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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
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  <language>fr</language>
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   <title>"Les Mystères de Paris" L'incroyable adaptation du roman-fleuve d'Eugène Sue !</title>
   <pubDate>Mon, 10 Feb 2025 07:43:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Isabelle Fauvel</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Adapter la fresque littéraire d'Eugène Sue (1804-1857) – plus de mille pages et une multitude de personnages – est un pari audacieux. Sous la forme d'une comédie musicale et sur une scène grande comme un mouchoir de poche, carrément une folie. Patrick Alluin, Éric Chantelauze et Didier Bailly ont pourtant su relever le défi avec maestria.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/86342785-61430939.jpg?v=1739128050" alt=""Les Mystères de Paris" L'incroyable adaptation du roman-fleuve d'Eugène Sue !" title=""Les Mystères de Paris" L'incroyable adaptation du roman-fleuve d'Eugène Sue !" />
     </div>
     <div>
      Si le Théâtre de la Huchette à Paris est célèbre dans le monde entier pour y jouer depuis 1957 &quot;La Cantatrice chauve&quot; et &quot;La Leçon&quot; d'Ionesco dans leurs mises en scène d'origine, il affiche également, en troisième partie de soirée, un spectacle de création, le plus souvent musical. Franck Desmedt, son intrépide directeur, aimant les aventures théâtrales peu banales, ce n'est rien moins qu'une adaptation du célèbre roman d'Eugène Sue, récit à rallonge publié sous forme de feuilleton dans Le Journal des débats, entre juin 1842 et octobre 1843, qui se joue aujourd'hui.       <br />
              <br />
       Il est vrai que le petit plateau en a vu d'autres et l'on se souvient notamment d'une mémorable adaptation des &quot;Aventures de Huckleberry Finn&quot; (1884), le grand roman picaresque de Mark Twain (1835-1910). &quot;Huckleberry Finn, le musical&quot; nous entraînait, à la suite des deux fuyards Huck et Jim, dans le sud esclavagiste et raciste de l'Amérique, quelques dizaines d'années avant la guerre de Sécession. La magie opérait pleinement et nous quittions sans plus de questionnement le Vᵉ arrondissement de Paris pour les rives du Mississippi, avec ses tempêtes, ses brouillards terrifiants, ses maisons flottantes, et les nombreux personnages rencontrés en chemin par les deux héros.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/86342785-61430945.jpg?v=1739128079" alt=""Les Mystères de Paris" L'incroyable adaptation du roman-fleuve d'Eugène Sue !" title=""Les Mystères de Paris" L'incroyable adaptation du roman-fleuve d'Eugène Sue !" />
     </div>
     <div>
      Didier Bailly et Éric Chantelauze étaient déjà de la partie, le premier, co-auteur de l'adaptation, signait les musiques, et le second, les paroles des chansons. Plonger aujourd'hui dans les ruelles parisiennes infestées par la pègre au milieu du XIXᵉ siècle pour suivre les aventures du beau et mystérieux Rodolphe n'avait donc rien d'impossible pour les deux compères. Et puis qui a dit <span style="font-style:italic">&quot;Ils ne savaient pas que c'était impossible, alors ils l'ont fait.&quot;</span> ? Mark Twain. Tiens donc…       <br />
              <br />
       Mais revenons aux &quot;Mystères de Paris&quot;. Conçu initialement comme un roman en deux volumes, le récit est finalement publié, on l'a dit, sous forme de feuilleton, marquant l'émergence du concept de &quot;série&quot; dans la presse de l'époque. Et le succès populaire est tel que l'histoire se prolonge In infinitum, pour former, en fin de compte, dix volumes. Le récit regroupe près de 80 protagonistes à travers une trentaine d'intrigues. Toutes les couches de la société y sont représentées, de la plus haute aristocratie à la fange la plus vile. Le mélodrame amoureux y côtoie le thriller horrifique ; le suspense policier fait part égale avec la réflexion politique. Pamphlet social sur la lutte du prolétariat contre la bourgeoisie, il s'agit aussi d'un roman d'aventures dans lequel, de rebondissement en rebondissement, les événements s'y succèdent à un rythme ininterrompu.       <br />
              <br />
       Pour porter sur scène cette profusion d'intrigues, les adaptateurs ont gardé les situations qui leur paraissaient les plus intéressantes, et formé une seule histoire aux multiples rebonds et ramifications. Deux comédiens et une comédienne, tous trois chanteurs, donnent ainsi vie à une quinzaine de personnages, articulés autour de trois protagonistes principaux : Rodolphe, énigmatique aristocrate germanique, Fleur de Marie, fille des rues abandonnée, et Maître Ferrand, notaire crapuleux aux manigances coupables.       <br />
              <br />
       Mais de quoi s'agit-il au juste ? Car si ce roman fut un énorme succès en son temps, il faut bien avouer qu'il est un peu tombé dans l'oubli et que rares, aujourd'hui, sont ceux à l'avoir lu, même si certains ont peut-être vu l'adaptation qu'en fit André Hunebelle en 1962 avec Jean Marais.       <br />
              <br />
       Rodolphe, un riche homme déguisé en ouvrier, arpente les ruelles sombres de Paris à la recherche de François-Germain, le fils de Madame Georges, la fermière chez qui il a placé Fleur-de-Marie, une orpheline qu'il a arrachée des griffes d'un couple d'escrocs (dans le genre Thénardier). Tandis que l'aristocrate découvre les bas-fonds de la capitale, affronte escrocs et criminels, son passé ressurgit sous les traits de la comtesse Sarah Mac Gregor, son ancienne maîtresse… Il y a du Hugo et du Dumas dans l'air…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/86342785-61430958.jpg?v=1739128102" alt=""Les Mystères de Paris" L'incroyable adaptation du roman-fleuve d'Eugène Sue !" title=""Les Mystères de Paris" L'incroyable adaptation du roman-fleuve d'Eugène Sue !" />
     </div>
     <div>
      Saluons la mise en scène inventive de Patrick Alluin qui a l'art de nous faire oublier l'exiguïté du plateau, autorisant même rixes et combats ! Plutôt qu'une vision réaliste des rues sordides de Paris ou des salons surannés dans lesquels évolue la bonne société, l'univers visuel du spectacle est construit sur les sensations. De jolis drapés, en guise de scénographie, sur lesquels se déploie un savant jeu de lumières, évoquent tantôt l'intérieur, tantôt l'extérieur.       <br />
              <br />
       Quelques rares éléments de mobilier (une assise, une porte mobile) viennent de temps à autre rappeler une réalité plus concrète. Une petite lanterne judicieusement placée joue de la perspective, donnant un sentiment de profondeur. L'utilisation d'une porte latérale de la salle de théâtre pour les entrées et sorties des personnages permet d'agrandir l'espace, et de maintenir un tempo soutenu. Les idées ne manquent pas pour démultiplier les personnages et accentuer un rythme déjà bien présent dans l'interprétation.       <br />
              <br />
       Les passages musicaux apportent des respirations pleines de poésie, et aussi d'humour.       <br />
       Les comédiens chanteurs (Lara Pegliasco, Simon Heulle et Olivier Breitman), tous trois excellents, sont tout aussi justes dans le jeu que dans le chant et leur agilité à passer d'un rôle à l'autre (et de costumes !) est impressionnante ! Aucun temps mort !  Ce magistral roman d'aventures ne pouvait trouver meilleure adaptation.       <br />
       <b>◙ Isabelle Fauvel</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Les Mystères de Paris"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/86342785-61431888.jpg?v=1739129623" alt=""Les Mystères de Paris" L'incroyable adaptation du roman-fleuve d'Eugène Sue !" title=""Les Mystères de Paris" L'incroyable adaptation du roman-fleuve d'Eugène Sue !" />
     </div>
     <div>
      D'après Eugène Sue.       <br />
       Adaptation : Patrick Alluin, Éric Chantelauze et Didier Bailly.       <br />
       Mise en scène : Patrick Alluin.       <br />
       Musique : Didier Bailly.       <br />
       Livret : Éric Chantelauze.       <br />
       Avec : Lara Pegliasco, Simon Heulle, Olivier Breitman ou Arnaud Léonard.       <br />
       Orchestrations : Paul Cépède, Marie-Anne Favreau.       <br />
       Décor : Sandrine Lamblin.       <br />
       Costumes : Julia Allègre.       <br />
       Lumières : Laurent Béal.       <br />
       Combats : Philippe Penguy.       <br />
       Régie : Yves Thuillier.       <br />
       Durée : 1 h 40.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">À partir du 31 janvier 2025.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 21 h.       <br />
       Théâtre de la Huchette, 23, rue de la Huchette, Paris 5ᵉ, 01 43 26 38 99.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatre-huchette.com" target="_blank">&gt;&gt; theatre-huchette.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>"Un divan pour la scène" : une proposition maladroite entraînant une confusion des genres et des intentions</title>
   <pubDate>Tue, 10 Oct 2017 05:56:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Ludivine Picot</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Un divan pour la scène se présente comme une pièce à tiroirs avec de multiples intrigues. Se profilent les relations sociales qui existent entre les différents personnages, mais qui questionnent également les rapports qui se nouent entre les entités représentées : la patiente avec le thérapeute, la comédienne avec le metteur en scène, la femme avec l'homme et vice-versa, etc.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17550995-22019569.jpg?v=1507607933" alt=""Un divan pour la scène" : une proposition maladroite entraînant une confusion des genres et des intentions" title=""Un divan pour la scène" : une proposition maladroite entraînant une confusion des genres et des intentions" />
     </div>
     <div>
      Une femme vient consulter un psychologue. À peine assise lui explique-t-elle qu'elle ne sait pas bien la raison qui l'a poussée à prendre rendez-vous. Elle tente de parler d'elle, n'y arrive pas. Depuis quand ressent-elle cette difficulté à s'exprimer ? Depuis l'adolescence. Dans la vie, Colombe est comédienne. Le parallèle effectué entre le monde du théâtre et celui de la psychologie est très intéressant. Au théâtre, on se désincarne soi-même pour pouvoir incarner l'autre. On abandonne notre personne pour devenir un personnage. On joue à être quelqu'un d'autre, qui a une autre vie, d'autres pensées et d'autres rêves. On échappe à soi-même.       <br />
              <br />
       La mise en scène est simple et explicite. Deux fauteuils que les comédiens déplacent pour changer d'atmosphère et de situation. Face au public, au centre de la scène et proches l'un de l'autre pour dessiner le cabinet intimiste d'un psychanalyste. La position des sièges reste la même mais le professionnel prend la place du patient lorsqu'il rencontre son superviseur. Les psychologues aussi ont besoin de se confier et d'être conseillé, que ce soit dans leur vie privée ou professionnelle. Les fauteuils sont ramenés de part et d'autre de la scène pour figurer l'espace de jeu du plateau. Le fictif se calque sur le réel.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17550995-22019573.jpg?v=1507607975" alt=""Un divan pour la scène" : une proposition maladroite entraînant une confusion des genres et des intentions" title=""Un divan pour la scène" : une proposition maladroite entraînant une confusion des genres et des intentions" />
     </div>
     <div>
      Colombe travaille le rôle d'Elvire, personnage de la pièce &quot;Dom Juan&quot;. Elvire, c'est l'amante trahie et abandonnée par celui qu'elle aime, qui décide d'entrer au couvent pour sauver son âme. Elle prie Dom Juan de bien vouloir se repentir pour son salut. Le metteur en scène et la comédienne en sont au moment où la femme blessée implore l'amoureux perdu. Les avis sur l'interprétation des sentiments et de la volonté d'Elvire à ce moment divergent.       <br />
              <br />
       L'un voit en elle une femme qui ne cesse d'être dominée par sa passion et qui cherche à retourner auprès de Dom Juan ; l'autre est persuadée qu'il n'en est rien, qu'elle a tiré un trait sur leurs relations et qu'elle ne cherche qu'à lui faire entendre raison. Avec le personnage d'Elvire et le lien qui existe avec Dom Juan, on se rapproche de l'image que Colombe se fait d'elle-même et de son rapport avec les hommes.       <br />
              <br />
       Au fil du récit psychanalytique, la figure du metteur en scène semble se transposer à celle de Dom Juan, homme égoïste et manipulateur qui ne vit que pour son bon plaisir sans se soucier des autres. Si tel était l'objectif de la pièce, de façonner un personnage qui reprend les traits de ce célèbre séducteur, il aurait probablement dû le faire transparaître plus explicitement dans les intentions d'Erwann envers Colombe. Là, nous n'apercevons qu'un simple flirt anodin entre deux adultes et la réaction de Colombe nous semble disproportionnée et incompréhensible.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17550995-22019576.jpg?v=1507608017" alt=""Un divan pour la scène" : une proposition maladroite entraînant une confusion des genres et des intentions" title=""Un divan pour la scène" : une proposition maladroite entraînant une confusion des genres et des intentions" />
     </div>
     <div>
      Certains choix de mise en scène gênent quant à l'appréhension du spectacle. Nous sommes dans une comédie analytique où tous les personnages sont dotés de traits psychologiques crédibles. Pourtant, Julia paraît tout droit sortie d'un autre spectacle. Elle n'est pas naturelle ; elle exagère tout : sa façon de parler, de marcher et de se comporter. Elle nous donne l'impression qu'il existe deux directions d'acteurs pour cette même pièce, deux directions relativement opposées.       <br />
              <br />
       La pièce débute sur un bon jeu d'acteur, où chacun campe son personnage avec aisance et pertinence. Les transitions entre les différentes scènes sont rapidement et parfaitement effectuées. Mais l'on a le sentiment que les comédiens se sont perdus en chemin et ont pris des routes différentes les unes des autres. Naturel, comique, caricatural, extraverti, sobre, dramatique… les genres se bousculent. Les intentions du metteur en scène ne sont pas assez nettes pour le public parce que peut être trop évidentes pour celui qui est à la fois auteur, acteur et organisateur.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Un divan pour la scène"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17550995-22019579.jpg?v=1507608047" alt=""Un divan pour la scène" : une proposition maladroite entraînant une confusion des genres et des intentions" title=""Un divan pour la scène" : une proposition maladroite entraînant une confusion des genres et des intentions" />
     </div>
     <div>
      Texte : Jean-Luc Solal.       <br />
       Mise en scène : Jean-Luc Solal, assisté de Bérengère de Pommerol.       <br />
       Avec : José Da Silva, Grégory Ondet, Olga Shuvalova, Jean-Luc Solal, Claire Tatin.       <br />
       Scénographie : Olivier Prost.       <br />
       Musique originale : Patrick Rivière.       <br />
       Costumes : Alexia et Marylin.       <br />
       Créatrice lumières : Catherine Richaud.       <br />
       Compagnie Théâtre de la Promesse.       <br />
       Durée : 1 h 50.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 6 septembre au 29 octobre 2017.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 19 h (semaines paires) ou 21 h (semaines impaires),        <br />
       dimanche à 19 h.       <br />
       Théâtre Le Funambule, Paris 18e, 01 42 23 88 83.       <br />
       <a class="link" href="http://www.funambule-montmartre.com/" target="_blank">˃˃ funambule-montmartre.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/17550995-22019569.jpg</photo:imgsrc>
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   <title>"Les Liaisons dangereuses"… Intrigues et érotisme avant la lettre</title>
   <pubDate>Wed, 09 Mar 2016 09:28:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Christine Letailleur met en scène, autour de Dominique Blanc et Vincent Pérez, le roman épistolier de Choderlos de Laclos dans des situations où la parole prend de court l'écrit, où l'action supplante le verbe et où l'amour n'est qu'un prétexte à l'intrigue.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9087760-14453429.jpg?v=1457513335" alt=""Les Liaisons dangereuses"… Intrigues et érotisme avant la lettre" title=""Les Liaisons dangereuses"… Intrigues et érotisme avant la lettre" />
     </div>
     <div>
      De Choderlos de Laclos, il est resté un chef-d'œuvre, &quot;Les liaisons dangereuses&quot; (1782), composé à une époque où le traité de Paris (1763) met fin à la guerre de 7 ans (1756-1763), considérée comme la première des guerres mondiales mêlant différents pays (ceux du Royaume de France, du Royaume de Grande-Bretagne, du Royaume de Prusse, du Royaume de Russie, du Royaume d'Espagne et les États des Habsbourg). Pour éviter l'ennui, ce militaire, devenu général sous Napoléon, avait écrit ce roman épistolaire. Un traité accouchait enfin d'un écrit de valeur ! Il avait confié au comte Alexandre de Tilly : &quot;J'ai voulu faire un ouvrage qui retentit encore sur la terre quand j'y aurai passé&quot;. Le talent boude parfois la modestie.       <br />
              <br />
       La mise en scène de Christine Letailleur fait de ce roman une histoire avant la lettre. Car les personnages, même s'ils entrent sur scène avec une lettre à la main, abandonnent rapidement cet artifice pour faire corps avec la scène et les situations. Celles-ci, en effet, donnent rapidement l'illusion que le côté épistolier est peu présent dans cette histoire d'amours érotiques où le comte de Valmont (Vincent Pérez) joue de séduction et d'intrigues auprès de la gent féminine. La relation entre le Comte de Valmont et la Marquise de Merteuil (Dominique Blanc) reste centrale dans la scénographie et la mise en scène. Il veut mais elle ne veut plus. Ce roman, apologie du Plaisir, fait que selon Malraux &quot;pas un couple une seule fois n'entre dans un lit sans une idée derrière la tête&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9087760-14453535.jpg?v=1457514203" alt=""Les Liaisons dangereuses"… Intrigues et érotisme avant la lettre" title=""Les Liaisons dangereuses"… Intrigues et érotisme avant la lettre" />
     </div>
     <div>
      Le roman épistolaire est très bien abordé dans son rapport aux personnages. La pièce est basée sur des relations nourries par des lettres envoyées, lues et cachées. Ainsi, la fable fait incursion dans la &quot;réalité&quot;. L'humour pointe à plusieurs reprises le bout de son nez. Nous sommes à cheval entre l'écrit et l'oral, le lu et le joué, le senti et le ressenti. Ce double visage est aussi porteur d'une thématique qui fait d'une lettre, à notre époque où le mail occulte trop souvent le vis-à-vis, une correspondance entre une intrigue et un soupir, un désir et sa réalisation trompée.       <br />
              <br />
       Les échanges entre les différents personnages sont dominés par une relation épistolaire ponctuelle et un face-à-face récurrent, entre des portes qui claquent et des sorties d'escalier, entre un extérieur et un intérieur, entre de la timidité, de la pruderie et des élans amoureux et sexuels.       <br />
              <br />
       Deux styles de jeu se rencontrent avec Dominique Blanc, grave, sereine et calme et Vincent Pérez, maniéré, très expressif et habillé de convenances sociales et comportementales. Le jeu et l'apparat aiguillent ses attitudes, ses réactions. Il se laisse aller à des embrassades ou emportements. Son rire manque de sincérité à dessein. Il joue avec les femmes en prenant les habits sonores de sentiments qu'il n'a pas. Il aime sans amour. Bref, seul le sexe l'intéresse. Autour de Mme de Tourvel (Julie Duchaussoy), Mme de Rosemonde (Karen Rencurel), Mme de Volonges (Véronique Willemaers) et une courtisane (Stéphanie Cosserat) dont les jeux donnent à la pièce un camaïeu de désirs variés, les passions, toujours biaisées, oscillent entre volonté et contrainte.       <br />
              <br />
       Sur scène, une vaste demeure sans relief est composée de reflets marron avec un escalier côté cour. Elle est comme sans vie, sans relief. Ce qui se joue est dans les escaliers ou dans la cour. À l'étage ou dans les chambres, l'intimité règne portes fermées. Une longue pièce parcourt le premier étage ponctué de passages, au sens propre, où les personnages incarnent des émotions entre pleurs, rires et désespoirs. La maison est un lieu animé d'intimité, d'humeur, d'appels, de sanglots, de joies, de cris. L'extérieur fait état de sentiments verbalisés, plus &quot;recueillis&quot; même si embrassades, caresses et surtout intrigues sont le moteur d'histoires qui se mêlent et se démêlent.       <br />
              <br />
       L'aspect épistolaire se laisse occulter par la présence &quot;vocale&quot; des comédiens. Les voix sont très présentes et deviennent souvent ténébreuses, en écho aux événements, comme des sentences venues d'ailleurs, d'outre-tombe ou d'une fatalité qui emporte les personnages. La mort, d'une passion et d'un désir, devient le destin d'amours avortées ou réelles comme la vérole celle d'une compagne qui s'invite, telle une intrigante, dans le festin du plaisir.
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     <div><b>"Les Liaisons dangereuses"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9087760-14453712.jpg?v=1457515131" alt=""Les Liaisons dangereuses"… Intrigues et érotisme avant la lettre" title=""Les Liaisons dangereuses"… Intrigues et érotisme avant la lettre" />
     </div>
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      D'après le roman de Pierre Choderlos de Laclos.       <br />
       Adaptation et mise en scène  : Christine Letailleur.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Stéphanie Cosserat.       <br />
       Avec : Dominique Blanc, Vincent Perez, Fanny Blondeau, Stéphanie Cosserat, Julie Duchaussoy, Manuel Garcie-Kilian, Guy Prévost, Karen Rencurel, Richard Sammut, Véronique Willemaers.       <br />
       Scénographie  : Emmanuel Clolus, Christine Letailleur.       <br />
       Lumières : Philippe Berthomé  en collaboration avec Stéphane Colin.       <br />
       Costumes : Thibaut Welchlin.       <br />
       Son : Manu Léonard.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 2 au 18 mars 2016</span>.       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h 30, lundi 14 mars à 20 h 30.       <br />
       Théâtre de la Ville, Paris 4e, 01 42 74 22 77.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatredelaville-paris.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredelaville-paris.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Les-Liaisons-dangereuses-Intrigues-et-erotisme-avant-la-lettre_a1560.html</link>
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