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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
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   <title>"À condition d'avoir une table dans un jardin" étrille et dissèque avec un humour sans concession l'héritage colonial et les mœurs ridicules du monde occidental</title>
   <pubDate>Mon, 24 Nov 2025 07:35:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Une table, c'est une table. Une table en bois. Un bois exotique parce que c'est à la mode chez les petits bourgeois de banlieue. D'ailleurs, tous les voisins dans tous leurs jardinets ont la même table ou presque sous l'arbre étriqué qui survit à peine au milieu d'une pelouse qui peine, sous la jolie guirlande électrique qui donne comme un air de guinguette au lopin de terre entouré de mur qui fait la fierté de ce couple de quadra qui veut le meilleur pour ses trois enfants : de l'air, un endroit sûr où s'ébattre, un pavillon chèrement désiré et acquis, et au milieu donc du jardinet, une table qui fait l'envie de tous, une table solide, massive et surtout authentique puisqu'elle a été taillée dans le tronc d'un iroko, un arbre subsaharien, inestimable pour sa qualité, mais victime de la déforestation, hélas.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92729558-64946598.jpg?v=1763743134" alt=""À condition d'avoir une table dans un jardin" étrille et dissèque avec un humour sans concession l'héritage colonial et les mœurs ridicules du monde occidental" title=""À condition d'avoir une table dans un jardin" étrille et dissèque avec un humour sans concession l'héritage colonial et les mœurs ridicules du monde occidental" />
     </div>
     <div>
      Voici donc une toute petite partie du continent africain posée sur le bout de pelouse de Fabienne et Arnaud Parquet (que de bois !) en voie de réalisation du bonheur pavillonnaire à Bougival. Gérard Watkins, auteur et metteur en scène de la pièce, a l'idée de faire surgir de ce bout de continent, un peu à la manière des contes orientaux, une clause. Une clause minuscule quasi magique que le couple a signée dans les conditions générales de vente de cette table en iroko, il y a dix ans jour pour jour. Une clause qui stipule qu'au bout de dix ans, les acheteurs de la table devront accueillir un habitant d'une forêt équatoriale pendant onze nuits et dix jours.       <br />
              <br />
       C'est ainsi que de cette table qui est l'emblème de la réussite admirable de la famille Parquet, dont ils peuvent être fiers, comme de leurs trois bambins nourris au grain, va, on peut dire, surgir Darius Wengue, Bambuti de la République Démocratique du Congo, qui vient réclamer la réalisation de la clause. Et cela va être un bouleversement total de cette cellule familiale si conventionnelle et stéréotypée. Avec deux faits remarquables : primo, en bon citoyen soumis à l'ordre de la société, ils acceptent de réaliser la clause, secundo, ils prennent peur à l'arrivée de cet étranger dans leur maison au point de cacher leurs enfants pour qu'ils ne le voient pas…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92729558-64946601.jpg?v=1763743190" alt=""À condition d'avoir une table dans un jardin" étrille et dissèque avec un humour sans concession l'héritage colonial et les mœurs ridicules du monde occidental" title=""À condition d'avoir une table dans un jardin" étrille et dissèque avec un humour sans concession l'héritage colonial et les mœurs ridicules du monde occidental" />
     </div>
     <div>
      Et pour finir avec les détails de l'histoire, l'hôte attendu, Darius Wengue, du peuple Bambuti (que les premiers colons européens ont appelé Pygmée – information révélée au Parquet), n'est ni en tenue tribale ni n'est petit, mais au contraire grand, habillé d'un costume trois-pièces excellemment taillé et typiquement occidental. Son apparence défie immédiatement tous les préjugés du couple. Sa personnalité également puisque loin de ses ancêtres cueilleurs chasseurs, celui-ci est reporter pour Radio Okapi (radio congolaise) dont le but est d'observer, tel un ethnologue sans préjugés, les mœurs, les coutumes et la culture de ces bourgeois du XXIe siècle installés à Bougival, banlieue de Paris, France.       <br />
              <br />
       Grâce à cette intrigue, Gérard Watkins va inverser en quelque sorte les rôles de colons et de sauvages. Mais il ne réalise pas là un simple effet de miroir, même s'il utilise ce procédé commode et drôle dans quelques scènes, comme lorsque le reporter observe la dentition de Fabienne pour y chercher les milliers d'euros qu'elle y a mis en implants – une image qui renvoie immédiatement à la traite des noirs.       <br />
              <br />
       Son propos est beaucoup plus recherché et fin, tentant de nous faire ressentir non seulement la violence que les colons blancs du XIXe siècle ont infligé aux peuples autochtones d'Afrique et d'ailleurs, ne serait-ce que par l'invasion de l'espace vital que ces peuples ont subie, mais aussi quelque chose qui demande un peu plus de souplesse d'esprit à nos cerveaux formatés, occidentaux et bourgeois, une tentative de donner à comprendre le point de vue de Darius qui ne copie pas les analyses que ferait un colon face à un autre peuple, mais utilise d'autres références culturelles et scientifiques.       <br />
              <br />
       Ce but est pleinement réussi, car il est fait dans une extrême délicatesse, presque dans les silences, rythmé par les interventions radiophoniques hors-scène du reporter et par la juxtaposition de deux temporalités (celle de Fabienne et Arnaud, tendue, et celle de Darius, posée) qui rebondissent l'une sur l'autre au plateau, inventant une troisième temporalité qui met face à face des allongements et des précipités.       <br />
              <br />
       Il reste enfin toute la symbolique qui est à la fois dans le récit et sur scène : celle qui fait que l'arbre abattu pour construire cette table vient demander quelques comptes aux bourgeois de Bougival, comme si l'âme de cette végétation ancestrale vivait encore. Symbole si fort de la nécessité d'ouvrir les yeux sur les dommages faits à la planète, aux humains et à l'histoire par la prétention et l'impunité de l'Occident.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"À condition d'avoir une table dans un jardin"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92729558-64946604.jpg?v=1763743225" alt=""À condition d'avoir une table dans un jardin" étrille et dissèque avec un humour sans concession l'héritage colonial et les mœurs ridicules du monde occidental" title=""À condition d'avoir une table dans un jardin" étrille et dissèque avec un humour sans concession l'héritage colonial et les mœurs ridicules du monde occidental" />
     </div>
     <div>
      Texte : Gérard Watkins.       <br />
       Mise en scène : Gérard Watkins.       <br />
       Avec : Gaël Baron, Julie Denisse, David Gouhier.       <br />
       Collaboration artistique : Lola Roy.       <br />
       Scénographie : Francois Gauthier-Lafaye.       <br />
       Lumières Anne Vaglio       <br />
       Scénographie François Gauthier-Lafaye       <br />
       Son : François Vatin.       <br />
       Régie générale et régie lumière : Julie Bardin.       <br />
       Travail vocal : Jeanne-Sarah Deledicq.       <br />
       Construction décors : Ateliers de La Comédie.       <br />
       Par la Cie Perdita Ensemble.       <br />
       À partir de 15 ans.       <br />
       Durée : 1 h 55.       <br />
       Le texte est publié chez Esse que Éditions.       <br />
              <br />
       <b>A été représenté du 7 au 15 octobre 2025 à La Comédie – CDN, Saint-Étienne (42).</b>       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 4 au 15 février 2026.</span>       <br />
       Lundi au vendredi à 19 h 30, samedi à 17 h et dimanche à 15 h.       <br />
       Théâtre Gérard Philipe - CDN, Salle Delphine Seyrig, Saint-Denis (93).       <br />
       Téléphone : 01 48 13 70 00.       <br />
       <a class="link" href="https://theatregerardphilipe.notre-billetterie.com/billets?spec=1200" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://tgp.theatregerardphilipe.com/" target="_blank">&gt;&gt; tgp.theatregerardphilipe.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Festival Paris l'été… l'art sous toutes ses formes et des soirées riches en découvertes !</title>
   <pubDate>Sat, 26 Jul 2025 10:37:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Festivals]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Du 12 juillet au 5 août, fidèle à son habitude, le festival "Paris l'été" déroule sa programmation toujours très riche autour du théâtre, de la danse, du cirque, de la musique, du cabaret et d'installations plastiques dans des lieux originaux. Focus sur les créations de Lia Rodrigues et du duo de chorégraphes Laura Defretin et Brandon Masele.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90147182-63625832.jpg?v=1753519141" alt="Festival Paris l'été… l'art sous toutes ses formes et des soirées riches en découvertes !" title="Festival Paris l'été… l'art sous toutes ses formes et des soirées riches en découvertes !" />
     </div>
     <div>
      Pour cette soirée du 17 juillet, au jardin des Tuileries, place à "Rave Lucid" et "Encantado", deux spectacles très différents, de Mazelfreten pour le premier, dans une approche électro/house et techno, et, pour le second, Lia Rodrigues qui nous transporte dans un univers à la fois un peu fou et animal.       <br />
              <br />
       Le festival "Paris l'été", au-delà de sa programmation toujours très dense et hétéroclite, propose des lieux de représentation surprenants où, pour cette édition, participent une école, un musée, un jardin, un théâtre, un lycée, un bois, un village, une ville de banlieue, un institut, une fondation, un domaine, un forum, un square, une rue et un palais.       <br />
              <br />
       Pour </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Rave Lucid"</strong></span> du duo de chorégraphes Laura Defretin et Brandon Masele, onze danseurs sont accompagnés par une musique de Nikit, Ino &amp; Fille de Minuit. Au démarrage, leurs déplacements sont lents et, du dehors de la scène, ils marchent pour la rejoindre. Puis, dans un tempo vif et rapide, leurs membres supérieurs font des mouvements rotatifs côté cour et côté jardin avec le coude en axe rotatif. Ils se déplacent, en groupe et toujours de façon synchronisée, ou en solitaire. La troupe se disperse dans différents lieux scéniques et chacun, à tour de rôle, exécute son solo. Cela ressemble à des battles dans une dynamique joyeuse, les défis artistiques étant faits dans un rapport complice.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90147182-63625855.jpg?v=1753519477" alt="Festival Paris l'été… l'art sous toutes ses formes et des soirées riches en découvertes !" title="Festival Paris l'été… l'art sous toutes ses formes et des soirées riches en découvertes !" />
     </div>
     <div>
      La chorégraphie est décomposée sur ces deux aspects où les danseurs existent par le groupe et par eux-mêmes, mais jamais pour eux-mêmes, car, même en solo, ils sont présents scéniquement pour soutenir tel un public chacun d'eux. Pour l'un, ce sont des mouvements des bras et des mains qui s'entrecroisent pour s'ouvrir comme deux ailes de papillon, quand pour un autre, ceux-ci sont tout aussi fluides, mais avec une tension et une allure autres. Quand, plus loin, ce sont le bassin et les jambes qui sont mis en avant.       <br />
              <br />
       Les ruptures s'enchaînent dans un tempo qui oscille entre rythmes très cadencés et lents. Six duos se créent dans un tableau dans lequel des couples se forment en se prenant, chacun avec une approche différente, dans les bras, où le corps de l'autre devient un appui amoureux, amical, froid, furtif ou fuyant. Le contact devient, à dessein, parfois apprêté comme non souhaité, montrant ainsi une gamme plurielle de sentiments qui se décline corporellement. C'est le seul moment où les artistes forment des duos avec lesquels l'art devient témoin de relations sentimentales.       <br />
              <br />
       Les chorégraphies sont très dynamiques, appuyées par le tempo de la musique. Le rythme est toujours très cadencé, avec une gestuelle très physique où les membres supérieurs font des gestes rapides et vifs qui décollent du tronc sans s'étirer de tout leur long.       <br />
              <br />
       Dans cette dynamique, le spectacle oscille entre intimité, enthousiasme et tempo accéléré, les artistes devenant interprètes d'une large gamme d'émotions.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90147182-63625857.jpg?v=1753519649" alt="Festival Paris l'été… l'art sous toutes ses formes et des soirées riches en découvertes !" title="Festival Paris l'été… l'art sous toutes ses formes et des soirées riches en découvertes !" />
     </div>
     <div>
      Puis vient </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Encantado"</strong></span>, superbe création de Lia Rodrigues qui nous amène dans un univers entre terre et ciel, corps et esprit où des encantados, des êtres tournés vers l'extase, presque possédés, dansent sur des percussions.       <br />
              <br />
       Cela démarre par trois danseurs, après de longues minutes de silence, qui déroulent un long et large tapis composé de différentes couleurs vives. Leurs corps sont nus. Ils s'habillent tout au long de la représentation de bouts de tissus qui composaient le tapis. Cela crée un lien fort entre le décor et les interprètes, le premier devenant le tégument des seconds.       <br />
              <br />
       Une transformation physique et corporelle des danseurs s'effectue. Elle est aussi dansée par le rythme qui devient de plus en plus intensif. Leur incarnation est aussi de plus en plus intense. Ils sont en effet habités par le rythme des chants et de la musique. La danse devient quasi sacrée grâce à la forte expressivité de leurs gestuelles. Les regards sont parfois hagards ou fixes. Bien qu'ils soient situés chacun à une distance scénique durant une large partie de la représentation, ils sont reliés par une fougue qui les transporte.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90147182-63625883.jpg?v=1753520013" alt="Festival Paris l'été… l'art sous toutes ses formes et des soirées riches en découvertes !" title="Festival Paris l'été… l'art sous toutes ses formes et des soirées riches en découvertes !" />
     </div>
     <div>
      Un trio, en milieu de scène, effectue une chorégraphie, les bras levés légèrement courbés et pliés aux poignets. Ils dansent sur une même ligne horizontale, se déplaçant côté cour et côté jardin avec les jambes ancrées au sol dans une allure un peu chaloupée, quand ailleurs, d'autres gestuelles autant dansées que théâtrales s'effectuent. Les mouvements sont physiques, rapides, à la fois en tension et relâchés.       <br />
              <br />
       Certains danseurs évoluent avec les cheveux tirés et recouverts d'une coiffe de bouts de tissus. Les visages sont de plus en plus hagards, parfois rieurs, toujours très expressifs. Ils deviennent des êtres ni tout à fait humains, ni tout à fait monstres. Le rythme est crescendo, pour ensuite redescendre pour repartir de plus belle.       <br />
              <br />
       C'est surprenant d'audace, où l'esprit des artistes participe autant que leur corps à une mise en tension pour nous faire voyager dans un au-delà extatique où les repères du temps et de l'espace s'abolissent. Où sommes-nous ? Est-ce réel ou imaginaire, un conte ou une fable, un récit ou un rêve ? Chacun est libre de s'en faire sa propre idée.       <br />
              <br />
       La soirée fut très belle avec un visage à la Janus où l'électro/house de &quot;Rave Lucid&quot; a cohabité avec brio aux chants du peuple Guarani Mbya de &quot;Encantado&quot;.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90147182-63625917.jpg?v=1753520988" alt="Festival Paris l'été… l'art sous toutes ses formes et des soirées riches en découvertes !" title="Festival Paris l'été… l'art sous toutes ses formes et des soirées riches en découvertes !" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Rave Lucid"</strong></span>       <br />
       Chorégraphie : Brandon Miel Masele et Laura Nala Defretin.       <br />
       Avec : Téo Le Mino Cellier, Filipe Filfrap Pereira Silva, Théa X23 Haggiag-Meier, Manuela Emrose Le Daeron, Alice Aliche Lemonnier, Adrien Vexus Larrazet, Khaled Cerizz Abdulahi, Jonathan Vision Lutumba, Ainhoa Otero, Jade Jaddow Mienandi.       <br />
       Danseurs remplaçants : Jonathan Vision Lutumba, Ainhoa Otero.       <br />
       Lumières : Judith Leray.       <br />
       Musique : Nikit / Ino &amp; Fille de Minuit.       <br />
       Costumes : Sting Masele &amp; Emma Deat.       <br />
       À partir de 10 ans.       <br />
       Durée : 50 minutes.       <br />
              <br />
       <b>A été représenté du 16 au 18 juillet à 19 h.       <br />
       Jardin des Tuileries, Domaine du Louvre, Paris.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90147182-63625942.jpg?v=1753521043" alt="Festival Paris l'été… l'art sous toutes ses formes et des soirées riches en découvertes !" title="Festival Paris l'été… l'art sous toutes ses formes et des soirées riches en découvertes !" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Encantado"</strong></span>        <br />
       Création : Lia Rodrigues, assistée d'Amalia Lima.       <br />
       Dansé et créé en collaboration avec : Leonardo Nunes, Valentina Fittipaldi, Andrey da Silva, David Abreu, Raquel Alexandre.       <br />
       Aussi dansé par : Daline Ribeiro, Sanguessuga, Cayo Almeida, Vitor de Abreu        <br />
       Aussi créé par Carolina Repetto, Joana Castro, Matheus Macena, Ricardo Xavier, Tiago Oliveira, Larissa Lima.       <br />
       Dramaturgie : Silvia Soter        <br />
       Collaboration artistique et images : Sammi Landweer.       <br />
       Création lumières : Nicolas Boudier.       <br />
       Régie générale et lumière : Magali Foubert et Baptistine Méral.       <br />
       Bande sonore à partir d'extraits de chansons de scène du Peuple Guarani Mbya (Village de Kalipety do T.I. territoire indigène), "Tenondé Porã", chanté et joué pendant la manifestation des indigènes à Brasilia en août 2021 pour la reconnaissance de leurs terres ancestrales en péril.       <br />
       Mixage et création : Alexandre Seabra.       <br />
       À partir de 16 ans.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       <b>A été représenté du 15 au 17 juillet à 22 h.       <br />
       Jardin des Tuileries, Domaine du Louvre, Paris.</b>       <br />
              <br />
       <b>Festival "Paris l'été"</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 12 juillet au 5 août 2025.</span>       <br />
       Réservation : 01 44 94 98 00.       <br />
       <a class="link" href="https://www.parislete.fr/fr/le-programme" target="_blank">>> parislete.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
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   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/90147182-63625832.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Festival-Paris-l-ete-l-art-sous-toutes-ses-formes-et-des-soirees-riches-en-decouvertes-_a4334.html</link>
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   <title>•In 2025• "Les Perses" Faire chorus avec le chœur antique pour célébrer, ensemble réunis, la peine des vaincus…</title>
   <pubDate>Fri, 25 Jul 2025 18:23:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2025]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Eschyle, lorsqu'il écrivit au Ve siècle av. J.-C. sa tragédie célébrant le malheur infini des vaincus dans la guerre qui opposait les Perses aux Athéniens, ne pouvait se douter que quelque 2 500 ans après sa première représentation sur l'Acropole, sa pièce serait vue sous le ciel d'Avignon… Gwenaël Morin, metteur en scène adepte du "théâtre brut", un théâtre dont la puissance est contenue dans le seul pouvoir d'interprétation des actrices et acteurs, s'empare de cette matière qu'il fait sienne dans le cadre de son projet au long cours "Démonter les remparts pour finir le pont".     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90134439-63621895.jpg?v=1753461322" alt="•In 2025• "Les Perses" Faire chorus avec le chœur antique pour célébrer, ensemble réunis, la peine des vaincus…" title="•In 2025• "Les Perses" Faire chorus avec le chœur antique pour célébrer, ensemble réunis, la peine des vaincus…" />
     </div>
     <div>
      Au sol du Jardin de la rue de Monts, par lequel on accède en traversant la Maison Jean Vilar, plusieurs cercles concentriques sont tracés à la craie. Si on peut nommer &quot;décor&quot; leurs courbes, ce sont là ses uniques traces… Quatre interprètes, deux hommes et deux femmes, en parcourent les lignes, avançant et reculant dans un mouvement hésitant, comme pour traduire les mouvements du combat dont ils vont se faire les haut-parleurs.       <br />
              <br />
       Réunis le plus souvent dans le chœur, double fidèle du chœur antique, ils vont mêler leur voix pour faire entendre le point de vue des vaincus sur la fameuse bataille de Salamine, remportée par les Athéniens, pourtant beaucoup moins nombreux que les Perses, leurs ennemis. Seront tour à tour évoquées les différentes péripéties du drame, l'essentiel résidant comme chez Eschyle dans la déploration prise en charge par le chœur.       <br />
              <br />
       L'attente angoissée d'un messager annonçant le retour de l'armée perse avec à sa tête Xerxès… Le rêve de la Reine, sa mère, déclamé par l'actrice, livrant ses funestes visions prémonitoires… Reviendra ensuite au chœur d'annoncer la défaite cuisante dans des couplets aux accents tragiques, <span style="font-style:italic">&quot;Ô Perses, les cadavres des nôtres couvrent Salamine…&quot;</span>… 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90134439-63621897.jpg?v=1753461372" alt="•In 2025• "Les Perses" Faire chorus avec le chœur antique pour célébrer, ensemble réunis, la peine des vaincus…" title="•In 2025• "Les Perses" Faire chorus avec le chœur antique pour célébrer, ensemble réunis, la peine des vaincus…" />
     </div>
     <div>
      Suit la liste interminable des victimes dont les noms sont égrenés un à un… Les lamentations de la Reine, ressassant le désastre, leur faisant écho dans un cri déchirant la nuit… Les libations ordonnées par la même Reine pour honorer Darius, père de Xerxès, prenant ici la forme de lait en pack, de miel en flacon plastique, de vin en bouteille répandus symboliquement sur le sol…       <br />
              <br />
       Et même si ce choix de scénographie peut laisser songeur, son goût potache détonnant inutilement avec l'ensemble ayant soin d'être en accord avec le ton de la tragédie, ces libations sont appréciées des Dieux… provoquant l'apparition du fantôme de Darius. S'extrayant du royaume des ténèbres où il séjourne désormais, l'ancien Roi va éclairer le peuple sur la raison de ce désastre : l'Orgueil de son propre fils, Xerxès s'étant cru l'égal de Zeus pour défier l'ennemi grec, eux les Perses étant beaucoup plus nombreux que les Athéniens ne l'étaient… Mortel, Xerxès, revenu lui vivant des combats où nombre de ses soldats ont trouvé sous son commandement la mort, a été victime de l'hybris, cette ivresse de la démesure, entrainant par son attitude inconsidérée le massacre des siens…. Le chœur prendra alors le relais du Roi défunt pour se faire l'écho vibrant du malheur de tout un peuple, partageant lyriquement avec lui l'immense peine qui l'étreint.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90134439-63621970.jpg?v=1753461418" alt="•In 2025• "Les Perses" Faire chorus avec le chœur antique pour célébrer, ensemble réunis, la peine des vaincus…" title="•In 2025• "Les Perses" Faire chorus avec le chœur antique pour célébrer, ensemble réunis, la peine des vaincus…" />
     </div>
     <div>
      Cette adaptation théâtrale de la première tragédie nous étant parvenue, a le mérite de respecter tant dans la lettre que dans l'esprit les intentions d'Eschyle, auteur, rappelons-le, du Ve siècle av. J.-C. Intentions qui trouvent leur écho retentissant dans la critique de notre monde contemporain. En effet, renverser le paradigme des récits guerriers traditionnels, pour adopter, quand on fait partie du clan des vainqueurs (ici Les Grecs), le point de vue des vaincus (Les Perses… les Iraniens d'aujourd'hui), n'a rien d'anodin… Il montre qu'au-delà des guerres meurtrières déclenchées par l'orgueil de quelques tyrans sanguinaires, assoiffés de gloire, les peuples – vainqueurs et vaincus réunis dans la même humanité – peuvent se tendre la main dans une perspective réparatrice.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le mercredi 23 juillet 2025 au Jardin de la rue de Mons, Maison Jean Vilar à Avignon.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Les Perses, Démonter les remparts pour finir le pont"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90134439-63621971.jpg?v=1753461444" alt="•In 2025• "Les Perses" Faire chorus avec le chœur antique pour célébrer, ensemble réunis, la peine des vaincus…" title="•In 2025• "Les Perses" Faire chorus avec le chœur antique pour célébrer, ensemble réunis, la peine des vaincus…" />
     </div>
     <div>
      Création 2025.       <br />
       Adaptation : Gwenaël Morin.       <br />
       Mise en scène et scénographie : Gwenaël Morin.       <br />
       Assistant à la mise en scène : Canelle Breymayer.       <br />
       Avec : Jeanne Bred, Fabrice Lebert, Gilféry Ngamboulou et Julie Palmier (interprètes professionnels rencontrés lors de l'atelier libre mené à Avignon depuis 2023 par Gwenaël Morin).       <br />
       Lumière : Philippe Gladieux.       <br />
       Régie générale : Loïc Even.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon In 2025•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">8 et 9, 11, 12 et 13, du 15 au 20, du 22 au 25 juillet 2025.</span>       <br />
       Représenté à 22 h.       <br />
       Jardin de la rue de Mons, Maison Jean Vilar, Avignon.       <br />
       <a class="link" href="https://festival-avignon.com/fr/billetterie" target="_blank">Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://festival-avignon.com" target="_blank">>> festival-avignon.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/90134439-63621895.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/In-2025-Les-Perses-Faire-chorus-avec-le-choeur-antique-pour-celebrer-ensemble-reunis-la-peine-des-vaincus_a4332.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-86972549</guid>
   <title>"Quichotte" Le chevalier à la triste figure, égaré là dans des bouffonneries un tantinet ahanantes</title>
   <pubDate>Wed, 05 Mar 2025 17:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Pourtant, cette forme cochait sur le papier toutes les cases… "Le" roman picaresque par excellence, celui de Cervantes, terreau de l'adaptation ; la fougue généreuse de son metteur en scène, Gwenaël Morin, adepte expert en théâtre de tréteaux (sans tréteaux) ; l'interprète du héroïssime hidalgo Alonso, la truculente Jeanne Balibar ; son écuyer en la personne de Thierry Dupont, musicien entretenant avec son personnage une bonhomie physique de bon aloi ; et enfin, dans le rôle de la récitante décalée et de Rossinante, la monture du chevalier errant, Marie-Noëlle Genod au magnétisme troublant… Cependant, malgré cette distribution à la hauteur de l'"enjeu", on ressort de cette chevauchée ahanante avec un goût d'inachevé…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/86972549-61775036.jpg?v=1721644522" alt=""Quichotte" Le chevalier à la triste figure, égaré là dans des bouffonneries un tantinet ahanantes" title=""Quichotte" Le chevalier à la triste figure, égaré là dans des bouffonneries un tantinet ahanantes" />
     </div>
     <div>
      Dans le Jardin de la rue de Mons jouxtant la Maison Jean Vilar, chantre du théâtre populaire (TNP), non loin des gradins dressés pour l'occasion, une méchante toile tendue au-dessus d'un clavier électronique, des feuillets imprimés du livre culte de Cervantes tapissant une palissade, quelques cartons entreposés qui serviront à l'accoutrement du chevalier errant, plantent le décor de l'épopée héroïque qui se prépare. Un théâtre épique qui, en accord avec les prescriptions du &quot;théâtre pauvre&quot; de Jerzy Grotowski, reposera entièrement sur la puissance suggestive du corps de l'acteur… sollicitant à son tour les capacités d'imagination du spectateur-regardeur.       <br />
              <br />
       Dans une adresse directe au public inscrit ainsi dans l'histoire, lecture est faite du contexte, comme un rappel &quot;pour les nuls&quot; des folles aventures de cet hidalgo de la Manche, féru de romans de chevalerie au point de vendre ses terres pour acheter des livres. Mais <span style="font-style:italic">&quot;à force de lire beaucoup et de dormir peu&quot;</span>, que pensez-vous qu'il arriva ? Son cerveau se dessécha… L'esprit envolé, l'idéal de chevalerie chevillé au corps, il s'intronisa alors chevalier errant afin d'aller combattre par monts et par vaux l'injustice d'ici-bas… Et tandis que la récitante tente de faire entendre les premières pages du roman, les bruits de marteaux de Quichotte (il a déjà perdu sa particule respectueuse), s'échinant à redresser une vieille armure cabossée s'avérant être deux cartons enfilés par la tête, couvrent sa voix. Armure, heaume, bouclier (en carton recyclable) revêtus et lance (en bois) en main, le furieux chevalier grimaçant à se tordre la mâchoire fait son apparition, prêt à en découdre avec l'injustice du monde cruel.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/86972549-61775037.jpg?v=1721644561" alt=""Quichotte" Le chevalier à la triste figure, égaré là dans des bouffonneries un tantinet ahanantes" title=""Quichotte" Le chevalier à la triste figure, égaré là dans des bouffonneries un tantinet ahanantes" />
     </div>
     <div>
      Dès lors, le public est mis à contribution. Les spectatrices du premier rang deviendront des prostituées au cœur noble, des drôlesses croisées se métamorphosant en gentes dames, et la cour (le Jardin de la rue de Mons), celle d'un imposant château où Quichotte passera la nuit après que son fidèle écuyer, le ventru Sancho Panza (panse en espagnol), lui eut préparé sa couche chevaleresque. Quant au chevalier, fidèle à ses vœux, lorsqu'il entendra au loin les cris <span style="font-style:italic">&quot;d'un nécessiteux ou d'une nécessiteuse nécessitant sa nécessaire intervention&quot;,</span> il revêtira son casque et, lance à la main, s'élancera, de ses petits pas précipités, au galop.       <br />
              <br />
       Redresseur de torts, réparateur d'iniquités, qualités qu'il s'empresse de déclamer pour réclamer d'un bon bourgeois qu'il verse son dû à un manant… lequel sera payé en retour de coups de bâtons, dès le chevalier les talons tournés. Et lorsque le narrateur sortira de la réserve livresque à laquelle il est astreint pour oser demander au vaillant chevalier de lui montrer sa Dulcinée, <span style="font-style:italic">&quot;aurait-elle un œil en moins&quot;</span>, ce dernier pète grave les plombs en lui faisant payer ce blasphème par un numéro de lance… le précipitant lui à terre, sonné mais chantant.       <br />
              <br />
       Suivront encore des &quot;tableaux vivants&quot; comme celui de l'autodafé des livres du chevalier afin de sauver sa raison délirante mise à l'épreuve par le diable qui se cache entre les lignes. Sous les &quot;oh !&quot; admiratifs de la récitante égrenant les titres, les romans seront jetés en tas pour être brûlés vifs. Ou encore, la séquence où Sancho Panza, très en verve, apprendra au public à bouger en rythme cadencé les bras, levés en l'air comme des ailes de moulins (que son maître prend lui – évidemment – pour des géants démesurés) tout en entonnant à l'appui la chansonnette.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/86972549-61775038.jpg?v=1721644592" alt=""Quichotte" Le chevalier à la triste figure, égaré là dans des bouffonneries un tantinet ahanantes" title=""Quichotte" Le chevalier à la triste figure, égaré là dans des bouffonneries un tantinet ahanantes" />
     </div>
     <div>
      Quichotte, apercevant alors ces géants fondre sur lui, n'écoutant que son courage &quot;démentiel&quot;, se précipitera sur eux… pour se retrouver face à nous, la lance brisée et renversé sur les genoux de la récitante… Chute (de l'histoire) ponctuée par ses mots du chevalier sonné : <span style="font-style:italic">&quot;Je me souviens avoir vu ce Seigneur… Il fut un combattant ardent. On le nomma &quot;L'assommoir&quot; tant il renversa de Mahométans&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Si certains tableaux valent par les mimiques furibardes de Jeanne Balibar interprétant un Quichotte déjanté à souhait et mis en valeur par les protagonistes qui l'accompagnent, on reste toutefois un peu sceptique à plusieurs niveaux… D'une part, le rythme vient à manquer et, entre quelques moments forts, des longs temps de latence créent des failles spatio-temporelles (bref, on décroche…) où l'ennui s'invite. La force du &quot;théâtre pauvre&quot; est de maintenir continuellement l'intérêt par l'attraction exercée par le corps de l'acteur qui, ici, disparaît (au sens propre) à plusieurs &quot;reprises&quot; des radars.       <br />
              <br />
       Ensuite le parti pris (certes assumé) de transformer l'anti-héros utopiste, âgé de quatre siècles, en bouffon de premier ordre, sans lui accorder le bénéfice d'être – aussi – un idéaliste, rêveur patenté, s'en prenant à l'ordre décrété par un vieux monde conservateur inapte à satisfaire ses désirs d'élévation généreuse, est une option… Une option artistique qui pourrait paraître céder à l'appel du divertissement <span style="font-style:italic">&quot;quoi qu'il en coûte&quot;</span>, promu par les agents culturels du politiquement correct. Bref, quelle que soit la valeur, elle, incontestable, des participant(e)s, ce projet ne nous semble pas de nature à générer une &quot;folle adhésion&quot;.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       <b>Vu le jeudi 18 juillet 2024 dans le Jardin de la rue de Mons, Maison Jean Vilar à Avignon.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Quichotte"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/86972549-61775039.jpg?v=1721644647" alt=""Quichotte" Le chevalier à la triste figure, égaré là dans des bouffonneries un tantinet ahanantes" title=""Quichotte" Le chevalier à la triste figure, égaré là dans des bouffonneries un tantinet ahanantes" />
     </div>
     <div>
      France – Création 2024 Festival d'Avignon.       <br />
       D'après l'œuvre de Miguel de Cervantes.       <br />
       Adaptation, mise en scène et scénographie : Gwenaël Morin.       <br />
       Avec : Jeanne Balibar, Thierry Dupont, Marie-Noëlle, Léo Martin.       <br />
       Lumière : Philippe Gladieux.       <br />
       Assistant à la mise en scène : Léo Martin.       <br />
       Travail vocal : Myriam Djemour.       <br />
       Costumes : Élsa Depardieu.       <br />
       Régie générale et lumière : Loïc Even.       <br />
       Régie plateau : Jules Guittier.       <br />
       Durée : 2 h.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 11 au 14 mars 2025.</span>       <br />
       Mardi, mercredi et vendredi à 19 h 30, jeudi à 20 h 30.       <br />
       Salle 64 Charles Apothéloz, Théâtre Vidy-Mausanne, Lausanne (Suisse).       <br />
       Billetterie : +41 (0)21 619 45 45       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('billetterie@vidy.ch')" >billetterie@vidy.ch</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.vidy.ch/fr/" target="_blank">&gt;&gt; vidy.ch/fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/86972549-61775040.jpg?v=1721644680" alt=""Quichotte" Le chevalier à la triste figure, égaré là dans des bouffonneries un tantinet ahanantes" title=""Quichotte" Le chevalier à la triste figure, égaré là dans des bouffonneries un tantinet ahanantes" />
     </div>
     <div>
      <b>Tournée</b>       <br />
       Mars 2025 : Théâtre Vidy-Lausanne, Lausanne (Suisse).       <br />
       Du 18 au 22 mars 2025 : Théâtre Sorano - Scène conventionnée, Toulouse (31).       <br />
       25 et 26 mars 2025 : La Coursive - Scène nationale, La Rochelle (17).       <br />
       29 et 30 avril 2025 : Théâtre du Bois de l'Aune, Aix-en-Provence (13).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/86972549-61775036.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Quichotte-Le-chevalier-a-la-triste-figure-egare-la-dans-des-bouffonneries-un-tantinet-ahanantes_a4163.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-81697234</guid>
   <title>•In 2024• "Quichotte" Le chevalier à la triste figure, égaré là dans des bouffonneries un tantinet ahanantes</title>
   <pubDate>Mon, 22 Jul 2024 12:04:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2024]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Pourtant, cette forme cochait sur le papier toutes les cases… "Le" roman picaresque par excellence, celui de Cervantes, terreau de l'adaptation ; la fougue généreuse de son metteur en scène, Gwenaël Morin, adepte expert en théâtre de tréteaux (sans tréteaux) ; l'interprète du héroïssime hidalgo Alonso, la truculente Jeanne Balibar ; son écuyer en la personne de Thierry Dupont, musicien entretenant avec son personnage une bonhomie physique de bon aloi ; et enfin, dans le rôle de la récitante décalée et de Rossinante, la monture du chevalier errant, Marie-Noëlle Genod au magnétisme troublant… Cependant, malgré cette distribution à la hauteur de l'"enjeu", on ressort de cette chevauchée ahanante avec un goût d'inachevé…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81697234-58801411.jpg?v=1721644522" alt="•In 2024• "Quichotte" Le chevalier à la triste figure, égaré là dans des bouffonneries un tantinet ahanantes" title="•In 2024• "Quichotte" Le chevalier à la triste figure, égaré là dans des bouffonneries un tantinet ahanantes" />
     </div>
     <div>
      Dans le Jardin de la rue de Mons jouxtant la Maison Jean Vilar, chantre du théâtre populaire (TNP), non loin des gradins dressés pour l'occasion, une méchante toile tendue au-dessus d'un clavier électronique, des feuillets imprimés du livre culte de Cervantes tapissant une palissade, quelques cartons entreposés qui serviront à l'accoutrement du chevalier errant, plantent le décor de l'épopée héroïque qui se prépare. Un théâtre épique qui, en accord avec les prescriptions du &quot;théâtre pauvre&quot; de Jerzy Grotowski, reposera entièrement sur la puissance suggestive du corps de l'acteur… sollicitant à son tour les capacités d'imagination du spectateur-regardeur.       <br />
              <br />
       Dans une adresse directe au public inscrit ainsi dans l'histoire, lecture est faite du contexte, comme un rappel &quot;pour les nuls&quot; des folles aventures de cet hidalgo de la Manche, féru de romans de chevalerie au point de vendre ses terres pour acheter des livres. Mais <span style="font-style:italic">&quot;à force de lire beaucoup et de dormir peu&quot;</span>, que pensez-vous qu'il arriva ? Son cerveau se dessécha… L'esprit envolé, l'idéal de chevalerie chevillé au corps, il s'intronisa alors chevalier errant afin d'aller combattre par monts et par vaux l'injustice d'ici-bas… Et tandis que la récitante tente de faire entendre les premières pages du roman, les bruits de marteaux de Quichotte (il a déjà perdu sa particule respectueuse), s'échinant à redresser une vieille armure cabossée s'avérant être deux cartons enfilés par la tête, couvrent sa voix. Armure, heaume, bouclier (en carton recyclable) revêtus et lance (en bois) en main, le furieux chevalier grimaçant à se tordre la mâchoire fait son apparition, prêt à en découdre avec l'injustice du monde cruel.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81697234-58801412.jpg?v=1721644561" alt="•In 2024• "Quichotte" Le chevalier à la triste figure, égaré là dans des bouffonneries un tantinet ahanantes" title="•In 2024• "Quichotte" Le chevalier à la triste figure, égaré là dans des bouffonneries un tantinet ahanantes" />
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      Dès lors, le public est mis à contribution. Les spectatrices du premier rang deviendront des prostituées au cœur noble, des drôlesses croisées se métamorphosant en gentes dames, et la cour (le Jardin de la rue de Mons), celle d'un imposant château où Quichotte passera la nuit après que son fidèle écuyer, le ventru Sancho Panza (panse en espagnol), lui eut préparé sa couche chevaleresque. Quant au chevalier, fidèle à ses vœux, lorsqu'il entendra au loin les cris <span style="font-style:italic">&quot;d'un nécessiteux ou d'une nécessiteuse nécessitant sa nécessaire intervention&quot;,</span> il revêtira son casque et, lance à la main, s'élancera, de ses petits pas précipités, au galop.       <br />
              <br />
       Redresseur de torts, réparateur d'iniquités, qualités qu'il s'empresse de déclamer pour réclamer d'un bon bourgeois qu'il verse son dû à un manant… lequel sera payé en retour de coups de bâtons, dès le chevalier les talons tournés. Et lorsque le narrateur sortira de la réserve livresque à laquelle il est astreint pour oser demander au vaillant chevalier de lui montrer sa Dulcinée, <span style="font-style:italic">&quot;aurait-elle un œil en moins&quot;</span>, ce dernier pète grave les plombs en lui faisant payer ce blasphème par un numéro de lance… le précipitant lui à terre, sonné mais chantant.       <br />
              <br />
       Suivront encore des &quot;tableaux vivants&quot; comme celui de l'autodafé des livres du chevalier afin de sauver sa raison délirante mise à l'épreuve par le diable qui se cache entre les lignes. Sous les &quot;oh !&quot; admiratifs de la récitante égrenant les titres, les romans seront jetés en tas pour être brûlés vifs. Ou encore, la séquence où Sancho Panza, très en verve, apprendra au public à bouger en rythme cadencé les bras, levés en l'air comme des ailes de moulins (que son maître prend lui – évidemment – pour des géants démesurés) tout en entonnant à l'appui la chansonnette.
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81697234-58801439.jpg?v=1721644592" alt="•In 2024• "Quichotte" Le chevalier à la triste figure, égaré là dans des bouffonneries un tantinet ahanantes" title="•In 2024• "Quichotte" Le chevalier à la triste figure, égaré là dans des bouffonneries un tantinet ahanantes" />
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      Quichotte, apercevant alors ces géants fondre sur lui, n'écoutant que son courage &quot;démentiel&quot;, se précipitera sur eux… pour se retrouver face à nous, la lance brisée et renversé sur les genoux de la récitante… Chute (de l'histoire) ponctuée par ses mots du chevalier sonné : <span style="font-style:italic">&quot;Je me souviens avoir vu ce Seigneur… Il fut un combattant ardent. On le nomma &quot;L'assommoir&quot; tant il renversa de Mahométans&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Si certains tableaux valent par les mimiques furibardes de Jeanne Balibar interprétant un Quichotte déjanté à souhait et mis en valeur par les protagonistes qui l'accompagnent, on reste toutefois un peu sceptique à plusieurs niveaux… D'une part, le rythme vient à manquer et, entre quelques moments forts, des longs temps de latence créent des failles spatio-temporelles (bref, on décroche…) où l'ennui s'invite. La force du &quot;théâtre pauvre&quot; est de maintenir continuellement l'intérêt par l'attraction exercée par le corps de l'acteur qui, ici, disparaît (au sens propre) à plusieurs &quot;reprises&quot; des radars.       <br />
              <br />
       Ensuite le parti pris (certes assumé) de transformer l'anti-héros utopiste, âgé de quatre siècles, en bouffon de premier ordre, sans lui accorder le bénéfice d'être – aussi – un idéaliste, rêveur patenté, s'en prenant à l'ordre décrété par un vieux monde conservateur inapte à satisfaire ses désirs d'élévation généreuse, est une option… Une option artistique qui pourrait paraître céder à l'appel du divertissement <span style="font-style:italic">&quot;quoi qu'il en coûte&quot;</span>, promu par les agents culturels du politiquement correct. Bref, quelle que soit la valeur, elle, incontestable, des participant(e)s, ce projet ne nous semble pas de nature à générer une &quot;folle adhésion&quot;.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       <b>Vu le jeudi 18 juillet 2024 dans le Jardin de la rue de Mons, Maison Jean Vilar à Avignon.</b>
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     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Quichotte"</b></div>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81697234-58801444.jpg?v=1721644647" alt="•In 2024• "Quichotte" Le chevalier à la triste figure, égaré là dans des bouffonneries un tantinet ahanantes" title="•In 2024• "Quichotte" Le chevalier à la triste figure, égaré là dans des bouffonneries un tantinet ahanantes" />
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      France – Création 2024 Festival d'Avignon.       <br />
       D'après l'œuvre de Miguel de Cervantes.       <br />
       Adaptation, mise en scène et scénographie : Gwenaël Morin.       <br />
       Avec : Jeanne Balibar, Thierry Dupont, Marie-Noëlle, Léo Martin.       <br />
       Lumière : Philippe Gladieux.       <br />
       Assistant à la mise en scène : Léo Martin.       <br />
       Travail vocal : Myriam Djemour.       <br />
       Costumes : Élsa Depardieu.       <br />
       Régie générale et lumière : Loïc Even.       <br />
       Régie plateau : Jules Guittier.       <br />
       Durée : 2 h.       <br />
              <br />
       &quot;Don Quichotte&quot; de Miguel de Cervantes, traduction Jean-Raymond Fanlo, est publié aux Éditions Le Livre de Poche.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon In 2024•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">A été joué du 1er au 20 juillet 2024.</span>       <br />
       Représenté à 22 h.       <br />
       Jardin de la rue de Mons, Maison Jean Vilar, Avignon.       <br />
       <a class="link" href="https://festival-avignon.com" target="_blank">&gt;&gt; festival-avignon.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81697234-58801447.jpg?v=1721644680" alt="•In 2024• "Quichotte" Le chevalier à la triste figure, égaré là dans des bouffonneries un tantinet ahanantes" title="•In 2024• "Quichotte" Le chevalier à la triste figure, égaré là dans des bouffonneries un tantinet ahanantes" />
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      <b>Tournée</b>       <br />
       Du 18 au 21 septembre 2024 : Bonlieu - Scène nationale, Annecy (74).       <br />
       Du 26 septembre au 12 octobre 2024 : Grande Halle La Villette, Paris 19e.       <br />
       Du 15 au 18 octobre 2024 : TnBA, Bordeaux (33).       <br />
       7 et 8 novembre 2024 : Malraux - Scène nationale de Chambéry Savoie, Chambéry (73).       <br />
       14 et 15 novembre 2024 : Les Salins - Scène nationale, Martigues (13).       <br />
       Du 20 au 23 novembre 2024 : Théâtre Saint-Gervais, Genève (Suisse).       <br />
       Du 26 au 28 novembre 2024 : La Filature - Scène nationale, Mulhouse.       <br />
       Mars 2025 : Théâtre Vidy-Lausanne, Lausanne (Suisse).       <br />
       Du 18 au 22 mars 2025 : Théâtre Sorano - Scène conventionnée, Toulouse (31).       <br />
       25 et 26 mars 2025 : La Coursive - Scène nationale, La Rochelle (17).       <br />
       29 et 30 avril 2025 : Théâtre du Bois de l'Aune, Aix-en-Provence (13).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </description>
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