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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-08-11T16:56:26+02:00</dc:date>
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   <title>"Plus qu'un jour" avant "La corde"… où comment s'émanciper du joug obsolète de la famille</title>
   <pubDate>Tue, 20 Mar 2018 09:13:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Traiter de la relation à double sens père-fils dans une forme démonstrative de leurs incompréhensions, de leurs impossibilités à échanger, de leurs incapacités à la transmission, tel est le choix de Jean-Yves Ruf dans la création d'un judicieux diptyque unissant "Plus qu'un jour" de Conrad et "La corde" d'O'Neill. La proposition est intéressante mais aurait gagné à être plus ancrée dans l'actualité de nos virtualités relationnelles numériques où le lien familial s'use à se désacraliser.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/20984722-24214143.jpg?v=1521534736" alt=""Plus qu'un jour" avant "La corde"… où comment s'émanciper du joug obsolète de la famille" title=""Plus qu'un jour" avant "La corde"… où comment s'émanciper du joug obsolète de la famille" />
     </div>
     <div>
      Ce diptyque est né de la rencontre entre Jean-Yves Ruf et &quot;Plus qu'un jour&quot;, texte court de Joseph Conrad, expression d'une attente sans résolution, celle d'un fils parti, celle d'un père dans une espérance du retour. La brièveté du conte lui fit adjoindre une pièce de jeunesse d'Eugene O'Neill écrite dix-ans plus tard… Une association jouant d'étonnantes résonances, de misère morale, misère sociale, sécheresse des cœurs.       <br />
              <br />
       Tout d'abord, comme un préambule d'une vie aux rêves enfouis, aux espoirs de jeunesse déjà perdus, aux destins définitivement brisés par une pauvreté tant sociale, qu'intellectuelle, un père, dit le capitaine, marin, attend son fils parti depuis des années en mer, version marchande ; la fille d'à côté, Bessie, douce et bienveillante, fait la lecture sur des airs bibliques à son père aveugle. Pour se changer les idées, se distraire, casser la monotonie, la tristesse de son quotidien, elle visite son voisin le capitaine.       <br />
              <br />
       Celui-ci, plein de remords, fantasme le retour de son fils Harry qui navigue sous d'autres eaux, ailleurs, autrement, après une dispute, pour oublier une filiation autoritaire… Dans son espoir de réconciliation, prenant une folle démesure, il envisage même une union avec la jeune et mélancolique voisine. Et le fils, un jour, finit par revenir, méconnaissable car changé, plus vieux, ayant quitté &quot;l'adolescence&quot;… et l'image que s'en fait le père.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/20984722-24214165.jpg?v=1521534765" alt=""Plus qu'un jour" avant "La corde"… où comment s'émanciper du joug obsolète de la famille" title=""Plus qu'un jour" avant "La corde"… où comment s'émanciper du joug obsolète de la famille" />
     </div>
     <div>
      Ce dernier ne le reconnaît pas, évidemment, l'accueille avec le fusil, refuse la (re)prise de contact, ne l'identifie pas, ou n'admet pas que celui-ci est forcément devenu un autre… Lenteur narrative, laisser le temps au temps, le temps d'une impossible reconstruction, des échanges à bâtir. Le père, après avoir enfin reçu ce fils, avoir admis son retour et le changement, voudrait qu'il se marie avec Bessie. Mais peut-on retenir un sauvageon, un rejeton épris de liberté, par une simple union ?       <br />
              <br />
       Version deux, celle d'une ruine, d'une décomposition, d'une désagrégation familiale avec le texte d'Eugene O'Neill… Une déliquescence qui se retrouve sur les murs mêmes du décor en habit de bicoque côtière tout autant que fermière, tourmentés par des vents marins et des mers tumultueuses que distillent des vidéos éloquentes, suintant de tempêtes passées ou à venir.       <br />
              <br />
       Dans &quot;La corde&quot;, celle-ci attend, en compagnie du patriarche (ou l'inverse !), le retour de l'indigne fils voleur. Ainsi guette la pendaison, vengeance pour un déshonneur subi, pour effectuer l'effacement d'un péché commis (nouvelle référence aux récits bibliques)… Histoire d'argent, héritage, fratrie, vols de biens, microcosme familial où l'argent devient la seule valeur réellement transmissible, ou du moins la seule revendiquée par une descendance irrémédiablement rebelle, et devenu insoumise.       <br />
              <br />
       Usant - par le bénéfice d'une traduction joueuse, voire audacieuse, de Françoise Morvan, dans une langue utilisée, sans officialité, en Basse Bretagne (savoureuses transpositions de tournures anglo-irlandaises en phrasés franco-breton) - d'une prose ludique, explicite, inventive, les dialogues illuminent la réapparition du fils scélérat, offrant une vision brute, assez déjantée, d'une famille un rien foutraque et trash. Celui-ci s'unira avec sa sœur et son beau-frère pour envisager la prise d'une cagnotte nouvellement reconstituée par le père.       <br />
              <br />
       Ainsi, tout comme la langue rompt avec une certaine &quot;normalité&quot;, les normes sont encore une fois transgressées par l'envie, le pouvoir hypnotique de la fortune. Mais ici personne n'est gagnant, sauf la petite Marie, enfant du couple, qui découvrant le sac d'argent tombé du bout de la corde de pendaison, enverra, par simple jeu, pour &quot;faire des ricochets sur l'eau&quot;, toutes les piécettes d'or à la mer.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/20984722-24214176.jpg?v=1521534810" alt=""Plus qu'un jour" avant "La corde"… où comment s'émanciper du joug obsolète de la famille" title=""Plus qu'un jour" avant "La corde"… où comment s'émanciper du joug obsolète de la famille" />
     </div>
     <div>
      Sont posées indéniablement des questions très actuelles sur la famille, sa perte de cohésion, voire sa déliquescence et sur la problématique de la transmission des valeurs morales et patrimoniales… Quel sens donner à l'item &quot;famille&quot; ? Que devient la passation père fils ? Et osons sortir du carcan biblique, judéo-chrétien - même si cela n'est pas présent dans le spectacle - pour interroger celles touchant aux relations mère fille, père fille, etc.       <br />
              <br />
       Jean-Yves Ruf emprunte un chemin semé de quelques-unes de ces pierres angulaires constructives de notre civilisation et il réussit à nous emmener au bout de son exploration, de sa proposition théâtrale, grâce notamment à l'engagement et au talent des comédiens, et à une mise en scène dynamique, bien rythmée et passionnée, où les êtres sont parfois bousculés par les assauts de quelques bourrasques marines.       <br />
              <br />
       Mais si la deuxième partie apporte une énergie dramaturgique indéniable, la réussite ne nous a pas paru complète, légèrement plombée par une première partie trop faible, manquant de caractère, et donc n'ayant pas la capacité à rendre totalement cohérent le choix du diptyque.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Vu le 19 janvier 2018 au Maillon, Théâtre de Strasbourg - Scène européenne (67).</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Les fils prodigues"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/20984722-24214185.jpg?v=1521534860" alt=""Plus qu'un jour" avant "La corde"… où comment s'émanciper du joug obsolète de la famille" title=""Plus qu'un jour" avant "La corde"… où comment s'émanciper du joug obsolète de la famille" />
     </div>
     <div>
      Diptyque rassemblant :       <br />
       <b>&quot;Plus qu'un jour&quot;</b> de Joseph Conrad et <b>&quot;La corde&quot;</b> d'Eugène O'Neill.       <br />
       Nouvelles traductions : Françoise Morvan.       <br />
       Mise en scène : Jean-Yves Ruf.       <br />
       Avec : Djamel Belghazi, Jérôme Derre, Johanna Hesse, Vincent Mourlon, Fred Ulysse.       <br />
       Création son et vidéo : Jean-Damien Ratel.       <br />
       Création lumière : Christian Dubet.       <br />
       Décors : Laure Pichat.       <br />
       Costumes : Claudia Jenatsch.       <br />
       Par le Chat Borgne Théâtre.       <br />
       Création Comédie de Picardie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Tournée</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/20984722-24216473.jpg?v=1521546003" alt=""Plus qu'un jour" avant "La corde"… où comment s'émanciper du joug obsolète de la famille" title=""Plus qu'un jour" avant "La corde"… où comment s'émanciper du joug obsolète de la famille" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">20 et 21 mars 2018 :</span> Théâtre de Sénart - Scène nationale, Sénart (77).       <br />
       <span class="fluo_jaune">4, 5, 6 et 7 avril 2018 :</span> Comédie de Picardie, Amiens (80).       <br />
       <span class="fluo_jaune">17, 18 et 19 avril 2018 :</span> Comédie de l'Est - CDN, Colmar (68).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/20984722-24214176.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Plus-qu-un-jour-avant-La-corde-ou-comment-s-emanciper-du-joug-obsolete-de-la-famille_a2073.html</link>
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   <title>Les ArtScènes, la belle saison des jeunes talents à Nantes</title>
   <pubDate>Wed, 05 Oct 2016 14:01:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Lyrique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Pendant un mois, le sixième opus du festival Les ArtScènes de Nantes offre au public sur un plateau le travail des voix et des corps à l'opéra et au théâtre. Master-classes et concerts se succèdent jusqu'au 15 octobre 2016 avec notamment Stéphanie d'Oustrac et Jean-Yves Ruf.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10336527-16904764.jpg?v=1475614114" alt="Les ArtScènes, la belle saison des jeunes talents à Nantes" title="Les ArtScènes, la belle saison des jeunes talents à Nantes" />
     </div>
     <div>
      Pour cette sixième édition des ArtScènes, son directeur artistique Thierry Pillon a choisi un thème tragiquement d'actualité en donnant à voir et à entendre au public ces &quot;Voies et voix des migrations&quot;. Un thème décliné dans douze master-classes et de nombreux concerts donnés dans divers lieux emblématiques de la capitale du duché de Bretagne. Un thème qui donne sa coloration engagée à ce festival original dédié au travail des chanteurs et des acteurs.       <br />
              <br />
       Après Sylvia Sass, Teresa Berganza et Laurence Dale, Stéphanie d'Oustrac a donné à neuf jeunes chanteurs les conseils précieux dont ils auront besoin  pour la suite de leur carrière (en plus de son récital d'ouverture). La chanteuse Brigitte Balleys et Thierry Pillon, tous deux professeurs à la Haute École de Musique de Lausanne, ont offert quant à eux une classe ouverte à tous le premier week-end d'octobre.       <br />
              <br />
       En ce qui concerne les classes de jeu d'acteur et de scénographie, l'invité de cette édition 2016 est Jean-Yves Ruf, qui succède ainsi à Jorge Lavelli et Jean-François Sivadier (entre autres). Le festival a ainsi à cœur de révéler au public les relations étroites entre les différents arts de la scène mais aussi de toucher un auditoire nouveau, pas forcément habitué aux salles de spectacles, opéra ou théâtre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10336527-16904801.jpg?v=1475614170" alt="Les ArtScènes, la belle saison des jeunes talents à Nantes" title="Les ArtScènes, la belle saison des jeunes talents à Nantes" />
     </div>
     <div>
      Ainsi les master-classes ont lieu à l'auditorium du lycée Nelson Mandela situé près du conservatoire régional, au Passage Sainte-Croix dans le centre de Nantes, dans la serre du Jardin des Plantes. Jardin où ont eu lieu plusieurs récitals en soirée où se croisent sans façon familles, badauds et mélomanes convaincus.       <br />
              <br />
       Pour Thierry Pillon (voir son interview ci-dessous), c'est une autre façon d'organiser la rencontre du public et des arts, loin des schémas préétablis. Une méthode qui rencontre un vrai succès d'adhésion populaire. Et quelle meilleure ambassadrice que la mezzo Stéphanie d'Oustrac ? La chanteuse rennaise, devenue une star internationale, a fait merveille avec son habituelle simplicité généreuse pour offrir aux jeunes chanteurs la richesse de son expérience (voir son interview ci-dessous).       <br />
              <br />
       Énergie, éclats de rire et un émouvant passage de relais ont rendu son enseignement passionnant. Les ArtScènes sont bien cette pépinière d'où est issue la jeune soprano Cécile Houillon qui a donné deux récitals (deux soirées de trois sets chacune) dédiés à des airs d'opéras et de mélodies (les 23 et 24 septembre). Une voix et une présence déjà marquantes dans &quot;L'Invitation au Voyage&quot; de H. Duparc et &quot;L'Heure exquise&quot; de Reynaldo Hahn&quot;, un charme vocal évident en Mimi dans des extraits de &quot;La Bohème, qui font tout l'attrait de la jeune nantaise. Une jeune chanteuse à suivre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10336527-16904818.jpg?v=1475614239" alt="Les ArtScènes, la belle saison des jeunes talents à Nantes" title="Les ArtScènes, la belle saison des jeunes talents à Nantes" />
     </div>
     <div>
      Du 10 au 14 octobre, ce sera au tour de Jean-Yves Ruf de transmettre son art comme metteur en scène de théâtre et d'opéra. De nombreux concerts (parfois gratuits) à venir mettent l'eau à la bouche. Citons par exemple ces &quot;Voix tsiganes&quot; qu'interprétera la soprano (remarquée au Festival d'Aix cet été) Chloé Briot (accompagnée de Michalis Boliakis), et une soirée de clôture qui fera revivre Kurt Weill grâce à la chanteuse Laurence Malherbe.       <br />
              <br />
       <b>Festival Les ArtScènes.</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 21 septembre au 15 octobre 2016.</span>       <br />
       Une production de L'éternel éphémère.       <br />
       29, bd de la Liberté, Nantes (44), 09 72 22 15 15.       <br />
       Renseignements et réservations :       <br />
       <a class="link" href="http://www.lesartscenes.fr/" target="_blank">&gt;&gt; lesartscenes.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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 	<itunes:summary><![CDATA[Pendant un mois, le sixième opus du festival Les ArtScènes de Nantes offre au public sur un plateau le travail des voix et des corps à l'opéra et au théâtre. Master-classes et concerts se succèdent jusqu'au 15 octobre 2016 avec notamment Stéphanie d'Oustrac et Jean-Yves Ruf.]]></itunes:summary>
 	<itunes:author>Christine Ducq</itunes:author>
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  <item>
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   <title>"Don Giovanni" à Dijon : sexe, musique et autres divertissements !</title>
   <pubDate>Wed, 27 Mar 2013 20:40:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Lyrique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   "Don Giovanni" à l’Opéra de Dijon, on y court ! Avec une distribution jeune et talentueuse, le directeur Laurent Joyeux et le metteur en scène Jean-Yves Ruf sont en passe de réussir leur pari en renouvelant habilement la réception d’une partition, dont il faut bien dire qu’on ne peut l’épuiser, malgré son immense succès. L’opéra est évidemment un sommet tant dans l’œuvre mozartienne, que dans l’histoire de la musique, et le public est au rendez-vous.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5361457-7999500.jpg?v=1364461908" alt=""Don Giovanni" à Dijon : sexe, musique et autres divertissements !" title=""Don Giovanni" à Dijon : sexe, musique et autres divertissements !" />
     </div>
     <div>
      La première partition, celle de la création de 1787 à Prague, a été choisie pour sa grande efficacité dramaturgique : plusieurs duos disparaissent. En particulier, au deuxième acte, celui de Donna Anna et Don Ottavio qui ralentit d’ordinaire le dénouement de cette chasse à l’homme d’enfer. Un paysage de campagne sera le décor de l’opéra, une nature qui fait d’abord penser aux mises en scène tchékhoviennes de Giorgio Strehler dans les années quatre-vingt, mais qui en fait est davantage inspirée de l’univers onirique et pittoresque du cinéaste Emir Kusturica. On saluera d’ailleurs le très beau travail des lumières de Christian Dubet et les costumes inventifs de Claudia Jenatsch. Il s’agira tout au long des deux actes d’une course-poursuite haletante et comique : celle de Don Giovanni, véritable libertin affamé et insatiable ! Et qui de chasseur va se retrouver gibier. Sa liberté insolente ne peut que provoquer haine et rancœurs chez les frustrés et les abandonné(e)s qu’il sème sur sa route.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5361457-8001447.jpg?v=1364462367" alt=""Don Giovanni" à Dijon : sexe, musique et autres divertissements !" title=""Don Giovanni" à Dijon : sexe, musique et autres divertissements !" />
     </div>
     <div>
      C’est un spectacle drôle et rafraîchissant : les nobles fraient avec des gitans. Le Masetto de Damien Pass est un frère du héros de &quot;La Fièvre du samedi soir&quot;, sa fiancée Zerlina - mutine Camille Poul - est une coquine à la limite de la nymphomanie. Sans oublier la décision osée de faire éclater sur scène la faute passée de Donna Anna/Diana Highbee, enceinte jusqu’aux yeux… des œuvres de Don Giovanni ! Le séducteur interprété par Edwin Crossley-Mercer est fringant, grand parleur et beau garçon. On a regretté lors de cette première que le jeune baryton français ait eu du mal à se débarrasser de son trac et qu’il n’ait pu se libérer pleinement. Car quand il chante, tout le monde chavire, et pas seulement les demoiselles.        <br />
              <br />
       En définitive, celui qui emporte l’adhésion enthousiaste d’un public jeune et familial, c’est le Leporello de Josef Wagner, un baryton-basse autrichien très excitant. Il joue et chante avec une liberté, une fougue burlesque, mettant ce qu’il faut de &quot;folia&quot; à une production charmante ; mais qui aurait pu être jugée un tantinet trop sage sous la direction musicale de Gérard Korsten. Une production très &quot;buffa&quot; donc à défaut d’être aussi le drame sombre qu’on aime. On a aussi le plaisir de retrouver la mezzo Ruxandra Donose en Donna Elvira, un peu décevante au début, trac oblige, et qui a magistralement terminé la soirée. À vérifier dans un DVD de ce spectacle, à paraître bientôt.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5361457-8001474.jpg?v=1364462367" alt=""Don Giovanni" à Dijon : sexe, musique et autres divertissements !" title=""Don Giovanni" à Dijon : sexe, musique et autres divertissements !" />
     </div>
     <div>
      En fait, nous sommes conquis par le travail de Laurent Joyeux, jeune directeur dynamique et inspiré, qui fait souffler un air de jeunesse sur cette institution dijonnaise. Dès son arrivée, il a opté pour une programmation passionnante et décapante, ne sacrifiant rien à la plus rigoureuse exigence artistique. Une idée parmi d’autres : l’Opéra de Dijon a attiré 900 étudiants à l’Auditorium pour l’opéra de Mozart ces dernières semaines en distribuant avec les billets des capotes aux étuis classieux, marqués <span style="font-style:italic">&quot;Venez passer une nuit avec Don Giovanni&quot;</span>. Brillant !       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Jeudi 28 mars 2013 à 20 h (avec audiodescription) et samedi 30 mars 2013 à 20 h.</span>       <br />
       Diffusion à partir du 29 mars 2013 sur www.medici.tv       <br />
       Diffusion ultérieure sur France Télévisions.       <br />
              <br />
       <b>&quot;Don Giovanni&quot;, &quot;Il dissoluto punito ossia il Don Giovanni&quot; (1787).</b>       <br />
       Dramma giocoso en deux actes.       <br />
       Livret : Lorenzo da Ponte.       <br />
       Musique : W. A. Mozart.        <br />
       En italien surtitré.       <br />
       Durée : 3 h avec entracte.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5361457-8001476.jpg?v=1364462368" alt=""Don Giovanni" à Dijon : sexe, musique et autres divertissements !" title=""Don Giovanni" à Dijon : sexe, musique et autres divertissements !" />
     </div>
     <div>
      Chamber Orchestra of Europe.       <br />
       Chœur de l’Opéra de Paris.       <br />
       Direction musicale : Gérard Korsten.       <br />
       Chef de chœur : Mihàly Zeke.        <br />
              <br />
       Mise en scène : Jean-Yves Ruf.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Anaïs de Courson.       <br />
       Scénographie : Laure Pichat.       <br />
       Chorégraphie : Caroline Marcadé.       <br />
       Costumes : Claudia Jenatsch.       <br />
       Lumières : Christian Dubet.       <br />
              <br />
       Edwin Crossley-Mercer, Don Giovanni.       <br />
       Josef Wagner, Leporello.       <br />
       Diana Higbee, Donna Anna.       <br />
       Michael Smallwood, Don Ottavio.       <br />
       Timo Riihonen, Le Commandeur.       <br />
       Ruxandra Donose, Donna Elvira.       <br />
       Camille Poul, Zerlina.       <br />
       Damien Pass, Masetto.        <br />
              <br />
       Auditorium de l’Opéra de Dijon, 03 80 48 82 82.       <br />
       Place Jean Bouhey, 21000 Dijon.       <br />
       <a class="link" href="http://www.opera-dijon.fr" target="_blank">&gt;&gt; opera-dijon.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/5361457-7999500.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Don-Giovanni-a-Dijon-sexe-musique-et-autres-divertissements-_a865.html</link>
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   <title>Une journée particulière avec "Don Giovanni" ? Prenez la direction Dijon !</title>
   <pubDate>Thu, 14 Mar 2013 08:03:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Lyrique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   À l’Opéra de Dijon, la création se porte très bien ! Dans le beau vaisseau amiral de l’Auditorium aux lignes futuristes, Laurent Joyeux nous propose en mars une nouvelle production du dramma giocoso le plus fascinant de Wolfgang Amadeus Mozart : un "Don Giovanni" à l’affiche des plus excitantes.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5319211-7937902.jpg?v=1363331516" alt="Une journée particulière avec "Don Giovanni" ? Prenez la direction Dijon !" title="Une journée particulière avec "Don Giovanni" ? Prenez la direction Dijon !" />
     </div>
     <div>
      Depuis quelques années, à l’Opéra de Dijon, les choix opérés comme les coopérations artistiques nouées s’attachent à redonner à la capitale de la Bourgogne sa place de carrefour culturel européen d’antan. Après une programmation autour de Vienne et un hommage à Debussy - entre autres nombreux événements - et avant un Ring wagnérien prévu en octobre, l’Opéra crée encore l’événement en proposant une nouvelle production de &quot;Don Giovanni&quot; en mars 2013.        <br />
              <br />
       Comment nous mettre l’eau à la bouche, à nous qui avons encore en mémoire la production de Michael Haneke à Bastille ? C’est en innovant avec une recette à base de jeunes talents, de choix pointus et d’une bonne dose de passion ! Jean-Yves Ruf, jeune metteur en scène déjà remarqué pour son travail sur les scènes les plus &quot;hypes&quot; de notre belle nation, pose ses valises à Dijon avant de livrer sa vision de &quot;l'Elena&quot; de Cavalli au Festival d’Aix cet été. Il a choisi une version peu connue de l’opéra de Mozart : en l’occurrence la première, celle de la création en octobre 1787 au Théâtre des États de Prague. Eh oui, cher Lecteur, la version que tu connais est un mix de deux partitions, celle de 87 et celle de la version viennoise de 1788.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5319211-7937903.jpg?v=1363331517" alt="Une journée particulière avec "Don Giovanni" ? Prenez la direction Dijon !" title="Une journée particulière avec "Don Giovanni" ? Prenez la direction Dijon !" />
     </div>
     <div>
      Qu’est ce que cela change ? Presque tout pour un chef-d'œuvre qui a toujours hésité entre tragédie et farce, une œuvre ambiguë, géniale pour cette raison même. Pour Jean-Yves Ruf, il s’agit <span style="font-style:italic">&quot;d'une version plus tendue, où la narration avance et où Don Giovanni accélère le mouvement&quot;</span>. <span style="font-style:italic">&quot;Une journée particulière&quot;</span>, selon lui, pour le séducteur impénitent qui, de chasseur toujours aux aguets sans toit ni loi, va se retrouver en position d’être pourchassé à son tour par ses victimes, et par une société qui ne veut pas renoncer à ses garde-fou moraux. Plus d’aria solo, plus de fête paysanne au deuxième acte, mais une fuite en avant impitoyable : l’opéra de Mozart vu comme une chasse à courre ironique et grandiose !       <br />
              <br />
       Deux autres raisons de se féliciter de cette nouvelle production : d’abord le retour en France du &quot;meilleur orchestre de chambre du monde&quot; (selon BBC Two Television), le Chamber Orchestra of Europe, dont les enregistrements avec Claudio Abbado et Nikolaus Harnoncourt ont fait date. Sous la direction de son chef musical Gérard Korsten, il devrait donner le meilleur de lui-même et on ne devrait pas s‘ennuyer - notons que le COE est un orchestre désormais associé à l’Opéra de Dijon. Et puis, dans le rôle-titre, la crème de la jeune génération des chanteurs français (comme son nom ne l’indique pas) : le baryton clermontois Edwin Crossley-Mercer ! Il est jeune, il est beau, il chante comme un dieu, lui qui a été à bonne école - dont celle du grand Dietrich Fischer Dieskau. Nous sommes tous pressé(e)s de l’entendre (et de le voir !) après qu’il a interprété un si beau Gugliemo dans le &quot;Cosi fan Tutte&quot; d’Aix en 2009 et avant son Figaro de nouvelles &quot;Noces&quot; à Los Angeles, avec Gustavo Dudamel.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5319211-7937904.jpg?v=1363331517" alt="Une journée particulière avec "Don Giovanni" ? Prenez la direction Dijon !" title="Une journée particulière avec "Don Giovanni" ? Prenez la direction Dijon !" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Première le vendredi 22 mars 2013 à 20 h.       <br />
       Dimanche 24 mars à 15 h, mardi 26 mars à 20 h, jeudi 28 mars à 20 h (avec audiodescription) et samedi 30 mars à 20 h.</span>       <br />
              <br />
       <b>&quot;Don Giovanni&quot;, &quot;Il dissoluto punito ossia il Don Giovanni&quot; (1787).</b>       <br />
       Dramma giocoso en deux actes.       <br />
       Livret : Lorenzo da Ponte.       <br />
       Musique : W. A. Mozart.        <br />
       En italien surtitré.       <br />
       Durée : 3 h avec entracte.       <br />
              <br />
       Chamber Orchestra of Europe.       <br />
       Chœur de l’Opéra de Paris.       <br />
       Direction musicale : Gérard Korsten.       <br />
       Chef de chœur : Mihàly Zeke.        <br />
              <br />
       Mise en scène : Jean-Yves Ruf.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Anaïs de Courson.       <br />
       Scénographie : Laure Pichat.       <br />
       Chorégraphie : Caroline Marcadé.       <br />
       Costumes : Claudia Jenatsch.       <br />
       Lumières : Christian Dubet.       <br />
              <br />
       Edwin Crossley-Mercer, Don Giovanni.       <br />
       Josef Wagner, Leporello.       <br />
       Diana Higbee, Donna Anna.       <br />
       Michael Smallwood, Don Ottavio.       <br />
       Timo Riihonen, Le Commandeur.       <br />
       Ruxandra Donose, Donna Elvira.       <br />
       Camille Poul, Zerlina.       <br />
       Damien Pass, Masetto.        <br />
              <br />
       Auditorium de l’Opéra de Dijon, 03 80 48 82 82.       <br />
       Place Jean Bouhey, 21000 Dijon.       <br />
       <a class="link" href="http://www.opera-dijon.fr" target="_blank">&gt;&gt; opera-dijon.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Une-journee-particuliere-avec-Don-Giovanni-Prenez-la-direction-Dijon-_a857.html</link>
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