<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <channel>
  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-06-10T20:43:34+02:00</dc:date>
  <geo:lat>48.6710424</geo:lat>
  <geo:long>2.3340589</geo:long>
  <atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/xml/atom.xml" type="text/xml" />
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-20197852</guid>
   <title>Festival Traits d'Union #2 : "Cœur(s) de bouffonne(s)"</title>
   <pubDate>Thu, 15 Feb 2018 12:51:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Ludivine Picot</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le dimanche 28 janvier, le festival Traits d'Union a clos sa programmation avec la création de la Compagnie L'Artisan. Le jury presse avait déjà plus ou moins décidé laquelle des pièces vues précédemment remporterait le premier prix. Puis, a été inauguré sur scène "Cœur(s) de bouffonne(s)", spectacle qui a fortement ébranlé nos partis que l'on croyait déjà pris.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/20197852-23775805.jpg?v=1518695530" alt="Festival Traits d'Union #2 : "Cœur(s) de bouffonne(s)"" title="Festival Traits d'Union #2 : "Cœur(s) de bouffonne(s)"" />
     </div>
     <div>
      L’œuvre tâtonne les limites de la thématique. Frontières. La frontière, c'est tout d'abord ce qui nous délimite soi-même de l'autre, c'est le corps. C'est également le langage. L'échange par la communication orale ; mais comment faire lorsque le langage n'est pas partagé ? Alors, il faut trouver un autre moyen de s'exprimer. Par l'art ?       <br />
              <br />
       &quot;Je veux du cinéma français.&quot; L'une s'exécute et devient actrice. Le moins que l'on puisse dire, c'est que le cinéma français en prend pour son grade… Le genre d'auteur, tel qu'on a l'habitude d'y être confronté dans les salles de cinéma, se présente comme douloureusement tourmenté et indécis. La femme aime, mais elle doit avant tout penser à elle et à sa carrière, mais ses sentiments sont si présents… Vient ensuite le tour de la danse contemporaine, qui n'échappe pas non plus à la caricature.       <br />
              <br />
       Le jeu envahit tout l'espace. Il débute avant même l'entrée dans la salle par une sorte de parade qui nous enjoint à nous installer face à ces figures gesticulant et grommelant. Les fauteuils habituellement réservés au public ainsi que les escaliers qui permettent d'y accéder, sont également investis. L'action est multiple et s'implante simultanément à plusieurs endroits. Le décor est sobre, à l'inverse des costumes, excentriques pour la plupart.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Le groupe de femmes ne présente pas mais propose et échange, entre elles et avec nous. Le personnage de Rouane, combinaison de roi et de reine, s'érige en tant que leader et abolit les notions de sexué et de sexuel. S'insinue dans le public et devient spectatrice. S'empiffre de nuggets surgelés tout droit sortis du carton et en propose amicalement à sa voisine de droite.       <br />
              <br />
       C'est un spectacle qui met en avant une multitude de sujets, de rôles, de performances, et qui garde une globalité cohérente. Les interprètes sont très différentes dans leurs physiques, dans ce qu'elles dégagent, leurs façons de jouer. Une des dernières parties met en scène une réunion qui les confronte les unes aux autres, dans laquelle elles expriment leurs ressentis face à l'expérience de construction créative. On a un peu l'impression que le spectacle se monte en même temps qu'il se joue. On se sent impliqué dans le processus de création.       <br />
              <br />
       &quot;Cœur(s) de bouffonne(s)&quot; n'a pas reçu le premier prix du jury pour la simple et bonne raison que c'est une création qui n'est pas aboutie. Le collectif a eu six jours seulement pour monter la pièce. Toutes les comédiennes offrent une prestation remarquable et originale, que les différents critiques présents ont vraiment tenu à appuyer et encourager. Nous sommes tous convaincus que les artistes ainsi que leurs idées ont un réel potentiel.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Cœur(s) de bouffonnes(s)"</b></div>
     <div>
      Création et mise en scène du Collectif La meute.       <br />
       Avec : Mathilde Bessin, Elsa Foucaud, Barbara Gay, Maëlle Mays, Carmen Paintoux et Sandrine Roldan.       <br />
       Administration et communication : Barbara Gay.       <br />
              <br />
       <b>A été représenté dans le cadre de &quot;Traits d'Union&quot;, le festival de la jeune création, #deuxième édition Frontières.        <br />
       Le samedi 27 à 20 h 30  et le dimanche 28 janvier 2018 à 19 h. </b>       <br />
       Théâtre El Duende, Ivry-sur-Seine, 01 46 71 52 29.       <br />
       <a class="link" href="http://theatre-elduende.com/elduende/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-elduende.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/20197852-23775805.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Festival-Traits-d-Union-2-Coeur-s-de-bouffonne-s_a2050.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-19667403</guid>
   <title>Festival Traits d'Union #2 : "Froid"</title>
   <pubDate>Wed, 24 Jan 2018 06:33:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Ludivine Picot</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   On entre à peine dans la salle que trois comédiens sont déjà là à nous attendre, campés sur leurs chaises. Ce qui nous interpelle d'abord, c'est le choix des costumes : un panel de vêtements de sport tel que sweat, jogging, chaussettes de foot montantes, des baskets usées, un jean déchiré au niveau du genou, des claquettes… Tous trois nous regardent avec des airs plus ou moins ahuris. Leur dégaine nous amuse alors même que nous ne soyons installés.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/19667403-23454376.jpg?v=1516685698" alt="Festival Traits d'Union #2 : "Froid"" title="Festival Traits d'Union #2 : "Froid"" />
     </div>
     <div>
      On comprend que c'était le dernier jour de l'école ; que, ça y est, désormais, c'est terminé. Dorénavant, il n'y a plus d'obligation, il y a la liberté. Keith, Anders et Ismaël sont dans la forêt. Ils ne font pas grand-chose à part boire des canettes de bière, tenir les comptes de celles qu'ils ont déjà vidées et penser à celles qu'il faudra bientôt racheter. Un tableau et une craie se font les témoins de l'alcoolisation, et par là même de la présence, de chacun des garçons. Ce tableau sera le témoin et le dénonciateur du drame à venir.       <br />
              <br />
       Un camarade de classe passe par là, qui se rend à une fête organisée pour célébrer la fin des examens. Il porte une chemise rentrée dans un jean, ramène du champagne et rejoint sa famille et ses amis pour ce qui semble être un super repas. Il se fait interpeller par les trois copains. Alors, ce qui aurait pu rester de l'ordre de la mauvaise taquinerie dégénère très rapidement en un crime xénophobe.       <br />
              <br />
       Le décor est un peu facile. Plusieurs sapins représentent la forêt que les protagonistes invoquent à plusieurs reprises. La scénographie va tout de même finir par révéler son potentiel. La mise en scène de l'instant final est très intéressante et particulièrement bien réussie. L'auditif et le visuel s'allient pour créer une ambiance angoissante et agressive qui nous entraîne dans la dégringolade de la trame. L'épisode est long, gênant, mais retranscrit parfaitement l'état de panique, de violence et de haine qui auréole la scène.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/19667403-23454382.jpg?v=1516685736" alt="Festival Traits d'Union #2 : "Froid"" title="Festival Traits d'Union #2 : "Froid"" />
     </div>
     <div>
      Alexandre Gonin interprète Ismaël, un jeune musulman passablement alcoolisé. Il est tout simplement génial et nous fait rire tout le long du spectacle.  Édouard Eftimakis, Axel Giudicelli et Arthur Gomez jouent des personnages beaucoup moins comiques, qui dénotent donc moins que celui du bouffon, mais ils tiennent une belle et égale énergie jusqu'à la fin.       <br />
              <br />
       Chacun incarne un rôle bien défini dont les traits sont très stéréotypés. Trop même. La caricature du jeune des banlieues, livré à lui-même, en marge de la société, devient rapidement gênante. La fin est attendue et l'atrocité du propos perd de son impact sur le public. Peut-être que nous ne sommes plus aussi sensibles à ce genre de thème car c'est une chose trop courante dans le monde actuel, mais il aurait probablement fallu tempérer un peu la représentation des différents caractères.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Froid"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/19667403-23454385.jpg?v=1516685766" alt="Festival Traits d'Union #2 : "Froid"" title="Festival Traits d'Union #2 : "Froid"" />
     </div>
     <div>
      Texte : Lars Noren.       <br />
       Traduction : Katrin Ahlgren et Amélie Wendling (L'Arche éditeur).       <br />
       Mise en scène, scénographie et création lumière : Romain Bouillaguet et Emmanuel Pic.       <br />
       Avec : Édouard Eftimakis, Axel Giudicelli, Arthur Gomez en alternance avec Romain Bouillaguet, Alexandre Gonin.       <br />
       Collectif La Fièvre.       <br />
              <br />
       <b>A été représenté dans le cadre de &quot;Traits d'Union&quot;, le festival de la jeune création, #deuxième édition Frontières.       <br />
       Le samedi 13 janvier 2017 à 20 h 30 et le dimanche 14 à 19 h.</b>       <br />
       Théâtre El Duende, Ivry-sur-Seine, 01 46 71 52 29.       <br />
       <a class="link" href="http://theatre-elduende.com/elduende/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-elduende.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/19667403-23454376.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Festival-Traits-d-Union-2-Froid_a2028.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-13582631</guid>
   <title>Un "songe d'une nuit d'été" où apparaissent les oripeaux du théâtre, comme rêves et désirs</title>
   <pubDate>Thu, 18 May 2017 09:54:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans "Le Songe d’une nuit d’été" de William Shakespeare, une troupe de comédiens amateurs a l'idée saugrenue et maladroite de présenter une histoire d'amants malheureux (celle de Pyrame et Thisbé) à l'occasion de mariages de jeunes gens de la noblesse. Saugrenue et maladroite car ces mariages sont vraiment malheureux, forcés qu'ils sont par des pères d'autorité.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/13582631-19975225.jpg?v=1495094911" alt="Un "songe d'une nuit d'été" où apparaissent les oripeaux du théâtre, comme rêves et désirs" title="Un "songe d'une nuit d'été" où apparaissent les oripeaux du théâtre, comme rêves et désirs" />
     </div>
     <div>
      Mais les projets des uns et des autres sont malmenés par les forces de la nuit, les forces du rêve, qui œuvrent dans la forêt enchantée où tout le monde se réfugie. Les uns pour fuir, les autres pour répéter. La lune étant déclinante, quasi à son dernier quartier, ces forces conduites par le roi Obéron et sa femme Titania sont elles-mêmes un peu détraquées. Puck, fidèle serviteur, cumule les maladresses, mélanges les philtres et les magies. La reine en aime un âne. Les amoureux se fuient avec ardeur.       <br />
              <br />
       Mais au lendemain, tout est bien qui finit bien. Les mariages retrouvent le sens des accordailles naturelles. La nouvelle lune peut monter.       <br />
              <br />
       En montrant la matérialité, la trivialité du monde, en montrant la difficulté du spectacle, la pièce est une comédie qui lance un appel constant à la magnanimité du public. Les personnages évoluent sur une ligne où tout effet peut s'autodétruire. Retour systématique de certains jeux de trucs, réitération d'excuses langagières, le merveilleux, si il doit apparaître, apparaît en dépit de lui-même.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/13582631-19975394.jpg?v=1495094946" alt="Un "songe d'une nuit d'été" où apparaissent les oripeaux du théâtre, comme rêves et désirs" title="Un "songe d'une nuit d'été" où apparaissent les oripeaux du théâtre, comme rêves et désirs" />
     </div>
     <div>
      Fidèle en ce sens à la littéralité de l'œuvre, Guy Pierre Couleau traite la pièce de Shakespeare, dans une forme de farce maîtrisée : sans relâchement, ni histrionisme. &quot;À la rigolade&quot; (au sens de Dario Fo). Et les comédiens évitent les pièges de la complaisance. Dans une grande maîtrise, ils font prestation de théâtre populaire jouant avec la matérialité et l'illusion.       <br />
              <br />
       À cet égard, le travail des lumières doit être souligné. Les rais de lumières, rais de lune, découpent dans l'espace de véritables pendrillons de grains de lumières et de poussières mêlés. Des cercles de feux follets <span style="font-style:italic">&quot;chenillent&quot;</span> au sol. Le songe de cette nuit d'été fait apparaître les oripeaux du théâtre comme un songe et un désir.       <br />
              <br />
       Le public ne s'y trompe pas qui rit à gorge déployée à <span style="font-style:italic">&quot;l'hénaurmité&quot;</span> et à la finesse de la proposition. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Songe d’une nuit d’été"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/13582631-19975413.jpg?v=1495094978" alt="Un "songe d'une nuit d'été" où apparaissent les oripeaux du théâtre, comme rêves et désirs" title="Un "songe d'une nuit d'été" où apparaissent les oripeaux du théâtre, comme rêves et désirs" />
     </div>
     <div>
      Traduction: Françoise Morvan et André Markowicz (Editions Les Solitaires Intempestifs).       <br />
       Mise en scène : Guy Pierre Couleau.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Carolina Pecheny.       <br />
       Avec : Sébastien Amblard, Clément Bertonneau, Pierre-Alain Chapuis, François Kergourlay, Marlène Le Goff, Anne Le Guernec, José Mantilla Camacho, Adrien Michaux, Ruby Minard, Martin Nikonoff, Carolina Pecheny, Achille Sauloup, Romaric Seguin, Rainer Sievert, Jessica Vedel, Clémentine Verdier.       <br />
       Scénographie : Elissa Bier.       <br />
       Costumes : Laurianne Scimemi, assistée de Blandine Gustin.       <br />
       Lumières : Laurent Schneegans.       <br />
       Musiques originales : Philippe Miller.       <br />
       Masques et maquillage : Kuno Schlegelmilch, assisté de Camille Penager.       <br />
       Régie générale : Alexandra Guigui.       <br />
       Images vidéo : André Muller.       <br />
       Durée : 3 h, entracte inclus.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/13582631-19975557.jpg?v=1495095395" alt="Un "songe d'une nuit d'été" où apparaissent les oripeaux du théâtre, comme rêves et désirs" title="Un "songe d'une nuit d'été" où apparaissent les oripeaux du théâtre, comme rêves et désirs" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 15 au 23 mai 2017.</span>       <br />
       Lundi, mardi, vendredi à 20 h, jeudi à 19 h, samedi à 18 h et dimanche à 16 h.       <br />
       TQI CDN, Manufacture des Œillets/La Fabrique, Ivry-sur-Seine (94), 01 43 90 11 11.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-quartiers-ivry.com/fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-quartiers-ivry.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/13582631-19975225.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Un-songe-d-une-nuit-d-ete-ou-apparaissent-les-oripeaux-du-theatre-comme-reves-et-desirs_a1807.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-6593706</guid>
   <title>Tempête sous un crâne... Une rencontre abstraite de la littérature hugolienne et du théâtre contemporain</title>
   <pubDate>Mon, 05 May 2014 17:59:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Philippe Delhumeau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   "Tempête sous un crâne", une adaptation des Misérables de Victor Hugo dimensionnée à la puissance Jean Bellorini et magistralement interprétée par le cri de jeunesse de Mathieu Coblentz, Karyll Elgrichi, Camille de la Guillonnière, Clara Mayer, Céline Ottria, Marc Plas, Hugo Sablic.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6593706-9945549.jpg?v=1399307563" alt="Tempête sous un crâne... Une rencontre abstraite de la littérature hugolienne et du théâtre contemporain" title="Tempête sous un crâne... Une rencontre abstraite de la littérature hugolienne et du théâtre contemporain" />
     </div>
     <div>
      Depuis le 28 avril, la scène francilienne est une nouvelle fois frappée par une collision entre littérature et théâtre. L'effet s'est propagé au TQI, c'est la faute à Bellorini. Le souffle balaie le présent, c'est la faute à Jean.       <br />
              <br />
       &quot;Paroles gelées&quot; de Rabelais ne l'ayant pas rassasié, il s'assoit à la table des passionnés de littérature pour dévorer &quot;Les Misérables&quot; de Victor Hugo. Combien de lectures furent nécessaires pour servir à point cette adaptation fort réussie et surprenante de &quot;Tempête sous un crâne&quot; ?       <br />
              <br />
       Le théâtre de Jean Bellorini rayonne d’une profusion de sons, de lyrisme, d’une musicalité narrative construite sur le fil d’histoires adaptées avec la subtilité de l’imagination et de la création. L’accumulation d’éléments extérieurs associés à la scénographie ouvre de nouveaux espaces. Un univers où se profilent des images extraites à l’actualité, des heurts qui s’apparentent en sons et en images à des expressions contemporaines. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6593706-9945550.jpg?v=1399307621" alt="Tempête sous un crâne... Une rencontre abstraite de la littérature hugolienne et du théâtre contemporain" title="Tempête sous un crâne... Une rencontre abstraite de la littérature hugolienne et du théâtre contemporain" />
     </div>
     <div>
      L'écriture de Rabelais et Victor Hugo scandent des mots, lesquels encrent la renaissance de l’homme entre illumination, altruisme et désinvolture. Jean Bellorini réécrit l'histoire des personnages en les incarnant dans un décomplexe social où l’homme sort grandi, presque vainqueur de sa condition, aussi humble soit-elle.       <br />
              <br />
       &quot;Les Misérables&quot; de Victor Hugo, des destins qui marchent dans les caniveaux de la misère, de l’indifférence, du désamour, de l’injustice. Une œuvre institutionnelle de la littérature française à comparer aux &quot;Mystères de Paris&quot; d’Eugène Sue et aux &quot;Rougon-Macquart&quot; d’Émile Zola. La confrontation sociale et humaine des petites gens, ces gens de peu montraient du verbe cynique par les notables et bourgeois des grands boulevards.       <br />
              <br />
       La trivialité des couches sociales génèrent les extrêmes que sont faiblesse et pouvoir, fidélité et trahison, amour et mort. Lesquels se transmettent tels des legs immatériels de père en fils, de mère en fille.       <br />
              <br />
       Ces sentiments donnent libre cours à l’adaptation de &quot;Tempête sous un crâne&quot; sur la scène du théâtre Antoine Vitez. Le cri de jeunesse des comédiens s’extériorise à force d’individualités et de tempéraments. Naît de cet ensemble, une cohésion qui respire littérature et fidélité à l’esprit des hommes de lettres illustres traduits sur la page blanche sans cesse réécrite du théâtre.       <br />
              <br />
       La pièce de Bellorini, l'équilibre entre narration et fiction, poésie de survie et énergie. La création musicale de Céline Ottria réveille des silences enfouis dans la profondeur des personnages de Victor Hugo, lesquels sur scène jouent leur - la - vie avec l’innocence des enfants. L’accordéon libère des partitions nacrées d’obsessions, lesquelles s’accordent au rythme des éléments de la batterie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6593706-9945735.jpg?v=1399308791" alt="Tempête sous un crâne... Une rencontre abstraite de la littérature hugolienne et du théâtre contemporain" title="Tempête sous un crâne... Une rencontre abstraite de la littérature hugolienne et du théâtre contemporain" />
     </div>
     <div>
      Un arbre fait de morceaux de bois assemblés, la batterie, le piano composent le décor auxquels se greffent un lit pliable et une mobylette par épisode.       <br />
              <br />
       Le rythme hugolien vibre avec l’interprétation des comédiens, lesquels se montrent convaincants, délirants et impétueux dans le jeu scénique de la répartie et de l’occupation de l’espace. Le spectacle rayonne avec les envolées confondues d’intensité, les espérances soulignées de vérité.       <br />
               <br />
       Clara Mayer monte son personnage en puissance avec une précision et une formidable énergie dans la première partie. Clara se fond, tel un caméléon, dans la progression de la pièce, elle donne de l’ampleur à son rôle car elle a le souci de l’exigence. N’est-ce pas là, le propre des comédiens impliqués et généreux.       <br />
              <br />
       Camille de La Guillonnière, l’expression de la virtuosité des artistes intelligents et sensibles. Karyll Elgrichi, une voix envoûtante, une présence de tous les instants, un regard profond et pétillant. Karyll est magnifique de romanesque et de tragédie, de vers et de prose.        <br />
              <br />
       Mathieu Coblentz, Marc Plas et Hugo Sablic apportent la dynamique à &quot;Tempête sous un crâne&quot; car ils font preuve d’audace et de lucidité De leur prestation respective, ressurgissent les hommes forts des &quot;Les Misérables&quot; et le talent à fleur de comédien s’exprime avec la grandeur qui leur revient.       <br />
              <br />
       Cette &quot;Tempête sous un crâne&quot; n’a pas fini d’emporter vents et courants dans son souffle puissant et impressionnant.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Tempête sous un crâne"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6593706-9945789.jpg?v=1399309111" alt="Tempête sous un crâne... Une rencontre abstraite de la littérature hugolienne et du théâtre contemporain" title="Tempête sous un crâne... Une rencontre abstraite de la littérature hugolienne et du théâtre contemporain" />
     </div>
     <div>
      Adapté des &quot;Misérables&quot; de Victor Hugo.       <br />
       Adaptation : Jean Bellorini et Camille de La Guillonnière.       <br />
       Mise en scène : Jean Bellorini.       <br />
       Avec : Mathieu Coblentz, Karyll Elgrichi, Camille de la Guillonnière, Clara Mayer, Céline Ottria, Marc Plas, Hugo Sablic.       <br />
       Création musicale : Céline Ottria.       <br />
       Durée : 3 h 30 + entracte.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 28 avril au 25 mai 2014.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 19 h, dimanche à 15 h.       <br />
       Théâtre des Quartiers d'Ivry Antoine Vitez, Ivry-sur-Seine (94), 01 43 90 11 11.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-quartiers-ivry.com/fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-quartiers-ivry.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/6593706-9945549.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Tempete-sous-un-crane-Une-rencontre-abstraite-de-la-litterature-hugolienne-et-du-theatre-contemporain_a1107.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-5106864</guid>
   <title>Sous les masques de la dureté battent encore les mouvements du cœur</title>
   <pubDate>Wed, 09 Jan 2013 11:02:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Maitre Puntila ? Quand il est ivre, il est bon, quand il est à jeun, il est ignoble. Quand il est ivre, il veut marier sa fille à Matti son chauffeur, son intendant, son homme à tout faire, son ami. Quand il est à jeun ? Il crie, menace et congédie son valet.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5106864-7620829.jpg?v=1357727004" alt="Sous les masques de la dureté battent encore les mouvements du cœur" title="Sous les masques de la dureté battent encore les mouvements du cœur" />
     </div>
     <div>
      La pièce de Bertolt Brecht s’appuie sur les alternances d’humeur de Puntila et les évitements de Matti. Ce qui fait rire. Le schéma renvoie à toute une tradition du théâtre de la farce dramatique et du couple indissoluble du maître et du valet. En image inversée de celle du Dom Juan de Molière, c’est le valet et non plus le maître qui est dépositaire du savoir.       <br />
              <br />
       Inspirée dans la fuite du nazisme en 1940 par une histoire finlandaise, la pièce de Bertolt Brecht est créée en 1948 au Schauspielhaus de Zurich épargné par la guerre. Elle est nourrie de l’exil, de l’épreuve et de la résistance face à des pouvoirs totalitaires. Le propos se veut démonstration de la liberté et des méfaits de l’arbitraire.       <br />
              <br />
       Sous couvert de farce, l’auteur décrit avec minutie les préoccupations de survie économiques des uns et des autres, et les rapports en miroir si compliqués que suscitent chez les hommes les relations d’autorité.       <br />
              <br />
       Au fil de la pièce, le spectateur perçoit la complexité en œuvre au cœur des hommes. Ce besoin d’émotion qui les relie tous et les aide à survivre dans un système hiérarchique bien trop pesant pour chacun… Une forme de liberté et de gaité traverse même les échanges de Puntila et Matti. Elle est celle inspirée de ce dialogue si habile, si sensible de Denis Diderot qui relie dans une forme d’utopie merveilleuse &quot;Jacques et son maitre&quot;.       <br />
              <br />
       Avec Brecht, l’histoire grince et glisse dans l’amertume.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5106864-7620830.jpg?v=1357727005" alt="Sous les masques de la dureté battent encore les mouvements du cœur" title="Sous les masques de la dureté battent encore les mouvements du cœur" />
     </div>
     <div>
      La proposition scénique de Guy Pierre Couleau renvoie dans son esthétique à la tradition du Berliner Ensemble avec ses plans translucides, ses maquillages marqués, ses silhouettes noir de cirque stylisé.       <br />
              <br />
       Peut-être agaçante en premier regard, cette approche stylistique renvoie, dans une subtile évolution par le plaisir du jeu et l’aisance prise avec l’espace, à l’expressivité d’un long métrage de Charlot (Charlie Chaplin est contemporain de Brecht et admiré par lui). Il y a dans le Puntila mis en scène par Guy Pierre Couleau comme un hommage aux &quot;Lumières de la ville&quot;.       <br />
              <br />
       Tout se passe comme si Matti avait émigré aux États-Unis et, étant devenu acteur, sous les masques de la dureté de son personnage, ressentirait encore les mouvements du cœur. Le vouloir croire désenchanté d’un prolétaire jeté dans le monde moderne, trop sensible pour n’être pas ému, lancé dans la bataille de la faim et de la survie et de la liberté… présentation distanciée.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Maitre Puntila et son valet Matti"</b></div>
     <div>
      Pièce populaire.       <br />
       Texte : Bertolt Brecht.       <br />
       Mise en scène : Guy Pierre Couleau.       <br />
       Texte français : Michel Cadot.       <br />
       Assistanat à la mise en scène : Carolina Pecheny.       <br />
       Scénographie : Raymond Sarti.       <br />
       Avec : Pierre Alain Chapuis, Luc Antoine Diquero, Sébastien Desjours, François Kergourlay, Nolwenn Korbell, Pauline Ribat, Rainer Sievert, Fanny Sintès, Serge Tranvouez, Jessica Vedel, Clémentine Verdier.       <br />
       Lumières : Laurent Schneegans.       <br />
       Musique : Paul Dessau, Philippe Miller.       <br />
       Durée : 3 h (sans entracte).       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 janvier au 3 février 2013.</span>       <br />
       Mardi, mercredi, vendredi et samedi à 20 h, jeudi à 19 h, dimanche à 16 h.       <br />
       TQI - Théâtre d'Ivry Antoine Vitez, Ivry-sur-Seine (94), 01 43 90 11 11.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-quartiers-ivry.com/fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-quartiers-ivry.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/5106864-7620829.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Sous-les-masques-de-la-durete-battent-encore-les-mouvements-du-coeur_a814.html</link>
  </item>

 </channel>
</rss>
