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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-03-17T00:24:27+01:00</dc:date>
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   <title>"Family Affair", premier EP de Kokopeli, duo féminin de pop folk indie empreinte d'une poétique sororité</title>
   <pubDate>Wed, 16 Oct 2024 20:12:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[CédéDévédé]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Carla Siméon et Julie Trouvé sont cousines, liées comme des sœurs, développant dès leur plus tendre enfance une complicité musicale inouïe. Cette dernière ne fait que croître avec le temps, ayant pour effet l'union réussie de leurs voix, claire et aiguë pour Carla, plus rauque, voire soul, pour Julie. Ainsi commence l'aventure de Kokopeli – du nom du dieu de la musique dans la mythologie amérindienne –, un duo aux accents indie pop multifacettes et colorés…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83540815-59791987.jpg?v=1729103963" alt=""Family Affair", premier EP de Kokopeli, duo féminin de pop folk indie empreinte d'une poétique sororité" title=""Family Affair", premier EP de Kokopeli, duo féminin de pop folk indie empreinte d'une poétique sororité" />
     </div>
     <div>
      Résultat… Clara et Julie proposent une musique joyeuse, rêveuse, parfois dansante, des chansons poétiques, solaires et mélancoliques, explorant en parfaite connivence et en douceur des contes intimes, avec, dans ce premier EP, cinq titres composés à quatre mains, aux influences variées, évoquant certaines musiques populaires africaines ou allant sur des sentiers teintés d'électro, de trip hop, de folk et de blues.       <br />
              <br />
       Du fait de cette enfance commune, il est difficile de dire vraiment à quel moment Kokopeli est réellement né. Côté scénique, l'histoire démarre dès le lycée avec les premiers concerts à deux, Julie au chant et à la basse, et Carla au chant, à la guitare et au n'goni (instrument à cordes africain typique du Mali). Armé de leurs compositions et de leur sororité, le duo poitevin traverse les années, les routes de France, mais aussi, depuis quatre ans, les scènes à l'étranger (Allemagne, Tunisie, Grèce). En cohérence avec les courants propres à leur génération, Carla et Julie s'inspirent du parcours des deux sœurs du groupe Ibeyi ainsi que d'autres groupes tels que Cocorosie, Jain, The Do, Connan Mocassin, ou encore des artistes comme Alice Phoebe Lou, l'Impératrice ou Jeanne Added.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83540815-59791988.jpg?v=1729104002" alt=""Family Affair", premier EP de Kokopeli, duo féminin de pop folk indie empreinte d'une poétique sororité" title=""Family Affair", premier EP de Kokopeli, duo féminin de pop folk indie empreinte d'une poétique sororité" />
     </div>
     <div>
      En complément des prestations scéniques pures, nos deux musiciennes chanteuses s'essayent à la compétition en participant à de nombreux tremplins. Elles seront lauréates de &quot;Jeunes Talents de Châtellerault&quot; et, plus récemment, du tremplin RIFFX Paris Music Festival, du dispositif Mad de l'espace Trempo à Nantes ou du tremplin Parazic (Musiques Actuelles en Loire-Atlantique). Elles se font également remarquer aux Francoff (festival off des Francofolies) en 2019. Ce parcours sans faute les mène en avril dernier jusqu’aux Inouïs du Printemps de Bourges pour représenter la Charente - Nouvelle Aquitaine.       <br />
              <br />
       Aujourd'hui (ou plutôt vendredi !), C'est avec &quot;Family Affair&quot; (intitulé plus qu'approprié au récit personnel de nos deux artistes) que Kokopeli devrait faire parler de lui. Cinq titres composés par Carla et Julie (accompagnées sur cet album studio de Julien Ouvrard à la batterie et Yoann Coupé aux claviers) qui sont autant de pépites entre fiction et poésie intimes, témoignant, notamment, tant de l'état amoureux (&quot;Oiseaux moqueurs&quot;) que de l'amour que l'on se porte entre cousines (&quot;Boston&quot;).       <br />
              <br />
       Dès &quot;Oiseaux moqueurs&quot;, le premier titre (le seul en français), dans une partition judicieusement acoustique, paraissent guitare et n'goni offrant une douce enveloppe mélodique au déploiement vocal des deux chanteuses. Leurs voix envoûtantes, l'une aux accents soul – pouvant rappeler celle de la toulousaine Jain ou d'une Amy Winehouse –, l'autre au timbre cristallin, presque enfantin, mêlées, jouant ensemble l'équilibre des harmonies jusqu'à un délicat entrelacement, léger, aérien, subtilement organique, comme une respiration musicale et sonore émanant du souffle d'un zéphyr.       <br />
              <br />
       S'ensuit &quot;Mama&quot;, une chanson portée par le son clair de la guitare, à la structure épurée. Ici, la mise en avant des voix est un choix évident. Puis &quot;Boston&quot;, dans une ambiance pop électro, avec une rythmique cristalline comme fil rouge de l'orchestration et des chœurs à deux voix tout en harmonique. À noter &quot;Mania&quot;, titre pour lequel le duo poitevin a également trouvé l'inspiration au Mali. L'orchestration de celui-ci fait à nouveau appel au n'goni, cet instrument traditionnel aux vibrations douces et délicates auquel vient s'adjoindre basse, contrebasse et guitare.       <br />
              <br />
       Avec cet opus, Kokopeli nous invite à une pop rêveuse et convoque les contes poétiques, les récits intimes et la complicité de celles qui ont tout fait ensemble.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83540815-59791989.jpg?v=1729104034" alt=""Family Affair", premier EP de Kokopeli, duo féminin de pop folk indie empreinte d'une poétique sororité" title=""Family Affair", premier EP de Kokopeli, duo féminin de pop folk indie empreinte d'une poétique sororité" />
     </div>
     <div>
      <b>● Kokopeli &quot;Familly affair&quot;.</b>       <br />
       Label : Autoproduction.       <br />
       Distribution : à venir.       <br />
       Sortie : 18 octobre 2024.       <br />
              <br />
       Chant et basse : Julie Trouvé.       <br />
       Chant, n'goni et guitare : Carla Siméon.       <br />
       Batterie : Julien Ouvrard.       <br />
       Clavier : Yoann Coupé.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       13 octobre 2024 : Folies Bergères (1ʳᵉ partie de Cœur de Pirate), Paris.       <br />
       <span class="fluo_jaune">18 octobre 2024 :</span> La Sirène (1ʳᵉ partie d'Olivia Ruiz), La Rochelle (17).       <br />
       1ᵉʳ novembre 2024 : Le Plessis, La Riche (37).       <br />
       21 novembre 2024 : Les Trois baudets, Paris.       <br />
       22 novembre 2024 : Le Confort Moderne, Poitiers (86).       <br />
       23 novembre 2024 : Les Bains Douches, Lignières (18).       <br />
       29 novembre 2024 : Médiathèque, Rochefort (17).       <br />
       6 décembre 2024 : Les Bars en Trans, Rennes (35).       <br />
       11 mars 2025 : Festival Le Printemps de la Chanson, Le Mêle-sur-Sarthe (61).       <br />
       29 mars 2025 : La Carène (1ʳᵉ partie de Marie-Flore), Brest (29).       <br />
       28 juin 2025 : Festival Sons au Fil de l'Eau, La Chapelle-Saint-Mesmin (45).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>"À destination" de Thomas Bernhard à Vienne… Les montagnes russes émotionnelles chargées de reproches et de cognac</title>
   <pubDate>Mon, 31 Oct 2022 08:54:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Vinda Miguna</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Matthias Rippert privilégie une mise en scène minimaliste dans l'ancien casino sur le Schwarzenbergplatz pour diriger la focalisation aux personnages dans "À destination" de Thomas Bernhard. Dörte Lyssewski (la mère) livre une performance poignante, égalée par Maresi Riegner (la fille) en contrepoint dramatique. Rainer Galke (l'écrivain dramatique) vient rajouter au triangle une couche supplémentaire d'ironie.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/68414236-48134550.jpg?v=1667204427" alt=""À destination" de Thomas Bernhard à Vienne… Les montagnes russes émotionnelles chargées de reproches et de cognac" title=""À destination" de Thomas Bernhard à Vienne… Les montagnes russes émotionnelles chargées de reproches et de cognac" />
     </div>
     <div>
      &quot;À destination (Am Ziel)&quot; de Thomas Bernhard, écrit sept ans avant le grand succès de &quot;Heldenplatz (Place des Héros)&quot;, n'a rien de scandaleux par rapport à ce dernier, même si la critique de l'art dramatique pourrait offenser certains. Le récit est simple : la mère se plaint de l'état du théâtre qui, d'après elle, ne représente que &quot;de l'ordure&quot; et intercale ces reproches avec celles sur son rapport avec sa fille alors qu'elles se préparent pour aller à leur maison au bord de la mer.       <br />
              <br />
       La fille, dont l'attitude envers le théâtre et l'écriture dramatique, s'oppose à celle de sa mère, a du mal à s'exprimer ; d'autant plus face à la présence maternelle écrasante. Un invité surprise les rejoint durant le voyage : c'est l'écrivain dramatique adoré de la fille et qui est au sommet de son succès. Pas de finalité claire de la dynamique triangulaire, pas de gagnant dans les débats sans fin entre la mère et l'écrivain. En effet, c'est ce que vise l'écriture. <span style="font-style:italic">&quot;Les trois sont à destination. Au fond, le titre est ironiquement pensé, parce qu'on sait que personne n'est vraiment arrivé à son but. Ainsi les trois ne sont pas à destination à la fin de la pièce&quot;</span>, explique Bernhard sur son texte.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/68414236-48134555.jpg?v=1667204461" alt=""À destination" de Thomas Bernhard à Vienne… Les montagnes russes émotionnelles chargées de reproches et de cognac" title=""À destination" de Thomas Bernhard à Vienne… Les montagnes russes émotionnelles chargées de reproches et de cognac" />
     </div>
     <div>
      La véritable destination est intérieure et la mise en scène de Matthias Rippert l'a bien compris. Les décors minimalistes de Fabian Liszt maximisent l'emploi de la salle historique du casino et empruntent deux rangs des sièges des spectateurs. Les seuls accessoires scéniques sont des boîtes de fer et des costumes emballés dans des sacs à habits qui pourraient bien faire partie de l'arrière-scène, et non pas de véritables accessoires de scène.       <br />
              <br />
       Cet effet de miroir brouille la séparation entre le spectacle et les spectateurs, et donne une illusion croissante (en grande partie aussi dû au jeu d'acteur magnifique de Dörte Lyssewski) que le spectacle se joue au milieu des spectateurs. Cela dit, on est tous impliqués dans les intrigues de l'intimité jusqu'aux moments les plus malaisants. L'éclairage froid de Norbert Gottwald, minimaliste mais tout de même poétique, transforme habilement la salle de spectacle en salle principale de la maison au bord de la mer.       <br />
              <br />
       La grandeur du passé et l'élégance de la salle s'appliquent bien à l'idée de la maison au bord de la mer comme objet adoré et idéal symbolique de la mère et de la fille. Les sons de Robert Pawlicek sont suffisamment et efficacement présents pour établir des tensions qui ont lieu dans le monde intime, et celui-ci exploite l'acoustique particulière de la salle pour jouer avec la distance, la profondeur spatiale et les échos.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/68414236-48134558.jpg?v=1667204499" alt=""À destination" de Thomas Bernhard à Vienne… Les montagnes russes émotionnelles chargées de reproches et de cognac" title=""À destination" de Thomas Bernhard à Vienne… Les montagnes russes émotionnelles chargées de reproches et de cognac" />
     </div>
     <div>
      Dörte Lyssewski emporte la soirée par son incarnation de la mère. Son jeu d'actrice, si précis et, dans un même temps, si libre, si vivant et actif, donne l'impression que le rôle a été écrit pour elle. C'est une femme d'affaires, dont l'élégance est défaite, couche par couche, par des radotages chargés de cognac, d'agitations et d'amertume. Sur les frontières de l'ivresse - la représentation est si réaliste que l'on se demande si elle est vraiment ivre -, elle va du reproche du théâtre au reproche de son mariage sans amour… jusqu'à en porter sur sa propre fille.       <br />
              <br />
       Maresi Riegner, la fille, s'accroche bien à ce dernier point et souligne la répression intérieure que subit le personnage à cause de la présence péremptoire de la mère. Sa parole émerge du silence profond, se manifeste ensuite en éclats hésitants d'&quot;oui&quot; et de &quot;non&quot;… Et quand elle commence enfin à parler, la mère s'empare d'elle. La faiblesse que représente Riegner est crédible et une représentation si poignante n'est possible qu'au moyen d'une énorme présence scénique. Lyssewski et Riegner, toutes deux faisant preuve de cette dernière, démontrent deux facettes contraires dans la dynamique douloureuse de la domination et du tourment.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/68414236-48136425.jpg?v=1667213705" alt=""À destination" de Thomas Bernhard à Vienne… Les montagnes russes émotionnelles chargées de reproches et de cognac" title=""À destination" de Thomas Bernhard à Vienne… Les montagnes russes émotionnelles chargées de reproches et de cognac" />
     </div>
     <div>
      Bien plus tard, Rainer Galke (l'écrivain dramatique) entre avec un sac en toile sur lequel est écrit &quot;Die Macht der Finsternis&quot; (Le pouvoir des ténèbres), titre ironique de son œuvre poétique qui a cimenté son succès. L'écrivain &quot;dramatique&quot; (la dénomination du personnage est elle-même ironique) au sommet de sa carrière est donc arrivé… &quot;à destination&quot;, mais cela est exactement ce qui est mis en doute et il doit subir à son tour le dégoût mêlé d'adoration et d'envie de la part de la mère. Si les dames sont convaincantes, il en va un peu autrement pour Galke qui, au début, a du mal à maintenir sa présence auprès de Lyssewski. Il risque par moments d'être effacé dans le triangle, mais heureusement n'est jamais complètement arrivé à ce point grâce à l'ironie intelligente sur laquelle il établit son personnage.       <br />
              <br />
       Un autre aspect intéressant, sans doute en raison du décalage d'âge entre le comédien et sa figure, est l'aspect équivoque maintenu dans le rapport entre l'écrivain et la fille qui n'aurait pas existé si le rôle du &quot;jeune écrivain&quot; avait été maintenu. Dans le contexte donné, Galke joue bien la confusion entre le désir naissant et l'amour paternel dans son rapport avec Maresi Riegner. Cela a un sens dans ce choix de mise en scène représentant l'écrivain comme ersatz possible du père décédé. Dans le drame qui s'intéresse au monde intérieur, une couche supplémentaire de complexité est appréciée.        <br />
              <br />
       <b>Vu le 26 octobre 2022 au Kasino am Schwarzenbergplatz (Schwarzenbergplatz 1, Vienne, 1er district).</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Am Ziel (À destination)"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/68414236-48136426.jpg?v=1667213740" alt=""À destination" de Thomas Bernhard à Vienne… Les montagnes russes émotionnelles chargées de reproches et de cognac" title=""À destination" de Thomas Bernhard à Vienne… Les montagnes russes émotionnelles chargées de reproches et de cognac" />
     </div>
     <div>
      Spectacle en allemand.        <br />
       Texte : Thomas Bernhard.       <br />
       Mise en scène : Matthias Rippert.       <br />
       Avec : Dörte Lyssewski, Maresi Riegner, Rainer Galke.       <br />
       Dramaturgie : Jeroen Versteele.       <br />
       Décors : Fabian Liszt.       <br />
       Costumes : Johanna Lakner.       <br />
       Musique : Robert Pawliczek.       <br />
       Éclairage : Norbert Gottwald.       <br />
              <br />
       Prochaines représentations les <span class="fluo_jaune">6, 12 et 27 novembre 2022.</span>       <br />
       Kasino am Schwarzenbergplatz, Schwarzenbergplatz 1, Vienne, 1er district (Autriche).        <br />
       Achat et réservations des billets sur        <br />
       <a class="link" href="https://www.burgtheater.at/" target="_blank">&gt;&gt; burgtheater.at</a>       <br />
       Tél. : +43 (0)151 444 4545.        <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('info@burgtheater.at')" >info@burgtheater.at</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/68414236-48136470.jpg?v=1667213779" alt=""À destination" de Thomas Bernhard à Vienne… Les montagnes russes émotionnelles chargées de reproches et de cognac" title=""À destination" de Thomas Bernhard à Vienne… Les montagnes russes émotionnelles chargées de reproches et de cognac" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/68414236-48134550.jpg</photo:imgsrc>
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   <title>"Solo"… Intime et irréel</title>
   <pubDate>Tue, 04 Jun 2019 08:53:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Danse]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Decouflé, seul en scène, propose un morceau d'intimité tant artistique que personnel où l'artiste montre des portraits de sa vie et investit les contours corporels, souvent cachés, de la danse par le biais de mimes et de musique.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/34446587-31481590.jpg?v=1559632627" alt=""Solo"… Intime et irréel" title=""Solo"… Intime et irréel" />
     </div>
     <div>
      Cela commence par une projection d'ombres chinoises. Puis cela s'enchaîne avec une chorégraphie d'orteils et de doigts, les mains sautant, en appui léger et aérien, au-dessus des pieds quand ceux-ci tapotent le plateau comme une série de notes au piano, le tout filmé par une petite caméra en avant-scène. Bouts des membres supérieurs et inférieurs sont partis pour une alliance corporelle et spatiale durant tout le spectacle.       <br />
              <br />
       Celui-ci est très intime. Montrer le bout de ses pieds, c'est lever un voile sur ce qui est souvent caché, car plaqués au sol ou enserrés dans des chaussures. Le chorégraphe-danseur se présente par un simple &quot;Je suis Philippe Decouflé&quot; en disant ouvertement son choix de création : &quot;J'avais envie de montrer mes pieds&quot; en montrant la plante de l'un d'eux. C'est ainsi au-delà d'un morceau autobiographique du créateur, celle d'une mise en lumière des coulisses d'un artiste, de ce qui le porte, au sens propre et figuré, en montrant les ressorts d'une discipline, ceux podaux souvent ignorés, et de ce qui fait la force d'un individu, de ce qui le construit.       <br />
              <br />
       Le chorégraphe-danseur se met, assis à sa chaise, à table en ouvrant un dossier pour montrer des photos personnelles. C'est faire du solo, et de celui-ci en particulier, une mise à nu. Ce rapport direct au public est aussi le témoignage d'une histoire qui est montrée au travers de sa famille, de ce qui l'a construit et le construit avec des photos de son grand-père, de son père, de sa mère, de lui, bébé et enfant, de son frère, de sa femme, de ses enfants et de sa fiancée.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/34446587-31481613.jpg?v=1559632583" alt=""Solo"… Intime et irréel" title=""Solo"… Intime et irréel" />
     </div>
     <div>
      Decouflé a gardé, à cinquante-sept ans, une grâce et une adresse certaines. Ses mains se joignent et se disjoignent, la voix, off, du chorégraphe se mêlant parfois à la représentation. Il se déshabille, le torse souvent à découvert durant le spectacle, au travers d'images, décomposées en séquences cinématographiques.       <br />
              <br />
       Les membres supérieurs sont aussi l'aiguillon emportant le corps dans des mouvements ondulés. Cela démarre du tronc pour redescendre jusqu'à la plante des pieds. Dans la danse, classique et contemporaine, jambes, torse et bras sont aux premières loges. Doigts et orteils honorent souvent le champ perdu des oubliés de cet art. En dévoilant cette partie essentielle sans laquelle il n'y a nulle expression, le chorégraphe entend montrer sa partie non visible, cachée.       <br />
              <br />
       Decouflé mime, assis en face d'une table, &quot;Le petit bal perdu&quot; (1961) chantée par Bourvil (1917-1970). Avec ses mains, sa tête, le tronc et l'expression du visage, les paroles prennent vie gestuellement. Avec des pointes d'humour, les doigts tapotent la table pour habiller la mélodie, suivi d'un poing la cognant, la tête accompagnant le torse étiré sur la table montrant un désespoir. La musique, côté jardin, est une composante essentielle de la représentation avec Joachim Latarjet jouant de la trompette, de la guitare et de sonorités avec sa bouche.       <br />
              <br />
       C'est un jeu de lumières et d'ombres. Corps et images sont les deux axes du spectacle. Faire de celui-ci, réel, un élément irréel qui se multiplie sur une même ligne, telle des rangées qui s'emboîtent ou dans des lieux géométriques en forme d'habitat avec une relation à l'espace toujours déformée. Nous sommes dans un rapport où les dimensions et les formes sont bousculées, jamais réelles, toujours imaginées au travers du regard de Decouflé qui situe le corps à l'intersection d'une représentation construite, celle du danseur, et perçue, celle du spectateur.       <br />
              <br />
       Aussi, ce double miroir s'articule autour des membres supérieurs qui donnent à l'interprète des ondulations comme une anticipation de ce qui va se réaliser à l'écran, habité par des effets visuels dans une mise en abyme où la réalité finit par se lier à un imaginaire délimitant une frontière, celle du monde créatif de l'imagination et d'une histoire personnelle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Solo"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/34446587-31481653.jpg?v=1559632663" alt=""Solo"… Intime et irréel" title=""Solo"… Intime et irréel" />
     </div>
     <div>
      Direction artistique : Philippe Decouflé.       <br />
       Avec : Philippe Decouflé.       <br />
       Musique : Joachim Latarjet.       <br />
       Vidéo : Olivier Simola et Laurent Radanovic.       <br />
       Lumières : Patrice Besombes.       <br />
       Son : Claire Thiébault.       <br />
       Accessoires : Pierre-Jean Verbraeken.       <br />
       Par la Cie DCA - Philippe Decouflé.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 29 mai au 8 juin 2019.</span>       <br />
       Mardi 4 juin, mercredi 5 juin et vendredi 7 juin à 20 h 30, jeudi 6 juin à 19 h 45, samedi 8 juin à 15 h 30.       <br />
       Théâtre national de Chaillot, Salle Jean Vilar, Paris 16e, 01 53 65 31 00.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatre-chaillot.fr/fr" target="_blank">&gt;&gt; theatre-chaillot.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/34446587-31481590.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Solo-Intime-et-irreel_a2409.html</link>
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   <title>Les Promesses de l’aube ou "The Art of the Violin" de Solenne Païdassi</title>
   <pubDate>Fri, 16 Aug 2013 14:41:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[CédéDévédé]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La jeune violoniste française Solenne Païdassi a impressionné en gravant au printemps un premier CD de sonates françaises avec le pianiste Laurent Wagschal, "The Art of the Violin". L’aube d’une carrière exceptionnelle pour la jeune artiste, promesse confirmée dans ses derniers concerts.     <div>
      Un choc. Entendue au Goethe Institut en mai dernier avec son complice Laurent Wagschal, un pianiste réputé solide dans le répertoire français, Solenne Païdassi a ébloui l’auditoire en interprétant des sonates de Saint-Saëns, Gabriel Pierné et César Franck - soit le programme de son premier CD gravé chez Indésens, produit par l’estimé Benoît d’Hau. Éblouissement encore à Chambord en juillet avec le pianiste Frédéric Vaysse-Knitter, dans un autre programme. Aux Chorégies d’Orange aussi la violoniste a joué en tant que Révélation Classique 2012 de l‘Adami. Les dates s’enchaînent d’Amsterdam à New York, tant sa réputation grandit.       <br />
              <br />
       C’est que cette gracile jeune femme blonde, au profil de porcelaine de Saxe, est une habituée des grands prix. Cinquante-cinq ans après Devy Erlih - mort cet hiver dans un dramatique accident - et après une si longue absence des Français, la Niçoise diplômée de la Hochschule de Hanovre (entre autres) remporte le premier prix du concours Long-Thibault en 2010, le bâton de maréchal des violonistes. D’autres prix suivent pour cette élève de Jean-Pierre Wallez à Genève, ou encore de Pierre Amoyal. Elle se voit aussi attribuer la bourse &quot;Yehudi Menuhin&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Sur son violon Lorenzo Storioni de 1779, cette artiste lumineuse allie à une technique déjà impressionnante - vélocité, variété des couleurs, des intonations - une passion expressive rare. Dans la durée du concert, il faut voir comme la musique traverse, bouleverse et transcende l’interprète. Comme le jeu de la jeune femme intériorise ou déchaîne avec une précision subtile tout ce théâtre d’émotions intimes ou passionnées. L’auditeur voyage haut et loin avec elle. L’enregistrement est peut-être un tantinet plus sage, forcément. Que ce soit dans la fameuse sonate en la majeur de César Franck - modèle de celle de Vinteuil pour Marcel Proust, dans &quot;La Recherche&quot; - écrite pour Ysaïe, ou l’opus 75 de Camille Saint-Saëns, le son clair et brillant de l’artiste fait merveille.        <br />
              <br />
       Le CD est aussi l’occasion de découvrir un compositeur méconnu, Gabriel Pierné, condisciple de Claude Debussy, et sa sonate opus 36 - dédicacée à Jacques Thibault justement. Une pièce magnifique, encore inspirée par Franck, au charme entêtant, et que sert le jeu legato de Solenne Païdassi - attendez aussi de l’entendre impériale et sans concession dans le staccato ou le pizzicato ! Les promesses d’une grande carrière, vous dis-je !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5775719-8609962.jpg?v=1376745473" alt="Les Promesses de l’aube ou "The Art of the Violin" de Solenne Païdassi" title="Les Promesses de l’aube ou "The Art of the Violin" de Solenne Païdassi" />
     </div>
     <div>
      <b>● Solenne Païdassi (violon) avec Laurent Wagschal (piano) &quot;The Art of the Violin&quot;.</b>       <br />
       Label : Indésens.         <br />
       Produit par Benoît d’Hau.       <br />
       Sortie : mai 2013.       <br />
              <br />
       Programme :       <br />
       Sonate n°1 en ré mineur opus 75, Camille Saint-Saëns (1835 - 1921).       <br />
       Sonate en ré mineur opus 36, Gabriel Pierné (1863 - 1937).        <br />
       Sonate en la majeur, César Franck (1822 - 1890).       <br />
       Méditation de Thaïs, Jules Massenet ( 1842 - 1912).        <br />
              <br />
       <b>Prochains concerts :</b>       <br />
       Festival de Mainau (Allemagne) avec le Trio Machiavelli, 22-23 août 2013.       <br />
       Festival &quot;Violons de légende&quot;, Saint-Jean Cap Ferrat, 8 septembre 2013.        <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.solenne-paidassi.com/" target="_blank">&gt;&gt; solenne-paidassi.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/5775719-8609962.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Les-Promesses-de-l-aube-ou-The-Art-of-the-Violin-de-Solenne-Paidassi_a968.html</link>
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   <title>Haendel inédit ? Avec Les Lunes du Cousin Jacques !</title>
   <pubDate>Tue, 30 Apr 2013 17:17:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[CédéDévédé]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Les Lunes du Cousin Jacques, l'Ensemble baroque fondé en 2005 par Benoît Toïgo et Frédéric Hernandez, nous invitent à pénétrer dans le "Théâtre intime" du plus anglais des compositeurs allemands, Georg Friedrich Haendel, avec un premier CD de très bonne facture.     <div>
      Tout frais, tout neuf, le CD invite à jeter un regard juvénile sur la musique de chambre du seul compositeur allemand - naturalisé anglais en 1726 - enterré à l’abbaye de Westminster. En mettant en regard deux airs italiens inédits du Maître avec quatre sonates pour flûte à bec et basse continue (assurée soit par le clavecin, le luth ou le violoncelle) et une cantate pour soprano, les artistes convainquent. L’invention instrumentale est ici plus que jamais révélée dans sa dimension vocale.        <br />
              <br />
       Haendel, compositeur prolifique d’opéras italiens dans le goût anglais - plus de quarante ouvrages quand même -, a sillonné l’Europe et son œuvre marquée au coin du cosmopolitisme le plus libre se signale par une vraie théâtralité. Les sonates, ces compositions sans cadre défini pour un ou plusieurs instruments, se libèrent avec lui des conventions du temps. Tel le périodique du XVIIIe siècle, &quot;Les Lunes du Cousin Jacques&quot;, auquel notre quintette emprunte son nom.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5466214-8155902.jpg?v=1367336113" alt="Haendel inédit ? Avec Les Lunes du Cousin Jacques !" title="Haendel inédit ? Avec Les Lunes du Cousin Jacques !" />
     </div>
     <div>
      Ce journal satirique réputé &quot;pour faire rire le public en pleine Terreur&quot;, fondé par un condisciple au Collège Louis le Grand de Robespierre et de Desmoulins, était ouvert à tous les arts et à tous les styles pourvu qu’ils fussent brillants. Exactement comme les ouvrages du compositeur très européen que fut G. F. Haendel. Et dans l’esprit de l’ensemble, pour qui la légèreté et l’ouverture d’esprit n’exclut pas le sérieux. Un ensemble formé par Benoît Toïgo à la flûte, Frédéric Hernandez au clavecin, qui se voit ici efficacement complété par la délicieuse soprano Aurore Berger, par le joueur de théorbe (ou luth) Diego Salamanca et la violoncelliste Annabelle Brey. Des interprètes dont la solide expérience dans des formations baroques de renom est patente dans cet enregistrement : lignes claires des instruments, tempi enchaînés impeccablement, et une expressivité jamais démentie.       <br />
              <br />
       <b>● Georg Friedrich Haendel, &quot;Théâtre intime&quot;.</b>       <br />
       &quot;Son d’Egitto&quot;, &quot;Non posso dir di più&quot;.       <br />
       Sonates pour flûte à bec et basse continue.       <br />
       Par Les Lunes du Cousin Jacques.       <br />
              <br />
       Sortie : 24 avril 2013.       <br />
       Label : Éditions Hortus.       <br />
       Distribution : Codaex. Disques Office/Lavial.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/5466214-8155902.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Haendel-inedit-Avec-Les-Lunes-du-Cousin-Jacques-_a893.html</link>
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