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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-08-09T10:01:53+02:00</dc:date>
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   <title>Shochiku Grand Kabuki… l'art au summum de l'esthétique</title>
   <pubDate>Tue, 18 Sep 2018 08:36:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Danse]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Chaillot présente, pour la deuxième fois en quatorze ans, le kabuki. Entre amour, passion, meurtres, moines, dame de compagnie et dieu, c'est tout un art qui se dévoile autour de deux pièces alliant théâtre, danse, musique et chant autour de Nakamura Shichinosuke II et Nakamura Shido II, des légendes vivantes.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/25616690-26804218.jpg?v=1537254189" alt="Shochiku Grand Kabuki… l'art au summum de l'esthétique" title="Shochiku Grand Kabuki… l'art au summum de l'esthétique" />
     </div>
     <div>
      &quot;Ka&quot; pour le chant, &quot;bu&quot; pour la danse et &quot;ki&quot; pour le jeu et la mise en scène. C'est un univers artistique avec sa gestuelle, son esprit, ses personnages, sa culture et ses codes. Le kabuki, dont la naissance remonte au XVIIe siècle de l'ère Edo (~1600 - ~1868), a aussi sa spécificité, le rôle des femmes est joué par des acteurs masculins appelés onnagata.       <br />
              <br />
       Le spectacle s'articule autour de deux pièces, &quot;Iromoyo Chotto Karimane Kasane&quot; avec Yoemon, un samouraï sans maître et son amante Kasane qui vivent un amour illégitime. Et &quot;Narukami <span style="font-style:italic">(1)</span>&quot; (1742), l'une des dix-huit pièces les plus emblématiques du kabuki, qui décrit la confrontation entre un moine cupide et la princesse Kumonotaema <span style="font-style:italic">(2)</span>.       <br />
              <br />
       L'incarnation de la princesse par Nakamura Shichinosuke est très gracieuse dans ses attitudes, presque immobiles, comme si le corps parlait avec les silences. Les répliques humoristiques des moines donnent à l'entame de la pièce un aspect comique pour ensuite basculer dans l'aragoto, un style dynamique, rude et combatif, composé de kata.       <br />
              <br />
       Cet art recèle d'une dizaine de styles dans ses différentes composantes de jeu, de danse et de mise en scène, comme le shosagoto (style dansé) ne comportant aucune intrigue dramatique, l'aragoto, avec ses scènes de bravoure et le wagoto avec ses histoires sentimentales.       <br />
              <br />
       Les répliques demeurent très importantes car presque &quot;rares&quot;. Du moins, le silence et les pauses les habillent. Elles ne s'enchaînent pas comme lieu d'une conversation. Ce qui est dit est poétique mais comme pensé avec son poids des mots. Les attitudes, les gestes, les propos font partie d'un imaginaire qui n'a aucune assise dans le réel. Nous sommes ainsi projetés dans un monde avec un roi, une princesse, un dieu de la pluie et des personnages comme sortis d'un conte. L'élocution des acteurs, leurs déplacements, les situations, tout découle d'un monde presque irréel avec répliques et gestes nourris par un contexte pictural où tout est signe.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      La scénographie est en effet composée d'éléments de couleur essentiellement verte pour symboliser la nature. Les feuilles, les arbres, l'herbe, le pont, la rivière sont dessinés pour montrer que tout est création imaginaire. Les personnages sont toujours dans un rapport fusionnel avec le conte.       <br />
              <br />
       Il y a des gestes, des danses pour exprimer des sentiments comme celle qu'a le roi pour exprimer sa colère dans &quot;Narukami&quot; ou Kasane dans &quot;Iromoyo Chotto Karimane Kasane&quot; qui met son voile sur son épaule pour symboliser la présence d'un évêque. Celles-ci viennent ponctuer le jeu à des moments précis de tension. La gestique a ainsi une signification très précise.       <br />
              <br />
       Les visages sont maquillés de blanc avec, pour les moines, le crâne recouvert d'une matière verte pour symboliser les cheveux. Les trois joueurs de shamisen <span style="font-style:italic">(3)</span>, agenouillés sur leurs zabutons <span style="font-style:italic">(4)</span>, ainsi que les trois récitants sont situés côté jardin. Côté cour, cachées derrière un décor, des percussions se font entendre à chaque mouvement de vent. L'amour, les émotions et les éléments de la nature sont ainsi joués et chantés.        <br />
              <br />
       L'allure, presque lente, et le silence qui habitent les propos donnent un sentiment de solennité avec un jeu toujours très appuyé dans le comportement. Les voix sont fortes, nimbées d'un dosage émotionnel qui fait taire le naturel. Tout est théâtralisé même si la légèreté, dans l'élégance des formes et des allures, donne aux deux pièces un rituel presque processionnel lors de l'apparition des personnages. La pause, appelée &quot;mie&quot; dans laquelle le personnage est en représentation, est l'ultime moment où une action arrive à son summum.       <br />
              <br />
       C'est une peinture avec ses couleurs, ses personnages, sa musique et son chant. Le jeu, les costumes, la scénographie, tout participe à une atmosphère autant de légèreté que de gravité, un rituel où la solennité embrasse à pleine bouche l'imaginaire.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">(1) Écrit par Tsuuchi Hanjuro, Yasuda Abun et Nakata Mansuke.       <br />
       (2) Signifie &quot;lumière entre les nuages&quot;.       <br />
       (3) Luth traditionnel à cordes pincées, à long manche et à la touche lisse.       <br />
       (4) Coussin traditionnel japonais.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Iromoyô Chotto Karimane Kasane"</b></div>
     <div>
      <b>Ensemble musical Kiyomoto</b>       <br />
       Acteurs : Nakamura Shichinosuke, Nakamura Icho, Nakamura Shiichi, Nakamura Shido.       <br />
              <br />
       <b>Ensemble Kiyomoto</b>       <br />
       Récitants : Kiyomoto Kiyomidayu, Kiyomoto Ichitayu, Kiyomoto Kuniedayu, Kiyomoto Eikichi, Kiyomoto Yoshijuro, Kiyomoto Shiichiro.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Nakurami"</b></div>
     <div>
      Acteurs : Nakamura Shido, Nakamura Kannojo, Nakamura Sanzaemon, Nakamura Mitsuki, Nakamura Nakanosuke, Nakamura Nakashiro, Nakamura Nakasuke, Nakamura Nakaya, Nakamura Nakaji, Onoe Takamatsu, Onoe Matsumushi, Kataoka Matsushiro, Kataoka Matsutaro, Ichikawa Kiraku, Dobashi Keiichi, Nakamura Shichinosuke       <br />
       Assistants : Nakamura Choshi, Sawamura Kunihisa.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Ensemble musical Ozatsuma</span>       <br />
       Récitants Ozatsuma : Kineya Sanyoshiro, Tobaya Sannosuke, Yoshimura Shotaro       <br />
       Shamisen : Kineya Gokichiro, Tobaya Kazuki.       <br />
              <br />
       Durée : 2 h 40 (entracte compris).       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 13 au 19 septembre 2018.</span>       <br />
       Mardi, mercredi, vendredi à 20 h 30, jeudi à 19 h 30, samedi à 20 h 30 et 15 h 30, dimanche à 15 h 30.       <br />
       Théâtre national de Chaillot, Salle Jean Vilar, 01 53 65 30 00.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatre-chaillot.fr/fr" target="_blank">&gt;&gt; theatre-chaillot.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Shochiku-Grand-Kabuki-l-art-au-summum-de-l-esthetique_a2238.html</link>
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   <title>Meguri... La beauté claire et sereine du Butô</title>
   <pubDate>Tue, 28 Jun 2016 20:31:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Danse]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Ushio Amagatsu et sa compagnie Sankai Juku invitent au Butô, jeune danse japonaise, pour découvrir un monde artistique où le difforme fait irruption dans des corps faisant passerelle entre la Mort et la Vie.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9758302-15746122.jpg?v=1467140030" alt="Meguri... La beauté claire et sereine du Butô" title="Meguri... La beauté claire et sereine du Butô" />
     </div>
     <div>
      Assister à une représentation de Butô <span style="font-style:italic">(1)</span> est comme voir une danse de l'âme avec sa fragilité des mouvements, puisant à l'intérieur des corps, et sa gestuelle qui fait un pacte avec le Temps, avec son écoulement et sa sérénité. Le Butô a été créé en 1959 lors d'un spectacle de Tatsumi Hijikata (1928-1986), avec la collaboration de Kazuo Ōno (1906-2010) appelé Kinjiki <span style="font-style:italic">(2)</span> qui fit scandale et provoqua le bannissement de Hijikata de tous les festivals et organisations de danses japonaises.        <br />
              <br />
       La compagnie Sankai Juku a été créé en 1975 et Ushio Amagatsu, figure majeure du Butô, fait partie de la deuxième génération de danseurs qui en compte actuellement trois.        <br />
              <br />
       Il est appelé parfois &quot;danse des ténèbres&quot; car il relie l'être vers un espace-temps appelé &quot;ma&quot; où les esprits habitent. Cette conjonction avec la Mort fait la mesure, entre autres, du Butô dans une revendication aussi politique, à ses origines, de rejeter l'influence occidentale et de déroger aux tabous sexuels et sociaux. La danse est d'une clarté et d'une sérénité assez confondante.       <br />
              <br />
       Elle fait surtout appel à un travail intérieur où les deux faces de notre être, le Ying et le Yang, le conscient et l'inconscient, ou l'ange et le démon selon le référentiel adopté par chacun, se réunissent pour faire corps avec un extérieur, celui du monde. Les danseurs sont recouverts de plâtre blanc, le crâne rasé. Même si le noir était la couleur d'origine, Hijikata a ensuite adopté le plâtre blanc pour la douleur cutanée qu'il provoquerait <span style="font-style:italic">(3)</span>.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9758302-15746156.jpg?v=1467140116" alt="Meguri... La beauté claire et sereine du Butô" title="Meguri... La beauté claire et sereine du Butô" />
     </div>
     <div>
      La danse est lente avec des membres toujours en équilibre. Cela demande une grande concentration, de la puissance et du souffle. Les mouvements sont décomposés de façon très fluide, ponctués parfois de sauts, sans grandes enjambées. Le corps est tiré par les mouvements des membres. Le tronc est l'axe central, régulateur sur lequel ils prennent appui faisant du corps une source de tensions.       <br />
              <br />
       C'est l'histoire d'un temps qui se glisse dans des corps, d'une fable entre une pression et un équilibre, d'une rencontre entre la Vie et la Mort autour d'un processus de circulation, de passage d'un état à un autre <span style="font-style:italic">(4)</span>.       <br />
              <br />
       Le spectacle est proche de la nature dans son concept où la Terre est représentée par un sol ocre de poussière, l'eau par une étendue bleue et le feu par un éclairage aux couleurs chaudes. La scénographie est dans un camaïeu de couleur blanche-ocre, autant pour la scène que pour les costumes ou le maquillage des danseurs.       <br />
              <br />
       Les bras levés, les mains ouvertes, les jambes écartées ou repliées, le corps est tel un accordéon organique qui se plie et se déplie, comme une onde sur scène accompagnée de mouvements larges, étendus, étirés, ramassés ou recroquevillés. C'est une tranquillité en distension, une sagesse corporelle qui prend ses racines avec une musique omniprésente, calme, fluide et toujours dans le même tempo.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9758302-15746166.jpg?v=1467140159" alt="Meguri... La beauté claire et sereine du Butô" title="Meguri... La beauté claire et sereine du Butô" />
     </div>
     <div>
      Pour autant, la gestuelle est rarement identique même si une similitude se dessine dans ses contours, dans cette façon de se mouvoir, dans cette communion de groupe quand les différents danseurs investissent la scène. Leur solitude est omniprésente. Plongés dans une grande concentration, ils sont comme suspendus dans l'espace, faisant abstraction du public.       <br />
              <br />
       Nous sommes dans une fausse monotonie scénographique, musicale et artistique car tout évolue, de façon constante, légère comme pour ne pas déranger un équilibre originel dont le &quot;barycentre&quot; bougerait au détour d'un souffle, d'une tension, d'un pas, d'une inflexion.       <br />
              <br />
       Hijikata définissait le Butô comme <span style="font-style:italic">&quot;le cadavre qui se met debout en risquant la mort&quot;</span>, une mort embrassant la vie pour nous conter son au-delà au détour de sa poésie corporelle.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">(1) Bu signifie &quot;danser&quot; et tō, &quot;fouler le sol&quot;.       <br />
       (2) Euphémisme signifiant &quot;homosexualité&quot; et traduit en français par &quot;Les amours interdites&quot; (1951) qui est un roman de l'auteur japonais Yukio Mishima (1925-1970).       <br />
       (3) D'après &quot;Du corps mort vers la vie : le Butô selon Hijikata&quot; de Christine Greiner, Augustin Berque, Britta Boutry-Stadelmann, Nathalie Frogneux, Suzuki Sadami.       <br />
       (4) Meguri vient de Meguru et fait référence à une rotation, à un cycle et par extension signifie ce qui circule en suivant un certain ordre.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Meguri"</b></div>
     <div>
      Exubérance marine, tranquillité terrestre.       <br />
       Par la Compagnie Sankai Juku.       <br />
       Mise en scène, chorégraphie &amp; conception : Ushio Amagatsu.       <br />
       Avec : Ushio Amagatsu, Semimaru, Toru Iwashita, Sho Takeuchi, Akihito Ichihara, Dai Matsuoka, Norihito Ishii, Shunsuke Momoki.       <br />
       Musiques : Takashi Kako, Yas-Kaz, Yoichiro Yoshikawa.       <br />
       Réalisation du mur de fond : Roshi.       <br />
       Coordination technique : Tsubasa Yamashita.       <br />
       Plateau : Keizuke Watanabe.       <br />
       Lumière : Satoru Suzuki, Genta Imamura.       <br />
       Son : Akira Aikawa.       <br />
       Traduction : Akira Ogata.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 23 juin au 2 juillet 2016.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h 30, dimanche à 17 h.       <br />
       Théâtre de la Ville, Paris 4e, 01 42 74 22 77.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatredelaville-paris.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredelaville-paris.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/9758302-15746122.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Meguri-La-beaute-claire-et-sereine-du-Buto_a1629.html</link>
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   <title>Roméo et Juliette au pays du soleil levant !</title>
   <pubDate>Tue, 15 Oct 2013 18:37:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Omar Porras dépayse la pièce de William Shakespeare dans la version de François-Victor Hugo. Jouée par une troupe helvético–japonaise, la version est celle du Japon des mangas, des karaokés, le Japon mignon "kawai" qui, en suivant comme autant de chromos les scènes de la célèbre pièce de Shakespeare, se revêt des atours du Kabuki, du Bunraku et du No… Et, comme en une montée d’émulsion, découvre de nouvelles sources de séductions.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5958691-8881545.jpg?v=1381855527" alt="Roméo et Juliette au pays du soleil levant !" title="Roméo et Juliette au pays du soleil levant !" />
     </div>
     <div>
      C’est au rythme de tambours battants, dans une vitalité de ninjas, que se développent une farce et un divertissement frénétique qui ne rechigne pas à appuyer les signes du grotesque. Le jeu est intense, le corps est en mouvement, toujours tenu, à la limite du gymnique, quasi marionnettique : ce qui peut occasionner une certaine fatigue du spectateur.       <br />
              <br />
       Théâtralement, le kitsch apparent, appuyé par une très grande qualité de travestissement, se décante et se dissout en une somptueuse scène finale, scène de mort, de fusion, d’apaisement des amants enfin réunis… L’image est belle et juste. Ces Japons qui se regardent offrent une vertigineuse remontée du temps au présent. Il apparait au spectateur que les personnages se battent réellement contre les fantômes et font bien l’expérience sensorielle de rejoindre leurs rêves.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5958691-8881546.jpg?v=1381855527" alt="Roméo et Juliette au pays du soleil levant !" title="Roméo et Juliette au pays du soleil levant !" />
     </div>
     <div>
      La naissance de l’amour a bien sonné, à la fois un préavis de la mort des personnages et la naissance de la beauté.       <br />
              <br />
       De ce voyage théâtral sourd une forme de mélancolie qui offre de réelles correspondances avec le monde de la renaissance européenne et le monde contemporain.       <br />
              <br />
       Force de la fatalité, débat entre archaïsmes et modernités, dans sa remontée vers le No, ce Roméo et Juliette a bien des qualités.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Roméo et Juliette"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5958691-8881547.jpg?v=1381855528" alt="Roméo et Juliette au pays du soleil levant !" title="Roméo et Juliette au pays du soleil levant !" />
     </div>
     <div>
      Spectacle en français et japonais surtitré en français.       <br />
       Texte : William Shakespeare.       <br />
       Traduction française : François-Victor Hugo.       <br />
       Traduction japonaise : Kawai Shoichiro.       <br />
       Adaptation et mise en scène : Omar Porras, assisté de Fabiana Medina.       <br />
       Avec : Adrien Gygax, Tsuyoshi Kijima, Pierre-Yves Le Louarn, Micari, Yoneji Ouchi, Morimasa Takeishi, Momoyo Tateno, Takahiko Watanabe, Miyuki Yamamoto, Ryo Yoshimi.       <br />
       Création son : Emmanuel Nappey.       <br />
       Création lumière : Takeaki Iwashini.       <br />
       Composition musicale : Alessandro Ratoci.       <br />
       Scénographie : Omar Porras, conseillé par Amélie Kiritzé-Topor.       <br />
       Perruques et maquillage : Véronique Nguyen, assistée de Jennifer Yuki Hata.       <br />
       Durée : 1 h 45.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 8 au 19 octobre 2013.</span>       <br />
       Mardi et vendredi à 20 h 30, mercredi, jeudi et damedi à 19 h 30, dimanche à 16 h.       <br />
       Théâtre 71 Scène Nationale, Malakoff (92), 01 55 48 91 00.       <br />
              <br />
       <b>Tournée 2013.</b>       <br />
       Suisse - Monthey : Théâtre du Crochetan, 23 octobre 2013.       <br />
       France - Corbeil-Essonnes : Le Théâtre, 8 et 9 novembre 2013.       <br />
       France - Châteauvallon : CNCDC, 15 et 16 novembre 2013.       <br />
       France - Annecy : Bonlieu Scène Nationale, 20 au 22 novembre 2013.       <br />
       Suisse - Morges : Théâtre de Beausobre, 23 novembre 2013.       <br />
       Suisse - Genève : Cité Bleue, 29 novembre au 1er décembre 2013.       <br />
       Suisse - Vevey : Théâtre de Vevey, 5 décembre 2013.       <br />
       Suisse - Genève : Cité Bleue, 7 au 14 décembre 2013.       <br />
       France - Caen : Comédie de Caen, 18 et 19 décembre 2013.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Romeo-et-Juliette-au-pays-du-soleil-levant-_a988.html</link>
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   <title>À partir du 18/03/2011, Théâtre du Petit Hébertot, Paris, "Stupeur et tremblements"</title>
   <pubDate>Mon, 04 Apr 2011 18:02:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Annonce</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[À l'affiche]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
   Non ! Et non ! "Stupeur et tremblements" n’est pas une attaque, ni un jugement de valeur des us et coutumes et de la façon de vivre des japonais. C’est au contraire une vision humble, drôle et intelligente d’une jeune femme confrontée à un monde nouveau. Le message pourrait être : Observons bien, écoutons bien, avant de juger hâtivement l’Autre.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/2897682-4101794.jpg?v=1302970433" alt="À partir du 18/03/2011, Théâtre du Petit Hébertot, Paris, "Stupeur et tremblements"" title="À partir du 18/03/2011, Théâtre du Petit Hébertot, Paris, "Stupeur et tremblements"" />
     </div>
     <div>
      C’est ce que nous avons essayé de faire en portant les mots de Nothomb à la scène.       <br />
       C’est elle-même qui dit : <span style="font-style:italic">&quot;L’instant n’est rien. Ta vie n’est rien. Aucune durée ne compte qui soit inférieure à dix mille ans.&quot;</span>       <br />
              <br />
       C’est avec un immense bonheur et une grande excitation que nous avons plongée dans le torrent narratif d’Amélie Nothomb. Et comme des milliers de gouttes d’eau revigorantes, ses sensations et ses images nous ont fait glousser de joie. N’a-t-elle pas dit elle-même que devant une bonne table, elle pouvait glousser de plaisir ? Amélie Nothomb possède une réelle langue et quand il y a langue c’est que le théâtre n’est pas loin. Le mot de Nothomb est fort, grave, sensuel, intelligent, dérisoire, douloureux, il suffit de l’envoyer, de le laisser voler au dessus du monde du public et il délivrera tout ce qui est en lui.       <br />
              <br />
       Merci à Amélie Nothomb, la Belge exilée au Japon.       <br />
       Merci à Amélie Nothomb, la femme exilée de l’enfance.       <br />
       Merci à Amélie Nothomb, pour cette formidable capacité à réinventer la vie, et à noyer la douleur dans ce magnifique rire enfantin.       <br />
       Voilà ce que nous avons essayé de convoquer sur la scène du théâtre.       <br />
       J’espère que vous aurez envie de venir jouer dans la marelle d’Amélie Nothomb.       <br />
       Layla Metssitane       <br />
              <br />
       Texte : Amélie Nothomb.       <br />
       Adaptation, mise en scène et interprétation : Layla Metssitane.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">À partir du 18 mars 2011.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 19 h, dimanche à 15 h.       <br />
       Réservation : 01 42 93 13 04.       <br />
       Théâtre du Petit Hébertot.       <br />
       <a class="link" href="http://www.petithebertot.fr" target="_blank">www.petithebertot.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/2897682-4101794.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/A-partir-du-18-03-2011-Theatre-du-Petit-Hebertot-Paris-Stupeur-et-tremblements_a43.html</link>
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