<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <channel>
  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-10-15T06:20:54+02:00</dc:date>
  <geo:lat>48.6710424</geo:lat>
  <geo:long>2.3340589</geo:long>
  <atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/xml/atom.xml" type="text/xml" />
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-97528544</guid>
   <title>"Carcaça" et "Adentro!" Quand les danses folkloriques argentines et portugaises sont à l'honneur au Festival Paris L'Été</title>
   <pubDate>Thu, 30 Jul 2026 18:42:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Danse]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Nouvelle incursion au Festival Paris L'Été qui se déroule jusqu'au 4 août avec "Carcaça" du chorégraphe portugais Marco da Silva Ferreira et "Adentro!" de la chorégraphe argentine Diane Szeinblum… Deux univers différents exprimés dans deux lieux parisiens prestigieux, le Petit Palais et le Jardin des Tuileries, qui nous dévoilent les ressorts des danses folkloriques de ces deux pays.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97528544-67916263.jpg?v=1785430143" alt=""Carcaça" et "Adentro!" Quand les danses folkloriques argentines et portugaises sont à l'honneur au Festival Paris L'Été" title=""Carcaça" et "Adentro!" Quand les danses folkloriques argentines et portugaises sont à l'honneur au Festival Paris L'Été" />
     </div>
     <div>
      À l'entame du spectacle de </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Carcaça"</strong></span> du chorégraphe portugais Marco da Silva Ferreira, Maria Antunes est au bord de la scène et esquisse des bouts de flexions à partir de son tronc vers ses membres supérieurs, comme son épaule ou son bras qui se lève, puis jusqu'à son bas de dos qui s'abaisse pour revenir vers son poitrail qui se relève. Ses flexions sont à la fois celles d'une automate et celles d'une personne humaine.       <br />
              <br />
       Puis neuf autres danseurs, habillés de noir, rejoignent le plateau. Leurs corps sont en tension, avec, pour certains, un bas du ventre qui descend à hauteur des genoux, les deux jambes, pour tous, bien ancrées au sol. Nous sommes dans une myriade de gestuelles où la configuration dansée se découpe en solo, en duo ou en groupe. Parfois, des solistes se retrouvent en coin de scène avec leurs propres partitions de gestes et de mouvements. Quant à côté d'eux, d'autres danseurs en groupe ont des mouvements élancés dans un même tempo et une même tension qui font de cette disparité gestuelle une seule et même chorégraphie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97528544-67916264.jpg?v=1785430172" alt=""Carcaça" et "Adentro!" Quand les danses folkloriques argentines et portugaises sont à l'honneur au Festival Paris L'Été" title=""Carcaça" et "Adentro!" Quand les danses folkloriques argentines et portugaises sont à l'honneur au Festival Paris L'Été" />
     </div>
     <div>
      Ainsi, la chorégraphie de Marco da Silva Ferreira se découpe en éléments dansés variés et disparates où le fixe et le mouvant, la force et la fluidité sont les deux faces d'une même pièce. Les danseurs se déplacent, toujours dans une intensité plus ou moins marquée, avec des déplacements tout du long du plateau, à la fois souples et en faux déséquilibre, avec un plat du pied gauche qui se lève alors que le bout des orteils du pied droit pointe le sol.       <br />
              <br />
       Au final, un arrêt soudain s'effectue, comme la fin de quelque chose, où les artistes sont au repos avec des regards qui se lancent, pour certains, avec un sourire au public. Ils sont regroupés pour former une seule entité et d'un coup, d'un seul, leurs mains claquent entre elles tels des palmas pour scander un rythme. Tous sont sur le même tempo, avec une gestuelle à la fois ordonnée et rythmée par le claquement qui s'en échappe.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97528544-67916267.jpg?v=1785430324" alt=""Carcaça" et "Adentro!" Quand les danses folkloriques argentines et portugaises sont à l'honneur au Festival Paris L'Été" title=""Carcaça" et "Adentro!" Quand les danses folkloriques argentines et portugaises sont à l'honneur au Festival Paris L'Été" />
     </div>
     <div>
      Pour </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Adentro!"</strong></span>, la chorégraphe argentine Diana Szeinblum nous convie dans un univers entouré de silence, celui à démonter "la structure des danses folkloriques argentines pour en révéler la vitalité cachée", comme notifié dans le dossier de presse. Nous en avons une lecture légèrement autre même si elle recoupe en partie celle-ci. Pablo Castronovo, Barbara Hang et Andrés Molina sont sur scène où, au travers de postures physiques, chacun essaie de marquer sa présence, comme un besoin d'espace vital aux dépens des autres. Celle-là est de plus en plus physique au fil de la représentation, d'abord dans un périmètre réduit où le tronc de chacun devient un axe gestique.        <br />
              <br />
       Ils se lancent, par défi, des regards accompagnés de postures à dessein caricaturaux, voire à tendance viriliste, Barbara Hang s'employant à porter une fausse barbe à certains moments. Cette délimitation scénique pour chacun s'agrandit avec une gestuelle élancée, accompagnée d'une dynamique composée de membres inférieurs qui prennent appui au sol pour opérer des mouvements avec un centre de gravité parfois bas. Un moment, la jambe de l'un se lève en demi-cercle à hauteur de son visage, quand pour l'autre, c'est une jambe qui longe les planches en appui de son autre membre inférieur replié.       <br />
              <br />
       Les danseurs s'emploient à montrer leurs forces, trop démonstratives pour qu'elles coulent de source. Le corps est roi et nous sommes dans une représentation presque théâtrale. On se toise, les poitrails sont montrés, avec des membres supérieurs qui se lâchent dans une gestuelle de plus en plus élancée et aérienne. Pablo Castronovo tape des pieds sur la scène de façon bruyante, marquant une prise de possession sonore de celle-ci.       <br />
              <br />
       Puis il se retrouve au milieu de celle-ci, quand Barbara Hang et Andrés Molina le regardent effectuer des sauts, en déployant une énergie dans une tension où le tronc devient pilier, tout en se repliant, avec des jambes élancées et tendues horizontalement. Chacun finit avec un solo dans lequel la souplesse des mouvements supplante la fixité du corps. La grâce et la vivacité des gestiques occultent, au final, le virilisme joué pour laisser une liberté des gestes s'exprimer avec émotion.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Carcaça"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97528544-67916277.jpg?v=1785430437" alt=""Carcaça" et "Adentro!" Quand les danses folkloriques argentines et portugaises sont à l'honneur au Festival Paris L'Été" title=""Carcaça" et "Adentro!" Quand les danses folkloriques argentines et portugaises sont à l'honneur au Festival Paris L'Été" />
     </div>
     <div>
      Direction artistique et chorégraphie : Marco da Silva Ferreira.       <br />
       Assistance artistique : Catarina Miranda.       <br />
       Avec : André Speedy, Cacá Otto Reuss, Fábio Krayze, Marc Oliveras Casas, Marco da Silva Ferreira, Maria Antunes, Max Makowski, Mélanie Ferreira, Nelson Teunis, Nala Revlon.       <br />
       Original cast : Leo Ramos.       <br />
       Conception lumière et direction technique : Cárin Geada.       <br />
       Musique : João Pais Filipe (percussions), Luís Pestana (musique électronique).       <br />
       Costumes : Aleksandar Protic.       <br />
       Scénographie : Emanuel Santos.       <br />
       Études anthropologiques : Teresa Fradique.       <br />
       Danses folkloriques portuguaises : Joana Lopes.       <br />
       Production : Pensamento Avulso.       <br />
       À partir de 12 ans.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <b>&quot;Carcaça&quot; a été représenté du 21 au 23 juillet 2026 à 22 h, aux Jardins des Tuileries, Domaine du Louvre, à Paris 1ᵉʳ.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Adentro!"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97528544-67916288.jpg?v=1785430572" alt=""Carcaça" et "Adentro!" Quand les danses folkloriques argentines et portugaises sont à l'honneur au Festival Paris L'Été" title=""Carcaça" et "Adentro!" Quand les danses folkloriques argentines et portugaises sont à l'honneur au Festival Paris L'Été" />
     </div>
     <div>
      Idée et mise en scène : Diana Szeinblum.       <br />
       Création chorégraphique : Diana Szeinblum, Pablo Castronovo, Bárbara Hang, Andrés Molina.       <br />
       Avec : Pablo Castronovo, Bárbara Hang, Andrés Molina        <br />
       Musique originale : Axel Krygier.       <br />
       Thème musical : Simón Díaz.       <br />
       Conception des lumières : Facundo David.       <br />
       Régisseur général : Facundo David.       <br />
       À partir de 10 ans.       <br />
       Durée : 50 minutes.       <br />
              <br />
       <b>"Adentro!" a été représenté les 22 et 23 juillet 2026 à 19 h, le 24 juillet à 20 h 30, au Petit Palais, avenue Winston Churchill, Paris 8ᵉ.</b>       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>Festival Paris L'Été - 36ᵉ édition</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 11 juillet au 4 août 2026.</span>       <br />
       <a class="link" href="https://www.parislete.fr/" target="_blank">>> parislete.fr</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.parislete.fr/fr/le-programme" target="_blank">>> Programme</a>       <br />
       <a class="link" href="https://parislete.notre-billetterie.fr/formulaire?dial=sommaire26" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/97528544-67916263.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Carcaca-et-Adentro-Quand-les-danses-folkloriques-argentines-et-portugaises-sont-a-l-honneur-au-Festival-Paris-L-Ete_a4641.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-97498494</guid>
   <title>•In 2026• "Le deuil sied à Électre" Famille, je vous hais ! Rififi chez les Atrides, version Eugene O'Neill revue "divinement" par Gwenaël Morin</title>
   <pubDate>Tue, 28 Jul 2026 10:57:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2026]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Quand Gwenaël Morin récidive avec son besoin de tragédie en proposant une version "démontée" du roman éponyme d'Eugene O'Neill – clôturant ainsi le cycle, débuté en 2023, "Démonter les remparts pour finir le monde" – on s'attend à "voir du spectacle"… Et on n'est nullement déçus par ce théâtre brut jusqu'à l'os projetant (sur une scène fantôme) avec une énergie explosive la saga de la famille Mannon en proie, fin de guerre de sécession, à ses propres démons tout droit hérités des Atrides.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97498494-67893608.jpg?v=1785230104" alt="•In 2026• "Le deuil sied à Électre" Famille, je vous hais ! Rififi chez les Atrides, version Eugene O'Neill revue "divinement" par Gwenaël Morin" title="•In 2026• "Le deuil sied à Électre" Famille, je vous hais ! Rififi chez les Atrides, version Eugene O'Neill revue "divinement" par Gwenaël Morin" />
     </div>
     <div>
      Aucun décor, aucun ustensile. La cour du Jardin de la rue de Mons à laquelle on accède par la Maison Jean Vilar – qui sans nul doute aurait rêvé découvrir cette création résonnant avec sa conception du théâtre populaire – offre avec sa végétation anarchique l'écrin naturel à cette performance en vase clos. Six actrices et acteurs (époustouflants) vont nous tenir en haleine durant ces trois heures et demie de re-présentation par la seule puissance de leur jeu, démesuré à l'envi comme les passions qui les déchirent.       <br />
              <br />
       Tous les membres de la famille Mannon, présentant des affinités électives avec leurs illustres modèles des Atrides, joueront devant nous ce soir leur rôle jusqu'à ce que mort s'ensuive. Ainsi en va-t-il des lois implacables de la tragédie… sauf que là, le parti pris adopté par le metteur en scène est flagrant : sans rien retirer à la tyrannie des sentiments destructeurs, le traitement dramatique qui leur est appliqué est résolument du côté de l'outrance propre à un certain théâtre de tréteaux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97498494-67893609.jpg?v=1785230183" alt="•In 2026• "Le deuil sied à Électre" Famille, je vous hais ! Rififi chez les Atrides, version Eugene O'Neill revue "divinement" par Gwenaël Morin" title="•In 2026• "Le deuil sied à Électre" Famille, je vous hais ! Rififi chez les Atrides, version Eugene O'Neill revue "divinement" par Gwenaël Morin" />
     </div>
     <div>
      Pour commencer la présentation de la galerie de personnages, parlons de Seth, le narrateur bienveillant qui, manuscrit en main, prendra soin au début des trois volets de la trilogie d'en indiquer le titre évocateur, Homecoming (&quot;Le retour&quot;), The Hunted (&quot;Traqués&quot;) et The Haunted (&quot;Hantés&quot;). C'est lui aussi qui lira les très nombreuses didascalies. Son rôle, en plus de celui d'être le serviteur zélé de la famille, étant de mettre en abyme la performance théâtrale comme si on assistait de visu à un travail en cours.       <br />
              <br />
       Ensuite, présentons la dynastie Mannon, dont beaucoup de ses représentants auraient à coup sûr intéressé le père de la psychanalyse eu égard à leurs tendances incestueuses plus que prononcées… La mère d'abord, Christine (Clytemnestre) et sa fille, Vinnie (Électre), deux femmes unies par leur détestation sans bornes. On dit qu'elles se ressemblent même si la première, amante d'Adam Brandt (Égisthe), sincèrement passionnée, maîtrise sa perfidie avec un art consommé, alors que sa fille, elle, ne fait que crier à tue-tête ses ressentiments. Ce qui les unit pourtant, à la vie, à la mort, c'est aussi leur amour commun pour le beau capitaine de vaisseau, Adam Brandt (Égisthe), portrait craché d'Ezra Mannon (Agamemnon)… et, pour cause, on apprendra leurs liens lorsqu'un secret de famille sera dévoilé.       <br />
              <br />
       Il y aura aussi, Orin Mannon (Oreste), frère de Vinnie, qui occupera une place centrale dans le drame, lui qui, fou amoureux de sa mère, et pourquoi pas au passage de sa sœur, erre en lui-même depuis qu'une méchante blessure de guerre lui a causé un pète au casque se traduisant par les mouvements désordonnés de son cerveau et de son corps.       <br />
              <br />
       Enfin, ne faisant pas partie du clan Mannon – donc échappant à la malédiction s'acharnant sur les Atrides depuis qu'Atrée, pour se venger de son frère jumeau Thyeste, lui avait servi malicieusement à dîner la chair de ses enfants –, il y aura Peter (Pylade) et Hazel, frère et sœur amoureux respectivement de Vinnie et Orin… Huit personnages pour six acteurs, Ezra, Adam et Orin, par les liens secrets qui les unissent (et le metteur en scène jouera beaucoup sur leur ressemblance pour en tirer des effets comiques) étant joués par le même.       <br />
              <br />
       Place maintenant à l'action ourdie autour de la sexualité bouillonnante régissant les rapports entre ces nouveaux Atrides,… On découvrira l'amour inconditionnel de Vinnie pour son père Ezra, &quot;l'homme de sa vie&quot;, celle d'Adam pour Christine (son amante), ce qui n'empêchera nullement ce dernier de draguer effrontément Vinnie, la fille de la première, qui oscillera, elle, entre amour et haine pour lui… Pour compléter ce tableau des amours &quot;à multiples entrées&quot;, Orin désirera ardemment sa mère, <span style="font-style:italic">&quot;Tu es ma seule femme !&quot;</span>… qui le lui rendra bien, <span style="font-style:italic">&quot;Tu fais partie de moi ! Ton père te détestait car il savait que je t'aimais plus que lui&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97498494-67893717.jpg?v=1785230377" alt="•In 2026• "Le deuil sied à Électre" Famille, je vous hais ! Rififi chez les Atrides, version Eugene O'Neill revue "divinement" par Gwenaël Morin" title="•In 2026• "Le deuil sied à Électre" Famille, je vous hais ! Rififi chez les Atrides, version Eugene O'Neill revue "divinement" par Gwenaël Morin" />
     </div>
     <div>
      Un cadeau pour le metteur en scène, adepte d'un théâtre brut reposant sur le corps, que ce nœud de désirs qui se chevauchent en tous sens. Un terrain de jeu qu'il s'empressera d'exploiter avec gourmandise… Ainsi de la mère et de ses grimaces d'anthologie (tournées vers les gradins dans lesquels ont pris place les spectateurs) lorsqu'elle accueillera Ezra revenant de guerre, lui jurant ses grands dieux qu'en tant qu'épouse, elle lui aura toujours été fidèle.       <br />
              <br />
       Déclaration aussitôt suivie de mimiques de dégoût, redoublées d'effets de corps disloqué comme son élocution. Ainsi de la fille, qui dans le conflit qui l'opposera à sa mère, crachera ses ressentiments tétanisant les traits de son visage. Ainsi d'Orin, tuant Adam… qu'il incarnera, jouant et rejouant les deux dans une séquence fabuleuse digne d'une scène de dessin animé que l'on passerait et repasserait. Ou encore le même Orin, se pelotonnant entre les seins de sa chère maman, qui semblera, elle aussi, apprécier ce contact rapproché.       <br />
              <br />
       Vu les tensions engendrées par ce déferlement de désirs à fleur de peau, les coups bas – mortels – vont se multiplier créant des situations hautes en couleur accompagnées de commentaires fleuris. Ainsi, lorsque Christine, la chère épouse infidèle du roi Ezra, tablera sur ses problèmes cardiaques pour s'en débarrasser en lui administrant en guise de médicament un violent poison (figuré par une feuille brandie à bout de bras sur laquelle une tête de mort a été approximativement dessinée), elle s'écriera avant qu'il ne rende l'âme : <span style="font-style:italic">&quot;Vous m'avez remplie de dégoût ! J'aurais mieux fait d'aller au bordel que de faire un enfant avec vous !&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97498494-67893727.jpg?v=1785230410" alt="•In 2026• "Le deuil sied à Électre" Famille, je vous hais ! Rififi chez les Atrides, version Eugene O'Neill revue "divinement" par Gwenaël Morin" title="•In 2026• "Le deuil sied à Électre" Famille, je vous hais ! Rififi chez les Atrides, version Eugene O'Neill revue "divinement" par Gwenaël Morin" />
     </div>
     <div>
      Ainsi lorsque Orin, fou de rage à l'idée qu'Adam ait pu &quot;prendre&quot; sa mère, lui saute dessus, la violant littéralement. Ou encore, de Christine et de son amant Adam dans une scène de déshabillage digne du cinéma muet, observée par Vinnie et son frère Orin dissimulés &quot;à vue&quot; sous un drap noir ; scène entraînant coup sur coup l'exécution sommaire de l'un et le suicide de l'amante.       <br />
              <br />
       Des Atrides, survivaient (encore) Vinnie et Orin… avant que ce dernier, rongé de culpabilité, ruminant le lourd passé dont il a hérité et croyant que sa sœur va lui échapper pour Peter, rejoigne les autres au Royaume des morts, laissant Vinnie seule survivante parmi les Mannon… Décidément, &quot;le deuil sied à Électre&quot;…       <br />
              <br />
       Épopée tragique, mise en jeu dans une tragi-comédie délicieusement truculente où les corps se font les ardents médiateurs d'émotions… partagées généreusement avec nous spectateurs, témoins fascinés par le jeu de ces actrices et acteurs échappant à l'ordinaire.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le 23 juillet dans le jardin de la rue de Mons, Maison Jean Vilar, pour la 80ᵉ édition du Festival d'Avignon.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le deuil sied à Électre"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97498494-67893832.jpg?v=1785231205" alt="•In 2026• "Le deuil sied à Électre" Famille, je vous hais ! Rififi chez les Atrides, version Eugene O'Neill revue "divinement" par Gwenaël Morin" title="•In 2026• "Le deuil sied à Électre" Famille, je vous hais ! Rififi chez les Atrides, version Eugene O'Neill revue "divinement" par Gwenaël Morin" />
     </div>
     <div>
      Création 2026 au Festival d'Avignon.       <br />
       Texte : Eugene O'Neill.       <br />
       Traduction : Louis-Charles Sirjacq (L'Arche éditeur).       <br />
       Adaptation : Gwenaël Morin.       <br />
       Mise en scène et scénographie : Gwenaël Morin.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Canelle Breymayer.       <br />
       Avec : Fabien-Aïssa Busetta, Virginie Colemyn, Kady Duffy, Julian Eggerickx, Barbara Jung, Grégoire Monsaingeon.       <br />
       Lumière : Philippe Gladieux.       <br />
       Conseillé à partir de 16 ans.       <br />
       Durée : 3 h 30 avec entractes.       <br />
              <br />
       Le spectacle comporte des remarques discriminatoires, des thématiques liées au suicide et à l'inceste. L'équipe du spectacle a choisi de ne pas modifier le texte original afin de présenter l'œuvre dans toute sa complexité, y compris ses aspects les plus sombres. Ces propos et comportements reflètent les biais des personnages et le contexte historique de l'écriture de la pièce ; ils ne sauraient en aucun cas représenter leurs valeurs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97498494-67893880.jpg?v=1785231237" alt="•In 2026• "Le deuil sied à Électre" Famille, je vous hais ! Rififi chez les Atrides, version Eugene O'Neill revue "divinement" par Gwenaël Morin" title="•In 2026• "Le deuil sied à Électre" Famille, je vous hais ! Rififi chez les Atrides, version Eugene O'Neill revue "divinement" par Gwenaël Morin" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon In 2026•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">A été représenté du 7 au 9, du 11 au 13, du 15 au 18, et du 20 au 23 juillet 2026.</span>       <br />
       Tous ces jours à 22 h.       <br />
       Jardin de la rue de Mons, Maison Jean Vilar, Avignon.       <br />
       <a class="link" href="https://festival-avignon.com/?cat=1001" target="_blank">>> festival-avignon.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       Du 13 au 15 octobre 2026 : Théâtre Olympia - CDN, Tours (37).       <br />
       Du 4 au 10 décembre 2026 : La Commune - CDN, Aubervilliers (93).       <br />
       Du 19 au 22 puis du 26 au 29 janvier 2027 : TnBA - CDN, Bordeaux (33).       <br />
       Du 23 au 26 mars 2027 : Bonlieu - Scène nationale, Annecy (74).       <br />
       Du 9 au 13 novembre 2027 : Les Célestins - Théâtre, Lyon (69).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/97498494-67893608.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/In-2026-Le-deuil-sied-a-Electre-Famille-je-vous-hais--Rififi-chez-les-Atrides-version-Eugene-O-Neill-revue_a4639.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-97488050</guid>
   <title>"Tendre colère"… Se déclinant gracieusement ou de façon dansée dans des registres aussi variés que la contenance, la franche expressivité et l’engourdissement</title>
   <pubDate>Mon, 27 Jul 2026 13:59:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Danse]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Créé en 1990, le festival Paris l’été est à sa trente-sixième édition avec la danse, le théâtre, le cirque et ses concerts de musique aux abords de monuments, de parcs de la capitale ou dans des salles parisiennes. Première incursion avec un spectacle créé en 2025 de Christophe et François Ben Aïm. Les deux chorégraphes déclinent la colère dans des corps expressifs à géométrie variable avec leurs chutes, leurs somnolences et leurs tensions.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97488050-67886268.jpg?v=1785153713" alt=""Tendre colère"… Se déclinant gracieusement ou de façon dansée dans des registres aussi variés que la contenance, la franche expressivité et l’engourdissement" title=""Tendre colère"… Se déclinant gracieusement ou de façon dansée dans des registres aussi variés que la contenance, la franche expressivité et l’engourdissement" />
     </div>
     <div>
      Un homme habillé en bleu de travail est sur scène avec un long balai entre les mains. Il joue de mimes, de situations, de spectateurs et d’accessoires scéniques, doucement, sans prévenir, tel un accessoiriste qui disposerait ses éléments. Tout est jeu et silence. Tout est attitude et expression dans un environnement dans lequel il est seul, sans chercher à créer un lien réciproque avec ce qui l’entoure. Il le questionne, mais son objet n’est pas d’entrer dans un échange, verbal ou émotionnel, avec lui. Ce moment s’inscrit à la fois en préambule du spectacle et entier à celui-ci.       <br />
              <br />
       L’entame est suivie par une musique et dix danseurs s’alignant en fond de scène. Cette rupture est autant dans la scénographie que dans le contenu du spectacle qui devient chorégraphique. De la verbalisation du corps et de la performance humoristique qui découle de la première séquence, s’inscrit ce qui suit : l’expression d’une colère en chorégraphies multiples. Sans que celle-là s’exprime de façon brutale, elle avance à petits pas vers une agressivité. Le fil rouge, liant ces deux parties, est cette émotion qui peut être portée de manière ponctuelle, continue, refoulée, expressive ou maîtrisée. <span style="font-style:italic">&quot;Être roi de ses humeurs est le privilège des grands animaux&quot;,</span> comme le souligne Camus dans &quot;La Chute&quot; (1956).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97488050-67886269.jpg?v=1785153736" alt=""Tendre colère"… Se déclinant gracieusement ou de façon dansée dans des registres aussi variés que la contenance, la franche expressivité et l’engourdissement" title=""Tendre colère"… Se déclinant gracieusement ou de façon dansée dans des registres aussi variés que la contenance, la franche expressivité et l’engourdissement" />
     </div>
     <div>
      Dans &quot;Tendre colère&quot; se joue un rapport à l’autre et à l’espace. Un des artistes chante quand, plus loin, un autre se plaint fortement en espagnol, avec une traduction effectuée avec humour et de façon décalée. Le verbe s’habille dans un débit passionné, ponctué d'exclamations et d'interpellations au public. Celles-ci sont dirigées vers les spectateurs sans qu’ils en soient le sujet, mais le support.       <br />
              <br />
       Les corps s’avancent, chacun à son rythme avec une gestuelle qui est dans un lâcher-prise continu en solo, en duo ou par petits groupes avec des déplacements effectués sans que le pas de course ne soit présent. Les lumières scandent les temps forts en créant une ambiance. Les danseurs se délassent. L’engourdissement des uns et des autres s'effectue par groupe de deux, un artiste tombant au sol avant qu’il ne soit retenu par en dessous de ses aisselles par son alter-ego. C’est fluide et gracieux. Les mouvements sont multiples, chacun étant dans ses propres gestes, mais le tout est de même tempo et à la même allure. Ceux-ci sont, à dessein, non synchrones, bien que l’ensemble le soit.       <br />
              <br />
       Un moment, des corps et des bras s’étirent dans des lumières fluorescentes comme celles d’une boîte de nuit. Le rythme change, devient animé et dansant avant que la réalité reprenne ses droits dans des lumières plus neutres. S’il y a &quot;tendre colère&quot;, elle est contenue, sauf à la fin où les danseurs, disposés les uns à côté des autres dans une rangée en avant-scène, poussent, de façon crescendo, des cris dans un même tempo avant que ceux-ci ne redescendent pour finir dans un chant collectif et que le noir ne tombe sur eux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97488050-67886272.jpg?v=1785153838" alt=""Tendre colère"… Se déclinant gracieusement ou de façon dansée dans des registres aussi variés que la contenance, la franche expressivité et l’engourdissement" title=""Tendre colère"… Se déclinant gracieusement ou de façon dansée dans des registres aussi variés que la contenance, la franche expressivité et l’engourdissement" />
     </div>
     <div>
      Les cris deviennent chants en cœur, les respirations, une agressivité à bout de souffle, les interprètes dans la grogne, une communauté unie par une même voix. Et si cette réaction était nécessaire pour dénoncer une injustice ? Ou comment François et Christian Ben Aïm arrivent à marier une émotion sous toutes ses formes dans une pluralité de gestes.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Tendre colère" </b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97488050-67886273.jpg?v=1785153862" alt=""Tendre colère"… Se déclinant gracieusement ou de façon dansée dans des registres aussi variés que la contenance, la franche expressivité et l’engourdissement" title=""Tendre colère"… Se déclinant gracieusement ou de façon dansée dans des registres aussi variés que la contenance, la franche expressivité et l’engourdissement" />
     </div>
     <div>
      Chorégraphie et scénographie : Christian et François Ben Aïm.       <br />
       Assistante chorégraphique : Alex Blondeau.       <br />
       Avec : Eva Assayas, Jamil Attar, Johan Bichot, Lucie Domenach, Rosanne Briens, Carla Diego, Andrea Givanovitch, Jeremy Kouyoumdjian, Andréa Moufounda, Emilio Urbina.       <br />
       Accompagnement dramaturgique : Véronique Sternberg.       <br />
       Composition musicale : Patrick de Oliveira.       <br />
       Chant enregistré : Myriam Djémour.       <br />
       Création costumes : Mossi Traoré.       <br />
       Création lumière : Laurent Patissier.       <br />
       Régie générale et plateau : Stéphane Holvêque.       <br />
       À partir de 8 ans.       <br />
       Production CFB 451.       <br />
       Durée : 1 h 05.       <br />
              <br />
       <b>A eu lieu du 15 au 17 juillet 2026 à 22 h.       <br />
       Au Jardin des Tuileries, Domaine du Louvre, 4 quai des Tuileries, Paris 1er.</b>       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>Festival Paris L'Été - 36ᵉ édition</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 11 juillet au 4 août 2026.</span>       <br />
       <a class="link" href="https://www.parislete.fr/" target="_blank">>> parislete.fr</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.parislete.fr/fr/le-programme" target="_blank">>> Programme</a>       <br />
       <a class="link" href="https://parislete.notre-billetterie.fr/formulaire?dial=sommaire26" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Tournée</b>       <br />
       11 octobre 2026 : Le Beffroi, Montrouge (92).       <br />
       25 janvier 2027 : Le Trident - Scène nationale, Cherbourg-en-Cotentin (50).       <br />
       16 mars 2027 : Centre des bords de Marne - Biennale de danse du Val-de-Marne, Le Perreux-sur-Marne (94).       <br />
       18 mars 2027 : Théâtre Jean-François Voguet - Biennale de danse du Val-de-Marne Fontenay-sous-Bois (94).       <br />
       20 mars 2027 : Les Passerelles, Pontault-Combault (77).       <br />
       1ᵉʳ avril 2027 : Théâtre Gérard Philipe - Biennale de danse du Val-de-Marne, Champigny (94).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/97488050-67886268.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Tendre-colere-Se-declinant-gracieusement-ou-de-facon-dansee-dans-des-registres-aussi-varies-que-la-contenance-la_a4638.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-95828963</guid>
   <title>La Cuivraille "Tournivelle" Entre cuivres et or, un arc-en-ciel de notes et de rythmes</title>
   <pubDate>Sat, 04 Apr 2026 11:48:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[CédéDévédé]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Pour son deuxième album en dix ans, Gabriel Lenoir nous emmène en voyage avec son groupe La Cuivraille, pour nous faire découvrir, entre autres, le bonheur de la nature, du pépiement des oiseaux, des premières fois et de la valse. Spécialiste des musiques à danser traditionnelles et du répertoire du violon populaire en France, les compositions sont des sources chaudes où bugle, trompette, trombone, saxophone, contrebasse, basse et percussions font danser, de façon souvent festive, les notes et les accords en rythme.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95828963-66909919.jpg?v=1775296342" alt="La Cuivraille "Tournivelle" Entre cuivres et or, un arc-en-ciel de notes et de rythmes" title="La Cuivraille "Tournivelle" Entre cuivres et or, un arc-en-ciel de notes et de rythmes" />
     </div>
     <div>
      C'est un son, une ambiance, une atmosphère qui vous prend aux premières notes de &quot;Tournivelle&quot; du groupe &quot;La Cuivraille&quot;, nom bien trouvé, les cuivres emportant la mise. C'est aussi un grand retour du groupe, fondé par Gabriel Lenoir, &quot;violoniste-violoneux&quot; comme il se présente, après leur premier album en 2014. Pour autant, la pause n'est pas de rigueur pour celui-ci, directeur de la Compagnie Les Beaux Jours, avec plus de quinze albums à son actif, il est investi dans de nombreux autres projets transdisciplinaires.       <br />
              <br />
       Le LP nous plonge dans une fête, presque un bal musette avec son orchestre de cuivres. Si ceux-ci avaient une humeur, on dirait d'eux qu'ils rigolent souvent à gorge déployée. Le rythme allant de bout en bout de l'album, avec quelques pauses rythmiques pour &quot;La première danse&quot; et &quot;Le bout du monde&quot;, quand &quot;Question de genre&quot;, nous laisse dans une réflexion doucereuse sur un fait de société, dans un esprit d'ouverture et faisant la part belle aux femmes sans occulter les hommes.       <br />
              <br />
       &quot;Tournivelle&quot;, titre aussi d'une chanson, est composé de 13 titres. Il est festif et joyeux. Les instruments à vent restent maîtres dans une gamme où la voix fait aussi irruption dans certains morceaux qui restent ancrés dans le terroir. Les thèmes abordés sont en effet ceux d'une vie proche de la nature, avec son quotidien où peuvent se disputer les soins à apporter à son jardin dans &quot;Dans mon jardin&quot;, à la timidité dans &quot;La première danse&quot;, chanson-confession où le tempo est doux. Ou dans le traditionnel &quot;Le merle et le maouvis&quot;, une histoire d'amour et de mariage entre deux oiseaux, un merle et un maouvis, plus connu sous le terme &quot;gris mauvis&quot;. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95828963-66909920.jpg?v=1775296418" alt="La Cuivraille "Tournivelle" Entre cuivres et or, un arc-en-ciel de notes et de rythmes" title="La Cuivraille "Tournivelle" Entre cuivres et or, un arc-en-ciel de notes et de rythmes" />
     </div>
     <div>
      Autres traditionnels, &quot;M'en vais vous dire un bal&quot; est dans le genre comptine avec des paroles qui se répètent comme une bascule du temps à deux voix, ainsi que &quot;Roulon La&quot;, en ligne mélodique, avec la basse de Louis Descamps qui est en appui des percussions de Nicolas Pains et portant tous les deux le chant en refrain, avec les cuivres en accompagnement. L'album est composé d'une majorité de morceaux de musique, quand quelques chansons deviennent une plongée dans un quotidien, loin du bruit de la guerre et des tensions. Et cela finit par une balade, amenée par la trompette, le trombone, le violon dans la valse &quot;Le bout du monde&quot;.       <br />
              <br />
       Le violon est entraînant, presque enivrant, parfois en ligne mélodique dans &quot;Seanhamac tube station&quot; avec une trompette en lead. Dans la chanson &quot;Tournivelle&quot;, la basse et la batterie battent la mesure, le violon attaquant le rythme avec la douceur de sa gravité cuivrée, quand, entre autres, le bugle est en appui.       <br />
              <br />
       La conception musicale est riche, rendant maître des instruments souvent aux arrière-gardes. Trompette, bugle, saxophone, contrebasse, trombone et basse composent les titres où tout est en mouvement. Nous sommes sur des tonalités chaudes, parfois graves, les cuivres, apportant un son à la fois enrobant, doux, entre autres, avec le bugle, et grave avec le trombone et la contrebasse, ou plus vif avec la trompette.       <br />
              <br />
       L'album est un plaisir pour les oreilles et un véritable bol d'air rafraîchissant. Quel que soit son style de musique, tout un chacun peut y trouver une gaieté, un allant dans &quot;Tournivelle&quot; qui nous emmène avec bonheur dans un arc-en-ciel de notes et de rythmes.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95828963-66909922.jpg?v=1775296436" alt="La Cuivraille "Tournivelle" Entre cuivres et or, un arc-en-ciel de notes et de rythmes" title="La Cuivraille "Tournivelle" Entre cuivres et or, un arc-en-ciel de notes et de rythmes" />
     </div>
     <div>
      <b>● La Cuivraille &quot;Tournivelle&quot;.</b>       <br />
       Label : Les Beaux Jours.       <br />
       Distribution : InOuïe Distribution.       <br />
       Sorti le 21 novembre 2025.       <br />
              <br />
       Gabriel Lenoir : compositions, violon, chant ;       <br />
       Maké Knockaert : trompette, bugle, chant ;       <br />
       Florian Laihem : saxophone alto, chant ;       <br />
       Constant Sajaloli : trombone, chant ;       <br />
       Louis Descamps : basse, contrebasse, chant ;       <br />
       Nicolas Painset : percussions, chant ;       <br />
       Prune Lacante : violon (Le Bout du monde) ;       <br />
       Conception graphique : Studio Corpus.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       18 avril 2026 : Espace des Saules, Coulanges-lès-Nevers (58).       <br />
       6 juin 2026 : Salle des Fêtes de Fives, Lille (59).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/95828963-66909919.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/La-Cuivraille-Tournivelle-Entre-cuivres-et-or-un-arc-en-ciel-de-notes-et-de-rythmes_a4521.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-92729558</guid>
   <title>"À condition d'avoir une table dans un jardin" étrille et dissèque avec un humour sans concession l'héritage colonial et les mœurs ridicules du monde occidental</title>
   <pubDate>Mon, 24 Nov 2025 07:35:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Une table, c'est une table. Une table en bois. Un bois exotique parce que c'est à la mode chez les petits bourgeois de banlieue. D'ailleurs, tous les voisins dans tous leurs jardinets ont la même table ou presque sous l'arbre étriqué qui survit à peine au milieu d'une pelouse qui peine, sous la jolie guirlande électrique qui donne comme un air de guinguette au lopin de terre entouré de mur qui fait la fierté de ce couple de quadra qui veut le meilleur pour ses trois enfants : de l'air, un endroit sûr où s'ébattre, un pavillon chèrement désiré et acquis, et au milieu donc du jardinet, une table qui fait l'envie de tous, une table solide, massive et surtout authentique puisqu'elle a été taillée dans le tronc d'un iroko, un arbre subsaharien, inestimable pour sa qualité, mais victime de la déforestation, hélas.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92729558-64946598.jpg?v=1763743134" alt=""À condition d'avoir une table dans un jardin" étrille et dissèque avec un humour sans concession l'héritage colonial et les mœurs ridicules du monde occidental" title=""À condition d'avoir une table dans un jardin" étrille et dissèque avec un humour sans concession l'héritage colonial et les mœurs ridicules du monde occidental" />
     </div>
     <div>
      Voici donc une toute petite partie du continent africain posée sur le bout de pelouse de Fabienne et Arnaud Parquet (que de bois !) en voie de réalisation du bonheur pavillonnaire à Bougival. Gérard Watkins, auteur et metteur en scène de la pièce, a l'idée de faire surgir de ce bout de continent, un peu à la manière des contes orientaux, une clause. Une clause minuscule quasi magique que le couple a signée dans les conditions générales de vente de cette table en iroko, il y a dix ans jour pour jour. Une clause qui stipule qu'au bout de dix ans, les acheteurs de la table devront accueillir un habitant d'une forêt équatoriale pendant onze nuits et dix jours.       <br />
              <br />
       C'est ainsi que de cette table qui est l'emblème de la réussite admirable de la famille Parquet, dont ils peuvent être fiers, comme de leurs trois bambins nourris au grain, va, on peut dire, surgir Darius Wengue, Bambuti de la République Démocratique du Congo, qui vient réclamer la réalisation de la clause. Et cela va être un bouleversement total de cette cellule familiale si conventionnelle et stéréotypée. Avec deux faits remarquables : primo, en bon citoyen soumis à l'ordre de la société, ils acceptent de réaliser la clause, secundo, ils prennent peur à l'arrivée de cet étranger dans leur maison au point de cacher leurs enfants pour qu'ils ne le voient pas…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92729558-64946601.jpg?v=1763743190" alt=""À condition d'avoir une table dans un jardin" étrille et dissèque avec un humour sans concession l'héritage colonial et les mœurs ridicules du monde occidental" title=""À condition d'avoir une table dans un jardin" étrille et dissèque avec un humour sans concession l'héritage colonial et les mœurs ridicules du monde occidental" />
     </div>
     <div>
      Et pour finir avec les détails de l'histoire, l'hôte attendu, Darius Wengue, du peuple Bambuti (que les premiers colons européens ont appelé Pygmée – information révélée au Parquet), n'est ni en tenue tribale ni n'est petit, mais au contraire grand, habillé d'un costume trois-pièces excellemment taillé et typiquement occidental. Son apparence défie immédiatement tous les préjugés du couple. Sa personnalité également puisque loin de ses ancêtres cueilleurs chasseurs, celui-ci est reporter pour Radio Okapi (radio congolaise) dont le but est d'observer, tel un ethnologue sans préjugés, les mœurs, les coutumes et la culture de ces bourgeois du XXIe siècle installés à Bougival, banlieue de Paris, France.       <br />
              <br />
       Grâce à cette intrigue, Gérard Watkins va inverser en quelque sorte les rôles de colons et de sauvages. Mais il ne réalise pas là un simple effet de miroir, même s'il utilise ce procédé commode et drôle dans quelques scènes, comme lorsque le reporter observe la dentition de Fabienne pour y chercher les milliers d'euros qu'elle y a mis en implants – une image qui renvoie immédiatement à la traite des noirs.       <br />
              <br />
       Son propos est beaucoup plus recherché et fin, tentant de nous faire ressentir non seulement la violence que les colons blancs du XIXe siècle ont infligé aux peuples autochtones d'Afrique et d'ailleurs, ne serait-ce que par l'invasion de l'espace vital que ces peuples ont subie, mais aussi quelque chose qui demande un peu plus de souplesse d'esprit à nos cerveaux formatés, occidentaux et bourgeois, une tentative de donner à comprendre le point de vue de Darius qui ne copie pas les analyses que ferait un colon face à un autre peuple, mais utilise d'autres références culturelles et scientifiques.       <br />
              <br />
       Ce but est pleinement réussi, car il est fait dans une extrême délicatesse, presque dans les silences, rythmé par les interventions radiophoniques hors-scène du reporter et par la juxtaposition de deux temporalités (celle de Fabienne et Arnaud, tendue, et celle de Darius, posée) qui rebondissent l'une sur l'autre au plateau, inventant une troisième temporalité qui met face à face des allongements et des précipités.       <br />
              <br />
       Il reste enfin toute la symbolique qui est à la fois dans le récit et sur scène : celle qui fait que l'arbre abattu pour construire cette table vient demander quelques comptes aux bourgeois de Bougival, comme si l'âme de cette végétation ancestrale vivait encore. Symbole si fort de la nécessité d'ouvrir les yeux sur les dommages faits à la planète, aux humains et à l'histoire par la prétention et l'impunité de l'Occident.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"À condition d'avoir une table dans un jardin"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92729558-64946604.jpg?v=1763743225" alt=""À condition d'avoir une table dans un jardin" étrille et dissèque avec un humour sans concession l'héritage colonial et les mœurs ridicules du monde occidental" title=""À condition d'avoir une table dans un jardin" étrille et dissèque avec un humour sans concession l'héritage colonial et les mœurs ridicules du monde occidental" />
     </div>
     <div>
      Texte : Gérard Watkins.       <br />
       Mise en scène : Gérard Watkins.       <br />
       Avec : Gaël Baron, Julie Denisse, David Gouhier.       <br />
       Collaboration artistique : Lola Roy.       <br />
       Scénographie : Francois Gauthier-Lafaye.       <br />
       Lumières Anne Vaglio       <br />
       Scénographie François Gauthier-Lafaye       <br />
       Son : François Vatin.       <br />
       Régie générale et régie lumière : Julie Bardin.       <br />
       Travail vocal : Jeanne-Sarah Deledicq.       <br />
       Construction décors : Ateliers de La Comédie.       <br />
       Par la Cie Perdita Ensemble.       <br />
       À partir de 15 ans.       <br />
       Durée : 1 h 55.       <br />
       Le texte est publié chez Esse que Éditions.       <br />
              <br />
       <b>A été représenté du 7 au 15 octobre 2025 à La Comédie – CDN, Saint-Étienne (42).</b>       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 4 au 15 février 2026.</span>       <br />
       Lundi au vendredi à 19 h 30, samedi à 17 h et dimanche à 15 h.       <br />
       Théâtre Gérard Philipe - CDN, Salle Delphine Seyrig, Saint-Denis (93).       <br />
       Téléphone : 01 48 13 70 00.       <br />
       <a class="link" href="https://theatregerardphilipe.notre-billetterie.com/billets?spec=1200" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://tgp.theatregerardphilipe.com/" target="_blank">&gt;&gt; tgp.theatregerardphilipe.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/92729558-64946598.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/A-condition-d-avoir-une-table-dans-un-jardin-etrille-et-disseque-avec-un-humour-sans-concession-l-heritage-colonial-et_a4411.html</link>
  </item>

 </channel>
</rss>
