuelle et à la résistance collective. Quant à la réponse au titre ? Cela reste un mystère… À chacun de la trouver !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Pourquoi Jessica a-t-elle quitté Brandon ?"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64935985-46446362.jpg?v=1614164324" alt="•Off 2022• "Pourquoi Jessica a-t-elle quitté Brandon ?" Enquête "l'air de rien" sur notre monde hyperconnecté" title="•Off 2022• "Pourquoi Jessica a-t-elle quitté Brandon ?" Enquête "l'air de rien" sur notre monde hyperconnecté" />
     </div>
     <div>
      Concepteurs : Pierre Solot et Emmanuel De Candido.       <br />
       Co-mise en scène : Olivier Lenel.       <br />
       Avec : Pierre Solot, en alternance avec Benjamin Laurent, et Emmanuel De Candido.       <br />
       Créateur lumières et directeur technique : Clément Papin.       <br />
       Scénographe et assistante plateau : Marie-Christine Meunier.       <br />
       Conseiller artistique : Zoumana Meïté.       <br />
       Création et dramaturgie sonore : Milena Kipfmüller.       <br />
       Création vidéo : Emmanuel De Candido et Antoine Lanckmans.       <br />
       Conseils vidéo : Lou Galopa.       <br />
       Costumes : Perrine Langlais.       <br />
       Par la compagnie MAPS.       <br />
       À partir de 13 ans.       <br />
       Durée : 1 h 27.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2022•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">7 au 26 juillet 2022.</span>       <br />
       Tous les jours à 17 h 35 (relâche les 13 et 20 juillet).       <br />
       La Manufacture, 2, rue des Écoles, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 90 85 12 71.       <br />
       <a class="link" href="https://lamanufacture.org/programmation/" target="_blank">&gt;&gt; lamanufacture.org</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       14 et 15 septembre 2022 : Festival Bruxellons, Château du Karreveld, Bruxelles (Belgique).       <br />
       20 septembre 2022 : Théâtre de la Tête Noire, Orléans (45).       <br />
       11 octobre 2022 : Centre Culturel, Ottignies (Belgique).       <br />
       13 et 14 octobre 2022 : Théâtre Marni, en collaboration avec la Ligue des Droits Humains et le Label IMPACT.       <br />
       19, 20 et 21 octobre 2022 : Théâtre d’Angoulême, scène nationale       <br />
       Du 27 mars au 2 avril 2023 : Théâtre des Martyrs, Bruxelles (Belgique).       <br />
       6 avril 2023 : Théâtre de Jean Vilar, Suresnes (92).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/64935985-46446360.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2022-Pourquoi-Jessica-a-t-elle-quitte-Brandon-Enquete-l-air-de-rien-sur-notre-monde-hyperconnecte_a3259.html</link>
  </item>

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